À
Emmanuelle Cosse,
Ministère du logement et de l’habitat durable, 🧭Gouvernement Valls 2 •
23 août 2016M. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la ministre du logement et de l'habitat durable sur les mesures issues de la loi de finances, applicables au 1er juillet 2016, visant à diminuer voire supprimer les aides personnelles au logement des personnes dont le loyer est considéré comme manifestement trop élevé par rapport aux revenus du ménage. Cette restriction touche environ 78 000 foyers en France. La volonté affichée du Gouvernement aurait été de mieux prendre en compte la capacité financière des familles et de freiner l'inflation des loyers. Mais, la réalité au quotidien est toute autre, et des exemples m'ont été donnés dans ma circonscription, car dans une période de crise du logement et principalement dans les zones tendues, les locataires ne choisissent certainement pas de payer un loyer trop cher. Ils ont besoin d'un toit pour vivre décemment et pour trouver un emploi. Il s'agit donc bien d'une double peine pour ces locataires, salariés, jeunes, retraités qui paient durement cette situation. Il rappelle qu'il manque dans notre pays près de 800 000 logements surtout à des prix abordables et de qualité décente, autrement dit à destination des personnes aux revenus modestes et que les mesures mises en place au 1er juillet ne vont pas dans ce sens, appauvrissant encore les plus démunis. La Confédération nationale du logement (CNL) comme l'ensemble des associations de locataires d'ailleurs avait demandé le retrait de cette mesure. Il lui demande donc de reporter cette décision.