Myriam El Khomri,
Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social •
13 sept. 2016Les emplois d'avenir répondent à un engagement fort du Gouvernement pour les jeunes les plus en difficulté, et ils sont conçus comme un tremplin vers le marché du travail. Leur durée de trois ans permet de planifier des parcours cohérents de qualification et de formation en vue d'une insertion professionnelle durable et les jeunes bénéficient d'un accompagnement renforcé par leur référent de la mission locale et par leur employeur. La réussite de ce dispositif suppose la mobilisation exceptionnelle et l'implication de l'ensemble des acteurs en faveur des jeunes sortant d'emplois d'avenir : les services de l'Etat, les opérateurs du service public de l'emploi (Pôle emploi, Cap emploi, missions locales), les collectivités locales, les associations, les employeurs du secteur marchand. Le 22 mars 2016, la ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social a adressé un message aux préfets de région pour rappeler que, comme annoncé par le Président de la République en 2012 lors du lancement du dispositif, aucun jeune ne doit se retrouver sans solution à l'issue de son emploi d'avenir, et pour leur demander de mobiliser l'ensemble des acteurs et des outils de droit commun pour une orientation vers l'emploi, notamment dans le secteur marchand en activant les nouvelles aides à l'embauche, ou vers une formation. A la même date, la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle a diffusé aux directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE), ainsi qu'à l'ensemble des services et opérateurs en charge du dispositif, un dossier d'appui précisant les outils et les actions mobilisables pour préparer la sortie des jeunes en emploi d'avenir. Ce dossier détaille l'ensemble des solutions permettant soit de pérenniser l'emploi dans la structure d'accueil, soit d'orienter le jeune vers un autre emploi ou, en fonction des nécessités de son projet, vers la formation professionnelle. Les collectivités territoriales représentent 26% des employeurs d'emplois d'avenir, et diverses solutions de sortie peuvent être mobilisées en faveur des jeunes embauchés dans le cadre de ce dispositif. Ils peuvent ainsi être titularisés directement, par concours ou dans le cadre du parcours d'accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière et de l'Etat (PACTE). Ils peuvent également demander une validation des acquis de l'expérience (VAE) en vue de faire reconnaître leur expérience acquise et obtenir un diplôme ou titre à finalité professionnelle, ou un certificat de qualification. L'accès à un contrat d'initiative emploi (CIE) ou à un CIE -starter chez un employeur du secteur marchand- est aussi possible pour un jeune sortant d'un emploi d'avenir dans le secteur non marchand. Les DIRECCTE peuvent également autoriser, par décision individuelle de dérogation, la prescription d'un contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE) pour prolonger d'un an leur expérience professionnelle chez le même employeur. En raison de la diversité des solutions susceptibles d'être mobilisées pour préparer la sortie des jeunes, le Gouvernement n'a pas estimé nécessaire de prendre des dispositions spécifiques tendant à prolonger les emplois d'avenir dans les collectivités territoriales, l'objectif premier de ce dispositif étant de favoriser leur insertion durable sur le marché du travail.