🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Choix du Pseudo 📧Vérification du Mail
Code :
🔑Choix du Mot de passe
🏛️Pourquoi nous rejoindre ?
  • ⚡ C'est rapide, et gratuit !
  • 🔔 Recevez des notifications sur les thèmes qui vous intéressent
  • 💬 Partagez vos idées et avis sur le travail législatif en cours
🇫🇷 Tous concernés, tous acteurs !😃
📛Pseudo
🔑Mot de passe

😱Pseudo oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au pseudo oublié :
😱Mot de Passe oublié
ℹ️Saisir l'adresse mail liée au Mot de Passe oublié :
🔎Chercher
Originalv2v3
📜Proposition de loi visant à mieux manger en soutenant les français face à l'inflation et en favorisant l'accès à une alimentation saine
Francesca Pasquini
16 févr. 2023

🖋️Amendements examinés : 100%
6 Adoptés28 Irrecevables
16 Rejetés
5 Non soutenus
46 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Pascal Lavergne
24 mars 2023

Rédiger ainsi cet article :

« Au plus tard le 1er septembre 2023, une prime alimentation exceptionnelle est attribuée, à titre expérimental, aux ménages dont le revenu fiscal de référence est inférieur à un certain montant.

Les modalités d’application du premier alinéa sont définies par décret. »

🖋️Rejeté
Anne-Laure Blin
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Estelle Youssouffa
23 mars 2023

I. – Compléter l’alinéa 1 par la phrase suivante : 

« Le montant de la prime peut être modulé à la hausse pour les ménages résidant en Corse, dans les collectivités territoriales au sens des articles 73 et 74 de la Constitution, et en Nouvelle-Calédonie ». 

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Karine Lebon
23 mars 2023

I. –  Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant : 

« Dans les collectivités territoriales, au sens des articles 73 et 74 de la Constitution ainsi qu’en Nouvelle-Calédonie, le montant de cette prime est revalorisé chaque année en loi de finances de l’année sur la base d’un coefficient au moins égal à la prévision d’évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, retenue pour la même année dans le rapport mentionné à l’article 50 de la loi organique n° 2001‑692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances. Ce coefficient ne peut être inférieur à 1. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Murielle Lepvraud
24 mars 2023

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Il évalue notamment l’opportunité que présenterait le fait de porter la retraite minimale à 1600 euros nets pour une carrière complète et de porter la retraite minimale au niveau du seuil de pauvreté. »

🖋️Irrecevable
Emmanuel Fernandes
24 mars 2023

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Il évalue notamment l’opportunité que présenterait le fait de créer une garantie d’autonomie permettant à chacun d’avoir un revenu supérieur au seuil de pauvreté. »

🖋️Irrecevable
Murielle Lepvraud
24 mars 2023

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Il évalue notamment l’opportunité que présenterait le fait de porter le SMIC à 1600 euros nets par mois. »

🖋️Irrecevable
Aymeric Caron
24 mars 2023
🖋️Irrecevable
Aymeric Caron
24 mars 2023

I. – Compléter cet article par les trois alinéas suivants : 

« III. – La prime alimentaire exceptionnelle prévue au I du présent article est complétée par une prime alimentaire exceptionnelle liée à l’alimentation des chiens et des chats domestiques. Cette prime alimentaire animale est fixée à 30 euros par animal et par mois.

Cette prime alimentaire animale est attribuée à tous les ménages bénéficiaires des dispositions prévues au I du présent article, et qui peuvent justifier de l’inscription de chacun de leurs animaux au fichier national d'Identification des carnivores domestiques depuis au moins six mois.

Les modalités d’application du présent III sont définies par décret. »

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – L’article L. 266‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié : 

1° Au début du premier alinéa, est insérée la référence : « I. – » ; 

2° Sont ajoutés cinq alinéas ainsi rédigés : 

« II. – Afin d’atteindre les objectifs énoncés au I, une caisse de sécurité sociale de l’alimentation est instaurée, dont la gestion est confiée aux collectivités territoriales, sans préjudice de leurs compétences.

« Sur le modèle de la sécurité sociale, la sécurité sociale de l’alimentation garantit, sur une base solidaire, l’accès universel à un socle alimentaire sain, vise à assurer les conditions de développement d’individus en bonne santé, et protège les ménages contre l’insécurité alimentaire.

« Un montant de 150 euros par personne et par enfant est alloué à chaque ménage, crédité sur une carte de paiement individuelle appelée « carte Vitale alimentaire ».

« La carte Vitale alimentaire est utilisée dans les commerces de distribution alimentaire, pour l’achat de produits alimentaires fruitiers, légumineux ou céréaliers. 

« III. – Un décret en Conseil d’État détermine les modalités d’application du présent article. »

II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. 

🖋️Non soutenu
Sébastien Jumel
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de mettre en place une « Sécurité sociale de l’alimentation », visant à assurer le droit à l’alimentation pour tous.

Il veille à produire une évaluation prévisionnelle des impacts de la mise en place de cette Sécurité sociale de l’alimentation en matière d’agriculture, de santé publique et d’organisation de la production et de la distribution des denrées alimentaires. Il porte une attention sur l’impact d’une Sécurité sociale de l’alimentation sur l’aide alimentaire et la lutte contre le gaspillage.

Le rapport précise également les pistes de financement et de gestion d’un tel dispositif, notamment afin d’assurer un universalité d’accès à une alimentation durable et de qualité. Il investigue en ce sens les modalités de conventionnement des professionnels producteurs de produits alimentaires ainsi que la possibilité d’un financement par la création d’une cotisation sociale à taux unique sur la production réelle de valeur ajoutée.

 

🖋️Rejeté
Sébastien Jumel
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 410‑2 du code de commerce, il est inséré un article L. 410‑2-1 ainsi rédigé : 

« Art. L. 410‑2‑1. – Par dérogation à l’article L. 410‑2 du code de commerce, le Gouvernement arrête chaque année, par décret en Conseil d’État, une liste de produits, de familles de produits agricoles et alimentaires dont les prix connaissent des hausses excessives. Un décret détermine les prix de ces produits, pour une durée ne pouvant excéder une année, afin qu’ils ne puissent être supérieurs à l’évolution prévisionnelle de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac, retenue pour la même année.

