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Historique

17 mars 2025 - 22 mars 2025 : 64 amendements en Commission des affaires sociales

18 mars 2025 16:30 : Examen du texte

26 mars 2025 - 28 mars 2025 : 95 amendements en Assemblée nationale de la 17ème législature

2 avr. 2025 14:00 : Discussion
2 avr. 2025 21:30 : Discussion

7 mai 2025 14:00 : Discussion
7 mai 2025 21:30 : Discussion

Originalv2v3
📜Proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux, d'initiative transpartisane
Guillaume Garot
13 févr. 2025

🖋️Amendements examinés : 100%
8 Adoptés25 Irrecevables
23 Rejetés
3 Non soutenus
5 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Guillaume Garot
22 mars 2025

I. – À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« en ville ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer aux mots : 

« en ville »

les mots : 

« exerçant à titre libéral ou salarié ».

🖋️Adopté
Jean-François Rousset
22 mars 2025

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Adopté
Stéphanie Rist
22 mars 2025

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Adopté
Jean-François Rousset
22 mars 2025

Compléter l’alinéa 8 par les mots :

« et des associations représentatives des étudiants en médecine ».

🖋️Adopté
Stéphanie Rist
22 mars 2025

Compléter l’alinéa 8 par les mots :

« et des associations représentatives des étudiants en médecine ».

🖋️Rejeté
Paul-André Colombani
17 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Thibault Bazin
19 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Thierry Frappé
21 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Non soutenu
Danielle Brulebois
21 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Cyrille Isaac-Sibille
21 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Jean-François Rousset
22 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Stéphanie Rist
22 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Frédéric Valletoux
22 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Christophe Bentz
21 mars 2025

I. – Supprimer l’alinéa 5.

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 7.

🖋️Rejeté
Christophe Bentz
21 mars 2025
À l'alinéa 5, substituer aux mots :

« soumise à l’autorisation préalable du directeur général de l’agence régionale de santé compétente après avis rendu dans les trente jours suivant sa saisine, »

les mots :

« précédée de la consultation du directeur général de l’agence régionale de santé compétente et ».

🖋️Rejeté
Christophe Bentz
21 mars 2025

À l'alinéa 5, substituer aux mots :

« directeur général de l'agence régionale de santé compétente »

les mots :

« préfet du département ».

🖋️Rejeté
Thibault Bazin
19 mars 2025

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« est situé dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins au sens du 1° »

les mots :

« n’est pas situé dans une zone caractérisée par un niveau d’offre de soins particulièrement élevé au sens du 2° ».

🖋️Irrecevable
Fabrice Brun
20 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Après l’avant-dernier alinéa de l’article L. 1411‑1 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« La politique de santé garantit une accessibilité rapide sur l’ensemble du territoire, notamment dans les territoires ruraux, à un service d’urgence. La durée maximale d’accès à un tel service est précisée par décret. »

II. – Le I entre en vigueur six mois après la promulgation de la présente loi.

III. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

IV. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Rejeté
Jean-François Rousset
22 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 1434‑4 du code de la santé publique est complété par les mots : « et l’association départementale des maires ».

🖋️Rejeté
Stéphanie Rist
22 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 1434‑4 du code de la santé publique est complété par les mots : « et l’association départementale des maires ».

🖋️Irrecevable
Cyrille Isaac-Sibille
21 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 4031‑3 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Elles coordonnent l’accompagnement à l’installation des médecins généralistes. »

🖋️Rejeté
Justine Gruet
21 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L. 4131‑2 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Un médecin peut être remplacé temporairement dans les conditions prévues au présent article, lorsque celui-ci exerce lui-même un remplacement dans une zone sous-dotée. »

🖋️Irrecevable
Fabrice Brun
20 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Au II de l’article L. 4301‑2 du code de la santé publique, après la référence : « L. 1411‑11‑1, », est insérée la référence : « L. 1434‑12, ».

II. – Le IV de l’article 1 de la loi n° 2023‑379 du 19 mai 2023 portant amélioration de l’accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé est abrogé.

