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Historique

2 mai 2019 : ⚡Le 🧭Gouvernement Philippe 2 déclare l'urgence

15 mai 2019 - 19 juin 2019 : 267 amendements en Commission des affaires culturelles et de l'éducation

5 juin 2019 09:30 : Examen de l'avis


21 juin 2019 - 4 juil. 2019 : 282 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

3 juil. 2019 15:00 : Discussion
3 juil. 2019 21:30 : Discussion

4 juil. 2019 15:00 : Discussion
4 juil. 2019 21:30 : Discussion

9 juil. 2019 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté

17 déc. 2019 14:30 : Discussion
17 déc. 2019 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )




14 janv. 2020 21:00 : Examen du texte


16 janv. 2020 - 21 janv. 2020 : 138 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

21 janv. 2020 15:00 : Discussion
21 janv. 2020 21:30 : Discussion

22 janv. 2020 15:00 : Discussion

26 févr. 2020 09:00 : Discussion
26 févr. 2020 : Conclusion par Sénat ( 5ème République )

12 mai 2020 - 13 mai 2020 : 23 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature


18 mai 2020 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante sénateurs au moins

18 juin 2020 : Partiellement conforme pour le Conseil Constitutionnel

Originalv2v3v4v5v6v7
📜Proposition de loi visant à lutter contre les contenus haineux sur internet v4
🖋️Amendements examinés : 100%
32 Adoptés26 Rejetés
3 Irrecevables
1 Non soutenus
6 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
10 janv. 2020

Au titre de la proposition, substituer au mot :

« haineux »

les mots :

« ne correspondant pas aux standards de la communauté ».


Article 1
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Rédiger ainsi cet article :

Après l’article 6‑1 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, il est inséré un article 6‑2 ainsi rédigé :

« Art. 6‑2. – I. – Sans préjudice des dispositions du 2 du I de l’article 6 de la présente loi, les opérateurs de plateforme en ligne au sens du I de l’article L. 111‑7 du code de la consommation qui proposent un service de communication au public en ligne reposant sur la mise en relation de plusieurs parties en vue du partage de contenus publics et dont l’activité sur le territoire français dépasse des seuils déterminés par décret, sont tenus, au regard de l’intérêt général attaché au respect de la dignité humaine, de retirer ou de rendre inaccessible, dans un délai de vingt-quatre heures après notification par une ou plusieurs personnes, tout contenu contrevenant manifestement aux dispositions mentionnées aux cinquième, septième et huitième alinéas de l’article 24, à l’article 24 bis et aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ainsi qu’aux articles 222‑33, 225‑4‑1, 225‑5, 225‑6, 227‑23, 227‑24 et 421‑2‑5 du code pénal.

« Les opérateurs mentionnés au 1° du I de l’article L. 111‑7 précité dont l’activité repose sur le classement ou le référencement, au moyen d’algorithmes informatiques, de contenus proposés ou mis en ligne par des tiers sont tenus, dans le même délai après notification, de retirer ces mêmes contenus de la page de résultats de recherche qu’ils renvoient en réponse à une requête.

« Le délai prévu aux premier et deuxième alinéas du présent I court à compter de la réception par l’opérateur d’une notification comprenant les éléments mentionnés aux deuxième à avant‑dernier alinéas du 5 du I de l’article 6 de la présente loi.

« Le fait de ne pas respecter l’obligation définie aux premier et deuxième alinéas du présent I est puni de 250 000 euros d’amende.

« Le caractère intentionnel de l’infraction mentionnée à l'alinéa précédent peut résulter de l'absence d'examen proportionné et nécessaire du contenu notifié.

« II. – Lorsqu’un contenu mentionné au premier alinéa du présent I a fait l’objet d’un retrait, les opérateurs mentionnés aux premier et deuxième alinéas du même I substituent à celui-ci un message indiquant qu’il a été retiré.

« Les contenus retirés ou rendus inaccessibles en application du premier alinéa du présent I sont conservés pendant le délai de prescription de l’action publique pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales.

« III. – L’autorité judiciaire peut prescrire en référé ou sur requête aux opérateurs mentionnés aux premier et deuxième alinéas du I du présent article toutes mesures propres à prévenir ou faire cesser un dommage occasionné par un contenu contrevenant aux dispositions mentionnées au premier alinéa du même I ou par le retrait d’un contenu par un opérateur, dans les conditions prévues au 8 du I de l’article 6 de la présente loi et à l’article 835 du code de procédure civile.

« IV. – Toute association mentionnée aux articles 48‑1 à 48‑6 de la loi du 29 juillet 1881 précitée peut, dans les mêmes conditions et sous les mêmes réserves que celles prévues aux mêmes articles 48‑1 à 48‑6, exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne le délit mentionné à l'avant-dernier alinéa du I du présent article lorsque ce délit porte sur un contenu qui constitue une infraction pour laquelle l’association peut exercer les mêmes droits. 

