🤔terrorisme17 nov. 2015 •
Olivier Falorni •
ordre publiclutte et préventionmilieu carcéralradicalisation M. Olivier Falorni attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur la montée de l'islam radical en milieu carcéral. Qu'il s'agisse des attaques de Khaled Kelkal en 1995, de Mohammed Merah en 2012, ou des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly en 2015, cette nouvelle forme de radicalité implique généralement des groupes informels, voire des individus isolés, qui ont toujours connu un parcours dans la délinquance et le milieu carcéral. Entrés en prison pour des délits de droit commun, ils en sont sortis en de véritables bombes humaines afin de semer la terreur sur notre territoire, mettre à mal la sureté de l'État et attenter à la sécurité de nos concitoyens. Ils se sont tous radicalisés en prison aux côtés d'imams autoproclamés. Les prisons ne peuvent demeurer ces lieux de radicalisation et il apparaît déterminant de renforcer la lutte contre la création de nouvelles filières au sein des établissements pénitentiaires pour éviter que nos prisons deviennent des pépinières à djihadistes. Il faut donc agir avec fermeté. Lors de sa récente visite à Saint-Martin-de-Ré, dans la cour du quartier Caserne de la maison centrale, il a découvert l'existence des « casinos ». Préfabriqués qui abritaient historiquement les lieux d'audience pour le personnel d'insertion et de probation, ils sont aujourd'hui consacrés aux activités des détenus. Il existe ainsi sept « casinos », qui fonctionnent selon les affinités ou plus souvent en fonction de communautés. Musulmans, Haïtiens, Basques, etc., disposent chacun de leurs locaux. Celui que se sont réservés les musulmans fait régulièrement office de mosquée clandestine salafiste malgré la vigilance des gardiens. Cette situation est intolérable. Aussi, devant le danger que représente cette zone de non-droit, il lui demande si elle est prête à détruire ces « casinos » et à reconstruire une infrastructure ouverte, décloisonnée et surveillée comme le préconise son rapport de visite, pour mettre fin à ces pratiques religieuses interdites.