À Pascale Boistard,
Secrétariat d'État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargé des des droits des femmes, 🧭Gouvernement Valls 2
M. Jean-Marc Germain attire l'attention de Mme la secrétaire d'État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l'enfance, des personnes âgées et de l'autonomie sur la situation des conseillers conjugaux et familiaux, concernés par les dispositifs législatifs des CPEF (centres de planification), des EICCF (établissements d'information), des CIVG (centres d'interruption de grossesse) et sur la reconnaissance de leur statut professionnel dans la fonction publique territoriale et hospitalière. Les conseillers conjugaux et familiaux sont des professionnels formés pour accompagner chaque étape de la vie relationnelle des personnes. Leurs compétences portent sur l'ensemble des questions et des difficultés liées à la sexualité, aux relations conjugales, familiales, aux questions de l'égalité et de la parité entre hommes et femmes, ainsi qu'au soutien à la parentalité, à l'accompagnement du vieillissement ou encore la prévention des violences et des discriminations et la gestion des conflits. Ils s'adressent aussi bien, à travers leurs missions, à des personnes seules qu'à des couples, des parents, ou des familles, aux adultes comme aux jeunes. Pour cela, ils prennent en compte la complexité des situations, et tiennent compte aussi des interactions avec leur environnement social, économique et familial. Ils interviennent aussi bien dans des centres d'interruption volontaires de grossesse que dans des centres de planification et d'éducation familiale. Or une inquiétude se manifeste aujourd'hui auprès de ces personnels, mais aussi chez les médecins et les professionnels de santé avec qui ils collaborent, sur la fragilisation de leurs missions, tout comme l'absence d'une reconnaissance de leur statut et de leurs missions dans le cadre de l'évolution en cours des pratiques de santé à travers plusieurs projets de loi. Sensible à cette situation et à leurs inquiétudes, comme celles manifestées par les personnels de l'hôpital Béclère à Clamart, il souhaite connaître quelles actions le Gouvernement compte entreprendre afin de permettre la reconnaissance d'un statut professionnel pour les conseillers conjugaux et familiaux, dont le rôle est important pour la résolution des conflits émotionnels et relationnels dans les familles ou les couples.