« La détermination des prix mentionnée au premier alinéa du présent article prévoit des dispositifs permettant de garantir a minima le maintien des revenus des agriculteurs concernés. »

🖋️Rejeté
Emmanuel Fernandes
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le I de l’article L. 410‑5 du code de commerce est ainsi modifié :

1° Au début du premier alinéa, sont ajoutés les mots : « Sur l’ensemble du territoire de la République et notamment » ; 
2° Le premier alinéa est complété par la phrase suivante : « Cette liste comprend a minima le blocage des prix de cinq fruits et légumes de saison, qui ne peuvent être inférieurs aux coûts de production ».

🖋️Rejeté
Murielle Lepvraud
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

L’article L. 410‑5 du code de commerce est complété par un VI ainsi rédigé :

« VI. – À titre expérimental, pour une durée d’un an à compter de la promulgation la loi n°    du   , l’État étend les dispositions du présent article à l’ensemble du territoire de la République, et la liste mentionnée au I du même article comprend a minima le blocage des prix de cinq fruits et légumes de saison, qui ne peuvent être inférieurs aux coûts de production. Les modalités d’application du présent VI sont précisées par décret. »

🖋️Rejeté
Caroline Parmentier
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le G du I de la section V du chapitre premier du titre II de la première partie du livre premier du code général des impôts est complété par un article 281 decies ainsi rédigé :

« Art. 281 decies. – La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux de 2,10 % sur un panier de cent produits de première nécessité.

« Un décret en Conseil d’État détermine la liste des cent produits de première nécessité. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.

🖋️Rejeté
Caroline Parmentier
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’appliquer un taux de 0 % de taxe sur la valeur ajoutée sur un panier de cent produits de première nécessité.

Ce rapport précise le coût d’une telle mesure et le bénéfice que pourront en tirer les Français, notamment ceux qui sont dans une situation économique précaire.

🖋️Irrecevable
Anne-Laure Blin
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre Ier du titre II du livre VIII du code de l’éducation est complété par un article ainsi rédigé :

« Art. L. 821‑5. – Le titre restaurant étudiant est un titre spécial de paiement remis aux étudiants n’ayant pas accès à une structure de restauration universitaire pour leur permettre d’acquitter en tout ou en partie le prix d’un repas consommé ou acheté auprès d’un organisme ayant conventionné, sur le territoire considéré, avec les établissements d’enseignement supérieur, les collectivités territoriales ou le réseau des œuvres universitaires et scolaires. Un décret en Conseil d’État détermine les conditions d’application du présent article. »

II. – La charge pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée, à due concurrence, par une majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services."

🖋️Irrecevable
Chantal Jourdan
23 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – À partir du 1er janvier 2024, un « chèque déjeuner pour tous », fléché en partie vers une alimentation durable, locale et de qualité, est mis en œuvre progressivement dans des conditions définies par décret en Conseil d’État.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Irrecevable
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – À partir du 1erseptembre 2023, et afin de satisfaire aux exigences de transparence relative aux informations de provenance des produits alimentaires carnés et de bonne information des consommateurs, l’étiquetage des denrées alimentaires carnées préemballées comporte les mentions obligatoires complémentaires suivantes :
1° La photo de l’animal vivant ayant été abattu pour la production de la pièce de viande contenue dans l’emballage ;
2° La photo du même animal abattu ;
2° Son nom ;
3° Son âge au moment de l’abattage ;
4° La date de l’abattage.
II. – Les modalités d’application du présent I sont précisées par décret.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
24 mars 2023
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1er juillet 2023, le Gouvernement remet au Parlement le rapport prévu au II de l’article 259 de la loi n° 2021‑1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets.

🖋️Tombé
Stéphanie Galzy
24 mars 2023

Rédiger ainsi cet article : 

« I. – À partir du 1er juillet 2023, sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée les opérations d’achats portant sur les produits suivants, dès lors qu’ils sont fabriqués en France : la nutrition infantile, l'eau potable, les beurres et huiles, les laits et laits végétaux, les sucres et miels, les farines, les œufs, les pâtes alimentaires, le pain, le riz, les pommes de terre, les fruits et légumes frais, les viandes, les poissons et les protéines végétales.

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Tombé
Francesca Pasquini
28 mars 2023

Après l’année :

« 2023 »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« dans l’objectif de garantir à tous une alimentation saine, durable et de qualité, une prime alimentation exceptionnelle est attribuée aux ménages dont le revenu fiscal de référence, est, compte tenu de la composition du ménage, inférieur à un niveau fixé par décret. Cette prime dont le montant exact est fixé par décret ne peut être inférieure à cinquante euros par personne et par mois. ».

🖋️Tombé
Sébastien Jumel
24 mars 2023

À l’alinéa 1, après le mot :

« exceptionnelle »,

insérer les mots : 

« , dont l’objectif est de soutenir la consommation de denrées agricoles et alimentaires brutes ou transformées d’origine française ou pour lesquelles le lieu de provenance de l’ingrédient primaire est la France, ».

🖋️Tombé
Nicolas Meizonnet
24 mars 2023

Compléter l’alinéa 1 par la phrase suivante : 

« Cette prime alimentation exceptionnelle concerne exclusivement les produits issus du territoire français, de la production à la transformation. »

🖋️Tombé
Sébastien Jumel
24 mars 2023

À l’alinéa 1, après le mot :

« exceptionnelle »,

insérer les mots : 

« ,dont l’objectif est de soutenir la consommation de denrées agricoles et alimentaires issues de l’agriculture biologique ou de produits sous signes d’identification de la qualité et de l’origine ou à très hautes valeurs nutritives, ».

🖋️Tombé
Estelle Youssouffa
23 mars 2023

Compléter l’alinéa 1 par la phrase suivante : 

« Cette prime est versée aux bénéficiaires par les personnes débitrices à leur égard de revenus d’activité ou de remplacement ou de prestations sociales ou, à défaut, par tout autre organisme désigné par décret. »

🖋️Tombé
Christine Engrand
24 mars 2023

À l’alinéa 3 après le mot :

« concernés, » ,

insérer les mots :

« , de représentants des organisations syndicales d’agriculteurs ».

🖋️Tombé
Nicolas Meizonnet
24 mars 2023

À l’alinéa 3, après le mot :

« publique »,

insérer les mots : 

« d’organismes agricoles, d’organisations de consommateurs ».

🖋️Tombé
Yaël Ménaché
24 mars 2023

À l’alinéa 3, après le mot :

« publique »,

insérer les mots :

« et des représentants des confréries gastronomiques de France, ».

