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Historique


28 mars 2023 21:35 : Examen du texte

6 avr. 2023 21:30 : Discussion
📜Proposition de loi visant à interdire les vols en jets privés
Julien Bayou
16 févr. 2023

🖋️Amendements examinés : 71%
16 Adoptés25 En attente4 Irrecevables
4 Rejetés
20 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Alexandra Masson
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Antoine Vermorel-Marques
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Damien Adam
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Alexandra Masson
29 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Emmanuelle Ménard
31 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Véronique Louwagie
31 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Antoine Vermorel-Marques
31 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Nicolas Dragon
2 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Anne-Laure Blin
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Damien Adam
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
David Taupiac
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Antoine Villedieu
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Alexandra Masson
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Julien Bayou
4 avr. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le livre IV de la sixième partie du code des transports est complété par un article L. 6400‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 6400‑4. – Sont interdits les services de transport aérien non réguliers de passagers ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale, au sens de l’article 3 du règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une Agence européenne de la sécurité aérienne, et abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) n° 1592/2002 et la directive 2004/36/CE,, concernant tous les vols opérés à l’intérieur du territoire français dont le trajet est également assuré sur le réseau ferré national sans correspondance et par plusieurs liaisons quotidiennes d’une durée inférieure à quatre heures.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du premier alinéa du présent article, notamment les caractéristiques des liaisons ferroviaires concernées, qui doivent assurer un service suffisant, et les modalités selon lesquelles il peut être dérogé à cette interdiction lorsque les services aériens concernés peuvent être regardés comme assurant un transport aérien décarboné. Il précise les niveaux d’émissions de dioxyde de carbone par passager transporté au kilomètre que doivent atteindre les services aériens pour être considérés comme assurant un transport aérien décarboné.

« Le premier alinéa du présent article ne s’applique pas aux vols des aéronefs d’État et militaires, aux vols affectés à un service public, ainsi qu’aux vols de recherche, de sauvetage, de sécurité civile, de lutte contre les incendies, sanitaires, ou médicaux. »

🖋️Rejeté
Julien Bayou
3 avr. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le livre IV de la sixième partie du code des transports est complété par un article L. 6400‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 6400‑4. – Sont interdits les services de transport aérien non réguliers de passagers ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale, au sens de l’article 3 du règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une Agence européenne de la sécurité aérienne, et abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) n° 1592/2002 et la directive 2004/36/CE, concernant tous les vols opérés à l’intérieur du territoire français dont le trajet est également assuré sur le réseau ferré national ou par des services réguliers de transport aérien public de passagers sans correspondance et par plusieurs liaisons quotidiennes d’une durée inférieure à deux heures trente.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application, notamment les caractéristiques des liaisons ferroviaires et aériennes concernées, qui doivent assurer un service suffisant, et les modalités selon lesquelles il peut être dérogé à cette interdiction lorsque les services aériens concernés peuvent être regardés comme assurant un transport aérien décarboné. Il précise les niveaux d’émissions de dioxyde de carbone par passager transporté au kilomètre que doivent atteindre les services aériens pour être considérés comme assurant un transport aérien décarboné.

« Le premier alinéa du présent article ne s’applique pas aux vols des aéronefs d’État et militaires, aux vols affectés à un service public, ainsi qu’aux vols de recherche, de sauvetage, de sécurité civile, de lutte contre les incendies, sanitaires ou médicaux. »

🖋️Rejeté
Gérard Leseul
3 avr. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le livre IV de la sixième partie du code des transports est complété par un article L. 6400‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 6400-4. – Sont interdits, au sens de l’article 3 du règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une Agence européenne de la sécurité, et abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) n° 1592/2002 et la directive 2004/36/CE, les services de transport aérien non réguliers de passagers ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale concernant toutes les liaisons aériennes à l’intérieur du territoire français dont le trajet est également assuré sur le réseau ferré national sans correspondance et par plusieurs liaisons quotidiennes d’une durée inférieure à deux heures trente. »

🖋️Rejeté
Julien Bayou
3 avr. 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le livre IV de la sixième partie du code des transports est complété par un article L. 6400‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 6400‑4. – Sont interdits les services de transport aérien non réguliers de passagers ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale, au sens de l’article 3 du règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une Agence européenne de la sécurité aérienne, et abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) n° 1592/2002 et la directive 2004/36/CE, concernant tous les vols opérés à l’intérieur du territoire français dont le trajet est également assuré sur le réseau ferré national sans correspondance et par plusieurs liaisons quotidiennes d’une durée inférieure à deux heures trente.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du premier alinéa du présent article, notamment les caractéristiques des liaisons ferroviaires concernées, qui doivent assurer un service suffisant, et les modalités selon lesquelles il peut être dérogé à cette interdiction lorsque les services aériens concernés assurent majoritairement le transport de passagers en correspondance ou peuvent être regardés comme assurant un transport aérien décarboné. Il précise les niveaux d’émissions de dioxyde de carbone par passager transporté au kilomètre que doivent atteindre les services aériens pour être considérés comme assurant un transport aérien décarboné.

