Najat Vallaud-Belkacem,
Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche •
7 juin 2016Dans le cadre de la réingénierie de la formation des masseurs-kinésithérapeutes, à laquelle a été associée la conférence des présidents d'université (CPU), la volonté du gouvernement a consisté à organiser une diversification des voies d'admission en institut de formation de masseurs-kinésithérapeutes (IFMK), et donc des profils étudiants, tout en visant à garantir que les admis partagent un niveau suffisant d'une culture scientifique tournée vers la santé, et à œuvrer afin que les étudiants puissent poursuivre ces études dans les meilleures conditions. Bien que l'éventualité d'un choix par défaut ne puisse être totalement écartée, la suppression du concours Physique-Chimie-Biologie (PCB) a pour objectif de garantir aux étudiants souhaitant devenir masseur-kinésithérapeute la possibilité d'intégrer la formation quelle que soit leur situation sociale, leur lieu d'habitation ou leurs ressources, et ainsi d'offrir des chances équivalentes à tous les candidats. En effet, les écoles préparatoires au concours PCB ne constituaient pas une voie d'accès aux études préparatoires au diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute, mais un service de préparation à un concours souvent onéreux, donc non égalitaire, et ne permettant pas de capitaliser des ECTS (European Credits Transfer System) ou de poursuivre dans une deuxième année de licence, comme c'est désormais le cas, après un échec à l'admission dans l'IFMK. L'admission par voie universitaire, dont les frais d'inscription sont de 184 euros, permettra aussi à un étudiant d'obtenir des crédits ECTS (60) au titre de l'année validée dans le cadre d'un projet de poursuite d'études. Les étudiants actuellement en école préparatoire (année universitaire 2015-2016) auront la même possibilité de s'inscrire dans l'application post-bac (APB) dans une université, en conservant les mêmes droits que les bacheliers de l'année 2016 en cas d'échec à l'admission à l'IFMK à l'issue de cette année de formation. Enfin, la PACES n'est pas la seule filière retenue pour l'accès aux études de masseurs-kinésithérapeutes, puisque ces études sont également ouvertes aux étudiants ayant validé la première année de licence en sciences mention « sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) » ainsi qu'à ceux ayant validé une première année de licence dans le domaine « sciences, technologies, santé », la répartition entre les candidats issus de ces différents parcours de formation faisant l'objet d'une convention entre chaque institut de formation en masso-kinésithérapie et au moins une université.