Marisol Touraine,
Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes •
5 mai 2015Le dispositif de surveillance systématique des cas d'intoxication par champignons a été mis en place en 2010 par l'institut de veille sanitaire (InVS). Cette surveillance, hebdomadaire, est réalisée chaque année, de juillet à décembre, à partir du nombre de cas enregistrés par les centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) et le réseau Oscour (réseau de surveillance coordonnée des passages aux urgences). La mise en place de ce dispositif permet de souligner le fait que les intoxications aux champignons se renouvellent chaque année et que leurs conséquences sur la santé sont graves, voire mortelles. La plupart d'entre elles conduit à une hospitalisation, souvent en réanimation. Ces intoxications sont la conséquence, le plus souvent, d'une confusion entre des espèces comestibles et des espèces toxiques. Face à cette situation, depuis plusieurs années, durant la saison de ramassage des champignons, la direction générale de la santé (DGS) et l'InVS publient des communiqués de presse sur les recommandations sanitaires en matière de cueillette des champignons. Un dossier spécifique sur les champignons, ainsi qu'une fiche « prévention des intoxications par les champignons », sont disponibles sur le site internet du ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. Parmi les recommandations de cueillette et de consommation, la DGS conseille de ne pas ramasser un champignon en cas de moindre doute sur son état ou son identification, certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblant beaucoup aux espèces comestibles. Une autre recommandation est de ne pas consommer sa récolte avant de l'avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière. Les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de chaque région peuvent être consultés ; un lien vers la société française de mycologie est disponible sur le site du ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes.