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Historique
15 oct. 2024 : Nouvelle proposition de loi
15 oct. 2024 : Confiée à PO765977
15 oct. 2024 : ⚡Le 🧭Gouvernement Barnier déclare l'urgence

12 mars 2025 09:00 : Discussion
12 mars 2025 : Adopté par Sénat ( 5ème République )



9 sept. 2025 15:00 : Examen du texte
9 sept. 2025 16:30 : Examen du texte
9 sept. 2025 21:30 : Examen du texte

10 sept. 2025 14:00 : Examen du texte
Originalv2
📜Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité
🖋️Amendements examinés : 100%
244 Adoptés122 Rejetés
43 Non soutenus
31 Irrecevables
29 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – À l’alinéa 9, supprimer le mot : 

« notamment ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 40, substituer aux mots : 

« points d’importance vitale et systèmes d’information d’importance vitale », 

les mots : 

« infrastructures critiques ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 41, substituer aux mots : 

« points d’importance vitale ou aux systèmes d’information d’importance vitale »,

les mots : 

« infrastructures critiques ». 

🖋️Adopté
Catherine Hervieu
6 sept. 2025

I. – À l’alinéa 9, supprimer le mot : 

« notamment ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 40, substituer aux mots : 

« points d’importance vitale et systèmes d’information d’importance vitale », 

les mots : 

« infrastructures critiques ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 41, substituer aux mots : 

« points d’importance vitale ou aux systèmes d’information d’importance vitale »,

les mots : 

« infrastructures critiques ». 

🖋️Adopté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

Rédiger ainsi l’alinéa 13 : 

« Résilience : la capacité d’un opérateur à prévenir tout type d'incident, à s’en protéger et à y résister, afin d’assurer la continuité de la ou des activités d’importance vitale qu’il exerce. » 

🖋️Adopté
Catherine Hervieu
6 sept. 2025

À la deuxième phrase de l’alinéa 32, après le mot : 

« approvisionnement »,

insérer les mots :

« et de leurs sous-traitants. L'analyse des dépendances à l'égard des sous-traitants est réalisé dans un délai fixé par voie réglementaire ».

🖋️Adopté
Philippe Latombe
6 sept. 2025

Compléter l’alinéa 32 par la phrase : 

« Cette analyse évalue spécifiquement les risques liés à la dépendance envers des fournisseurs de solutions logicielles et matérielles propriétaires, notamment en termes de continuité de service, de coût à long terme et de capacité d’audit indépendant. »

🖋️Adopté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

Au début de l’alinéa 34 : 

1° Substituer aux mots :

« Les opérateurs pour lesquels »,

les mots :

« Chaque opérateur pour lequel » ;

2° En conséquence, substituer au mot :

« réalisent »

le mot :

« réalise ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 35, après le mot :

« des », 

insérer les mots :

« dispositifs et des ».

🖋️Adopté
Virginie Duby-Muller
2 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 35, après le mot :

« des », 

insérer les mots :

« dispositifs et des ».

🖋️Adopté
Philippe Latombe
6 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 35, après le mot :

« des », 

insérer les mots :

« dispositifs et des ».

🖋️Adopté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

À l’alinéa 40, après les mots : 

« autorité administrative compétente »,

insérer les mots :

« à la suite d’une enquête administrative conduite ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Compléter l’alinéa 40 par les mots :

« , pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés ». 

🖋️Adopté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Compléter l’alinéa 40 par les mots :

« , pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés ». 

🖋️Adopté
Édouard Bénard
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 40 par les mots :

« , pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés ». 

🖋️Adopté
Sabrina Sebaihi
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 40 par les mots :

« , pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés ». 

🖋️Adopté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

À l’alinéa 52, substituer au mot : 

« exonérés »,

le mot : 

« dispensés ». 

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – À l’alinéa 60, substituer aux mots :

« au premier alinéa de »,

le mot :

« à ».

II. – Après l’alinéa 60, insérer l’alinéa suivant :

« Les opérateurs d’importance vitale ne sont pas tenus de mettre en œuvre les obligations prévues aux articles 14 et 15 de la loi précitée lorsqu’ils sont soumis, en application d’un acte juridique de l’Union européenne, à des exigences sectorielles de sécurité des réseaux et des systèmes d’information qu’ils utilisent dans le cadre de leurs activités ou de la fourniture de leurs services ayant un effet au moins équivalent. »

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 83, supprimer le mot :

« respectivement »,

et les mots :

« , le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 87, substituer aux mots :

« La commission des sanctions »,

les mots :

« La procédure devant la commission des sanctions est contradictoire, elle ».

🖋️Adopté
Laurent Mazaury
4 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 87, substituer aux mots :

« La commission des sanctions »,

les mots :

« La procédure devant la commission des sanctions est contradictoire, elle ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
9 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 90, après le mot :

« commission »,

insérer les mots :

« mentionnés au 1° ».

🖋️Adopté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 90, substituer aux mots :

« , renouvelable une fois »,

les mots : 

« non renouvelable ». 

🖋️Adopté
Arnaud Saint-Martin
8 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 90, substituer aux mots :

« , renouvelable une fois »,

les mots : 

« non renouvelable ». 

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Au début de la troisième phrase de l'alinéa 90, substituer au mot :

« Ils »,

les mots :

« Les membres ».

🖋️Adopté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

Rédiger ainsi l’alinéa 95 : 

« Le produit des sanctions pécuniaires est versé au Trésor public et recouvré comme créances de l’État étrangères à l’impôt et au domaine ». 

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

À l’alinéa 7, après le mot : 

« société »,

insérer les mots :

« , à la préservation de l’environnement, ». 

🖋️Rejeté
Sabrina Sebaihi
5 sept. 2025

À l’alinéa 7, après le mot : 

« société »,

insérer les mots :

« , à la préservation de l’environnement, ».

🖋️Rejeté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

À l’alinéa 8, après le mot :

« population »,

insérer les mots : 

« , l’accès à l’information ». 

🖋️Rejeté
Sabrina Sebaihi
5 sept. 2025

À l’alinéa 8, après le mot :

« population »,

insérer les mots : 

« , l’accès à l’information ». 

🖋️Non soutenu
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« 5° Souveraineté numérique : la capacité de l’État à établir les règles qui permettent d’utiliser le numérique, de contrôler les impacts de ses usages et à disposer de l’autonomie sur les technologies qui conditionnent ces usages du numérique tout en se protégeant des ingérences et attaques étrangères. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

« 5° Souveraineté numérique : la capacité de l’État à établir les règles qui permettront d’utiliser le numérique, de contrôler les impacts de ses usages et à disposer de l’autonomie sur les technologies qui vont conditionner ces usages du numérique tout en se protégeant des ingérences et attaques étrangères. »

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

Compléter l’alinéa 24 par la phrase :

« Ces mesures doivent notamment intégrer des dispositifs prenant en compte les risques psychosociaux auxquels sont soumis les employés des opérateurs d’importance vitale face aux différents scénarios de crises envisagés. »

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
5 sept. 2025

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 32 par les mots :

« et de leurs sous-traitants, les modalités d’accès physiques ou numériques aux systèmes critiques, ainsi que les risques liés à la mobilité des personnes, des données ou des équipements. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À l’alinéa 40, substituer aux mots : 

« peut demander »,

le mot : 

« demande ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À l’alinéa 41, substituer aux mots : 

« peut également solliciter »,

le mot : 

« sollicite ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Supprimer les alinéas 50 à 54.

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À l’alinéa 52, après le mot :

« nucléaire »,

insérer les mots :

« , de la santé ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À l’alinéa 52, après le mot : 

« nucléaire »,

insérer les mots : 

« , du numérique ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À l’alinéa 52, substituer aux mots : 

« peuvent être »,

le mot : 

« sont ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Supprimer les alinéas 53 et 54.

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après l’alinéa 57, insérer les trois alinéas suivants :

« En cas de recours à une société tierce pour le recueil, le traitement et la conservation des données recueillies, celle-ci réunit les conditions suivantes :

« 1° Son siège statutaire, son administration centrale et son principal établissement doivent être établis au sein d’un État membre de l’Union européenne ;

« 2° Son capital social et les droits de vote dans la société ne doivent pas être, directement ou indirectement, individuellement détenus à plus de 24 %, et collectivement détenus à plus de 39 %, par des entités tierces possédant leur siège statutaire, administration centrale ou principal établissement au sein d’un État non membre de l’Union européenne.

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

Compléter l’alinéa 71 par la phrase suivante :

« Ils ne peuvent être poursuivi pour atteinte au secret professionnel pour la révélation d’une information à caractère secret dans les conditions prévues à l’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
6 sept. 2025

Après l’alinéa 82, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Un représentant du ministère compétent du secteur d’activité auquel appartient l’entité pour laquelle la commission est saisie ; ».

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

Après l’alinéa 82, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis De deux députés et deux sénateurs à parité, élus respectivement par la commissions des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat ».

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
8 sept. 2025

Après l’alinéa 83, insérer l’alinéa suivant :

« Ces personnalités ne peuvent avoir exercé, au cours des trois années précédant leur nomination, une activité ni au sein de l’une des personnes mentionnées aux articles 8 et 9 ni au sein de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, ni au sein d’une entité désignée comme un opérateur d’importance vitale ni au sein de l’autorité administrative ayant saisi la commission. »

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

Après l’alinéa 105, insérer l’alinéa suivant :

« Ces contrats ne peuvent être conclus qu’à la condition que l’État conserve un pouvoir de contrôle effectif sur les opérateurs et les sous-traitants, notamment par la mise en place de clauses contractuelles assurant la souveraineté, la sécurité des données et la maîtrise stratégique des capacités essentielles. Dans l’attribution des contrats, le recours à des entités ayant leurs activités et leurs données basées en France, ainsi qu’une moindre vulnérabilité dans leur chaîne d’approvisionnement doit être recherché. »

🖋️Rejeté
Antoine Villedieu
5 sept. 2025

Compléter cet article par les six alinéas suivants :

« Après l’article L. 1113‑2 du code de la commande publique, il est inséré un article L. 1113‑2‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 1113‑2‑1. – Application du régime de défense et de sécurité aux marchés des opérateurs d’importance vitale ;

« Les marchés publics et contrats de concession passés par des opérateurs d’importance vitale mentionnés à l’article L. 1332‑1 du code de la défense, lorsqu’ils ont pour objet des prestations, fournitures ou services présentant un lien direct avec la cybersécurité, la protection des systèmes d’information, le traitement de données sensibles ou la surveillance des flux physiques ou numériques, sont soumis aux règles applicables aux marchés de défense ou de sécurité nationale définies au titre II. du livre III. du code de la commande publique.

« À ce titre, les pouvoirs adjudicateurs peuvent restreindre la participation aux seules entreprises établies dans un État membre de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen, ou dans un État ayant conclu avec la France un accord bilatéral de sécurité garantissant un niveau équivalent de protection des intérêts essentiels de sécurité.

« Le recours à cette faculté doit être justifié dans les documents de la consultation, par une analyse des risques pesant sur l’intégrité, la confidentialité ou la continuité des activités de l’opérateur concerné.

« Un décret en Conseil d’État précise les conditions d’application du présent article, notamment les critères de sécurité permettant d’activer cette faculté. »

🖋️Non soutenu
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025

Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« Art. L. 1332‑23. – Les opérateurs d’importance vitale qui passent un contrat ou un marché de concession en application des articles L. 1332‑20 et L. 1332‑22 choisissent en priorité des entreprises répondant aux critères suivants :

« 1° Son siège statutaire, son administration centrale et son principal établissement doivent être établis au sein d’un État membre de l’Union européenne ;

« 2° Son capital social et les droits de vote dans la société ne doivent pas être, directement ou indirectement, individuellement détenus à plus de 24 %, et collectivement détenus à plus de 39 %, par des entités tierces possédant leur siège statutaire, administration centrale ou principal établissement au sein d’un État non membre de l’Union européenne. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« Art. L. 1332‑23. – Les opérateurs d’importance vitale qui passent un contrat ou un marché de concession en application des articles L. 1332‑20 et L. 1332‑22 choisissent en priorité des entreprises répondant aux critères suivants :

« 1° Son siège statutaire, son administration centrale et son principal établissement doivent être établis au sein d’un État membre de l’Union européenne ;

« 2° Son capital social et les droits de vote dans la société ne doivent pas être, directement ou indirectement, individuellement détenus à plus de 24 %, et collectivement détenus à plus de 39 %, par des entités tierces possédant leur siège statutaire, administration centrale ou principal établissement au sein d’un État non membre de l’Union européenne. »

🖋️Irrecevable
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 90, après le mot :

« commission »,

insérer les mots :

« mentionnés au 1° ».

🖋️Irrecevable
François Cormier-Bouligeon
4 sept. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du livre III de la première partie du code de la défense est complété par un article L. 1332‑9‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 1332‑9‑2 (nouveau). – I. – Les opérateurs d’importance vitale et entités critiques établissent et mettent à jour régulièrement une cartographie de leurs interdépendances avec d’autres secteurs essentiels, notamment l’énergie, l’eau, le transport, le numérique et la santé.

« II. – Cette cartographie précise les dépendances techniques, logistiques et organisationnelles nécessaires à la continuité d’activité.

« III. – Elle est transmise de manière confidentielle au Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale et à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, qui en assurent l’analyse et la synthèse au niveau national.

« IV. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités de mise en œuvre et de protection des données. »

🖋️Irrecevable
François Cormier-Bouligeon
4 sept. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Le chapitre II du titre III du livre III de la première partie du code de la défense est complété par une section IV ainsi rédigée :

« Section 4 – Base industrielle de sécurité nationale

« Art. L. 1332‑23. – La Base industrielle de sécurité nationale (BISN) désigne l’ensemble structuré d’acteurs industriels, technologiques et de recherche, essentiels à la protection, à la résilience et au fonctionnement des activités d’importance vitale et des infrastructures critiques. Elle opère en complémentarité avec la Base industrielle et technologique de défense (BITD).

« Art. L. 1332‑24. – Un comité stratégique de la BISN, placé sous la coordination du SGDSN, associe l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la Direction interministérielle du numérique (DINUM), les ministères compétents, les Instances représentatives des collectivités territoriales et les représentants industriels. Il arrête une feuille de route pluriannuelle identifiant les capacités critiques à consolider et les dépendances à réduire.

« Art. L. 1332‑25. – L’État met en œuvre, dans le respect du droit de l’Union européenne, des mesures de soutien et de protection des savoir‑faire au bénéfice des acteurs de la BISN, incluant notamment :

« 1° Le recours à des procédures adaptées de commande publique lorsque la protection des intérêts essentiels de l’État le justifie ;

« 2° Des dispositifs d’accompagnement à la certification et à la mise à l’échelle de solutions de sécurité ;

« 3° La sécurisation des chaînes d’approvisionnement critiques ;

« 4° La conclusion d’accords‑cadres de préparation et de réponse aux crises. »

🖋️Irrecevable
Éric Bothorel
8 sept. 2025
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 32 par les mots : 

« et de sous-traitance ».

🖋️Tombé
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Compléter l’alinéa 83 par les mots :

« , après avis des commission des lois de l’Assemblée nationale et du Sénat ».

🖋️Tombé
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après la première phrase de l’alinéa 90, insérer la phrase :

« Le mandat des membres de la commission mentionnés au 2° est de cinq ans, non renouvelable. »


Article 2
🖋️Adopté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« 1° bis Au dernier alinéa de l’article L. 1411‑2, les mots : « plans particuliers de protection mentionnés à l’article L. 1332‑3 » sont remplacés par les mots : « plans particuliers de résilience mentionnés à l’article L. 1332‑5 » ; ».


Article 3
🖋️Adopté
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

À l’alinéa 16, substituer aux mots : 

« loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense »,

les mots :

« loi n° 2025‑532 du 13 juin 2025 visant à sortir la France du piège du narcotrafic ». 


Article 5
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, après le mot :

« nationale »,

insérer les mots :

« de sécurité des systèmes d’information ».

🖋️Adopté
René Pilato
4 sept. 2025

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 3 par les mots :

« ainsi que la promotion de la cyberprotection et de la cyberhygiène et de l’éducation aux bonnes pratiques numériques. »

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À la seconde phrase du premier alinéa du I de l’article L. 731‑3 du code de la sécurité intérieure, après le mot : « connus » sont insérés les mots : « y compris le risque d’incident informatique ayant un impact important sur la fourniture des services à la population, ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« , ainsi que la centralisation et la synthétisation des études, données et analyses relatives aux menaces et risques cyber ».

🖋️Non soutenu
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

La section 3 du chapitre Ier du titre III du livre VII du code de la sécurité intérieure est ainsi modifiée :

I. – Le I de l’article L. 731‑3 est ainsi modifié :

1° À la seconde phrase du premier alinéa, après le mot : « connus », sont insérés les mots : « y compris le risque d’incident informatique ayant un impact important sur la fourniture des services à la population, » ;

2° Après le 7°, il est inséré un 8° ainsi rédigé :

« 8° Assurant des activités de service public dont la continuité est susceptible d’être perturbée par des incidents informatiques, et dont la liste est déterminée par décret en Conseil d’État. »

II. – À l’article L. 731‑5, après le mot : « sauvegarde », sont insérés les mots : « , notamment pour prendre en compte le risque d’incident informatique, ».

III. – Les dispositions du présent article entrent en vigueur à l’occasion de l’actualisation du plan communal ou, au plus tard, à la date de sa révision.

🖋️Irrecevable
François Cormier-Bouligeon
4 sept. 2025
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Sous l’autorité du Premier ministre, le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information organisent la coordination opérationnelle des réserves et viviers de compétences en matière de cybersécurité et de résilience numérique, pour la prévention et la gestion des incidents majeurs.

Cette coordination s’effectue en articulation avec la réserve militaire, dont la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale, prévue aux articles L. 4211‑1 et suivants du code de la défense, et avec la réserve opérationnelle de la police nationale prévue aux articles L. 411‑7 et suivants du code de la sécurité intérieure.

Un décret précise les modalités d’interopérabilité, de confidentialité et de mobilisation, notamment la tenue d’un annuaire sécurisé, les conditions d’habilitation et les garanties de protection des données. 

🖋️Rejeté
Sabrina Sebaihi
5 sept. 2025
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Les collectivités territoriales et leurs établissements publics peuvent conclure des conventions de coopération afin de mutualiser leurs moyens en matière de cybersécurité. Ces conventions peuvent prévoir la mise en commun d’expertises, la mutualisation d’équipements, ainsi que la mise à disposition de personnels qualifiés en cybersécurité. Elles peuvent être conclues entre collectivités d’un même territoire ou à l’échelle régionale en lien avec les centres de réponse aux incidents de sécurité informatique. 

🖋️Tombé
Philippe Latombe
8 sept. 2025
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

La section 3 du chapitre Ier du titre III du livre VII du code de la sécurité intérieure est ainsi modifiée :

I. – Le I de l’article L. 731‑3 est ainsi modifié :

1° À la seconde phrase du premier alinéa, après le mot : « connus », sont insérés les mots : « y compris le risque d’incident informatique ayant un impact important sur la fourniture des services à la population, » ;

2° Après le 7°, il est inséré un 8° ainsi rédigé :

« 8° Assurant des activités de service public dont la continuité est susceptible d’être perturbée par des incidents informatiques, et dont la liste est déterminée par décret en Conseil d’État. »

II. – À l’article L. 731‑5, après le mot : « sauvegarde », sont insérés les mots : « , notamment pour prendre en compte le risque d’incident informatique, ».

III. – Les dispositions du présent article entrent en vigueur à l’occasion de l’actualisation du plan communal ou, au plus tard, à la date de sa révision.

🖋️Tombé
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

La section 3 du chapitre Ier du titre III du livre VII du code de la sécurité intérieure est ainsi modifiée :

I. – Le I de l’article L. 731‑3 est ainsi modifié :

1° À la seconde phrase du premier alinéa, après le mot : « connus », sont insérés les mots : « y compris le risque d’incident informatique ayant un impact important sur la fourniture des services à la population, » ;

2° Après le 7°, il est inséré un 8° ainsi rédigé :

« 8° Assurant des activités de service public dont la continuité est susceptible d’être perturbée par des incidents informatiques, et dont la liste est déterminée par décret en Conseil d’État. »

II. – À l’article L. 731‑5, après le mot : « sauvegarde », sont insérés les mots : « , notamment pour prendre en compte le risque d’incident informatique, ».

III. – Les dispositions du présent article entrent en vigueur à l’occasion de l’actualisation du plan communal ou, au plus tard, à la date de sa révision.


Article 5 bis
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« de parvenir à »,

les mots :

« d’atteindre et de maintenir ». 

II. – En conséquence, supprimer les mots : 

« et de le maintenir ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 1, supprimer les mots : 

« en matière de cybersécurité ».

🖋️Adopté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, après le mot :

« cybersécurité »,

insérer les mots :

« et d’autonomie stratégique numérique ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« couvrant »,

les mots :

« qui incluent ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« acteurs »,

le mot :

« organismes ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 3, substituer à la seconde occurrence du mot :

« la »,

le mot :

« cette ». 

II. – En conséquence, au même alinéa, supprimer les mots :

« en matière de cybersécurité ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 4, supprimer les mots :

« Un cadre de gouvernance visant ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« acteurs »,

le mot :

« organismes ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 5, substituer au mot :

« acteurs »,

le mot :

« organismes ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la fin de l’alinéa 5, après le mot :

« après »,

insérer le mot :

« un ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 6, substituer au mot :

« intégrée »,

le mot :

« commune ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« en vue d’ »,

le mot :

« pour ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« , annuellement mis en place dès 2026 et piloté par le dispositif national d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance ; »

🖋️Adopté
René Pilato
4 sept. 2025

Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« , notamment par des politiques actives de cyberprotection, de cyberhygiène et d’éducation aux bonnes pratiques numériques ; »

🖋️Adopté
Vincent Thiébaut
5 sept. 2025

À l’alinéa 8, après le mot :

« soutien »,

insérer les mots :

« , y compris financier, ».

🖋️Adopté
Vincent Thiébaut
5 sept. 2025

Rédiger ainsi l’alinéa 9 :

« 5° ter La promotion et le développement de l’éducation et de la formation en matière de cybersécurité, des compétences en matière de cybersécurité, des initiatives de sensibilisation et de recherche et développement en matière de cybersécurité, ainsi que des orientations sur les bonnes pratiques de cyberhygiène et les contrôles, à l’intention des citoyens, des parties prenantes et des entités. »

🖋️Adopté
Philippe Latombe
4 sept. 2025

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« 5° quater À : La création d’un fonds de soutien spécifiquement destiné à accompagner les collectivités territoriales et les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre qualifiés d’entités importantes ou essentielles n’ayant pas bénéficié du « parcours de Cybersécurité » du plan France relance. »

🖋️Adopté
René Pilato
4 sept. 2025

Après l’alinéa 9, insérer les cinq alinéas suivants :

« 5° quater Une stratégie d’aménagement du territoire en lien avec l’alinéa 5°ter et comprenant :

« a) le maillage territorial des compétences, notamment par la création ou le soutien de centres régionaux de formation, d’expertise ou de réponse aux incidents (CSIRT) ;

« b) les établissements d’enseignement supérieur, les lycées professionnels et les organismes de formation continue, en lien avec les régions ;

« c) les dispositifs de soutien aux collectivités territoriales pour leur mise en conformité, leur sécurisation numérique et leur capacité de résilience ;

« d) des objectifs de réduction des inégalités territoriales d’accès aux métiers, aux formations et aux ressources en cybersécurité. »

🖋️Adopté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« 5° quater L’offre de formation publique dans le domaine de la cyber sécurité et la cyber défense ; ».

🖋️Adopté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« 5° quater Les orientations visant à promouvoir l’utilisation de logiciels libres et des standards ouverts comme leviers stratégiques pour la résilience, la sécurité et la souveraineté numérique de la Nation ; ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« aux fins de l’évaluation de »,

les mots :

« pour évaluer ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 12, substituer au mot :

« et »,

le mot :

« puis ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 12, supprimer les mots :

« des années concernées ».

🖋️Rejeté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« précisant le rôle et les compétences de chacun des organismes et autorités ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« 3° bis Les modalités de soutien à la recherche en cybersécurité ; ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

À l’alinéa 5, après le mot :

« cybersécurité »,

insérer les mots :

« et de dépendance numérique ».

🖋️Non soutenu
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 6 par les mots : 

« notamment en termes de commande publique ; ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 6 par les mots : 

« notamment en termes de commande publique ; ».

🖋️Non soutenu
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« permettant un soutien renforcé aux entreprises nationales et européennes du secteur ; ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« permettant un soutien renforcé aux entreprises nationales et européennes du secteur ; ».

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
8 sept. 2025

Après l’alinéa 6, insérer les quatre alinéas suivants :

« 4° ter Un plan de financement de la formation et de la recherche en matière de cyber sécurité ;

« 4° quater Un plan permettant de financer une véritable doctrine de l’autonomie technologique maximale en matière de renseignement et de cyberdéfense, en faisant du recours à des technologies extra- européennes une exception devant être motivée ;

« 4° quinquies Une évaluation du coût de notre dépendance aux solutions numériques extra-européennes ;

« 4°sexies Une évaluation fine de l’externalisation des services numériques au sens large et du recours aux prestations intellectuelles informatiques par l’État, les organismes publics et les collectivités territoriales ; ».

🖋️Rejeté
Vincent Thiébaut
5 sept. 2025

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° ter Les perspectives de coopération à l’échelle européenne propres à renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe ; ».

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
5 sept. 2025

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« 5° quater Une étude sur le développement d’un système de stockage de données souverain dont les opérations, de l’hébergement à la gestion des données, seraient réalisées en France par l’intermédiaire d’une entreprise française sous juridiction française ; ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 10 par les mots :

« et d’autonomie stratégique numérique ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« 7° Une déclinaison des objectifs cités au 1° par ministère ; ».

🖋️Rejeté
Sabine Thillaye
4 sept. 2025

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant : 

« 7° Un volet sur la désignation d’un point de contact au niveau national ou régional, fournissant soit des orientations et une assistance aux petites et moyennes entreprises, soit en les orientant vers les organismes appropriés pour leur fournir des orientations et une assistance en ce qui concerne les questions liées à la cybersécurité. »

🖋️Rejeté
Sabine Thillaye
4 sept. 2025

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant : 

« 7° Un volet dédié aux petites et moyennes entreprises précisant les modalités d’accompagnement, notamment financiers, pour faire face aux enjeux de sensibilisation, au manque de sécurité informatique à distance et au coût élevé des solutions de cybersécurité et à l’accroissement des menaces ou encore, à l’accès des services tels que la configuration de sites internet et la journalisation. »

🖋️Rejeté
Sabine Thillaye
4 sept. 2025

Après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant : 

« 7° Un volet sur la gestion des vulnérabilités, incluant la promotion et la facilitation de la divulgation coordonnée des vulnérabilités. »

🖋️Rejeté
Laurent Mazaury
4 sept. 2025

À l’alinéa 11, après le mot :

« cybersécurité »,

insérer les mots : 

« fait l’objet d’une mise en œuvre territorialisée. Elle ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter la première phrase de l’alinéa 12 par les mots :

« et de souveraineté numérique ».