« V. – Le fait, pour toute personne, de présenter aux opérateurs mentionnés aux premier et deuxième alinéas du I du présent article un contenu ou une activité comme étant illicite au sens du même I dans le but d’en obtenir le retrait ou d’en faire cesser la diffusion, alors qu’elle sait cette information inexacte, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
10 janv. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Tombé
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Tombé
Marie-France Lorho
10 janv. 2020

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« , les mots : « ou identité sexuelle » sont remplacés par les mots : « sexuelle, de leur identité de genre » et ».


Article 1 bis
🖋️Irrecevable
Éric Ciotti
10 janv. 2020
🖋️Irrecevable
Éric Ciotti
10 janv. 2020

Article 1 ter A
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Compléter l’alinéa 5 par les références :

« , à l’article 24 bis ainsi qu’aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ».


Article 1 ter B
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 1 :

« L’article 6‑2 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée, tel qu’il résulte de l’article 1er de la présente loi, est complété par un VI ainsi rédigé : ».

II. – En conséquence, au début de la première phrase de l’alinéa 2, insérer la mention :

« VI. – ».

III. – En conséquence, à la même phrase, substituer aux mots :

« pénales mentionnées au troisième alinéa du présent 7, les personnes mentionnées au premier alinéa »

les mots :

« mentionnées au premier alinéa du I du présent article, les opérateurs mentionnés aux premier et deuxième alinéas du même I ».

IV. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« ou de déréférencement ».

V. – En conséquence, à la dernière phrase du même alinéa, supprimer les mots :

« ou le déréférencement ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« reconnue d’utilité publique ».

🖋️Adopté
Caroline Abadie
10 janv. 2020

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« reconnue d’utilité publique ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« si cela n’est pas contraire à son intérêt »

les mots :

« selon des modalités adaptées à l’intérêt de l’enfant ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à la deuxième phrase de l’alinéa 3.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« , si cela n’est pas contraire à son intérêt, ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression à la deuxième phrase de l’alinéa 3.


Article 2
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

I. – Supprimer les alinéas 1 à 3.

II. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer à la première occurrence du mot :

« à »

les mots :

« aux premier et deuxième alinéas du I de ».

III. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« plateformes »

le mot :

« opérateurs ».

IV. – En conséquence, à la fin du même alinéa, substituer aux mots :

« dont ils assurent le stockage »

les mots :

« rendus accessibles au public, aux fins de lutter contre la diffusion en ligne de contenus mentionnés au premier alinéa du même I ».

V. – En conséquence, après la deuxième occurrence du mot :

« Ils »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 8 :

« informent l’auteur d’une notification des suites données à cette dernière ainsi que des motifs de leurs décisions dans un délai de vingt-quatre heures lorsqu’ils retirent ou rendent inaccessible le contenu ou, à défaut, dans un délai de sept jours à compter de la réception de la notification ; ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« ce dernier »

les mots :

« le Conseil ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

À la première phrase de l’alinéa 7, substituer au mot :

« signaler »

le mot :

« notifier ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Après le mot :

« pénales »,

supprimer la fin de l’alinéa 12.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
10 janv. 2020

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« et, le cas échéant, technologiques proportionnés »

les mots :

« , le cas échéant à l’aide de technologies proportionnées ».

🖋️Non soutenu
Philippe Dunoyer
10 janv. 2020

Après l’alinéa 13, insérer l'alinéa suivant :

« Le fait de ne pas respecter l’obligation définie à la deuxième phrase du 3° du présent article est puni des peines prévues au 1 du VI de l’article 6 de la présente loi. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
10 janv. 2020

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« Ces dispositifs doivent statuer sur ces contestations sous vingt-quatre heures et exposer les motifs de leur décision. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
10 janv. 2020

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« Le tribunal de grande instance mentionné à l’article D. 211‑6‑1 du code de l’organisation judiciaire est compétent pour statuer sur les décisions de ces dispositifs. Il peut ordonner en référé la suspension de la décision contestée. »

🖋️Tombé
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« et dont l’activité sur le territoire français dépasse un seuil déterminé par décret en Conseil d’État ».

🖋️Tombé
Michel Larive
10 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 8.

🖋️Tombé
Marie-France Lorho
10 janv. 2020

À la deuxième phrase de l’alinéa 8, le mot :

« vingt-quatre »

est remplacé par le mot :

« quarante-huit ».


Article 3
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

I. – À l’alinéa 2, substituer à la référence :

« troisième alinéa du 7 du I de l’article 6 »

la référence :

« premier alinéa du I de l’article 6‑2 ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 6, après le mot :

« mentionnées »,

insérer les mots :

« aux premier et deuxième alinéas du I de l’article 6‑2 et ».

III. – En conséquence, après la seconde occurrence du mot :

« au »,

rédiger ainsi la fin de la même phrase :

« premier alinéa du même I. »

IV. – En conséquence, rétablir l’alinéa 8 dans la rédaction suivante :

« 9° Ils informent promptement les autorités publiques compétentes de toutes activités contrevenant aux dispositions mentionnées au premier alinéa du I de l’article 6‑2 qui leur seraient notifiées et qu’exerceraient les destinataires de leurs services ; ».

V. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots :

« un représentant légal, »

les mots :

« une ».

VI. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« pour l’application de l’article 6‑2 de la présente loi et du présent article. Ce représentant légal est ».

