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Historique

12 mai 2021 : ⚡Le 🧭Gouvernement Castex déclare l'urgence
12 mai 2021 - 18 mai 2021 : 288 amendements en Commission de la défense nationale et des forces armées




21 mai 2021 - 28 mai 2021 : 420 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

1 juin 2021 15:00 : Discussion
1 juin 2021 21:00 : Discussion

2 juin 2021 15:00 : Discussion
2 juin 2021 21:00 : Discussion
2 juin 2021 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté


29 juin 2021 09:00 : Discussion
29 juin 2021 : Modifié par Sénat ( 5ème République )



12 juil. 2021 - 13 juil. 2021 : 90 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

13 juil. 2021 15:00 : Discussion


21 juil. 2021 09:00 : Discussion
21 juil. 2021 : Conclusion par Sénat ( 5ème République )

22 juil. 2021 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante sénateurs au moins
22 juil. 2021 : 1 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

23 juil. 2021 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante sénateurs au moins

30 juil. 2021 : Partiellement conforme pour le Conseil Constitutionnel
Originalv2v3v4v5v6v7
📜Projet de loi relatif à la prévention d'actes de terrorisme et au renseignement
Jean Castex
28 avr. 2021

🖋️Amendements examinés : 100%
90 Adoptés149 Rejetés
41 Irrecevables
8 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Au titre du projet, après le mot :

« au »

insérer les mots :

« renforcement du ».


Article 1
🖋️Adopté
Yaël Braun-Pivet
17 mai 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À la dernière phrase du quatrième alinéa de l’article L. 226‑1 du code de la sécurité intérieure, après le mot : « autorité », sont insérés les mots : « et le contrôle effectif et continu ».

🖋️Adopté
Yaël Braun-Pivet
17 mai 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le dernier alinéa de l’article L. 226‑1 du code de la sécurité intérieure est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour les lieux faisant l’objet d’un périmètre de protection, l’arrêté ne peut être renouvelé qu’une seule fois pour une durée ne pouvant excéder un mois dès lors que les conditions prévues au premier alinéa continuent d’être réunies. »

🖋️Adopté
Dimitri Houbron
17 mai 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le dernier alinéa de l’article L. 226‑1 du code de la sécurité intérieure est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour les lieux faisant l’objet d’un périmètre de protection, l’arrêté ne peut être renouvelé qu’une seule fois pour une durée ne pouvant excéder un mois dès lors que les conditions prévues au premier alinéa continuent d’être réunies. »

 

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
15 mai 2021

Rédiger ainsi cet article :

« À la fin du II de l’article 5 de la loi n° 2017‑1510 du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme la date : « 31 juillet 2021 » est remplacée par la date : « 31 décembre 2021 ». »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article L. 226‑1 du code de la sécurité intérieure, après le mot : « terrorisme », sont insérés les mots : « ou à des troubles à la sécurité et à l’ordre publics ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À la première phrase du quatrième alinéa de l’article L. 226‑1 du code de la sécurité intérieure, les mots : « avec le consentement des personnes faisant l’objet de ces vérifications, » sont supprimés.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À la première phrase du quatrième alinéa de l’article L. 226‑1 du code de la sécurité intérieure, les mots : « avec le consentement des personnes faisant l’objet de ces vérifications » sont remplacés par les mots : « sans que le consentement de la personne qui fait l’objet de ces vérifications ne soit requis ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

À la première phrase du sixième alinéa de l’article L. 226‑1 du code le sécurité intérieure, les mots : « , avec le consentement de son conducteur » sont supprimés.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Après le mot : « véhicule », la fin de la première phrase du sixième alinéa de l’article L. 226‑1 du code de la sécurité intérieure est ainsi rédigée : « sans que le consentement du propriétaire ou de l’utilisateur ne soit requis. »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au dernier alinéa de l’article L. 226‑1 du code de la sécurité intérieure, la troisième occurrence du mot : « un » est remplacé par le mot : « trois ».


Article 2
🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bisAu début du premier alinéa, les mots : « Aux seules fins de prévenir la commission d’actes de terrorisme, » sont supprimés ; ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) Au premier alinéa, les mots : « peut prononcer » sont remplacés par le mot : « prononce » ; ».

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
15 mai 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bisAu deuxième alinéa, les mots : « et qui ne peut excéder six mois » sont supprimés ; ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bisAu deuxième alinéa, les mots : « et qui ne peut excéder six mois » sont supprimés ; ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) Au deuxième alinéa, les mots : « et qui ne peut excéder six mois » sont remplacés par les mots : « pour une durée raisonnable fixée par le juge » ; ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« bis) Au deuxième alinéa, les mots : « qui ne peut excéder » sont remplacés par les mots : « qui ne peut être inférieur à » ; ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) Au deuxième alinéa, le mot : « six » est remplacé par le mot : « douze » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« a bis) Au deuxième alinéa, le mot : « six » est remplacé par le mot : « douze » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 5 :

« Lorsque la fermeture d’un lieu de culte est prononcée sur le fondement du I, les locaux qui en dépendent font également l’objet de cette mesure de fermeture selon les modalités prévues aux deux derniers alinéas du I. »

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
13 mai 2021

I. – Au début de la première phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« Peuvent également faire »

les mots :

« Font également ».

II. – En conséquence, à la même première phrase, substituer aux mots :

« existe des raisons sérieuses de penser »

les mots :

« a été avéré ».

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
15 mai 2021

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« Peuvent également faire »

les mots :

« Font également ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
13 mai 2021

I. – À la première phrase de l’alinéa 5, supprimer les mots :

« sur le fondement du I et ».

II. – En conséquence, à la fin de la même première phrase, supprimer les mots :

« aux mêmes fins pour faire échec à l’exécution de cette mesure ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après la deuxième occurrence de la référence :

« I »,

insérer les mots :

« ainsi que ceux administrés par les mêmes personnes ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« III. – La réouverture du lieu de culte mentionné au I et des locaux qui en dépendent mentionnés au II ne peut avoir lieu que sous conditions et après accord du juge concerné. »

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
13 mai 2021

Supprimer l’alinéa 6.

🖋️Irrecevable
Fabien Di Filippo
15 mai 2021
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Article 3
🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« au sein »

les mots :

« à l’intérieur ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« de cette obligation »

les mots :

« mentionné au 1° ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« c) Aux première et dernière phrases du dernier alinéa, le mot : « sixième » est remplacé par les mots : « huitième ».

🖋️Adopté
Blandine Brocard
17 mai 2021

Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 8 :

« Chaque renouvellement de la mesure, d’une durée maximale de trois mois, est subordonné à l’existence d’éléments nouveaux ou complémentaires. ».

🖋️Adopté
Dimitri Houbron
17 mai 2021

Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 8 :

« Chaque renouvellement de la mesure, d’une durée maximale de trois mois, est subordonné à l’existence d’éléments nouveaux ou complémentaires. ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 10, supprimer les mots :

« , et au plus ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« et suivants »

la référence :

« à L. 228‑5 ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À l’alinéa 13, après le mot :

« vigueur »,

insérer les mots :

« pour une durée de ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Au début de l’article L. 228‑1, les mots : « Aux seules fins de prévenir la commission d’actes de terrorisme » sont remplacés par les mots : « Afin de prévenir la commission d’actes de terrorisme ou de maintenir la sécurité et l’ordre public » ; ».

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
15 mai 2021

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À l’article L. 228‑1, la seconde occurrence du mot : « et » est remplacée par le mot : « ou » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A À l’article L. 228‑1, la seconde occurrence du mot : « et » est remplacée par le mot : « ou » ; ».

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
15 mai 2021

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A L’article L. 228‑1 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Si la personne répondant aux critères énoncés ci-dessus est un étranger en situation irrégulière, réfugié, demandeur d’asile ou disposant d’un titre de séjour, elle fait immédiatement et systématiquement l’objet d’une mesure d’expulsion. » ; ».

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
15 mai 2021

Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« aa) Le 1° est ainsi rédigé :

« « 1° Ne pas se déplacer à l’extérieur d’un périmètre géographique déterminé, établi afin de garantir prioritairement la sécurité et l’ordre public. » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

I. – Après l’alinéa 2, insérer les deux alinéas suivants :

« aa) Le 1° est ainsi rédigé :

« 1° Être astreinte à demeurer dans le lieu d’habitation, pendant la plage horaire qu’il fixe, dans la limite de douze heures par vingt‑quatre heures. L’assignation à résidence doit permettre à ceux qui en sont l’objet de résider dans une agglomération ou à proximité immédiate d’une agglomération. Elle tient compte de leur vie familiale et professionnelle. »

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« aa) La première phrase du 1° est complétée par les mots : « , ou d’un périmètre défini par un cercle d’un rayon de cinq kilomètres autour du lieu de résidence » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« aa) Au 2°, le mot : « une » est remplacé par le mot : « trois » ; ».

🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
15 mai 2021

Supprimer la deuxième phrase de l’alinéa 5.

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

Supprimer la deuxième phrase de l’alinéa 5.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
15 mai 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« tient compte de »

le mot :

« respecte ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Substituer à la troisième phrase de l’alinéa 5 les deux phrases suivantes :

« S’il s’agit d’un évènement, sa durée est strictement limitée, dans la limite de trente jours. Si l’interdiction concerne un lieu, elle peut être prononcée pour une durée plus longue déterminée par le juge. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À la troisième phrase de l’alinéa 5, supprimer les mots :

« , dans la limite de trente jours ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

À la troisième phrase de l’alinéa 5, supprimer les mots :

« , dans la limite de trente jours ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« c) À la deuxième phrase du cinquième alinéa, les mots : « pour une durée maximale de trois mois » sont remplacés par les mots : « autant de fois que nécessaire » ; ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

I. – Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« c) À la troisième phrase du cinquième alinéa, après le mot : « subordonné », sont insérés les mots :« à la persistance des conditions prévues à l’article L. 228‑1 ou ».

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 2° bis Le 2° de l’article L. 228‑4 est complétée par les mots : « ou qu’un périmètre défini par un cercle d’un rayon de 5 kilomètres autour du lieu de résidence » ; ».

 

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
15 mai 2021

Supprimer les alinéas 7 et 8.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021

Supprimer les alinéas 7 et 8.

🖋️Rejeté
Philippe Dunoyer
17 mai 2021

Supprimer les alinéas 7 et 8.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

Supprimer les alinéas 7 et 8.

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
15 mai 2021

Substituer aux alinéas 7 et 8 l'alinéa suivant :

« 3° À la fin de l'avant-dernière phrase du cinquième alinéa des articles L. 228‑2 et L. 228‑4 et à la fin de la troisième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 228‑5, les mots : « ne peut excéder douze mois » sont remplacés par les mots : « ne connait pas de limitation de durée : les MICAS sont renouvelables tant que le comportement de l’individu continue de constituer une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics » ; ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
17 mai 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 8 :

« S’il apparait, à l’issue de la durée totale cumulée de douze mois prévue à l’alinéa précédent, que le maintien des mesures de surveillance se justifie par l’existence d’éléments nouveaux et complémentaires, leur prolongation ne peut être décidée que dans le cadre de l’engagement de poursuites judiciaires. »

🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Irrecevable
Blandine Brocard
17 mai 2021
🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 8, après le mot :

« légale »,

insérer les mots :

« ou ayant été prise en charge dans un quartier d’isolement en raison de sa radicalisation ou dans un quartier d’évaluation de la radicalisation, ou ayant été évaluée comme étant radicalisée au cours de sa détention pour des infractions de droit commun ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« la durée totale cumulée de ces obligations peut atteindre vingt-quatre mois ».

🖋️Rejeté
Emmanuel Maquet
12 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 8, substituer au mot :

« peut »

le mot :

« doit ».

🖋️Rejeté
Emmanuel Maquet
12 mai 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« vingt-quatre mois »

les mots :

« dix ans ».

🖋️Rejeté
Emmanuel Maquet
12 mai 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« vingt-quatre mois »

les mots :

« cinq ans ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« vingt-quatre mois »

les mots :

« cinq ans ».

🖋️Rejeté
Emmanuel Maquet
12 mai 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« vingt-quatre mois »

les mots :

« trois ans ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Compléter la première phrase de l’alinéa 8 par le mot :

« renouvelables ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Compléter le première phrase de l’alinéa 8 par les mots :

« renouvelables après accord du ministre de l’Intérieur ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

Après la première phrase de l’alinéa 8, insérer la phrase suivante :

« Au-delà de ces vingt-quatre mois, tout renouvellement de ces mesures est nécessairement subordonné à un accord du juge administratif. »

🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Au début du premier alinéa de l’article L228‑3 du code de la sécurité intérieure, les mots : « À la place » sont remplacés par les mots : « En plus ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

La deuxième phrase du premier alinéa de l’article L. 228‑3 du code de la sécurité intérieure est supprimée.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

À la seconde phrase du troisième alinéa de l’article L. 228‑3 du code de sécurité intérieure, le mot : « ne » est supprimé et le mot : « sauf » est remplacé par les mots : « y compris ».

🖋️Irrecevable
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Fabien Di Filippo
15 mai 2021

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« ; chaque renouvellement au‑delà est subordonné à l’existence d’éléments nouveaux et complémentaires ».

🖋️Tombé
Éric Diard
17 mai 2021

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 8, supprimer les mots :

« ; chaque renouvellement au‑delà est subordonné à l’existence d’éléments nouveaux et complémentaires ».

🖋️Tombé
Éric Diard
17 mai 2021

Après le mot :

« au-delà »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 8 :

« sans qu’il n’y ait d’éléments nouveaux et complémentaires est subordonné à l’accord du juge administratif. »

🖋️Tombé
Éric Ciotti
17 mai 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 8, après le mot :

« à »,

insérer les mots :

« la persistance des conditions prévues à l’article L. 228‑1 ou ». 

