À Marisol Touraine,
Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, Gouvernement Valls 2
M. Hervé Féron attire l'attention de Mme la ministre des droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, sur la persistance de l'excision dans les pays africains. En effet, l'excision reste une pratique généralisée dans une quinzaine de pays d'Afrique. Trente millions de femmes seront victimes de mutilations sexuelles, la majorité d'entre elles avant leur cinquième anniversaire, dans les dix années à venir selon l'ONU. Selon les chiffres publiés par l'Unicef le lundi 22 juillet 2013, obtenus dans le cadre d'une étude conduite dans les 29 pays les plus touchés par ces pratiques, plus de 125 millions de jeunes filles et de femmes d'Afrique et du Moyen-Orient vivent en ayant subi une mutilation sexuelle, le plus souvent une excision. L'agence des Nations-unies dédiée aux droits de l'enfant estime quant à elle que ce sont 140 millions de femmes et de jeunes filles qui sont concernées au niveau mondial. Ces études comparatives montrent qu'en dépit des reculs observés dans plusieurs pays, qu'il convient de saluer, les interventions chirurgicales pour enlever - partiellement ou totalement - les organes génitaux externes des femmes persistent. La Somalie, la Guinée, Djibouti et l'Égypte sont des pays particulièrement concernés. Il est mis en avant le fait que les injonctions sociales sont déterminantes dans la persistance de ces pratiques, pourtant souvent interdites par loi, mais qui répondent à des coutumes sociales, familiales et ethniques. Ainsi, il lui demande les positions et les engagements que la France défend au sein des instances internationales pour promouvoir une diplomatie active des droits des femmes dans le monde.