III. – Un décret, pris après avis de la Haute Autorité de santé et au plus tard le 1er octobre 2023, détermine les modalités de mise en œuvre de l’article L. 4301‑2 du code de la santé publique dans sa rédaction résultant du I du présent article. Ce décret détermine également les compétences et les modalités d’accès, qui comprennent notamment la possibilité d’obtenir une validation des acquis de l’expérience, des infirmiers en pratique avancée à l’exercice de soins de premier recours.

🖋️Irrecevable
Fabrice Brun
20 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Les professionnels de santé au sens du code de la santé publique effectuant selon une moyenne annuelle plus de cent kilomètres par jour travaillé dans le cadre de leur activité professionnelle bénéficient du remboursement partiel de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, selon les dispositions applicables aux entreprises de transport routier de marchandises et aux exploitants de transport public routier de voyageurs.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Fabrice Brun
20 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Les professionnels de santé ayant bénéficié d’un des dispositifs suivants ne peuvent y être éligibles à nouveau qu’à l’expiration d’un délai de dix ans :

1° Les aides financières à l’installation mentionnées à l’article L. 1511‑8 du code général des collectivités territoriales et à l’article L. 1435‑4‑2 du code de la santé publique ;

2° Les exonérations prévues à l’article 44 quindecies du code général des impôts.

Un décret en Conseil d’État détermine les conditions d’application du présent article.

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
22 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Il est créé un statut juridique spécifique pour définir les missions du plateau d’imagerie médicale ambulatoire de proximité, afin d’autoriser le déploiement des équipements matériels lourds, tels les scanners et les appareils d’imagerie par résonance magnétique, hors des établissements de santé. Ils sont gérés par les cabinets libéraux d’imagerie.

Les modalités de ce statut juridique et les missions du plateau d’imagerie médicale ambulatoire de proximité sont déterminées par un décret en Conseil d’État.

🖋️Irrecevable
Fabrice Brun
21 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Pour une durée de dix-mois à compter de la promulgation de la présente loi, est expérimentée dans vingt départementaux ruraux la Constitution d’équipes de professionnels de santé formés aux soins de première urgence au sein des maisons de santé pluriprofessionnelles, des centres de santé et des communautés professionnelles territoriales de santé.

Un décret précise les modalités de mise en œuvre de cette expérimentation qui vise à contribuer à l’égalité d’accès aux soins et à la continuité des prises en charge.

Cette expérimentation fait l’objet d’un bilan transmis au Parlement évaluant l’opportunité d’une généralisation.

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Nicolas Turquois
22 mars 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’État peut autoriser, pour une durée de deux ans et à titre expérimental, le financement de solutions de remplacement médical ponctuel, notamment sous la forme d’applications électroniques ou numériques visant à mettre en relation des professionnels de santé .

II. – Les modalités de mise en œuvre de l’expérimentation prévue au I sont définies par décret, au plus tard au 1er janvier 2026. Les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale arrêtent la liste des territoires participant à l’expérimentation mentionnée au premier alinéa du présent article, dans la limite de trois régions.

III. – Au plus tard six mois avant le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation, qui se prononce notamment sur la pertinence de sa généralisation.

🖋️Tombé
Christophe Bentz
21 mars 2025

Compléter la première phrase de l’alinéa 7 par les mots :

« ou que le médecin qui s’installe renonce au conventionnement de ses tarifs ».


Article 2
🖋️Adopté
Guillaume Garot
22 mars 2025

À l’alinéa 1, substituer au mot : 

« alinéa »

la mention : 

« 6° ». 

🖋️Irrecevable
Christophe Marion
21 mars 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après le deuxième alinéa de l’article L. 6316‑1 du code de la santé publique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’acte de télémédecine n’entre pas dans le volume d’activité du médecin, de même que l’acte réalisé par un médecin retraité, lorsqu’il est réalisé au bénéfice d’un patient n’étant pas parvenu à désigner un médecin traitant ou d’un patient résidant dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins au sens du 1° de l’article L. 1434‑4 du présent code. »


Article 3
🖋️Adopté
Guillaume Garot
22 mars 2025

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« démocratique, déconcentré et ».