🖋️Tombé
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 8, subsituer aux mots :

« à l’existence d’éléments nouveaux et complémentaires. »

les mots :

« à l’accord du procureur de la République antiterroriste et du procureur de la République territorialement compétent ».

🖋️Tombé
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« à l’existence d’éléments nouveaux et complémentaires. »

les mots :

« à la décision du ministre de l’Intérieur, après en avoir informé le procureur de la République antiterroriste et le procureur de la République territorialement compétent ».


Article 4
🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« la personne »

les mots :

« l’occupant des lieux ou son représentant ».

🖋️Irrecevable
Dimitri Houbron
17 mai 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article L. 229‑1 du code de la sécurité intérieure, les mots : « aux seules fins de prévenir la commission d’actes de terrorisme et » sont supprimés.

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

I. – Au premier alinéa de l’article L. 229‑1 du code de la sécurité intérieure, la septième occurrence du mot : « et » est remplacée par le mot : « ou ».

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
17 mai 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Article 5
🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« qu’elle »

les mots :

« que cette personne ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« ou psychologique »

les mots :

« , psychologique ou psychiatrique ».

🖋️Adopté
Jean-François Eliaou
17 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« ou psychologique »

les mots : 

« , psychologique ou psychiatrique ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 5, après le mot :

« réinsertion »,

insérer les mots :

« de la personne concernée ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« l’intéressé »

les mots :

« la personne concernée ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 7, substituer aux mots :

« l’intéressé »

les mots :

« la personne concernée ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 10, supprimer les mots :

« période d’une ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 10, substituer au mot :

« période »

le mot :

« durée ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 10, après le mot :

« sûreté »,

insérer les mots :

« prévue à l’article 763‑10 ».

🖋️Adopté
Philippe Dunoyer
17 mai 2021

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

« qui justifient précisément le renouvellement de la mesure ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 11, substituer aux mots :

« cette mesure »

le mot :

« elle ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

Compléter la première phrase de l’alinéa 11 par les mots :

« de la personne concernée ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À l’alinéa 13, après le mot :

« commission »,

insérer les mots :

« mentionnée au premier alinéa ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À l’alinéa 14, substituer au mot :

« vu »

le mot :

« regard ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 15, substituer à la référence :

« au V »

les références :

« aux II et IV ».

🖋️Adopté
Jean-François Eliaou
17 mai 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 15, substituer à la référence :

« au V »

les références :

« aux II et IV ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

Compléter l’alinéa 17 par les mots :

« du condamné ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 18, substituer aux mots :

« de la mesure »

les mots :

« auxquelles le condamné est tenu ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À l’alinéa 21, supprimer les mots :

« au plus tard ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À l’alinéa 21, substituer au mot :

« après »

les mots :

« à compter de ».

🖋️Adopté
Raphaël Gauvain
18 mai 2021

À l’alinéa 22, substituer aux mots :

« d’un an d’emprisonnement et de 15 000 »

les mots :

« de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 ».

🖋️Adopté
Dimitri Houbron
17 mai 2021

À l’alinéa 22, substituer aux mots :

« d’un an d’emprisonnement et de 15 000 »

les mots :

« de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 ».

🖋️Adopté
Jean-François Eliaou
17 mai 2021

À l’alinéa 22, substituer aux mots :

« d’un an d’emprisonnement et de 15 000 »

les mots :

« de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
15 mai 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
13 mai 2021

À la fin de l'alinéa 3, supprimer les mots :

« et de réinsertion ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

I. – À l’alinéa 4, substituer au mot :

« cinq »

le mot :

« trois ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au mot :

« trois »

le mot :

« un ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

I. – À l’alinéa 4, substituer au mot :

« cinq »

le mot :

« trois ».

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« ou d’une durée supérieure ou égale à trois ans lorsque l’infraction a été commise en état de récidive légale, ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

À l’alinéa 4, supprimer les les mots :

« , à l’exclusion de celles définies aux articles 421‑2‑5 et 421‑2‑5‑1 du même code, ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« légale »,

insérer les mots :

« ou qu'elle présente des signes de radicalisation à l’issue de sa peine de prison ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« légale »,

insérer les mots :

« ou a été prise en charge dans un quartier d’isolement en raison de sa radicalisation ou dans un quartier d’évaluation de la radicalisation, ou a été évaluée comme étant radicalisée au cours de sa détention pour des infractions de droit commun ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
13 mai 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« , qu’elle présente une particulière dangerosité caractérisée par une probabilité très élevée de récidive et par une adhésion persistante à une idéologie ou à des thèses incitant à la commission d’actes »

les mots :

« qu’il existe des risques avérés qu’elle commette des actes ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« par une probabilité très élevée de récidive et ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« par une probabilité très élevée de récidive et ».

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« très élevée ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
13 mai 2021

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 5, après le mot :

« éducative »

insérer le mot :

« , religieuse ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
13 mai 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 5, supprimer les mots :

« et l’acquisition des valeurs de la citoyenneté ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 5 substituer aux mots :

« des valeurs de la citoyenneté »

les mots :

« d’une volonté de vivre avec civilité en France ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 5.

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
13 mai 2021

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« une activité professionnelle, de suivre un enseignement ou une formation professionnelle »

les mots :

« des travaux d’intérêt général ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
13 mai 2021

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« peut également lui interdire »

les mots :

« lui interdit ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« L’intéressé peut également être placée sous surveillance électronique mobile. »

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

Après l’alinéa 8, insérer les neuf alinéas suivants :

Le tribunal de l’application des peines peut, sur réquisitions du procureur de la République, ordonner à son encontre une ou plusieurs des mesures de sûreté suivantes : 

« 1° Répondre aux convocations du juge de l’application des peines ;

« 2° Établir sa résidence en un lieu déterminé ;

« 3° Obtenir l’autorisation préalable du juge de l’application des peines pour tout changement d’emploi ou de résidence, lorsque ce changement est de nature à mettre obstacle à l’exécution des mesures de sûreté ;

« 4° Obtenir l’autorisation préalable du juge de l’application des peines pour tout déplacement à l’étranger ;

« 5° Se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, dans la limite de trois fois par semaine ;

« 6° Ne pas entrer en relation avec certaines personnes ou catégories de personnes spécialement désignées ;

« 7° Ne pas paraître dans tout lieu spécialement désigné ;

« 8° Après vérification de la faisabilité technique de la mesure, l’obligation prévue à l’article 131‑36‑12 du code pénal.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Supprimer l’alinéa 9.

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

Supprimer l’alinéa 9.

🖋️Rejeté
Philippe Dunoyer
17 mai 2021

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« été mise en mesure de bénéficier »

les mots :

« effectivement bénéficié ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021

I. – Supprimer l’alinéa 10.

II. –En conséquence, supprimer les alinéas 12 à 14.

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

Après le mot :

« comprises »,

supprimer la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 10.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 10, substituer au mot :

« cinq »

le mot :

« dix ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Supprimer la dernière phrase l’alinéa 10.

🖋️Rejeté
Éric Diard
17 mai 2021

Supprimer la dernière phrase l’alinéa 10.

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

À la dernière phrase de l’alinéa 10, après le mot :

« subordonné »,

insérer les mots :

« à la persistance des conditions prévues au I du présent article ou ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À la fin de la dernière phrase de l’alinéa 10, substituer aux mots :

« l’existence d’éléments nouveaux ou complémentaires »

les mots :

« la dangerosité potentielle de la personne ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

Compléter l’alinéa 14 par la phrase suivante :

« Cet avis ne peut comprendre d’éléments permettant l’identification d’une personne ayant contribué à l’avis. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À la fin de l’alinéa 21, supprimer les mots :

« , à défaut de quoi il est mis fin d’office à la mesure ».

🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – La section 5 du titre XV du livre IV du code de procédure pénale est complétée par un article 706‑25‑23 ainsi rédigé :

« Art. 706‑25‑23. – L’article 706‑53‑13 est applicable aux individus condamnés pour des actes de terrorisme tels que définis par les articles 421‑1 à 421‑2‑6 du code pénal. »

II. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

III. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

🖋️Rejeté
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Le chapitre III du titre XIX du livre IV est ainsi modifié :

a) Après le deuxième alinéa de l’article 706‑53‑13, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Il en est de même pour les personnes présentant une particulière dangerosité caractérisée par une probabilité très élevée de récidive car faisant l’objet d’une radicalisation violente, à la condition qu’elles aient été condamnées à une peine de réclusion criminelle pour les crimes en lien avec une entreprise terroriste. » ;

b) Après le 1° de l’article 706‑53‑14, il est inséré un 1° bis ainsi rédigé :

« 1° bis Les obligations résultant de l’inscription dans le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes, ainsi que les obligations résultant d’une injonction de soins ou d’un placement sous surveillance électronique mobile, susceptibles d’être prononcés dans le cadre d’un suivi socio-judiciaire ou d’une surveillance judiciaire, apparaissent insuffisantes pour prévenir la commission des crimes mentionnés à l’article 706‑53‑13 ; »

c) Le premier alinéa de l’article 706‑53‑15 est complété par deux phrases ainsi rédigées

« Elle s’appuie sur un collège d’experts composé de psychiatres et de membres du service du renseignement pénitentiaire. La composition précise du collège est fixée par un arrêté du garde des sceaux. » ;

2° Le livre V est ainsi modifié :

a) À l’avant-dernier alinéa de l’article 717‑1, les mots : « troisième et quatrième alinéas » sont remplacés par les mots : « troisième alinéa » ;

b) Aux articles 723‑37, 723‑38 et 763‑8, les mots : « dans les conditions prévues par l’article 706‑53‑13 pour l’une des infractions visées par cet article » sont remplacés par mots : « d’une durée égale ou supérieure à quinze ans pour l’une des infractions visées à l’article 706‑53‑13 » ;

c) Après le 1° de l’article 723‑37, il est inséré un 1° bis ainsi rédigé :

« 1° bis Les obligations résultant de l’inscription dans le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes, ainsi que les obligations résultant d’une injonction de soins ou d’un placement sous surveillance électronique mobile, susceptibles d’être prononcés dans le cadre d’un suivi socio-judiciaire ou d’une surveillance judiciaire, apparaissent insuffisantes pour prévenir la commission des crimes mentionnés à l’article 706‑53‑13 ; ».

🖋️Rejeté
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le 12° de l’article 131‑6 du code pénal est complété par une phrase ainsi rédigée : « Pour une personne condamnée pour l’une des infractions aux articles 421‑1 à 421‑8 du code pénal, cette interdiction de paraitre peut s’appliquer à l’ensemble d’un territoire donné où l’individu s’est radicalisé. »

🖋️Rejeté
Fabien Di Filippo
15 mai 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après l’article 422‑4 du code pénal, il est inséré un article 422‑4‑1 ainsi rédigé :  

« Art. 422‑4-1. – Toute personne condamnée pour l’une des infractions prévues aux articles 421‑1 à 421‑8 du code pénal ne peut diriger ou administrer une association cultuelle, et ce de façon définitive. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

La décision de classement d’une personne détenue mise en cause dans des affaires de terrorisme islamiste ou écrouée pour des faits de droit commun et repérée par l’administration et par les services de renseignement comme étant susceptibles de radicalisation fait l’objet d’une audience spéciale en commission pluridisciplinaire unique en présence de l’intéressé, afin de l’informer contradictoirement sur les conséquences de la décision.

🖋️Tombé
Éric Ciotti
17 mai 2021

À l’alinéa 22, substituer aux mots :

« un an d’emprisonnement et de 15 000 »

les mots :

« trois ans d’emprisonnement et de 30 000 ».


Article 6
🖋️Adopté
Jean-François Eliaou
17 mai 2021

À l’alinéa 2, après la deuxième occurrence du mot :

« police »,

insérer les mots :

« lorsque la personne fait l’objet d’une mesure de soins psychiatriques sans consentement ».

🖋️Adopté
Yaël Braun-Pivet
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Le second alinéa de l’article L. 22‑10‑1 du code de la sécurité intérieure est complété par les mots : « ainsi que des autres mesures administratives prises en vertu du présent titre et des dispositifs judiciaires préventifs pouvant être mis en œuvre aux fins de lutter contre le terrorisme ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
16 mai 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« L’hospitalisation mentionnée au présent article est conditionnée à la démonstration d’une pathologie d’ordre psychiatrique répondant à des critères préalablement définis par un psychiatre. »

🖋️Irrecevable
Ludovic Mendes
15 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ludovic Mendes
15 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ludovic Mendes
15 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’efficacité de toutes les lois dites antiterroristes en France depuis la loi n° 86‑1020 du 9 septembre 1986 relative à la lutte contre le terrorisme et aux atteintes à la sûreté de l’État, ainsi que leurs conséquences sur les droits et libertés fondamentaux.

🖋️Rejeté
Philippe Dunoyer
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la publication de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation de l’ensemble des dispositifs judiciaires et administratifs pouvant être mis en œuvre en matière de prévention du terrorisme.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

« Deux ans, puis cinq ans, après la mise en application de cet article, le Gouvernement remet au Parlement un rapport faisant un état du suivi des personnes condamnées pour terrorisme ou considérées comme radicalisées après leur sortie de prison en évaluant l’efficacité :

« 1° Des mesures judiciaires de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion prévu à l’article L. 706‑25‑26 du code de procédure pénale ;

« 2° Du suivi socio-judiciaire en application de l’article 421‑8 du code pénal ;

« 3° Des mesures de surveillance judiciaires prévue à l’article 723‑29 du code de procédure pénale ;

« 4° D’une mesure de surveillance de sûreté prévue à l’article 706‑53‑19 du même code ;

« 5° Ou d’une rétention de sûreté prévue à l’article 706‑53‑13  du code de procédure pénale. »

🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, Le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conséquences de l’isolement et des quartiers spécifiques sur les personnes détenues mises en cause dans des affaires de terrorisme islamiste ou celles écrouées pour des faits de droit commun et repérées par l’administration et par les services de renseignement comme étant susceptibles de radicalisation.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, Le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’accès aux activités de réinsertion des personnes détenues mises en cause dans des affaires de terrorisme islamiste ou celles écrouées pour des faits de droit commun et repérées par l’administration et par les services de renseignement comme étant susceptibles de radicalisation.


