🤔caprins et ovinsMme Jeanine Dubié attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement au sujet de la pérennité de la production de mouton labellisée AOP Barèges-Gavarnie et sur l'opportunité de la reconstruction de l'abattoir de Viella. Lors de sa visite dans les Hautes-Pyrénées, à l'occasion des inondations de juin 2013, le ministre avait pu constater l'importance des dégâts subis par les agriculteurs et s'était engagé à participer à la reconstruction de cet outil de travail essentiel à la pérennité de l'AOP Barèges-Gavarnie, qui est l'unique AOP en mouton français. Il semblerait néanmoins que les services de l'État soient plus réticents à répondre à cet engagement en participant financièrement à la reconstruction de cette unité d'abattage et de la salle de découpe, sur la zone de production de l'AOP. En renonçant à reconstruire cet abattoir, c'est l'ensemble de la filière de production de mouton labellisée AOP Barèges-Gavarnie qui serait mise en péril. En effet, le cahier des charges de l'AOP précise dans son chapitre III que « pour avoir droit à l'appellation d'origine contrôlée, la viande doit provenir des animaux nés, élevés et abattus dans l'aire géographique ». L'abandon de la reconstruction de l'abattoir dans la zone de production entraînerait
de facto la disparition de l'AOP. Alors que les communes rurales subissent actuellement des contraintes budgétaires fortes, il va de soi que sans un accompagnement financier de l'État à la hauteur du préjudice, il ne sera pas possible de reconstruire cette structure, dont le coût, entre l'acquisition d'un nouveau terrain, les aménagements pour la mise en conformité et les agencements environnementaux, s'élèverait à environ 1,8 million d'euros. Aussi, compte tenu de l'attachement du Gouvernement à la reconnaissance des signes de qualité et à la protection du patrimoine et du savoir-faire agricole, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer dans quelle mesure la reconstruction de l'abattoir de Viella pourra bénéficier d'un accompagnement financier de l'État dans le cadre du plan abattoirs et ainsi assurer la pérennité de cette AOP, dont l'existence est un atout majeur pour notre territoire de montagne.