VII. – En conséquence, à l’alinéa 10, après le mot :

« au »,

insérer les mots :

« premier alinéa du ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 11.

🖋️Adopté
Danièle Obono
10 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 11.

🖋️Adopté
Philippe Latombe
10 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 11.

🖋️Adopté
Caroline Abadie
10 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 11.

🖋️Rejeté
M'jid El Guerrab
10 janv. 2020

À la première phrase de l’alinéa 6, après le mot :

« compte »,

insérer les mots :

« tous les trois ans ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
10 janv. 2020

À la seconde phrase de l’alinéa 6, supprimer les mots :

« et dans le respect du secret des affaires ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
10 janv. 2020

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« l’utilisation civique et responsable »

les mots :

« les conditions d’utilisation ».

🖋️Rejeté
Paul Molac
10 janv. 2020

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 13° Ils procèdent annuellement à une étude de l’efficacité et de la fiabilité ainsi qu’à une analyse des risques des mesures proactives fondées sur des dispositifs d’intelligence artificielle utilisés dans le cadre de la mise en œuvre et de l’exécution des obligations prévues par cette loi. »

🖋️Rejeté
Frédérique Dumas
10 janv. 2020

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 13° Afin de permettre à n’importe quelle victime des infractions visées au premier alinéa du I de l’article 6‑2 de se protéger elles-mêmes face au risque qu’ils n’y parviennent pas pleinement, et sans que cela n’implique pour elles de conséquences négatives, ils offrent à leurs utilisateurs la capacité de migrer vers des plateformes tierces tout en continuant à communiquer avec les utilisateurs restés sur leur propre plateforme. À cette fin, ils respectent des standards techniques d’interopérabilité entre services de communication au public en ligne, conformes à l’état de l’art, documentés, stables et qui ne peuvent être modifiés de façon unilatérale. »


Article 3 bis
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Substituer aux références :

« des 1 et 2 »

la référence :

« du 1 ».


Article 4
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

I. – À l’alinéa 2, substituer à la référence :

« des articles 6‑2 et »

les mots :

« de l’article ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« à »

les références :

« aux premier et deuxième alinéas du I de ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer à la référence :

« au même article 6‑2 »

les références :

« aux mêmes premier et deuxième alinéas ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 6, substituer aux références :

« à l’article 6‑2 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée »

les références :

« aux premier et deuxième alinéas du I de l’article 6‑2 de la même loi ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 9, après la référence :

« 42‑7 »,

insérer les mots :

« de la présente loi ».

VI. – En conséquence, à l’alinéa 12, substituer à la première occurrence du mot :

« à »

les références :

« aux premier et deuxième alinéas du I de ».

VII. – En conséquence, après le mot :

« au »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 13 :

« premier alinéa du même I ; ».

VIII. – En conséquence, à l’alinéa 17, substituer à la première occurrence du mot :

« à »

les références :

« aux premier et deuxième alinéas du I de ».

IX. – En conséquence, substituer à l’alinéa 20 les deux alinéas suivants :

« 1° Après le quatrième alinéa du 7 du I de l’article 6, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les troisième et quatrième alinéas du présent 7 ne sont pas applicables aux opérateurs mentionnés aux premier et deuxième alinéas du I de l’article 6‑2 de la présente loi pour la lutte contre la diffusion des infractions prévues aux cinquième, septième et huitième alinéas de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ainsi qu’aux articles 222‑33, 225‑4‑1, 225‑5, 225‑6, 227‑23, 227‑24 et 421‑2‑5 du code pénal. » ; ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
14 janv. 2020

Après le mot :

« audiovisuel »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 8 :

« peut prendre en compte l’application disproportionnée par l’opérateur des procédures et des moyens humains et, le cas échéant, technologiques prévus au 4° du même article 6‑3 conduisant à un retrait excessif des contenus mentionnés au premier alinéa du I de l’article 6‑2 de la même loi. »

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« doit prendre »

le mot :

« prend ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

À l’alinéa 9, supprimer les mots :

« , s’agissant d’une entreprise, ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

À l’alinéa 14, après la première occurrence du mot :

« contenu »,

insérer les mots :

« signalé comme ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

À la fin de l’alinéa 14, substituer au mot :

« dernier »

le mot :

« contenu ».

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 15.

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Après le mot :

« données »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 17 :

« utilisées par ces algorithmes pour se conformer à ces obligations ; ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
10 janv. 2020

Substituer aux alinéas 7 à 11 l’alinéa suivant :

« II. – En cas de manquement par un opérateur mentionné au premier alinéa du I de l’article 6‑2 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée au devoir de coopération dans la lutte contre les contenus haineux en ligne résultant de l’article 6‑3 de la même loi, l’autorité judiciaire peut engager une procédure de sanction. »

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
10 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 9.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

Après le mot :

« euros »,

supprimer la fin de l’alinéa 9.

