Emmanuel Macron,
Ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique •
14 juin 2016La loi du 9 février 2010, qui a transformé La Poste en société anonyme, a également confirmé les quatre missions de service public confiées à l'entreprise : le service universel postal, le transport et la distribution de la presse, la contribution à l'aménagement du territoire et l'accessibilité bancaire. L'Etat est particulièrement attaché à la bonne mise en œuvre par La Poste de ces missions de service public, ces dernières contribuant à la réalisation d'objectifs fondamentaux pour la collectivité. Cet attachement s'est traduit en particulier dans le cadre de la conclusion du contrat d'entreprise 2013-2017 entre l'Etat et La Poste, signé le 1er juillet 2013. Ce dernier, qui définit les modalités précises de mise en œuvre des missions de service public confiées au groupe, a été l'occasion pour l'Etat et La Poste de réaffirmer leur attachement partagé à l'ensemble de ces missions. Par ailleurs, La Poste, qui doit aujourd'hui affronter le défi de l'érosion du courrier (- 22 % au niveau national entre 2008 et 2013), vient d'élaborer son nouveau plan stratégique à horizon 2020 et doit mener en conséquence des chantiers structurants pour son avenir. Dans ce contexte, l'Etat est particulièrement attentif d'une part, à garantir la qualité de la mise en œuvre des missions de service public qu'il a confiées au groupe La Poste et, d'autre part, à la préservation de la qualité de vie au travail au sein de l'entreprise. Ainsi, à notre demande, le contrat d'entreprise 2013-2017 comprend un volet portant sur les engagements citoyens de l'entreprise. Ces engagements portent en particulier sur les actions menées dans le domaine de la responsabilité sociale de l'entreprise ainsi qu'en réponse à l'évolution des attentes des salariés à l'égard de leur entreprise. C'est dans ce contexte que s'inscrit le projet d'évolution de la plate-forme courrier de Créteil qui doit permettre l'adaptation des organisations de La Poste à la baisse des volumes de courrier (- 5,5 % au niveau national et - 8 % sur le Val-de-Marne en 2013, avec, sur certains flux, une baisse pouvant atteindre - 20 %). Les services du ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique ont sollicité La Poste sur l'évolution prévue de la PIC de Créteil. Le groupe a confirmé son attachement à ce que les évolutions prévues dans le cadre de ce projet interviennent dans le respect du dialogue et de la concertation avec le personnel et les partenaires sociaux. C'est dans ce cadre que ce projet a été présenté au personnel de la plate-forme et à ses représentants. Par ailleurs, La Poste a tenu à préciser que ces évolutions s'inscrivent dans le cadre strict de la méthode de conduite du changement du groupe et se feront dans le respect de l'accord social national « Qualité de vie au travail » de La Poste. Ainsi, la négociation d'un accord d'accompagnement social, dont bénéficiera l'ensemble du personnel concerné par l'évolution des activités de la PIC de Créteil, est proposée aux organisations syndicales. Conformément à son modèle social, La Poste ne procédera à aucun licenciement et l'ensemble du personnel se verra proposer des possibilités de reclassements dans les divers établissements de l'Île-de-France, avec une priorité sur les centres distants de moins de 20 kilomètres. Les agents pourront, s'ils le souhaitent, intégrer les établissements de Lognes (Seine-et-Marne), de Wissous (Essonne) et du Val-de-Marne. En outre, les postes vacants dans les entités de La Poste et de ses filiales dans le département leur seront ouverts. Enfin, près de cent agents garderont leurs activités actuelles sur le site de la nouvelle plate-forme de préparation et de distribution du courrier qui sera située à Créteil. Au global, ce projet n'a pas d'impact sur le niveau d'emplois proposé par La Poste dans le Val-de-Marne, qui continue à se situer à environ 400 emplois. Aussi, et d'une manière générale, l'Etat veillera d'une part, à ce que ces évolutions s'effectuent conformément aux engagements de La Poste, dans le cadre d'un dialogue social de qualité avec le personnel et les partenaires sociaux et, d'autre part, à ce que leur mise en œuvre garantisse la préservation des conditions d'acheminement et de distribution du courrier et n'affecte en rien les conditions d'exercice par La Poste de ses missions de service public.