« Le premier alinéa du présent article ne s’applique pas aux vols des aéronefs d’État et militaires, aux vols affectés à un service public, ainsi qu’aux vols de recherche, de sauvetage, de sécurité civile, de lutte contre les incendies, sanitaires ou médicaux. »

🖋️Tombé
Julien Bayou
27 mars 2023

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« exécutés par ».

🖋️Tombé
Nicolas Ray
29 mars 2023

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le livre IV de la sixième partie du code des transports est complété par un titre V ainsi rédigé :

« Titre V 

« Taxes 

« Art. L. 6451‑1. – Les services non réguliers de transport aérien de moins de soixante passagers, au départ, à destination ou à l’intérieur du territoire métropolitain français, sont soumis à une taxe.

« Art. L. 6451‑2. – I. – 1° La taxe mentionnée à l’article L. 6433‑4. est due par le transporteur aérien public mentionné à l’article L. 6412‑2 dans le cas d’un service de transport aérien faisant l’objet d’une exploitation commerciale. Pour les services de transport aérien ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale, la taxe est due par le propriétaire de l’aéronef.

« 2° L’assiette de la taxe due est constituée par le temps de vol, c’est à dire par le temps qui s’écoule entre l’heure à laquelle l’aéronef quitte son lieu de stationnement en vue de décoller et celle à laquelle il s’arrête au lieu de stationnement désigné, une fois que tous les moteurs sont éteints.

« 3° Le taux horaire de la taxe est fonction de la catégorie de l’aéronef soumis à la taxe.

« Les catégories d’aéronefs sont déterminées par décret en Conseil d’État en fonction d’un ou plusieurs des critères suivants : la masse maximale au décollage, le nombre de passagers autorisés, le type de motorisation. 

« Le taux est modulé en fonction de la part de carburant durable d’aviation incorporé dans le total de carburant consommé.

« 4° Le taux horaire est compris entre 50 € et 250 € par heure de vol.

« 5° Le taux horaire de la taxe et les modulations qui lui sont appliquées sont déterminés chaque année par un arrêté conjoint des ministres chargés des transports et du budget.

« 6° Le produit annuel de la taxe est affecté à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France mentionné à l’article R. 1512‑12 du présent code.

« II. – Par dérogation au I, sont exemptés de la taxe : 

« 1° Les vols exécutés par des aéronefs d’État et militaires ou affectés à un service public ;

« 2° Les vols de recherche, de sauvetage, de sécurité civile, et de lutte contre les incendies ;

« 3° Les vols sanitaires et médicaux ;

« 4° Les vols de travail aérien dont la liste est précisée par décret ;

« 5° Les vols d’instruction réalisés au sein d’un centre de formation ;

« 6° Les vols de contrôle et de maintenance ou réalisés en vue d’obtenir une approbation ou un maintien de navigabilité ;

« 7° Les vols réalisés dans le cadre des activités d’un aéroclub ;

« 8° Les vols exécutés sur des aéronefs dont au moins un des pilotes aux commandes est propriétaire ou co-propriétaire de l’appareil ;

« 9° Les vols de convoyage effectués dans le cadre d’une acquisition d’aéronef ou à des fins de maintenance. »

🖋️Tombé
Hubert Ott
3 avr. 2023

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« au départ, à destination ou »

les mots :

« pour les trajets de moins de 300 kilomètres ».

🖋️Tombé
Julien Bayou
3 avr. 2023

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« exécutés par ».

🖋️Tombé
Julien Bayou
3 avr. 2023

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« et »,

le mot :

« ou ».

🖋️Tombé
Julien Bayou
3 avr. 2023

I. – À l’alinéa 3, après le mot :

« militaires, »,

insérer les mots :

« aux vols ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« public, »,

insérer les mots :

« ainsi qu’aux vols ».

🖋️Tombé
Christelle D'Intorni
31 mars 2023

À la fin de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« , affectés à un service public, de recherche, de sauvetage, de sécurité civile, de lutte contre les incendies, sanitaires, médicaux, de travail aérien, d’instruction, d’essai ou réalisés dans le cadre des activités d’un aéroclub ».