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
10 janv. 2020

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« – une proposition de choix, préalablement à l’acceptation des conditions générales d’utilisation aux utilisateurs, entre un système de modération interne à la plateforme ou extérieur par un opérateur indépendant. Les opérateurs s’assurent de la compatibilité des systèmes externes avec leur plateforme. En cas d’opérateur externe, les obligations visées au chapitre II incombent à l’opérateur extérieur et non à la plateforme ; ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

À l’alinéa 14, supprimer le mot :

« proportionnés ».

🖋️Tombé
Philippe Latombe
10 janv. 2020

À l’alinéa 15, substituer aux mots :

« , afin de favoriser le libre choix »

les mots :

« et qui ne peuvent être modifiés de façon unilatérale, afin de favoriser le libre choix ou la migration ».


Article 6
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

À l’alinéa 4, après la deuxième occurrence du mot :

« au »,

insérer les mots :

« premier alinéa du ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
10 janv. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Frédérique Dumas
10 janv. 2020
🖋️Rejeté
Muriel Ressiguier
10 janv. 2020

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Toute personne, ainsi que toute association ayant intérêt à agir en la matière, peut contester devant l’autorité judiciaire tout contenu rendu inaccessible par une plateforme mentionnée à l’article premier de la loi n°      du      visant à lutter contre les contenus haineux sur internet lorsqu’elles estiment que cette action constitue une atteinte disproportionnée à la liberté fondamentale d’expression et qu’une entrave non-négligeable à celle-ci peut être constatée. »


Article 6 bis A
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

I. – À l’alinéa 2, supprimer la dernière occurrence du mot :

« et ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après l’avant-dernière occurrence du mot :

« code »,

insérer les mots :

« et à l'avant-dernier alinéa du I de l’article 6‑2 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique ».


Article 6 bis AA
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

À l’alinéa 1, substituer au mot :

« mensuellement »

les mots :

« une fois par mois ».


Article 6 bis B
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 4.


Article 6 bis C
🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

« Le titre II du livre II du code de procédure pénale est ainsi modifié :

« 1° Après le 11° de l’article 398‑1, il est inséré un 11° bis ainsi rédigé :

« « 11° bis Le délit de refus de retrait d’un message manifestement illicite prévu par l’avant-dernier alinéa du I de l’article 6‑2 de de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique ; »

« 2° La première phrase du second alinéa de l’article 510 est ainsi modifiée :

« a) La seconde occurrence du mot : « troisième » est remplacée par le mot : « avant-dernier » ;

« b) Sont ajoutés les mots : « ; cette demande peut être formée pendant un délai d’un mois à compter de la déclaration d’appel » ;

« 3° À l’article 512, le mot : « troisième » est remplacé par le mot : « avant-dernier ». »


Article 6 ter
🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

Supprimer cet article.


Article 7
🖋️Adopté
Caroline Abadie
10 janv. 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 1 :

« Un observatoire de la haine en ligne assure le suivi et l’analyse de l’évolution des contenus mentionnés à l’article 1er de la présente loi. »

🖋️Adopté
Laetitia Avia
13 janv. 2020

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
10 janv. 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Alexis Corbière
10 janv. 2020

Supprimer cet article.


Article 9
🖋️Adopté
Laetitia Avia
14 janv. 2020

I. – À la première phrase, substituer à la référence :

« et I bis »

les références :

« , I bis et 1° du I ter ».

II. – En conséquence, à la second phrase, après la première occurrence du mot :

« Le »,

insérer la référence :

« 2° du ».


Chapitre IV
🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
10 janv. 2020

Après le mot :

« contenus »,

rédiger ainsi la fin de l’intitulé du chapitre IV :

« ne répondant pas aux standards de la communauté ».


Chapitre IV bis
🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
10 janv. 2020

Après le mot :

« contenus »,

rédiger ainsi la fin de l’intitulé du chapitre IV bis :

« ne répondant pas aux standards de la communauté ».

– 1 –

Chapitre Ier

Simplification des dispositifs de notification de contenus haineux en ligne

Article 1

I. – Le 7 du I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifié :

1° Au troisième alinéa, les mots : « ou identité sexuelle » sont remplacés par les mots : « sexuelle, de leur identité de genre » et, après la référence : « article 24 », sont insérées les références : « , à l’article 24 bis et aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 » ;

2° Après le quatrième alinéa, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Lorsqu’un contenu mentionné au troisième alinéa du présent 7 a fait l’objet d’un retrait, les personnes mentionnées au 2 substituent à celui‑ci un message indiquant qu’il a été retiré en raison de son caractère illicite.

« Les contenus illicites retirés ou rendus inaccessibles à la suite d’une notification doivent être conservés par les personnes mentionnées au même 2 pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales, à la seule fin de les mettre à la disposition de l’autorité judiciaire. Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, définit la durée et les modalités de leur conservation. »

II. – Au dernier alinéa du 7 du I et au 1 du VI de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée, la référence : « cinquième » est remplacée par la référence : « antépénultième ».