🖋️Tombé
Chantal Jourdan
23 mars 2023

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« recommandations d’évolution du dispositif afin de tendre vers des solutions pérennes d’accès digne à l’alimentation durable pour tous les citoyens. »

les mots :

« modalités d’évolution du dispositif afin de flécher l’utilisation de la prime vers des denrées et produits alimentaires durables, répondant à des exigences en matière de qualité, de saisonnalité, de proximité d’approvisionnement et de préservation de l’environnement. »

🖋️Tombé
Murielle Lepvraud
24 mars 2023

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Il évalue notamment l’opportunité que présenterait le fait de généraliser les cantines scolaires gratuites, en gestion directe, et proposant 100 % de repas composés de produits locaux issus de l’agriculture biologique. »

🖋️Tombé
Emmanuel Fernandes
24 mars 2023

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Il évalue notamment l’opportunité que présenterait le fait de généraliser à l’ensemble du territoire national le bouclier qualité-prix mis en place par la loi n° 2012‑1270 du 20 novembre 2012 relative à la régulation économique outre-mer et portant diverses dispositions relatives aux Outre-mer, aujourd’hui en vigueur dans les Outre-mer. »


Article 2
🖋️Adopté
Jean-Pierre Vigier
24 mars 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Adopté
Pascal Lavergne
24 mars 2023

Supprimer l’article 2. 

🖋️Adopté
Anne-Laure Blin
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Adopté
Grégoire de Fournas
24 mars 2023

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Grégoire de Fournas
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« Chaque année, les fournisseurs proposent aux gestionnaires, publics et privés, des services de restauration collective scolaire la visite aux élèves d’une exploitation dont les produits sont consommés dans les cantines scolaire ». 

🖋️Irrecevable
Grégoire de Fournas
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« Les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration collective scolaire proposent chaque année aux élèves la visite d’un élevage, d’une boucherie ou d’une poissonnerie fournissant l’établissement scolaire. »

🖋️Irrecevable
Emmanuel Fernandes
24 mars 2023

Compléter l’article 2 par les sept alinéas suivants :

« I. – L’article L. 131‑13 du code de l’éducation est ainsi modifié :

« 1° Au début de cet article, est insérée la phrase suivante : « Le service de restauration scolaire est un service public gratuit, en gestion directe, dont 100 % des repas sont composés, au plus tard en 2025, de 100 % de produits locaux issus de l’agriculture biologique. »

« 2° À la première phrase, les mots : « L’inscription à la cantine des écoles primaires » sont remplacés par les mots : « L’accès à la restauration collective des établissements ».

« 3° Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État.

«II. – L’article L. 533‑1 du code de l’éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Les tarifs de la restauration scolaire fournie aux élèves des écoles maternelles, des écoles élémentaires, des collèges et des lycées de l’enseignement public tiennent compte du caractère indispensable de ces repas en prévoyant la gratuité pour tous les usagers des restaurants scolaires. » »

« III. La charge pour l’État du présent amendement est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« IV. La charge pour les collectivités territoriales du présent amendement est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les alcools prévue au chapitre III du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Rejeté
Chantal Jourdan
23 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

L’article L. 511‑13 du code de la consommation est complété par un 7° ainsi rédigé :

« 7° Des articles L. 230‑5‑1 et L. 230‑5‑6 du code rural et de la pêche maritime et aux textes pris pour leur application ».

🖋️Rejeté
Florence Goulet
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À l’article L. 230‑5‑4 du code rural et de la pêche maritime, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Pour ce qui est des menus proposés par les services de restauration scolaires, la diversification de protéines évoquée au premier alinéa ne saurait inclure des ingrédients provenant du corps d’un insecte, et ce quel qu’en soit la préparation ou la dose. »

🖋️Irrecevable
Grégoire de Fournas
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa de l’article L. 2133‑1 du code de la santé publique est complété par une phrase ainsi rédigée : 

« Aux heures de grande audience, en particulier lors de la diffusion de programmes télévisés destinés aux mineurs, les messages publicitaires télévisés de produits alimentaires ne peuvent porter que sur des produits ayant reçu une note A ou B par le Nutri-Score ». »

🖋️Rejeté
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À partir du 1er septembre 2023, les établissements publics et privés de formation en hôtellerie-restauration intègrent dans leur programme de formation un objectif de réduction d’utilisation de produits carnés dans les modules de formations de cuisine d’au moins 70 %.

🖋️Rejeté
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À partir du 1er septembre 2023, les établissements publics et privés de formation en hôtellerie-restauration intègrent dans leur programme de formation un objectif de réduction d’utilisation de produits carnés dans les modules de formations de cuisine d’au moins 50 %.

🖋️Rejeté
Murielle Lepvraud
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité de compléter les missions de l’État au titre du service public de l’éducation, mentionnées à l’article L211‑1 du code de l’éducation, par une mission de mise en place de dispositifs de formation initiale et continue destinés, en vue d’atteindre les objectifs mentionnés à l’article 2 de la présente loi et les critères définis par la loi n° 2018‑938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, à former les acteurs de la restauration collective suivants : les cuisiniers, les gestionnaires, les acheteurs publics et les nutritionnistes.

🖋️Rejeté
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À partir du 1er septembre 2023, les établissements publics et privés de formation en hôtellerie-restauration intègrent dans leur programme de formation un module obligatoire pour tous les élèves visant à développer l’apprentissage de la cuisine végétalisée, d’une durée de 20 heures par année scolaire.

🖋️Irrecevable
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

A partir du 1er septembre 2023, et sans préjudice de la répartition de leurs compétences, les collectivités proposent aux ménages des formations culinaires, sous la forme d’ateliers pratiques, leur permettant d’acquérir des connaissances théoriques et pratiques relatives à l’introduction de nouvelles pratiques alimentaires plus saines, moins carnée et plus végétalisée.

🖋️Irrecevable
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Compléter cet article par les trois alinéas suivant : 

« III. – Le développement de la recherche et de l’innovation en matière d’alternatives végétales aux produits carnés tels que les produits de viande végétale et les produits de viande de synthèse est encouragée par l’État à travers la création d’un allègement des charges au bénéfice des entreprises dont le siège social est en France et dont l’activité se concentre exclusivement sur le développement d’alternative végétales aux produits carnés.