 

🖋️Tombé
Nicolas Ray
29 mars 2023

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« d’essai ou »

les mots :

« de contrôle et de maintenance ou réalisés en vue d’obtenir une approbation ou un maintien de navigabilité, ainsi que ».

🖋️Tombé
Nicolas Ray
31 mars 2023

À l’alinéa 3, après le mot :

« essai »

insérer les mots :

« de convoyage effectués dans le cadre d’une acquisition de l’appareil ou à des fins de maintenance ».

🖋️Tombé
Nicolas Ray
29 mars 2023

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« , ainsi qu’aux vols exécutés sur des aéronefs dont au moins un des pilotes aux commandes est propriétaire ou co-propriétaire de l’appareil ».

🖋️Tombé
Antoine Vermorel-Marques
3 avr. 2023

I. – Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« ainsi qu’aux services de transports utilisant un pourcentage de biocarburant, comme défini à l’article R. 281‑1 du code de l’énergie ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante : 

« Le pourcentage prévoyant cette exclusion est fixé par décret. »

🖋️Tombé
Christine Arrighi
3 avr. 2023

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« L’interdiction mentionnée au premier alinéa ne s’applique pas aux vols d’aéronefs à moteur électrique ou à hydrogène, ainsi qu’aux vols utilisant une part minimale de 30 % de carburants durables d’aviation, à l’exclusion des carburants produits à partir de cultures destinées à l’alimentation humaine ou animale et de cultures intermédiaires. »

🖋️Tombé
Jorys Bovet
24 mars 2023

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« d’État et militaires, ».

🖋️Tombé
Julien Bayou
27 mars 2023

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« et »,

le mot :

« ou ».

🖋️Tombé
Christelle D'Intorni
24 mars 2023

À l’alinéa 3, après le mot :

« militaires »,

supprimer la fin de l’alinéa 3.

🖋️Tombé
Julien Bayou
27 mars 2023

I. – À l’alinéa 3, après le mot :

« militaires, »,

insérer les mots :

« aux vols ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« public, »,

insérer les mots :

« ainsi qu’aux vols ».


Article 2
🖋️Adopté
Alexandra Masson
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Laurent Esquenet-Goxes
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Antoine Vermorel-Marques
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Damien Adam
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Alexandra Masson
29 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Emmanuelle Ménard
31 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Véronique Louwagie
31 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Antoine Vermorel-Marques
31 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Anne-Laure Blin
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Damien Adam
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
David Taupiac
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Antoine Villedieu
3 avr. 2023

Supprimer cet article.

🖋️En attente
Julien Bayou
3 avr. 2023

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« ou affectés à un service public ».

🖋️En attente
Nicolas Ray
29 mars 2023

I. – Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et des vols effectués sur des aéronefs destinés uniquement au transport de marchandises ».

II. – En conséquence, après le même alinéa, insérer l’alinéa suivant :

« Par dérogation au premier alinéa, le transport de fret urgent ou de biens sensibles par le biais d’aéronefs dont l’usage n’est pas exclusivement réservé au transport de marchandises peut être autorisé par l’autorité administrative. »

🖋️En attente
Christine Arrighi
3 avr. 2023

 

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« , des vols d’aéronefs à moteur électrique ou à hydrogène, ainsi que des vols utilisant une part minimale de 30 % de carburants durables d’aviation, à l’exclusion des carburants produits à partir de cultures destinées à l’alimentation humaine ou animale et de cultures intermédiaires ».

🖋️En attente
Nicolas Ray
31 mars 2023

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et des vols de convoyage effectués dans le cadre d’une acquisition de l’appareil ou à des fins de maintenance. »

🖋️En attente
Nicolas Ray
29 mars 2023

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et des vols affrétés par les pouvoirs publics ».

🖋️En attente
Nicolas Ray
29 mars 2023

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« , ainsi que des vols de contrôle et de maintenance, ou réalisés en vue d’obtenir une approbation ou un maintien de navigabilité ».

🖋️En attente
Julien Bayou
3 avr. 2023

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« son entrée en vigueur »,

les mots :

« la promulgation de la présente loi ».

🖋️En attente
Rodrigo Arenas
31 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre II du livre IV du code des impositions sur les biens et services est complété par une section 5 ainsi rédigée :

« Section 5

« Contribution minimale pour les trajets effectués en jets privés

« Art. L. 422‑58. – Il est institué au profit de l’État une taxe dénommée contribution minimale pour les trajets effectués en jets privés.