🖋️Irrecevable
Christophe Bentz
21 mars 2025

I. – Avant l’alinéa 1, ajouter l’alinéa suivant :

« IA. – À la première phrase du troisième alinéa de l’article L. 632‑6 du code de l’éducation, après le mot : « mensuelle », sont insérés les mots : « indexée sur l’inflation et ».

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

« IV. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

« V. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts. »

🖋️Rejeté
Christophe Bentz
21 mars 2025

À l’alinéa 2, après le mot :

« garantir »,

insérer les mots :

« à tous les patients ».

🖋️Rejeté
Christophe Bentz
21 mars 2025

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et en particulier dans les zones rurales et d’outre-mer sous-dotées ».

🖋️Irrecevable
Christophe Bentz
21 mars 2025

I. – À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« à la première année du »

le mot :

« au ».

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

« V. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

« VI. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts ».

🖋️Irrecevable
Christophe Bentz
21 mars 2025

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« et de maïeutique »

les mots :

« , de maïeutique et d’orthophonie ».

🖋️Non soutenu
Géraldine Bannier
21 mars 2025

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Dans ces zones, lorsqu’existe une première année du premier cycle des formations de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique, est étudiée la possibilité d’une proposition de deuxième année. ».

🖋️Irrecevable
Cyrille Isaac-Sibille
21 mars 2025

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants : 

« I bis. – Le II de l’article L. 632‑2 du code de l’éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’ensemble des praticiens agréés maîtres de stages des universités figurent sur les listes transmises par le département de médecine générale aux étudiants en recherche de stage. »

🖋️Irrecevable
Béatrice Bellay
22 mars 2025

I. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : 

« Dans les collectivités territoriales régies par l’article 73 de la Constitution, les unités de formation et de recherche en santé proposent des enseignements correspondant au minimum à l’intégralité du premier cycle des formations de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Christophe Bentz
21 mars 2025

I. – Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« Après le recensement des besoins de formation locaux aux soins, la commission d’amélioration de l’accueil et de la formation des étudiants en santé peut proposer l’ouverture dans le territoire où sont investis ses élus d’un institut universitaire de santé. »

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

« V. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

« VI – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts. »

🖋️Irrecevable
Christophe Bentz
21 mars 2025

I. – Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« Chaque département dépourvu de centre hospitalier universitaire contient au moins un institut universitaire de santé. »

II. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

« V. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

« VI – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts. »

🖋️Irrecevable
Christophe Bentz
21 mars 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le chapitre III du titre V du livre Ier de la sixième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 6153‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 6153‑7. – Le préfet de département établit annuellement une liste des établissements hospitaliers et ambulatoires publics et privés susceptibles d’accueillir en stage les étudiants mentionnés à l’article L. 6153‑1 du code de la santé publique. Les modalités de rémunération sont définies par voie réglementaire. »

🖋️Irrecevable
Thierry Frappé
21 mars 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le chapitre III du titre V du livre Ier de la sixième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 6153‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 6153‑7. – Le ministère chargé de la santé, assisté par les agences régionales de santé, établit annuellement une liste des établissements hospitaliers et ambulatoires publics et privés pouvant accueillir les étudiants mentionnés à l’article L. 6153‑1 pour réaliser leur stage.

« Les modalités de leur rémunération sont définies par voie règlementaire. »

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
19 mars 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

À titre expérimental, pour une durée de trois ans à compter d’une date déterminée par décret et, au plus tard, le 1er septembre 2025, sont mis en place : 

1° Des modules préparatoires au concours de première année de médecine dans les classes de première et de terminale des lycées des départements en grande difficulté d’accès aux soins au sens du 1° de l’article L. 1434‑4 du code la santé publique ; 

2° Un statut d’assistant territorial, dont les modalités sont déterminées par décret, pour les médecins ayant achevé leur formation à l’issue de leur internat et qui sont volontaires pour exercer dans une zone sous-dotée pendant un ou deux ans.

🖋️Irrecevable
Christophe Bentz
21 mars 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Avant le 1er janvier 2026, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur les praticiens agréés maîtres de stage des universités et détaillant notamment leur nombre, le taux d’encadrement, leur distribution sur le territoire national, leur formation, leur régime indemnitaire, leur transmission des savoir-faire et les conséquences du dispositif sur le choix du lieu d’installation des néo-praticiens.