IV. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

V. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les alcools prévue au chapitre III du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Compléter cet article par les trois alinéas suivants : 

« II. – Le développement de la recherche et de l’innovation en matière d’alternatives végétales aux produits fromagers tels que les fromages végétaux est encouragée par l’État à travers la création d’un allègement des charges au bénéfice des entreprises dont le siège social est en France et dont l’activité se concentre exclusivement sur le développement d’alternative végétales aux produits fromagers

IV. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

V. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les alcools prévue au chapitre III du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Irrecevable
Estelle Youssouffa
23 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi, un concours financier de l’État, des collectivités territoriales ou de l’Union européenne renforce l’offre de restauration scolaire dans les collectivités territoriales qui relèvent des articles 73 et 74 de la Constitution.

Au plus tard avant le 31 juillet 2026, l’expérimentation fait l’objet d’un rapport d’évaluation.

🖋️Irrecevable
Estelle Youssouffa
23 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi, il est dérogé à l’article 2 de l’arrêté du 18 juillet 2005 relatif à la prestation d’aide à la restauration scolaire dans la collectivité départementale de Mayotte et à son financement pour l’année 2005 afin d’autoriser la prise en compte des élèves susceptibles de bénéficier de collations financées par la caisse d’allocations familiales de Mayotte, dans les conditions définies au deuxième alinéa du présent article, pour déterminer le montant de l’action sociale spécifique affectée à la prise en charge des frais de restauration scolaire de cette caisse au titre des années 2024 à 2027.

Les collations mentionnées au premier alinéa de cet article sont servies du 1er janvier 2024 au 1er janvier 2027 à des élèves de cinq collèges ne disposant pas d’un service de restauration scolaire après signature par l’établissement d’une convention avec la caisse d’allocations familiales de Mayotte. Leur financement comporte un concours financier de l’État, d’une collectivité territoriale ou de l’Union européenne.

Au plus tard avant le 31 juillet 2026, l’expérimentation fait l’objet d’un rapport d’évaluation.

🖋️Irrecevable
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. – La Caisse des dépôts et des consignations est chargée de la conduite d’un programme, intitulé « alimentation 2050 », consacré à la transition de l’agriculture vers une agriculture d’origine végétale, le développement de nouvelles habitudes alimentaires, respectueuses de l’environnement et du bien-être animal.

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

III. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les alcools prévue au chapitre III du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services

🖋️Rejeté
Emmanuel Fernandes
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité de guider les politiques publiques en matière d’alimentation par un objectif de réduction de 50 % de la consommation de protéines animales.

🖋️Irrecevable
Aymeric Caron
24 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À partir du 1er septembre 2023, les établissements publics et privés de formation en hôtellerie-restauration intègrent dans leur programme de formation un module obligatoire pour tous les élèves visant à développer l’apprentissage de la cuisine végétalisée, d’une durée de 20 heures par année scolaire.

🖋️Irrecevable
Chantal Jourdan
23 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Au plus tard un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la bonne application et l’efficacité des dispositions législatives en vigueur tendant à favoriser l’accès de tous les citoyens à des denrées et produits alimentaires durables et de qualité, favorisant la saisonnalité, la proximité d’approvisionnement et la préservation de l’environnement et formulant, le cas échéant, des propositions d’évolution en vue d’améliorer cet accès à l’alimentation durable pour tous les citoyens et une rémunération digne pour les producteurs.

🖋️Irrecevable
Chantal Jourdan
23 mars 2023
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1er janvier 2024, l’État établit une feuille de route pour l’accès à une assiette durable. Cette feuille de route comporte notamment un plan pluriannuel, conforme aux recommandations scientifiques, pour favoriser l’accès à une alimentation de qualité, à moindre impact environnemental et favorisant des circuits alimentaires locaux. Elle permet également d’identifier les moyens à mobiliser par l’État pour renforcer l’accompagnement des services de restauration collective dans la diversification des sources de protéines et développer, en complément à cette démarche de diversification, un recours plus important à une offre de viande de qualité en circuit court.

Sous réserve des conditions fixées par voie réglementaire garantissant le respect des objectifs nationaux de lutte contre le gaspillage alimentaire et d’exigences adaptées aux besoins des usagers, ainsi que l’équilibre nutritionnel des repas servis, au plus tard un an après la promulgation de la loi n° portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, les restaurants collectifs proposent au moins une fois par semaine, le cas échéant au choix du convive, un menu sans viande ni poisson composé de protéines animales ou végétales.

🖋️Tombé
Stéphanie Galzy
24 mars 2023

Rédiger ainsi cet article :

« Le I de l’article L. 230‑5-6 du code rural et de la pêche maritime est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« I bis. – Au plus tard le 1er janvier 2025, les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration collective scolaire proposent, une fois par semaine, un menu « produits régionaux ».

« Un menu « produits régionaux » est composé de féculents, de protéines et de fruits et légumes respectant les règles relatives à la qualité nutritionnelle des repas prévues à l’article L. 230‑5 du présent code et garantissant l’équilibre nutritionnel dont, au moins la moitié des aliments provient d’un périmètre de 250 kilomètres maximum. »

🖋️Tombé
Aymeric Caron
24 mars 2023

I. – Au début de l’alinéa 2, ajouter les mots : 

« Afin de tendre aux objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050, préconisés dans le scénario 1, intitulé « Génération frugale », proposé par l’étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie intitulée « Transition(s) 2050 » ».

II. – À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au mot : 

« deux »

le mot : 

« quatre ».

🖋️Tombé
Aymeric Caron
24 mars 2023

I. – Au début de l’alinéa 2, ajouter les mots : 

« Afin de tendre aux objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050, préconisés dans le scénario 1, intitulé « Génération frugale », proposé par l’étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie intitulée « Transition(s) 2050 » ».

II. – À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au mot : 

« deux »

le mot : 

« trois ».

🖋️Tombé
Murielle Lepvraud
24 mars 2023

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer le mot :

« scolaire ».

II. – À la dernière phrase de l’alinéa 2, supprimer le mot :

 « scolaire ».

🖋️Tombé
Grégoire de Fournas
24 mars 2023

I. – Après le mot : 

« scolaire »

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 2 :

« utilisent au moins 60 % de produits bruts dans la préparation de leurs recettes. »

II. – Supprimer la deuxième phrase de l’alinéa 2.

🖋️Tombé
Nicolas Meizonnet
24 mars 2023

Après le mot : 

« proposent »,

rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« un repas dont tous les aliments sont originaires de France. Sont considérés comme originaires de France, les aliments produits et transformés sur le territoire français. Ce repas doit chercher à mettre en valeur des produits régionaux valorisant ainsi les circuits courts et le patrimoine gastronomique du territoire. »

🖋️Tombé
Hélène Laporte
24 mars 2023

Après le mot : 

« option »

rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« à base de poisson à tous les repas ou, chaque semaine, deux menus à base de poisson sans autre choix. Ils veillent en outre à privilégier des approvisionnements en poissons issus de pêches françaises. »

🖋️Tombé
Hélène Laporte
24 mars 2023

Après le mot :

« repas »,

supprimer la fin de la première phrase de l’alinéa 2.

🖋️Tombé
Anne-Laure Blin
24 mars 2023

Après le mot :

« repas »,

supprimer la fin de la première phrase de l’alinéa 2.

🖋️Tombé
Emmanuel Fernandes
24 mars 2023

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« ou »,

le mot :

« et ».

🖋️Tombé
Murielle Lepvraud
24 mars 2023

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« deux »,

les mots :

« 40 % de » .

🖋️Tombé
Sébastien Jumel
24 mars 2023

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« sans autre choix ». 

🖋️Tombé
Géraldine Grangier
24 mars 2023

Après la première phrase de l’alinéa 2, insérer la phrase suivante : 

« Un dessert unique à base fruits sans sucre ajouté ou un fruit nature est également proposé, sans autre choix possible. »

🖋️Tombé
Chantal Jourdan
23 mars 2023

À l’alinéa 2, après le mot :

« crustacés »,

insérer les mots :

« , limite la présence de produits transformés ».

🖋️Tombé
André Chassaigne
24 mars 2023

Après la deuxième phrase de l’alinéa 2, insérer la phrase suivante :

« La composition des produits du menu végétarien est garantie sans additifs, colorants, stabilisants, émulsifiants ou exhausteurs de goût. »

🖋️Tombé
André Chassaigne
24 mars 2023

I. – À la dernière phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« privilégier »

le mot :

« assurer ».

II. –  Après le mot :

« alimentaires »,

insérer les mots :

« dont la traçabilité et l’origine sont garanties, et ».

🖋️Tombé
Francesca Pasquini
28 mars 2023

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Ils veillent également à privilégier les produits bruts et à limiter les produits transformés. Un décret fixe une proportion maximale de produits transformés pouvant être utilisés par menu. ».

🖋️Tombé
Aymeric Caron
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« Au plus tard le 1er janvier 2025, les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration collective scolaire proposent une option végétalienne à tous les repas ou, chaque semaine, quatre menus végétaliens sans autre choix. Un menu végétalien est composé de protéines végétales et respecte, lorsqu’elles s’appliquent, les conditions fixées par voie réglementaire garantissant l’équilibre nutritionnel des repas servis. Les gestionnaires des services de restauration collective scolaire veillent en outre à privilégier des approvisionnements en produits agricoles et en denrées alimentaires répondant à des exigences en matière de qualité, de saisonnalité, de préservation de l’environnement et de respect du bien-être animal. »

🖋️Tombé
Aymeric Caron
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

Au plus tard le 1er janvier 2025, les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration collective scolaire proposent une option végétalienne à tous les repas ou, chaque semaine, trois menus végétaliens sans autre choix. Un menu végétalien est composé de protéines végétales et respecte, lorsqu’elles s’appliquent, les conditions fixées par voie réglementaire garantissant l’équilibre nutritionnel des repas servis. Les gestionnaires des services de restauration collective scolaire veillent en outre à privilégier des approvisionnements en produits agricoles et en denrées alimentaires répondant à des exigences en matière de qualité, de saisonnalité, de préservation de l’environnement et de respect du bien-être animal.

🖋️Tombé
Grégoire de Fournas
24 mars 2023

Après l'alinéa 2, insérer l'alinéa suivant : 

« Au plus tard le 1er janvier 2025, les repas servis dans les services de restauration collective scolaire utilisent au moins 80 % de produits issus de l’agriculture française dans leurs recettes »

🖋️Tombé
Grégoire de Fournas
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« À partir du 1er janvier 2025, les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration collective scolaire ne peuvent pas utiliser de produits alimentaires importés qui ne respectent pas les mêmes normes sanitaires et environnementales que celles imposés aux producteurs et industriels de l’agro-alimentaire français. »

🖋️Tombé
Anaïs Sabatini
23 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration collective scolaire proposent, une fois par semaine, un menu composé exclusivement de produits issus de circuits courts, produits dans un rayon de 250 kilomètres. »

🖋️Tombé
Florence Goulet
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants : 

« Quel que soit le menu, la présence d’un ingrédient constitué, en tout ou en partie, d’éléments provenant du corps d’un insecte est indiquée de manière très apparente par la mention « contient de l’insecte », et manifestée de surcroît par un pictogramme qui devra être exempt de toute ambiguïté.

« Cette mention et ce pictogramme figurent à proximité immédiate de la dénomination de vente et sur le même support. »

🖋️Tombé
Murielle Lepvraud
24 mars 2023

Compléter l’article 2 par les deux alinéas suivants :

« L’article L. 230‑5‑1 du même code est ainsi modifié :

« Le premier alinéa est complété par les mots : « et à 100 % en 2025. » »

🖋️Tombé
Sébastien Jumel
24 mars 2023

Compléter cet article par les cinq alinéas suivants : 

« II. – L’article L230‑5‑1 du même code est ainsi modifié :

« 1° Au premier alinéa de cet article, après le mot « suivantes » , substituer à la ponctuation : « , » , la ponctuation : « . ».

« 2° À la fin du même alinéa, substituer au taux : «20 %» , les mots : « 30 %, au plus tard au 1er janvier 2025» .

« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

« IV. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

🖋️Tombé
Chantal Jourdan
23 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer les cinq alinéas suivants : 

« II. – Le III de l’article L. 230‑5‑6 du code rural et de la pêche maritime est ainsi modifié :

« 1°  L’année : « 2023 », est remplacée par l’année : « 2025 » ;

« 2° Les mots : « dès lors qu’ils proposent habituellement un choix multiple de menus, » sont supprimés ;

« 3° Les mots : « quotidiennement le choix d’un menu végétarien » sont remplacés par les mots : « une option végétarienne à tous les repas ou, chaque semaine, deux menus végétariens sans autre choix. »

« III. – Le I et II du présent article entrent en vigueur à compter du 31 décembre 2024. » »

🖋️Tombé
Aymeric Caron
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer les quatre alinéas suivants : 

« II. – Le chapitre 1er du titre 1er du livre 1er de la première partie du code de l’éducation est complété par un article L. 111‑7 ainsi rédigé : 

« Art. L. 111‑7. – Les enfants et adolescents présentant un régime alimentaire particulier ne découlant pas d’une allergie, d’une intolérance alimentaire ou d’un problème de santé particulier sont autorisés à ramener leur propre repas au sein des établissements scolaires. Une déclaration préalable établie et signée par les parents suffit à justifier ce choix auprès des responsables de scolarité.

« Les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration collective scolaire s’efforcent de proposer des adaptations au sein des menus scolaires, afin de favoriser l’inclusion de l’enfant dans l’établissement, et de lui permettre de profiter des services de restauration collective.

« Les établissements scolaires ne peuvent légitimement refuser d’accueillir un enfant ou un adolescent qui ferait l’objet des dispositions prévues au premier alinéa du présent article. ».

🖋️Tombé
Aymeric Caron
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants : 

« Les établissements publics de scolarité ne peuvent requérir des parents qu’ils fournissent un projet d’accueil individualisé ou un certificat médical afin de leur permettre d’apporter un repas adapté au régime alimentaire de l’enfant.

« Afin de garantir la bonne information des enseignants et des parents, et de permettre la connaissance par les parents de leurs droits, le règlement intérieur de chaque établissement public de scolarité contient l’article suivant :  "L’établissement scolaire ne dispose pas du droit de requérir de la part des parents d’élèves qu’ils fournissent un projet d’accueil individualisé ou un certificat médical afin de disposer du droit d’apporter un repas préparé à l’extérieur de l’établissement ne contenant pas de viande ou de poisson ou de produit d’origine animale." »

🖋️Tombé
Grégoire de Fournas
24 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« II.(nouveau) – Les gestionnaires, publics ou privés, des services de restauration collective, ne peuvent proposer au sein des cantines scolaires, des produits carnés issus de l’abattage rituel sans étourdissement. »

🖋️Tombé
Francesca Pasquini
28 mars 2023

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. –Le I du présent article entre en vigueur à compter du 1er janvier 2025. »

🖋️Tombé
Chantal Jourdan
23 mars 2023

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« II. – Le I du présent article entre en vigueur à compter du 31 décembre 2024. »


Article 3
🖋️Adopté
Pascal Lavergne
24 mars 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Non soutenu
Nicolas Meizonnet
24 mars 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Non soutenu
Anne-Laure Blin
24 mars 2023

Supprimer cet article. 

🖋️Irrecevable
Loïc Prud'homme
24 mars 2023

Compléter l’article 3 par les deux alinéas suivants :

« Le chapitre Ier du titre unique du livre II bis de la troisième partie du code de la santé publique est complété par un article ainsi rédigé :

« Art. L. 3231‑2. – Les seuls additifs autorisés dans la production de toutes les denrées alimentaires transformées sont ceux qui sont autorisés à l’annexe VIII du règlement (CE) n° 889/2008 de la Commission du 5 septembre 2008 portant modalités d’application du règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques en ce qui concerne la production biologique, l’étiquetage et les contrôles, à l’exception du nitrite de sodium (E250) et du nitrate de potassium (E252) qui sont également interdits. Ces dispositions entrent en vigueur au 1er janvier 2025. »

🖋️Irrecevable
Grégoire de Fournas
24 mars 2023

I. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La production, l’importation, l’exportation ou la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de produits carnés issus de l’abattage rituel sans étourdissement est interdit à compter du 1er janvier 2024. »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 3 par les mots : « et des produits carnés issus de l’abattage rituel sans étourdissement ».

🖋️Rejeté
Chantal Jourdan
23 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

I. – Jusqu’au 1er janvier 2024, la quantité ajoutée de nitrite de potassium, de nitrite de sodium, de nitrate de sodium, de nitrate de potassium et de nitrite obtenu à partir d’extraits végétaux riches en nitrates, utilisée dans les produits à base de viande non traitées thermiquement, salés ou saumurés crus, et de produits à base de viande traditionnels en salaison sèche et autres produits saumurés de manière traditionnelle mis sur le marché en France, qu’ils soient produits sur le territoire national ou importés, est limitée à la dose maximale de 60 mg/kg au total pour les nitrites de potassium et de sodium, et de 120 mg/kg au total pour les nitrates de sodium et de potassium. Un décret fixe les exceptions à ces doses maximales en tenant notamment compte tenu d’éventuelles impossibilités techniques ou de risques avérés pour la santé humaine ne pouvant être maîtrisés par d’autres moyens.

II. – Jusqu’au 1er janvier 2025, la quantité ajoutée de nitrite de potassium, de nitrite de sodium, de nitrate de sodium, de nitrate de potassium et de nitrite obtenu à partir d’extraits végétaux riches en nitrates, utilisée dans les produits à base de viande traités thermiquement mis sur le marché en France, qu’ils soient produits sur le territoire national ou importés, est limitée à la dose maximale de 60 mg/kg au total pour les nitrites de potassium et de sodium, et 120 mg/kg au total pour les nitrates de sodium et de potassium. Un décret fixe les exceptions à ces doses maximales, en tenant notamment compte d’éventuelles impossibilités techniques ou de risques avérés pour la santé humaine ne pouvant être maîtrisés par d’autres moyens.

🖋️Irrecevable
Loïc Prud'homme
24 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

« Des taux maximaux de sucre, sel et acides gras saturés autorisés dans l’alimentation sont fixés par décret en Conseil d’État, en s’appuyant sur les normes de l’Organisation mondiale de la santé. »

🖋️Irrecevable
Aurélie Trouvé
24 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article L2133‑1 du code de la santé publique, il est inséré un article ainsi rédigé :

« Les messages publicitaires et activités promotionnelles sous toutes leurs formes (marketing, évènements, jeux, advergames etc.) ciblant les enfants de moins de 16 ans pour des produits alimentaires et des boissons trop riches en sucre, sel ou en matières grasses sont interdits, sur tout support de communication radiophonique, audiovisuel et électronique, y compris sur internet et sur les réseaux sociaux. Les modalités d’application du présent article, notamment les critères de référence utilisés pour définir les produits et boissons ciblés par ces mesures, sont déterminées par décret. »

🖋️Non soutenu
Hélène Laporte
24 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la hausse attendue de la consommation moyenne de sel par les Français consécutive à l’interdiction de l’ajout de nitrites et nitrates dans les produits mentionnés à l’article 3 de la même loi.