« Art. L. 422‑59. – La contribution minimale pour les trajets effectués en jets privés est due :

« 1° Pour les services de transport aérien non réguliers de passagers ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale au sens de l’article 3 du règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une Agence européenne de la sécurité aérienne, et abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) n° 1592/2002 et la directive 2004/36/CE. Les vols exécutés par des aéronefs d’État et militaires, affectés à un service public, de recherche, de sauvetage, de sécurité civile, de lutte contre les incendies, sanitaires, médicaux, de travail aérien, d’instruction, d’essai ou réalisés dans le cadre des activités d’un aéroclub ne sont pas concernés par cette contribution.

« 2° Pour les services non réguliers de transport aérien public de moins de soixante passagers concernant les liaisons aériennes au départ, à destination ou à l’intérieur du territoire métropolitain français, à l’exception des vols sanitaires et médicaux.

« Art. L. 422‑60. – Le montant de la contribution minimale pour les trajets effectués en jets privés est de 10 000 euros par heure de vol. La contribution est versée dans son intégralité pour toute heure de vol commencée même non achevée.

« À compter de 2024, ce tarif est indexé sur l’inflation dans les conditions prévues par la sous-section 2 de la section 1 du présent chapitre.

« Art. L. 422‑61. – Les règles relatives au contrôle, au recouvrement et au contentieux de la contribution minimale pour les trajets effectués en jets privés sont déterminées par les dispositions du titre VIII du livre premier du présent code. »

🖋️En attente
François Ruffin
31 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le II de l’article L. 6412‑3 du code des transports est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

a) Les mots : « sans correspondance et par plusieurs liaisons quotidiennes d’ » sont remplacés par le mot : « avec » ;

b) À la fin, les mots : « deux heures trente » sont remplacés par les mots : « quatre heures » ;

2° À la fin de la première phrase du second alinéa, les mots : « , notamment les caractéristiques des liaisons ferroviaires concernées, qui doivent assurer un service suffisant, et les modalités selon lesquelles il peut être dérogé à cette interdiction lorsque les services aériens assurent majoritairement le transport de passagers en correspondance ou peuvent être regardés comme assurant un transport aérien décarboné » sont supprimés. 

🖋️En attente
Julien Bayou
3 avr. 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article L. 6412‑3 du code des transports est complété par un III ainsi rédigé :

« III. – Sont interdits, sur le fondement précité au II du présent article, les services non réguliers de transport aérien public de passagers concernant tous les vols opérés à l’intérieur du territoire français dont le trajet est également assuré sur le réseau ferré national sans correspondance et par plusieurs liaisons quotidiennes d’une durée inférieure à quatre heures, à l’exception des vols sanitaires, médicaux ou affectés à un service public.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du premier alinéa du présent III, notamment les caractéristiques des liaisons ferroviaires concernées, qui doivent assurer un service suffisant, et les modalités selon lesquelles il peut être dérogé à cette interdiction lorsque les services aériens non réguliers peuvent être regardés comme assurant un transport aérien décarboné. Il précise les niveaux d’émissions de dioxyde de carbone par passager transporté au kilomètre que doivent atteindre les services aériens pour être considérés comme assurant un transport aérien décarboné. »

 

🖋️En attente
Julien Bayou
4 avr. 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

 

L’article L. 6412‑3 du code des transports est complété par un III ainsi rédigé :

« III. – Sont interdits, sur le fondement précité au II du présent article, les services non réguliers de transport aérien public de passagers concernant tous les vols opérés à l’intérieur du territoire français dont le trajet est également assuré sur le réseau ferré national ou par des services réguliers de transport aérien public de passagers sans correspondance et par plusieurs liaisons quotidiennes d’une durée inférieure à deux heures trente, à l’exception des vols sanitaires, médicaux ou affectés à un service public.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du premier alinéa du présent III, notamment les caractéristiques des liaisons ferroviaires et aériennes concernées, qui doivent assurer un service suffisant, et les modalités selon lesquelles il peut être dérogé à cette interdiction lorsque les services aériens non réguliers peuvent être regardés comme assurant un transport aérien décarboné. Il précise les niveaux d’émissions de dioxyde de carbone par passager transporté au kilomètre que doivent atteindre les services aériens pour être considérés comme assurant un transport aérien décarboné. »

 

🖋️En attente
Julien Bayou
3 avr. 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa du II de l’article L. 6412‑3 du code des transports, après le mot : « réguliers », sont insérés les mots : « et non réguliers », et, à la fin, sont ajoutés les mots : « , à l’exception des vols sanitaires, médicaux ou affectés à un service public. ».

 

🖋️En attente
Nicolas Ray
31 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le livre IV de la sixième partie du code des transports est complété par un titre V ainsi rédigé :

« Titre V 

« Taxes 

« Art. L. 6451‑1. –  Les services non réguliers de transport aérien de moins passagers de soixante passagers, au départ, à destination ou à l’intérieur du territoire métropolitain français, sont soumis à une taxe.