Article 7
🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« des deuxième à quatrième alinéas »

les mots :

« du deuxième alinéa et des 1° et 2° ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 7, supprimer les mots :

« de forme et de procédure ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 7, substituer à la référence :

« L. 821‑5 »

la référence :

« L. 821‑4 ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 11, substituer aux mots :

« Ce dernier »

les mots :

« Cet agent ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 18, supprimer les mots :

« le ou ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

Après l’alinéa 23, insérer un nouvel alinéa ainsi rédigé :

« 1° bis Au troisième alinéa, les mots : « au même article » sont remplacés par les mots :« à l’article » ; ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 26, après la référence :

« L. 854‑9 »,

insérer les mots :

« du même code ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 31, substituer aux mots :

« de ces derniers »

les mots :

« d’un de ces services ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 31, substituer aux mots :

« ces services »

les mots :

« ce service ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

Compléter l’alinéa 31 par la phrase suivante :

« Lorsque l’une de ces mêmes autorités refuse de transmettre un renseignement au service la sollicitant à cette fin, elle doit lui en indiquer les raisons. »

🖋️Adopté
Dimitri Houbron
17 mai 2021

Compléter l’alinéa 31 par la phrase suivante :

« Lorsque l’une de ces mêmes autorités refuse de transmettre un renseignement au service la sollicitant à cette fin, elle doit lui en indiquer les raisons. »

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 33, substituer aux mots :

« mise en œuvre dans les »

les mots :

« assurée au moyen des »

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 33, substituer à la deuxième occurrence du mot :

« des »

les mots :

« mis en œuvre par les ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 33, supprimer les mots :

« , le cas échéant, ».

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
17 mai 2021

À l’alinéa 5, substituer aux mots :

« ou les extraire »

les mots :

« , les extraire ou les transmettre ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
15 mai 2021

À l’alinéa 6, après le mot :

« dispose, »

insérer les mots :

« à la condition que ces renseignements relèvent des intérêts fondamentaux de la Nation et ».

🖋️Rejeté
Philippe Dunoyer
17 mai 2021

A l’alinéa 7, après le mot :

« avis »,

insérer le mot :

« conforme ».

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

Après l’alinéa 23, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° bis Après le mot : »mentionnées« , la fin du troisième alinéa est ainsi rédigée :

« à l’article L. 811‑3. Elles font l’objet de relevés transmis systématiquement et immédiatement à la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement. ».

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

Après l’alinéa 26, insérer l’alinéa suivant :

« V bis. –Après la troisième phrase du premier alinéa du même article L. 854‑9, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Ces relevés lui sont transmis systématiquement et immédiatement. ».

🖋️Rejeté
Paula Forteza
17 mai 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Le IV de l’article 19 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés est ainsi modifié :

1° Après le mot : « traitement », la fin est ainsi rédigée : « est soumis aux modalités de contrôles prévues à l’alinéa suivant. » ;

2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« La conformité du traitement est contrôlée, en coopération avec la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, par un ou plusieurs membres de la Commission nationale de l’informatique et des libertés désignés par le président parmi les membres appartenant ou ayant appartenu au Conseil d’État, à la Cour de cassation ou à la Cour des comptes. Le contrôle est effectué dans des conditions permettant d’en assurer la confidentialité. Les conclusions du contrôle sont remises au seul ministre compétent. Les conditions de mise en œuvre de cette procédure sont précisées par décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. »


Article 8
🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I A. – À la fin du 1° du I de l’article L. 822‑2 du code de la sécurité intérieure, les mots : « et pour les paroles captées en application de l’article L. 853‑1 » sont supprimés. »

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
18 mai 2021

Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

I. – À la fin du 1° du I de l’article L. 822‑2 du code de la sécurité intérieure, les mots : « et pour les paroles captées en application de l’article L. 853‑1 » sont supprimés.

🖋️Adopté
Dimitri Houbron
17 mai 2021

Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I A. – À la fin du 1° du I de l’article L. 822‑2 du code de la sécurité intérieure, les mots : « et pour les paroles captées en application de l’article L. 853‑1 » sont supprimés. »

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« alinéas précédents »

les mots :

« deux premiers alinéas du III ».

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
17 mai 2021
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Au 1° du I de l'article L. 822-2 du code de la sécurité intérieure, supprimer les mots "et pour les paroles captées en application de l'article L. 853-1".

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
15 mai 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
17 mai 2021

Au début de l’alinéa 2, insérer les mots :

« À titre expérimental, pour une durée de deux ans à compter de l’entrée en vigueur de la loi n° du   relative à la prvévention d’actes de terrorisme et au renseignement, ».

 

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
16 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« et à l’exclusion de toute utilisation pour la surveillance des personnes concernées ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
16 mai 2021

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 2.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« Le stockage de ces données est matériellement et informatiquement cloisonné afin d’empêcher leur utilisation à des fins de surveillance. »

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« cinq »

le mot :

« quatre ».

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

Après la première phrase de l’alinéa 6, insérer la phrase suivante :

« Elle est tenue informée à tout moment de toute modification substantielle altérant les modalités techniques de paramétrages de chaque programme de recherche. »

 

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 6, après le mot :

« suspension »,

insérer les mots :

« ou à l’interruption ».


Article 9
🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

I. – Avant l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« I. – Le I de l’article L. 853‑2 du code de la sécurité intérieure est ainsi rédigé :

« I. – Dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre II du présent livre, peut être autorisée, lorsque les renseignements ne peuvent être recueillis par un autre moyen légalement autorisé, l’utilisation de dispositifs techniques permettant d’accéder à des données informatiques stockées dans un système informatique, de les enregistrer, de les conserver et de les transmettre, et permettant d’accéder à ces mêmes données informatiques, de les enregistrer, de les conserver et de les transmettre, telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur d’un système de traitement automatisé de données, telles qu’il les y introduit par saisie de caractères ou telles qu’elles sont reçues et émises par des périphériques. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 1, substituer aux mots :

« des techniques mentionnées » 

les mots :

« de la technique mentionnée ».

🖋️Adopté
Dimitri Houbron
17 mai 2021

I. – Avant l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« I. – Le I de l’article L. 853‑2 du code de la sécurité intérieure est ainsi rédigé :

« I. – Dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre II du présent livre, peut être autorisée, lorsque les renseignements ne peuvent être recueillis par un autre moyen légalement autorisé, l’utilisation de dispositifs techniques permettant d’accéder à des données informatiques stockées dans un système informatique, de les enregistrer, de les conserver et de les transmettre, et permettant d’accéder à ces mêmes données informatiques, de les enregistrer, de les conserver et de les transmettre, telles qu’elles s’affichent sur un écran pour l’utilisateur d’un système de traitement automatisé de données, telles qu’il les y introduit par saisie de caractères ou telles qu’elles sont reçues et émises par des périphériques. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 1, substituer aux mots :

« des techniques mentionnées » 

les mots :

« de la technique mentionnée ».

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
17 mai 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Au dernier alinéa du III de l’article L. 854‑2 du code de la sécurité intérieure, substituer au mot :« quatre », le mot : « six ».


Article 11
🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

I. – À la première phrase de l’alinéa 4, après le mot :

« utilisation »,

insérer les mots :

« par les services spécialisés de renseignement et les services mentionnés à l’article L. 811‑4 désignés, au regard de leurs missions, par décret en Conseil d’État après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 9.

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 10, substituer aux mots :

« cette disposition »

les mots :

« ces dispositions ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
16 mai 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer aux références :

« 4° et 6° »

la référence :

« et 4° ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
15 mai 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 10, substituer à l’année :

« 2025 »

l’année :

« 2022 ».

🖋️Rejeté
Jean-Félix Acquaviva
17 mai 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 10, substituer à l’année :

« 2025 »

l’année :

« 2023 ».

🖋️Irrecevable
Éric Ciotti
17 mai 2021
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Article 12
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021

Supprimer cet article.


Article 13
🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« peuvent être autorisés, à la demande des services spécialisés de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2, »

les mots :

« à la demande des services spécialisés de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2, peuvent être autorisés ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Le Gouvernement adresse au Parlement un rapport sur l’application des dispositions prévues par l’article L. 851‑3 du code de la sécurité intérieure au plus tard le 31 juillet 2024. »

🖋️Rejeté
Philippe Dunoyer
17 mai 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Les insertions mentionnées au b du 1° du présent article sont prévues à titre expérimental pour une durée de deux ans à compter de la publication de la présente loi. Le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation sur l’application de cette disposition au plus tard six mois avant cette échéance. »


Article 15
🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 5 :

« 1° Pour les besoins des procédures pénales, de la prévention des menaces contre... (le reste sans changement) ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 7, après la première occurrence du mot :

« ou »,

insérer le mot :

« celles ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 12 :

« III bis. – Les données conservées par les opérateurs en application du présent article peuvent faire... (le reste sans changement) ».


Article 16
🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

I. – À l’alinéa 18, après le mot :

« autorisation », insérer les mots :

« prévue au présent article ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion aux alinéas 20 et 22.

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Le premier alinéa du I de l’article L. 853‑3 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

« 1° À la seconde phrase, les mots : « l’autorisation ne peut être donnée » sont remplacés par les mots : « la mise en place et l’utilisation de ces dispositifs ne peuvent être autorisées » ;

« 2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « La maintenance et le retrait de ces mêmes dispositifs peuvent être autorisés après avis exprès rendu dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 832‑3. »

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
17 mai 2021
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

La dernière phrase du premier alinéa du I de l'article L. 853-3 du code de la sécurité intérieure est ainsi rédigée :

« S'il s'agit d'un lieu d'habitation ou pour l'utilisation de la technique mentionnée au 1° du I de l'article L. 853-2 :

-          la mise en place et l’utilisation de ces dispositifs ne peuvent être autorisées qu'après avis exprès de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, statuant en formation restreinte ou en formation plénière ;

-          la maintenance et le retrait de ces mêmes dispositifs peuvent être autorisés après avis exprès rendu dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 832-3.»

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
18 mai 2021
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

« Le premier alinéa du I de l’article L. 853‑3 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

« 1° À la seconde phrase, les mots : « l’autorisation ne peut être donnée » sont remplacés par les mots : « la mise en place et l’utilisation de ces dispositifs ne peuvent être autorisées » ;

« 2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « La maintenance et le retrait de ces mêmes dispositifs peuvent être autorisés après avis exprès rendu dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 832‑3. » »

🖋️Adopté
Dimitri Houbron
17 mai 2021
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

« Le premier alinéa du I de l’article L. 853‑3 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

« 1° À la seconde phrase, les mots : « l’autorisation ne peut être donnée » sont remplacés par les mots : « la mise en place et l’utilisation de ces dispositifs ne peuvent être autorisées » ;

« 2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « La maintenance et le retrait de ces mêmes dispositifs peuvent être autorisés après avis exprès rendu dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 832‑3. » »

🖋️Rejeté
Paula Forteza
17 mai 2021
Avant l'article 16, insérer l'article suivant:

L’article L. 831‑1 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Au deuxième alinéa, le mot : « neuf » est remplacé par le mot : « onze » ;

2° Après le 4°, il est inséré un 5° ainsi rédigé :

« 5° Deux membres de la Commission nationale de l’informatique et des libertés. »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021

I. – À la fin de la dernière phrase de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« sauf en cas d’urgence dûment justifiée et si le Premier ministre a ordonné sa mise en œuvre immédiate ».

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 9 et 10.

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 15 à 22.


Article 17
🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« qu’avec l’ »

les mots :

« que sur ».

II. – En conséquence, procéder à la même subsitution à la seconde phrase de l’alinéa 4.

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« qu’au »

les mots :

« que sur le ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 6, après le mot :

« services »,

insérer les mots :

« de renseignement ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 6, substituer au mot :

« avec »,

le mot :

« à ».

