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🧭Gouvernement Valls 2
Manuel Valls
, Premier ministre
Laurent Fabius
, Ministère des affaires étrangères et du développement international
Marisol Touraine
, Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes
Stéphane Le Foll
, Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt
Fleur Pellerin
, Ministère de la culture et de la communication
Marylise Lebranchu
, Ministère de la décentralisation et de la fonction publique
Jean-Yves Le Drian
, Ministère de la défense
Ségolène Royal
, Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Emmanuel Macron
, Ministère de l'économie, de l'industrie et du numérique
Najat Vallaud-Belkacem
, Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

Bernard Cazeneuve
, Ministère de l'intérieur
Christiane Taubira
, Ministère de la justice
Sylvia Pinel
, Ministère du logement, de l'égalité des territoires et de la ruralité
George Pau-Langevin
, Ministère des outre-mer
François Rebsamen
, Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
Patrick Kanner
, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports
Najat Vallaud-Belkacem
, Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
Myriam El Khomri
, Ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social
Patrick Kanner
, Ministère de la ville, de la jeunesse et des sports
Jean-Jacques Urvoas
, Ministère de la justice
Jean-Marc Ayrault
, Ministère des affaires étrangères et du développement international
Ségolène Royal
, Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargé des relations internationales sur le climat
Marisol Touraine
, Ministère des affaires sociales et de la santé
Jean-Michel Baylet
, Ministère de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales
Emmanuelle Cosse
, Ministère du logement et de l’habitat durable
Audrey Azoulay
, Ministère de la culture et de la communication
Laurence Rossignol
, Ministère de la famille, de l’enfance et des droits des femmes
Annick Girardin
, Ministère de la fonction publique
Laurence Rossignol
, Ministère des familles, de l'enfance et des droits des femmes
Michel Sapin
, Ministère de l'économie et des finances
Ericka Bareigts
, Ministère des outre-mer
💬politique économique
Jean-Christophe Fromantin
23 oct. 2014politiques communautairesfinancementinvestissements publics


M. le président. La parole est à M. Jean-Christophe Fromantin, pour le groupe de l'Union des démocrates et indépendants.

M. Jean-Christophe Fromantin. Monsieur le Premier ministre, vous évoquiez tout à l'heure ce sujet européen. Le fait que la France risque de tomber l'année prochaine dans la récession nous inquiète bien entendu tous. Nous sommes convaincus également que c'est dans le cadre d'un pacte et d'une dynamique franco-allemande que nous pourrons réamorcer une perspective de croissance.

Quatre leviers le permettraient, et, puisque les ministres de l'économie et des finances étaient en Allemagne au début de la semaine, il serait intéressant de bien comprendre quels leviers on peut activer avec nos partenaires allemands.

Il y a la politique monétaire, mais il semble que, de ce point de vue, il y ait un désaccord sur la politique à tenir.

Il y a l'injection de liquidités, comme cela a été fait récemment. Il semble qu'il y ait aussi un désaccord avec l'Allemagne sur la pérennité de ce type de dispositif.

Il y a la politique budgétaire, et nous sommes obligés de constater un désaccord sur ce point entre la France et l'Allemagne.

Reste donc l'investissement, mais j'ai besoin d'être rassuré, comme un grand nombre de mes collègues, je pense, car j'ai l'impression qu'il y a un quiproquo, la France proposant de l'investissement public et l'Allemagne nous répondant en parlant d'investissement privé. L'Allemagne refuse d'investir 50 milliards, il y aura au plus 13 milliards, c'est une nouvelle règle constitutionnelle, ce qui contribue à peine à hauteur de 0,05 % à la croissance française.

Il y a donc un doute et, je souhaiterais que vous nous donniez quelques détails sur ce que sont ces fameux leviers de relance franco-allemands. À lire ce qu'il est ressorti de la presse, honnêtement, je ne vois pas aujourd'hui de vrais effets de relance avec nos partenaires allemands. (Applaudissements sur les bancs du groupe UDI.)

M. le président. La parole est à M. le ministre des finances et des comptes publics.

M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics. Je vous remercie, monsieur le député, pour la question constructive que vous posez.

Nous sommes tous préoccupés, et c'est ce qui devrait nous rassembler, par la situation de la zone euro. Si nous voulons qu'elle retrouve une croissance suffisante dans un monde dont la croissance est plus forte que la nôtre mais qui s'interroge cependant sur son caractère durable, la France et l'Allemagne doivent travailler ensemble, pas seulement pour des raisons liées à l'histoire, parce que nous serions la France et l'Allemagne, mais pour des raisons extrêmement concrètes. La France et l'Allemagne représentent plus de 50 % de la production, de la richesse, allais-je dire, de cette zone euro, nous devons donc agir ensemble. Cela ne veut pas dire que les uns doivent donner des ordres aux autres. Chacun doit faire chez lui ce qu'il est nécessaire de faire pour que l'Allemagne aille mieux et que la France aille mieux, mais nous pouvons agir ensemble pour que les leviers que vous venez de décrire avec une grande pertinence soient activés avec efficacité.

Je ne reviens pas sur la politique monétaire. C'est le rôle de la Banque centrale européenne, la France considère que c'est la bonne politique qui est menée.

Je ne reviens pas sur la politique budgétaire. Il est nécessaire, la France le dit et nous partageons de plus en plus avec l'Allemagne la même préoccupation, de continuer à diminuer nos déficits, mais à un rythme compatible avec la possibilité d'avoir une croissance plus forte.

Enfin, il y a l'investissement. Cette question est décisive parce que l'investissement stimule immédiatement la demande, ce qui se traduit par plus de travail pour nos entreprises, et parce qu'il donne en même temps à nos économies la possibilité de se développer davantage si l'on investit dans les infrastructures de transport, les infrastructures énergétiques, les infrastructures virtuelles, la recherche et le développement, investissement lui aussi absolument nécessaire.

Il n'y a pas, d'un côté, l'investissement privé et, de l'autre, l'investissement public. Nous progressons ensemble. Les Allemands aussi ont besoin d'investissements publics et nous avons besoin, nous, de plus d'investissements privés. C'est ainsi que nous progressons et c'est ainsi que nous serons efficaces, Allemagne et France ensemble, pour une Europe plus forte. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SRC.)

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