Article 1 ter a

I. – Les deuxième à avant‑dernier alinéas du 5 du I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée sont remplacés par trois alinéas ainsi rédigés :

« – si le notifiant est une personne physique : ses nom, prénom, adresse électronique ; si le notifiant est une personne morale : sa forme sociale, sa dénomination sociale, son adresse électronique ; si le notifiant est une autorité administrative : sa dénomination et son adresse électronique. Ces conditions sont réputées satisfaites dès lors que le notifiant est un utilisateur inscrit du service de communication au public en ligne mentionné au même 2, qu’il est connecté au moment de procéder à la notification et que l’opérateur a recueilli les éléments nécessaires à son identification ;

« – la description du contenu litigieux, sa localisation précise et, le cas échéant, la ou les adresses électroniques auxquelles il est rendu accessible ; ces conditions sont réputées satisfaites dès lors que le service de communication au public en ligne mentionné audit 2 permet de procéder précisément à cette notification par un dispositif technique directement accessible depuis ledit contenu litigieux ;

« – les motifs légaux pour lesquels le contenu litigieux devrait être retiré ou rendu inaccessible ; cette condition est réputée satisfaite dès lors que le service de communication au public en ligne mentionné au même 2 permet de procéder à la notification par un dispositif technique proposant d’indiquer la catégorie d’infraction à laquelle peut être rattaché ce contenu litigieux ; ».

II (nouveau). – Le dernier alinéa du 5 du I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée est complété par les mots : « ; cette condition n’est pas exigée pour la notification des infractions mentionnées au troisième alinéa du 7 du présent I ».

Article 1 ter b

Après le quatrième alinéa du 7 du I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Lorsqu’une association reconnue d’utilité publique, déclarée depuis au moins cinq ans à la date des faits et dont l’objet statutaire comporte la protection des enfants, saisie par un mineur, notifie un contenu contrevenant manifestement aux dispositions pénales mentionnées au troisième alinéa du présent 7, les personnes mentionnées au premier alinéa accusent réception sans délai de la notification de l’association et l’informent des suites données à la notification ainsi que des motifs de leur décision. L’association informe le mineur et, si cela n’est pas contraire à son intérêt, ses représentants légaux de ladite notification.

« L’association conteste s’il y a lieu le défaut de retrait ou de déréférencement du contenu, sans préjudice du droit d’agir des représentants légaux du mineur concerné. Elle informe le mineur et, si cela n’est pas contraire à son intérêt, ses représentants légaux des suites données à sa demande. Elle assure la conservation des données transmises par le mineur nécessaires à l’action tendant à obtenir le retrait ou le déréférencement du contenu mentionné à l’alinéa précédent. »

Article 1 ter

Chapitre II

Devoir de coopération des opérateurs de plateforme dans la lutte contre les contenus haineux en ligne

Article 2

I. – Après l’article 6‑1 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée, il est inséré un article 6‑2 ainsi rédigé :

« Art. 62. – I. – Les opérateurs de plateforme en ligne au sens du I de l’article L. 111‑7 du code de la consommation qui proposent un service de communication au public en ligne reposant sur la mise en relation de plusieurs parties en vue du partage de contenus publics et dont l’activité sur le territoire français dépasse un ou plusieurs seuils déterminés par décret en Conseil d’État sont tenus, au regard de l’intérêt général attaché au respect de la dignité humaine, de respecter les obligations prescrites à l’article 6‑3 de la présente loi aux fins de lutter contre la diffusion en ligne des infractions mentionnées au troisième alinéa du 7 de l’article 6.

« II. – Aux mêmes fins, est également soumis aux obligations prescrites à l’article 6‑3 tout service de communication au public en ligne désigné par délibération du Conseil supérieur de l’audiovisuel, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d’État, qui acquiert en France un rôle significatif pour l’accès du public à certains biens, services ou informations en raison de l’importance de son activité et de la nature technique du service proposé. »

II. – Après l’article 6‑1 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée, il est inséré un article 6‑3 ainsi rédigé :

« Art. 63. – Les opérateurs mentionnés à l’article 6‑2 sont tenus de respecter les obligations suivantes, dont la mise en œuvre doit être proportionnée et nécessaire au regard tant de la taille des plateformes et de la nature du service fourni que de l’atteinte susceptible d’être portée à la dignité humaine par les contenus dont ils assurent le stockage :

« 1° Ils se conforment aux règles et modalités techniques définies par le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour la mise en œuvre du même article 6‑2 et du présent article et ils tiennent compte des recommandations qu’adopte ce dernier en application de l’article 17‑3 de la loi n° 86‑1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication ;

« 2° Ils mettent en place, pour les utilisateurs situés sur le territoire français, un dispositif de notification uniforme directement accessible et facile d’utilisation permettant à toute personne de signaler un contenu illicite dans la langue d’utilisation du service. Ils informent leurs auteurs des sanctions qu’ils encourent en cas de notification abusive ;

« 3° Ils accusent réception sans délai de toute notification qui leur est adressée conformément au 5 du I de l’article 6 de la présente loi. Ils accomplissent les diligences proportionnées et nécessaires au regard de la nature du contenu et des informations dont ils disposent pour retirer ou rendre inaccessibles dans les vingt‑quatre heures les contenus manifestement illicites qui leur sont notifiés. Ils informent promptement l’auteur d’une notification des suites données à cette dernière ainsi que des motifs de leurs décisions ;