« Art. L. 6451‑2. – I. –1° La taxe mentionnée à l’article L. 6433‑4. est due par le transporteur aérien public mentionné à l’article L. 6412‑2 dans le cas d’un service de transport aérien faisant l’objet d’une exploitation commerciale. Pour les services de transport aérien ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale, la taxe est due par le propriétaire de l’aéronef.

« 2° L’assiette de la taxe due est constituée par le temps de vol, c’est à dire par le temps qui s’écoule entre l’heure à laquelle l’aéronef quitte son lieu de stationnement en vue de décoller et celle à laquelle il s’arrête au lieu de stationnement désigné, une fois que tous les moteurs sont éteints.

« 3° Le taux horaire de la taxe est fonction de la catégorie de l’aéronef soumis à la taxe.

« Les catégories d’aéronefs sont déterminées par décret en Conseil d’État en fonction d’un ou plusieurs des critères suivants : la masse maximale au décollage, le nombre de passagers autorisés, le type de motorisation. 

« Le taux est modulé en fonction de la part de carburant durable d’aviation incorporé dans le total de carburant consommé.

« 4° Le taux horaire est compris entre 50 € et 250 € par heure de vol.

« 5° Le taux horaire de la taxe et les modulations qui lui sont appliquées sont déterminés chaque année par un arrêté conjoint des ministres chargés des transports et du budget.

« 6° Le produit annuel de la taxe est affecté à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France mentionné à l’article R1512‑12 du présent code.

« II. – Par dérogation au I, sont exemptés de la taxe : 

« 1° Les vols exécutés par des aéronefs d’État et militaires ou affectés à un service public ;

« 2° Les vols de recherche, de sauvetage, de sécurité civile, et de lutte contre les incendies ;

« 3° Les sanitaires et médicaux ;

« 4° Les vols de travail aérien dont la liste est précisée par décret ;

« 5° Les vols d’instruction réalisés au sein d’un centre de formation ;

« 6° Les vols de contrôle et de maintenance ou réalisés en vue d’obtenir une approbation ou un maintien de navigabilité ;

« 7° Les vols réalisés dans le cadre des activités d’un aéroclub ;

« 8° Les vols exécutés sur des aéronefs dont au moins un des pilotes aux commandes est propriétaire ou copropriétaire de l’appareil ;

« 9° Les vols de convoyage effectués dans le cadre d’une acquisition d’aéronef ou à des fins de maintenance. »

🖋️En attente
Christine Arrighi
3 avr. 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Sont exclus du champ de la présente loi les vols d’aéronefs à moteur électrique ou à hydrogène, ainsi que les vols d'aéronefs utilisant une part minimale de 30 % de carburants durables d’aviation, à l'exclusion des carburants produits à partir de cultures destinées à l’alimentation humaine ou animale et de cultures intermédiaires.

Un décret en Conseil d’État précise la liste des carburants visés au premier alinéa.

🖋️En attente
Hélène Laporte
30 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’importance du secteur industriel de l’aviation d’affaires en France en terme d’emplois et de retombées économiques.

🖋️En attente
Rodrigo Arenas
31 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les impacts environnementaux du secteur des jets privés. Ce rapport porte une attention particulière aux inégalités environnementales et à l'impact démesuré des ultra-riches, alors que des efforts de sobriété sont demandés à tous les Français et Françaises.

🖋️En attente
Anne-Laure Blin
3 avr. 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la transition énergétique dans le secteur de l’aviation d’affaires. Ce rapport examinera les possibilités de substituer la flotte de jets privés actuelle vers des jets privés à hydrogène, mais également faire usage de carburant durable d’aviation et de toutes autres initiatives permettant de réduire l’empreinte carbone de ce secteur important pour notre économie.

🖋️Irrecevable
Alexandra Masson
24 mars 2023

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Irrecevable
Antoine Vermorel-Marques
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article L. 312‑35 du code des impositions sur les biens et services est ainsi modifié :

1° À la quatrième ligne de la seconde colonne du tableau, le montant : « 76,826 » est remplacé par le montant « 96,032 ».

2° Le présent 1° s’applique à compter du 1er janvier 2023.

🖋️Irrecevable
Antoine Vermorel-Marques
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport évaluant l’évolution de l’utilisation des biocarburants dans le secteur des services de transport aérien non réguliers de passagers ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale, plus communément appelés jets privés.

🖋️Tombé
Julien Bayou
27 mars 2023

Compléter l’alinéa 2 par les mots suivants :

« ou affectés à un service public ».