🖋️Non soutenu
Estelle Youssouffa
23 mars 2023
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

La présente loi s'applique aux collectivités territoriales au sens des articles 73 et 74 de la Constitution et à la Nouvelle-Calédonie à compter de sa promulgation sans préjudice de leurs compétences.

🖋️Tombé
Hélène Laporte
24 mars 2023

I. – À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« ou nitrates ».

II. – En conséquence, supprimer la dernière phrase de l'alinéa 4.

III. – En conséquence, supprimer la dernière phrase de l’alinéa 5.

🖋️Tombé
Nicolas Meizonnet
24 mars 2023

I. – Rédiger ainsi le début de l’alinéa 4 : 

« L’importation à titre (le reste sans changement) ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi le début de l’alinéa 5 : 

« L’importation à titre (le reste sans changement) ».

🖋️Tombé
Hélène Laporte
24 mars 2023

I. – À l’alinéa 4, substituer à la date :

« 1er janvier 2024 »,

la date :

« 1er janvier 2025 ».

le mot « 2024 » par le mot « 2027 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer à la date :

« 1er janvier 2025 »,

la date :

« 1er janvier 2028 ».


Article 4
🖋️Rejeté
Emmanuel Fernandes
24 mars 2023

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »,

les mots :

« une taxe sur la publicité pour les produits trop gras, trop sucrés et trop salés ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, substituer aux mots :

« à l’accise sur les alcools prévue au chapitre III du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »,

les mots :

« une taxe sur la publicité pour les produits trop gras, trop sucrés et trop salés ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 5min.

Mesdames, Messieurs,

Depuis janvier 2021, l’inflation atteint des niveaux sans précédent depuis 40 ans. C’est particulièrement le cas pour le prix des produits alimentaires. En décembre 2022, l’Insee relevait une hausse des prix de l’alimentation de 12,1 % sur un an([1]).

Alors que l’insécurité alimentaire concernait déjà 12 % des adultes en 2015 (chiffres Inca3, 2017), l’inflation sur les produits alimentaires fragilisent désormais la situation de millions de personnes, avec des conséquences non négligeables sur la santé. Dans ce contexte, de plus en plus de Français sont contraints de rogner sur les dépenses liées à l’alimentation, qui constituent souvent une variable d’ajustement en cas de difficultés budgétaires pour les ménages. D’après le Secours Catholique, “huit millions de personnes sont ainsi considérées en situation d’insécurité alimentaire en France, une large part recourt à l’aide alimentaire pour se nourrir et beaucoup se privent régulièrement de repas ou sont contraints de consommer des produits à bas coût, souvent mauvais pour la santé ([2])”.

Les fruits et légumes incarnent cette alimentation saine à laquelle les Français ont de plus en plus de mal à accéder. Riches en fibres, en vitamines et minéraux, leurs effets positifs sur la santé et leur rôle protecteur contre la prévention de maladies comme les cancers, les maladies cardiovasculaires, l’obésité ou le diabète ont largement été démontrés ([3]). Pourtant, ils sont sous‑consommés. L’Inserm note que “seuls 42 % des adultes consomment au moins cinq fruits et légumes par jour, avec toujours trop d’apports en acides gras saturés, en sucre et en sel, et des apports insuffisants en fibres ([4])”.

La situation inflationniste actuelle aggrave cette situation avec une hausse de 15,3 % des prix des fruits frais et de 51,4 % des légumes frais en octobre 2022 par rapport à octobre 2019. D’après l’association de consommateurs Familles rurales, en juin 2022, pour respecter le PNNS et manger 5 fruits et légumes par jour, une famille de 2 adultes et 2 enfants a dû dépenser entre 107 euros et 198 euros (soit entre 8 % et 16 % d’un SMIC net mensuel).

Alors que les scientifiques, experts de la société civile et ONG alertent sur l’urgence de végétaliser notre alimentation et de lutter contre les produits alimentaires industriels depuis des années, la situation empire. Elle est particulièrement inquiétante pour les enfants. D’après l’étude Esteban 2014‑2016, 17 % des enfants de 6 ans à 17 ans seraient en situation de surpoids, dont 4 % en situation d’obésité ([5]). L’Inserm note quant à elle que seuls 23 % des enfants mangent suffisamment de fruits et légumes (contre 42 % pour les adultes). Il est donc urgent d’agir auprès de cette population. Des avancées ont été actées par la loi n° 2021‑1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, avec notamment l’introduction d’un menu végétarien obligatoire dans les cantines publiques et privées mais cela reste profondément insuffisant devant l’urgence de santé publique. Interrogé par la Direction générale de la Santé et la Direction Générale de l’Alimentation sur l’impact de menus sans viande ni poisson sur les apports nutritionnels d’un enfant scolarisé en école primaire et sur les fréquences recommandées pour les plats végétariens, l’ANSES a rendu un avis clair qui souligne qu’il n’est pas pertinent de proposer une fréquence maximale de menus végétariens([6]). Pour avancer vers des régimes alimentaires plus équilibrés et sains, il apparaît dès lors nécessaire de proposer au minimum deux menus végétariens par semaine aux enfants ou une alternative quotidienne, tout en laissant la possibilité de cumuler les deux dispositifs.

Enfin, l’alimentation des Français continue d’être empoisonnée par de nombreuses substances chimiques. C’est le cas des nitrites, présents notamment dans la charcuterie. En 2021, le député Richard Ramos a déposé une proposition de loi relative à l’interdiction progressive des additifs nitrés dans les produits de charcuterie, mais les alinéas proposant l’interdiction ont été supprimés durant son examen et remplacés par une demande de rapport du Gouvernement au Parlement tirant les conclusions de l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail sur les risques associés à l’ingestion d’additifs nitrés dans la charcuterie en matière de santé publique. Ce rapport de l’ANSES a depuis confirmé “l’existence d’une association entre le risque de cancer colorectal et l’exposition aux nitrites et/ou aux nitrates, qu’ils soient ingérés par la consommation de viande transformée, ou via la consommation d’eau de boisson”. Il est donc désormais temps de les interdire définitivement.

