À Annick Girardin,
Ministère de la fonction publique, 🧭Gouvernement Valls 2
M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social sur la question de la cessation anticipée de l'activité pour les personnes ayant été, dans le cadre de leur profession, exposées à l'amiante. L'article 41 de la loi du 23 décembre 1998 de financement de la sécurité sociale pour l'année 1999, dont la version en vigueur a été modifiée en décembre 2012, prévoit que les « salariés et anciens salariés des établissements de fabrication de matériaux contenant de l'amiante, des établissements de flocage et de calorifugeage à l'amiante ou de construction et de réparation navales » peuvent bénéficier d'une cessation anticipée d'activité dans le cas où ils travaillent ou ont travaillé « dans un des établissements [...] figurant sur une liste établie par arrêté des ministres chargés du travail, de la sécurité sociale et du budget, pendant la période où y étaient fabriqués ou traités l'amiante ou des matériaux contenant de l'amiante ». Cependant, la liste établie par arrêté ministériel ne semble pas prendre en compte les salariés du secteur public ayant pu être en contact avec de l'amiante, notamment les ouvriers des travaux publics. Il souhaiterait savoir ce qu'il entend faire à ce sujet.