🖋️Non soutenu
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 12 par la phrase :

« Ce rapport intègre une analyse du niveau d’exposition des opérateurs d’importance vitale et des entités essentielles et importantes aux technologies non-européennes, des efforts de relocalisation engagés, de l’évolution du tissu industriel européen dans les secteurs critiques. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 12 par la phrase :

« Ce rapport intègre une analyse du niveau d’exposition des opérateurs d’importance vitale et des entités essentielles et importantes aux technologies non-européennes, des efforts de relocalisation engagés, de l’évolution du tissu industriel européen dans les secteurs critiques. »

🖋️Irrecevable
Catherine Hervieu
5 sept. 2025
Après l'article 5 bis, insérer l'article suivant:

Le code des impositions sur les biens et services est ainsi modifié :

1° À l’article L. 453‑66, le montant : « 25 millions d’euros » est remplacé par le montant : « 5,5 millions d’euros »;

2° Au 2° de l’article L. 453‑70, le taux : « 3 % » est remplacé par le taux : « 5 % ».

🖋️Tombé
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 1, après la seconde occurrence du mot :

« cybersécurité »,

insérer les mots :

« et de souveraineté numérique ».

🖋️Tombé
Philippe Latombe
5 sept. 2025

À l’alinéa 1, après la seconde occurrence du mot :

« cybersécurité »,

insérer les mots :

« et de souveraineté numérique ».

🖋️Tombé
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« et d’autonomie stratégique numérique ».

🖋️Tombé
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À l’alinéa 4, après le mot :

« gouvernance »

insérer les mots :

« défini après consultation des associations d’élus et des représentants des professionnels du secteur de la cybersécurité ».

🖋️Tombé
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« L’identification »,

les mots :

« L’évaluation ».


Article 6
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Agent agissant pour le compte des bureaux d’enregistrement : toute personne physique ou morale agissant pour le compte d’un bureau d’enregistrement telle qu’un fournisseur de services d’anonymisation, un fournisseur de services d’enregistrement fiduciaire ou un revendeur de noms de domaine. »

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Agent agissant pour le compte des bureaux d’enregistrement : toute personne physique ou morale agissant pour le compte d’un bureau d’enregistrement telle qu’un fournisseur de services d’anonymisation, un fournisseur de services d’enregistrement fiduciaire ou un revendeur de noms de domaine. »

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« , y compris de »,

les mots :

« . L’administration du domaine inclut ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 7, après les deux occurences du mot :

« Union »,

insérer le mot :

« européenne ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« registre de noms de domaine de premier niveau, d’une entité fournissant des services d’enregistrement de noms de domaine »,

les mots :

« office d’enregistrement, d’un bureau d’enregistrement, d’un agent agissant pour le compte d’un bureau d’enregistrement ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« registre de noms de domaine de premier niveau, d’une entité fournissant des services d’enregistrement de noms de domaine »,

les mots :

« office d’enregistrement, d’un bureau d’enregistrement, d’un agent agissant pour le compte d’un bureau d’enregistrement ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« 5° bis Résilience : la capacité d’un opérateur à prévenir, à se protéger et à résister contre tout type d’incident afin d’assurer la continuité de la ou des activités d’importance vitale qu’il exerce. »

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 8, substituer au mot :

« dédiées »,

le mot :

« consacrées ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 10, supprimer les mots : 

« , ou d’un utilisateur de ces derniers, ». 

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 10, supprimer les mots : 

« , ou d’un utilisateur de ces derniers, ». 

🖋️Adopté
Marina Ferrari
5 sept. 2025

À l’alinéa 10, supprimer les mots : 

« , ou d’un utilisateur de ces derniers, ». 

🖋️Non soutenu
Virginie Duby-Muller
2 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« 5˚ bis Résilience : la capacité à prévenir tout incident, à s’en protéger, à y réagir, à y résister, à l’atténuer, à l’absorber, à s’y adapter et à s’en rétablir rapidement ; ».

🖋️Rejeté
Marie Récalde
5 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 9° Approche « tous risques » : Approche qui vise à protéger les réseaux et les systèmes d’information ainsi que leur environnement physique contre des événements tels que le vol, les incendies, les inondations, une défaillance des télécommunications ou une défaillance électrique, ou contre tout accès physique non autorisé et toute atteinte aux informations détenues par l’entité essentielle ou importante et aux installations de traitement de l’information de l’entité, ou toute interférence avec ces informations et installations, susceptibles de compromettre la disponibilité, l’authenticité, l’intégrité ou la confidentialité des données stockées, transmises ou traitées ou des services offerts par les réseaux et systèmes d’information ou accessibles par ceux-ci. »


Article 7
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 7, après le mot :

« De »,

insérer les mots :

« la distribution d’ ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 18, substituer aux mots :

« Des fournisseurs »,

les mots :

« De la fourniture ».

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« 11° Des câbles sous-marins et de leurs opérateurs. »

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« 11° De la production, de la transformation et de la distribution des denrées alimentaires. »

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 16.

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« 11° De l’enseignement supérieur et de la recherche ; ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 19.

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Après l’alinéa 11, insérer l’alinéa suivant :

« 11° Des satellites et de leurs opérateurs. »

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« 8° De l’éducation. »


Article 8
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« entreprises »,

insérer les mots :

« , à l’exception de celles dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités, ».

II. – À l’alinéa 3, après le mot :

« territoriales »,

insérer les mots :

« , à l’exception des établissements publics ou des régies précités dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités ».

III. – À l’alinéa 17, après le mot :

« vitale »,

insérer les mots :

« , à l’exception des opérateurs d’importance vitale dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités, ».

IV. – À l’alinéa 18, après les mots :

« présente loi »,

insérer les mots :

« à l’exception de ces opérateurs dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« entreprises »,

insérer les mots :

« , à l’exception de celles dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités, ».

II. – À l’alinéa 3, après le mot :

« territoriales »,

insérer les mots :

« , à l’exception des établissements publics ou des régies précités dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités ».

III. – À l’alinéa 17, après le mot :

« vitale »,

insérer les mots :

« , à l’exception des opérateurs d’importance vitale dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités, ».

IV. – À l’alinéa 18, après les mots :

« présente loi »,

insérer les mots :

« à l’exception de ces opérateurs dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« créées en application du »,

les mots :

« mentionnés au ».

🖋️Adopté
Véronique Riotton
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« et les éditeurs de logiciels ; ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 11, après le mot :

« gestion »,

insérer les mots :

« de la fonction publique territoriale ».

🖋️Adopté
Marina Ferrari
5 sept. 2025

À l’alinéa 13, supprimer les mots : 

« comprenant au moins une commune de plus de 30 000 habitants ». 

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après l’alinéa 15, insérer les deux alinéas suivants :

« g) bis Les établissements publics de santé au sens de l’article L. 6141‑1 du code de la santé publique ;

« g) ter Les établissements et services sociaux et médico-sociaux au sens de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles ; ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après l’alinéa 15, insérer les deux alinéas suivants :

« g) bis Les établissements publics de santé au sens de l’article L. 6141‑1 du code de la santé publique ;

« g) ter Les établissements et services sociaux et médico-sociaux au sens de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles ; ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Au début de l’alinéa 18, substituer à la première occurrence du mot :

« de »,

les mots :

« offrant des ».

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

À l’alinéa 2, après le mot :

« critiques »,

supprimer la fin de l’alinéa.

🖋️Rejeté
Denis Masséglia
3 sept. 2025

À l’alinéa 2 :

1° Substituer au mot :

« ou » ,

le mot : 

« et ».

2° Substituer au mot :

« et »,

le mot : 

« ou ».

🖋️Non soutenu
Laurent Mazaury
5 sept. 2025

À l’alinéa 2 :

1° Substituer au mot :

« ou » ,

le mot : 

« et ».

2° Substituer au mot :

« et »,

le mot : 

« ou ».

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

À l’alinéa 4, après le mot :

« électroniques »,

supprimer la fin de l’alinéa.

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

À l’alinéa 10, supprimer les mots :

« , d’une population supérieure à 30 000 habitants ».


Article 9
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« , lorsqu’elles ne sont pas des entités essentielles : ». 

II. – En conséquence, aux alinéas 2, 3, 4 et 6 supprimer toutes les occurrences des mots : 

« qui ne sont pas des entités essentielles ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 9 supprimer les mots : 

« et qui ne sont pas des entités essentielles ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« entreprises »

insérer les mots :

« , à l’exception de celles dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités, »

II. – En conséquence, à l’alinéa 9, après les mots :

« territoriales »

insérer les mots :

« , à l’exception de ces opérateurs dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« entreprises »

insérer les mots :

« , à l’exception de celles dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités, »

II. – En conséquence, à l’alinéa 9, après les mots :

« territoriales »

insérer les mots :

« , à l’exception de ces opérateurs dont tout ou partie des activités sont soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense pour ces seules activités ».

🖋️Adopté
Marina Ferrari
5 sept. 2025

Au début de l’alinéa 5, supprimer les mots : 

« Les communautés d’agglomération ne comprenant pas au moins une commune de plus de 30 000 habitants, ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

« g) bis Les établissements publics de santé au sens de l’article L. 6141‑1 du code de la santé publique qui ne sont pas des entités essentielles ;

« g) ter Les établissements et services sociaux et médico-sociaux au sens de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles qui ne sont pas des entités essentielles ; ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

« g) bis Les établissements publics de santé au sens de l’article L. 6141‑1 du code de la santé publique qui ne sont pas des entités essentielles ;

« g) ter Les établissements et services sociaux et médico-sociaux au sens de l’article L. 312‑1 du code de l’action sociale et des familles qui ne sont pas des entités essentielles ; ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 9, substituer aux mots :

« créées en application du »,

les mots :

« mentionnées au ».

🖋️Non soutenu
Laurent Mazaury
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 2, substituer à la seconde occurrence du mot :

« ou »,

le mot :

« et » ;

II. – Au même alinéa, substituer à la seconde occurrence du mot :

« et »,

le mot :

« ou ».

🖋️Irrecevable
Catherine Hervieu
5 sept. 2025

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« 1° bis Les opérateurs de l’audiovisuel public ; ».

🖋️Rejeté
Antoine Villedieu
5 sept. 2025

À l’alinéa 5, après les mots : 

« communautés de communes »,

insérer les mots :

« de 30 000 habitants et plus ».

🖋️Rejeté
Laurent Mazaury
5 sept. 2025

À l’alinéa 5, après les mots : 

« communautés de communes »,

insérer les mots :

« de 30 000 habitants et plus ».

🖋️Rejeté
Antoine Villedieu
5 sept. 2025

À l’alinéa 5, après les mots : 

« communautés de communes »,

insérer les mots :

« de 20 000 habitants et plus ».

🖋️Rejeté
Laurent Mazaury
5 sept. 2025

À l’alinéa 5, après les mots : 

« communautés de communes »,

insérer les mots :

« de 20 000 habitants et plus ».

🖋️Irrecevable
Catherine Hervieu
5 sept. 2025
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

I. – Le I de l’article L. 1615‑1 du code général des collectivités territoriales est complété par un 4° ainsi rédigé :

« 4° les prestations de services et biens nécessaires aux politiques et normes de cybersécurité telles qu’elles résulte de la loi n° XXX du XXX 2025 relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à la taxe sur les services numériques prévue aux les articles L. 453‑55 et suivants du code des impositions sur les biens et services.

🖋️Tombé
René Pilato
4 sept. 2025

À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« ne comprenant pas au moins une commune de plus de 30 000 habitants ».


Article 10
🖋️Adopté
Philippe Latombe
7 sept. 2025

À l’alinéa 1, après le mot :

« ministre »,

insérer les mots :

« après avis des ministères compétents des secteurs d’activité visés à l’article 7 de la présente loi ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« pour »,

le mot :

« dans ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Le Premier ministre peut, par arrêté, exempter certaines personnes mentionnées à l’article 14 de la présente loi qui exercent des activités dans les domaines de la sécurité nationale, de la sécurité publique, de la défense ou ainsi que de la répression pénale, ou qui fournissent des services exclusivement aux administrations de l’État et leurs établissements publics à caractère administratif exerçant ces activités, de certaines obligations prévues par les articles 14 et 17 de la présente loi, en ce qui concerne ces activités ou services. »

🖋️Adopté
Vincent Thiébaut
5 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Le Premier ministre peut, par arrêté, exempter certaines personnes mentionnées à l’article 14 de la présente loi qui exercent des activités dans les domaines de la sécurité nationale, de la sécurité publique, de la défense ou ainsi que de la répression pénale, ou qui fournissent des services exclusivement aux administrations de l’État et leurs établissements publics à caractère administratif exerçant ces activités, de certaines obligations prévues par les articles 14 et 17 de la présente loi, en ce qui concerne ces activités ou services. »

🖋️Irrecevable
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« L’arrêté du Premier ministre pris en application du dispositif prévu aux alinéas précédents doit prévoir une date d’entrée en vigueur de ses dispositions au plus tard 6 mois à compter du jour de sa publication. »

🖋️Irrecevable
René Pilato
4 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« L’arrêté du Premier ministre pris en application du dispositif prévu aux alinéas précédents doit prévoir une date d’entrée en vigueur de ses dispositions au plus tard 4 mois à compter du jour de sa publication. »

🖋️Irrecevable
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« L’arrêté du Premier ministre pris en application du dispositif prévu aux alinéas précédents doit prévoir une date d’entrée en vigueur de ses dispositions au plus tard 3 mois à compter du jour de sa publication. »


Article 11
🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

I. – À la fin de l’alinéa 6, substituer aux mots : 

« ils ont désigné un représentant établi sur le territoire national. » 

les mots : 

« ils sont établis de façon effective sur le territoire national. »

II. – En conséquence, au début de l’alinéa 10, substituer aux mots : 

« Ou ceux qui ont désigné un représentant établi sur le territoire national » 

les mots : 

« Ou ceux qui sont établis de façon effective sur le territoire national ».


Article 12
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« et des bureaux d’enregistrement »,

les mots :

« , des bureaux d’enregistrement et des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

II. – Au même alinéa, substituer aux mots :

« et bureaux d’enregistrement »,

les mots :

« , bureaux d’enregistrement et agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« et des bureaux d’enregistrement »,

les mots :

« , des bureaux d’enregistrement et des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

II. – Au même alinéa, substituer aux mots :

« et bureaux d’enregistrement »,

les mots :

« , bureaux d’enregistrement et agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 1 par les mots : 

« , après avis des ministères compétents des secteurs d’activité mentionnés à l’article 7 de la présente loi ».

🖋️Adopté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Compléter l'alinéa 2 par les mots :

« pris après avis de la commission nationale de l’informatique et des libertés telle que définie par la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À l’alinéa 1, supprimer le mot :

« deux ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant : 

« Les entités régulées sont informées de leur ajout à la liste des entités essentielles ou importantes. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Dans les trois ans après la promulgation de la présente loi, l’État identifie et sensibilise les entités concernées dans des conditions précisées par décret. »


Article 13
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – Au début de la première phrase de l’alinéa 1, après le mot :

« dispositions »,

insérer les mots :

« des articles 14, 15 et 17 ».

II. – À la même phrase du même alinéa, après le mot :

« supervision »,

insérer les mots :

« s’agissant du respect de ces articles ».

III. – À la fin de la même phrase du même alinéa, supprimer les mots :

« aux obligations résultant des articles 14 et 17 ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – Au début de la première phrase de l’alinéa 1, après le mot :

« dispositions »,

insérer les mots :

« des articles 14, 15 et 17 ».

II. – À la même phrase du même alinéa, après le mot :

« supervision »,

insérer les mots :

« s’agissant du respect de ces articles ».

III. – À la fin de la même phrase du même alinéa, supprimer les mots :

« aux obligations résultant des articles 14 et 17 ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Tous les deux ans, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information publie et actualise des lignes directrices d’analyse des différentes réglementations européennes permettant de hiérarchiser le degré d’exigence de chacune pour les entités concernées. »


Article 14
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 1, après les mots :

« domaine de la défense »

insérer les mots :

« , les personnes morales qui exercent des activités soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense et qui, de ce fait, sont exclues en tout partie de la qualification d’entité essentielle ou importante, pour ces seules activités, ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 1, après les mots :

« domaine de la défense »

insérer les mots :

« , les personnes morales qui exercent des activités soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense et qui, de ce fait, sont exclues en tout partie de la qualification d’entité essentielle ou importante, pour ces seules activités, ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
7 sept. 2025

I. – À l’alinéa 1, substituer au mot :

« prennent »,

les mots :

« mettent en œuvre, à leurs frais, ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 9.

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« la sécurité des réseaux et des systèmes »,

les mots :

« les réseaux et les systèmes ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la fin de la première phrase de l’alinéa 1, substituer au mot :

« destinataires »,

le mot :

« usagers ».

🖋️Adopté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

À la deuxième phrase de l’alinéa 1, après le mot :

« sécurité »,

insérer les mots :

« et de résilience ».

🖋️Adopté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

I. – Après la deuxième phrase de l’alinéa 1, insérer la phrase :

« Le choix de ces mesures tient compte de leur capacité à être audités, de la transparence de leur fonctionnement, de leur interopérabilité, de leur résilience et de la maîtrise qu’elles permettent d’acquérir sur les systèmes d’information afin de minimiser les dépendances technologiques à l’égard de prestataires tiers en présentant pas de garanties suffisantes de conformité aux exigences de cybersécurité et de souveraineté numérique telles que fixées par la stratégie nationale dans une perspective de long terme. »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 8 par les mots :

« , en veillant au respect des principes énoncés au premier alinéa du présent article. »

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« , leurs membres »

les mots :

« . Les membres de ces organes ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« devant »,

le mot :

« doivent ».

🖋️Adopté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« en fonction de leur degré d’exposition au risque ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
7 sept. 2025

Compléter l’alinéa 5 par les mots :

« et des réseaux et des systèmes d’information ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
7 sept. 2025

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 6, après le mot :

« sociales »,

supprimer la fin de l’alinéa.

II. – Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« Ce décret fixe les modalités de concertation des ministères, des représentants des entités concernées et des associations d’élus pour le référentiel mentionné au huitième alinéa . »

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la fin de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« qui leur sont propres »,

les mots :

« définies par le Règlement d’exécution (UE) 2024/2690 de la Commission du 17 octobre 2024 établissant des règles relatives à l’application de la directive (UE) 2022/2555 pour ce qui est des exigences techniques et méthodologiques liées aux mesures de gestion des risques en matière de cybersécurité et précisant plus en détail les cas dans lesquels un incident est considéré comme important, en ce qui concerne les fournisseurs de services DNS, les registres des noms de domaine de premier niveau, les fournisseurs de services d’informatique en nuage, les fournisseurs de services de centres de données, les fournisseurs de réseaux de diffusion de contenu, les fournisseurs de services gérés, les fournisseurs de services de sécurité gérés, ainsi que les fournisseurs de places de marché en ligne, de moteurs de recherche en ligne et de plateformes de services de réseaux sociaux, et les prestataires de services de confiance pris en application de la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union dite « NIS 2 » ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Les personnes mentionnées au premier alinéa peuvent se prévaloir auprès de l’Autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, lors d’un contrôle, du recours à des prestataires de services qualifiés pour démontrer leur respect de tout ou partie des objectifs mentionnés au sixième alinéa dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Les personnes mentionnées au premier alinéa peuvent se prévaloir auprès de l’Autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, lors d’un contrôle, du recours à des prestataires de services qualifiés pour démontrer leur respect de tout ou partie des objectifs mentionnés au sixième alinéa dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Non soutenu
Virginie Duby-Muller
2 sept. 2025

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« , en fonction de leur degré d’exposition ; ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 2 par les mots : 

« et aux enjeux de souveraineté numérique ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 2 par la phrase :

« Le choix d’une solution logicielle dont le code source n’est pas accessible ou vérifiable, et lorsqu’elle concerne un système d’information critique, fait l’objet d’une analyse de risques spécifique, documentée et présentée aux organes de direction évaluant la dépendance vis-à-vis du fournisseur, les limitations en matière d’audit de sécurité et les stratégies de réversibilité à brève échéance. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, après le mot :

« protection »,

insérer les mots :

« et la résilience ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

I. – Compléter l’alinéa 4 par les mots : 

« et la transparence ainsi que la capacité des technologies utilisées à être auditées afin de faciliter l’investigation et la résolution desdits incidents ».

II. – En conséquence au même alinéas, substituer à la dernière occurrence du mot :

« et »,

le signe :

« , ».

🖋️Non soutenu
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 5 par les mots : 

« notamment en adoptant des solutions immunes à l’extraterritorialité de droits extra européens ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 5 par les mots : 

« notamment en adoptant des solutions immunes à l’extraterritorialité de droits d’États extra-européens. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 5 par les mots : 

« , en favorisant la libre intégration et l’interopérabilité des technologies et protocoles utilisés, ainsi que la portabilité des données ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« 5° Garantir les impératifs de souveraineté, de sécurité nationale, d’autonomie stratégique et de protection des réseaux contre les ingérences étrangères et les législations à portée extraterritoriale. »

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025

Après l’alinéa 5, insérer l'alinéa suivant :

« Les communes, les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre et leurs établissements publics administratifs visés aux articles 8 et 9 disposent d’un délai maximum de 5 ans pour se mettre en conformité avec le présent titre II. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« peut prescrire »,

les mots :

« prescrit prioritairement ».

II. – Compléter l’alinéa 7 par les mots :

« , subsidiairement par l’autorité désignée à l’article 5 de la loi n°   , dans le cadre des ses missions définies par décret en Conseil d’État. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 7 par les mots : 

« , après réalisation d’une étude des risques de dépendance stratégique liés au choix de ces produits, services ou processus. »

🖋️Non soutenu
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer les trois alinéas suivants :

« Ces produits, services ou processus certifiés doivent remplir les conditions suivantes :

« 1° Le siège statutaire, administration centrale et principal établissement de la société dont émanent les produits, services ou processus certifiés en cause doivent être établis au sein d’un État membre de l’Union européenne ;

« 2° Le capital social et les droits de vote dans la société dont émanent les produits, services ou processus certifiés en cause ne doivent pas être, directement ou indirectement, individuellement détenus à plus de 24 %, et collectivement détenus à plus de 39 %, par des entités tierces possédant leur siège statutaire, administration centrale ou principal établissement au sein d’un État non membre de l’Union européenne. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer les trois alinéas suivants :

« Ces produits, services ou processus certifiés doivent remplir les conditions suivantes :

« 1° Le siège statutaire, administration centrale et principal établissement de la société dont émanent les produits, services ou processus certifiés en cause doivent être établis au sein d’un État membre de l’Union européenne ;

« 2° Le capital social et les droits de vote dans la société dont émanent les produits, services ou processus certifiés en cause ne doivent pas être, directement ou indirectement, individuellement détenus à plus de 24 %, et collectivement détenus à plus de 39 %, par des entités tierces possédant leur siège statutaire, administration centrale ou principal établissement au sein d’un État non membre de l’Union européenne. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Il veille en outre à ce que lesdits produits, services ou processus puissent faire l’objet d’un audit et répondent à des critères de transparence. Une priorité est donnée aux solutions présentant le plus haut niveau de transparence, d’ouverture et de réversibilité. »

🖋️Irrecevable
François Cormier-Bouligeon
4 sept. 2025

I – Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« Les entreprises désignées comme entités essentielles ou entités importantes peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 30 % des sommes consacrées à des dépenses d’audit de cybersécurité et à des dépenses d’acquisition, de souscription ou de maintenance d’un produit ou service de cybersécurité.

« Le prestataire privé en charge de cette mise en conformité des entités doit répondre à des critères garantissant la protection des données traitées ou stockées contre tout accès par des autorités publiques d’États tiers non autorisés par le droit de l’Union européenne ou d’un État membre. »

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Irrecevable
François Cormier-Bouligeon
4 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Le chapitre Ier du titre II du livre III de la partie II du code de la défense est complété par un article L. 2321‑12 ainsi rédigé :

« Art. L 2321‑12 (nouveau). – I. – Une force opérationnelle inter‑agences est instituée afin de coordonner, à l’échelle nationale, la veille, l’analyse, la sécurisation et la régulation des modèles d’intelligence artificielle dits fondationnels.

« II. – Cette force opérationnelle est placée sous la coordination du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale. Elle associe notamment l’ANSSI, la CNIL, l’ARCOM, l’Inria, la DINUM, Viginum, ainsi que les services judiciaires et tout autre organisme désigné par décret.

« III. – La force opérationnelle peut recommander des protocoles de sécurité, des mécanismes d’audit, des obligations de transparence technique, ou encore des règles d’usage pour les services publics et les opérateurs d’importance vitale.

« IV. – Un rapport public annuel présente ses travaux et recommandations, transmis au Parlement et au Premier ministre. »

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

I. – Les entités mentionnées au titre II de la loi n°XX du XX relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité recourent en priorité, pour l’externalisation de services de technologies de l’information et de la communication, à des prestataires remplissant les conditions suivantes : 

1° Être titulaire d’un label de conformité délivré par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ;

2° Être assujetti en France à l’impôt sur les sociétés au sens de l’article 209 du code général des impôts, sauf lorsque la prestation est assurée par un opérateur interne appartenant au même groupe que l’entité requérante. 

II. – À titre dérogatoire, lorsqu’aucun prestataire ne satisfait pour le service recherché aux critères mentionnés au I, l’entité concernée peut recourir à un autre prestataire, sous réserve de l’obtention d’une autorisation expresse de l’Autorité de contrôle compétente et après démonstration documentée de l’absence d’offre disponible répondant aux critères susmentionnés. 

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Afin de préserver la sécurité et l’indépendance de leurs systèmes d’information, les administrations publiques mentionnées aux alinéas 8 à 16 de l’article 8 du présent projet de loi utilisent en priorité des logiciels libres et des services de l’informatique en nuage réversibles.

La mise en œuvre par l’administration d’un logiciel non libre ou d’un service de l’informatique en nuage non réversible n’est autorisée que lorsque l’évaluation comparative de nature technique et économique démontre qu’il est impossible d’accéder à des solutions libres ou à des solutions déjà développées au sein de l’administration publique équivalentes en matière de fonctionnalités, de coût total et de cybersécurité. L’évaluation visée au présent paragraphe est effectuée conformément aux procédures et aux critères définis par la direction interministérielle du numérique, qui, à la demande des parties intéressées, émet également un avis sur leur conformité.

La direction interministérielle du numérique développe une stratégie pour l’utilisation, le développement et la commande de logiciels libres au sein de l’administration publique.

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Dans le cadre de la mise en œuvre des obligations relatives à la cybersécurité des entités essentielles et importantes, les prestataires de services, y compris les hébergeurs de données, établis dans un pays tiers peuvent être sollicités à condition que :

1° Le pays tiers en question soit lié à l’Union européenne par un accord de commerce et de coopération comprenant des engagements explicites en matière de protection des données et de cybersécurité ;

2° L’entreprise concernée s’engage contractuellement à respecter les obligations issues du droit européen en matière de cybersécurité, notamment celles prévues par la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union et le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) ;

3° Cette conformité fasse l’objet d’un audit régulier par une autorité compétente désignée par décret.

La liste des pays et catégories de prestataires concernés est fixée par décret en Conseil d’État, après avis de la Commission nationale de l'informatique et des libertés et de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information.