🖋️Adopté
Jean-Michel Jacques
18 mai 2021
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

L’article 6 nonies de l’ordonnance n° 58‑1100 du 17 novembre 1958 est ainsi modifié :

1° Le I est ainsi modifié :

a) Après le mot : « renseignement », la fin de la première phrase du deuxième alinéa est ainsi rédigée : « , évalue la politique publique en ce domaine et assure un suivi des enjeux d’actualité qui s’y rapportent » ;

b) Après le 6° , il est ajouté un 7° ainsi rédigé : 

« 7° Sur une base semestrielle, la liste des rapports de l’inspection des services de renseignement ainsi que des rapports des services d’inspection générale des ministères portant sur les services de renseignement qui relèvent de leur compétence, produits au cours du semestre précédent. » ;

c) L’avant-dernier alinéa est ainsi rédigé :

« La délégation peut, dans la limite de son besoin d’en connaître, solliciter du Premier ministre la communication de tout ou partie des rapports mentionnés au 7° du présent I ainsi que de tout autre document, information et élément d’appréciation nécessaire à l’accomplissement de sa mission. » ;

2° Le III est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est remplacé par neuf alinéas ainsi rédigés :

« III. – La délégation peut entendre : 

« 1° Le Premier ministre ;

« 2° Les membres du Gouvernement et leurs directeurs de cabinet ;

« 3° Le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale ;

« 4° Le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme ;

« 5° Le directeur de l’Académie du renseignement ;

« 6° Les directeurs en fonction des services mentionnés au I, accompagnés des collaborateurs de leur choix en fonction de l’ordre du jour de la délégation ainsi que toute personne placée auprès de ces directeurs et occupant un emploi pourvu en conseil des ministres ;

« 7° Toute personne exerçant des fonctions de direction au sein des services mentionnés au I ou du service du Premier ministre mentionné à l’article L. 851‑1 du code de la sécurité intérieure, en présence de sa hiérarchie sauf si celle-ci y renonce ;

« 8° Les directeurs des autres administrations centrales ayant à connaître des activités des services. » ;

b) Le deuxième alinéa est supprimé ;

c) Au troisième alinéa, le mot : « Elle » est remplacé par les mots : « La délégation » ;

d) Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sans préjudice des dispositions du dernier alinéa du I, la délégation peut inviter le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme à lui présenter chaque année le plan national d’orientation du renseignement. »

🖋️Adopté
Françoise Dumas
12 mai 2021
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

L’article 6 nonies de l’ordonnance n° 58‑1100 du 17 novembre 1958 est ainsi modifié :

1° Le I est ainsi modifié :

a) Après le mot : « renseignement », la fin de la première phrase du deuxième alinéa est ainsi rédigée : « , évalue la politique publique en ce domaine et assure un suivi des enjeux d’actualité qui s’y rapportent » ;

b) Après le 6° , il est ajouté un 7° ainsi rédigé : 

« 7° Sur une base semestrielle, la liste des rapports de l’inspection des services de renseignement ainsi que des rapports des services d’inspection générale des ministères portant sur les services de renseignement qui relèvent de leur compétence, produits au cours du semestre précédent. » ;

c) L’avant-dernier alinéa est ainsi rédigé :

« La délégation peut, dans la limite de son besoin d’en connaître, solliciter du Premier ministre la communication de tout ou partie des rapports mentionnés au 7° du présent I ainsi que de tout autre document, information et élément d’appréciation nécessaire à l’accomplissement de sa mission. » ;

2° Le III est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est remplacé par neuf alinéas ainsi rédigés :

« III. – La délégation peut entendre : 

« 1° Le Premier ministre ;

« 2° Les membres du Gouvernement et leurs directeurs de cabinet ;

« 3° Le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale ;

« 4° Le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme ;

« 5° Le directeur de l’Académie du renseignement ;

« 6° Les directeurs en fonction des services mentionnés au I, accompagnés des collaborateurs de leur choix en fonction de l’ordre du jour de la délégation ainsi que toute personne placée auprès de ces directeurs et occupant un emploi pourvu en conseil des ministres ;

« 7° Toute personne exerçant des fonctions de direction au sein des services mentionnés au I ou du service du Premier ministre mentionné à l’article L. 851‑1 du code de la sécurité intérieure, en présence de sa hiérarchie sauf si celle-ci y renonce ;

« 8° Les directeurs des autres administrations centrales ayant à connaître des activités des services. » ;

b) Le deuxième alinéa est supprimé ;

c) Au troisième alinéa, le mot : « Elle » est remplacé par les mots : « La délégation » ;

d) Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sans préjudice des dispositions du dernier alinéa du I, la délégation peut inviter le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme à lui présenter chaque année le plan national d’orientation du renseignement. »

🖋️Adopté
Françoise Dumas
12 mai 2021
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

« L’article 6 nonies de l’ordonnance n° 58‑1100 du 17 novembre 1958 est ainsi modifié :

 

1° Le I est ainsi modifié :

 

a)  Au deuxième alinéa, rédiger ainsi la première phrase : « Elle exerce le contrôle parlementaire de l’action du Gouvernement en matière de renseignement, évalue la politique publique en ce domaine et assure un suivi des enjeux d’actualité qui s’y rapportent ».

 

b)  Après le 6° , il est inséré un 7° ainsi rédigé : 

 

« 7° Sur une base semestrielle, la liste des rapports de l’inspection des services de renseignement ainsi que des rapports des services d’inspection générale des ministères portant sur les services de renseignement qui relèvent de leur compétence, produits au cours du semestre précédent. »

 

c)  Rédiger ainsi l’avant-dernier alinéa : « La délégation peut, dans la limite de son besoin d’en connaître, solliciter du Premier ministre la communication de tout ou partie des rapports mentionnés au 7° du présent I ainsi que de tout autre document, information et élément d’appréciation nécessaire à l’accomplissement de sa mission. »

 

2° Le III est ainsi modifié :

 

a)  Le premier alinéa est ainsi rédigé :

 « III.-  La délégation peut entendre : 

1° Le Premier ministre,

2° Les membres du Gouvernement et leurs directeurs de cabinet,

3° Le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale,

4° Le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme,

5° Le directeur de l’Académie du renseignement,

6° Les directeurs en fonction des services mentionnés au I, accompagnés des collaborateurs de leur choix en fonction de l’ordre du jour de la délégation ainsi que toute personne placée auprès de ces directeurs et occupant un emploi pourvu en conseil des ministres.

7° Toute personne exerçant des fonctions de direction au sein des services mentionnés au I ou du service du Premier ministre mentionné à l’article L 851‑1 du code de la sécurité intérieure, en présence de sa hiérarchie sauf si celle-ci y renonce.

8° Les directeurs des autres administrations centrales ayant à connaître des activités des services ».

 

b)  Le deuxième alinéa est supprimé.

 

c)  Au troisième alinéa, substituer au mot « Elle » les mots « La délégation ».

 

d)  Avant le dernier alinéa, insérer un alinéa ainsi rédigé :

 « Sans préjudice des dispositions du dernier alinéa du I, la délégation peut inviter le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme à lui présenter chaque année le plan national d’orientation du renseignement ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
17 mai 2021
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

« Le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les moyens affectés au renseignement humain, en particulier à l’échelle territoriale et sur les formations dispensées aux agents de renseignement. »

🖋️Tombé
Ugo Bernalicis
17 mai 2021
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

L’article 6 nonies de l’ordonnance n° 58‑1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires est ainsi modifié :

1° Après le huitième alinéa du I, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Aux fins de mener ces missions sus-citées, la délégation peut donner des instructions générales aux services de renseignement, notamment en ce qui concerne les stratégies d’alliance avec d’autres services de renseignement. » ;

2° Le II est ainsi modifié :

a) À la première phrase du premier alinéa, les mots : « quatre député et de quatre sénateurs » sont remplacés par les mots : « vingt-et-un députés et de vingt-et-un sénateurs » ;

b) La première phrase du second alinéa est complétée par les mots :« , chaque groupe d’opposition et minoritaire devant disposer de droit d’un membre » ;

3° La première phrase du premier alinéa du III est complétée par les mots : « ou tout agent des services de renseignement ».


Article 18
🖋️Rejeté
Éric Ciotti
17 mai 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« en cas de menace imminente, ».


Article 19
🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« , ou portant atteinte ».

🖋️Adopté
Sébastien Jumel
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« documents »,

insérer les mots :

« dont la communication porte atteinte aux intérêts mentionnés à l’alinéa précédent et »

🖋️Adopté
Guillaume Gouffier Valente
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« documents »,

insérer les mots :

« dont la communication porte atteinte aux intérêts mentionnés à l’alinéa précédent et »

🖋️Adopté
Paula Forteza
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« documents »,

insérer les mots :

« dont la communication porte atteinte aux intérêts mentionnés à l’alinéa précédent et »

🖋️Adopté
Marietta Karamanli
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« documents »,

insérer les mots :

« dont la communication porte atteinte aux intérêts mentionnés à l’alinéa précédent et »

🖋️Adopté
Cédric Villani
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« documents »,

insérer les mots :

« dont la communication porte atteinte aux intérêts mentionnés à l’alinéa précédent et »

🖋️Adopté
Bruno Fuchs
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« documents »,

insérer les mots :

« dont la communication porte atteinte aux intérêts mentionnés à l’alinéa précédent et »

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« ainsi qu’à ceux »

les mots :

« et ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« fassent ou non »

les mots :

« ne fassent pas ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 14, substituer aux mots :

« du délai prévu »

les mots :

« des délais prévus ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 15, après la première occurrence de la référence :

« I »,

insérer les mots :

« du présent article ».

🖋️Adopté
Loïc Kervran
18 mai 2021

À l’alinéa 15, après la référence :

« L. 213‑2 »,

insérer les mots :

« dans sa rédaction antérieure à la présente loi ».

🖋️Rejeté
Guillaume Gouffier Valente
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« prolongé »,

insérer les mots :

« , sans pouvoir excéder cent ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ».

🖋️Rejeté
Sébastien Jumel
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« prolongé »,

insérer les mots :

« , sans pouvoir excéder cent ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ».

🖋️Rejeté
Paula Forteza
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« prolongé »,

insérer les mots :

« , sans pouvoir excéder cent ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« prolongé »,

insérer les mots :

« , sans pouvoir excéder cent ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ».

🖋️Rejeté
Émilie Cariou
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« prolongé »,

insérer les mots :

« , sans pouvoir excéder cent ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ».

🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
17 mai 2021

À l’alinéa 5, après le mot :

« prolongé »,

insérer les mots :

« , sans pouvoir excéder cent ans à compter de la date du document ou du document le plus récent inclus dans le dossier, ».

🖋️Rejeté
Sébastien Jumel
17 mai 2021

Substituer à l’alinéa 8 les deux alinéas suivants :

« c) Aux procédures opérationnelles et aux capacités techniques des services de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2 du code de la sécurité intérieure, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ;

« bisAux procédures opérationnelles et aux capacités techniques permettant la mise en œuvre, par ceux des services mentionnés à l’article L. 811‑4 du code de la sécurité intérieure désignés, au regard de leurs missions, par décret en Conseil d’État, des techniques mentionnées au titre V du livre VIII du même code, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ; ».

🖋️Rejeté
Guillaume Gouffier Valente
17 mai 2021

Substituer à l’alinéa 8 les deux alinéas suivants :

« c) Aux procédures opérationnelles et aux capacités techniques des services de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2 du code de la sécurité intérieure, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ;

« bisAux procédures opérationnelles et aux capacités techniques permettant la mise en œuvre, par ceux des services mentionnés à l’article L. 811‑4 du code de la sécurité intérieure désignés, au regard de leurs missions, par décret en Conseil d’État, des techniques mentionnées au titre V du livre VIII du même code, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ; ».

🖋️Rejeté
Paula Forteza
17 mai 2021

Substituer à l’alinéa 8 les deux alinéas suivants :

« c) Aux procédures opérationnelles et aux capacités techniques des services de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2 du code de la sécurité intérieure, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ;

« bisAux procédures opérationnelles et aux capacités techniques permettant la mise en œuvre, par ceux des services mentionnés à l’article L. 811‑4 du code de la sécurité intérieure désignés, au regard de leurs missions, par décret en Conseil d’État, des techniques mentionnées au titre V du livre VIII du même code, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ; ».

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
17 mai 2021

Substituer à l’alinéa 8 les deux alinéas suivants :

« c) Aux procédures opérationnelles et aux capacités techniques des services de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2 du code de la sécurité intérieure, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ;

« bisAux procédures opérationnelles et aux capacités techniques permettant la mise en œuvre, par ceux des services mentionnés à l’article L. 811‑4 du code de la sécurité intérieure désignés, au regard de leurs missions, par décret en Conseil d’État, des techniques mentionnées au titre V du livre VIII du même code, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ; ».

🖋️Rejeté
Cédric Villani
17 mai 2021

Substituer à l’alinéa 8 les deux alinéas suivants :

« c) Aux procédures opérationnelles et aux capacités techniques des services de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2 du code de la sécurité intérieure, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ;

« bisAux procédures opérationnelles et aux capacités techniques permettant la mise en œuvre, par ceux des services mentionnés à l’article L. 811‑4 du code de la sécurité intérieure désignés, au regard de leurs missions, par décret en Conseil d’État, des techniques mentionnées au titre V du livre VIII du même code, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ; ».

🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
17 mai 2021

Substituer à l’alinéa 8 les deux alinéas suivants :

« c) Aux procédures opérationnelles et aux capacités techniques des services de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2 du code de la sécurité intérieure, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ;

« bisAux procédures opérationnelles et aux capacités techniques permettant la mise en œuvre, par ceux des services mentionnés à l’article L. 811‑4 du code de la sécurité intérieure désignés, au regard de leurs missions, par décret en Conseil d’État, des techniques mentionnées au titre V du livre VIII du même code, jusqu’à la date de la perte de leur valeur opérationnelle, dès lors que la divulgation de ces informations représente une menace grave pour la sécurité nationale ; ».

🖋️Rejeté
Guillaume Gouffier Valente
17 mai 2021

Après le mot :

« documents »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 15 :

« communicables de plein droit à la date d’entrée en vigueur de la présente loi et qui n’ont pas fait l’objet d’une mesure de classification. »

🖋️Rejeté
Sébastien Jumel
17 mai 2021

Après le mot :

« documents »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 15 :

« communicables de plein droit à la date d’entrée en vigueur de la présente loi et qui n’ont pas fait l’objet d’une mesure de classification. »

🖋️Rejeté
Paula Forteza
17 mai 2021

Après le mot :

« documents »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 15 :

« communicables de plein droit à la date d’entrée en vigueur de la présente loi et qui n’ont pas fait l’objet d’une mesure de classification. »

🖋️Rejeté
Marietta Karamanli
17 mai 2021

Après le mot :

« documents »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 15 :

« communicables de plein droit à la date d’entrée en vigueur de la présente loi et qui n’ont pas fait l’objet d’une mesure de classification. »

🖋️Rejeté
Émilie Cariou
17 mai 2021

Après le mot :

« documents »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 15 :

« communicables de plein droit à la date d’entrée en vigueur de la loi et qui n’ont pas fait l’objet d’une mesure de classification. »

🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
17 mai 2021

Après le mot :

« documents »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 15 :

« communicables de plein droit à la date d’entrée en vigueur de la loi et qui n’ont pas fait l’objet de mesures de classification. »


Chapitre Ier
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
🖋️Irrecevable
Emmanuel Maquet
12 mai 2021
Exposé des motifs • ⏱️Lecture 19min.