🖋️Non soutenu
Cyrille Isaac-Sibille
21 mars 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport qui évalue l’opportunité de mettre en œuvre, au sein des formations initiales et continues des professionnels de santé, des modules de formation relatifs au fonctionnement du système de santé ainsi qu’à l’impact budgétaire de leurs décisions et des actions de prévention en santé.

🖋️Tombé
Christophe Bentz
21 mars 2025

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« démocratique »

le mot :

« universel ».

🖋️Tombé
Christophe Bentz
21 mars 2025

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« démocratique »

les mots :

« pour tous ».


Article 4
🖋️Adopté
Cyrille Isaac-Sibille
21 mars 2025

Après le mot :

« publique, »,

insérer les mots :

« après le mot : « médecins », sont insérés les mots : « spécialistes de médecine générale libéraux et salariés » et ».

🖋️Rejeté
Paul-André Colombani
17 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Thibault Bazin
19 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Jean-François Rousset
22 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Stéphanie Rist
22 mars 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Thierry Frappé
21 mars 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 2° L’article L. 1110‑4‑1 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les professionnels de santé mentionnés au deuxième alinéa du présent article peuvent demander une exemption de la permanence des soins s’ils justifient d’un état de grossesse ou s’ils obtiennent, sur avis favorable de l’ordre professionnel compétent, un agrément attestant de leur inaptitude à assurer la permanence des soins. Cette exemption ne fait pas obstacle à leur participation volontaire à la permanence des soins. »

🖋️Irrecevable
Vincent Descoeur
19 mars 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Après le deuxième alinéa du I de l’article L. 612‑3 du code de l’éducation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation au deuxième alinéa du présent I, les candidats aux instituts de formation en soins infirmiers sont sélectionnés sur le fondement d’un concours comportant des épreuves écrites et un entretien destiné à apprécier l’aptitude du candidat à suivre la formation, ses motivations et son projet professionnel. Les modalités d’application du présent alinéa sont déterminées par arrêté des ministres chargés de la santé et de l’accès aux soins et de l’enseignement supérieur et de la recherche. »

II. – Le présent article entre en vigueur au 1er septembre qui suit la promulgation de la présente loi.

🖋️Rejeté
Christophe Bentz
21 mars 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 1110‑4-1 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les professionnels de santé mentionnés au second alinéa du présent article peuvent demander une exemption de permanence des soins s’ils justifient d’un état de grossesse ou s’ils ont atteint l’âge de soixante ans révolus. Cette exemption ne fait pas obstacle à leur participation volontaire à la permanence des soins. »

🖋️Irrecevable
Cyrille Isaac-Sibille
21 mars 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – À titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter du 1er juillet 2025, l’État peut autoriser, dans trois régions, les agences régionales de santé à mobiliser le fonds d’intervention régional mentionné à l’article L. 1435‑8 du code de la santé publique pour une prise en charge spécifique des transports bariatriques de personnes en situation d’obésité sévère ou morbide et pour l’aide à l’acquisition de matériels et de véhicules de transport sanitaire adaptés.

II. – Les modalités d’application de l’expérimentation sont déterminées par un décret pris en Conseil d’État.

III. – Au plus tard six mois avant la fin de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de ce dispositif qui porte notamment sur l’opportunité de sa généralisation.

🖋️Rejeté
Sébastien Humbert
20 mars 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le taux d’occupation des maisons de santé pluriprofessionnelles et les freins à l’installation de jeunes médecins dans les zones rurales.

🖋️Irrecevable
Cyrille Isaac-Sibille
21 mars 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’autoriser les infirmiers étrangers extracommunautaires à exercer au sein des établissements de santé français.

🖋️Tombé
Frédéric Valletoux
22 mars 2025

Après le mot :

« publique »,

insérer les mots :

« après le mot : « médecins », sont insérés les mots : « exerçant en totalité ou partiellement leurs fonctions à titre libéral ou salarié, » et » .