Face à la situation sociale, sanitaire et environnementale, les écologistes souhaitent permettre aux Français de mieux manger. Mieux manger en ayant les moyens financiers d’accéder à des produits de qualité. Mieux manger en rééquilibrant les menus de nos enfants vers le végétal, notamment les fruits et légumes. Mieux manger en cessant d’être empoisonné par des composés chimiques cancérigènes.

C’est le sens de cette proposition de loi.

L’article 1er instaure une prime alimentation à destination des ménages en situation de précarité visant à fournir un soutien mensuel pour les achats alimentaires. En 2021, une étude de l’Insee sur l’aide alimentaire montrait que 64 % des personnes interrogées expriment de la honte à se rendre à l’aide alimentaire. Cette proposition limite ainsi tout effet de stigmatisation et laisse les personnes actrices de leur alimentation.

Le dispositif proposé s’appuie sur les recommandations des organisations de lutte contre la précarité, en particulier celles du Secours Catholique et d’Action contre la Faim, en proposant un montant mensuel de 50 euros par personne afin de soutenir les ménages précaires dans leurs dépenses quotidiennes et notamment alimentaires. Cette prime reprendra les périmètres et modalités de paiement utilisés pour l’indemnité inflation versée en septembre 2022. Ce soutien financier est à destination des bénéficiaires des minimas sociaux comme le revenu de solidarité active (RSA), l’allocation aux adultes handicapés (AAH), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), les aides au logement (APL, ALF, ALS). Les personnes touchant la prime d’activité seront également éligibles, soit un total d’environ 11 millions de français. Le versement se fera de manière automatique par l’organisme dont les minimas sociaux dépendent, sans démarche de la part des ménages qui y ont droit. En complément de cette solution d’urgence, l’article prévoit la réunion d’un comité de parties prenantes qui sera chargé de proposer des solutions pérennes d’accès digne à l’alimentation durable pour tous les citoyens en tenant compte des enjeux d’autonomie des personnes en situation de précarité, de participation démocratique, et de durabilité.

L’article 2 prévoit de fournir une alimentation plus saine à nos enfants en introduisant deux menus végétariens ou une alternative végétarienne quotidienne dans les services de restauration collective scolaire à compter du 1er janvier 2025.

L’article 3 interdit la mise sur le marché de produits à base de viande non traités thermiquement contenant des additifs nitrés à compter du 1er janvier 2024. Il prévoit la même obligation pour les produits à base de viande traités thermiquement à compter du 1er janvier 2025.

Article 1

I. – À partir du 1er juillet 2023, une prime alimentation exceptionnelle est attribuée à tous les ménages selon le revenu fiscal de référence et la composition du ménage, dans la limite d’un certain plafond et ne pouvant être inférieur à cinquante euros par personne et par mois.

Les modalités d’application du présent I sont définies par décret.

II. – À partir de septembre 2023, un comité de parties prenantes composé de citoyens concernés, de représentants des organisations de lutte contre la précarité alimentaire, d’organisations de protection de l’environnement, d’experts en santé publique, est réuni afin de proposer, sur la base des résultats des expérimentations scientifiques et des objectifs fixés par les pouvoirs politiques, des recommandations d’évolution du dispositif afin de tendre vers des solutions pérennes d’accès digne à l’alimentation durable pour tous les citoyens.

Article 2

Le I de l’article L. 230‑5‑6 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :

« I. – Au plus tard le 1er janvier 2025, les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration collective scolaire proposent une option végétarienne à tous les repas ou, chaque semaine, deux menus végétariens sans autre choix. Un menu végétarien peut‑être composé de protéines végétales ou animales, ne comporte ni viande, ni poisson, ni crustacés et respecte, lorsqu’elles s’appliquent, les conditions fixées par voie réglementaire garantissant l’équilibre nutritionnel des repas servis. Les gestionnaires des services de restauration collective scolaire veillent en outre à privilégier des approvisionnements en produits agricoles et en denrées alimentaires répondant à des exigences en matière de qualité, de saisonnalité, et de préservation de l’environnement. »

Article 3

I. – Après le chapitre II bis du titre II du livre III de la première partie du code de la santé publique, il est inséré un chapitre II ter ainsi rédigé :

« Chapitre II ter

« Interdiction des viandes contenant des nitrites ou nitrates ajoutés

« Art. L. 1322‑15. – I. – La production, l’importation, l’exportation ou la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de produits à base de viande non traités thermiquement, salés ou saumurés crus, et de produits à base de viande traditionnels en salaison sèche et autres produits saumurés de manière traditionnelle fabriqués en utilisant du nitrite de potassium, du nitrite de sodium, du nitrate de sodium ou du nitrate de potassium est interdite à compter du 1er janvier 2024. L’utilisation d’extraits végétaux nitrés comme additifs, est interdite dans les mêmes conditions, à compter de la même date.

« II. – La production, l’importation, l’exportation ou la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de produits à base de viande traités thermiquement et fabriqués en utilisant du nitrite de potassium, du nitrite de sodium, du nitrate de sodium ou du nitrate de potassium est interdite à compter du 1er janvier 2025. L’utilisation d’extraits végétaux nitrés comme additifs est interdite, dans les mêmes conditions, à compter de la même date.

Article 4

I. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

II. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les alcools prévue au chapitre III du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

([1]) https ://www.insee.fr/fr/statistiques/6686101

([2]) https ://www.secourscatholique.org/nosactions/alimentationdigne# :~ :text=
Pour %20lutter %20contre %20la %20pr %C3 %A9carit %C3 %A9,une %20alimentation %20saine %20et %20durable
.

([3]) https ://www.mangerbouger.fr/lessentiel/lesrecommandationssurlalimentation
lactivitephysiqueetlasedentarite/augmenter/augmenterlesfruitsetlegumes

([4]) https ://www.inserm.fr/dossier/nutritionetsante/

([5])https ://www.santepubliquefrance.fr/lesactualites/2017/etudeesteban20142016chapitrecorpulencestabilisationdusurpoidsetdelobesitechezlenfantetladulte

([6]) https ://www.anses.fr/fr/system/files/NUT2020SA0101Ra.pdf

🚀