🖋️Tombé
Gérard Leseul
24 mars 2023

Compléter l’alinéa 2 par les mots suivants :

« et de toute situation exceptionnelle nécessitant un rapatriement d’urgence ».

🖋️Tombé
Gérard Leseul
24 mars 2023

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« de l’interdiction prévue au III »,

les mots :

« des interdictions prévues aux II et III ».

II. – Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Pour le II, le rapport détaille notamment les résultats en matière de réduction des émissions de carbone et de report modal vers le train. »

🖋️Tombé
Julien Bayou
27 mars 2023

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« son entrée en vigueur »,

les mots :

« la promulgation de la présente loi ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 8min.

Mesdames, Messieurs,

Les caprices d’une poignée de privilégié‑es n’auront jamais autant pollué.

Alors que la lutte contre le changement climatique et ses effets néfastes est incontestablement le plus grand défi auquel nous sommes confronté‑es, les dérives de quelques ultra‑riches ruinent nos chances de gagner la bataille climatique et condamnent les efforts et l’avenir des Français‑es. Se déplacer avec un avion personnel est l’un des symboles de ces dérives.

Mettre un terme à cette pratique en interdisant les vols en jets privés est une mesure aussi immédiate qu’efficace : elle produirait des effets importants sur l’environnement tout en affectant peu de gens.

Tel est l’objet de cette proposition de loi.

Lutter contre le changement climatique

Les transports sont le premier secteur émetteur d’émissions de gaz à effet de serre en France et représentent 30 % des émissions nationales ([1]). Au sein des transports, le secteur aérien est responsable de 24 millions de tonnes de CO2 selon une étude de l’ADEME ([2]), soit l’équivalent de 5,3 % des émissions totales de la France en 2019. L’impact environnemental n’a de cesse de s’aggraver, avec des émissions qui ont bondi de 85 % entre 1990 et 2019 ([3]) et qui continueront de suivre une courbe exponentielle si aucune mesure n’est prise. L’aérien exerce ainsi une pression toujours plus forte sur notre environnement et notre biodiversité.

Les émissions de CO2 sont d’autant plus aggravées par l’aviation privée, en hausse lors de la pandémie de la covid‑19 et qui ne montre aucun signe de ralentissement. Un rapport de l’ONG Transport & Environnement démontre que les jets privés sont 5 à 14 fois plus polluants que les avions commerciaux (par passager), notamment parce qu’ils sont deux fois plus susceptibles d’être utilisés pour des trajets très courts, sur des distances où les avions sont les moins efficaces, augmentant ainsi l’impact climatique ([4]). Le constat est d’autant plus amer lorsque les opérateurs admettent qu’une part importante des vols sont à vide : de 25 % à 40 % des vols selon les destinations.

Une politique climatique ambitieuse passe ainsi nécessairement par davantage de réglementation de l’aérien afin d’inverser une tendance climaticide inquiétante. Au‑delà du mirage du carburant soi‑disant vert, la régulation du trafic reste la mesure la plus efficace pour réduire rapidement les émissions du secteur.

Associer les ultrasriches à l’effort de transition

Répondre au défi climatique nécessite d’instaurer des solutions écologistes combinant tant l’efficacité environnementale que la justice sociale, ce qui signifie que les efforts doivent être en premier lieu consentis par celles et ceux responsables de la majorité des émissions de gaz à effet de serre. Les statistiques sont implacables : 1 % de la population mondiale est ainsi responsable de 50 % de ces émissions de l’aviation ([5]). Une petite minorité engendre une part démesurée de la pollution puisque prendre l’avion est d’abord l’apanage des classes les plus aisées. 40 % des Français‑es n’ont jamais pris l’avion ([6]). Pourtant trop souvent, c’est à elles et eux que les efforts sont demandés. Comment consentir à ces transitions quand une poignée continue de gaspiller et de consommer sans limite ?

Les ultra‑riches ont une utilisation insoutenable de l’avion. En dehors des services réguliers des lignes commerciales, elles et ils détiennent un jet privé ou font appel à des services de compagnies de location de jets privés. Ce phénomène a récemment été mis en lumière par les comptes twitter de “flight tracking” permettant de suivre les mouvements des plus grandes fortunes. Le compte “I fly Bernard” a ainsi révélé un vol record de dix minutes entre Londres Ouest et Londres Est ou de multiples allers‑retours à Venise lors d’une seule et même journée. Ces comportements ont choqué, à juste titre, les Français‑es. Ils sont révélateurs d’une forme de sécession des plus riches : vivant peut‑être sur la même planète que l’ensemble de la population mais n’étant clairement plus dans le même monde. Ces multimillionnaires seront d’ailleurs les premièr‑es à pouvoir échapper aux conséquences du réchauffement du climat, provoquées en grande partie par leurs comportements et la démesure de leurs moyens financiers.

