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Originalv2v3v4
📜Visant à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants v2
🖋️Amendements examinés : 100%
5 Adoptés19 Rejetés
11 Irrecevables
1 Non soutenus
4 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Rejeté
Graziella Melchior
24 janv. 2025

Compléter l’intitulé de la proposition de loi par les mots :

« faites aux femmes et aux enfants et permettre une meilleure réparation des victimes ».

🖋️Rejeté
Graziella Melchior
24 janv. 2025

Compléter l’intitulé de la proposition de loi par les mots :

« faites aux femmes et aux enfants ».


Article 1
🖋️Rejeté
Sylvie Bonnet
23 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« À la fin du second alinéa de l’article 2226 du code civil, les mots : « prescrite par vingt ans » sont remplacés par le mot : « imprescriptible ».

🖋️Rejeté
Virginie Duby-Muller
23 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« À la fin du second alinéa de l’article 2226 du code civil, les mots : « prescrite par vingt ans » sont remplacés par le mot : « imprescriptible ».

🖋️Rejeté
Stéphane Viry
23 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« À la fin du second alinéa de l’article 2226 du code civil, les mots : « prescrite par vingt ans » sont remplacés par le mot : « imprescriptible ».

🖋️Non soutenu
Stéphane Travert
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« À la fin du second alinéa de l’article 2226 du code civil, les mots : « prescrite par vingt ans » sont remplacés par le mot : « imprescriptible ».

🖋️Rejeté
Guillaume Gouffier Valente
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« À la fin du second alinéa de l’article 2226 du code civil, les mots : « prescrite par vingt ans » sont remplacés par le mot : « imprescriptible ».

🖋️Rejeté
Maud Bregeon
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« À la fin du second alinéa de l’article 2226 du code civil, les mots : « prescrite par vingt ans » sont remplacés par le mot : « imprescriptible ».

🖋️Rejeté
Sandrine Josso
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« À la fin du second alinéa de l’article 2226 du code civil, les mots : « prescrite par vingt ans » sont remplacés par le mot : « imprescriptible ».

🖋️Rejeté
Béatrice Piron
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« À la fin du second alinéa de l’article 2226 du code civil, les mots : « prescrite par vingt ans » sont remplacés par le mot : « imprescriptible ».

🖋️Rejeté
Graziella Melchior
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« À la fin du second alinéa de l’article 2226 du code civil, les mots : « prescrite par vingt ans » sont remplacés par le mot : « imprescriptible ».


Article 2
🖋️Adopté27 janv. 2025

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« 1°  bis Au quatrième alinéa de l’article 8, après le mot : « article, », sont insérés les mots : « d’un viol, ».

🖋️Rejeté
Sylvie Bonnet
23 janv. 2025

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« a) Au troisième alinéa, les mots : « , lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, » sont supprimés ;

III. – En conséquence, après le même alinéa 3, insérer les cinq alinéas suivants :

« a bis) Au même troisième alinéa, le mot : « toutefois, » est supprimé ;

« a ter) Audit troisième alinéa, la deuxième occurrence du mot : « un » est remplacée par le mot : « une » ;

« a quater) Au même troisième alinéa, les mots : « mineur par la même » sont supprimés ;

« a quinquies) Au même troisième alinéa, après le mot : « personne », sont insérés les mots : « par le même auteur » ;

« a sexies) Le même troisième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Si la nouvelle infraction est un viol, une agression sexuelle ou une atteinte sexuelle commise sur un mineur, le délai de prescription de la première infraction est prolongé, le cas échéant, jusqu’à la date de prescription qu’aurait eu la nouvelle infraction si elle avait été commise sur un majeur. »

IV. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 5 :

« Par dérogation au troisième alinéa, l’action publique des crimes mentionnés au 3° du même article 706‑47, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, est imprescriptible. »

V. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 7 :

« a) La première occurrence du mot : « mineur » est remplacée par le mot : « majeur ».