🖋️Non soutenu
François Cormier-Bouligeon
4 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Les fournisseurs de services d’informatique en nuage et les personnes qui y recourent pour des services essentiels mettent en œuvre des mesures garantissant la réversibilité et la portabilité des données et des services.

À ce titre, ils doivent :

1° Établir et tenir à jour un plan de réversibilité précisant les conditions techniques et contractuelles permettant la migration vers un autre environnement ;

2° Prévoir des mécanismes documentés d’export et de reconstitution des données et configurations, sans dépendances exclusives ;

3° Garantir l’accès aux journaux et métadonnées nécessaires à la reconstitution de service ;

4° Assurer que les sauvegardes critiques ne sont pas exclusivement sous le contrôle d’un seul prestataire.

Les modalités d’application du présent article sont précisées par décret ou référentiel de sécurité. 

🖋️Rejeté
Sabine Thillaye
4 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Chaque communauté de communes désigne un responsable de la sécurité des systèmes d’information chargé de définir, mettre en œuvre et superviser la politique de cybersécurité de l’établissement public. Le responsable peut être mutualisé entre plusieurs collectivités territoriales, sous réserve d’une convention de coopération.

🖋️Rejeté
Sabine Thillaye
4 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Les communautés de communes désignent un référent en cybersécurité, chargé de coordonner les actions de prévention, de sensibilisation et de réponse aux incidents numériques. Ce référent peut être mutualisé entre plusieurs collectivités territoriales.

🖋️Rejeté
Sabine Thillaye
3 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Les entités essentielles et importantes sont tenues de réaliser un audit complet de cybersécurité au moins une fois tous les quatre ans, effectué par un organisme qualifié.

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information peut demander la transmission des résultats de ces audits.

En cas de non-conformité ou de déficiences en matière de sécurité, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information peut adresser à l’entité concernée un avis de mise en conformité, fixant un délai pour régulariser la situation. Si les déficiences persistent au-delà du délai imparti, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information peut exiger la présentation d’un plan de correction approprié et la preuve de sa mise en œuvre.

🖋️Irrecevable
René Pilato
4 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Les administrations définies aux alinéas 8 à 16 de l’article 8 ne peuvent utiliser de solutions logicielles ayant recours à des transferts de données personnelles vers des pays tiers dont le niveau de protection des droits fondamentaux en ligne n’est pas considéré comme conforme aux exigences prévues par le règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016, relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données.

🖋️Irrecevable
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025
Après l'article 14, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Au début de l’alinéa 9, substituer au mot :

« Ces »

le mot :

« Les ».

🖋️Tombé
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 9, après le mot :

« organisationnelles »,

insérer les mots :

« mentionnées au premier alinéa ».


Article 15
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« celle-ci »,

les mots :

« l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information ».

II. – Après l’alinéa 1, insérer les cinq alinéas suivants :

« Lorsque ces personnes bénéficient d’un label de confiance approuvé par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, elles sont présumées conformes jusqu’à preuve du contraire, à ces mêmes objectifs. Ce label est sans préjudice de l’exercice des missions et pouvoirs de contrôle prévus au chapitre III des agents et personnels mentionnés à l’article 26.

« Un décret en Conseil d’État précise :

« 1° Les conditions de reconnaissance de l’équivalence des normes et des spécifications techniques, européennes ou internationales pour la sécurité des réseaux et des systèmes permettant aux personnes mentionnées au premier alinéa de l’article 14 de démontrer leur conformité à tout ou partie des objectifs visés au septième alinéa du même article.

« 2° Les conditions de reconnaissance de l’équivalence de normes en matière de sécurité des réseaux et des systèmes d’information adoptées par des États membres en application de l’article 21 de la directive (UE) 2022/2555 (dite directive NIS 2) du Parlement européen et du conseil du 14 décembre 2022 permettant aux entités essentielles ou importantes qui fournissent des services dans ces États membre et auraient, dans ces derniers, la qualification d’entité importante ou essentielle, de démontrer leur conformité à tout ou partie des objectifs visés au septième alinéa de l’article 14.

« Ce décret fixe les modalités de concertation des ministères, des représentants des entités concernées et des associations d’élus pour les conditions mentionnées au cinquième alinéa du présent article. »

III. – En conséquence, à l’alinéa 1, substituer à la première occurrence du mot :

« à »,

le mot :

« au premier alinéa de ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 1, substituer au mot :

« sixième »,

le mot :

« huitième ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 1, substituer aux mots :

« même sixième »,

le mot :

« septième ».

VI. – En conséquence, à la fin de l’alinéa premier, supprimer les mots :

« , le cas échéant au moyen d’un label de confiance approuvé par elle ». 

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
7 sept. 2025

I. – À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« celle-ci »,

les mots :

« l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information ».

II. – Après l’alinéa 1, insérer les cinq alinéas suivants :

« Lorsque ces personnes bénéficient d’un label de confiance approuvé par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, elles sont présumées conformes jusqu’à preuve du contraire, à ces mêmes objectifs. Ce label est sans préjudice de l’exercice des missions et pouvoirs de contrôle prévus au chapitre III des agents et personnels mentionnés à l’article 26.

« Un décret en Conseil d’État précise :

« 1° Les conditions de reconnaissance de l’équivalence des normes et des spécifications techniques, européennes ou internationales pour la sécurité des réseaux et des systèmes permettant aux personnes mentionnées au premier alinéa de l’article 14 de démontrer leur conformité à tout ou partie des objectifs visés au septième alinéa du même article.

« 2° Les conditions de reconnaissance de l’équivalence de normes en matière de sécurité des réseaux et des systèmes d’information adoptées par des États membres en application de l’article 21 de la directive (UE) 2022/2555 (dite directive NIS 2) du Parlement européen et du conseil du 14 décembre 2022 permettant aux entités essentielles ou importantes qui fournissent des services dans ces États membre et auraient, dans ces derniers, la qualification d’entité importante ou essentielle, de démontrer leur conformité à tout ou partie des objectifs visés au septième alinéa de l’article 14.

« Ce décret fixe les modalités de concertation des ministères, des représentants des entités concernées et des associations d’élus pour les conditions mentionnées au cinquième alinéa du présent article. »

III. – En conséquence, à l’alinéa 1, substituer à la première occurrence du mot :

« à »,

le mot :

« au premier alinéa de ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 1, substituer au mot :

« sixième »,

le mot :

« huitième ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 1, substituer aux mots :

« même sixième »,

le mot :

« septième ».

VI. – En conséquence, à la fin de l’alinéa premier, supprimer les mots :

« , le cas échéant au moyen d’un label de confiance approuvé par elle ». 

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« La mise en œuvre par les personnes mentionnées à l’article 14 de la loi n° des exigences des référentiels mentionnées au sixième alinéa du même article 14 vaut présomption, sauf preuve contraire, de la mise en œuvre du niveau de sécurité adapté et proportionné aux objectifs mentionnés au même alinéa du même article. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

À l’alinéa 1, après le mot :

« d’information »,

insérer les mots :

« ou publié par l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité ».

🖋️Tombé
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

1° À l’alinéa 1, supprimer les mots :

« , le cas échéant au moyen d’un label de confiance approuvé par elle ».

2° Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Lorsqu’elles bénéficient d’un label de confiance approuvé par l’Autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, elles sont présumées conformes jusqu’à preuve du contraire, à ces mêmes objectifs. Ce label est sans préjudice de l’exercice des missions et pouvoirs de contrôle prévus au chapitre III des agents et personnels mentionnés à l’article 26. »


Article 16
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 1, substituer au mot :

« identifient »,

le mot :

« recensent ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 1, après le mot :

« au »,

insérer les mots :

« b du ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la fin de l’alinéa 1, substituer au mot :

« fixées »,

le mot :

« déterminées ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la fin de l’alinéa 2, substituer au mot :

« fixées »,

le mot :

« définies ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« , le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives pour ses activités dans le domaine de la défense ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« , le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives pour ses activités dans le domaine de la défense ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la fin de l’alinéa 3, substituer au mot :

« fixées »,

le mot :

« définies ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer à la seconde occurrence du mot :

« le »,

le mot :

« ce ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la deuxième phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« prescrire des »,

les mots :

« prévoir la réalisation régulière d’ ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les entités essentielles et importantes mettent en œuvre les exigences du référentiel mentionnées à l’article 14 ainsi que les exigences spécifiques fixées par le Premier ministre en matière de mise en œuvre de systèmes qualifiés de détection des événements susceptibles d’affecter la sécurité de leurs systèmes d’information. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

« Les entités essentielles et importantes mettent en œuvre les exigences du référentiel mentionnées à l’article 14 ainsi que les exigences spécifiques fixées par le Premier ministre en matière de mise en œuvre de systèmes qualifiés de détection des événements susceptibles d’affecter la sécurité de leurs systèmes d’information. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À la deuxième phrase de l’alinéa 4, après le mot : 

« indépendants », 

insérer les mots : 

« dont le siège statutaire, administration centrale et principal établissement sont situés sur le territoire national ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À la deuxième phrase de l’alinéa 4, après le mot : 

« indépendants », 

insérer les mots : 

« dont le siège statutaire, administration centrale et principal établissement sont situés dans un État membre de l’Union européenne. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 4 par la phrase :

« L’autorité nationale de la sécurité des systèmes d’information veille à ce que les processus de certification, de qualification et d’agrément soient fondés sur des critères techniques objectifs, transparents et non-discriminatoires, afin de garantir leur accessibilité aux logiciels libres et aux solutions proposées par les petites et moyennes entreprises innovantes. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les exigences spécifiques mentionnées à l’alinéa 2 peuvent prescrire que les opérateurs mettent en œuvre des systèmes qualifiés de détection des événements susceptibles d’affecter la sécurité de leurs systèmes d’information. Ces systèmes de détection sont exploités sur le territoire national par des prestataires de service qualifiés en matière de sécurité de systèmes d’information, par l’Autorité nationale de sécurité des systèmes d’information ou par d’autres services de l’État désignés par le Premier ministre. Les qualifications des systèmes de détection et des prestataires de service exploitant ces systèmes sont délivrées par le Premier ministre. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les exigences spécifiques mentionnées à l’alinéa 2 peuvent prescrire que les opérateurs mettent en œuvre des systèmes qualifiés de détection des événements susceptibles d’affecter la sécurité de leurs systèmes d’information. Ces systèmes de détection sont exploités sur le territoire national par des prestataires de service qualifiés en matière de sécurité de systèmes d’information, par l’Autorité nationale de sécurité des systèmes d’information ou par d’autres services de l’État désignés par le Premier ministre. Les qualifications des systèmes de détection et des prestataires de service exploitant ces systèmes sont délivrées par le Premier ministre. »


Article 16 bis
🖋️Adopté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

À l’alinéa unique, après le mot :

« mécanisme »,

insérer les mots :

« ou processus ».

🖋️Non soutenu
Laurent Mazaury
5 sept. 2025

Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« La protection de la sécurité des systèmes d’information, en particulier au moyen du chiffrement des communications électroniques, est d’intérêt général majeur.

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport présentant les résultats d’un travail approfondi et interdisciplinaire visant à évaluer les enjeux techniques, juridiques et opérationnels liés à l’accès aux contenus chiffrés dans le cadre des politiques publiques de sécurité et de justice. »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Substituer au mot :

« chiffrement » 

le mot :

« cryptographie ».

🖋️Irrecevable
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025
Après l'article 16 bis, insérer l'article suivant:

Article 17
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – Au début de l’alinéa premier, insérer le signe :

« I. – ».

II. – Au début de l’alinéa 5, insérer le signe :

« II. – ».

III. – Au début de l’alinéa 13, insérer le signe :

« III. – ».

IV. – Au début de l’alinéa 17, insérer le signe :

« IV. – ».

V. – Au début de l’alinéa 18, insérer le signe :

« V. – ».

VI. – Au début de l’alinéa 19, insérer le signe :

« VI. – »

🖋️Adopté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, après le mot :

« financières »,

insérer le mot :

« significatives ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« , le cas échéant, ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – Compléter l’alinéa 13 par les mots :

« aux destinataires de leurs services ».

II. – Rédiger ainsi l’alinéa 15 :

« – toutes les mesures ou corrections que ces destinataires peuvent appliquer en réponse à une vulnérabilité critique qui les affecterait potentiellement. Le cas échéant, les entités informent également ces destinataires de la vulnérabilité critique elle-même. ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – Compléter l’alinéa 13 par les mots :

« aux destinataires de leurs services ».

II. – Rédiger ainsi l’alinéa 15 :

« – toutes les mesures ou corrections que ces destinataires peuvent appliquer en réponse à une vulnérabilité critique qui les affecterait potentiellement. Le cas échéant, les entités informent également ces destinataires de la vulnérabilité critique elle-même. ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Au début de l’alinéa 16, substituer au mot :

« Cette »,

le mot :

« L’ ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 16, après le mot :

« notification »,

insérer les mots :

« prévue au présent III ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la première phrase de l’alinéa 19, substituer au mot :

« fixe »,

le mot :

« détermine ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la seconde phrase de l’alinéa 19, substituer aux mots :

« des caractères importants et critiques »,

les mots :

« du caractère important et critique ».

🖋️Rejeté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 3, supprimer les mots : 

« ou est susceptible de causer ».

II. – À l’alinéa 4, supprimer les mots : 

« ou est susceptible d’affecter ».

🖋️Rejeté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Pour les personnes mentionnées à l’alinéa 8 de l’article 14, par dérogation à l’alinéa 2, l’alinéa 3 et l’alinéa 4 du présent article 17, l’application des critères permettant de qualifier un incident d’important s’effectue conformément aux dispositions prévues par le règlement d’exécution (UE) 2024/2690 de la Commission, qui précise plus en détail les cas dans lesquels un incident devrait être considéré comme important au sens de l’article 23, paragraphe 3 de la directive (UE) 2022/2555. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Substituer à l’alinéa 18 les cinq alinéas suivants :

« L’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information opère le guichet unique de déclaration de tout incident mentionné au premier alinéa. Elle transmet sans délai aux administrations concernées selon les obligations légales des personnes mentionnées à l’article 14 de la loi n° les notifications prévues aux sixième, septième, neuvième et dixième alinéas.

« En particulier, lorsque la notification est réalisée par l’entité assujettie au guichet unique de déclaration prévu ci-dessus, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information a la charge :

« – de transmettre aux autorités compétentes les déclarations des incident majeurs prévus à l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier;

« – de transmettre à l’autorité de contrôle visée à l’article 55 ou 56 du règlement (UE) 2016/679 (la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) les notifications des violations de données personnelles prévues aux articles 33 et 34 du règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 et 83-II de la Loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978.

« Dans tous les cas, les délais impartis pour ces notifications prévus par les législations applicables sont considérés comme satisfaits si la notification est réalisée dans les délais impartis auprès du guichet unique de déclaration prévu ci-dessus. »

🖋️Irrecevable
Sabine Thillaye
3 sept. 2025
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

L’article 323‑1 du code pénal est complété par six alinéas ainsi rédigés : 

« Le présent article ne s’applique pas lorsque l’accès à un système de traitement automatisé de données résulte d’une volonté d’identifier et de signaler une vulnérabilité, et s’exerce de bonne foi. La bonne foi est reconnue dès lors que les conditions suivantes sont cumulativement réunies :

« 1° Absence d’intention de nuire et de volonté d’obtenir un avantage indu ;

« 2° Intervention strictement limitée et proportionnée à la recherche de la vulnérabilité ;

« 3° Notification sans délai de la vulnérabilité au point de contact issu d’une politique de divulgation de vulnérabilité ou, à défaut, à l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information dans les conditions prévues à l’article L2321‑4 du code de la défense ;

« 4° La vulnérabilité est susceptible d’impacter la sécurité du citoyen, la sécurité nationale ou à la sécurité du consommateur ;

« À toutes les étapes de la recherche de la vulnérabilité, la personne qui recherche une vulnérabilité dans le respect des conditions du précédent alinéa, peut se tourner vers le Défenseur des droits afin de bénéficier d’un accompagnement dans le processus de signalement. »

🖋️Irrecevable
Sabine Thillaye
3 sept. 2025
Après l'article 17, insérer l'article suivant:

Après l’article 323‑1 du code pénal, il est inséré un article 323‑1-1 ainsi rédigé : 

« Art. 323‑1-1. – Les personnes, de bonne foi et sans contrepartie financière, qui procèdent au signalement d’une vulnérabilité affectant un système d’information peuvent se prévaloir des protections applicables aux lanceurs d’alerte, lorsqu’elles respectent les conditions prévues par les articles 6 et suivants de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique. »

🖋️Tombé
Philippe Latombe
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 15, substituer au mot :

« critiques »,

le mot :

« importantes ».

II. – À la première phrase de l’alinéa 17, substituer au mot :

« critique »,

le mot :

« importante ».

🖋️Tombé
Denis Masséglia
3 sept. 2025

I. – À l’alinéa 15, substituer au mot :

« critiques »,

le mot :

« importantes ».

II. – À la première phrase de l’alinéa 17, substituer au mot :

« critique »,

le mot :

« importante ».

🖋️Tombé
Sabine Thillaye
4 sept. 2025

I. – À l’alinéa 15, substituer au mot :

« critiques »,

le mot :

« importantes ».

II. – À la première phrase de l’alinéa 17, substituer au mot :

« critique »,

le mot :

« importante ».


Article 18
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa unique, substituer aux mots :

« satisfont à »,

le mot :

« remplissent ».


Article 19
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« y compris les données du point de contact qui gère le nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire, notamment en cas de recours à des services permettant l’anonymisation des données d’enregistrement ».

🖋️Adopté
Denis Masséglia
4 sept. 2025

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« y compris les données du point de contact qui gère le nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire, notamment en cas de recours à des services permettant l’anonymisation des données d’enregistrement ».

🖋️Adopté
René Pilato
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« y compris les données du point de contact qui gère le nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire, notamment en cas de recours à des services permettant l’anonymisation des données d’enregistrement ».

🖋️Adopté
Marie Récalde
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« y compris les données du point de contact qui gère le nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire, notamment en cas de recours à des services permettant l’anonymisation des données d’enregistrement ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 2, après le mot : 

« enregistrement » 

insérer les mots : 

« ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, après le mot : 

« enregistrement » 

insérer les mots : 

« ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Antoine Villedieu
5 sept. 2025

À la troisième phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« lors de leur collecte ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la troisième phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« lors de leur collecte ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« fixe »,

le mot :

« dresse ».

🖋️Adopté
Denis Masséglia
4 sept. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« et précise les procédures de vérification des données d’enregistrement des noms de domaine. »

🖋️Adopté
René Pilato
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les mots suivants :

« , et précise les procédures de vérification des données d’enregistrement des noms de domaine. »

🖋️Non soutenu
Emmanuel Maurel
27 août 2025

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« y compris les données du point de contact qui gère le nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire, notamment en cas de recours à des services permettant l’anonymisation des données d’enregistrement ».

🖋️Non soutenu
Virginie Duby-Muller
2 sept. 2025

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« y compris les données du point de contact qui gère le nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire, notamment en cas de recours à des services permettant l’anonymisation des données d’enregistrement ».

🖋️Non soutenu
Naïma Moutchou
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« y compris les données du point de contact qui gère le nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire, notamment en cas de recours à des services permettant l’anonymisation des données d’enregistrement ».

🖋️Non soutenu
Emmanuel Maurel
27 août 2025

I. – Après l’alinéa 2, insérer les cinq alinéas suivants :

« La base des données d’enregistrement des noms de domaine comprend les informations suivantes :

« a) le nom de domaine ;

« b) la date d’enregistrement ;

« c) le nom du titulaire, l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de le contacter ;

« d) l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de contacter les points de contact associés au nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire. ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la liste des données »,

les mots :

« , le cas échéant, la liste des données complémentaires ».

🖋️Non soutenu
Virginie Duby-Muller
2 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 2, insérer les cinq alinéas suivants :

« La base des données d’enregistrement des noms de domaine comprend les informations suivantes :

« a) le nom de domaine ;

« b) la date d’enregistrement ;

« c) le nom du titulaire, l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de le contacter ;

« d) l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de contacter les points de contact associés au nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire. ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la liste des données »,

les mots :

« , le cas échéant, la liste des données complémentaires ».

🖋️Rejeté
Denis Masséglia
4 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 2, insérer les cinq alinéas suivants :

« La base des données d’enregistrement des noms de domaine comprend les informations suivantes :

« a) le nom de domaine ;

« b) la date d’enregistrement ;

« c) le nom du titulaire, l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de le contacter ;

« d) l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de contacter les points de contact associés au nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire. ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la liste des données »,

les mots :

« , le cas échéant, la liste des données complémentaires ».

🖋️Rejeté
René Pilato
5 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 2, insérer les cinq alinéas suivants :

« La base des données d’enregistrement des noms de domaine comprend les informations suivantes :

« a) le nom de domaine ;

« b) la date d’enregistrement ;

« c) le nom du titulaire, l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de le contacter ;

« d) l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de contacter les points de contact associés au nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire. ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la liste des données »,

les mots :

« , le cas échéant, la liste des données complémentaires ».

🖋️Non soutenu
Naïma Moutchou
5 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 2, insérer les cinq alinéas suivants :

« La base des données d’enregistrement des noms de domaine comprend les informations suivantes :

« a) le nom de domaine ;

« b) la date d’enregistrement ;

« c) le nom du titulaire, l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de le contacter ;

« d) l’adresse postale, l’adresse de courrier électronique et le numéro de téléphone permettant de contacter les points de contact associés au nom de domaine, si ces coordonnées sont différentes de celles du titulaire. ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer aux mots :

« la liste des données »,

les mots :

« , le cas échéant, la liste des données complémentaires ».

🖋️Non soutenu
Emmanuel Maurel
27 août 2025

Compléter l'alinéa 3 par les mots :

« et précise les procédures de vérification des données d’enregistrement des noms de domaine. »

🖋️Non soutenu
Virginie Duby-Muller
2 sept. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« et précise les procédures de vérification des données d’enregistrement des noms de domaine. »

🖋️Non soutenu
Naïma Moutchou
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« et précise les procédures de vérification des données d’enregistrement des noms de domaine. »


Article 20
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après le mot : 

« enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après le mot : 

« enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les données mentionnées à l’alinéa précédent sont conservées dans un système de sauvegarde sécurisé pour une durée de dix ans aux seules fins de répondre à une demande émanant de l’autorité judiciaire dans le cadre d’une procédure pénale ou de permettre à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information d’identifier l’origine d’un incident de cybersécurité ou d’assurer la résilience des réseaux. Ce dispositif de conservation prolongée est soumis à des conditions strictes d’accès, de traçabilité et de protection des données, dans le respect des droits fondamentaux. »


Article 21
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après le mot : 

« enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après le mot : 

« enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».


Article 22
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 1, après le mot :

« obtenir »,

insérer les mots :

« de la part ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

II. – À l’alinéa 1, après le mot : 

« enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, après le mot : 

« enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

II. – À l’alinéa 1, après le mot : 

« enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, après le mot : 

« enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Denis Masséglia
4 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de permettre la détection de faits et de circonstances caractérisant une violation de droits consacrés par le code de la propriété intellectuelle susceptible d’une qualification pénale, les agents mentionnés à l’article L. 331‑2 dudit code et les auxiliaires de justice qualifiés par la loi à dresser des procès-verbaux constatant ces faits et circonstances peuvent obtenir des offices et bureaux d’enregistrement, sur production des constats effectués, les données mentionnées à l’article 20. »

II. – En conséquence, à la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« au premier alinéa »,

les mots :

« aux premier et deuxième alinéas ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« fixent »,

le mot :

« définissent ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« fixe »,

le mot :

« définit ».

🖋️Non soutenu
Emmanuel Maurel
3 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de permettre la détection de faits et de circonstances caractérisant une violation de droits consacrés par le code de la propriété intellectuelle susceptible d’une qualification pénale, les agents mentionnés à l’article L. 331‑2 dudit code et les auxiliaires de justice qualifiés par la loi à dresser des procès-verbaux constatant ces faits et circonstances peuvent obtenir des offices et bureaux d’enregistrement, sur production des constats effectués, les données mentionnées à l’article 20. »

II. – En conséquence, à la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« au premier alinéa »,

les mots :

« aux premier et deuxième alinéas ».

🖋️Non soutenu
Virginie Duby-Muller
3 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de permettre la détection de faits et de circonstances caractérisant une violation de droits consacrés par le code de la propriété intellectuelle susceptible d’une qualification pénale, les agents mentionnés à l’article L. 331‑2 dudit code et les auxiliaires de justice qualifiés par la loi à dresser des procès-verbaux constatant ces faits et circonstances peuvent obtenir des offices et bureaux d’enregistrement, sur production des constats effectués, les données mentionnées à l’article 20. »

II. – En conséquence, à la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« au premier alinéa »,

les mots :

« aux premier et deuxième alinéas ».

🖋️Non soutenu
Naïma Moutchou
5 sept. 2025

I. – Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Afin de permettre la détection de faits et de circonstances caractérisant une violation de droits consacrés par le code de la propriété intellectuelle susceptible d’une qualification pénale, les agents mentionnés à l’article L. 331‑2 dudit code et les auxiliaires de justice qualifiés par la loi à dresser des procès-verbaux constatant ces faits et circonstances peuvent obtenir des offices et bureaux d’enregistrement, sur production des constats effectués, les données mentionnées à l’article 20. »

II. – En conséquence, à la fin de la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« au premier alinéa »

les mots :

« aux premier et deuxième alinéas ».


Article 23
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la deuxième phrase de l’alinéa 2, supprimer le mot :

« minimum ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la dernière phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« et les intérêts commerciaux ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À la fin de l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« la sécurité et les intérêts commerciaux des entités concernées » 

les mots : 

« les secrets protégés par la loi ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, après les mots : 

« d’informations »,

insérer les mots : 

« notamment dans des conditions garantissant l’immunité à des lois extraterritoriales d’États extra européens. »


Article 24
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Au début de la seconde phrase de l’alinéa 1, supprimer les mots :

« qu’elle a ainsi ».

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Après la seconde phrase de l’alinéa 1, insérer la phrase suivante :

« Les informations échangées se limitent au minimum nécessaire et sont proportionnées à l’objectif du partage. »

🖋️Rejeté
Marie Récalde
5 sept. 2025

Rédiger ainsi l’alinéa 2 : 

« Les relais mentionnés au présent article peuvent être agréés pour assurer, en plus de leurs missions, la délivrance du label de confiance mentionné à l’article 15. Les modalités d’application du présent article, notamment les modalités de dépôt et d’examen des demandes d’agrément des organismes mentionnés au premier alinéa, ainsi que les modalités de contrôle et d’évaluation de ces relais pour la mission mentionnée au présent alinéa, sont déterminées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025
Après l'article 24, insérer l'article suivant:

Les entités essentielles et importantes ainsi que, le cas échéant, leurs fournisseurs ou prestataires de services peuvent échanger entre eux, à titre volontaire, au sein de communautés, des informations pertinentes en matière de cybersécurité, y compris des informations relatives aux cybermenaces, aux incidents évités ou non, aux vulnérabilités, aux techniques et procédures, aux indicateurs de compromission, aux tactiques, techniques et procédures adverses, ainsi que des informations spécifiques sur les acteurs de la menace, des alertes de cybersécurité et des recommandations concernant la configuration des outils de cybersécurité pour détecter les cyberattaques, lorsque ce partage d’informations :

1° Vise à prévenir et à détecter les incidents, à y réagir, à s’en rétablir ou à atténuer leur impact ;

2° Renforce le niveau de cybersécurité, notamment en sensibilisant aux cybermenaces, en limitant ou en empêchant leur capacité de se propager, en soutenant une série de capacités de défense, en remédiant aux vulnérabilités et en les révélant, en mettant en œuvre des techniques de détection, d’endiguement et de prévention des menaces, des stratégies d’atténuation ou des étapes de réaction et de rétablissement, ou en encourageant la recherche collaborative en matière de cybermenaces entre les entités publiques et privées.