L’ampleur de la contestation du phénomène - par les actions d’activistes du climat dans les aéroports, par la multiplication des comptes twitter ou des articles de presse sur le sujet - doit interroger les politiques sur l’acceptabilité sociale des mesures. Il est clair que la majorité de la population ne peut consentir aux efforts demandés si une minorité de privilégié‑es continue ses dérives climaticides.

Interdire les vols en jets privés

D’un côté les caprices de quelqu’un‑es. De l’autre le réchauffement climatique qui conduit inexorablement à la multiplication des catastrophes naturelles extrêmes (incendies, crues incontrôlables, tempêtes) sur l’ensemble de la population. D’un côté la masse des terrien‑nes. De l’autre les hors‑sol, les destructeurs‑rices déconnecté‑es de toute réalité. L’été 2022 a été un tournant dans la prise de conscience du dérèglement climatique et de son caractère profondément inégalitaire.

Cette proposition de loi pose ainsi une mesure simple et évidente : interdire les vols en jets privés. Ce petit effort demandé à celles et ceux qui font aujourd’hui sécession et multiplient les vols “caprice” permet de légitimer et rendre socialement plus acceptables les politiques publiques de transition climatique de plus grande portée, que nous devons urgemment engager. Au‑delà du climat, il est aussi question de justice.

Cette interdiction concerne plus précisément les vols commerciaux non réguliers de transport aérien public de passagers ainsi que les vols non commerciaux de passagers. La notion de vols “en jets privés” ne correspondant à aucune définition juridique au sens strict, nous recensons deux types de situations ([7]) :

– les vols commerciaux non réguliers, dans la mesure où les utilisateurs‑rices paient une prestation de transport à la demande pour que l’appareil soit privatisé. La compagnie aérienne proposant ce type de services dispose d’un certificat et d’une licence de transporteur public. La base juridique utilisée sera le Règlement européen (CE) n° 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil du 24 septembre 2008 établissant des règles communes pour l’exploitation de services aériens dans la Communauté. L’article 20 du Règlement dispose qu’en cas de problèmes graves en matière d’environnement, l’État peut limiter ou refuser l’exercice des droits de trafic. La France s’est prévalue de ce même article pour fermer certaines lignes aériennes régulières en cas d’alternative en train, à la suite de l’adoption de l’article 145 de la loi n° 2021‑1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. Cette interdiction s’applique en‑deçà d’un seuil de soixante passagers. Les données recueillies sur les types d’appareils utilisés montrent en effet que la plupart des jets privés sont des avions de petite capacité. De plus, le seuil de soixante passagers permet de maintenir certains vols tels que ceux affrétés par une agence de voyage.

– les vols non‑commerciaux lorsque l’avion est la propriété d’une personne ou d’une entreprise et qui ne donnent lieu à aucune rémunération de la part du passager. Le droit de l’UE définit l’exploitation commerciale des aéronefs comme “une exploitation contre rémunération ou à tout autre titre onéreux” à l’article 3 du Règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une Agence européenne de la sécurité aérienne, et abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) n° 1592/2002 et la directive 2004/36/CE. Les vols non‑commerciaux sont donc considérés comme ceux ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale au sens de l’article 3 du Règlement européen précité.

Cette proposition de loi s’inscrit pleinement dans la visée de justice climatique, en plein essor tant en droit européen qu’en droit interne, et poursuit l’intérêt général et le bénéfice de toutes et tous. Elle s’inscrit dans une réflexion globale de l’organisation même des transports en France et en Europe : il est désormais indispensable de réfléchir à une nouvelle dialectique entre la mobilité et l’environnement. La protection de l’environnement, le droit à un air sain ou le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé sont des principes protégés par le Traité de Fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), la Charte des droits fondamentaux de l’UE, la Constitution et la Charte de l’environnement ainsi que par la jurisprudence tant des juridictions européennes que françaises. Dans ce cadre, le Conseil constitutionnel a consacré en 2020 la protection de l’environnement, patrimoine commun des êtres humains, en “objectif à valeur constitutionnelle” (décision n° 2019‑823 QPC) ([8]). Ces principes doivent être supérieurs au profit et au confort de quelqu’un‑es.

Cette proposition de loi s’appuie également sur un principe clair de justice sociale qui doit toujours guider les législateurs, en particulier dans un contexte actuel de défiance politique. Selon le principe du droit international de responsabilités communes mais différenciées, les plus riches doivent participer à la lutte contre le changement climatique à hauteur des pollutions qu’ils génèrent.