🖋️Rejeté
Virginie Duby-Muller
23 janv. 2025

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« a) Au troisième alinéa, les mots : « , lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, » sont supprimés ;

III. – En conséquence, après le même alinéa 3, insérer les cinq alinéas suivants :

« a bis) Au même troisième alinéa, le mot : « toutefois, » est supprimé ;

« a ter) Audit troisième alinéa, la deuxième occurrence du mot : « un » est remplacée par le mot : « une » ;

« a quater) Au même troisième alinéa, les mots : « mineur par la même » sont supprimés ;

« a quinquies) Au même troisième alinéa, après le mot : « personne », sont insérés les mots : « par le même auteur » ;

« a sexies) Le même troisième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Si la nouvelle infraction est un viol, une agression sexuelle ou une atteinte sexuelle commise sur un mineur, le délai de prescription de la première infraction est prolongé, le cas échéant, jusqu’à la date de prescription qu’aurait eu la nouvelle infraction si elle avait été commise sur un majeur. »

IV. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 5 :

« Par dérogation au troisième alinéa, l’action publique des crimes mentionnés au 3° du même article 706‑47, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, est imprescriptible. »

V. – En conséquence, rédiger ainsi l’alinéa 7 :

« a) La première occurrence du mot : « mineur » est remplacée par le mot : « majeur ».

🖋️Irrecevable
Nicolas Ray
24 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – L’article 242 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le divorce pour faute est prononcé aux torts exclusifs de l’un des époux en raison d’une violation grave des droits et obligations du mariage, le juge peut prononcer une peine complémentaire d’interdiction de percevoir la pension due au conjoint survivant ou divorcé en application des dispositions du code de la sécurité sociale ou du code rural et de la pêche maritime, au regard des circonstances particulières de la rupture. »

II. – La section 3 du chapitre II du titre III du livre VII du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifiée :

1° L’article L. 732‑41‑1 est complété par les mots : « ou au deuxième alinéa de l’article 242 du code civil » ;

2° Au III de l’article L. 732‑62, après le mot : « pénal » sont insérés les mots :« et au deuxième alinéa de l’article 242 du code civil ».

III. – Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié :

1° À l’article L. 161‑22‑3, après le mot : « pénal » sont insérés les mots :« et au deuxième alinéa de l’article 242 du code civil » ;

2° À l’article L. 342‑1‑1, après le mot :« pénal » sont insérés les mots :« et au deuxième alinéa de l’article 242 du code civil ».

🖋️Irrecevable
Nicolas Ray
23 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le titre II du code pénal est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article 221‑9‑2, après la référence : « section 1 », sont insérés les mots : « « et 1 bis » ;

2° Le premier alinéa de l’article 222‑48‑3 est ainsi modifié :

a) Après les mots : « sections 1 et 3 », sont insérés les mots : « ainsi qu’aux sections 1 bis et 5 » ;

b) Après les mots : « présent chapitre », sont insérés les mots : « et de celles prévues au deuxième alinéa des articles 222‑17 et 222‑18 du même code ».

🖋️Rejeté
Sylvie Bonnet
23 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article 8 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa, les mots : « à l’exception de ceux mentionnés aux articles 222‑29‑1 et 227‑26 du code pénal, » sont supprimés ;

2°  Le troisième alinéa est ainsi modifié :

a) Au début, sont ajoutés les mots : « Par dérogation au deuxième alinéa, » ;

b) Les mots : « aux articles 222‑12, 222‑29‑1 et 227‑26 du même code » sont remplacés par les mots : « à l’article 222‑12 du code pénal » ;

c) À la fin, sont ajoutés les mots : «  ; et l’action publique des délits mentionnés au 4° et au 13° de l’article 706‑47, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, est imprescriptible » ;

3°  Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

a) Au début, le mot : « Toutefois, » est supprimé ;

b) La première occurrence du mot : « mineur » est remplacée par le mot : « majeur » ;

c) Les mots : « un autre mineur par la même personne » sont remplacés par les mots : « une autre personne par le même auteur » ;

d) Les mots : « des délais prévus aux deuxième et troisième alinéas » sont remplacés par les mots : « du délai prévu au premier alinéa » ;

e) À la fin, est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Si la nouvelle infraction est une agression sexuelle ou une atteinte sexuelle commise sur un mineur, le délai de prescription de la première infraction est prolongé, le cas échéant, jusqu’à la date de prescription qu’aurait eu la nouvelle infraction si elle avait été commise sur un majeur. »

🖋️Rejeté
Philippe Fait
23 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article 8 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa, les mots : « à l’exception de ceux mentionnés aux articles 222‑29‑1 et 227‑26 du code pénal, » sont supprimés ;