Cet échange est mis en œuvre au moyen d’accords de partage d’informations en matière de cybersécurité, compte tenu de la nature potentiellement sensible des informations partagées.

Les échanges volontaires des informations prévues au premier alinéa peuvent nécessiter le traitement de certaines catégories de données à caractère personnel, telles que les adresses internet protocol, les localisateurs de ressources uniformes, les noms de domaine, les adresses électroniques, les informations compromises ou encore les horodatages lorsqu’ils révèlent des données à caractère personnel.

Ces traitements de données à caractère personnel sont considérés comme nécessaires à des intérêts légitimes poursuivis par des entités essentielles et importantes, ainsi que par leurs fournisseurs ou prestataires de services, conformément à l’article 6, paragraphe 1, point f), du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE.

Ces accords de partage d’informations précisent les éléments opérationnels, y compris le recours éventuel à des plateformes de technologies de l'information et de la communication spécialisées et d’outils d’automatisation, le contenu et les conditions, notamment de sécurisation renforcée, de ces partages.

Lorsque des autorités publiques ou les centres de réponse aux attaques informatiques participent à ces accords de partage et mettent à disposition tout ou partie des informations  dont elles disposent, elles respectent les conditions prévues par décret en Conseil d’État.

Les entités essentielles et importantes notifient à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information sans délai indu leur participation aux accords de partage d’informations en matière de cybersécurité visés au présent article lorsqu’elles concluent de tels accords ou, le cas échéant, lorsqu’elles se retirent de ces accords une fois que le retrait prend effet.

🖋️Irrecevable
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025
Après l'article 24, insérer la division et l'intitulé suivants:

Section 5 Commande publique.

Article 24 bis

L’article L 2172‑3 du code de la commande publique est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« L’acheteur peut passer un marché public sans publicité ni mise en concurrence préalables portant sur des travaux, fournitures ou services innovants et répondant à un besoin dont la valeur estimée est inférieure à 143 000 euros pour les pouvoirs adjudicateurs centraux, à 221 000 euros pour les autres pouvoirs adjudicateurs et à 443 000 euros pour les entités adjudicatrices et les marchés de défense ou de sécurité. »

🖋️Irrecevable
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025
Après l'article 24, insérer la division et l'intitulé suivants:

« Section 5 : Commande publique

Article 24 bis

L’article L-2112‑2 du code de la commande publique est ainsi modifié :

« Après les mots : « à l’innovation », sont insérés les mots : « à la non-soumission aux lois extraterritoriales étrangères » ». 

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025
Après l'article 24, insérer l'article suivant:

Afin de prévenir ou de traiter une atteinte à un système d’information, les organismes publics ou privés visés à l’article 24 de la loi n°   sont autorisés à communiquer les informations nécessaires aux entités essentielles ou importantes concernées.

Les informations partagées sont réputées respecter les législations relatives à la protection des données.


Article 25
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – À l’alinéa 1, après les mots : 

« et des bureaux d’enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

II. – Au même alinéa, après les mots : 

« ou au bureau d’enregistrement », 

insérer les mots : 

« ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 1, après les mots : 

« et des bureaux d’enregistrement », 

insérer les mots : 

« , ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

II. – Au même alinéa, après les mots : 

« ou au bureau d’enregistrement », 

insérer les mots : 

« ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Pour les très petites entreprises et les petites et moyennes entreprises, telles que définies par la législation européenne, le délai imparti ne peut être inférieur à trois sauf en cas de menace grave et immédiate ».


Article 26
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« et à l’avant dernier alinéa de l’article L. 103 ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 5, supprimer les mots :

« et à l’avant dernier alinéa de l’article L. 103 ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« 4° bis À l’article L. 1332‑11 du code de la défense. ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« 4° bis À l’article L. 1332‑11 du code de la défense. ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 6°Aux articles 39, 41, 47 et 49 du règlement (UE) 2024/2847 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 concernant des exigences de cybersécurité horizontales pour les produits comportant des éléments numériques et modifiant les règlements (UE) no 168/2013 et (UE) 2019/1020 et la directive (UE) 2020/1828 ; ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 6°Aux articles 39, 41, 47 et 49 du règlement (UE) 2024/2847 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 concernant des exigences de cybersécurité horizontales pour les produits comportant des éléments numériques et modifiant les règlements (UE) no 168/2013 et (UE) 2019/1020 et la directive (UE) 2020/1828 ; ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 7, après le mot :

« ou »,

insérer le mot :

« les ».

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

I- Au début de l’alinéa 1, insérer le mot suivant : 

« Seuls » ;

II- En conséquence, supprimer l’alinéa 7.

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Les experts mandatés ne peuvent intervenir qu’à titre consultatif, la responsabilité finale de la constatation d’un manquement doit exclusivement relever des agents de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information ».


Article 26 A
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 103 du code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :

« 1° l’avant dernier alinéa est supprimé.

« 2° Au dernier alinéa, les mots : « et de sa certification par l’État » sont supprimés.

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« L’article L. 103 du code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :

« 1° l’avant dernier alinéa est supprimé.

« 2° Au dernier alinéa, les mots : « et de sa certification par l’État » sont supprimés.

🖋️Tombé
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa unique, substituer aux mots :

« répond aux »,

les mots :

« respecte les ».


Article 27
🖋️Adopté
Denis Masséglia
3 sept. 2025

À l’alinéa 5, après le mot : 

« Accéder »,

insérer les mots :

« , lorsque cela est directement nécessaire à l’accomplissement de leur mission, ».

🖋️Adopté
Sabine Thillaye
3 sept. 2025

À l’alinéa 5, après le mot : 

« Accéder »,

insérer les mots :

« , lorsque cela est directement nécessaire à l’accomplissement de leur mission, ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 6, supprimer les mots :

« , qui doit comporter les questions auxquelles il est répondu ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 5° Prélever des échantillons de produits dans les conditions fixées par décret en Conseil d’État pour l’application des 1°, 2°, 4° et 5° de l’article 26. Les rapports d’essais ou d’analyses des échantillons prélevés peuvent être transmis aux personnes concernées. Dans le cadre de la recherche et de la constatation des manquements, les échantillons dont la non-conformité aux obligations et aux règlementations mentionnées aux 1°, 2°, 4° et 5° de l’article 26 n’a pas été établie sont restitués ou remboursés à leur valeur le jour du prélèvement toutes taxes comprises. »

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Seuls les documents et éléments nécessaires à l’instruction peuvent être enregistrés, retranscrits ou copiés. Tout autre document, ou éléments enregistrés, retranscrits ou recopiés sont supprimés sans délai à partir du moment où il est constaté qu’ils ne sont plus nécessaires à l’instruction. »

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque les documents sont soumis au secret professionnel, les agents ne peuvent que les consulter. Ils ne peuvent ni les retranscrire ni les copier. »


Article 28
🖋️Adopté
Denis Masséglia
3 sept. 2025

À l’alinéa 2, après les mots :

« ne peut excéder »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa :

« 1° Pour les entités essentielles, dix millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, hors taxes, de l’exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu ;

« 2° Pour les entités importantes, sept millions d’euros ou 1,4 % du chiffre d’affaires annuel mondial total, hors taxes, de l’exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu. »

🖋️Adopté
Marina Ferrari
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, après les mots :

« ne peut excéder »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa :

« 1° Pour les entités essentielles, dix millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, hors taxes, de l’exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu ;

« 2° Pour les entités importantes, sept millions d’euros ou 1,4 % du chiffre d’affaires annuel mondial total, hors taxes, de l’exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu. »

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 3, après la seconde occurrence du mot :

« d’ »,

insérer le mot :

« un ».

🖋️Rejeté
Marina Ferrari
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, après le mot :

« obstacle », 

insérer les mots : 

« de façon délibérée ».

🖋️Non soutenu
Laurent Mazaury
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, après le mot : 

« obstacle », 

insérer les mots : 

« de façon délibérée ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

À l’alinéa 2, après le mot : 

« obstacle », 

insérer le mot : 

« volontairement »

🖋️Non soutenu
Sabine Thillaye
3 sept. 2025

À l’alinéa 2,

1° Après le mot :

« fournissant »,

insérer le mot :

« sciemment » ;

2° Compléter l’alinéa par la phrase :

« Si, et dans la mesure où, il n’est pas possible de fournir toutes les informations en même temps, les informations peuvent être communiquées de manière échelonnée sans autre retard indu. »

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025

Compléter le dernier alinéa par les mots :

« aux collectivités territoriales, à leurs groupements et à leurs établissements publics administratifs ».

🖋️Rejeté
Sabrina Sebaihi
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« aux collectivités territoriales, à leurs groupements et à leurs établissements publics administratifs. »

🖋️Tombé
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la fin de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« à laquelle appartient »,

les mots :

« dont relève ».


Article 29
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – Au début de l’alinéa 2, insérer le mot :

« Des ».

II. – En conséquence, après le mot : « et », insérer le mot :

« des ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – Au début de l’alinéa 3, insérer le mot :

« Des ».

II. – Au début de l’alinéa 4, insérer le mot :

« Des ».

III. – Au début de l’alinéa 5, insérer le mot :

« Des ».

IV. – Au début de l’alinéa 6, insérer le mot :

« Des ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
7 sept. 2025

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque les exigences spécifiques mentionnées aux premier à troisième alinéas de l'article 16 de la présente loi prescrivent le recours à des prestataires de services certifiés, qualifiés ou agréés ou à des audits de sécurité réguliers réalisés par des organismes indépendants, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information est tenue de proposer aux entités mentionnées à l’article 14 de la présente loi une liste comprenant, le cas échéant, plusieurs prestataires de services certifiés, qualifiés ou agréés ou organismes indépendants parmi lesquels celles-ci doivent choisir. Les entités mentionnées à l’article 14 de la présente loi notifient, le cas échéant, à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information le prestataire de services certifiés, qualifiés ou agréés ou l’organisme indépendant qu’elles ont choisi. ».

🖋️Rejeté
Sabine Thillaye
4 sept. 2025

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« et dont le siège social se situe dans un État membre de l’Union européenne ».

🖋️Non soutenu
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« dont le siège statutaire, l’administration centrale et le principal établissement sont situés dans un État membre de l’Union Européenne ; »

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« dont le siège statutaire, l’administration centrale et le principal établissement sont situés dans un État membre de l’Union Européenne » ;

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Si l’organisme désigné par l’autorité nationale de sécurité de systèmes d’information n’est pas une entreprise dont le siège statutaire, l’administration centrale et le principal établissement sont situés dans un État membre de l’Union Européenne, la personne contrôlée peut demander à ce que l’organisme désigné soit remplacé par un autre remplissant ces critères. »

🖋️Rejeté
Sabrina Sebaihi
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 7 par la phrase :

« Ce coût ne s’applique pas aux collectivités territoriales, à leurs groupements et à leurs établissements publics administratifs. »


Article 30
🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

I. – Après le mot :

« section »

insérer les mots :

« et le calendrier d’application progressif et différencié des mesures de contrôles en fonction du niveau de préparation des entités concernées et du niveau de priorité des exigences de mise en conformité ».

II. – En conséquence, substituer au mot :

« fixées »,

le mot :

« déterminés ».

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Après les mots : 

« présente section »,

insérer les mots : 

« notamment les modalités de coordination avec la commission nationale de l’informatique et des libertés. »


Article 31
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« Lorsqu’un manquement ou une suspicion de manquement aux obligations mentionnées à l’article 26 apparaît au terme d’un contrôle réalisé en application de la section 1 »,

les mots :

« Au vu des résultats du contrôle réalisé en application des dispositions de la section 1 ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« Lorsqu’un manquement ou une suspicion de manquement aux obligations mentionnées à l’article 26 apparaît au terme d’un contrôle réalisé en application de la section 1 »,

les mots :

« Au vu des résultats du contrôle réalisé en application des dispositions de la section 1 ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 10, après le mot :

« astreinte »,

insérer les mots :

« prononcée par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information ».

🖋️Non soutenu
René Pilato
4 sept. 2025

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« Par dérogation aux alinéas précédents, lors de son contrôle, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peut enjoindre sans délai à la personne contrôlée de prendre toutes les mesures conservatoires nécessaires à faire cesser des manquements susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, à la sécurité nationale, à la continuité des services essentiels ou à la protection des données sensibles. »


Article 33
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

1° À la première phrase de l’alinéa 3, après les mots :

« entité essentielle »

insérer les mots :

« ou une personne morale qui exerce des activités soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense et qui, de ce fait, est exclue, en tout ou partie, de la qualification d’entité essentielle, pour ces seules activités, »

2° À la première phrase du même alinéa, supprimer les mots :

« au sens des articles 8 et 10 de la présente loi »

3° Au même alinéa, substituer aux deux occurrences des mots :

« l’entité »

les mots :

« la personne contrôlée ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

1° À la première phrase de l’alinéa 3, après les mots :

« entité essentielle »

insérer les mots :

« ou une personne morale qui exerce des activités soumises à autorisation au titre de l’article L. 1333‑2 du code de la défense et qui, de ce fait, est exclue, en tout ou partie, de la qualification d’entité essentielle, pour ces seules activités, »

2° À la première phrase du même alinéa, supprimer les mots :

« au sens des articles 8 et 10 de la présente loi »

3° Au même alinéa, substituer aux deux occurrences des mots :

« l’entité »

les mots :

« la personne contrôlée ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la dernière phrase de l’alinéa 3, supprimer le mot :

« tiers ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Les actes mentionnés au présent titre, établis par les agents et personnels mentionnés à l’article 26, peuvent être établis ou convertis sous format numérique et peuvent être intégralement conservés sous cette forme, dans des conditions sécurisées, sans nécessité d’un support papier.

Lorsque ces actes sont établis sous format numérique et que les dispositions du présent titre exigent qu’ils soient signés, ils font l’objet, quel qu’en soit le nombre de pages et pour chaque signataire, d’une signature unique sous forme numérique, selon des modalités techniques qui garantissent que l’acte ne peut plus ensuite être modifié. Ces actes n’ont pas à être revêtus d’un sceau.

Les modalités d’application du présent article sont précisées par voie réglementaire.

🖋️Adopté
Vincent Thiébaut
5 sept. 2025
Après l'article 33, insérer l'article suivant:

Les actes mentionnés au présent titre, établis par les agents et personnels mentionnés à l’article 26, peuvent être établis ou convertis sous format numérique et peuvent être intégralement conservés sous cette forme, dans des conditions sécurisées, sans nécessité d’un support papier.

Lorsque ces actes sont établis sous format numérique et que les dispositions du présent titre exigent qu’ils soient signés, ils font l’objet, quel qu’en soit le nombre de pages et pour chaque signataire, d’une signature unique sous forme numérique, selon des modalités techniques qui garantissent que l’acte ne peut plus ensuite être modifié. Ces actes n’ont pas à être revêtus d’un sceau.

Les modalités d’application du présent article sont précisées par voie réglementaire.

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025

Compléter l’alinéa 2 par la phrase :

« La notification fait également mention de cette saisine. »

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« La suspension d’une certification ou d’une autorisation ne peut concerner les services vitaux à la survie de l’entité lorsque cette dernière se trouve être une très petite entreprise ou une petite ou moyenne entreprise – TPE / PME -, sauf en cas de menace grave et immédiate. »


Article 34
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa unique, substituer au mot :

« fixe »,

le mot :

« définit ».


Article 36
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3. 

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3. 

🖋️Adopté
Marina Ferrari
5 sept. 2025

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 3. 

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Un représentant du ministère compétent du secteur d’activité auquel appartient l’entité pour laquelle la commission est saisie ; ».

🖋️Tombé
Marina Ferrari
5 sept. 2025

À la seconde phrase de l’alinéa 3 supprimer les mots : 

« ni au sein de l’une des personnes mentionnées aux articles 8 et 9 ni ».

🖋️Tombé
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« au sein de l’une des personnes »,

les mots :

« dans une entité ».

II. – En conséquence, substituer au mot :

« mentionnées »,

le mot :

« mentionnée ».

🖋️Tombé
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la seconde phrase de l’alinéa 3, substituer à la seconde occurrence des mots :

« au sein de »,

le mot :

« à ».


Article 37
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 1, supprimer le mot :

« constaté ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« essentielles »

insérer les mots :

« , des personnes morales qui exercent des activités soumises à autorisation au titre de l’article 1333‑2 du code de la défense et qui, de ce fait, sont exclues, en tout ou partie de la qualification d’entité essentielle, pour ces seules activités ».

II. – Au même alinéa, substituer aux mots :

« l’entité essentielle »

les mots :

« la personne concernée »

III. – En conséquence, à l’alinéa 3, après le mot :

« importantes »

insérer les mots :

« et des personnes morales qui exercent des activités soumises à autorisation au titre de l’article 1333‑2 du code de la défense et qui, de ce fait sont exclues, en tout ou partie de la qualification d’entité importante, pour ces seules activités, »

IV. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots :

« l’entité importante »

les mots :

« la personne concernée ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 2, après le mot :

« essentielles »

insérer les mots :

« , des personnes morales qui exercent des activités soumises à autorisation au titre de l’article 1333‑2 du code de la défense et qui, de ce fait, sont exclues, en tout ou partie de la qualification d’entité essentielle, pour ces seules activités ».

II. – Au même alinéa, substituer aux mots :

« l’entité essentielle »

les mots :

« la personne concernée »

III. – En conséquence, à l’alinéa 3, après le mot :

« importantes »

insérer les mots :

« et des personnes morales qui exercent des activités soumises à autorisation au titre de l’article 1333‑2 du code de la défense et qui, de ce fait sont exclues, en tout ou partie de la qualification d’entité importante, pour ces seules activités, »

IV. – En conséquence, au même alinéa, substituer aux mots :

« l’entité importante »

les mots :

« la personne concernée ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 4, après le mot : 

« et des bureaux d’enregistrement »,

insérer les mots : 

« , ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 4, après le mot : 

« et des bureaux d’enregistrement »,

insérer les mots : 

« , ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« qu’elle »,

les mots :

« que l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« au règlement (UE) n° 2019/881 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 précité ou aux exigences mentionnées aux 4°, et 5° de l’article 26 de la présente loi »,

les mots :

« aux exigences mentionnées aux 2°, 4° ,5° et 6° de l’article 26 de la présente loi. ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« au règlement (UE) n° 2019/881 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 précité ou aux exigences mentionnées aux 4°, et 5° de l’article 26 de la présente loi »,

les mots :

« aux exigences mentionnées aux 2°, 4° ,5° et 6° de l’article 26 de la présente loi. ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« en dernier recours, si le manquement persiste après que l’amende administrative prévue au I ou au II du présent article a été prononcée »,

les mots :

« si les mesures d’exécution prévues aux articles 25 et 31 sont inefficaces, ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« en dernier recours, si le manquement persiste après que l’amende administrative prévue au I ou au II du présent article a été prononcée »,

les mots :

« si les mesures d’exécution prévues aux articles 25 et 31 sont inefficaces, ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025
Après l'article 37, insérer l'article suivant:

Les organismes d’évaluation de la conformité peuvent évaluer la conformité à des exigences de cybersécurité et délivrer les certificats de conformité lorsque les schémas de certification le prévoient et le cas échéant, après autorisation de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information.

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025
Après l'article 37, insérer l'article suivant:

Les organismes d’évaluation de la conformité peuvent évaluer la conformité à des exigences de cybersécurité et délivrer les certificats de conformité lorsque les schémas de certification le prévoient et le cas échéant, après autorisation de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information.

🖋️Non soutenu
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025

À l’alinéa 1, après le mot : 

« titre »

insérer les mots suivants :

« ou au plus tard deux ans après l’interdiction ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots :

« des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics administratifs, ».

II. – À l’alinéa 3, supprimer les mots :

« des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics administratifs, ».

III. – Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« En cas de manquement aux obligations prévues au présent titre, la commission des sanctions enjoint aux collectivités territoriales de mettre en place un plan de remédiation dans un délai d’une semaine à compter de la constatation du manquement. Si le plan de remédiation n’a pas été mis en place, la commission des sanctions peut prononcer à l’encontre de la collectivité territoriale une amende administrative dont le montant, proportionné à la gravité du manquement, ne peut excéder 10 millions d’euros. ».


Article 38
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

1° À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« sauf dans les cas prévus au b du présent III et » les mots et le signe :

les mots :

« à l’exception, » ;

2° Compléter la première phrase de l’alinéa 6 par les mots :

« , des moyens dont les caractéristiques techniques ou les conditions d’utilisation sont telles que, au regard des intérêts de la défense nationale et de la sécurité intérieure ou extérieure de l’État, qu’ils peuvent être dispensés de toute formalité préalable » ;

3° Après le mot : 

« fixe »

rédiger ainsi la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 6 :

« les conditions dans lesquelles sont souscrites ces déclarations, les conditions et délais dans lesquels le Premier ministre peut demander communication des caractéristiques du moyen, ainsi que la nature de ces caractéristiques. » ;

4° En conséquence, substituer à l’alinéa 7, l’alinéa suivant :

« Les a et b du III sont abrogés. »

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

1° À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« sauf dans les cas prévus au b du présent III et » les mots et le signe :

les mots :

« à l’exception, » ;

2° Compléter la première phrase de l’alinéa 6 par les mots :

« , des moyens dont les caractéristiques techniques ou les conditions d’utilisation sont telles que, au regard des intérêts de la défense nationale et de la sécurité intérieure ou extérieure de l’État, qu’ils peuvent être dispensés de toute formalité préalable » ;

3° Après le mot : 

« fixe »

rédiger ainsi la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 6 :

« les conditions dans lesquelles sont souscrites ces déclarations, les conditions et délais dans lesquels le Premier ministre peut demander communication des caractéristiques du moyen, ainsi que la nature de ces caractéristiques. » ;

4° En conséquence, substituer à l’alinéa 7, l’alinéa suivant :

« Les a et b du III sont abrogés. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Supprimer cet article.


Article 39
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À l’alinéa 6, après le mot :

« sens »,

insérer les mots :

« des articles 8 et 10 ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 6, après le mot :

« sens »,

insérer les mots :

« des articles 8 et 10 ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 17, substituer aux mots :

« incluant notamment »,

les mots :

« dont ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

I. –  Compléter l’alinéa 20 par les mots : « tels que définis au 2°ter de l’article 6 de la loi n°       du       relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité » .

II. –  Supprimer les alinéas 23 et 24.

III. – À l’alinéa 29, substituer au mot : 

« deux »,

le mot :

« trois ».

IV. – Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« Pour les besoins des procédures pénales et de la sécurité des systèmes d’information, les agents habilités à cet effet par l’autorité judiciaire ou par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peuvent obtenir des offices et bureaux d’enregistrement, ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers, les données d’enregistrement mentionnées au deuxième alinéa. »

V. – À l’alinéa 30, après les mots : 

« bureaux d’enregistrement »,

insérer les mots : 

« ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. –  Compléter l’alinéa 20 par les mots : « tels que définis au 2°ter de l’article 6 de la loi n°       du       relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité » .

II. –  Supprimer les alinéas 23 et 24.

III. – À l’alinéa 29, substituer au mot : 

« deux »,

le mot :

« trois ».

IV. – Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« Pour les besoins des procédures pénales et de la sécurité des systèmes d’information, les agents habilités à cet effet par l’autorité judiciaire ou par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peuvent obtenir des offices et bureaux d’enregistrement, ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers, les données d’enregistrement mentionnées au deuxième alinéa. »

V. – À l’alinéa 30, après les mots : 

« bureaux d’enregistrement »,

insérer les mots : 

« ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« V. – Au IV de l’article 42 de la loi n°2018 du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance, les mots : « des articles 9 à 12 » sont remplacés par les mots : « de l’article 11 » et après la troisième occurrence du mot : « administratives, », sont insérés les mots : « ainsi qu’à celles relatives aux exigences spécifiques à l’égard des systèmes d’information permettant des échanges d’informations par voie électronique avec le public et d’autres administrations mentionnées au troisième alinéa de l’article 16 de la loi n°       du       , ».

« VI. – Au dernier alinéa de l’article 29‑4 de la loi n°90‑568 du 2 juillet 1990 relative à l’organisation du service public de la poste et à France Télécom, les mots : « des articles 9 à 12 » sont remplacés par les mots : « de l’article 11 » et après la troisième occurrence du mot : « administratives, », sont insérés les mots : « ainsi qu’à celles relatives aux exigences spécifiques à l’égard des systèmes d’information permettant des échanges d’informations par voie électronique avec le public et d’autres administrations mentionnées au troisième alinéa de l’article 16 de la loi n°       du       , ».

« VII. – À l’article L. 212‑3 du code des relations entre le public et l’administration, les mots : « règles du référentiel général de sécurité mentionné au I de l’article 9 de l’ordonnance n° 2005‑1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives » sont remplacés par les mots : « exigences spécifiques à l’égard des systèmes d’information permettant des échanges d’informations par voie électronique avec le public et d’autres administrations mentionnées au troisième alinéa de l’article 16 de la loi n°       du . »

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« V. – Au IV de l’article 42 de la loi n°2018 du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance, les mots : « des articles 9 à 12 » sont remplacés par les mots : « de l’article 11 » et après la troisième occurrence du mot : « administratives, », sont insérés les mots : « ainsi qu’à celles relatives aux exigences spécifiques à l’égard des systèmes d’information permettant des échanges d’informations par voie électronique avec le public et d’autres administrations mentionnées au troisième alinéa de l’article 16 de la loi n°       du       , ».

« VI. – Au dernier alinéa de l’article 29‑4 de la loi n°90‑568 du 2 juillet 1990 relative à l’organisation du service public de la poste et à France Télécom, les mots : « des articles 9 à 12 » sont remplacés par les mots : « de l’article 11 » et après la troisième occurrence du mot : « administratives, », sont insérés les mots : « ainsi qu’à celles relatives aux exigences spécifiques à l’égard des systèmes d’information permettant des échanges d’informations par voie électronique avec le public et d’autres administrations mentionnées au troisième alinéa de l’article 16 de la loi n°       du       , ».

« VII. – À l’article L. 212‑3 du code des relations entre le public et l’administration, les mots : « règles du référentiel général de sécurité mentionné au I de l’article 9 de l’ordonnance n° 2005‑1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives » sont remplacés par les mots : « exigences spécifiques à l’égard des systèmes d’information permettant des échanges d’informations par voie électronique avec le public et d’autres administrations mentionnées au troisième alinéa de l’article 16 de la loi n°       du . »

🖋️Irrecevable
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025
Après l'article 39, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article L4121‑3 du code du travail, après les mots : « dans l’organisation du travail », sont insérés les mots : « et dans la sécurisation des outils numériques ».