L’article 1er prévoit l’interdiction des services de transport aérien non réguliers de passagers ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale. Des exceptions permettent à certains vols d’intérêt général de continuer à être opérés, tels que les vols médicaux, de sauvetage ou de sécurité civile ainsi que les activités des aéroclubs.

L’article 2 prévoit l’interdiction des services non réguliers de transport aérien public de passagers sur le fondement de l’article 20 du Règlement (CE) n° 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil du 24 septembre 2008. L’interdiction concerne uniquement les vols dont le nombre de passagers est inférieur à soixante.

En raison des spécificités géographiques et topographiques des départements et régions d’outre‑mer, des collectivités d’outre‑mer, de la Nouvelle‑Calédonie ainsi que des Terres australes et antarctiques françaises, les dispositions de cette proposition de loi ne s’appliqueront qu’au territoire métropolitain. Un possible changement de législation devra nécessairement être précédé d’une concertation préalable avec les élu‑es des territoires concernés.

Enfin, il est prévu qu’une évaluation des dispositifs soit réalisée trois ans à compter de l’entrée en vigueur de la loi.

Article 1

I. – Le livre IV de la sixième partie du code des transports est complété par un article L. 6400‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 64004. – Sont interdits, au départ, à destination ou à l’intérieur du territoire métropolitain français, les services de transport aérien non réguliers de passagers ne faisant pas l’objet d’une exploitation commerciale au sens de l’article 3 du règlement (CE) n° 216/2008 du Parlement européen et du Conseil du 20 février 2008 concernant des règles communes dans le domaine de l’aviation civile et instituant une Agence européenne de la sécurité aérienne, et abrogeant la directive 91/670/CEE du Conseil, le règlement (CE) n° 1592/2002 et la directive 2004/36/CE.

« Le premier alinéa du présent article ne s’applique pas aux vols exécutés par des aéronefs d’État et militaires, affectés à un service public, de recherche, de sauvetage, de sécurité civile, de lutte contre les incendies, sanitaires, médicaux, de travail aérien, d’instruction, d’essai ou réalisés dans le cadre des activités d’un aéroclub. »

II. – Le I entre en vigueur le 1er janvier suivant la promulgation de la présente loi.

III. – Le Gouvernement remet un rapport évaluant l’impact de l’interdiction prévue à l’article L. 6400‑4 du code des transports, dans sa rédaction résultant du I du présent article, dans un délai de trois ans à compter de son entrée en vigueur.

Article 2

I. – L’article L. 6412‑3 du code des transports est complété par un III ainsi rédigé :

« III. – Sont interdits sur le fondement de l’article 20 du règlement (CE) n° 1008/2008 du Parlement européen et du Conseil du 24 septembre 2008 établissant des règles communes pour l’exploitation de services aériens dans la Communauté, les services non réguliers de transport aérien public de moins de soixante passagers concernant les liaisons aériennes au départ, à destination ou à l’intérieur du territoire métropolitain français, à l’exception des vols sanitaires et médicaux. »

II. – Le Gouvernement remet un rapport évaluant l’impact de l’interdiction prévue au III de l’article L. 6412‑3 du code des transports, dans sa rédaction résultant du I du présent article, dans un délai de trois ans à compter de son entrée en vigueur.

([1])  Rapport annuel 2022 du Haut Conseil pour le climat. Dépasser les constats, mettre en œuvre les solutions

([2])  I Care Environment 2022. Élaboration de scénarios de transition écologique du secteur aérien. 190 pages. Cet ouvrage est disponible en ligne : https://librairie.ademe.fr

([3])  Idem

([4])  Rapport de Transport & Environment (2021). Private jets: can the super rich supercharge zero-emission aviation? Le rapport est disponible en ligne : Transport & Environment - Campaigning for cleaner transport in Europe (transportenvironment.org)

([5])  I Care Environment 2022. Élaboration de scénarios de transition écologique du secteur aérien. 190 pages. Cet ouvrage est disponible en ligne : https://librairie.ademe.fr

([6])  Rapport The Shift Project. Pouvoir voler en 2050 : quelle aviation dans un monde contraint ? Le rapport est disponible en ligne : Pouvoir voler en 2050 ? Nouveau rapport du Shift sur l'avenir de l'aérien (theshiftproject.org)

([7])  Conformément aux réponses apportées par la Direction Général de l’Aviation civile (DGAC) aux rapporteures spéciales de la mission sur les transports du Projet de loi de Finances 2023 Arrighi et Sas.

([8])  Cons. const. 31 janv. 2020, Union des industries de la protection des plantes, n° 2019-823 QPC.

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