Marisol Touraine,
Ministère des affaires sociales et de la santé •
23 août 2016Environ 530 000 proches aident des bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) à domicile. La loi no 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l'adaptation de la société au vieillissement reconnaît et consacre plus fortement leur rôle, en particulier à travers la reconnaissance d'un droit au répit dans le cadre de l'APA. Ce droit au répit passe en premier lieu par la mise en œuvre d'une évaluation systématique de la situation et des besoins des aidants, notamment à l'occasion de la demande d'APA. La revalorisation des plafonds nationaux de l'APA permet également de favoriser la prise en compte de l'aide au répit dans les plans d'aide. Lorsque les plafonds des plans d'aide sont insuffisants pour répondre aux besoins de répit identifiés par l'équipe médico-sociale du département, la loi prévoit, pour les aidants qui assurent une présence ou une aide indispensables au soutien à domicile d'un bénéficiaire de l'APA et qui ne peuvent être remplacés, l'instauration d'un « module répit ». Ce dispositif, dont les modalités sont fixées par l'article D. 232-9-1 du code de l'action sociale et des familles, permet, suivant l'appréciation des besoins, faite par l'équipe médico-sociale du département, la majoration des plans d'aide au-delà des plafonds nationaux de l'APA dans une limite annuelle de 500 euros pour financer tout dispositif concourant au répit de l'aidant proposé par l'équipe médico-sociale du département, tel que l'accueil temporaire en établissement ou en accueil familial ou des heures d'aide à domicile supplémentaires. Ces mesures sont entrées en vigueur au 1er mars 2016.