🖋️Irrecevable
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025
Après l'article 39, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article L4121‑3 du code du travail, après les mots : « dans l’organisation du travail », sont insérés les mots : « et dans la sécurisation des outils numériques ».


Article 40
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Au début de l’aliéna 2, substituer aux mots :

« En l’absence d’adaptation »,

les mots :

« Sous réserve du présent article ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

Au début de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« En Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la fin de l’alinéa 6, supprimer les mots :

« de la même directive et ».

🖋️Irrecevable
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025
Après l'article 40, insérer l'article suivant:

I. – La section II du chapitre IV du titre premier de la première partie du livre premier du code général des impôts est complétée par un article 244 quater Z ainsi rédigé :

« Art. 244 quater Z. – I. – Les entreprises imposées d’après leur bénéfice réel, dont le siège statutaire, l’administration centrale ou le principal établissement est établi sur le territoire d’un État membre de l’Union européenne, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 30 % de la somme :

« 1° Des dépenses d’audit de cybersécurité ;

« 2° Des dépenses d’acquisition, de souscription ou de maintenance d’un produit ou service de cybersécurité ;

« 3° Des dépenses de formation en cybersécurité engagées par l’entreprise en faveur de salariés.

« II. – Ne sont éligibles au crédit d’impôt cyber que les dépenses liées à des produits ou à des services disposant d’une certification délivrée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.

« III. – Les subventions publiques reçues par les entreprises à raison des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt sont déduites des bases de calcul de ce crédit.

« IV. – Le crédit d’impôt est plafonné pour chaque entreprise y compris les sociétés de personnes, à 100 000 €.

« V. – Le crédit d’impôt est imputé sur l’impôt sur les sociétés après imputation des réductions d’impôt, des crédits d’impôt et des prélèvements ou retenues non libératoires. S’il excède l’impôt dû, l’excédent est restitué

« VI. – Un décret fixe les conditions d’application du présent article. »

II. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à la taxe visée à l’article 235 ter ZD du code général des impôts.


Article 41
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« En dehors des conditions de ladite »,

les mots :

« Sans respecter les conditions de cette ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« En dehors des »,

les mots :

« Sans respecter les ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« en dehors des »,

les mots :

« sans respecter les ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 15, substituer aux mots :

« En dehors des conditions de ladite »,

les mots :

« Sans respecter les conditions de cette ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 18, substituer aux mots :

« en dehors des »,

les mots :

« sans respecter les ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 21, supprimer les mots :

« et conditions ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Supprimer cet article.


Article 42
🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 15, substituer au mot :

« est »,

le mot :

« serait ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

I. – À l’alinéa 15, substituer au mot :

« aux »,

les mots :

« à ses ».

II. – En conséquence, supprimer les mots : 

« qui seraient les siennes ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 17, supprimer les mots :

« , le cas échéant, ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À la deuxième phrase de l’alinéa 29, substituer au mot :

« lui »,

les mots :

« le ministre ».

🖋️Adopté
Anne Le Hénanff
5 sept. 2025

À l’alinéa 40, après le signe :

« VI »,

insérer les mots :

« de l’article L. 97‑2 du code des postes et des communications électroniques ».

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Sabine Thillaye
3 sept. 2025
Après l'article 42, insérer l'article suivant:

Après l’article 1er de la loi n°78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, il est inséré un article 1er bis ainsi rédigé : 

« Art. 1er bis. – La collecte d’informations en sources ouvertes s’entend du recueil de données accessibles publiquement, notamment lorsque cet accès requiert la connexion à un compte, au moyen d’un traitement de données automatisé ou non, y compris par fouille de textes et de données, en vue de leur réutilisation à des fins commerciales ou non.

« La pratique de la collecte d’informations en sources ouvertes est libre, sans préjudice du respect de la vie privée, de la protection des données à caractère personnel, des secrets protégés par la loi ainsi que des droits de propriété intellectuelle.

« Nonobstant le deuxième alinéa, des nécessités d’intérêt public peuvent justifier, dans des conditions prévues par la loi, des dérogations aux dispositions du présent article. »

🖋️Irrecevable
Sabine Thillaye
3 sept. 2025
Après l'article 42, insérer l'article suivant:

Après l’article 323‑3‑2 du code pénal, il est inséré un article 323‑3‑3 ainsi rédigé : 

« Art. 323‑3-3. – Le fait, sans motif légitime, notamment de recherche et de sécurité informatique, de recueillir, en vue de leur réutilisation, des informations rendues accessibles au public par autrui à la suite de la commission des infractions prévues par les articles 223‑1‑1, 226‑8, 226‑18, 311‑1, 311‑9, et 323‑1 à 323‑8, est puni des peines prévues aux articles 321‑1 à 321‑5. »

🖋️Irrecevable
Alexandre Allegret-Pilot
5 sept. 2025
Après l'article 42, insérer l'article suivant:

L’accès aux informations stockées dans l’équipement terminal de l’utilisateur ou l’inscription d’informations dans cet équipement, lorsqu’ils visent à anonymiser à bref délai des données à caractère personnel provenant de ce terminal, satisfont les conditions prévues au sixième alinéa de l’article 82 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Un décret fixe les modalités d’application du présent article. Il précise notamment, de manière non limitative, une liste de procédés techniques assurant l’anonymisation mentionnée au premier alinéa.

Cette liste est mise à jour périodiquement, et au moins tous les trente-six mois, au regard de l’évolution des technologies.

🖋️Irrecevable
Aurélien Lopez-Liguori
5 sept. 2025
Après l'article 42, insérer l'article suivant:

L’accès aux informations stockées dans l’équipement terminal de l’utilisateur ou l’inscription d’informations dans cet équipement, lorsqu’ils visent à anonymiser à bref délai des données à caractère personnel provenant de ce terminal, satisfont les conditions prévues au sixième alinéa de l’article 82 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Un décret fixe les modalités d’application du présent article. Il précise notamment, de manière non limitative, une liste de procédés techniques assurant l’anonymisation mentionnée au premier alinéa. Cette liste est mise à jour périodiquement, et au moins tous les 36 mois, au regard de l’évolution des technologies.


Article 43 A
🖋️Adopté
Paul Midy
5 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Après l’article L. 612‑24 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 612‑24‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 612‑24 -1. – I. – En application du premier alinéa du paragraphe 1 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières soumises à ce règlement qui relèvent de la compétence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, à l’exception des personnes mentionnées au b) du 2° du A du I de l’article L. 612 2, adressent à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« Lorsque ces entités sont également soumises en tant qu’entités essentielles ou importantes aux dispositions de la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, elles transmettent également à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, en application du sixième alinéa du 1 de l’article 19 du règlement mentionné à l’alinéa précédent, leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« II. – En application du paragraphe 2 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières mentionnées au premier alinéa du I peuvent adresser à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution leurs notifications de cybermenaces. Dans ce cas, elles transmettent également ces notifications à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

« II. – Au tableau du I des articles L. 783‑2, L. 784‑2 et L. 785‑2 du même code, après la ligne :

« 

L. 612-24, à l'exception de son huitième alinéal'ordonnance n° 2021-796 du 23 juin 2021

 »

est insérée la ligne suivante :

« 

L. 612-24-1la loi n° du     2025

 ».

🖋️Rejeté
Sabrina Sebaihi
5 sept. 2025
Avant l'article 43 a, insérer l'article suivant:

Afin d’assurer la mise en œuvre et l’évaluation de la politique publique spécifique, il est institué auprès du Ministre de l’économie un Comité national d’observation des risques cyber dans le secteur de cybersécurité dans le secteur bancaire, financier et assurantiel.

Ce comité a pour mission notamment :

1° De suivre l’évolution des menaces et incidents de cybersécurité dans le secteur bancaire, financier et assurantiel ;

2° D’évaluer la mise en œuvre des obligations légales et réglementaires en matière de cybersécurité par les acteurs concernés ;

3° De prévenir les effets induits des mesures de cybersécurité sur les coûts supportés par les usagers, notamment en matière de frais bancaires et assurantiels.

Le comité rend publics annuellement ses travaux de suivi et d’évaluation dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Sa composition, fixée par arrêté ministériel, comprend notamment :

– des représentants des associations agréées de défense des consommateurs ;

– des représentants des établissements bancaires, financiers et assurantiels ;

– des représentants des autorités de régulation et de contrôle compétentes ;

– un représentant de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information.

Les membres du comité siègent à titre gratuit.

🖋️Rejeté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« La déclaration des incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication et la notification volontaire des cybermenaces importantes prévues à l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) no 1060/2009, (UE) no 648/2012, (UE) no 600/2014, (UE) no 909/2014 et (UE) 2016/1011 ainsi que la notification à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information de tout incident ayant un impact important sur la fourniture des services des personnes mentionnées à l’article 14, prévue à l’article 17, est réalisée à l’aide d’un formulaire unique.

"Cet article est applicable en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna. »

🖋️Tombé
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. - Après l’article L. 612‑24 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 612‑24‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 612‑24‑1. – I. – En application du premier alinéa du paragraphe 1 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières soumises à ce règlement qui relèvent de la compétence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, à l’exception des personnes mentionnées au b du 2° du A du I de l’article L. 612‑2, adressent à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« Lorsque ces entités sont également soumises en tant qu’entités essentielles ou importantes aux dispositions de la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, elles transmettent également à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, en application du sixième alinéa du 1 de l’article 19 du règlement mentionné à l’alinéa précédent, leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« II. – En application du paragraphe 2 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières mentionnées au premier alinéa du I peuvent adresser à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution leurs notifications de cybermenaces. Dans ce cas, elles transmettent également ces notifications à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information.

« III. – Les déclarations et notifications mentionnées au I et au II du présent article sont réalisées par le biais d’un document unique transmis simultanément à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

« II. – Au tableau du I des articles L. 783‑2, L. 784‑2 et L. 785‑2 du même code, après la ligne :

« 

L. 612-24, à l'exception de son huitième alinéal'ordonnance n° 2021-796 du 23 juin 2021

 »

est insérée la ligne suivante :

«

L. 612-24-1la loi n° du 2025

 ».

🖋️Tombé
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. - Après l’article L. 612‑24 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 612‑24‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 612‑24‑1. – I. – En application du premier alinéa du paragraphe 1 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières soumises à ce règlement qui relèvent de la compétence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, à l’exception des personnes mentionnées au b du 2° du A du I de l’article L. 612‑2, adressent à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« Lorsque ces entités sont également soumises en tant qu’entités essentielles ou importantes aux dispositions de la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, elles transmettent également à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, en application du sixième alinéa du 1 de l’article 19 du règlement mentionné à l’alinéa précédent, leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« II. – En application du paragraphe 2 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières mentionnées au premier alinéa du I peuvent adresser à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution leurs notifications de cybermenaces. Dans ce cas, elles transmettent également ces notifications à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information.

« III. – Les déclarations et notifications mentionnées au I et au II du présent article sont réalisées par le biais d’un document unique transmis simultanément à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

« II. – Au tableau du I des articles L. 783‑2, L. 784‑2 et L. 785‑2 du même code, après la ligne :

« 

L. 612-24, à l'exception de son huitième alinéal'ordonnance n° 2021-796 du 23 juin 2021

 »

est insérée la ligne suivante :

«

L. 612-24-1la loi n° du 2025

 ».

🖋️Tombé
Mickaël Bouloux
9 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. - Après l’article L. 612‑24 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 612‑24‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 612‑24‑1. – I. – En application du premier alinéa du paragraphe 1 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières soumises à ce règlement qui relèvent de la compétence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, à l’exception des personnes mentionnées au b du 2° du A du I de l’article L. 612‑2, adressent à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« Lorsque ces entités sont également soumises en tant qu’entités essentielles ou importantes aux dispositions de la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, elles transmettent également à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, en application du sixième alinéa du 1 de l’article 19 du règlement mentionné à l’alinéa précédent, leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« II. – En application du paragraphe 2 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières mentionnées au premier alinéa du I peuvent adresser à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution leurs notifications de cybermenaces. Dans ce cas, elles transmettent également ces notifications à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information.

« III. – Les déclarations et notifications mentionnées au I et au II du présent article sont réalisées par le biais d’un document unique transmis simultanément à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

« II. – Au tableau du I des articles L. 783‑2, L. 784‑2 et L. 785‑2 du même code, après la ligne :

« 

L. 612-24, à l'exception de son huitième alinéal'ordonnance n° 2021-796 du 23 juin 2021

 »

est insérée la ligne suivante :

«

L. 612-24-1la loi n° du 2025

 ».

🖋️Tombé
René Pilato
4 sept. 2025

I. – Au début de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« La Banque de France exerce les fonctions et missions prévues à l’article 19 »,

les mots :

« La Banque de France et l’Autorité nationale des systèmes de sécurité informatique veillent au respect ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer aux mots :

« L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution exerce les fonctions et missions prévues à l’article 19 »,

les mots :

« L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et l’Autorité nationale des systèmes de sécurité informatique veillent au respect ».


Article 44
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À la phrase unique de l’alinéa 5, substituer aux mots :

« mis en place conformément à » ,

les mots :

« élaborés en application de ».


Article 45 bis
🖋️Adopté
Philippe Latombe
5 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Après l’article L. 621‑9‑3 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 621‑9‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 621‑9‑4. – I. – En application du premier alinéa du paragraphe 1 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières soumises à ce règlement qui relèvent de la compétence de l’Autorité des marchés financiers adressent à l’Autorité des marchés financiers leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« Lorsque ces entités sont également soumises en tant qu’entités essentielles ou importantes aux dispositions de la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, elles transmettent également à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, en application du sixième alinéa du 1 de l’article 19 du règlement mentionné à l’alinéa précédent, leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« II. – En application du paragraphe 2 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022, les entités financières mentionnées au premier alinéa du I peuvent adresser à l’Autorité des marchés financiers leurs notifications de cybermenaces. Dans ce cas, elles transmettent également ces notifications à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

« III. – Les déclarations et notifications mentionnées au I et au II du présent article sont réalisées par le biais d’un document unique transmis simultanément à l’Autorité des marchés financiers et à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

"II.- Au tableau du I des articles L. 783-8, L. 784-8 et L. 785-7 du même code, après la ligne :

« 

L. 621-9-3
a loi n° 2003-706 du 1er août 2003

l
»

est insérée la ligne suivante :

« 

L. 621-9-4la loi n° du     2025


».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Après l’article L. 621‑9‑3 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 621‑9‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 621‑9‑4. – I. – En application du premier alinéa du paragraphe 1 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières soumises à ce règlement qui relèvent de la compétence de l’Autorité des marchés financiers adressent à l’Autorité des marchés financiers leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« Lorsque ces entités sont également soumises en tant qu’entités essentielles ou importantes aux dispositions de la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, elles transmettent également à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, en application du sixième alinéa du 1 de l’article 19 du règlement mentionné à l’alinéa précédent, leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« II. – En application du paragraphe 2 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022, les entités financières mentionnées au premier alinéa du I peuvent adresser à l’Autorité des marchés financiers leurs notifications de cybermenaces. Dans ce cas, elles transmettent également ces notifications à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

« III. – Les déclarations et notifications mentionnées au I et au II du présent article sont réalisées par le biais d’un document unique transmis simultanément à l’Autorité des marchés financiers et à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

"II.- Au tableau du I des articles L. 783-8, L. 784-8 et L. 785-7 du même code, après la ligne :

« 

L. 621-9-3
a loi n° 2003-706 du 1er août 2003

l
»

est insérée la ligne suivante :

« 

L. 621-9-4la loi n° du     2025


».

🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
9 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Après l’article L. 621‑9‑3 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 621‑9‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 621‑9‑4. – I. – En application du premier alinéa du paragraphe 1 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier, les entités financières soumises à ce règlement qui relèvent de la compétence de l’Autorité des marchés financiers adressent à l’Autorité des marchés financiers leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« Lorsque ces entités sont également soumises en tant qu’entités essentielles ou importantes aux dispositions de la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, elles transmettent également à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, en application du sixième alinéa du 1 de l’article 19 du règlement mentionné à l’alinéa précédent, leurs déclarations d’incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication.

« II. – En application du paragraphe 2 de l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022, les entités financières mentionnées au premier alinéa du I peuvent adresser à l’Autorité des marchés financiers leurs notifications de cybermenaces. Dans ce cas, elles transmettent également ces notifications à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

« III. – Les déclarations et notifications mentionnées au I et au II du présent article sont réalisées par le biais d’un document unique transmis simultanément à l’Autorité des marchés financiers et à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. »

"II.- Au tableau du I des articles L. 783-8, L. 784-8 et L. 785-7 du même code, après la ligne :

« 

L. 621-9-3
a loi n° 2003-706 du 1er août 2003

l
»

est insérée la ligne suivante :

« 

L. 621-9-4la loi n° du     2025


».


Article 46
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À la phrase unique de l’alinéa 4, substituer au mot :

« conformément » 

le mot :

« prévus ».


Article 49 bis
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À la phrase unique de l’alinéa 2, substituer à la première occurrence du mot : 

« conformément » 

les mots : 

« dans les conditions prévues ».


Article 51
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À l’alinéa 3 :

1° Supprimer les mots :

 « À l’exception de celles qui gèrent des fonds d’investissement alternatifs relevant du IV de l’article L. 532‑9 ou des fonds d’investissement alternatifs relevant du I de l’article L. 214‑167, » ;

2° Compléter l’alinéa par la phrase suivante : 

« Le présent 6° n’est pas applicable aux sociétés de gestion de portefeuille qui gèrent des fonds d’investissement alternatifs relevant du IV de l’article L. 532‑9 ou des fonds d’investissement alternatifs relevant du I de l’article L. 214‑167. »


Article 52
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À l’alinéa 5, substituer aux mots : 

« conformément à » 

les mots :

« en application de ».


Article 54
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À la phrase unique de l’alinéa 3, après les mots : 

« y compris »

insérer le mot : 

« celui ».

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025
Après l'article 54, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 574‑6 du code monétaire et financier, il est inséré un article L. 574‑6‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 574‑6‑1. – I. – Les entités mentionnées au sein du titre III de la loi n°XX du XX relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, et relevant du champ d’application des chapitres II et IV du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011 recourent en priorité, pour l’externalisation de services de technologies de l’information et de la communication, à des prestataires remplissant les conditions suivantes :

« 1° Être titulaire d’un label de conformité délivré par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ou l’Autorité des marchés financiers ;

« 2° Être assujetti en France à l’impôt sur les sociétés au sens de l’article 209 du code général des impôts.

« II. – À titre dérogatoire, lorsqu’aucun prestataire ne satisfait pour le service recherché aux critères mentionnés au I, l’entité concernée peut recourir à un autre prestataire, sous réserve de l’obtention d’une autorisation expresse de l’Autorité de contrôle compétente et après démonstration documentée de l’absence d’offre disponible répondant aux critères susmentionnés. »


Article 55
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À l’alinéa 2 : 

1° Supprimer les mots : 

« en charge » ;

2° Supprimer les mots : 

« afin d’assurer, en particulier, le respect de la loi n° du relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité et du règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 ».


Article 56
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

I. – Aux alinéas 2 et 3, substituer aux deux occurences du chiffre :

« 14° »

le chiffre : 

« 15° ».

II. – À l’alinéa 7, substituer au mot : 

« première » 

le mot : 

« quatrième ». 

III. – Après l’alinéa 20, insérer l’alinéa et le tableau suivants :

« 9° bis La dix-septième ligne du tableau du I des articles L. 773‑29, L. 774‑29 et L. 775‑23 du code monétaire et financier est ainsi rédigée :

L. 532-50la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

IV. – Supprimer les alinéas 28 et 29.


Article 57
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À l’alinéa 3 :

1° Supprimer les mots : 

« ,en particulier, » ;

2° Substituer aux mots : 

« conformément au » 

les mots : 

« en application du ».

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025
Après l'article 57, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L. 354‑1 du code des assurances, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés : 

« Les entreprises d’assurance et de réassurance recourent en priorité, pour l’externalisation de services de technologies de l’information et de la communication, à des prestataires remplissant les conditions suivantes :

« 1° Être titulaire d’un label de conformité délivré par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ou l’Autorité des marchés financiers ;

« 2° Être assujetti en France à l’impôt sur les sociétés au sens de l’article 209 du code général des impôts.

« À titre dérogatoire, lorsqu’aucun prestataire ne satisfait pour le service recherché aux critères mentionnés au 1° , l’entité concernée peut recourir à un autre prestataire, sous réserve de l’obtention d’une autorisation expresse de l’Autorité de contrôle compétente et après démonstration documentée de l’absence d’offre disponible répondant aux critères susmentionnés. »


Article 58
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À l’alinéa 3 : 

1° Supprimer les mots : 

« ,en particulier, » ;

2° Substituer aux mots : 

« conformément au » 

les mots : 

« en application du ».


Article 58 bis
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le second alinéa de l’article L. 121‑8 du code des assurances est remplacé par les dispositions suivantes :

« Lorsque ces risques ne sont pas couverts par le contrat :

« 1° L’assuré doit prouver que le sinistre résulte d’un fait autre que le fait de guerre étrangère. Toutefois, lorsque le sinistre résulte d’une atteinte à un système de traitement automatisé de données au sens des articles 323‑1 et suivants du code pénal, il appartient à l’assureur de prouver qu’il résulte d’une guerre étrangère.

« 2° Il appartient à l’assureur de prouver que le sinistre résulte de la guerre civile, d’émeutes ou de mouvements populaires. »

« II. – Après le troisième alinéa de l’article L. 194‑1 du même code, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 121‑8 est applicable dans les îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de la loi n° du       2025 ; ».

🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

Rédiger ainsi cet article :

« I. – Le second alinéa de l’article L. 121‑8 du code des assurances est remplacé par les dispositions suivantes :

« Lorsque ces risques ne sont pas couverts par le contrat :

« 1° L’assuré doit prouver que le sinistre résulte d’un fait autre que le fait de guerre étrangère. Toutefois, lorsque le sinistre résulte d’une atteinte à un système de traitement automatisé de données au sens des articles 323‑1 et suivants du code pénal, il appartient à l’assureur de prouver qu’il résulte d’une guerre étrangère.

« 2° Il appartient à l’assureur de prouver que le sinistre résulte de la guerre civile, d’émeutes ou de mouvements populaires. »

« II. – Après le troisième alinéa de l’article L. 194‑1 du même code, est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 121‑8 est applicable dans les îles Wallis et Futuna dans sa rédaction résultant de la loi n° du       2025 ; ».

🖋️Tombé
Sabrina Sebaihi
5 sept. 2025

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Le Gouvernement remet au Parlement dans un délai de six mois à compter de l’entrée en vigueur du présent un rapport, réalisé sur la base de travaux menés par le Conseil d’analyse économique, qui évalue les impacts et l’efficacité économiques et sociaux de la modification de l’article L. 121‑8 du code des assurances sur les garanties concernant les risques liés aux cyberattaques. »


Article 59
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À l’alinéa unique : 

1° Supprimer les mots : 

« , en particulier, » ;

2° Substituer aux mots : 

« conformément au », 

les mots : 

« en application du ».


Article 60
🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025
Après l'article 60, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L211‑12 du code de la mutualité, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés : 

« Les mutuelles et unions mentionnées à l’article L. 211‑10 recourent en priorité, pour l’externalisation de services de technologies de l’information et de la communication, à des prestataires remplissant les conditions suivantes :

« 1° Être titulaire d’un label de conformité délivré par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ou l’Autorité des marchés financiers ;

« 2° Être assujetti en France à l’impôt sur les sociétés au sens de l’article 209 du code général des impôts.

« À titre dérogatoire, lorsqu’aucun prestataire ne satisfait pour le service recherché aux critères mentionnés aux 1° et 2°, l’entité concernée peut recourir à un autre prestataire, sous réserve de l’obtention d’une autorisation expresse de l’Autorité de contrôle compétente et après démonstration documentée de l’absence d’offre disponible répondant aux critères susmentionnés. »


Article 61
🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À l’alinéa unique :

1° Supprimer les mots : 

« , en particulier, » ;

2° Substituer aux mots : 

« conformément au », 

les mots : 

« en application du ».

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025
Après l'article 61, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L. 931‑7 du code de la sécurité sociale, sont insérés quatre alinéas ainsi rédigés : 

« Les institutions de prévoyance et unions mentionnées à l’article L. 931‑6 recourent en priorité, pour l’externalisation de services de technologies de l’information et de la communication, à des prestataires remplissant les conditions suivantes :

« 1° Être titulaire d’un label de conformité délivré par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ou l’Autorité des marchés financiers ;

« 2° Être assujetti en France à l’impôt sur les sociétés au sens de l’article 209 du code général des impôts ;

« À titre dérogatoire, lorsqu’aucun prestataire ne satisfait pour le service recherché aux conditions mentionnées aux 1° et 2°, l’entité concernée peut recourir à un autre prestataire, sous réserve de l’obtention d’une autorisation expresse de l’Autorité de contrôle compétente et après démonstration documentée de l’absence d’offre disponible répondant aux critères susmentionnés. »

🖋️Irrecevable
Édouard Bénard
5 sept. 2025
Après l'article 61, insérer l'article suivant:

Afin de garantir un niveau de protection des données à caractère personnel conforme aux exigences du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données) et de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, les entités visées par le titre III de la présente loi doivent assurer l’hébergement et le traitement des données à caractère personnel collectées en France sur des infrastructures situées sur le territoire national.

À cette fin, ces données doivent être stockées soit :

1° Sur un service de cloud qualifié SecNumCloud par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ;

2° Sur un système d’information interne, physiquement localisé en France et conforme aux exigences de sécurité définies par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Toute externalisation de ces données vers un prestataire non qualifié SecNumCloud ou situé hors du territoire national est interdite, sauf dérogation expressément accordée par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

Les autorités de contrôle compétentes peuvent imposer des sanctions financières en cas de non-respect de cette obligation.


Article 62
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

À la seconde phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots : 

« sont applicables à compter du 1er janvier 2030 aux sociétés de financement », 

les mots : 

« ne sont applicables aux sociétés de financement remplissant les conditions prévues au point 145 du paragraphe 1 de l’article 4 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et modifiant le règlement (UE) n° 648/2012 qu’à compter du 17 janvier 2027 ».

🖋️Adopté
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À la seconde phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots : 

« sont applicables à compter du 1er janvier 2030 aux sociétés de financement », 

les mots : 

« ne sont applicables aux sociétés de financement remplissant les conditions prévues au point 145 du paragraphe 1 de l’article 4 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et modifiant le règlement (UE) n° 648/2012 qu’à compter du 17 janvier 2027 ».

🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

« Le présent article est applicable en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna. »

🖋️Adopté
René Pilato
4 sept. 2025
Après l'article 62, insérer l'article suivant:

À compter de 2026 et tous les ans, le Gouvernement remet au Parlement, avant le 30 septembre des années concernées, un rapport sur la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière de cybersécurité, qui précise les moyens humains, techniques et financiers mis à sa disposition pour l’exercice de ses missions de contrôle et d’audit. Il évalue également les besoins à venir au regard de l’élargissement du périmètre des entités concernées par la présente loi.