2°  Le troisième alinéa est ainsi modifié :

a) Au début, sont ajoutés les mots : « Par dérogation au deuxième alinéa, » ;

b) Les mots : « aux articles 222‑12, 222‑29‑1 et 227‑26 du même code » sont remplacés par les mots : « à l’article 222‑12 du code pénal » ;

c) À la fin, sont ajoutés les mots : «  ; et l’action publique des délits mentionnés au 4° et au 13° de l’article 706‑47, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, est imprescriptible » ;

3°  Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

a) Au début, le mot : « Toutefois, » est supprimé ;

b) La première occurrence du mot : « mineur » est remplacée par le mot : « majeur » ;

c) Les mots : « un autre mineur par la même personne » sont remplacés par les mots : « une autre personne par le même auteur » ;

d) Les mots : « des délais prévus aux deuxième et troisième alinéas » sont remplacés par les mots : « du délai prévu au premier alinéa » ;

e) À la fin, est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Si la nouvelle infraction est une agression sexuelle ou une atteinte sexuelle commise sur un mineur, le délai de prescription de la première infraction est prolongé, le cas échéant, jusqu’à la date de prescription qu’aurait eu la nouvelle infraction si elle avait été commise sur un majeur. »

🖋️Rejeté
Virginie Duby-Muller
23 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article 8 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa, les mots : « à l’exception de ceux mentionnés aux articles 222‑29‑1 et 227‑26 du code pénal, » sont supprimés ;

2°  Le troisième alinéa est ainsi modifié :

a) Au début, sont ajoutés les mots : « Par dérogation au deuxième alinéa, » ;

b) Les mots : « aux articles 222‑12, 222‑29‑1 et 227‑26 du même code » sont remplacés par les mots : « à l’article 222‑12 du code pénal » ;

c) À la fin, sont ajoutés les mots : «  ; et l’action publique des délits mentionnés au 4° et au 13° de l’article 706‑47, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, est imprescriptible » ;

3°  Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

a) Au début, le mot : « Toutefois, » est supprimé ;

b) La première occurrence du mot : « mineur » est remplacée par le mot : « majeur » ;

c) Les mots : « un autre mineur par la même personne » sont remplacés par les mots : « une autre personne par le même auteur » ;

d) Les mots : « des délais prévus aux deuxième et troisième alinéas » sont remplacés par les mots : « du délai prévu au premier alinéa » ;

e) À la fin, est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Si la nouvelle infraction est une agression sexuelle ou une atteinte sexuelle commise sur un mineur, le délai de prescription de la première infraction est prolongé, le cas échéant, jusqu’à la date de prescription qu’aurait eu la nouvelle infraction si elle avait été commise sur un majeur. »

🖋️Rejeté
Sylvie Bonnet
23 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article 8 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa, les mots : « à l’exception de ceux mentionnés aux articles 222‑29‑1 et 227‑26 du code pénal, » sont supprimés ;

2° Le troisième alinéa est ainsi modifié :

a) Au début, sont ajoutés les mots : « Par dérogation au deuxième alinéa, » ;

b) Les mots : « aux articles 222‑12, 222‑29‑1 et 227‑26 » sont remplacés par les mots : « à l’article 222‑12 » ;

c) À la fin, sont ajoutés les mots : « ; et l’action publique des délits mentionnés au 4° et au 13° de l’article 706‑47 du présent code, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, est imprescriptible » ;

3° Le quatrième alinéa est supprimé.

🖋️Rejeté
Virginie Duby-Muller
23 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article 8 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa, les mots : « à l’exception de ceux mentionnés aux articles 222‑29‑1 et 227‑26 du code pénal, » sont supprimés ;

2° Le troisième alinéa est ainsi modifié :

a) Au début, sont ajoutés les mots : « Par dérogation au deuxième alinéa, » ;

b) Les mots : « aux articles 222‑12, 222‑29‑1 et 227‑26 » sont remplacés par les mots : « à l’article 222‑12 » ;

c) À la fin, sont ajoutés les mots : « ; et l’action publique des délits mentionnés au 4° et au 13° de l’article 706‑47 du présent code, lorsqu’ils sont commis sur des mineurs, est imprescriptible » ;

3° Le quatrième alinéa est supprimé.