Le présent projet de loi vise, en son chapitre Ier, à pérenniser et à compléter les instruments de prévention de la commission d’actes de terrorisme dont le législateur a doté l’autorité administrative à l’issue de l’état d’urgence, au terme de trois ans de mise en œuvre et alors que le niveau de la menace demeure toujours très élevé sur l’ensemble du territoire national.

Les articles 1er à 4 de la loi n° 2017‑1510 du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme (dite loi « SILT ») ont ainsi instauré de nouvelles mesures de police administrative inspirées de l’état d’urgence mais adaptées à des situations de droit commun : les périmètres de protection (article L. 226‑1), la fermeture des lieux de cultes (article L. 227‑1), les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (article L. 228‑1) et les visites domiciliaires et saisies (article L. 229‑1).

En raison du caractère novateur de ces mesures accroissant de manière significative les pouvoirs de l’autorité de police administrative, l’article 5 de la loi du 30 octobre 2017 a prévu une information permanente du Parlement ainsi qu’une évaluation annuelle de leur mise en œuvre et a limité au 31 décembre 2020 l’application des dispositions les instituant, renvoyant de ce fait la question de la pérennisation de ces mesures au‑delà de cette date à l’évaluation de leur caractère nécessaire, adapté et proportionné. La crise sanitaire liée à la covid‑19 et ses conséquences sur le fonctionnement normal des institutions n’ayant pas permis au Gouvernement de présenter en temps utile au Parlement le projet de loi pérennisant ces mesures, cette échéance a été reportée au 31 juillet 2021 par la loi n° 2020‑1671 du 24 décembre 2020 relative à la prorogation des chapitres VI à X du titre II du livre II et de l’article L. 851‑3 du code de la sécurité intérieure.

L’examen de l’ensemble des décisions prises en application de ces dispositions, depuis plus de trois ans, démontre leur grande utilité opérationnelle pour l’autorité administrative et leur caractère complémentaire par rapport à l’intervention de l’autorité judiciaire, soit en amont de l’ouverture d’une procédure judiciaire pour assurer le suivi d’une personne manifestant des signes de radicalisation à caractère terroriste, soit à l’issue de la détention d’une personne condamnée pour une infraction à caractère terroriste ou ayant présenté des signes de radicalisation en détention.

Par ailleurs, leur nombre mesuré – de l’ordre d’une cinquantaine de mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance en vigueur simultanément –, ainsi que les faibles taux de contestation et de remise en cause par le juge des décisions prises confirment une bonne appropriation de ces instruments par l’autorité de police administrative. Ce bilan justifie donc la pérennisation de ces mesures, dont la nécessité est confirmée par la permanence de la menace terroriste.

L’article 1er abroge en conséquence le II de l’article 5 de la loi n° 2017‑1510 du 30 octobre 2017 aux termes duquel les chapitres VI à X du titre II du code de la sécurité intérieure, issus des quatre premiers articles de cette loi, ne sont applicables que jusqu’au 31 juillet 2021. Cette abrogation permet ainsi de conférer un caractère permanent à ces dispositions.

L’application quotidienne de la loi ayant, par ailleurs, permis d’en révéler certaines insuffisances ou limites, les articles suivants visent à compléter ou à ajuster ces mesures sans toutefois modifier l’équilibre général du dispositif voté par le législateur en 2017 et dont le Conseil constitutionnel a estimé qu’il opérait une conciliation qui n’était pas manifestement déséquilibrée entre l’objectif de prévention d’actes de terrorisme et la protection des droits et libertés garantis par la Constitution.

Dans cette optique, l’article 2 vise à élargir le champ d’application de la mesure de fermeture des lieux de culte en permettant de prononcer également la fermeture de lieux dépendant du lieu de culte visé par la mesure et dont il existe des raisons sérieuses de penser qu’ils seraient susceptibles d’être utilisés aux même fins pour faire échec à l’exécution de la mesure de fermeture. Selon les informations dont dispose l’autorité administrative, cette fermeture pourra être concomitante à celle du lieu de culte ou postérieure, une fois constatées les manœuvres pour y faire échec. Dans tous les cas, la mesure prendra fin en même temps que celle visant le lieu de culte lui‑même.

L’article 3 ajuste certaines dispositions applicables aux mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance pour rendre ce dispositif encore plus opérationnel.

Le a du 1° et le 2° visent à renforcer la surveillance des personnes faisant l’objet d’une telle mesure en permettant à l’autorité administrative d’exiger un justificatif de domicile de la personne concernée afin de vérifier son lieu d’habitation pour définir son périmètre de résidence (article L. 228‑2 du code de la sécurité intérieure), pour aménager la mesure afin de permettre à la personne concernée de poursuivre sa vie privée ou familiale (article L. 228‑2), ou encore dans le cadre d’une obligation de déclaration des déplacements de la personne en dehors d’un périmètre déterminé (article L. 228‑4). Cette nouvelle exigence vise à renforcer le caractère proportionné de la définition de ce périmètre tout en limitant les risques de déclarations de domicile ou de changement de domicile visant à faire échec à la surveillance.

Le b du 1° vise à permettre à l’autorité administrative de prononcer une mesure ponctuelle d’interdiction de paraître à l’encontre des personnes faisant l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance au titre de l’article L. 228‑1 du code de la sécurité intérieure. Actuellement, les personnes faisant l’objet d’une telle mesure peuvent être soumises à deux régimes distincts mais alternatifs, au‑delà des obligations communes de déclaration de domicile ou de changement de domicile : au titre de l’article L. 228‑2, le ministre de l’intérieur peut leur faire interdiction de se déplacer au‑delà d’un périmètre géographique déterminé et leur prescrire de se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie ; au titre de l’article L. 228‑4, ils sont seulement astreints à signaler leurs déplacements au‑delà d’un périmètre déterminé et peuvent, ponctuellement ou pendant la durée de la mesure, faire l’objet d’une interdiction de paraître en un lieu déterminé. Par suite, une personne faisant l’objet d’une interdiction de déplacement en dehors d’un périmètre de résidence ne peut simultanément faire l’objet d’une interdiction de paraître dans un lieu particulier, alors que les besoins de surveillance et de contrôle peuvent parfois commander de cumuler ces interdictions, en particulier lorsque se tient, au sein même du périmètre prescrit pour la résidence, un événement qui, par son ampleur ou ses circonstances particulières, est exposé à un risque de menace terroriste. Cette interdiction de paraître pourra donc désormais être prononcée en complément des obligations prévues à l’article L. 228‑2 du code de la sécurité intérieure afin d’écarter temporairement la personne du lieu où se tient un tel événement. Pour tenir compte de la rigueur de cette mesure, prononcée en complément de l’interdiction de quitter un périmètre déterminé, celle‑ci devra être expressément motivée au regard des critères définis par la loi, ne pourra excéder la durée de celle de l’événement, dans la limite d’une durée de trente jours, et devra, sauf urgence dûment justifiée, être notifiée à l’intéressé au moins quarante‑huit heures avant son entrée en vigueur.

Le 3° instaure une dérogation à la durée maximale des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance, en principe prononcées pour une durée de trois mois renouvelable sans pouvoir toutefois excéder une durée cumulée de douze mois, leur renouvellement au‑delà de six mois étant, par ailleurs, subordonné à l’existence d’éléments nouveaux ou complémentaires. La disposition nouvelle vise à porter cette durée maximale cumulée à vingt‑quatre mois lorsque ces obligations sont prononcées dans un délai de six mois à compter de la libération d’une personne ayant fait l’objet d’une condamnation à une peine d’emprisonnement supérieure ou égale à cinq ans pour des faits de terrorisme, ou d’une durée supérieure ou égale à trois ans lorsque l’infraction aura été commise en état de récidive légale. Chaque renouvellement au‑delà d’une durée cumulée de douze mois sera prononcé pour une durée de trois mois et subordonné à l’existence d’éléments nouveaux ou complémentaires. Comme tel est actuellement le cas, ces renouvellements au‑delà de douze mois seront effectués sous le contrôle rapide du juge, chaque renouvellement étant notifié au moins cinq jours avant l’expiration de la mesure précédente afin de permettre à la personne concernée de saisir le juge de l’excès de pouvoir, sous 48 heures, de la légalité de cette mesure qui ne peut alors entrer en vigueur avant que le juge ait statué, dans un délai maximal de 72 heures.

Le 4° prévoit également, s’agissant précisément de cette procédure spécifique de contestation de la mesure de renouvellement, que lorsque la personne concernée a saisi un tribunal territorialement incompétent, imposant ainsi un renvoi à la juridiction compétente, l’arrêté initial est prorogé jusqu’à ce que la juridiction compétente ait statué. Cette disposition vise ainsi à éviter que la saisine d’un tribunal incompétent ne soit utilisée de manière dilatoire, risquant alors d’aboutir au prononcé d’une décision juridictionnelle après l’expiration de la précédente mesure et provoquant ainsi une discontinuité dans l’application de la mesure.

Enfin, le 5° modifie l’article L. 228‑6 du code de la sécurité intérieure pour préciser que les obligations imposées dans le cadre d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance prennent en compte les obligations déjà prescrites par l’autorité judiciaire lorsqu’elles sont de même nature ou poursuivent le même objectif, afin de respecter le principe de proportionnalité, conformément à la jurisprudence du Conseil d’Etat en la matière.

L’article 4 ouvre la possibilité de procéder à la saisie des supports informatiques contenant des données lorsque, au cours d’une visite et alors que celle‑ci a révélé des éléments en lien avec la menace, la personne concernée par la mesure fait obstacle à l’accès à ces données informatiques ou à leur copie.

L’article 5 crée, au sein du code de procédure pénale, une mesure judiciaire de réinsertion sociale antiterroriste destinée à renforcer le suivi des personnes condamnées pour des infractions à caractère terroriste qui ne font l’objet, à leur sortie de détention, d’aucune autre mesure de suivi judiciaire. Cette mesure ne peut être prononcée qu’à l’encontre des individus condamnés, pour des infractions de nature terroriste, à des peines graves, supérieure ou égale à cinq ans d’emprisonnement, ou trois ans en cas de récidive, et qui présentent, à leur sortie de détention, un niveau de dangerosité particulièrement élevée. Elle permet d’assujettir la personne à un certain nombre d’obligations destinées à faciliter sa réinsertion et à prévenir sa récidive. Au regard de la sensibilité de la mesure, et afin de tenir compte des exigences posées par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2020‑895 DC du 7 août 2020, le prononcé de la mesure est entouré de plusieurs garanties : elle est prononcée par le tribunal de l’application des peines, après débat contradictoire ; sa durée maximale est fixée à un an, renouvelable dans la limite de cinq ans ; elle ne peut être prononcée qu’à l’encontre de personnes ayant été placés en mesure de recevoir un accompagnement à la réinsertion en détention.

L’article 6 étend la possibilité de communication des informations relatives à l’admission d’une personne en soins psychiatriques, aujourd’hui limitée au seul représentant de l’État dans le département du lieu d’hospitalisation, à celui qui est chargé du suivi de cette personne lorsqu’elle représente par ailleurs une menace grave pour la sécurité et l’ordre publics à raison de sa radicalisation à caractère terroriste. En effet, certains individus suivis pour ce motif peuvent faire l’objet d’une admission en soins psychiatriques dans un département différent de celui dans lequel ils résident, dès lors que les troubles conduisant à cette admission ont été constatés dans ce département. Il en résulte une déperdition de l’information pour l’autorité administrative, départementale ou nationale, en charge du suivi de la radicalisation à caractère terroriste de la personne concernée.

Le chapitre II a trait à la modification de certaines dispositions relatives au renseignement. Près de cinq ans après l’adoption de la loi n° 2015‑912 du 24 juillet 2015 relative au renseignement, il vise à apporter au livre VIII du code de sécurité intérieure les ajustements nécessaires pour que les services de renseignement continuent de disposer de moyens d’action adéquats et proportionnés face aux menaces persistantes qui pèsent sur les intérêts fondamentaux de la Nation.

L’article 7 complète l’article L. 822‑3 du code de sécurité intérieure pour encadrer les conditions dans lesquelles les services de renseignement peuvent, d’une part, exploiter les renseignements qu’ils ont obtenus pour une finalité différente de celle qui en a justifié le recueil et, d’autre part, se transmettre les renseignements qu’ils ont collectés par la mise en œuvre des techniques autorisées par le livre VIII du code de la sécurité intérieure.

Le partage des renseignements nécessaires à l’exercice des missions de chacun des services de la communauté du renseignement est en effet une condition essentielle de l’efficacité de l’action qu’ils mènent pour la défense et la promotion des intérêts fondamentaux de la Nation. Dans cette perspective, l’article en précise le cadre opérationnel, dans le respect du principe, posé par le législateur en 2015, suivant lequel les renseignements ne peuvent être collectés, transcrits ou extraits pour d’autres finalités que celles prévues à l’article L. 811‑3.

Ainsi, en premier lieu, lorsqu’un service de renseignement obtient, après la mise en œuvre régulière d’une technique de renseignement pour une finalité donnée, des renseignements utiles à la poursuite d’une finalité différente de celle qui en a justifié le recueil, il peut les transcrire ou les extraire pour le seul exercice de ses missions.