🖋️Adopté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025
Après l'article 62, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les moyens humains et financiers supplémentaires indispensables pour que l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information puisse contrôler l'application et l'effectivité des dispositions contenues dans la présente loi.

🖋️Non soutenu
Édouard Bénard
5 sept. 2025

Supprimer la seconde phrase de l'alinéa 1.

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025
Après l'article 62, insérer l'article suivant:

Dans les six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur la capacité de financer la montée en gamme en matière de cybersécurité des sous traitants par un fonds cyber alimenté par les acteurs de la base industrielle et technologique de défense et une partie des recettes issues des exportations d’armement.

🖋️Irrecevable
Édouard Bénard
5 sept. 2025
Après l'article 62, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport sur le recours aux prestataires de services de technologies de l’information et de la communication par les entités visées au titre III de la présente loi. Ce rapport évalue notamment la part des entreprises extra-communautaires parmi ces prestataires, ainsi que les enjeux en matière de résilience et de souveraineté numérique.

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
5 sept. 2025
Après l'article 62, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur l’allocation des fréquences face à l’encombrement de l’orbite basse.

🖋️Rejeté
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025
Après l'article 62, insérer l'article suivant:

Dans les six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’état des menaces et des vulnérabilités touchant les territoires ultra-marins dans le domaine de la cyber sécurité, et établit un panel de solutions humaines et financières, dressées en lien avec les collectivités, pour y répondre.

🖋️Irrecevable
Arnaud Saint-Martin
5 sept. 2025
Après l'article 62, insérer l'article suivant:

Dans les trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement présente au Parlement un rapport sur la protection cyber de nos satellites et de leur segments sol.

🖋️Irrecevable
Arnaud Saint-Martin
4 sept. 2025
Après l'article 62, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport qui analyse la situation financière des universités publiques et propose des solutions leur permettant de mettre en place un véritable plan de cybersécurité.

🖋️Rejeté
René Pilato
4 sept. 2025
Après l'article 62, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les moyens alloués aux collectivités territoriales classées comme entités essentielles ou entités importantes afin de leur permettre de mettre en place les mesures de cyberprotection prévues au titre du présent projet de loi.

🖋️Tombé
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

À la seconde phrase de l’alinéa 1, substituer à la date : 

« 1er janvier 2030 » 

la date : 

« 17 janvier 2027 ».


Article 62 A
🖋️Adopté
Éric Bothorel
8 sept. 2025

1° Substituer à la référence :

« directive (UE) 2022/1555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 […] ,

la référence : 

« directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 […] » ;

2° Compléter cet article par la phrase :

« Le présent article est applicable à la Nouvelle-Calédonie, à la Polynésie française et aux îles Wallis et Futuna ».

🖋️Rejeté
Mickaël Bouloux
8 sept. 2025
Après l'article 62 a, insérer l'article suivant:

Sans préjudice des articles 28 à 31 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, l’autorité compétente publie un référentiel de bonnes pratiques et tient à jour un annuaire non exclusif de prestataires référencés aptes à réaliser, à la demande des entités financières, des audits et inspections auprès des prestataires de services des Technologies de l’Information et de la Communication.

🖋️Tombé
Mickaël Bouloux
5 sept. 2025

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« Toutefois, l’obligation de notification prévue à l’article 17 de la présente loi demeure applicable aux entités financières essentielles et importantes auxquelles s’applique le présent titre III.

« Le présent article est applicable en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna. »

– 1 –

TITRE Ier

RÉsilience des activitÉs d’importance vitale

Chapitre Ier

Dispositions générales

Article 1

Le chapitre II du titre III du livre III de la première partie du code de la défense est ainsi rédigé :

« CHAPITRE II

« Résilience des activités d’importance vitale

« Section 1

« Dispositions générales relatives aux activités d’importance vitale

« Art. L. 13321. – Pour l’application du présent chapitre, on entend par :

« 1° Activités d’importance vitale : les activités indispensables au fonctionnement de l’économie ou de la société ainsi qu’à la défense ou à la sécurité de la Nation ;

« 2° Infrastructure critique : tout ou partie d’un bien, d’une installation, d’un équipement, d’un réseau ou d’un système nécessaire à l’exercice d’une activité d’importance vitale ou dont une perturbation pourrait mettre gravement en cause la santé de la population ou l’environnement ;

« Parmi les infrastructures critiques, sont notamment distingués :

« a) Les points d’importance vitale, c’est‑à‑dire les installations les plus sensibles, notamment celles qui sont difficilement substituables ;

« b) Les systèmes d’information d’importance vitale, c’est‑à‑dire les systèmes d’information nécessaires à l’exercice d’une activité d’importance vitale ou à la gestion, à l’utilisation ou à la protection d’une ou plusieurs infrastructures critiques ;

« 3° (nouveau) Incident : un événement qui perturbe ou est susceptible de perturber de manière importante l’exercice d’une activité d’importance vitale ;

« 4° (nouveau) Résilience : la capacité d’un opérateur à prévenir, à se protéger et à résister contre tout type d’incident afin d’assurer la continuité de la ou des activités d’importance vitale qu’il exerce.

« Art. L. 13322. – I. – Sont désignés opérateurs d’importance vitale par l’autorité administrative :

« 1° Les opérateurs publics ou privés exerçant, au moyen d’une ou de plusieurs infrastructures critiques situées sur le territoire national, une activité d’importance vitale.

« L’autorité administrative précise, le cas échéant, dans l’acte de désignation de l’opérateur d’importance vitale, l’activité ou la liste des activités d’importance vitale exercées par l’opérateur qui constituent des services essentiels au fonctionnement du marché intérieur de l’Union européenne définis par le règlement délégué (UE) 2023/2450 de la Commission du 25 juillet 2023 complétant la directive (UE) 2022/2557 du Parlement européen et du Conseil en établissant une liste de services essentiels et qui, à ce titre, justifient que cet opérateur soit regardé comme une entité critique au sens de cette directive ;

« 2° Les opérateurs publics ou privés, gestionnaires, propriétaires ou exploitants d’établissements mentionnés à l’article L. 511‑1 du code de l’environnement ou comprenant une installation nucléaire de base mentionnée à l’article L. 593‑2 du même code, lorsque la destruction ou l’avarie d’une ou plusieurs installations de ces établissements peut présenter un danger d’une particulière gravité pour la population ou l’environnement.

« II. – Ces opérateurs mettent en œuvre, à leurs frais, les obligations leur incombant prévues au présent chapitre.

« Lorsqu’un opérateur d’importance vitale exerce une activité d’importance vitale ou gère une infrastructure critique pour le compte d’une personne publique, cette dernière en est informée par l’autorité administrative.

« Sous‑section 1

« Dispositions applicables aux opérateurs d’importance vitale

« Art. L. 13323. – Les opérateurs d’importance vitale réalisent une analyse des risques de toute nature, y compris à caractère terroriste, qui pourraient perturber l’exercice de leurs activités d’importance vitale ou la sécurité de leurs infrastructures critiques, notamment des points d’importance vitale désignés par l’autorité administrative.

« Cette analyse est réalisée au plus tard dans un délai de neuf mois à compter de la désignation prévue au I de l’article L. 1332‑2 et est réévaluée au moins tous les quatre ans.

« Sur le fondement de cette analyse, les opérateurs d’importance vitale adoptent des mesures proportionnées de résilience techniques, opérationnelles et organisationnelles afin d’assurer la continuité des activités d’importance vitale qu’ils exercent et de sauvegarder leurs infrastructures critiques.

« L’analyse des risques ainsi que les mesures de résilience sont détaillées dans un document dénommé “plan de résilience opérateur” élaboré par l’opérateur, au plus tard dans un délai de dix mois à compter de la désignation prévue au I de l’article L. 1332‑2, et approuvé par l’autorité administrative.

« Lorsque, en application d’accords internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés, de lois ou de règlements, l’opérateur a déjà décrit dans un document particulier tout ou partie des mesures prévues au troisième alinéa, l’autorité administrative peut décider que ce document tient lieu, pour tout ou partie, du “plan de résilience opérateur”.

« En cas de refus de l’opérateur d’élaborer ce plan, de le modifier afin de le rendre conforme aux exigences prévues au présent article ou de le mettre en œuvre, l’autorité administrative met en demeure l’opérateur de le réaliser, de le modifier ou de le mettre en œuvre dans un délai qu’elle fixe et qui ne saurait être inférieur à un mois.

« L’autorité administrative peut assortir cette mise en demeure d’une astreinte d’un montant maximal de 5 000 euros par jour de retard à compter de l’expiration du délai imparti par la mise en demeure.

« L’astreinte peut également être prononcée à tout moment, après l’expiration du délai imparti par la mise en demeure, s’il n’y a pas été satisfait, après que l’intéressé a été invité à présenter ses observations.

« Les opérateurs mentionnés au 2° du I de l’article L. 1332‑2 mettent en œuvre ces mesures de résilience sous réserve des dispositions du titre Ier et du chapitre III du titre IX du livre V du code de l’environnement.

« Un décret en Conseil d’État précise la nature des mesures de résilience pour chaque catégorie d’opérateur d’importance vitale mentionnée au I de l’article L. 1332‑2.

« Art. L. 13324. – Les opérateurs d’importance vitale réalisent, au plus tard dans un délai de neuf mois à compter de la désignation prévue au I de l’article L. 1332‑2, une analyse de leurs dépendances à l’égard de tiers, y compris ceux situés en dehors du territoire national, pour l’exercice de leurs activités d’importance vitale. Celle‑ci comprend notamment une analyse des éventuelles vulnérabilités de leurs chaînes d’approvisionnement. Les mesures de résilience adoptées par les opérateurs d’importance vitale tiennent compte de cette analyse.

« Les opérateurs d’importance vitale prennent les mesures nécessaires pour garantir l’application du présent chapitre.

« Art. L. 13325. – Les opérateurs pour lesquels un ou plusieurs points d’importance vitale sont désignés en application du présent chapitre réalisent pour chacun d’eux un document dénommé “plan particulier de résilience” détaillant les mesures de protection et de résilience les concernant.

« Ces mesures comportent notamment des dispositions efficaces de surveillance, d’alarme, de protection matérielle et de conditions d’accès. Le plan est approuvé par l’autorité administrative.

« Lorsque, en application d’accords internationaux régulièrement ratifiés ou approuvés, de lois ou de règlements, un point d’importance vitale fait déjà l’objet de mesures de protection suffisantes décrites dans un document particulier, l’autorité administrative peut décider que ce document tient lieu de “plan particulier de résilience”.

« En cas de refus de l’opérateur d’élaborer ce plan, de le modifier afin de le rendre conforme aux exigences prévues aux alinéas précédents ou de le mettre en œuvre, l’autorité administrative met en demeure l’opérateur de le réaliser, de le modifier ou de le mettre en œuvre dans un délai qu’elle fixe et qui ne saurait être inférieur à un mois.

« L’autorité administrative peut assortir cette mise en demeure d’une astreinte d’un montant maximal de 5 000 euros par jour de retard à compter de l’expiration du délai imparti par la mise en demeure.

« L’astreinte peut également être prononcée à tout moment, après l’expiration du délai imparti par la mise en demeure, s’il n’y a pas été satisfait, après que l’opérateur concerné a été invité à présenter ses observations.

« Art. L. 13326. – Avant d’accorder une autorisation d’accès physique ou à distance à ses points d’importance vitale et à ses systèmes d’information d’importance vitale, lorsqu’il estime nécessaire de s’assurer que le comportement de la personne devant faire l’objet de l’autorisation d’accès n’est pas de nature à porter atteinte à l’exercice d’une activité d’importance vitale ou à la sécurité d’une infrastructure critique, l’opérateur d’importance vitale peut demander l’avis de l’autorité administrative compétente dans les conditions prévues à l’article L. 114‑1 du code de la sécurité intérieure, selon des modalités fixées par décret en Conseil d’État.

« Il peut également solliciter cet avis avant le recrutement ou l’affectation d’une personne à un poste pour l’exercice duquel il est nécessaire d’avoir accès aux points d’importance vitale ou aux systèmes d’information d’importance vitale ou qui implique l’occupation de fonctions sensibles.

« Les fonctions sensibles sont celles qui sont indispensables à la réalisation d’une activité d’importance vitale ou dont l’occupation expose l’opérateur à des vulnérabilités. Elles sont énumérées par l’opérateur dans le plan de résilience prévu au quatrième alinéa de l’article L. 1332‑3 du présent code en tenant compte, le cas échéant, de critères déterminés par l’autorité administrative en fonction du secteur d’activité de l’opérateur.

« Les cas dans lesquels les accès physiques ou à distance peuvent justifier la demande d’avis sont précisés par l’opérateur dans le plan de résilience prévu au même quatrième alinéa et, le cas échéant, dans le plan particulier de résilience prévu à l’article L. 1332‑5 en tenant compte des vulnérabilités à des actes de malveillance.

« La personne concernée est informée de l’enquête administrative dont elle fait l’objet.

« En cas d’avis défavorable de l’autorité administrative, l’opérateur d’importance vitale est tenu de refuser l’autorisation s’il est une personne morale de droit privé. Un avis défavorable ne peut être émis que s’il ressort de l’enquête administrative que le comportement de la personne ayant fait l’objet de l’enquête est de nature à porter atteinte à l’exercice d’une activité d’importance vitale ou à la sécurité d’une infrastructure critique.

« Art. L. 13327. – Les opérateurs d’importance vitale désignés au titre du 1° du I de l’article L. 1332‑2 notifient à l’autorité administrative, au plus tard vingt‑quatre heures après en avoir pris connaissance, tout incident susceptible de compromettre la continuité de leurs activités d’importance vitale dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État.

« L’autorité administrative informe le public de cet incident lorsqu’elle estime qu’il est dans l’intérêt général de le faire.

« Sous‑section 2

« Dispositions applicables aux entités critiques d’importance européenne particulière

« Art. L. 13328. – Les opérateurs d’importance vitale qui fournissent les services essentiels ou des services essentiels similaires à ou dans au moins six États membres en informent l’autorité administrative au plus tard en même temps que la présentation pour approbation du plan de résilience prévu au quatrième alinéa de l’article L. 1332‑3.

« Ces opérateurs sont identifiés comme entités critiques d’importance européenne particulière dans les conditions prévues à l’article 17 de la directive (UE) 2022/2557 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience des entités critiques, et abrogeant la directive 2008/114/CE du Conseil.

« Les opérateurs qui exercent des activités dans les domaines de la sécurité nationale, de la sécurité publique, de la défense, du nucléaire ou de la répression pénale, ou qui fournissent des services exclusivement destinés aux entités de l’administration publique exerçant dans ces domaines, peuvent être exonérés par l’autorité administrative de tout ou partie des obligations mentionnées à la présente sous‑section, dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 13329. – Lorsque l’opérateur a été désigné par la Commission européenne comme entité critique d’importance européenne particulière il peut, sur demande motivée de la Commission européenne ou d’un ou de plusieurs des États membres auxquels ou dans lesquels le service essentiel est fourni et avec l’accord de l’autorité administrative compétente, faire l’objet d’une mission de conseil au titre de laquelle il doit garantir l’accès aux informations, systèmes et installations relatifs à la fourniture de ses services essentiels qui sont nécessaires à l’exécution de cette mission de conseil, dans le respect des secrets protégés par la loi.

« Sur le fondement des conclusions de la mission de conseil, l’opérateur se voit communiquer par la Commission européenne un avis sur le respect de ses obligations et, le cas échéant, sur les mesures qui pourraient être prises pour améliorer sa résilience.

« Sous‑section 3

« Dispositifs techniques concourant à la protection des installations d’importance vitale

« Art. L. 133210. – À des fins de protection des établissements, installations et ouvrages d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2, les services de l’État concourant à la défense nationale, à la sûreté de l’État et à la sécurité intérieure peuvent procéder, au moyen de caméras installées sur des aéronefs, à la captation, à l’enregistrement et à la transmission d’images dans les conditions définies aux articles L. 2364‑2 à L. 2364‑4.

« Sous‑section 4

« Dispositions applicables aux systèmes d’information

« Art. L. 133211. – I. – Pour gérer les risques qui menacent la sécurité des réseaux et des systèmes d’information qu’ils utilisent dans le cadre de leurs activités ou de la fourniture de leurs services, les opérateurs d’importance vitale mettent en œuvre les obligations prévues aux articles 14 à 16 et au premier alinéa de l’article 17 de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité.

« II. – Pour répondre aux crises majeures menaçant ou affectant la sécurité des systèmes d’information, le Premier ministre peut décider des mesures que les opérateurs mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 doivent mettre en œuvre.

« Section 2

« Contrôles et sanctions administratives

« Sous‑section 1

« Habilitation et contrôles

« Art. L. 133212. – Sont habilités à rechercher et constater les manquements aux prescriptions du présent chapitre, à l’exception de l’article L. 1332‑11, ainsi qu’aux dispositions réglementaires prises pour son application, en vue de la saisine de la commission prévue à l’article L. 1332‑15, les agents de l’État spécialement désignés et assermentés à cette fin dans des conditions précisées par décret en Conseil d’État.

« Art. L. 133213. – Les agents mentionnés à l’article L. 1332‑12 ont accès, pour l’exercice de leurs missions, aux locaux des opérateurs d’importance vitale. Ils peuvent pénétrer dans les lieux à usage professionnel ou dans les lieux d’exécution d’une prestation de service.

« Ils peuvent accéder à tout document nécessaire à l’accomplissement de leur mission auprès des administrations publiques, des établissements et organismes placés sous le contrôle de l’État et des collectivités territoriales ainsi que dans les entreprises ou services concédés par l’État, les régions, les départements et les communes.

« Ils peuvent recueillir, sur place ou sur convocation, tout renseignement, toute justification ou tout document nécessaire aux contrôles. À ce titre, ils peuvent exiger la communication de documents de toute nature propres à faciliter l’accomplissement de leur mission. Ils peuvent les obtenir ou en prendre copie, par tout moyen et sur tout support, ou procéder à la saisie de ces documents en quelques mains qu’ils se trouvent.

« Ils peuvent procéder, sur convocation ou sur place, aux auditions de toute personne susceptible d’apporter des éléments utiles à leurs constatations. Ils en dressent procès‑verbal. Les personnes entendues procèdent elles‑mêmes à sa lecture, peuvent y faire consigner leurs observations et y apposent leur signature. En cas de refus de signer le procès‑verbal, mention en est faite sur celui‑ci.

« Ils sont astreints au secret professionnel pour les faits, actes ou renseignements dont ils ont pu avoir connaissance en raison de leurs fonctions, dans les conditions prévues à l’article 226‑13 du code pénal. Le secret professionnel ne peut leur être opposé.

« Les manquements sont constatés par des procès‑verbaux, qui font foi jusqu’à preuve contraire. Il est dressé procès‑verbal des vérifications et visites menées en application du présent article.

« Art. L. 133214. – Il est interdit de faire obstacle à l’exercice des fonctions des agents habilités. L’opérateur contrôlé est tenu de coopérer avec l’autorité administrative. Les agents mentionnés à l’article L. 1332‑12 peuvent constater toute action de l’opérateur d’importance vitale de nature à faire obstacle au contrôle.

« Le fait pour quiconque de faire obstacle aux demandes de l’autorité compétente nécessaires à la recherche des manquements et à la mise en œuvre de ses pouvoirs de contrôle prévus à la présente sous‑section, notamment en fournissant des renseignements incomplets ou inexacts, ou en communiquant des pièces incomplètes ou dénaturées, est puni d’une amende administrative prononcée par la commission des sanctions mentionnée à l’article L. 1332‑15 dont le montant, proportionné à la gravité du manquement, ne peut excéder dix millions d’euros ou, lorsqu’il s’agit d’une entreprise, 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial hors taxes de l’exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu.

« Ces dispositions ne s’appliquent pas à l’État et à ses établissements publics administratifs qui font l’objet d’un contrôle.

« Sous‑section 2

« Sanctions

« Art. L. 133215. – Tout manquement aux dispositions du présent chapitre peut donner lieu aux sanctions prévues à l’article L. 1332‑17, prononcées par une commission des sanctions instituée à cet effet auprès du Premier ministre.

« Cette commission est saisie par l’autorité administrative des manquements constatés lors des contrôles effectués en application de l’article L. 1332‑13. Cette autorité notifie à l’opérateur concerné les griefs susceptibles d’être retenus à son encontre.

« La commission des sanctions reçoit les rapports et procès‑verbaux des contrôles.

« Art. L. 133216. – La commission des sanctions mentionnée à l’article L. 1332‑15 est composée :

« 1° D’un membre du Conseil d’État, président, désigné par le vice‑président du Conseil d’État, d’un membre de la Cour de cassation désigné par le premier président de la Cour de cassation, d’un membre de la Cour des comptes désigné par le premier président de la Cour des comptes ;

« 2° Et de trois personnalités qualifiées nommées respectivement par le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat en raison de leurs compétences dans le domaine de la sécurité des activités d’importance vitale.

« Un suppléant est désigné dans les mêmes conditions pour les membres mentionnés au 1° du présent article.

« Les membres de la commission des sanctions exercent leurs fonctions en toute impartialité. Dans l’exercice de leurs attributions, ils ne reçoivent ni ne sollicitent d’instruction d’aucune autorité.

« Le président de la commission désigne un rapporteur parmi ses membres. Celui‑ci ne peut recevoir aucune instruction.

« La commission des sanctions statue par décision motivée. Aucune sanction ne peut être prononcée sans que l’opérateur concerné ou son représentant ait été entendu ou, à défaut, dûment convoqué. La commission peut auditionner toute personne qu’elle juge utile.

« La commission statue à la majorité des membres présents. En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.

« Le président et les membres de la commission mentionnés au 1° ainsi que leurs suppléants respectifs sont nommés par décret.

« Le mandat du président, des membres de la commission ainsi que de leurs suppléants respectifs est de cinq ans, renouvelable une fois. Ils sont tenus au secret professionnel.

« Art. L. 133217. – I. – En cas de manquement aux obligations découlant de l’application du présent chapitre, la commission des sanctions peut prononcer à l’encontre des opérateurs d’importance vitale, à l’exception des administrations de l’État et de ses établissements publics administratifs, des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics administratifs, une amende administrative dont le montant, proportionné à la gravité du manquement, ne peut excéder dix millions d’euros ou, lorsqu’il s’agit d’une entreprise, 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial hors taxes de l’exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu.

« Lorsque la commission des sanctions envisage également de prononcer la sanction prévue au deuxième alinéa de l’article L. 1332‑14, le montant cumulé ne peut excéder le montant maximum prévu au premier alinéa du présent I.

« II. – En cas de manquement constaté aux obligations mentionnées à l’article 26 de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, la commission des sanctions, dans la composition prévue à l’article 36 de la même loi, peut prononcer les sanctions prévues aux articles 28 et 37 de ladite loi.

« Art. L. 133218. – La commission des sanctions peut ordonner la publication, la diffusion ou l’affichage de la sanction pécuniaire ou d’un extrait de celle‑ci, selon les modalités qu’elle précise. Les frais sont supportés par la personne sanctionnée.

« Les sanctions pécuniaires sont versées au Trésor public et recouvrées comme créances de l’État étrangères à l’impôt et au domaine.

« Les recours formés contre les décisions de la commission des sanctions sont des recours de pleine juridiction.

« Art. L. 133219. – Les conditions d’application de la présente sous‑section, notamment les règles de fonctionnement de la commission et les modalités de récusation de ses membres, sont définies par décret en Conseil d’État.

« Section 3

« Marchés publics et contrats de concession relatifs à la sécurité des activités d’importance vitale

« Art. L. 133220. – Les marchés publics des opérateurs d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 sont soumis aux règles définies au titre II du livre V de la deuxième partie du code de la commande publique lorsque :

« 1° Ces marchés publics concernent la conception, la qualification, la fabrication, la modification, la maintenance ou le retrait des structures, équipements, systèmes, matériels, composants ou logiciels nécessaires à la protection des infrastructures critiques de l’opérateur ou dont le détournement de l’usage porterait atteinte aux intérêts essentiels de l’État ;

« 2° Et que cette protection ou la prévention de ce détournement d’usage ne peuvent être garanties par d’autres moyens.

« Art. L. 133221. – Les contrats de concession conclus par les opérateurs d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 sont soumis aux règles définies au titre II du livre II de la troisième partie du code de la commande publique lorsque :

« 1° Ces contrats de concession concernent la conception, la qualification, la fabrication, la modification, la maintenance ou le retrait des structures, équipements, systèmes, matériels, composants ou logiciels nécessaires à la protection des infrastructures critiques de l’opérateur ou dont le détournement de l’usage porterait atteinte aux intérêts essentiels de l’État ;

« 2° Et que cette protection ou la prévention de ce détournement d’usage ne peuvent être garanties par d’autres moyens.

« Art. L. 133222. – Les opérateurs d’importance vitale qui passent un marché ou un contrat de concession en application des articles L. 1332‑20 et L. 1332‑21 en informent l’autorité administrative dans des conditions et des délais précisés par décret. »

Chapitre II

Dispositions diverses

Article 2

I. – Le code de la défense est ainsi modifié :

1° Au dernier alinéa de l’article L. 1333‑1, les mots : « certains établissements, installations ou ouvrages, relevant de l’article L. 1332‑1 » sont remplacés par les mots : « certaines infrastructures des opérateurs d’importance vitale mentionnés au 1° du I de l’article L. 1332‑2 » ;

2° À la fin du premier alinéa de l’article L. 2113‑2, les mots : « établissements, aux installations ou aux ouvrages mentionnés aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 » sont remplacés par les mots : « opérateurs d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 » ;

3° Après le mot « personnel », la fin du deuxième alinéa de l’article L. 2151‑1 est ainsi rédigée : « identifié dans les documents de planification des opérateurs désignés au titre de l’article L. 1332‑2 visant à garantir la continuité de leur activité. » ;

4° À l’article L. 2151‑4, les mots : « d’élaborer des plans de continuité ou de rétablissement d’activité et de notifier aux personnes concernées par ces plans » sont remplacés par les mots : « de notifier aux personnes concernées » ;

5° Au deuxième alinéa de l’article L. 2171‑6, les mots : « publics et privés ou des gestionnaires d’établissements désignés par l’autorité administrative conformément aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 » sont remplacés par les mots : « d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 » ;

6° Aux premier et quatrième alinéas de l’article L. 2321‑2‑1, les mots : « mentionnés aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 » sont remplacés par les mots : « d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 » ;

7° L’article L. 2321‑3 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « mentionnés aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 » sont remplacés par les mots : « d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 » ;

b) Au deuxième alinéa, les mots : « mentionné aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 » sont remplacés par les mots : « d’importance vitale mentionné au I de l’article L. 1332‑2 » ;

8° À l’article L. 4231‑6, les mots : « publics ou privés ou par des gestionnaires d’établissements désignés par l’autorité administrative conformément aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 » sont remplacés par les mots : « d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 ».

II. – Au dernier alinéa de l’article 226‑3 du code pénal, les mots : « mentionnés à l’article L. 1332‑1 » sont remplacés par les mots : « d’importance vitale mentionnés au 1° du I de l’article L. 1332‑2 ».

III. – Le code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :

1° Au e du I de l’article L. 33‑1, les mots : « mentionnés aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 » sont remplacés par les mots : « d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 » ;

2° Au premier alinéa de l’article L. 33‑14 et au deuxième alinéa du I de l’article L. 34‑11, les mots : « mentionnés à l’article L. 1332‑1 » sont remplacés par les mots : « d’importance vitale mentionnés au 1° du I de l’article L. 1332‑2 ».

IV. – Aux 2° des II et VI de l’article L. 1333‑9 du code de la santé publique, les mots : « certains établissements, installations ou ouvrages relevant de l’article L. 1332‑1 » sont remplacés par les mots : « certaines infrastructures des opérateurs d’importance vitale mentionnés au 1° du I de l’article L. 1332‑2 ».

V. – Le code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :

1° Au 1° de l’article L. 223‑2, les mots : « exploitants des établissements, installations ou ouvrages mentionnés aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 » sont remplacés par les mots : « opérateurs d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 » ;

2° À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 223‑8, les mots : « établissements, installations ou ouvrages mentionnés aux articles L. 1332‑1 et L. 1332‑2 » sont remplacés par les mots : « infrastructures des opérateurs d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 ».

VI. – Au troisième alinéa de l’article 15 de la loi n° 2006‑961 du 1er août 2006 relative au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information, les mots : « publics ou privés gérant des installations d’importance vitale au sens des articles L. 1332‑1 à L. 1332‑7 » sont remplacés par les mots : « d’importance vitale mentionnés au I de l’article L. 1332‑2 ».

Article 3

I. – La sixième partie du code de la défense est ainsi modifiée :

1° Le chapitre Ier du titre II du livre II est complété par un article L. 6221‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 62212. – En l’absence d’adaptation, les références faites, par des dispositions du présent code applicables à Saint‑Barthélemy, à des dispositions qui n’y sont pas applicables sont remplacées par les références aux dispositions ayant le même objet applicables localement. » ;

2° Au chapitre II du même titre II, il est ajouté un article L. 6222‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 62221. – La sous‑section 2 de la section 1 du chapitre II du titre III du livre III de la première partie n’est pas applicable à Saint‑Barthélemy. » ;

3° Le chapitre II du titre IV du livre II est complété par un article L. 6242‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 62422. – La sous‑section 2 de la section 1 du chapitre II du titre III du livre III de la première partie n’est pas applicable à Saint‑Pierre‑et‑Miquelon. » ;

4° Le chapitre II du titre Ier du livre III est complété par un article L. 6312‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 63123. – La sous‑section 2 de la section 1 du chapitre II du titre III du livre III de la première partie n’est pas applicable dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française, en Nouvelle‑Calédonie et dans les Terres australes et antarctiques françaises. »

II. – L’article 711‑1 du code pénal est ainsi rédigé :

« Art. 7111. – Sous réserve des adaptations prévues au présent titre, les livres Ier à V du présent code sont applicables, dans leur rédaction résultant de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, en Nouvelle‑Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna. »

III. – Le chapitre II du titre Ier du livre II du code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :

1° Après le mot « résultant », la fin du 1° du VII de l’article L. 33‑1 est ainsi rédigée : « de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité. » ;

2° Après le mot « résultant », la fin de l’article L. 33‑15 est ainsi rédigée : « de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité. » ;

3° L’article L. 34‑14 est complété par les mots : « dans sa rédaction résultant de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ».

IV. – Au premier alinéa des articles L. 285‑1, L. 286‑1, L. 287‑1 et L. 288‑1 du code de la sécurité intérieure, les mots : « loi n° 2023‑703 du 1er août 2023 relative à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense » sont remplacés par les mots : « loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ».

Chapitre III

Dispositions transitoires

Article 4

Le présent titre entre en vigueur à une date fixée par décret en Conseil d’État, et au plus tard un an après la promulgation de la présente loi.

Les opérateurs d’importance vitale désignés avant la date d’entrée en vigueur du titre Ier de la présente loi sont regardés comme désignés en application du I de l’article L. 1332‑2 du code de la défense dans sa rédaction résultant du chapitre Ier de la présente loi à la date de son entrée en vigueur.

Ces opérateurs restent soumis aux obligations qui leur sont applicables avant la date d’entrée en vigueur du titre Ier de la présente loi jusqu’à l’accomplissement des obligations prévues aux articles L. 1332‑2 à L. 1332‑5 et à l’article L. 1332‑11 du code de la défense dans leur rédaction résultant de la présente loi.

TITRE II

CYBERSÉCURITÉ

Chapitre Ier

De l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information

Article 5

L’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information mentionnée à l’article L. 2321‑1 du code de la défense est chargée de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de sécurité des systèmes d’information régie par le présent titre et de son contrôle.

Le Premier ministre peut désigner un organisme autre que l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information mentionnée au premier alinéa pour exercer à l’égard de certaines entités, à raison de leur activité dans le domaine de la défense, certaines des responsabilités de cette autorité prévues par le présent titre.

Les missions de l’autorité nationale et des organismes désignés par le Premier ministre ainsi que leurs conditions d’exercice sont précisées par décret en Conseil d’État. Ces missions comprennent notamment l’accompagnement et le soutien au développement de la filière cybersécurité en coordination avec les ministères compétents.

Article 5 bis (nouveau)

Afin de parvenir à un niveau élevé de cybersécurité et de le maintenir, le Premier ministre élabore une stratégie nationale en matière de cybersécurité, qui comprend notamment :

1° Les objectifs et priorités de la Nation en matière de cybersécurité, couvrant en particulier les secteurs mentionnés à l’article 7 ;

2° Une liste des différents acteurs et autorités concernés par la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière de cybersécurité ;

3° Un cadre de gouvernance visant une coordination renforcée entre les acteurs et autorités définis au 2° dans le but d’atteindre les objectifs et priorités mentionnés au 1° ;

4° Un inventaire des mesures garantissant le partage d’informations par les acteurs et autorités mentionnés au 2° sur les risques, les menaces et les incidents en matière de cybersécurité ainsi que la préparation, la réaction et la récupération des services après incident ;

4° bis Les orientations permettant une approche intégrée des enjeux de cybersécurité et de souveraineté numérique ;

5° Un plan comprenant les mesures nécessaires en vue d’améliorer le niveau général de sensibilisation des entreprises, des administrations publiques et des citoyens à la cybersécurité ;

5° bis Les modalités de soutien aux collectivités territoriales et à leurs groupements ;

5° ter L’identification et le renforcement des compétences et des formations nécessaires sur l’ensemble du territoire ;

6° Les indicateurs clés de performance aux fins de l’évaluation de la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière de cybersécurité.

La stratégie nationale en matière de cybersécurité est mise à jour au moins tous les trois ans.

À compter de 2026 et tous les deux ans, le Gouvernement remet au Parlement, avant le 30 septembre des années concernées, un rapport sur la mise en œuvre de la stratégie nationale en matière de cybersécurité. Ce rapport précise l’évolution des indices de performance définis par ladite stratégie.

Chapitre II

De la cyber‑résilience

Section 1

Définitions

Article 6

Au sens du présent titre, on entend par :

1° Bureau d’enregistrement : une entité fournissant des services d’enregistrement de noms de domaine ;

2° Office d’enregistrement : une entité à laquelle un domaine de premier niveau spécifique a été délégué et qui est responsable de l’administration de ce domaine, y compris de l’enregistrement des noms de domaine en relevant et de son fonctionnement technique, notamment l’exploitation de ses serveurs de noms, la maintenance de ses bases de données et la distribution de ses fichiers de zone sur les serveurs de noms, que ces opérations soient effectuées par l’entité elle‑même ou qu’elles soient sous‑traitées, mais à l’exclusion des situations où les noms de domaine de premier niveau sont utilisés par un registre uniquement pour son propre usage ;

2° bis (nouveau) Incident : un événement compromettant la disponibilité, l’authenticité, l’intégrité ou la confidentialité des données stockées, transmises ou faisant l’objet d’un traitement, ou des services que les réseaux et systèmes d’information offrent ou rendent accessibles ;

3° Prestataire de services de confiance : un prestataire de services de confiance au sens du paragraphe 19 de l’article 3 du règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive 1999/93/CE ;

4° Prestataire de services de confiance qualifié : un prestataire de services de confiance au sens du paragraphe 20 de l’article 3 du règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 précité ;

5° Représentant : une personne physique ou morale établie dans l’Union qui est expressément désignée pour agir pour le compte d’un fournisseur de services de système de nom de domaine, d’un registre de noms de domaine de premier niveau, d’une entité fournissant des services d’enregistrement de noms de domaine, d’un fournisseur d’informatique en nuage, d’un fournisseur de services de centre de données, d’un fournisseur de réseau de diffusion de contenu, d’un fournisseur de services gérés, d’un fournisseur de services de sécurité gérés ou d’un fournisseur de places de marché en ligne, de moteurs de recherche en ligne ou de plateformes de services de réseaux sociaux non établi dans l’Union, qui peut être contactée par une autorité compétente ou un centre de veille, d’alerte et de réponse aux attaques informatiques (CERT) à la place de l’entité elle‑même concernant les obligations incombant à ladite entité en application de la présente loi ;

6° Service de centre de données : un service qui englobe les structures, ou groupes de structures, dédiées à l’hébergement, l’interconnexion et l’exploitation centralisées des équipements informatiques et de réseau fournissant des services de stockage, de traitement et de transport des données, ainsi que l’ensemble des installations et infrastructures de distribution d’électricité et de contrôle environnemental ;

7° Système d’information : l’ensemble des infrastructures et services logiciels informatiques permettant de collecter, traiter, transmettre et stocker sous forme numérique des données ;

 (nouveau) Vulnérabilité : une faiblesse, susceptibilité ou faille de produits ou services des technologies de l’information et de la communication, ou d’un utilisateur de ces derniers, qui peut être exploitée par une cybermenace.

Section 2

Des exigences de sécurité des systèmes d’information

Article 7

I. – Sont considérés au titre de la présente section comme des secteurs hautement critiques pour le fonctionnement de l’économie et de la société les secteurs :

1° De l’énergie ;

2° Des transports ;

3° Des banques ;

4° Des infrastructures des marchés financiers ;

5° De la santé ;

6° De l’eau potable ;

7° Des eaux usées ;

8° De l’infrastructure numérique ;

9° De la gestion des services des technologies de l’information et de la communication ;

10° De l’espace.

II. – Sont considérés au titre de la présente section comme des secteurs critiques pour le fonctionnement de l’économie et de la société les secteurs :

1° Des services postaux et d’expédition ;

2° De la gestion des déchets ;

3° De la fabrication, de la production et de la distribution de produits chimiques ;

4° De la production, de la transformation et de la distribution des denrées alimentaires ;

5° De la fabrication de certains biens, équipements et produits ;

6° Des fournisseurs de certains services numériques ;

7° De la recherche.

III. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. Il détermine les sous‑secteurs et les types d’entités relevant des secteurs mentionnés aux I et II.

Article 8

Sont des entités essentielles :

1° Les entreprises relevant d’un type d’entités appartenant à un des secteurs d’activité hautement critiques qui emploient au moins 250 personnes ou dont le chiffre d’affaires annuel excède 50 millions d’euros et dont le total du bilan annuel excède 43 millions d’euros ;

2° Les établissements publics à caractère industriel et commercial, à l’exception du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives pour ses seules activités dans le domaine de la défense, ainsi que les régies dotées de la seule autonomie financière chargées d’un service public industriel et commercial créées en application du 2° de l’article L. 2221‑4 du code général des collectivités territoriales, relevant d’un type d’entités appartenant à un des secteurs d’activité hautement critiques, qui emploient au moins 250 personnes ou dont les produits d’exploitation excèdent 50 millions d’euros et le total du bilan annuel excède 43 millions d’euros. Le critère d’emploi est calculé selon les modalités prévues au I de l’article L. 130‑1 du code de la sécurité sociale, les critères financiers sont appréciés au niveau de la personne morale ou de la régie concernée ;

3° Les opérateurs de communications électroniques qui emploient au moins 50 personnes ou dont le chiffre d’affaires annuel et le total du bilan annuel excèdent chacun 10 millions d’euros ;

4° Les prestataires de services de confiance qualifiés ;

5° Les offices d’enregistrement ;

6° Les fournisseurs de services de système de noms de domaine ;

7° Les administrations suivantes :

a) Les administrations de l’État et leurs établissements publics administratifs, à l’exception des administrations de l’État qui exercent leurs activités dans les domaines de la sécurité publique, de la défense et de la sécurité nationale, de la répression pénale et des missions diplomatiques et consulaires françaises pour leurs réseaux et systèmes d’information ainsi que de leurs établissements publics administratifs qui exercent leurs activités dans les mêmes domaines ou qui sont désignés entité importante par arrêté du Premier ministre. Le Premier ministre désigne par arrêté les établissements publics administratifs de l’État qui, compte tenu du faible impact économique et social de leur activité, ne sont pas soumis à la présente loi, dans des conditions précisées par décret en Conseil d’État ;

b) Les régions, les départements, les communes d’une population supérieure à 30 000 habitants, leurs établissements publics administratifs dont les activités s’inscrivent dans un des secteurs d’activité hautement critiques ou critiques ;

c) Les centres de gestion mentionnés à l’article L. 452‑1 du code général de la fonction publique ;

d) Les services départementaux d’incendie et de secours mentionnés à l’article L. 1424‑1 du code général des collectivités territoriales ;

e) Les communautés urbaines, les communautés d’agglomération comprenant au moins une commune de plus de 30 000 habitants et les métropoles, leurs établissements publics administratifs dont les activités s’inscrivent dans un des secteurs d’activité hautement critiques ou critiques ;

f) Les syndicats mentionnés aux articles L. 5212‑1, L. 5711‑1 et L. 5721‑2 du même code dont les activités s’inscrivent dans un des secteurs d’activité hautement critiques ou critiques et dont la population est supérieure à 30 000 habitants ;

g) Les institutions et organismes interdépartementaux mentionnés à l’article L. 5421‑1 dudit code dont les activités s’inscrivent dans un des secteurs d’activité hautement critiques ou critiques ;

h) Et les autres organismes et personnes de droit public ou de droit privé chargés d’une mission de service public administratif, mentionnés au 1° de l’article L. 100‑3 du code des relations entre le public et l’administration, à compétence nationale, à l’exception de ceux qui sont désignés entité importante par arrêté du Premier ministre. Le Premier ministre désigne par arrêté les organismes et personnes morales qui, compte tenu du faible impact économique et social de leur activité, ne sont pas soumis à la présente loi, dans des conditions précisées par décret en Conseil d’État ;

8° Les opérateurs d’importance vitale en tant qu’ils exercent une activité qualifiée de service essentiel en application du second alinéa du 1° du I de l’article L. 1332‑2 du code de la défense ;

9° Les opérateurs de services essentiels désignés en application de l’article 5 de la loi n° 2018‑133 du 26 février 2018 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité avant l’entrée en vigueur de la présente loi ;

10° Les établissements d’enseignement menant des activités de recherche, désignés par arrêté du Premier ministre dans des conditions précisées par décret en Conseil d’État, qui remplissent l’un des critères mentionnés à l’article 10 de la présente loi.

Article 9

Sont des entités importantes :

1° Les entreprises relevant d’un type d’entités appartenant à un des secteurs d’activité hautement critiques ou critiques qui ne sont pas des entités essentielles et qui emploient au moins 50 personnes ou dont le chiffre d’affaires et le total du bilan annuel excèdent chacun 10 millions d’euros ;

2° Les opérateurs de communications électroniques qui ne sont pas des entités essentielles ;

3° Les prestataires de services de confiance qui ne sont pas des entités essentielles ;

4° Les communautés d’agglomération ne comprenant pas au moins une commune de plus de 30 000 habitants, les communautés de communes et leurs établissements publics administratifs dont les activités s’inscrivent dans un des secteurs d’activité hautement critiques ou critiques ;

5° Les établissements d’enseignement menant des activités de recherche qui ne sont pas des entités essentielles. Le Premier ministre désigne par arrêté les établissements qui, compte tenu du faible impact économique et social de leur activité, ne sont pas soumis à la présente loi, dans des conditions précisées par décret en Conseil d’État ;

6° Les établissements publics administratifs de l’État expressément désignés en tant qu’entités importantes par arrêté du Premier ministre dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ;

7° Les autres organismes et personnes de droit public ou de droit privé chargés d’une mission de service public administratif, mentionnés au 1° de l’article L. 100‑3 du code des relations entre le public et l’administration, à compétence nationale, expressément désignés en tant qu’entités importantes par arrêté du Premier ministre dans des conditions précisées par décret en Conseil d’État ;

8° Les établissements publics à caractère industriel et commercial et les régies dotées de la seule autonomie financière chargées d’un service public industriel et commercial créées en application du 2° de l’article L. 2221‑4 du code général des collectivités territoriales, relevant d’un type d’entités appartenant à un des secteurs d’activité hautement critiques ou critiques, qui emploient au moins 50 personnes ou dont le produit d’exploitation et le total du bilan annuel excèdent chacun 10 millions d’euros et qui ne sont pas entités essentielles. Le critère d’emploi est calculé selon les modalités prévues au I de l’article L. 130‑1 du code de la sécurité sociale, les critères financiers sont appréciés au niveau de la personne morale ou de la régie concernée.

Article 10

Outre les entités mentionnées aux articles 8 et 9, le Premier ministre peut désigner par arrêté comme entité essentielle ou comme entité importante une entité exerçant une activité relevant d’un secteur d’activité hautement critique ou critique, quelle que soit sa taille, sous réserve de justifier cette désignation au regard de l’un des critères suivants :

1° L’entité est le seul prestataire sur le territoire national d’un service qui est essentiel au maintien du fonctionnement de la société et d’activités économiques critiques ;

2° Une perturbation du service fourni par l’entité pourrait avoir un impact important sur la sécurité publique, la sûreté publique ou la santé publique ;

3° Une perturbation du service fourni par l’entité pourrait induire un risque systémique important, en particulier pour les secteurs où cette perturbation pourrait avoir un impact transfrontière ;

4° L’entité est critique en raison de son importance spécifique au niveau national ou local pour le secteur ou le type de service concerné, ou pour d’autres secteurs interdépendants sur le territoire national.

Article 11

I. – Les entités essentielles et les entités importantes sont régies par les dispositions du présent titre lorsque, selon le cas :

1° Elles sont établies sur le territoire national ;

2° S’agissant des opérateurs de communications électroniques, ils fournissent leurs services sur le territoire national ;

3° S’agissant des fournisseurs de services de système de noms de domaine, des offices d’enregistrement, des fournisseurs de services d’informatique en nuage, des fournisseurs de services de centres de données, des fournisseurs de réseaux de diffusion de contenu, des fournisseurs de services gérés, des fournisseurs de services de sécurité gérés, ainsi que des fournisseurs de places de marché en ligne, de moteurs de recherche en ligne ou de plateformes de services de réseaux sociaux :

a) Ils ont leur établissement principal sur le territoire national ;

b) Ou, s’ils sont établis hors de l’Union européenne mais offrent leurs services sur le territoire national, ils ont désigné un représentant établi sur le territoire national.

Toutefois, les conditions d’établissement sur le territoire national ne s’appliquent pas aux administrations et établissements publics.

II. – Les obligations du présent titre applicables aux bureaux d’enregistrement et agents agissant pour le compte de ces derniers concernent :

1° Ceux qui ont leur établissement principal sur le territoire national ;

2° Ou ceux qui ont désigné un représentant établi sur le territoire national, s’ils sont établis hors de l’Union européenne mais offrent leurs services sur le territoire national.

III. – Pour l’application des I et II, l’établissement principal s’entend du lieu où sont principalement prises les décisions relatives aux mesures de gestion des risques en matière de cybersécurité ou, à défaut, le lieu où les opérations de cybersécurité sont effectuées ou, à défaut, l’établissement comptant le plus grand nombre de salariés dans l’Union européenne.

Article 12

L’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information établit et met à jour au moins tous les deux ans la liste des entités essentielles, des entités importantes et des bureaux d’enregistrement sur la base des informations que ces entités et bureaux d’enregistrement lui communiquent.

Dans le respect des modalités de chiffrement de bout en bout ainsi que de protection des données recueillies de l’effet des lois extraterritoriales, les informations à transmettre, leurs modalités de communication et les délais dans lesquels les modifications doivent être transmises sont définis par décret en Conseil d’État.

Article 13

Les dispositions de la présente loi, y compris celles relatives à la supervision, ne sont pas applicables aux entités essentielles et importantes qui sont soumises, en application d’un acte juridique de l’Union européenne, à des exigences sectorielles de sécurité et de notification d’incidents ayant un effet au moins équivalent aux obligations résultant des articles 14 et 17. Pour être équivalentes, les exigences de notification des incidents doivent également prévoir un accès immédiat aux notifications d’incidents par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information.

Article 14

Les entités essentielles, les entités importantes, les administrations de l’État et leurs établissements publics administratifs qui exercent leurs activités dans les domaines de la sécurité publique, de la défense et de la sécurité nationale ainsi que de la répression pénale, les missions diplomatiques et consulaires françaises pour leurs réseaux et systèmes d’information, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives pour ses activités dans le domaine de la défense ainsi que les juridictions administratives et judiciaires prennent les mesures techniques, opérationnelles et organisationnelles appropriées et proportionnées pour gérer les risques qui menacent la sécurité des réseaux et des systèmes d’information qu’elles utilisent dans le cadre de leurs activités ou de la fourniture de leurs services, ainsi que pour éliminer ou réduire les conséquences que les incidents ont sur les destinataires de leurs services et sur d’autres services. Ces mesures garantissent, pour leurs réseaux et leurs systèmes d’information, un niveau de sécurité adapté et proportionné au risque existant. Elles visent à :

1° Prévoir que les organes de direction approuvent et supervisent les mesures de pilotage de la sécurité des réseaux et systèmes d’information, leurs membres ainsi que les personnes exposées aux risques devant être formés à la cybersécurité ;

2° Assurer la protection des réseaux et systèmes d’information, y compris en cas de recours à la sous‑traitance ;

3° Mettre en place des outils et des procédures pour assurer la défense des réseaux et systèmes d’information et gérer les incidents ;

4° Garantir la résilience des activités.

Un décret en Conseil d’État fixe les objectifs auxquels doivent se conformer les personnes mentionnées au premier alinéa afin que les mesures adoptées pour la gestion des risques satisfassent aux 1° à 4°. Ce décret détermine également les conditions d’élaboration, de modification et de publication d’un référentiel d’exigences techniques et organisationnelles qui sont adaptées aux différentes personnes mentionnées au premier alinéa, en fonction de leur degré d’exposition aux risques, de leur taille, de la probabilité de survenance d’incidents et de leur gravité, y compris leurs conséquences économiques et sociales, et les modalités de concertation des représentants des entités concernées et des associations d’élus.

Ce référentiel peut prescrire le recours à des produits, des services ou des processus certifiés au titre du règlement (UE) n° 2019/881 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 relatif à l’ENISA (Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité) et à la certification de cybersécurité des technologies de l’information et des communications, et abrogeant le règlement (UE) n° 526/2013.

Par dérogation aux sixième et septième alinéas du présent article, lorsqu’ils sont des entités importantes ou essentielles, les fournisseurs de services de systèmes de noms de domaine, les offices d’enregistrement, les fournisseurs de services d’informatique en nuage, les fournisseurs de services de centres de données, les fournisseurs de réseaux de diffusion de contenu, les fournisseurs de services gérés, les fournisseurs de services de sécurité gérés, ainsi que les fournisseurs de places de marché en ligne, de moteurs de recherche en ligne et de plateformes de services de réseaux sociaux et les prestataires de services de confiance mettent en œuvre les exigences techniques et méthodologiques qui leur sont propres.

Ces mesures techniques, opérationnelles et organisationnelles sont mises en œuvre aux frais des personnes concernées.

Article 15

Les personnes mentionnées à l’article 14 qui mettent en œuvre les exigences du référentiel mentionné au sixième alinéa du même article 14 ou qui mettent en œuvre tout autre référentiel reconnu comme équivalent par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peuvent s’en prévaloir auprès de celle‑ci lors d’un contrôle pour démontrer le respect des objectifs mentionnés au même sixième alinéa, le cas échéant au moyen d’un label de confiance approuvé par elle.

Dans le cas contraire, ces personnes sont tenues de démontrer que les mesures qu’elles mettent en œuvre permettent de se conformer à ces objectifs.

Article 16

Les opérateurs mentionnés à l’article L. 1332‑2 du code de la défense identifient, tiennent à jour et communiquent à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information la liste de leurs systèmes d’information d’importance vitale mentionnés au 2° de l’article L. 1332‑1 du même code selon des modalités fixées par le Premier ministre.

Ces opérateurs mettent en œuvre sur leurs systèmes d’information d’importance vitale les exigences du référentiel mentionné à l’article 14 de la présente loi ainsi que les exigences spécifiques à ces systèmes d’information fixées par le Premier ministre.

Les administrations qui sont entités essentielles ou importantes ainsi que les administrations de l’État et leurs établissements publics administratifs qui exercent leurs activités dans les domaines de la sécurité publique, de la défense et de la sécurité nationale, de la répression pénale, ou des missions diplomatiques et consulaires françaises pour leurs réseaux et systèmes d’information, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives pour ses activités dans le domaine de la défense ainsi que les juridictions administratives et judiciaires mettent en œuvre les exigences du référentiel mentionné au même article 14 ainsi que les exigences spécifiques fixées par le Premier ministre à l’égard des systèmes d’information permettant des échanges d’informations par voie électronique avec le public et d’autres administrations.

Les exigences spécifiques mentionnées aux premier à troisième alinéas du présent article peuvent prescrire le recours à des dispositifs matériels ou logiciels ou à des prestataires de services certifiés, qualifiés ou agréés ou prévoir que le recours à des dispositifs matériels ou logiciels ou à des prestataires de services certifiés, qualifiés ou agréés emporte présomption de conformité à l’exigence de sécurité concernée. Ces exigences peuvent également prescrire des audits de sécurité réguliers réalisés par des organismes indépendants. Les personnes mentionnées au présent article appliquent ces exigences à leurs frais.

Article 16 bis (nouveau)

Il ne peut être imposé aux fournisseurs de services de chiffrement, y compris aux prestataires de services de confiance qualifiés, l’intégration de dispositifs techniques visant à affaiblir volontairement la sécurité des systèmes d’information et des communications électroniques tels que des clés de déchiffrement maîtresses ou tout autre mécanisme permettant un accès non consenti aux données protégées.

Article 17

Les personnes mentionnées à l’article 14 notifient sans retard injustifié à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information tout incident ayant un impact important sur la fourniture de leurs services.

Un incident est considéré comme important si :

1° Il a causé ou est susceptible de causer une perturbation opérationnelle grave des services ou des pertes financières pour la personne concernée ;

2° Il a affecté ou est susceptible d’affecter d’autres personnes physiques ou morales en causant des dommages matériels, corporels ou moraux considérables.

