Annick Girardin,
Secrétariat d'État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie •
17 févr. 2015L'Institut français du Cap-Vert, fragilisé par un déménagement l'ayant éloigné de ses publics traditionnels, accueillait moins de public que par le passé et avait perdu de son énergie et de sa pertinence. Après une large concertation avec les ministères et les institutions culturelles et universitaires concernés, sa fermeture a été décidée. Les fonds et les matériels de l'Institut français du Cap-Vert ont été remis à des partenaires qui ont pour objectif de poursuivre et de développer l'oeuvre engagée, rapprocher nos pays et valoriser ce patrimoine commun. La création d'un Institut de la langue française au sein de l'Université du Cap-Vert, à l'initiative de la rectrice, ancienne boursière du gouvernement français, apportera une continuité à cette activité essentielle et permettra l'appropriation par les institutions cap-verdiennes de ces secteurs. L'absence de l'Institut français au Cap-Vert ne signifie pas la disparition de la coopération française à Praia. De nombreux dispositifs de coopération se caractérisent par des partenariats noués entre l'ambassade et les Alliances françaises ou d'autres structures locales (centres bi-nationaux, universités...). Ce sera le cas au Cap-Vert où l'ambassade a pour mission de préserver et d'animer ces partenariats. Pour ce faire, et au vu du statut particulier du Cap-Vert, des moyens humains et financiers sont maintenus et en particulier un budget spécifique avec l'appui d'un agent en charge de l'animation de notre politique de coopération. Dans ce cadre, l'action de la France à Praia s'appuiera sur les échanges universitaires portés par les étudiants, les professeurs et les chercheurs des deux pays, les bourses, la coopération linguistique avec les universités ou l'Alliance française de Mindelo, et les échanges culturels qui ont permis à des artistes de renom d'émerger sur la scène internationale.