En deuxième lieu, les renseignements collectés, extraits ou transcrits peuvent être transmis à d’autres services de renseignement si cette transmission est strictement nécessaire à l’exercice des missions du service destinataire. Une telle transmission devra néanmoins être subordonnée à l’autorisation du Premier ministre, après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), dans deux hypothèses, afin de respecter les principes établis en 2015 et qui gouvernent l’activité de services de renseignement français :

– lorsque cette transmission concerne des renseignements à l’état brut – c’est‑à‑dire ni extraits, ni transcrits – et poursuit une finalité différente de celle ayant justifié leur recueil ;

– lorsque cette transmission concerne des renseignements, qu’ils soient à l’état brut, extraits ou transcrits, recueillis par la mise en œuvre d’une technique à laquelle le service de renseignement destinataire n’aurait pu recourir au titre de la finalité motivant la transmission.

Ces deux verrous permettent ainsi de s’assurer de la pertinence de la transmission entre services, en particulier lorsqu’elle procède d’une technique limitée à une finalité donnée ou réservée à un nombre restreint de services de renseignement.

L’article 7 organise également deux types de contrôle :

– d’une part, un dispositif de contrôle interne, le responsable de chaque service de renseignement désignant un agent chargé de veiller, sous sa responsabilité, au respect des conditions précitées ainsi qu’à la destruction des renseignements transmis dans les délais de conservation applicables à chacun. Pour mener à bien cette mission, il sera informé par ses homologues des autres services de la destruction, dans les conditions fixées au cinquième alinéa du II de l’article L. 822‑3 du code de la sécurité intérieure, des renseignements que le service auprès duquel il a été placé a été autorisé à recueillir ;

– d’autre part, les opérations de transmission sont placées sous le contrôle de la CNCTR, qui disposera d’un accès permanent aux relevés assurant la traçabilité des transmissions et précisant la date, la nature, la finalité et les destinataires de chacune d’elles, ce qui permettra à la commission d’exercer utilement son contrôle et de faire usage, le cas échéant, de son pouvoir de recommandation au Premier ministre en cas de manquement constaté voire, si elle estime qu’un manquement persiste, d’en saisir la formation spécialisée du Conseil d’Etat compétente en matière de renseignement.

Le VI de cet article modifie les dispositions de l’article L. 863‑2 en encadrant davantage les modalités de transmission d’informations par les différentes autorités administratives aux services de renseignement, d’initiative ou sur la demande de ces derniers. Le champ de ces transmissions, qui concernent également les informations couvertes par un secret protégé par la loi, est limité aux informations strictement nécessaires à l’accomplissement des missions de ces services et susceptibles de concourir à la défense et à la promotion des intérêts fondamentaux de la Nation. Lorsque les informations ainsi transmises font l’objet, de la part des services destinataires de ces informations, d’un traitement de données à caractère personnel, elles doivent être conservées dans les conditions applicables à ce traitement et détruites lorsqu’elles ne sont plus nécessaires à l’accomplissement des missions ayant motivées leur transmission. La nouvelle rédaction de l’article L. 863‑2 rappelle que les agents destinataires de ces informations sont tenus au respect du secret professionnel. Enfin, un contrôle interne du respect de ces dispositions est mis en place.

Eu égard à la création de ce régime général de transmission d’informations par les autorités administratives aux services de renseignement, le VI de l’article 10 abroge l’article L. 135 S du livre des procédures fiscales qui organise, au profit des services de renseignement, un droit de communication des informations détenues par les services fiscaux, droit de communication spécifique désormais superflu.

Enfin, dans les conditions prévues par le règlement général sur la protection des données, le VIII de l’article 10 modifie les articles 48 et 49 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés qui organisent le droit d’accès des personnes aux traitements dont leurs données à caractère personnel font l’objet, pour en exclure l’information suivant laquelle des données à caractère personnel ont fait l’objet d’une transmission aux services de renseignement, eu égard au risque opérationnel que ferait courir un tel accès.

L’article 8 instaure un régime autonome de conservation de renseignements pour les seuls besoins de la recherche et du développement en matière de capacités techniques de recueil et d’exploitation des renseignements. Il est en effet indispensable pour les services de renseignement de disposer d’un stock important de données, captées par telle ou telle technique de renseignement, leur permettant d’acquérir des connaissances suffisantes pour développer, améliorer et valider ces capacités. Le nouveau III de l’article L. 822‑2 permet donc une conservation de renseignements au‑delà de la durée normalement applicable, dans la mesure strictement nécessaire à ces travaux de recherche et de développement et à l’exclusion de toute utilisation pour la surveillance des personnes concernées, sous réserve que ces renseignements soient expurgés des motifs et des finalités ayant justifié leur recueil et conservés dans des conditions ne permettant pas de rechercher l’identité des personnes concernées. À cette fin, les paramètres techniques applicables à chaque programme de recherche destinés à garantir le respect de ces conditions sont préalablement soumis à une autorisation préalable du Premier ministre, délivrée après avis de la CNCTR. Enfin, ces renseignements sont, en outre, uniquement accessibles aux agents spécialement habilités à cet effet et exclusivement affectés à cette mission puis détruits dès qu’ils ne sont plus utiles aux besoins précités et au plus tard cinq ans après leur recueil. Le II de l’article 11 prévoit que le service du Premier ministre assurant la centralisation de certains renseignements collectés par les services de renseignements pourra également les conserver, aux mêmes fins et dans les mêmes conditions, après accord des services à l’origine de leur recueil.

L’article 9 modifie l’article L. 853‑2 du code de la sécurité intérieure relatif aux techniques de recueil des données informatiques (1°) et de captation des données informatiques (2°). Ces deux techniques de renseignement, qui présentent des finalités identiques, ne bénéficient toutefois pas d’une même durée d’autorisation : la première peut être autorisée pour une durée maximale de trente jours quand la seconde peut être autorisée pour une durée maximale de deux mois. Or, le recueil des données informatiques nécessite souvent une mise en œuvre technique complexe et longue, peu compatible avec la particulière brièveté de cette autorisation. C’est pourquoi la durée d’autorisation de cette technique est alignée sur celle de captation des données informatiques, à savoir deux mois, soit un niveau qui demeure inférieur de moitié à la durée d’autorisation normalement applicable aux autres techniques de renseignement.

L’article 10 modifie l’article L. 871‑6 du code de la sécurité intérieure afin de compléter la liste des techniques de renseignement pour lesquelles la coopération des opérateurs de communications électroniques peut être requise afin qu’ils réalisent sur leurs réseaux des opérations matérielles nécessaires à leur mise en œuvre et de garantir qu’elles ne porteront pas atteinte au fonctionnement et à la sécurité des réseaux, ni à la qualité du service rendu par les opérateurs. L’article 13 ajoute ainsi au champ de cette disposition les techniques de recueil ou de captation des données informatiques, prévues à l’article L. 853‑2 du code de la sécurité intérieure, qui peuvent être mise en œuvre de deux manières : soit par accès direct au support informatique concerné, soit par les réseaux des opérateurs de communications électroniques. La seconde extension vise la technique de renseignement visée à l’article L. 851‑6 du même code, soit celle qui permet le recueil au moyen d’un appareil de type « IMSI–catchers de données techniques de connexion permettant l’identification d’un équipement terminal ou du numéro d’abonnement de son utilisateur ainsi que les données relatives à la localisation des équipements terminaux utilisés. En effet, le déploiement de la 5G (communications mobiles de 5e génération) aura pour conséquence que les identifiants des terminaux mobiles deviendront temporaires, évolueront à une fréquence élevée et seront attribués par le réseau.

Seul l’opérateur pourra établir le lien entre ces identifiants temporaires et les identifiants pérennes des abonnements ou des équipements terminaux utilisés. Il sera donc nécessaire, pour que la technique de l’« IMSI‑catcher » conserve un intérêt opérationnel, de pouvoir obtenir des opérateurs de communications électroniques le lien entre ces deux types d’identifiants. Une modification corrélative est effectuée à l’article L. 871‑3 du même code aux mêmes fins s’agissant cette fois du concours des opérateurs de communications électroniques au profit de l’autorité judiciaire.

L’article 11 autorise, à titre expérimental, les services de renseignement à intercepter, par le biais d’un dispositif de captation de proximité, les correspondances transitant par la voie satellitaire. L’interception de ce type de communications représente un enjeu opérationnel majeur pour les services de renseignement, en raison du déploiement de nouvelles constellations satellitaires et du développement à venir d’une offre alternative de télécommunications de nature à concurrencer des opérateurs de communications électroniques traditionnels.

Face à cet enjeu, le cadre légal actuel se révèle très largement inadapté, d’une part, car les réseaux en cours de déploiement sont tous exploités par des opérateurs étrangers, qui ne peuvent être facilement réquisitionnés dans le cadre de la loi renseignement, d’autre part, car les communication satellitaires se caractérisent par une plus grande instabilité technique, qui rend plus complexe d’opérer un ciblage des interceptions au stade de la captation, sur le modèle des interceptions de sécurité.

Afin de ne pas désarmer les services de renseignement face à cette évolution des modes de communication, le dispositif proposé tend à créer, à titre expérimental, un nouveau cas d’interception de correspondances par le biais d’un dispositif de proximité, restreint à certaines des finalités prévues à l’article L. 811‑3 du code de la sécurité intérieure et entouré de garanties fortes.

Le chapitre III, constitué d’un unique article 12, tire la conséquence du développement du trafic aérien des aéronefs sans personnes à bord, qui soulève d’importants enjeux de sécurité publique et de défense. En effet, ces appareils sont susceptibles d’être équipés de dispositifs d’attaque ou de captation d’images employés à des fins malveillantes. Pour parer à cette menace émergente, il modifie l’article L. 33‑3‑1 du code des postes et des communications électroniques pour prévoir les conditions dans lesquelles l’autorité administrative peut recourir, sur le territoire national, à des opérations de brouillage des aéronefs sans personne à bord, usuellement dénommés drones, afin de prévenir les menaces susceptibles d’affecter la sécurité de grands événements (sommets internationaux, manifestations sportives) ou de certains convois (convois officiels, convois de matières dangereuses…). Il prévoit en outre la possibilité de procéder à de telles opérations de brouillage en cas de survol par un drone d’une zone faisant l’objet d’une interdiction permanente ou temporaire de circulation aérienne sur le fondement de l’article L. 6211‑4 du code des transports. Il dispose en outre que la mise en œuvre du brouillage, dont les modalités précises sont renvoyées à un décret en Conseil d’Etat, doivent être strictement proportionnée à ces finalités. Enfin, il renvoie également à un décret en Conseil d’Etat la détermination des autorités compétentes pour y procéder.

Enfin, le chapitre IV, composé des articles 13 à 19, concerne l’application outre‑mer des dispositions du projet de loi.

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l’intérieur,

Vu l’article 39 de la Constitution,

Décrète :

Le présent projet de loi relatif à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement, délibéré en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État, sera présenté à l’Assemblée nationale par le ministre de l’intérieur, qui sera chargé d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.

Fait à Paris, le 28 avril 2021.

Signé : Jean CASTEX

Par le Premier ministre :

Le ministre de l’intérieur

Signé : Gérald DARMANIN

Chapitre Ier

Dispositions renforçant la prévention d’actes de terrorisme

Article 1

Le II de l’article 5 de la loi n° 2017‑1510 du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme est abrogé.

Article 2

Le chapitre VII du titre II du livre II du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° L’article L. 227‑1 est ainsi modifié :

a) Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention : « I. – » ;

b) Il est ajouté un II ainsi rédigé :

« II. – Peuvent également faire l’objet d’une mesure de fermeture, selon les modalités prévues aux deux derniers alinéas du I, des locaux dépendant du lieu de culte dont la fermeture est prononcée sur le fondement du I et dont il existe des raisons sérieuses de penser qu’ils seraient utilisés aux mêmes fins pour faire échec à l’exécution de cette mesure. La fermeture de ces locaux prend fin à l’expiration de la mesure de fermeture du lieu de culte. » ;

2° A l’article L. 227‑2, après les mots : « lieu de culte », sont insérés les mots : « ou d’un lieu en dépendant ».