🖋️Tombé
Guillaume Garot
22 mars 2025

I. – Après le mot : 

« publique, »,

insérer les mots : 

« après le mot : « médecins » , sont insérés les mots : « exerçant en totalité ou pour partie leurs fonctions à titre libéral ou salarié » et ».

II. – En conséquence, compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 2° À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 6314‑1 du même code, après la deuxième occurrence du mot : « code, », sont insérés les mots : « dans leur activité salariée, ».


Article 5
🖋️Irrecevable
François-Xavier Ceccoli
20 mars 2025
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – Le code de la santé publique est ainsi modifié : 

1° Le b du 2° du I de l’article L. 1434‑3, le a du 2° de l’article L. 1434‑9, le premier alinéa de l’article L. 6122‑1 et l’article L. 6123‑1 sont complétés par les mots : « en tenant compte des articles L. 6123‑2 et L. 6123‑3 » ;

2° Le chapitre III du titre II du livre Ier de la sixième partie est complété par un article L. 6123‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 6123‑2. – Chaque région est dotée d’au moins un dispositif de tomographie par émission de positons à usage médical. » ;

3° Le même chapitre III du titre II du livre Ier de la sixième partie est complété par un article L. 6123‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 6123‑3. – Chaque région dans laquelle est implanté au moins un dispositif de tomographie par émission de positons à usage médical est dotée du cyclotron nécessaire à son bon fonctionnement. »

II. – Le 2° du I du présent article entre en vigueur le 31 décembre 2026.

III. – Le 3° du I du présent article entre en vigueur le 31 décembre 2029.

IV. –  Un décret définit les modalités d’application des 2° et 3° du I du présent article et établit le calendrier et les étapes de la mise en œuvre de leur application. 

V. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

VI. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Thierry Frappé
21 mars 2025
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – À titre expérimental et jusqu’au 1er janvier 2026, l’État lève le numerus apertus pour les facultés de médecine situées dans des régions victimes de désertification médicale. Cette disposition est effective dès l’entrée en vigueur de la présente loi.

II. – Un décret détermine les modalités de mise en œuvre de l’expérimentation mentionnée au I du présent article. Les ministres chargés de la santé et de l’enseignement supérieur arrêtent la liste des territoires participant à cette expérimentation, dans la limite de trois régions.

III. – Au plus tard trois mois après le terme de l’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation qui se prononce notamment sur la pertinence d’une généralisation.

IV. – L’augmentation des dépenses pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 9min.

Mesdames, Messieurs,

Chaque année, des médecins partent à la retraite sans être remplacés, et la promesse d’égalité face à la Santé qui fonde notre modèle social est brisée pour de nouveaux citoyens, qui ne trouvent plus de médecin traitant et doivent attendre des mois pour obtenir un rendez‑vous chez le dentiste ou chez un spécialiste. Le sentiment d’abandon progresse. Retarder encore des mesures puissantes et efficaces, c’est risquer d’atteindre un point de rupture irréversible.

Depuis plusieurs décennies, la combinaison de facteurs démographiques et de politiques publiques soit inadaptées, soit insuffisamment volontaristes, a conduit à une aggravation continue de la désertification médicale. L’enjeu des inégalités d’accès aux soins n’est pas nouveau, mais l’urgence continue de grandir.

En termes d’accès aux soins, les inégalités entre les territoires sont flagrantes. Pire, elles continuent de s’accroître. Entre 2010 et 2024, selon le Conseil National de l’Ordre des médecins, la densité médicale est en hausse dans 31 départements, alors qu’elle s’est détériorée dans les 69 autres. Le nombre de médecins en activité régulière par habitant en Creuse a ainsi diminué de 31 %, quand il augmentait de 16 % dans les Hautes‑Alpes. Ces chiffres alarmants masquent également de fortes disparités au sein des départements, qu’il est plus que jamais nécessaire de niveler.

Selon les chiffres du ministère de la santé, la désertification médicale touche près de neuf millions de Français. Pour les 10 % de la population habitant les territoires où l’offre de soins est la plus insuffisante, il faut 11 jours pour obtenir un rendez‑vous avec un généraliste et 93 pour un gynécologue. Le temps d’attente atteint même 189 jours pour consulter un ophtalmologue.