🖋️Irrecevable
Danièle Obono
23 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre Ier du titre Ier du livre Ier du code de procédure pénale est ainsi modifiée :

1° La première phrase du second alinéa de l’article 15‑3 est ainsi modifiée :

a) La première occurrence du mot : « la » est remplacée par le mot : « sa » ;

b) Après le mot : « immédiate », sont insérés les mots : « ainsi que celle » ;

2° Le premier alinéa de l’article 15‑3‑1 est ainsi modifié :

a) Les mots : « , le cas échéant,  » sont supprimés ;

b) Le mot : « peuvent  » est remplacé par le mot : « doivent  ».

🖋️Irrecevable
Élise Leboucher
23 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Après l’article 15‑3‑2‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 15‑3‑2‑2 ainsi rédigé :

« Art. 15‑3‑2‑2. – Lorsque la plainte concerne des faits relevant des infractions mentionnés à l’article 706‑47 du présent code, l’officier, l’agent de police judiciaire, ou l’assistant d’enquête qui reçoit la plainte informe la victime, oralement et par la remise d’un document, qu’elle peut bénéficier d’un entretien avec un avocat, avant l’entretien formel du dépôt de plainte et pendant celui-ci.

« À ce titre, l’agent concerné délivre toutes les informations et les moyens nécessaires à la victime pour contacter un avocat. »

🖋️Irrecevable
Danièle Obono
23 janv. 2025
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le second alinéa de l'article 40‑2 du code de procédure pénale est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Lorsque les faits relèvent des infractions mentionnées à l’article 706‑47 du code de procédure pénale, le procureur de la République doit motiver sa décision. »


Article 3
🖋️Adopté
Sandrine Josso
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante : 

« I. – Après l’article 222‑14‑3 du code pénal, il est inséré un article 222‑14‑3-1 ainsi rédigé : 

« Art. 222‑14‑3-1. – Sans préjudice de l’application des dispositions des articles 223‑15‑3 et 222‑33‑2-1 du code pénal, le fait d’imposer un contrôle coercitif sur la personne de son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou son concubin, par des propos ou comportements répétés ou multiples, portant atteinte aux droits et libertés fondamentaux de la victime, ou instaurant chez elle un état de peur ou de contrainte dû à la crainte d’actes exercés directement ou indirectement sur elle-même ou sur autrui, que ces actes soient physiques, psychologiques, économiques, judiciaires, sociaux, administratifs, numériques, ou de toute autre nature est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail.

« Les mêmes peines sont encourues lorsque cette infraction est commise par un ancien conjoint ou un ancien concubin de la victime, ou un ancien partenaire lié à cette dernière par un pacte civil de solidarité

« Les peines encourues sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 € d’amende lorsque l’infraction a causé une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ;

« Les peines encourues sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 € d’amende lorsque l’infraction :

« 1° A créé chez la victime une situation de handicap temporaire ou permanent ;

« 2° A été commise sur une personne particulièrement vulnérable en raison de son âge, de son handicap visible ou invisible, ou de son état de santé physique ou psychologique.

« Les peines encourues sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 1 000 000 € d’amende lorsque l’infraction :

« 1° A été commise en présence d’un mineur, ou dans un contexte où un mineur résidait de manière habituelle au domicile de la victime ou de l’auteur ;

« 2° A été facilitée par l’usage abusif de dispositifs ou d’institutions, tels que des actions en justice, des lieux de soins, des dispositifs administratifs ou des mesures de protection de l’enfance.

« II. – Le code civil est ainsi modifié :

« 1° Le deuxième alinéa l’article 373‑2-1 est complété par les mots : « parmi lesquels l’exercice d’un contrôle coercitif, au sens de l’article 222‑14‑3-1 du code pénal, d’un parent sur l’autre en présence de l’enfant » ;

« 2° Aux deuxième et dernier alinéas de l’article 373‑2-10, le mot : « emprise » est remplacé par les mots : « contrôle coercitif » ;

« 3° Au début du 6° de l’article 373‑2-11, sont ajoutés les mots : « Le contrôle coercitif, » ;

« 4° La seconde phrase du premier alinéa de l’article 373‑2-12 est complété par les mots : « ainsi que sur un éventuel contrôle coercitif et les psychotraumatismes associés » ;