Article 3

Le chapitre VIII du titre II du livre II du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° L’article L. 228‑2 est ainsi modifié :

a) Au 3°, après le mot : « Déclarer », sont insérés les mots : « et fournir un justificatif de » et le mot : « et » est remplacé par les mots : « ainsi que de » ;

b) Après le 3°, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’obligation prévue au 1° peut être assortie d’une interdiction de paraître dans un ou plusieurs lieux déterminés se trouvant au sein du périmètre géographique de cette obligation et dans lesquels se tient un événement exposé, par son ampleur ou ses circonstances particulières, à un risque de menace terroriste. Cette interdiction tient compte de la vie familiale et professionnelle de la personne. Sa durée est strictement limitée à celle de l’événement, dans la limite de trente jours. Sauf urgence dûment justifiée, elle doit être notifiée à la personne concernée au moins quarante‑huit heures avant son entrée en vigueur. » ;

2° Au 1° de l’article L. 228‑4, après le mot : « Déclarer », sont insérés les mots : « et fournir un justificatif de » et le mot : « et » est remplacé par les mots : « ainsi que de » ;

3° Après le cinquième alinéa de l’article L. 228‑2, le cinquième alinéa de l’article L. 228‑4 et le deuxième alinéa de l’article L. 228‑5, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation à la durée totale cumulée de douze mois prévue à l’alinéa précédent, lorsque ces obligations sont prononcées dans un délai de six mois à compter de la libération d’une personne condamnée à une peine privative de liberté non assortie du sursis d’une durée supérieure ou égale à cinq ans pour l’une des infractions mentionnées aux articles 421‑1 à 421‑6 du code pénal, à l’exception de celles définies aux articles 421‑2‑5 et 421‑2‑5‑1 du même code, ou d’une durée supérieure ou égale à trois ans lorsque l’infraction a été commise en état de récidive légale, et si les conditions prévues à l’article L. 228‑1 continuent d’être réunies, la durée totale cumulée de ces obligations peut atteindre vingt‑quatre mois. Pour les douze premiers mois de sa mise en œuvre, la mesure est renouvelée dans les conditions prévues au deuxième alinéa ; chaque renouvellement au‑delà est subordonné à l’existence d’éléments nouveaux et complémentaires. » ;

4° Après le sixième alinéa de l’article L. 228‑2, le sixième alinéa de l’article L. 228‑4 et le troisième alinéa de l’article L. 228‑5, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« En cas de saisine d’un tribunal territorialement incompétent, le délai de jugement de soixante‑douze heures court à compter de l’enregistrement de la requête par le tribunal auquel celle‑ci a été renvoyée. La mesure en cours demeure en vigueur jusqu’à l’expiration de ce délai, et au plus pour une durée maximale de sept jours à compter de son terme initial. La décision de renouvellement ne peut entrer en vigueur avant que le juge ait statué sur la demande. » ;

5° Après la première phrase de l’article L. 228‑6, est insérée une phrase ainsi rédigée :

« La définition des obligations prononcées sur le fondement de ces dispositions tient compte, dans le respect des principes de nécessité et de proportionnalité, des obligations déjà prescrites par l’autorité judiciaire. »

Article 4

Au chapitre IX du titre II du livre II du code de la sécurité intérieure, après le premier alinéa du I de l’article L. 229‑5, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la personne mentionnée au troisième alinéa de l’article L. 229‑2 fait obstacle à l’accès aux données contenues dans tout système informatique ou équipement terminal présent sur les lieux de la visite, mention en est faite au procès‑verbal prévu au même article. Il peut alors être procédé à la saisie de ces supports, dans les conditions prévues au I du présent article. »

Article 5

Le titre XV du livre IV du code de procédure pénale est complété par une section 5 ainsi rédigée :

« Section 5

« De la mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste
et de réinsertion

« Art. 7062516. – I. – Lorsqu’une personne a été condamnée à une peine privative de liberté non assortie du sursis d’une durée supérieure ou égale à cinq ans pour une ou plusieurs des infractions mentionnées aux articles 421‑1 à 421‑6 du code pénal, à l’exclusion de celles définies aux articles 421‑2‑5 et 421‑2‑5‑1 du même code, ou d’une durée supérieure ou égale à trois ans lorsque l’infraction a été commise en état de récidive légale, et qu’il est établi, à l’issue d’un réexamen de sa situation intervenant à la fin de l’exécution de sa peine, qu’elle présente une particulière dangerosité caractérisée par une probabilité très élevée de récidive et par une adhésion persistante à une idéologie ou à des thèses incitant à la commission d’actes de terrorisme, faisant ainsi obstacle à sa réinsertion, le tribunal de l’application des peines de Paris peut, sur réquisitions du procureur de la République antiterroriste, ordonner, aux seules fins de prévenir la récidive et d’assurer la réinsertion, une mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion.

« La décision définit les conditions d’une prise en charge sanitaire, sociale, éducative ou psychologique, destinée à permettre la réinsertion et l’acquisition des valeurs de la citoyenneté. Cette prise en charge peut, le cas échéant, intervenir au sein d’un établissement d’accueil adapté

« Elle peut imposer à l’intéressé d’exercer une activité professionnelle, de suivre un enseignement ou une formation professionnelle ; elle peut également lui interdire de se livrer à l’activité dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise.

« La décision précise les conditions dans lesquelles l’intéressé doit communiquer au service pénitentiaire d’insertion et de probation les renseignements ou documents de nature à permettre le contrôle de ses moyens d’existence et de l’exécution de ses obligations, et répondre aux convocations du juge de l’application des peines ou du service pénitentiaire d’insertion et de probation. Elle peut aussi l’astreindre à établir sa résidence en un lieu déterminé.

« Les obligations auxquelles la personne concernée est astreinte sont mises en œuvre par le juge de l’application des peines du tribunal judiciaire de Paris assisté du service pénitentiaire d’insertion et de probation et, le cas échéant, avec le concours des organismes habilités à cet effet.

« II. – Le tribunal de l’application des peines de Paris ne peut prononcer la mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion qu’après s’être assuré que la personne condamnée a été mise en mesure de bénéficier, pendant l’exécution de sa peine, de mesures de nature à favoriser sa réinsertion.

« III. – La mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion prévue au I peut être ordonnée pour une période d’une durée maximale d’un an. À l’issue de cette période, la mesure peut être renouvelée sur réquisitions du procureur de la République antiterroriste par le tribunal de l’application des peines de Paris, après avis de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté, et pour au plus la même durée, périodes de suspension comprises, dans la limite de cinq ans ou, lorsque le condamné est mineur, dans la limite de trois ans. Chaque renouvellement est subordonné à l’existence d’éléments nouveaux ou complémentaires.

« IV. – La mesure prévue au I ne peut être ordonnée que si cette mesure apparaît strictement nécessaire pour prévenir la récidive et assurer la réinsertion. Elle n’est pas applicable si la personne a été condamnée à un suivi socio‑judiciaire en application de l’article 421‑8 du code pénal ou si elle fait l’objet d’une mesure de surveillance judiciaire prévue à l’article 723‑29 du présent code, d’une mesure de surveillance de sûreté prévue à l’article 706‑53‑19 ou d’une rétention de sûreté prévue à l’article 706‑53‑13.

« Art. 7062517. – La situation des personnes détenues susceptibles de faire l’objet de la mesure prévue à l’article 706‑25‑16 est examinée, sur réquisitions du procureur de la République antiterroriste, au moins trois mois avant la date prévue pour leur libération par la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté prévue à l’article 763‑10, afin d’évaluer leur dangerosité et leur capacité à se réinsérer.

« À cette fin, la commission demande le placement de la personne concernée, pour une durée d’au moins six semaines, dans un service spécialisé chargé de l’observation des personnes détenues aux fins notamment d’une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité.

« À l’issue de cette période, la commission adresse au tribunal de l’application des peines de Paris et à la personne concernée un avis motivé sur la pertinence de prononcer la mesure mentionnée à l’article 706‑25‑16 au vu des critères définis au I du même article.

« Art. 7062518. – La décision prévue à l’article 706‑25‑16 est prise, avant la date prévue pour la libération du condamné, par un jugement rendu après un débat contradictoire et, si le condamné le demande, public, au cours duquel le condamné est assisté par un avocat choisi ou commis d’office. Elle doit être spécialement motivée au regard des conclusions de l’évaluation et de l’avis mentionnés à l’article 706‑25‑17, ainsi que des conditions mentionnées au V de l’article 706‑25‑16.

« Le jugement précise les obligations auxquelles le condamné est tenu ainsi que la durée de celles‑ci.

« La décision est exécutoire immédiatement à l’issue de la libération.

« Le tribunal de l’application des peines de Paris peut, sur réquisitions du procureur de la République antiterroriste ou à la demande de la personne concernée, selon les modalités prévues à l’article 706‑53‑17 et, le cas échéant, après avis du procureur de la République antiterroriste, modifier la mesure ou ordonner sa mainlevée. Cette compétence s’exerce sans préjudice de la possibilité, pour le juge de l’application des peines, d’adapter à tout moment les obligations de la mesure.

« Art. 7062519. – Les décisions du tribunal de l’application des peines de Paris prévues à la présente section peuvent faire l’objet du recours prévu au second alinéa de l’article 712‑1.

« Art. 7062520.  Les obligations prévues à l’article 706‑25‑16 sont suspendues par toute détention intervenue au cours de leur exécution.

« Si la détention excède une durée de six mois, la reprise d’une ou de plusieurs des obligations prévues au même article 706‑25‑16 doit être confirmée par le tribunal de l’application des peines de Paris au plus tard dans un délai de trois mois après la cessation de la détention, à défaut de quoi il est mis fin d’office à la mesure.

« Art. 7062521.  Le fait pour la personne soumise à une mesure prise en application de l’article 706‑25‑16 de ne pas respecter les obligations auxquelles elle est astreinte est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

« Art. 7062522.  Un décret en Conseil d’État précise les conditions et les modalités d’application de la présente section. »

Article 6

Au chapitre Ier du titre Ier du livre II de la troisième partie du code de la santé publique, il est inséré un article L. 3211‑12‑7 ainsi rédigé :

« Art. L. 3211127.  Aux seules fins d’assurer le suivi d’une personne qui représente une menace grave pour la sécurité et l’ordre publics à raison de sa radicalisation à caractère terroriste, le représentant de l’État dans le département et, à Paris, le préfet de police, ainsi que ceux des services de renseignement mentionnés aux articles L. 811‑2 et L. 811‑4 du code de la sécurité intérieure désignés à cette fin par un décret en Conseil d’État, peuvent se voir communiquer les informations strictement nécessaires à l’accomplissement de leurs missions portées à la connaissance du représentant de l’État dans le département d’hospitalisation ou, à Paris, du préfet de police en application des articles L. 3212‑5, L. 3212‑8 et L. 3213‑9 du présent code et de l’article 706‑135 du code de procédure pénale, sans que ces informations puissent porter sur des faits antérieurs de plus de trois ans à compter de la date de levée de la mesure de soins sans consentement. »

Chapitre II

Dispositions relatives au renseignement

Article 7

I. – L’article L. 822‑3 du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa est ajoutée, au début, la mention : « I. – » et les mots : « ou extraits » sont remplacés par les mots : « , extraits ou transmis » ;

2° La seconde phrase du premier alinéa est supprimée ;

3° Après le premier alinéa, sont insérés sept alinéas ainsi rédigés :

« Lorsqu’un service spécialisé de renseignement mentionné à l’article L. 811‑2 ou un service désigné par le décret en Conseil d’Etat prévu à l’article L. 811‑4 obtient, à la suite de la mise en œuvre d’une technique mentionnée au titre V du présent livre, des renseignements utiles à la poursuite d’une finalité différente de celle qui a en a justifié le recueil, il peut les transcrire ou les extraire pour le seul exercice de ses missions.

« II. ‒ Sous réserve des dispositions des deuxième à quatrième alinéas du présent II, un service spécialisé de renseignement mentionné à l’article L. 811‑2 ou un service désigné par le décret en Conseil d’État prévu à l’article L. 811‑4 peut transmettre à un autre de ces services les renseignements collectés, extraits ou transcrits dont il dispose, si cette transmission est strictement nécessaire à l’exercice des missions du service destinataire.

« Sont subordonnées à une autorisation préalable du Premier ministre après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, délivrée dans les conditions de forme et de procédure prévues aux articles L. 821‑1 à L. 821‑5 :

« 1° Les transmissions de renseignements collectés, lorsqu’elles poursuivent une finalité différente de celle qui en a justifié le recueil ;

« 2° Les transmissions de renseignements collectés, extraits ou transcrits qui sont issus de la mise en œuvre d’une technique de recueil de renseignement à laquelle le service destinataire n’aurait pu recourir au titre de la finalité motivant la transmission.

« Ces transmissions sont sans effet sur la durée de conservation de chacun des renseignements collectés, qui court à compter de la date de leur recueil. A l’issue de cette durée, chaque service procède à la destruction des renseignements selon les modalités définies à l’article L. 822‑4.

« Le responsable de chaque service spécialisé de renseignement mentionné à l’article L. 811‑2 ou de chaque service désigné par le décret en Conseil d’État prévu à l’article L. 811‑4 désigne un agent chargé de veiller, sous son contrôle, au respect de l’application des dispositions du présent II. Ce dernier est informé par ses homologues dans les autres services de la destruction, dans les conditions fixées au cinquième alinéa du présent II, des renseignements que le service auprès duquel il a été placé a été autorisé à recueillir. Il rend compte sans délai au responsable du service auprès duquel il est placé de toute difficulté dans l’application du présent II. » ;

3° Au début du dernier alinéa, est ajoutée la mention : « III. – » et les mots : « de ces finalités » sont remplacés par les mots : « des finalités mentionnées au I » ;

4° Il est ajouté un IV ainsi rédigé :

« IV. – Les opérations mentionnées aux I à III sont soumises au contrôle de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement. »

II. – L’article L. 822‑4 du même code est ainsi rédigé :

« Art. L. 8224. – Les opérations de destruction des renseignements collectés mentionnées à l’article L. 822‑2, les transcriptions et les extractions ainsi que les transmissions mentionnées au II de l’article L. 822‑3 sont effectuées par des agents individuellement désignés et habilités. Elles font l’objet de relevés tenus à la disposition de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement qui précisent :

« 1° S’agissant des transcriptions ou des extractions, si elles ont été effectuées pour une finalité différente de celle qui en a justifié le recueil ;

« 2° S’agissant des transmissions, leur nature, leur date et leur finalité ainsi que le ou les services qui en ont été destinataires. 

« Lorsque les transcriptions, extractions ou les transmissions poursuivent une finalité différente de celle au titre de laquelle les renseignements ont été recueillis, les relevés sont immédiatement transmis à la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement. »

III. – Au 2° de l’article L. 833‑2 du même code, les mots : « et extractions » sont remplacés par les mots : « , extractions et transmissions ».

IV. – L’article L. 854‑6 du même code est ainsi modifié :

1° Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Un service spécialisé de renseignement mentionné à l’article L. 811‑2 peut, dans les conditions définies aux quatre premiers alinéas du II de l’article L. 822‑3, transmettre tout renseignement transcrit ou extrait à un autre de ces services ou à un service désigné par le décret en Conseil d’Etat prévu à l’article L. 811‑4. » ;

2° Le dernier alinéa est ainsi rédigé :

« Les opérations de destruction des renseignements collectés, les transcriptions, les extractions et les transmissions sont effectuées dans les conditions prévues à l’article L. 822‑4. »

V. – Au premier alinéa de l’article L. 854‑9, les mots : « et extractions » sont remplacés par les mots : « , extractions et transmissions ».

VI. – Au 3° de l’article L. 833‑6 du même code, les mots : « ou la destruction » sont remplacés par les mots : « , la destruction » et après les mots : « renseignements collectés », sont insérés les mots : « ou leur transmission entre services ».

VII. – L’article L. 863‑2 du même code est ainsi modifié :

1° Le premier et le dernier alinéas sont supprimés ;

2° Le deuxième alinéa est remplacé par cinq alinéas ainsi rédigés :

« Les autorités administratives mentionnées à l’article 1er de l’ordonnance n° 2005‑1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives peuvent transmettre aux services spécialisés de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2 et aux services désignés par le décret en Conseil d’État prévu à l’article L. 811‑4, de leur propre initiative ou sur requête de ces derniers, toute information même couverte par un secret protégé par la loi, strictement nécessaire à l’accomplissement des missions de ces services et susceptible de concourir à la défense et la promotion des intérêts fondamentaux de la Nation mentionnés à l’article L. 811‑3.

« Les informations mentionnées au premier alinéa sont détruites dès lors qu’elles ne sont pas ou plus nécessaires à l’accomplissement des missions du service auquel elles ont été transmises.

« Les conditions dans lesquelles la traçabilité des transmissions mentionnées au premier alinéa est mise en œuvre dans les traitements de données à caractère personnel des autorités administratives mentionnées au même alinéa sont, le cas échéant, fixées par décret.

« Toute personne qui en est rendue destinataire est tenue au secret professionnel, dans les conditions et sous les peines prévues aux articles 226‑13 et 226‑14 du code pénal.

« L’agent mentionné au sixième alinéa du II de l’article L. 822‑3 est chargé d’assurer une traçabilité de ces transmissions et de veiller au respect de l’application des dispositions du présent article. »

VIII. – L’article L. 135 S du livre des procédures fiscales et l’article 22 de la loi n° 2007‑1824 du 25 décembre 2007 de finances rectificative pour 2007 sont abrogés.

IX. – La loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 est ainsi modifiée :

1° À l’article 48 est ajouté un dernier alinéa ainsi rédigé :

« Les dispositions du premier alinéa ne s’appliquent pas à l’information selon laquelle des données à caractère personnel ont été transmises en application du premier alinéa de l’article L. 863‑2 du code de la sécurité intérieure. » ; 

2° Le dernier alinéa de l’article 49 est ainsi rédigé :

« Les dispositions du premier alinéa ne s’appliquent pas :

« 1° Lorsque les données à caractère personnel sont conservées sous une forme excluant manifestement tout risque d’atteinte à la vie privée et à la protection des données des personnes concernées et pendant une durée n’excédant pas celle nécessaire aux seules finalités d’établissement de statistiques ou de réalisation de recherche scientifique ou historique ;

« 2° À l’information selon laquelle des données à caractère personnel ont été transmises en application du premier alinéa de l’article L. 863‑2 du code de la sécurité intérieure. »

Article 8

I. – L’article L. 822‑2 du code de la sécurité intérieure est complété par un III ainsi rédigé :

« III. – Aux seules fins de recherche et développement en matière de capacités techniques de recueil et d’exploitation des renseignements et à l’exclusion de toute utilisation pour la surveillance des personnes concernées, les services spécialisés de renseignement mentionnés à l’article L. 811‑2 peuvent conserver au‑delà des durées prévues au présent article les renseignements mentionnés au I. Cette conservation est opérée dans la mesure strictement nécessaire à l’acquisition des connaissances suffisantes pour développer, améliorer et valider les capacités techniques de recueil et d’exploitation.

« Les renseignements mentionnés au premier alinéa du présent III sont conservés de manière à ce qu’ils ne soient accessibles qu’aux seuls agents spécialement habilités à cet effet et exclusivement affectés à cette mission et dans des conditions ne faisant plus apparaître les motifs et finalités pour lesquels ils ont été collectés et ne permettant pas de rechercher l’identité des personnes concernées.

« Les paramètres techniques applicables à chaque programme de recherche afin de garantir le respect des conditions prévues aux alinéas précédents, ainsi que toute évolution substantielle de ces paramètres sont soumis à une autorisation préalable du Premier ministre délivrée après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement.

« Les renseignements mentionnés au premier alinéa du présent III sont détruits dès que leur conservation n’est plus indispensable à la validation de capacités techniques de recueil et d’exploitation mentionnées au premier alinéa et, au plus tard, cinq ans après leur recueil.

« La Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement veille à ce que la mise en œuvre des programmes de recherche respecte les conditions prévues au présent III. Elle peut adresser au Premier ministre une recommandation tendant à la suspension d’un programme de recherche dont elle estime qu’il ne respecte plus ces conditions. »

II. – Après l’article L. 822‑2 du même code, il est inséré un article L. 822‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 82221. – Le service du Premier ministre mentionné aux articles L. 851‑1, L. 851‑3, L. 851‑4, L. 851‑6 et L. 852‑1 peut conserver, dans les conditions prévues au III de l’article L. 822‑2 et avec l’accord du ou des services pour lesquels ces renseignements ont été collectés, les renseignements mentionnés au I du même article dont il organise la centralisation. »

III. – Après les mots « présent livre », le 2° de l’article 833‑2 du même code est ainsi rédigé : « aux dispositifs de traçabilité des renseignements collectés et aux locaux où sont centralisés ces renseignements en application de l’article L. 822‑1 ainsi qu’aux renseignements mentionnés au III de l’article L. 822‑2 ».

Article 9

La première phrase du II de l’article L. 853‑2 du code de la sécurité intérieure est ainsi rédigée : « Par dérogation à l’article L. 821‑4, l’autorisation de mise en œuvre des techniques mentionnées au I est délivrée pour une durée maximale de deux mois. »

Article 10

I. – À l’article L. 871‑3 du code de la sécurité intérieure, les mots : « et de la section 3 du chapitre Ier du titre III du livre Ier du code de procédure pénale relatives aux interceptions de correspondances émises par la voie des télécommunications ordonnées par l’autorité judiciaire » sont remplacés par les mots : « , de la section 3 du chapitre Ier du titre III du livre Ier du code de procédure pénale relatives aux interceptions de correspondances émises par la voie des télécommunications ordonnées par l’autorité judiciaire et des sections 5 et 6 du chapitre II du titre XXV du livre IV du code de procédure pénale ».

II. – À l’article L. 871‑6 du même code, les mots : « aux articles L. 851‑1 à L. 851‑4 et L. 852‑1 » sont remplacés par les mots : « aux articles L. 851‑1 à L. 851‑4, L. 851‑6, L. 852‑1 et L. 853‑2 ».

III. – À l’article L. 871‑7 du même code, les mots : « et L. 852‑1 » sont remplacés par les mots : « , L. 851‑6, L. 852‑1 et L. 853‑2 ».

Article 11

I. – Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Au 1° du I de l’article L. 822‑2, les mots : « et L. 852‑2 » sont remplacés par les mots : « , L. 852‑2 et L. 852‑3 » ;

2° Après l’article L. 852‑2, il est inséré un article L. 852‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 8523. – I. – Dans les conditions prévues au chapitre Ier du titre II du présent livre et pour les seules finalités prévues aux 1°, 2°, 4° et 6° de l’article L. 811‑3, peut être autorisée l’utilisation d’un appareil ou d’un dispositif technique mentionné au 1° de l’article 226‑3 du code pénal afin d’intercepter des correspondances émises ou reçues par la voie satellitaire, lorsque cette interception ne peut être mise en œuvre sur le fondement du I de l’article L. 852‑1 du présent code, pour des raisons techniques ou pour des motifs de confidentialité faisant obstacle au concours des opérateurs ou des personnes mentionnés à l’article L. 851‑1. Les correspondances interceptées dans ce cadre sont détruites dès qu’il apparaît qu’elles sont sans lien avec la personne concernée par l’autorisation, et au plus tard au terme du délai prévu au 1° du I de l’article L. 822‑2.

« II. – Par dérogation à l’article L. 821‑4, l’autorisation est délivrée pour une durée maximale de trente jours, renouvelable dans les mêmes conditions de durée. Elle vaut autorisation de recueil des informations ou documents mentionnés à l’article L. 851‑1 associés à l’exécution de l’interception et à son exploitation.

« III. – Un service du Premier ministre organise la centralisation des correspondances interceptées et des informations ou documents recueillis en application des I et II du présent article. Cette centralisation intervient dès l’interception des communications, sauf impossibilité technique. Dans ce cas, les données collectées font l’objet d’un chiffrement dès leur collecte et jusqu’à leur centralisation effective au sein du service du Premier ministre mentionné au présent alinéa. La demande prévue à l’article L. 821‑2 précise les motifs faisant obstacle à la centralisation immédiate des correspondances interceptées.

« Les opérations de transcription et d’extraction des communications interceptées, auxquelles la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement dispose d’un accès permanent, complet, direct et immédiat, sont effectuées au sein du service du Premier ministre mentionné à l’alinéa précédent.

« IV. – Le nombre maximal des autorisations d’interception en vigueur simultanément est arrêté par le Premier ministre, après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement. La décision fixant ce contingent et sa répartition entre les ministres mentionnés au premier alinéa de l’article L. 821‑2 ainsi que le nombre d’autorisations d’interception délivrées sont portés à la connaissance de la commission.

« V. – Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, désigne les services relevant des ministres de la défense, de l’intérieur et de la justice ainsi que des ministres chargés de l’économie, du budget ou des douanes, qui, au regard des missions qu’ils exercent, peuvent être autorisés à recourir à la technique prévue au I. »

II. – Le I est applicable jusqu’au 31 juillet 2025. Le Gouvernement adresse au Parlement un rapport d’évaluation sur l’application de cette disposition au plus tard six mois avant cette échéance.

Chapitre III

Dispositions relatives à la lutte contre les aéronefs circulant
sans personne a bord présentant une menace

Article 12

L’article L. 33‑3‑1 du code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :

1° Au I, les mots : « appareils de communications électroniques », sont remplacés par les mots : « équipements radioélectriques ou des appareils intégrant des équipements radioélectriques, » ;

2° Après le premier alinéa du II, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’utilisation par les services de l’État de dispositifs destinés à rendre inopérant l’équipement radioélectrique d’un aéronef circulant sans personne à bord est autorisée, en cas de menace imminente, pour les besoins de l’ordre public, de la défense et de la sécurité nationale ou du service public de la justice ou afin de prévenir le survol d’une zone en violation d’une interdiction prononcée dans les conditions prévues au premier alinéa de l’article L. 6211‑4 du code des transports. Un décret en Conseil d’État détermine les modalités de mise en œuvre de ces dispositifs afin de garantir leur nécessité et leur proportionnalité au regard des finalités poursuivies ainsi que les autorités compétentes pour y procéder. »

Chapitre IV

Dispositions relatives aux outre‑mer

Article 13

L’article 1er de la présente loi est applicable dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française, en Nouvelle‑Calédonie et dans les Terres australes et antarctiques françaises.

Article 14

Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa des articles L. 285‑1, L. 286‑1, L. 287‑1 et L. 288‑1, la référence : « l’ordonnance n° 2019‑738 du 17 juillet 2019 » est remplacée par la référence : « la loi n°      du      relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement » ;

2° Au premier alinéa des articles L. 895‑1, L. 896‑1, L. 897‑1 et L. 898‑1, les mots : « l’ordonnance n° 2018‑1125 du 12 décembre 2018 prise en application de l’article 32 de la loi n° 2018‑493 du 20 juin 2018 relative à la protection des données personnelles et portant modification de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés et diverses dispositions concernant la protection des données à caractère personnel » sont remplacés par les mots : « la loi n°      .du      relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement » ;

3° Au 2° des articles L. 895‑1 et L. 896‑1, après les mots : « L. 871‑2, », sont insérés les mots : « L. 871‑3, ».

Article 15

Au premier alinéa de l’article 804 du code de procédure pénale, la référence : « loi n° 2020‑1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 » est remplacée par la référence : « loi n°      du      relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement ».

Article 16

Le deuxième alinéa du I de l’article L. 3844‑1 du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Après la référence : « L. 3211‑12‑2, », est insérée la référence : « L. 3211‑12‑7, » ;

2° La référence : « loi n° 2016‑41 du 26 janvier 2016 » est remplacée par la référence : « loi n°      du      relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement ».

Article 17

À l’article 125 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978, la référence : « l’ordonnance n° 2018‑1125 du 12 décembre 2018 prise en application de l’article 32 de la loi n° 2018‑493 du 20 juin 2018 relative à la protection des données personnelles et portant modification de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés et diverses dispositions concernant la protection des données à caractère personnel » est remplacée par la référence : « la loi n°       du      relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement ».

Article 18

À l’article L. 33‑3‑2 du code des postes et des communications électroniques, après les mots : « Nouvelle‑Calédonie », sont insérés les mots : « dans sa rédaction résultant de la loi n°      du      ».

Article 19

La présente loi entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel de la République française dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française, en Nouvelle‑Calédonie et dans les Terres australes et antarctiques françaises.

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