À Ségolène Royal,
Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargé des relations internationales sur le climat, 🧭Gouvernement Valls 2
M. Yannick Moreau, député de la Vendée littorale, alerte Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la complexité et l'absence totale de pragmatisme des procédures administratives en vigueur en matière de défense contre la mer, et particulièrement pour ce qui concerne l'élaboration des plans de prévention des risques littoraux. Cinq ans après le drame de Xynthia, ces procédures de « PAPI », « PSR », « PPRL », « TRI » sont tellement lourdes et complexes, tellement déconnectées de l'expérience humaine locale acquise au fil des siècles en matière de défense contre la mer, que de trop rares digues vendéennes ont pu être reconstruites ou confortées. Alors qu'il reste des dizaines de kilomètres d'ouvrages de défense à travailler, les acteurs publics et les forces vives concernées sont englués dans des procédures abracadabrantesques qui suscitent l'incompréhension générale. Prenons l'exemple du PPRL de l'Île de Noirmoutier en cours d'élaboration. L'État, maître d'œuvre et prescripteur du PPRL, fonde ses hypothèses de risque de submersion et ses cartes d'aléa sur des « brèches forfaitaires » dont le concept abscons est déconnecté de la réalité voire de toute vraisemblance (si l'on va même jusqu'à considérer que des vagues pourraient frapper simultanément la côte Ouest et la côte Est de l'île et que les brèches feraient nécessairement 50 ou 100 mètres de longueur !) est tiré d'une modeste circulaire de juillet 2011 dont la valeur juridique est éminemment contestable. Face à de tels enjeux pour la vie et le développement des communes insulaires, déjà confrontées à de très nombreuses contraintes réglementaires et environnementales, il lui demande sur quelle base scientifique et légale l'État peut fonder et imposer une doctrine pouvant conduire à la vitrification d'un territoire de Vendée littorale.