« 5° Le troisième alinéa de l’article 378 est complété par deux phrases ainsi rédigées : « Néanmoins, s’il s’agit d’une condamnation reposant sur l’existence d’un contrôle coercitif, la juridiction ordonne le retrait total de l’autorité parentale, sauf décision contraire spécialement motivée. Si elle ne décide pas le retrait total de l’autorité parentale, la juridiction ordonne le retrait partiel de l’autorité parentale ou le retrait de l’exercice de l’autorité parentale, sauf décision contraire spécialement motivée. » ;

« 6° Au premier alinéa de l’article 378‑1, après le mot : « témoin », sont insérés les mots : « d’un contrôle coercitif, » ;

« 7° À l’article 378‑2, après les deux occurrences du mot : « crime », sont insérés les mots : « ou un délit reposant sur l’existence d’un contrôle coercitif » ;

« 8° L’article 515‑11 est ainsi modifié :

« a) À la première phrase du premier alinéa, après le mot : « allégués », sont insérés les mots : « , y compris un contrôle coercitif exercé sur la victime, » ;

« b) Le 5° est complété par une phrase ainsi rédigée : « Lorsque l’ordonnance de protection est prise en raison du contrôle coercitif exercé par la victime, l’absence de suspension de l’exercice de l’autorité parentale et des droits de visite et d’hébergement fait l’objet d’une décision spécialement motivée » ;

« 9° L’article 1140 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Une telle contrainte peut résulter du contrôle coercitif qui est imposé au cocontractant ».

🖋️Irrecevable
Sandrine Josso
24 janv. 2025
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Maud Bregeon
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« Après l’article 222‑13 du code pénal, il est inséré un article 222‑13‑1 ainsi rédigé :

« Art. 222‑13‑1. – Constitue un contrôle coercitif le fait d’imposer à son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou son concubin des propos ou comportements, dont le cumul ou la répétition a pour objet ou pour effet de maîtriser son quotidien, de restreindre ses libertés fondamentales, de diminuer sa capacité d’action ou de générer un état de vulnérabilité ou de sujétion.

« Le contrôle coercitif est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

« Les mêmes peines sont encourues lorsque cette infraction est commise par un ancien conjoint ou un ancien concubin de la victime, ou un ancien partenaire lié à cette dernière par un pacte civil de solidarité.

« Les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende lorsqu’un mineur assiste aux faits. »

🖋️Tombé
Guillaume Gouffier Valente
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« Après l’article 222‑13 du code pénal, il est inséré un article 222‑13‑1 ainsi rédigé :

« Art. 222‑13‑1. – Constitue un contrôle coercitif le fait d’imposer à son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou son concubin des propos ou comportements, dont le cumul ou la répétition a pour objet ou pour effet de maîtriser son quotidien, de restreindre ses libertés fondamentales, de diminuer sa capacité d’action ou de générer un état de vulnérabilité ou de sujétion.

« Le contrôle coercitif est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

« Les mêmes peines sont encourues lorsque cette infraction est commise par un ancien conjoint ou un ancien concubin de la victime, ou un ancien partenaire lié à cette dernière par un pacte civil de solidarité.

« Les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende lorsqu’un mineur assiste aux faits. »

🖋️Tombé
Agnès Firmin Le Bodo
24 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« Après l’article 222‑13 du code pénal, il est inséré un article 222‑13‑1 ainsi rédigé :

« Art. 222‑13‑1. – Constitue un contrôle coercitif le fait d’imposer à son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou son concubin des propos ou comportements, dont le cumul ou la répétition a pour objet ou pour effet de maîtriser son quotidien, de restreindre ses libertés fondamentales, de diminuer sa capacité d’action ou de générer un état de vulnérabilité ou de sujétion.

« Le contrôle coercitif est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

« Les mêmes peines sont encourues lorsque cette infraction est commise par un ancien conjoint ou un ancien concubin de la victime, ou un ancien partenaire lié à cette dernière par un pacte civil de solidarité.

« Les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende lorsqu’un mineur assiste aux faits. »

🖋️Tombé
Colette Capdevielle
23 janv. 2025

Rétablir cet article dans la rédaction suivante : 

« Dans les trois mois à compter de la promulgation du présent texte, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de créer une nouvelle incrimination pénale relative au "contrôle coercitif" ». 


