À
Marisol Touraine,
Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, 🧭Gouvernement Valls 2 •
23 sept. 2014M. Jean-Marc Germain attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la prise en compte de la maladie de Lyme, son expansion, les actions de prévention, de soins et de recherches à conduire pour y faire face. La maladie de Lyme (ou « borréliose de Lyme ») est une maladie bactérienne qui touche l'homme et de nombreux animaux. Elle a la particularité de présenter une grande diversité génétique, épidémiologique, clinique et diagnostique) car elle peut à la fois affecter divers organes et toucher divers systèmes. Le principal facteur de contagion est presque exclusivement des morsures de tiques, lorsque celles-ci sont porteuses de la bactérie. Outre sa gravité, qui peut à terme affecter la plupart des organes humains avec des effets différents, voire conduire à des handicaps physiques et mentaux, cette maladie présente d'autres difficultés, en particulier pour son diagnostic, car elle peut avoir une phase dormante parfois longue de plusieurs mois voire plusieurs années. Enfin, les critères diagnostiques, les méthodes de dépistages ou les traitements font apparemment toujours l'objet de controverses entre experts dans le monde médical. Le 1er juillet dernier, une résolution a été adoptée à l'unanimité par la commission des Affaires européennes, visant à sécuriser et harmoniser l'information et le parcours de soin des personnes ayant contracté la maladie de Lyme. Elle a surtout pour objectif de prendre en considération la maladie de Lyme au niveau européen, alors même qu'elle est en plein développement en Europe, et notamment dans notre pays. Selon une étude internationale de 2002, elle serait devenue la plus fréquente de toutes les maladies vectorielles transmises à l'homme dans l'hémisphère nord. Les lacunes concernant cette maladie sont très nombreuses, tant sur les raisons de son expansion que sur les facteurs de risques, ou les difficultés de diagnostic. Il y a de plus une carence réelle quant à sa prévention et son identification, à l'échelle européenne, bien que la communauté médicale y soit de plus en plus souvent sensibilisée. Au vu de ses éléments, il souhaite savoir quelles actions la France peut mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, afin de consacrer à cette maladie en pleine expansion, les procédures d'identification, de prévention et de soin nécessaires.