À
Bernard Cazeneuve,
Ministère de l'intérieur, 🧭Gouvernement Valls 2 •
10 sept. 2013M. François Asensi interroge M. le ministre de l'intérieur au sujet des menaces pesant sur la sous-préfecture du Raincy en Seine-Saint-Denis. Un rapport interne du ministère de l'intérieur vient en effet de préconiser la fermeture d'une cinquantaine de sous-préfecture, dont celle du Raincy, afin de réaliser des économies budgétaires. Cette annonce suscite une grande inquiétude de la part de la population et des élus des communes concernées. La sous-préfecture du Raincy couvre un territoire de près de 600 000 habitants sur une zone urbaine frappée par les difficultés sociales et la précarité. Une présence forte de l'État sur ce territoire y est donc fondamentale. De surcroît, la sous-préfecture du Raincy dispose de compétences étendues, comprenant la délivrance des titres de séjour et l'instruction des demandes de naturalisation, le suivi de la politique de la ville ou la délivrance de carte-grise. Supprimer cette administration aurait des conséquences graves sur le traitement des demandes des Séquano-dyonisiens car la préfecture de Bobigny est déjà totalement engorgée en raison des problématiques propres à la Seine-Saint-Denis et du manque de personnel. Ainsi, les délais d'attente pour être accueilli au bureau des étrangers peuvent dépasser 10 heures et le traitement d'une demande de naturalisation dépasse fréquemment les deux ans. Dans ces conditions, il paraît inconcevable de fermer la sous-préfecture du Raincy, sous peine de renforcer les inégalités territoriales dont sont déjà victimes les Séquano-dyonisiens. La population et les élus refusent que le département fasse encore une fois les frais de la politique d'austérité menée par le Gouvernement. Aussi, compte tenu de tous ces éléments, il lui demande de tout mettre en oeuvre pour garantir la pérennité de la sous-préfecture de Seine-Saint-Denis et maintenir les effectifs nécessaires à son bon fonctionnement.