La situation est d’autant plus préoccupante que la désertification médicale continue de progresser, d’abord du fait de l’évolution sur le long terme de la démographique médicale. Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), le nombre total de médecins actifs de moins 70 ans continuera à stagner, voire à diminuer au moins jusqu’en 2030. Les territoires déjà victimes de sous‑densité, où les outils incitatifs ne suffisent pas à attirer de nouveaux médecins, continueront à être les plus touchés par la désertification médicale. Selon la Cour des comptes, en 2017, dans 45 départements où la population était en hausse, le nombre de médecins était, lui, en baisse.

Depuis le milieu des années 1990, le nombre de médecins formés ne fait qu’augmenter chaque année. En 2021, le seuil des 10 000  a été franchi. Sur la période 2021‑2025, le numerus apertus fixe l’objectif de 51 505 étudiants admis en deuxième année de médecine. Néanmoins, cet effort n’est pas suffisant et ne permet pas de contrer le vieillissement de la population ainsi que les nombreux départs à la retraite.

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À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

De nombreuses politiques d’incitation à l’installation des médecins dans les zones sous‑denses ont déjà été mises en œuvre depuis les années 2000, qu’ils s’agissent du financement d’assistants médicaux, d’avantages matériels, des contrats d’engagement de service public (CESP) passés avec des étudiants, des maisons de santé ou encore du passage du numerus clausus à un numerus apertus.

Bien que ces mesures soient nécessaires et utiles, elles ne sont pas suffisantes pour lutter contre la désertification médicale. Selon la grande majorité des études réalisées sur le sujet, si les dispositifs de soutien financier aux étudiants en contrepartie d’engagements de service permettent en général d’accroître l’offre à court terme, les résultats à plus long terme sont beaucoup moins probants. Les incitations financières ont leur utilité, mais elles ne suffisent pas à attirer et retenir les médecins dans les zones sous‑denses, et l’impact de ces mesures est hélas trop faible au regard des coûts qu’elles engendrent.

L’attache territoriale et le cadre de travail (travail en équipe, exercice collectif) sont en revanche les facteurs les plus déterminants lorsqu’un médecin choisit son lieu d’installation. La décision d’exercer dans une zone sous‑dense peut être motivée par le lien que le médecin a développé avec ce territoire, soit parce qu’il y a grandi, soit parce qu’il y a été formé. Au‑delà de ces facteurs personnels, les conditions d’exercice et le fait de ne pas être isolé professionnellement sont de plus en plus déterminants dans le choix du lieu d’exercice.

Surtout, la régulation de l’installation est une mesure probante qui a déjà été mise en place dans plusieurs États comparables à la France. Au Danemark, les médecins généralistes doivent passer un contrat avec les autorités régionales qui régulent la distribution géographique de l’offre médicale. En Allemagne, depuis le début des années 1990, un nombre de médecins pouvant être conventionnés avec l’Assurance maladie a été fixé pour chaque zone géographique. En Norvège, les généralistes sont en majorité sous contrat avec les municipalités.

Selon une étude de la DREES datant de décembre 2021, « ces quelques exemples montrent une distribution plus homogène dans certains pays qui régulent l’installation, sans que l’on puisse en tirer une conclusion générale, faute de pouvoir systématiser les comparaisons ». La régulation de l’installation ne doit pas être perçue comme une solution unique. Il faut qu’elle soit accompagnée d’une amélioration du cadre d’exercice pour former une politique globale.

La DREES indique par ailleurs que « la régulation de l’installation conduit sans doute à une distribution géographique plus équitable », et souligne dans plusieurs études les effets positifs de la régulation de l’installation des sages‑femmes, des infirmiers libéraux, des kinésithérapeutes sur le territoire. Malgré des résultats encourageants dans les autres pays, la régulation de l’installation des médecins n’a encore jamais été essayée en France. La dégradation de l’accès aux soins justifie aujourd’hui plus que jamais cette mesure de courage politique.

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Face à l’urgence de la situation et au regard de l’importance du sujet de la désertification médicale pour nos concitoyens, il est indispensable de relancer le dialogue dans la lutte contre la désertification médicale.