« 4° Ils mettent en œuvre les procédures et les moyens humains et, le cas échéant, technologiques proportionnés permettant de garantir le traitement dans les meilleurs délais des notifications reçues et l’examen approprié des contenus notifiés, ainsi que de prévenir les risques de retrait injustifié ;

« 5° Ils mettent en œuvre des dispositifs de contre‑notification et d’appel permettant :

« a) Lorsqu’ils décident de retirer ou rendre inaccessible un contenu notifié et qu’ils disposent des informations pour contacter l’utilisateur à l’origine de la publication du contenu retiré ou rendu inaccessible, à cet utilisateur d’être informé de cette décision et des raisons qui l’ont motivée, ainsi que de la possibilité de la contester. Ils rappellent également à l’utilisateur à l’origine de la publication que des sanctions civiles et pénales sont encourues pour la publication de contenus illicites.

« Le présent a ne s’applique pas lorsqu’une autorité publique le demande pour des raisons d’ordre public ou à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, ainsi que d’enquêtes et de poursuites en la matière ;

« b) Lorsqu’ils décident de ne pas retirer ou rendre inaccessible un contenu notifié, à l’auteur de la notification de contester cette décision ;

« 5° bis (Supprimé) ».

III. – (Supprimé)

Article 3

L’article 6‑3 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée, tel qu’il résulte de l’article 2 de la présente loi, est complété par des 6° à 12° ainsi rédigés :

« 6° Ils mettent à la disposition du public une information claire et détaillée, facilement accessible et visible, présentant à leurs utilisateurs les modalités de modération des contenus illicites mentionnés au troisième alinéa du 7 du I de l’article 6, et en particulier :

« a) Les sanctions, y compris pénales, que leurs utilisateurs encourent en cas de publication de ces contenus ;

« b) Les dispositifs de recours, internes et juridictionnels, dont disposent les victimes de ces contenus, les délais impartis pour le traitement de ces recours, ainsi que les acteurs en mesure d’assurer l’accompagnement de ces victimes ;

« c) Les sanctions encourues par les auteurs de notifications abusives et les voies de recours internes et juridictionnelles dont disposent les utilisateurs à l’origine de la publication de contenus indûment retirés ou rendus inaccessibles ;

« 7° Ils rendent compte des moyens humains et technologiques qu’ils mettent en œuvre et des procédures qu’ils adoptent pour se conformer aux obligations mentionnées au présent article, des actions et moyens qu’ils mettent en œuvre ainsi que des résultats obtenus dans la lutte et la prévention contre les contenus mentionnés au troisième alinéa du 7 du I de l’article 6. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel précise, par délibération et dans le respect du secret des affaires, les informations et les indicateurs chiffrés qui sont rendus publics au titre du présent 7° ainsi que les modalités et la périodicité de cette publicité ;

« 8° Ils sont tenus, lors de l’inscription à l’un de leurs services d’un mineur âgé de moins de quinze ans et dans le cas où leur offre de service implique un traitement de données à caractère personnel, de prévoir une information à destination du mineur et du ou des titulaires de l’autorité parentale sur l’utilisation civique et responsable dudit service et les risques juridiques encourus en cas de diffusion par le mineur de contenus haineux, à l’occasion du recueil des consentements mentionnés au deuxième alinéa de l’article 45 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés ;

« 9° (Supprimé)

« 10° Ils désignent un représentant légal, personne physique située sur le territoire français exerçant les fonctions d’interlocuteur référent pour l’application de l’article 6‑2 de la présente loi et du présent article. Ce représentant légal est chargé de recevoir les demandes de l’autorité judiciaire en vertu de l’article 6 de la présente loi et les demandes du Conseil supérieur de l’audiovisuel en vertu de l’article 17‑3 de la loi n° 86‑1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication ;

« 11° Ils formulent en termes précis, aisément compréhensibles, objectifs et non discriminatoires les conditions générales d’utilisation du service qu’ils mettent à la disposition du public lorsqu’elles sont relatives aux contenus mentionnés au I de l’article 6‑2 de la présente loi ;

« 12° (nouveau) Ils mettent en place les moyens nécessaires à la suppression des comptes de leurs utilisateurs ayant fait l’objet d’un nombre de notifications par plusieurs personnes faisant apparaître, au vu de ce faisceau d’indices, une contravention sérieuse aux infractions mentionnées au troisième alinéa du 7 du I de l’article 6 de la présente loi et aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Cette suppression peut être contestée par l’utilisateur dans les conditions prévues au 5° du présent article. Elle intervient sans préjudice de leurs obligations relatives à la conservation des données associées à ces comptes pour les besoins de la recherche, de la constatation et de la poursuite des infractions pénales. »

Article 3 bis

Au premier alinéa des 1 et 2 du VI de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée, le montant : « 75 000 Euros » est remplacé par le montant : « 250 000 euros ».

Chapitre III

Rôle du Conseil supérieur de l’audiovisuel dans la lutte contre les contenus haineux en ligne

Article 4

I. – Après l’article 17‑2 de la loi n° 86‑1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, il est inséré un article 17‑3 ainsi rédigé :

« Art. 173. – I. – Le Conseil supérieur de l’audiovisuel veille au respect des dispositions des articles 6‑2 et 6‑3 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique par les opérateurs mentionnés à l’article 6‑2 de la même loi.