Article 4
🖋️Adopté
Émilie Bonnivard
24 janv. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’évaluation et l’amélioration des politiques publiques en matière de lutte contre l’inceste et d’accompagnement des victimes. Ce rapport doit :

« – analyser les dispositifs existants en matière de prévention, de communication et de sensibilisation sur l’inceste ;

« – étudier les freins à la prise de parole des mineurs victimes, notamment liés à la temporalité psychique des traumatismes, tels que la dissociation, la honte ou la peur, et à l’absence d’identification précoce des faits ;

« – proposer des mesures pour renforcer l’accompagnement des victimes, avec un accent sur la réparation juridique et psychologique adaptée aux délais nécessaires à l’émergence de la parole ; 

« – évaluer la formation des professionnels en contact avec les enfants, comme les enseignants, personnels de santé, éducateurs, policiers ou magistrats, pour détecter et signaler les cas d’inceste ;

« – formuler des recommandations pour améliorer l’accessibilité et l’efficacité des dispositifs d’écoute et de signalement, en particulier pour les enfants et jeunes adultes ;

« – définir une stratégie nationale de sensibilisation du grand public sur les conséquences de l’inceste et l’importance de briser le silence.

Le rapport inclut également une évaluation des besoins en formation initiale et continue concernant l’accueil des victimes, la prise de plainte dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie, ainsi que les spécificités de ces infractions à l’attention des magistrats. »

🖋️Adopté27 janv. 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le code pénal est ainsi modifié :

1° L’article 222‑24 est ainsi modifié :

a) Le 9° est ainsi rétabli :

« 9° Avec préméditation ou avec guet-apens ; » ;

b) Le 10° est ainsi rédigé :

« 10° Lorsqu’il est commis dans un local d’habitation, en pénétrant dans les lieux par ruse, effraction ou escalade ; » ;

2° Après l’article 222‑24, il est inséré un article 222‑24‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 222‑24‑1. – Le viol défini aux articles 222‑23, 222‑23‑1 et 222‑23‑2 est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’il est commis en concours avec un ou plusieurs autres viols commis sur d’autres victimes.

« Les deux premiers alinéas de l’article 132‑23 relatif à la période de sûreté sont applicables à l’infraction prévue par le présent article. »

🖋️Adopté27 janv. 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Après le II de l’article 63 du code de procédure pénale, il est inséré un II bis ainsi rédigé :

« II bis. – Si les nécessités de l’enquête ou de l’instruction relatives aux infractions définies au 9° de l’article 221‑4, à l’article 221‑5, et au 11° de l’article 222‑24 du code pénal l’exigent, la garde à vue d’une personne peut, à titre exceptionnel, faire l’objet d’une prolongation supplémentaire de vingt-quatre heures.

« Cette seconde prolongation est autorisée, par décision écrite et motivée, soit, à la requête du procureur de la République, par le juge des libertés et de la détention, soit par le juge d’instruction.

« La personne doit être présentée au magistrat qui statue sur la prolongation préalablement à cette décision.

« Lorsque cette seconde prolongation de vingt-quatre heure est décidée, la personne gardée à vue est examinée par un médecin désigné par le procureur de la République, le juge d’instruction ou l’officier de police judiciaire. Le médecin délivre un certificat médical par lequel il doit notamment se prononcer sur l’aptitude au maintien en garde à vue, qui est versé au dossier. La personne est avisée par l’officier de police judiciaire du droit de demander un nouvel examen médical. Ces examens médicaux sont de droit. Mention de cet avis est portée au procès-verbal et émargée par la personne intéressée ; en cas de refus d’émargement, il en est fait mention. »

🖋️Irrecevable
Graziella Melchior
24 janv. 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article 215 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le consentement au mariage ne saurait être assimilé à un consentement aux relations sexuelles futures. »

🖋️Irrecevable
Colette Capdevielle
23 janv. 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de préparer, en coordination avec la Délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, un projet de loi de programmation visant à lutter efficacement contre les violences sexuelles et sexistes.

🖋️Rejeté
Colette Capdevielle
23 janv. 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de préparer, en coordination avec la Délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, un projet de loi visant à revoir l’ensemble des règles relatives à la prescription pénale concernant les crimes et délits sexuels et sexistes.