Le Groupe de travail transpartisan sur les Déserts médicaux, composé d’une centaine de députés issus de neuf groupes parlementaires de droite, de gauche et du centre, travaille depuis plus de deux ans dans un esprit de concertation et de dépassement des clivages politiques au nom de l’intérêt général. Ce groupe a pris, sous la législature précédente, d’importantes initiatives : auditions de 86 personnalités issues de 48 organisations de médecins, d’internes, d’étudiants, d’élus, d’usagers, de professionnels de santé et de chercheurs, adoption de plusieurs amendements transpartisan à la loi Valletoux, dépôt en 2023 d’une proposition de loi cosignée par plus de 200 députés, organisation d’un « Tour de France » pour présenter les travaux du groupe dans 21 départements différents.

Dans une configuration politique et parlementaire inédite, et face à l’urgence de l’accès aux soins dans les territoires, la démarche transpartisane paraît d’autant plus nécessaire et utile. La présente proposition de loi se présente comme l’aboutissement de cette méthode.

Bien que la conviction que la régulation de l’installation des médecins fait partie des leviers efficaces soit partagée au sein du groupe de travail, ce texte vise avant tout à défendre des mesures complémentaires, organisées selon trois lignes de force : mieux répartir, mieux former, mieux accompagner ceux qui nous soignent au quotidien.

L’enjeu de cette proposition de loi est d’ouvrir un débat indispensable, sur un sujet qui touche au cœur les territoires et le quotidien de nos concitoyens. La variété des thématiques abordées au fil des articles participe également de cette volonté de dialogue : l’inscription du texte à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale permettra – nous le souhaitons – qu’il soit largement enrichi par voie d’amendements.

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L’article 1er de la proposition de loi permet de flécher l’installation des médecins – généralistes et spécialistes – vers les zones où l’offre de soins est insuffisante.

Il crée une autorisation d’installation des médecins, délivrée par l’ARS. En zone sous‑dotée, l’autorisation est délivrée de droit pour toute nouvelle installation. Dans tous les autres cas, c’est‑à‑dire lorsque l’offre de soins est au moins suffisante, l’autorisation est délivrée uniquement si l’installation fait suite à la cessation d’activité d’un praticien pratiquant la même spécialité sur ce territoire. L’autorisation d’installation intervient après consultation, par l’ARS, de l’Ordre départemental des médecins.

Il s’agit d’un premier pas dans la régulation de l’installation des médecins sur le territoire, qui permettra, à tout le moins, de stopper la progression des inégalités entre territoires.

La mesure vise à orienter l’installation des professionnels de santé vers les zones où l’offre est la moins dense par un aménagement du principe de liberté́ d’installation, qui continue de prévaloir.

Ce cadre nouveau doit évidemment être soutenu par les mesures d’incitation déjà existantes, notamment pour les jeunes médecins, au plan financier comme au plan professionnel. Les politiques d’incitation à l’installation des médecins dans les zones sous‑denses restent bien entendu nécessaires. Mais ces mesures ne répondent pas à l’urgence de la situation. Soit leur impact est trop faible compte tenu des moyens engagés – c’est le cas des incitations, qui coûtaient 86,9 millions d’euros par an à l’État en 2016 – soit il est à retardement, comme la réforme du numerus clausus dont les effets sur le nombre de médecins ne seront pas significatifs avant une décennie.

L’article 2 supprime la majoration des tarifs à l’encontre des patients non pourvus d’un médecin traitant.

Près de six millions de Français, dont 600 000 atteints d’affection de longue durée, n’ont pas de médecin traitant. La désignation d’un médecin traitant est souvent difficile, voire impossible pour les personnes habitant dans une zone où l’offre de soins est insuffisante. De ce fait, la majoration des tarifs à l’encontre des patients non pourvus d’un médecin traitant est une véritable double peine pour ceux qui rencontrent d’importantes difficultés pour se faire soigner.

La loi « Valletoux » avait intégré, sur proposition du groupe de travail transpartisan, une disposition supprimant la majoration des tarifs pour les patients dans les 12 premiers mois suivant la perte de leur médecin traitant. L’article 2 élargit le périmètre de suppression de cette majoration à l’ensemble des patients dépourvus de médecin traitant.

L’article 3 assure une formation a minima de première année en études de médecine dans chaque département. Cette formation, comme cela est déjà le cas dans de nombreux établissements, peut être dispensée en partie en distanciel. Le déploiement d’une offre de formation en santé sur l’ensemble du territoire suppose également un accompagnement renforcé des étudiants.

Dans cette même optique de meilleure répartition de l’offre de formation en médecine sur l’ensemble du territoire, la seconde partie de l’article 3 impose la présence d’au moins un CHU par région administrative, ce qui entraîne la création d’un CHU en Corse d’ici 2030.

L’article 4 rétablit l’obligation de permanence des soins. Depuis la suppression de cette obligation, il est observé une dégradation de l’accès aux soins. Le principe du volontariat n’est en effet pas suffisant pour répondre à la demande de soins exprimée par la population sur le territoire. Le Conseil national de l’Ordre des médecins parle même de « désengagement des médecins libéraux ». Ainsi, seuls 38,1 % des médecins ont participé à la permanence des soins ambulatoires en 2019, ce chiffre baissant au fil des ans. Ce constat est particulièrement criant dans les déserts médicaux. Y rétablir une permanence des soins pour tous les médecins en activité, c’est partager et diminuer la charge de travail de chacun d’entre eux.

L’article 5 permet de gager financièrement la présente proposition de loi.

Article 1

I. – Le chapitre Ier du titre Ier de la quatrième partie du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° L’article L. 4111‑1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les médecins sont autorisés à exercer leur activité en ville dans les conditions prévues à l’article L. 4111‑1‑3. » ;

2° Après l’article L. 4111‑1‑2, il est inséré un article L. 4111‑1‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 411113.  L’installation d’un médecin en ville est soumise à l’autorisation préalable du directeur général de l’agence régionale de santé compétente après avis rendu dans les trente jours suivant sa saisine, du conseil départemental de l’ordre dont il relève.

« Si le lieu d’installation du médecin est situé dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins au sens du 1° de l’article L. 1434‑4, l’autorisation est délivrée de droit.

« Dans le cas contraire, l’autorisation d’installation ne peut être délivrée qu’à la condition qu’un médecin de la même spécialité et exerçant dans la même zone cesse concomitamment son activité. Cette autorisation est de droit.

« Les conditions d’application du présent article sont définies par un décret en Conseil d’État pris, après avis du conseil national de l’ordre des médecins. »

II. – Le I du présent article entre en vigueur à la date de publication du décret prévu au dernier alinéa de l’article L. 4111‑1‑3 du code de la santé publique, et au plus tard un an après la promulgation de la présente loi.

Article 2

L’article L. 162‑5‑3 du code de la sécurité sociale est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« 6° Lorsque le patient ne parvient pas à désigner un médecin traitant. »

Article 3

I. – L’article L. 632‑1 du code de l’éducation est ainsi modifié :

1° La première phrase du premier alinéa est complétée par les mots : « de manière à garantir un accès démocratique, déconcentré et de proximité sur l’ensemble du territoire national » ;

2° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les unités de formation et de recherche en santé proposent dans chaque département des enseignements correspondant au minimum à la première année du premier cycle des formations de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique en particulier dans les zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou des difficultés dans l’accès aux soins telles que définies au 1° de l’article L. 1434‑4 du code de la santé publique. » ;

II. – L’article L. 6141‐2 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Chaque région comprend au moins un centre hospitalier universitaire. »

III. – Le II du présent article entre en vigueur le 1er janvier 2030. Un décret, pris après avis de l’Assemblée de Corse, détermine les modalités d’application du même II en établissant le calendrier de la mise en place progressive d’un centre hospitalier régional puis d’un centre hospitalier universitaire au sein du chef‐lieu de la collectivité de Corse.

Article 4

Au second alinéa de l’article L. 1110‑4‑1 du code de la santé publique, après le mot : « État », sont insérés les mots : « participent et ».

Article 5

I. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

II. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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