« À ce titre, il adresse aux opérateurs mentionnés au même article 6‑2 des recommandations visant à assurer le respect des dispositions mentionnées au premier alinéa du présent I.

« Il s’assure du suivi des obligations reposant sur ces opérateurs.

« Il publie chaque année un bilan de l’application de ces dispositions par les opérateurs de plateforme en ligne et de leur effectivité.

« Il recueille auprès des opérateurs mentionnés à l’article 6‑2 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée toutes les informations nécessaires au contrôle des obligations prévues à l’article 6‑3 de la même loi.

« II. – Le Conseil supérieur de l’audiovisuel peut mettre en demeure un opérateur de se conformer, dans le délai qu’il fixe, aux dispositions mentionnées au premier alinéa du I du présent article.

« Dans l’appréciation du manquement de l’opérateur, le Conseil supérieur de l’audiovisuel prend en compte le caractère insuffisant ou excessif du comportement de l’opérateur en matière de retrait des contenus portés à sa connaissance ou qu’il constate de sa propre initiative.

« Lorsque l’opérateur faisant l’objet de la mise en demeure ne se conforme pas à celle‑ci, le Conseil supérieur de l’audiovisuel peut, dans les conditions prévues à l’article 42‑7, prononcer une sanction pécuniaire dont le montant doit prendre en considération la gravité des manquements ainsi que, le cas échéant, leur caractère réitéré, sans pouvoir excéder 20 millions d’euros ou, s’agissant d’une entreprise, 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial total de l’exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu.

« Le Conseil supérieur de l’audiovisuel peut rendre publiques les mises en demeure et sanctions qu’il prononce. Il détermine dans sa décision les modalités de cette publication, qui sont proportionnées à la gravité du manquement. Il peut également ordonner leur insertion dans des publications, journaux et supports qu’il désigne, aux frais des opérateurs faisant l’objet de la mise en demeure ou de la sanction.

« Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l’État étrangères à l’impôt et au domaine.

« III. – Le Conseil supérieur de l’audiovisuel encourage les opérateurs mentionnés à l’article 6‑2 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée à mettre en œuvre :

« – des outils de coopération et de partage d’informations, dans un format ouvert et conforme à ses recommandations, dans la lutte contre les infractions mentionnées au troisième alinéa du 7 du I de l’article 6 de la même loi ;

« – des dispositifs techniques proportionnés facilitant, dans l’attente du traitement de la notification d’un contenu illicite, la désactivation ou la limitation temporaire des fonctionnalités qui permettent de multiplier ou d’accélérer l’exposition du public à ce contenu, et notamment les possibilités de partage, d’interaction, ou d’envoi de messages liés à ce dernier ;

« – des standards techniques communs d’interopérabilité entre services de communication au public en ligne, conformes à l’état de l’art, documentés et stables, afin de favoriser le libre choix des utilisateurs entre différentes plateformes. »

bis A. – Le 1° de l’article 19 de la loi n° 86‑1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« – auprès des opérateurs mentionnés à l’article 6‑2 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, toutes les informations nécessaires au contrôle des obligations mentionnées à l’article 6‑3 de la même loi, y compris l’accès aux principes et méthodes de conception des algorithmes ainsi qu’aux données sur lesquels ils se basent, sans que le secret des affaires mentionné par la loi n° 2018‑670 du 30 juillet 2018 relative à la protection du secret des affaires puisse lui être opposé ; ».

bis. – (Non modifié)

ter. – Le chapitre II du titre Ier de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifié :

1° (Supprimé)

2° Le troisième alinéa de l’article 6‑1 est ainsi modifié :

a) La première phrase est ainsi modifiée :

– les mots : « la Commission nationale de l’informatique et des libertés » sont remplacés par les mots : « le Conseil supérieur de l’audiovisuel » ;

– à la fin, les mots : « dans cette commission » sont remplacés par les mots : « au Conseil » ;

b) La deuxième phrase est supprimée.

II. – (Supprimé)

Article 5

(Suppression conforme)

Chapitre IV

Amélioration de la lutte contre la diffusion de contenus haineux en ligne

Article 6

La loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifiée :

1° Au 8 du I de l’article 6, les mots : « , à défaut, à toute personne mentionnée » sont supprimés ;

2° Après l’article 6‑1, il est inséré un article 6‑4 ainsi rédigé :

« Art. 64. – Lorsqu’une décision judiciaire passée en force de chose jugée a ordonné toute mesure propre à empêcher l’accès à un service de communication au public en ligne dont le contenu relève des infractions prévues au I de l’article 6‑2, l’autorité administrative, saisie le cas échéant par toute personne intéressée, peut demander aux personnes mentionnées au 1 du I de l’article 6, et pour une durée ne pouvant excéder celle restant à courir pour les mesures ordonnées par celle‑ci, d’empêcher l’accès à tout service de communication au public en ligne reprenant le contenu du service visé par ladite décision en totalité ou de manière substantielle.