🖋️Irrecevable
Élise Leboucher
23 janv. 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1ᵉʳ septembre 2025, le Gouvernement remet un rapport au Parlement concernant la situation des juges aux affaires familiales. Le rapport propose des recommandations visant à faire évoluer le rôle de ce juge dans la lutte contre les violences intrafamiliales ainsi que les besoins nécessaires.

🖋️Irrecevable
Élise Leboucher
23 janv. 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1er septembre 2025, le Gouvernement remet au Parlement un rapport concernant l’opportunité d’ouvrir des centres multidisciplinaires spécialisés dans l’accueil et l’accompagnement des victimes, sur le modèle belge des centres de prise en charge des violences sexuelles.

🖋️Irrecevable
Danièle Obono
23 janv. 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au plus tard six mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conditions permettant à l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle de repérer les signaux faibles de violences sexuelles sur mineurs. Le rapport établit les besoins nécessaires pour établir un plan de déploiement effectif de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.

🖋️Rejeté
Sandrine Josso
24 janv. 2025
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, puis à intervalles de cinq ans et de dix ans, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’application de la loi. Ce rapport comprend notamment :

1° Des données relatives à l’expérimentation de formation obligatoire mise en place par la présente loi :

a)  Le nombre, la durée et le contenu des formations mises en place ;

b)  La nature des formations dispensées, incluant leur interdisciplinarité et interprofessionnalité ;

c)  Le nombre de professionnels formés, par catégorie et par juridiction ;

2° Des données sur l’application des dispositions relatives au contrôle coercitif :

a) Les données désagrégées par sexe et par juridiction sur :

– le nombre de plaintes, poursuites, instructions et condamnations pour des infractions définies aux articles 222‑14‑3‑1 et 222‑14‑3‑2 du code pénal ;

– le nombre d’ordonnances de protection rendues en application de l’article 515‑9 du code civil ;

– le nombre d’enfants concernés, avec des données relatives à leur âge et leur sexe ;

b)  Les informations sur :

– le recours aux expertises civiles et pénales ainsi qu’aux écrits professionnels identifiant le contrôle coercitif et ses impacts, en particulier dans le cadre de la protection de l’enfance (signalements, informations préoccupantes, mesures d’investigation éducative, etc.) ;

– les décisions judiciaires relatives à l’organisation de la vie de l’enfant dans un contexte de contrôle coercitif, incluant les dispositions sur l’autorité parentale, le droit de visite et d’hébergement ;

– les peines complémentaires prononcées en application de l’article 222‑14‑3‑3 du code pénal ;

3° Le suivi de l’impact global de la loi :

Le rapport doit également inclure une analyse qualitative de l’impact des nouvelles dispositions sur :

a) La prévention et la lutte contre les violences conjugales et intrafamiliales ;

b) La sensibilisation des professionnels et du grand public au contrôle coercitif.

II. – Les rapports, prévus au I, transmis au Parlement peuvent faire l’objet d’un débat selon les conditions prévues par les règlements des assemblées parlementaires.

III. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités de collecte, de traitement et de publication des données prévues par le présent article.

Article 2

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° L’article 7 est ainsi modifié :

a) Après le mot : « derniers », la fin du troisième alinéa est supprimée ;

b) (nouveau) Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le délai de prescription d’un viol est prolongé, le cas échéant, en cas de commission sur une autre victime par la même personne, avant l’expiration de ce délai, d’un nouveau viol, d’une agression sexuelle ou d’une atteinte sexuelle, jusqu’à la date de prescription de cette nouvelle infraction. » ;

2° Le dernier alinéa de l’article 9‑2 est ainsi modifié :

a) Les mots : « commis sur un mineur » sont supprimés ;

b) À la fin, les mots : « commises sur un autre mineur » sont supprimés.

Article 4 (nouveau)

Au plus tard le 1er juin 2025, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur une enquête organisée par l’inspection générale de l’administration et le ministère de la justice sur la formation au traitement des violences sexistes et sexuelles sur les majeurs et les mineurs. Le rapport porte notamment sur les besoins en formation initiale et en formation continue concernant l’accueil des victimes et la prise de plainte dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie ainsi que sur les spécificités de ces infractions à l’attention des magistrats.

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