« Dans les mêmes conditions, l’autorité administrative peut également demander à tout exploitant de moteur de recherche, annuaire ou autre service de référencement de faire cesser le référencement des adresses électroniques donnant accès à ces services de communication au public en ligne.

« Lorsqu’il n’est pas procédé au blocage ou au déréférencement desdits services en application des deux premiers alinéas du présent article, l’autorité judiciaire peut être saisie, en référé ou sur requête pour ordonner toute mesure destinée à faire cesser l’accès aux contenus de ces services. »

Article 6 bis aa (nouveau)

Les annonceurs publient en ligne et tiennent à jour au minimum mensuellement les informations relatives aux emplacements de diffusion de leurs annonces qui leur sont communiquées par les vendeurs d’espace publicitaire sur internet en application de l’article 23 de la loi n° 93‑122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques.

Le fait de ne pas respecter l’obligation définie au premier alinéa du présent article est puni de la peine prévue au 1° de l’article 25 de la loi n° 93‑122 du 29 janvier 1993 précitée et dans les conditions prévues au même article 25.

Chapitre IV bis

Renforcement de l’efficacité de la réponse pénale à l’égard des auteurs de contenus haineux en ligne

Article 6 bis a

Après l’article 15‑3‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un article 15‑3‑3 ainsi rédigé :

« Art. 1533. – Un tribunal de grande instance désigné par décret exerce une compétence concurrente à celle qui résulte de l’application des articles 43, 52 et 382 du présent code pour l’enquête, la poursuite, l’instruction et le jugement des délits prévus au 6° du III de l’article 222‑33 du code pénal, lorsqu’ils sont commis avec la circonstance aggravante prévue à l’article 132‑76 du même code, et au 4° de l’article 222‑33‑2‑2 dudit code, lorsqu’ils sont commis avec la circonstance aggravante prévue à l’article 132‑76 ou 132‑77 du même code, lorsqu’ils ont fait l’objet d’une plainte adressée par voie électronique en application de l’article 15‑3‑1 du présent code. »

Article 6 bis b

I. – (Non modifié)

II. – L’article 132‑45 du code pénal, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2019‑222 du 23 mars 2019 de programmation 2018‑2022 et de réforme pour la justice, est complété par un 26° ainsi rédigé :

« 26° L’interdiction d’adresser des messages à la victime, de façon directe ou indirecte, par tout moyen, y compris par voie électronique. »

III. – (Non modifié)

Article 6 bis c

Chapitre IV ter

Prévention de la diffusion de contenus haineux en ligne

Article 6 bis

(Conforme)

Article 6 ter a (nouveau)

À la dernière phrase de l’article L. 121‑1 du code de l’éducation, après la première occurrence du mot : « violences », sont insérés les mots : « , y compris en ligne, ».

Article 6 ter

À la deuxième phrase de l’antépénultième alinéa de l’article L. 721‑2 du code de l’éducation, après le mot : « information », sont insérés les mots : « , à la lutte contre la diffusion de contenus haineux ».

Chapitre V

Dispositions finales

Article 7

Un observatoire des contenus illicites en ligne assure le suivi et l’analyse de l’évolution des contenus illicites et en particulier ceux mentionnés au troisième alinéa du 7 du I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée.

Il associe les opérateurs, associations, administrations et chercheurs concernés par la lutte et la prévention contre ces infractions, et prend en compte la diversité des publics, notamment les mineurs.

Il est placé auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel qui en assure le secrétariat.

Ses missions et sa composition sont précisées par décret pris après avis du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Cet observatoire assure un travail de liaison et de coordination avec le dispositif national de signalement des contenus illicites de l’internet mis en œuvre par la plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements placée au sein de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication de la direction centrale de la police judiciaire.

Article 7 bis (nouveau)

Le I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa du 2, après les mots : « leur caractère », il est inséré le mot : « manifestement » ;

2° Au premier alinéa du 3, les mots : « de l’activité ou de l’information illicites » sont remplacés par les mots : « du caractère manifestement illicite de l’activité ou de l’information ».

Article 8

(Suppression conforme)

Article 9

Les articles 2 et 3 et les I, I bis A et I bis de l’article 4 entrent en vigueur le 1er juillet 2020. Le I ter de l’article 4 entre en vigueur le 1er janvier 2021.

Article 10

I. – Le code de l’éducation est ainsi modifié :

1° L’article L. 371‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, la référence : « L. 312‑9, » est supprimée ;

b) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 312‑9 est applicable dans sa rédaction résultant de la loi n°       du       visant à lutter contre les contenus haineux sur internet. » ;

2° À la fin du troisième alinéa des articles L. 771‑1, L. 773‑1 et L. 774‑1, la référence : « loi n° 2018‑1202 du 22 décembre 2018 relative à la lutte contre la manipulation de l’information » est remplacée par la référence : « loi n°       du       visant à lutter contre les contenus haineux sur internet ».

II et III. – (Non modifiés)

Délibéré en séance publique, à Paris, le 17 décembre 2019.

Le Président,

Signé : Gérard LARCHER

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