Les personnes mentionnées au même article 14 soumettent à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information :

a) Sans retard injustifié et au plus tard dans les vingt‑quatre heures après avoir eu connaissance de l’incident important, une notification initiale qui, le cas échéant indique si l’incident important est susceptible d’avoir été causé par des actes illicites ou malveillants ou s’il pourrait avoir un impact en dehors du territoire national ;

b) Sans retard injustifié et au plus tard dans les soixante‑douze heures après avoir eu connaissance de l’incident important, une notification intermédiaire qui, le cas échéant, met à jour les informations mentionnées au a, et fournit une évaluation initiale de l’incident important, y compris de sa gravité et de son impact, ainsi que des indicateurs de compromission lorsqu’ils sont disponibles. Par dérogation, les entités mentionnées au 4° de l’article 8 et au 3° de l’article 9 procèdent à cette notification sans retard injustifié et au plus tard dans les vingt‑quatre heures après avoir eu connaissance de l’incident important ayant un impact sur la fourniture de leurs services de confiance ;

c) À la demande de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, un rapport sur les mises à jour pertinentes de la situation ;

d) Au plus tard un mois après la notification intermédiaire mentionnée au b, un rapport final, sous réserve que l’incident soit traité ;

e) Dans le cas contraire, un rapport d’avancement, au plus tard un mois après la notification intermédiaire mentionnée au même b, devant être complété par un rapport final dans un délai d’un mois après le traitement de l’incident.

L’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information fournit, sans retard injustifié et si possible dans les vingt‑quatre heures suivant la réception de la première notification reçue, une réponse à la personne émettrice de la notification.

Pour prévenir un incident concernant une entité essentielle ou une entité importante ou pour faire face à un incident en cours ou lorsque la divulgation de l’incident est dans l’intérêt public, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peut, après avoir consulté l’entité essentielle ou importante concernée, exiger de celle‑ci qu’elle informe le public de l’incident ou le faire elle‑même.

Le cas échéant, les entités essentielles et importantes notifient sans retard injustifié :

– les incidents importants ayant un impact direct sur les destinataires de leurs services, notamment lorsqu’ils ont causé ou sont susceptibles de causer l’extraction de données sensibles de ces derniers, ou de causer la mort ou des dommages considérables à la santé d’une personne physique destinataire, ou qu’ils consistent en un accès non autorisé effectif au réseau et aux systèmes d’information de l’entité, susceptible d’être malveillant et de causer une perturbation opérationnelle grave pour le destinataire ;

– les vulnérabilités critiques affectant leurs services ou les affectant potentiellement, ainsi que les mesures ou corrections, dès qu’elles en ont connaissance, que ces destinataires peuvent appliquer en réponse à cette vulnérabilité ou à cette menace.

Cette obligation de notification ne s’étend pas aux informations dont la divulgation porterait atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale.

En cas d’incident important ou de vulnérabilité critique, les personnes mentionnées au premier alinéa peuvent communiquer à l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information la liste des destinataires de leurs services. Cette autorité tient compte, dans l’usage qu’elle fait de ces informations, des intérêts économiques de ces personnes et veille à ne pas révéler d’informations susceptibles de porter atteinte à leur sécurité et au secret en matière commerciale et industrielle.

L’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information informe la Commission nationale de l’informatique et des libertés de tout incident mentionné au premier alinéa susceptible d’entraîner une violation de données à caractère personnel.

Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article. Il précise notamment la procédure applicable et les critères d’appréciation des caractères importants et critiques des incidents et vulnérabilités.

Section 3

Enregistrement des noms de domaine

Article 18

Les offices d’enregistrement et les bureaux d’enregistrement ainsi que les agents agissant pour le compte de ces derniers qui satisfont à l’une des conditions prévues à l’article 11 sont soumis aux dispositions de la présente section.

Article 19

Les offices d’enregistrement collectent, par l’intermédiaire des bureaux d’enregistrement ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers, les données nécessaires à l’enregistrement des noms de domaine.

Les offices et les bureaux d’enregistrement sont responsables du traitement de ces données au regard de la réglementation en matière de protection des données personnelles. Ils tiennent ces bases de données à jour, en maintenant les données exactes et complètes, sans redondance de collecte. À cette fin, ils mettent en place des procédures, accessibles au public, permettant de vérifier ces données lors de leur collecte et d’assurer la sécurité de leur base de données.

Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, fixe la liste des données relatives aux noms de domaine devant être collectées.

Article 20

Les offices et les bureaux d’enregistrement conservent les données relatives à chaque nom de domaine dans leur base de données pendant la durée d’utilisation du nom de domaine et jusqu’à expiration d’un délai d’un an à compter de la cessation de l’utilisation de ce nom de domaine.

Article 21

Les offices et bureaux d’enregistrement rendent publiques, sans retard injustifié après l’enregistrement d’un nom de domaine, les données d’enregistrement relatives à ce nom de domaine dès lors qu’elles n’ont pas de caractère personnel.

Article 22

Pour les besoins des procédures pénales et de la sécurité des systèmes d’information, les agents habilités à cet effet par l’autorité judiciaire ou par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peuvent obtenir des offices et bureaux d’enregistrement les données mentionnées à l’article 20.

Les offices et les bureaux d’enregistrement fixent les règles de procédure pour la communication de ces données aux agents mentionnés au premier alinéa. Cette communication intervient dans un délai n’excédant pas soixante‑douze heures. Ces règles sont accessibles au public.

Un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, fixe les modalités d’application du présent article.

Section 4

Coopération et échange d’informations

Article 23

Les dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale ou celles relatives aux autres secrets protégés par la loi ne font pas obstacle à la communication d’informations dont ils disposent aux fins de l’accomplissement de leurs missions respectives, à l’exception des informations dont la communication porterait atteinte à la sécurité publique, à la défense et la sécurité nationale ou à la conduite des relations internationales, entre, d’une part, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, et, d’autre part, la Commission nationale de l’informatique et des libertés ou les autorités compétentes chargées de la gestion des risques en matière de cybersécurité en vertu d’un acte sectoriel de l’Union européenne ou les autorités chargées de la conduite de la politique pénale, de l’action publique et de l’instruction ou la Commission européenne ou les autorités compétentes des autres États membres de l’Union européenne ou des centres de réponse aux incidents de sécurité informatique ou des organismes internationaux concourant aux missions de sécurité ou de défense des systèmes d’information.

La communication d’informations effectuée en application du premier alinéa du présent article ne peut intervenir que si elle est nécessaire à l’accomplissement des missions des personnes émettrices ou destinataires de ces informations. Les informations échangées se limitent au minimum nécessaire et sont proportionnées à l’objectif du partage. Le partage d’informations préserve la confidentialité des informations concernées et protège la sécurité et les intérêts commerciaux des entités concernées.

Les modalités d’application du présent article, notamment les modalités du partage d’informations, sont déterminées par décret en Conseil d’État.

Article 24

L’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information agrée des organismes publics ou privés en tant que relais dans la prévention et la gestion des incidents. L’autorité et les organismes qu’elle a ainsi agréés sont autorisés à échanger entre eux des informations couvertes par des secrets protégés par la loi.

Les modalités d’application du présent article, notamment les modalités de dépôt et d’examen des demandes d’agrément des organismes mentionnés au premier alinéa, sont déterminées par décret en Conseil d’État.

Chapitre III

De la supervision

Article 25

Lorsqu’elle a connaissance d’une menace susceptible de porter atteinte à la sécurité des systèmes d’information des personnes mentionnées à l’article 14 et des bureaux d’enregistrement, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peut prescrire à la personne ou au bureau d’enregistrement concerné les mesures nécessaires pour éviter un incident ou y remédier et déterminer les délais accordés pour les mettre en œuvre et en rendre compte.

Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État.

Section 1

Recherche et constatations des manquements

Sous‑section 1

Habilitation

Article 26 a (nouveau)

À l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 103 du code des postes et des communications électroniques, les mots : « établie selon un » sont remplacés par les mots : « lorsqu’il répond aux prescriptions d’un ».

Article 26

Les agents et personnels spécialement désignés et assermentés de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information et des services de l’État désignés par elle sont habilités à rechercher et à constater les manquements aux obligations, prescriptions et exigences prévues :

1° Par le règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive n° 1999/93/CE ;

2° Par le règlement (UE) n° 2019/881 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 relatif à l’ENISA (Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité) et à la certification de cybersécurité des technologies de l’information et des communications, et abrogeant le règlement (UE) n° 526/2013 ;

3° Aux chapitres II et III du présent titre ;

4° À l’article L. 100, aux III et IV de l’article L. 102 et à l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 103 du code des postes et des communications électroniques ;

5° Par les exigences de cybersécurité résultant des autorisations, certifications, qualifications et agréments délivrés par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information ou, le cas échéant, par les organismes d’évaluation de la conformité.

Les agents et personnels des organismes indépendants ou experts spécialement habilités par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peuvent concourir à la recherche des manquements mentionnés au premier alinéa du présent article sous le contrôle des agents et personnels mentionnés au même premier alinéa.

Sous‑section 2

Des pouvoirs

Article 27

La personne faisant l’objet d’un contrôle de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information met à disposition des agents et personnels mentionnés à l’article 26 les moyens nécessaires pour vérifier sur pièces et sur place le respect des obligations mentionnées au même article 26.

Ces agents et personnels ont accès aux locaux à usage professionnel des entités contrôlées et sont habilités à :

1° Exiger la communication de tout document nécessaire à l’accomplissement de leur mission, quel qu’en soit le support, et obtenir ou prendre copie de ces documents par tout moyen et sur tout support ;

2° Recueillir, sur convocation, sur place ou sur demande, tout renseignement ou toute justification nécessaire au contrôle ;

3° Accéder aux systèmes d’information, aux logiciels, aux programmes informatiques et aux données stockées et en demander la transcription par tout traitement approprié dans des documents directement exploitables pour les besoins de la supervision ;

4° Procéder, sur convocation ou sur place, aux auditions de toute personne susceptible d’apporter des éléments utiles à leurs constatations. Ils en dressent procès‑verbal, qui doit comporter les questions auxquelles il est répondu. Les personnes entendues procèdent elles‑mêmes à sa lecture, peuvent y faire consigner leurs observations et y apposent leur signature. Si elles déclarent ne pas pouvoir lire, lecture leur en est faite préalablement à la signature. En cas de refus de signer le procès‑verbal, mention en est faite sur celui‑ci.

Dans le cadre du contrôle, le secret professionnel ne peut être opposé aux agents et personnels mentionnés au premier alinéa du présent article.

Ces agents et personnels sont tenus au secret professionnel pour les faits, actes ou renseignements dont ils ont connaissance en raison de leurs fonctions, sous réserve des éléments utiles à l’établissement des documents nécessaires à l’instruction.

Les rapports, avis et autres documents justifiant la saisine de la commission des sanctions mentionnée à l’article L. 1332‑15 du code de la défense en application de l’article 28 de la présente loi ou l’adoption d’une mesure d’exécution prévue à l’article 31, y compris ceux établis ou recueillis dans le cadre des opérations de contrôle, peuvent être communiqués à la personne contrôlée.

Il est dressé procès‑verbal des vérifications et visites menées en application du présent article, qui fait foi jusqu’à preuve du contraire.

Article 28

La personne faisant l’objet d’un contrôle de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information est tenue de coopérer avec les agents et personnels mentionnés à l’article 26, qui sont habilités à constater toute action de sa part de nature à faire obstacle au contrôle.

Le fait, pour la personne contrôlée, de faire obstacle aux contrôles, notamment en fournissant des renseignements incomplets ou inexacts ou en communiquant des pièces incomplètes ou dénaturées, est constitutif d’un manquement et puni d’une amende administrative prononcée par la commission des sanctions mentionnée à l’article L. 1332‑15 du code de la défense, dont le montant, proportionné à la gravité du manquement, ne peut excéder dix millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, hors taxes, de l’exercice précédent de l’entreprise à laquelle appartient la personne contrôlée, le montant le plus élevé étant retenu.

L’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information notifie à la personne contrôlée les griefs constitutifs d’obstacle au sens du deuxième alinéa du présent article retenus à son encontre, et saisit la commission des sanctions mentionnée à l’article L. 1332‑15 du code de la défense, qui se prononce dans les conditions prévues à la section 3 du présent chapitre.

Le présent article ne s’applique pas aux administrations de l’État et à ses établissements publics administratifs.

Article 29

Le contrôle de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peut prendre les formes suivantes :

1° Inspections sur place et contrôles à distance ;

2° Audits de sécurité réguliers et ciblés réalisés par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information ;

2° bis (nouveau) Audits de sécurité réguliers et ciblés réalisés par un organisme indépendant désigné par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information ;

3° Scans de sécurité ;

4° Audits en cas d’incident important ou d’une violation des obligations mentionnées à l’article 26.

Le coût des mesures mentionnées aux 1°, 2°, 3° et 4° est à la charge de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information. Celui des mesures mentionnées au 2° bis est à la charge de la personne contrôlée sauf, lorsque les circonstances l’exigent, si l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information en décide autrement.

Article 30

Les modalités d’application de la présente section sont fixées par décret en Conseil d’État.

Section 2

Mesures consécutives aux contrôles

Article 31

Lorsqu’un manquement ou une suspicion de manquement aux obligations mentionnées à l’article 26 apparaît au terme d’un contrôle réalisé en application de la section 1, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peut ouvrir une procédure. Le cas échéant, elle en informe la personne contrôlée.

L’instruction est confiée à un ou plusieurs rapporteurs désignés parmi les agents et personnels mentionnés à l’article 26.

Lorsque les faits constatés ne justifient pas l’adoption d’une mesure d’exécution mentionnée aux 1° à 5° du présent article, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information clôt la procédure et en informe la personne contrôlée.

Dans le cas contraire, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peut, après avoir mis la personne contrôlée en mesure de présenter ses observations :

1° Prononcer un avertissement à son encontre ;

2° Lui enjoindre de prendre les mesures nécessaires pour éviter un incident ou y remédier et d’en rendre compte dans un délai qu’elle détermine ;

3° Lui enjoindre de se mettre en conformité avec les obligations mentionnées à l’article 26 dans un délai qu’elle détermine et qui ne peut être inférieur à un mois, sauf en cas de manquement grave ou répété ;

4° Lui enjoindre d’informer les personnes physiques ou morales auxquelles elle fournit des services ou au profit desquelles elle exerce des activités susceptibles d’être affectés par une menace de nature à porter gravement atteinte à la sécurité des systèmes d’information de la nature de cette menace et de suggérer à ces personnes des mesures préventives ou réparatrices ;

5° Lui enjoindre de mettre en œuvre, dans un délai qu’elle détermine, les recommandations formulées à la suite d’un audit de sécurité.

La mesure d’exécution adoptée est notifiée à la personne contrôlée et peut être assortie d’une astreinte dont le montant ne peut excéder 5 000 euros par jour de retard.

L’astreinte journalière court à compter du jour suivant l’expiration du délai imparti à la personne contrôlée pour se mettre en conformité avec la mesure d’exécution notifiée. En cas d’inexécution totale ou partielle ou d’exécution tardive, la commission des sanctions mentionnée à l’article L. 1332‑15 du code de la défense procède à la liquidation de l’astreinte.

Article 33

Lorsque la personne contrôlée fournit des éléments montrant qu’elle s’est mise en conformité avec la mesure d’exécution notifiée en application de l’article 31 dans le délai imparti, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information constate qu’il n’y a pas lieu de poursuivre la procédure et en informe la personne contrôlée.

Dans le cas contraire, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information notifie à la personne contrôlée les griefs retenus à son encontre et saisit la commission des sanctions mentionnée à l’article L. 1332‑15 du code de la défense.

Lorsque la personne contrôlée est une entité essentielle au sens des articles 8 et 10 de la présente loi et qu’elle n’apporte pas la preuve qu’elle s’est mise en conformité avec les mesures d’exécution mentionnées aux 2°, 3° et 5° de l’article 31 de la présente loi dans le délai imparti, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information peut suspendre une certification ou une autorisation concernant tout ou partie des services fournis ou des activités exercées par l’entité jusqu’à ce que celle‑ci ait mis un terme au manquement. Lorsque cette certification ou cette autorisation a été délivrée par un organisme de certification ou d’autorisation tiers, l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information enjoint à cet organisme de la suspendre jusqu’à ce que l’entité ait mis un terme au manquement.

Article 34

Un décret en Conseil d’État fixe les modalités de la procédure prévue à la présente section.

Section 3

Des sanctions

Article 35

Saisie par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information, la commission des sanctions mentionnée à l’article L. 1332‑15 du code de la défense statue sur les manquements constatés aux obligations découlant de l’application des chapitres II et III du présent titre, dans les conditions prévues par la présente section.

Article 36

Lorsqu’elle est saisie par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information de manquements aux obligations découlant de l’application des chapitres II et III du présent titre, la commission des sanctions mentionnée à l’article L. 1332‑15 du code de la défense est composée :

1° Des personnes mentionnées au 1° de l’article L. 1332‑16 du même code ;

2° De trois personnalités qualifiées, nommées respectivement par le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat en raison de leurs compétences dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information. Ces personnalités ne peuvent avoir exercé, au cours des trois années précédant leur nomination, une activité ni au sein de l’une des personnes mentionnées aux articles 8 et 9 ni au sein de l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information.

Article 37

I. – En cas de manquement constaté aux obligations prévues au présent titre, la commission des sanctions peut prononcer :

1° À l’encontre des entités essentielles et des opérateurs mentionnés à l’article L. 1332‑2 du code de la défense, à l’exception des administrations de l’État et de ses établissements publics administratifs, des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics administratifs, une amende administrative dont le montant, proportionné à la gravité du manquement, ne peut excéder 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial, hors taxes, de l’exercice précédent de l’entreprise à laquelle l’entité essentielle appartient, le montant le plus élevé étant retenu ;

2° À l’encontre des entités importantes, à l’exception des administrations de l’État et de ses établissements publics administratifs, des collectivités territoriales, de leurs groupements et de leurs établissements publics administratifs, une amende administrative dont le montant, proportionné à la gravité du manquement, ne peut excéder 7 millions d’euros ou 1,4 % du chiffre d’affaires annuel mondial total, hors taxes, de l’exercice précédent de l’entreprise à laquelle l’entité importante appartient, le montant le plus élevé étant retenu ;

3° À l’encontre des offices d’enregistrement et des bureaux d’enregistrement mentionnés à l’article 18 de la présente loi, à l’exception de ceux relevant des articles L. 45 à L. 45‑8 du code des postes et des communications électroniques lorsqu’il s’agit d’un manquement aux obligations prévues à la section 3 du chapitre II de la présente loi, une amende administrative dont le montant, proportionné à la gravité du manquement, ne peut excéder 7 millions d’euros ou 1,4 % du chiffre d’affaires annuel mondial total, hors taxes, de l’exercice précédent. Cette amende peut se cumuler avec l’amende prévue au 1° prononcée à l’encontre d’un office d’enregistrement en cas de manquement aux obligations applicables aux entités essentielles.

Si les manquements relevés constituent également une violation du règlement (UE) n° 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE, donnant lieu à une amende administrative prononcée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés en application des articles 20 à 22‑1 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, la commission des sanctions ne peut prononcer de sanction sous forme d’amende administrative.

II. – La commission des sanctions peut prononcer une amende administrative dont le montant, proportionné à la gravité du manquement, ne peut excéder 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires annuel mondial total, hors taxes, de l’exercice précédent, le montant le plus élevé étant retenu, à l’encontre :

1° Des fournisseurs de moyens d’identification électronique relevant des schémas d’identification électronique notifiés par l’État, des prestataires de services de confiance établis sur le territoire français, des fournisseurs de dispositifs de création de signature et de cachet électronique qualifié qu’elle certifie et des organismes d’évaluation de la conformité, à l’exception des administrations de l’État et de leurs établissements publics à caractère administratif, en cas de manquement constaté au règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 précité ;

2° Des organismes d’évaluation de la conformité sauf si l’organisme d’évaluation de la conformité est l’autorité nationale de certification de cybersécurité, des titulaires d’une déclaration de conformité aux exigences d’un schéma de certification européen et de cybersécurité, des titulaires d’un agrément, d’une qualification ou d’un certificat dans le domaine de la cybersécurité, en cas de manquement constaté au règlement (UE) n° 2019/881 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 précité ou aux exigences mentionnées aux 4° et 5° de l’article 26 de la présente loi.

III. – Lorsque la commission des sanctions envisage de prononcer l’amende prévue à l’article 28 à l’encontre de la même personne, le montant cumulé des sanctions ne peut excéder le montant maximum de l’amende prévue au I ou au II du présent article.

IV. – La commission des sanctions peut également prononcer à l’encontre des organismes d’évaluation de la conformité et des titulaires d’agréments, de qualifications ou de certificats en matière de cybersécurité, au titre du règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 précité, du règlement (UE) 2019/881 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 précité ou des exigences de cybersécurité mentionnées au 5° de l’article 26 de la présente loi les mesures suivantes :

1° L’abrogation d’un agrément, d’une qualification ou d’un certificat ;

2° L’abrogation de l’autorisation, de l’agrément ou de l’habilitation délivré à l’organisme d’évaluation de la conformité, lorsque le manquement n’est pas corrigé dans le délai imparti par l’autorité nationale de sécurité des systèmes d’information.

V. – La commission des sanctions peut, en dernier recours, si le manquement persiste après que l’amende administrative prévue au I ou au II du présent article a été prononcée, interdire à toute personne physique exerçant les fonctions de dirigeant dans l’entité essentielle d’exercer des responsabilités dirigeantes dans cette entité, jusqu’à ce que l’entité essentielle ait remédié au manquement. Ces dispositions ne s’appliquent pas aux administrations.

VI (nouveau). – Lorsque la commission des sanctions prononce l’une des sanctions prévues aux I à IV, elle peut exiger que l’entité concernée communique au public, par tout moyen adapté et à ses frais, le manquement constaté.

La commission des sanctions peut décider, dans l’intérêt du public, de rendre publique sa décision ou un extrait de celle‑ci, selon des modalités qu’elle précise.

VII (nouveau). – Lorsque la commission des sanctions prononce l’une des sanctions prévues au présent article, elle prend en compte les circonstances et la gravité du manquement, le comportement de son auteur, notamment sa bonne foi, ainsi que ses ressources et ses charges.

Chapitre IV

Dispositions diverses d’adaptation

Article 38

Le titre III de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est ainsi modifié :

1° L’article 30 est ainsi modifié :

a) Au II, les mots : « la communauté » sont remplacés par les mots : « l’Union » ;

b) Le III est ainsi modifié :

– le premier alinéa est ainsi rédigé :

« La fourniture, le transfert depuis ou vers un État membre de l’Union européenne, l’importation et l’exportation d’un moyen de cryptologie n’assurant pas exclusivement des fonctions d’authentification ou de contrôle d’intégrité sont soumis à une déclaration préalable auprès du Premier ministre, sauf dans les cas prévus au b du présent III et sans préjudice des exigences applicables aux biens à double usage intégrant un moyen de cryptologie. Un décret en Conseil d’État fixe : « ;

– au b, après le mot : « depuis », sont insérés les mots : « ou vers », les mots : « la communauté » sont remplacés par les mots : « l’Union » et, après le mot : « importation », sont ajoutés les mots : « ou exportation » ;

c) Le IV est abrogé ;

2° L’article 33 est abrogé ;

3° Le I de l’article 35 est ainsi rédigé :

« I. – Sans préjudice de l’application du code des douanes, le fait de ne pas satisfaire à l’obligation de déclaration prévue à l’article 30 en cas de fourniture, de transfert depuis ou vers un État membre de l’Union européenne, d’importation ou d’exportation d’un moyen de cryptologie est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »

Article 39

I. – Le chapitre Ier du titre II du livre III de la deuxième partie du code de la défense est ainsi modifié :

1° L’article L. 2321‑2‑1 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, la première occurrence du mot : « ou » est remplacée par le signe : « , » et les mots : « à l’article 5 de la loi n° 2018‑133 du 26 février 2018 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité » sont remplacés par les mots : « des entités essentielles au sens des articles 8 et 10 de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité » ;

b) Au quatrième alinéa, la première occurrence du mot : « ou » est remplacée par le signe : « , » et les mots : « à l’article 5 de la loi n° 2018‑133 du 26 février 2018 précitée » sont remplacés par les mots : « des entités essentielles au sens des articles 8 et 10 de la loi n°     du      précitée » ;

2° L’article L. 2321‑3 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « opérateurs mentionnés à l’article 5 de la loi n° 2018‑133 du 26 février 2018 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité » sont remplacés par les mots : « entités essentielles au sens de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité » ;

b) Au deuxième alinéa, la première occurrence du mot : « ou » est remplacée par le signe : « , » et les mots : « à l’article 5 de la loi n° 2018‑133 du 26 février 2018 précitée » sont remplacés par les mots : « d’une entité essentielle au sens des articles 8 et 10 de la loi n°     du      précitée ».

II. – Le code des postes et des communications électroniques est ainsi modifié :

1° L’article L. 33‑1 est ainsi modifié :

a) À la fin du a du I, les mots : « qui incluent des obligations de notification à l’autorité compétente des incidents de sécurité ayant eu un impact significatif sur leur fonctionnement » sont supprimés ;

b) Après le q du même I, il est inséré un r ainsi rédigé :

« r) Les prescriptions en matière de sécurité des systèmes d’information prévues par loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité. » ;

c) À l’avant‑dernier alinéa dudit I, les mots : « n ter et o » sont remplacés par les mots : « n ter, o et r » ;

d) Après le 3° du VII, il est inséré un 4° ainsi rédigé :

« 4° Les dispositions du r du I sont applicables en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et en Nouvelle‑Calédonie dans leur rédaction issue de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité. » ;

2° Après le deuxième alinéa de l’article L. 45, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Chaque office d’enregistrement est responsable du fonctionnement technique du domaine de premier niveau qui lui est attribué, incluant notamment l’exploitation de ses serveurs de noms de domaine, la maintenance de ses bases de données d’enregistrement et la distribution des fichiers de zone du domaine de premier niveau sur les serveurs de noms de domaine, qu’il effectue lui‑même ces opérations ou qu’elles soient sous‑traitées. » ;

3° Au deuxième alinéa de l’article L. 45‑3, après le mot : « territoire », sont insérés les mots : « de l’un des États membres » ;

4° L’article 45‑4 est ainsi modifié :

a) La première phrase du premier alinéa est complétée par les mots : « ainsi que par les agents agissant pour le compte de ces derniers » ;

b) À la seconde phrase du même premier alinéa, après le mot : « enregistrement », sont insérés les mots : « ni aux agents agissant pour le compte de ces derniers » ;

c) Le dernier alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Les bureaux d’enregistrement sont responsables vis‑à‑vis de l’office d’enregistrement du respect de ces règles par les agents agissant pour leur compte. » ;

d) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Le décret en Conseil d’État prévu à l’article L. 45‑7 précise les catégories d’agents pouvant agir pour le compte des bureaux d’enregistrement. » ;

5° L’article L. 45‑5 est ainsi modifié :

a) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :

« Les offices d’enregistrement, par l’intermédiaire des bureaux d’enregistrement ainsi que des agents agissant pour le compte de ces derniers, collectent les données nécessaires à l’enregistrement des noms de domaine, notamment celles relatives à l’identification des personnes physiques ou morales titulaires de ces noms de domaine et des personnes chargées de leur gestion. Après l’enregistrement, et sans retard injustifié, les offices et les bureaux d’enregistrement rendent publiques, au moins quotidiennement, ces données dès lors qu’elles n’ont pas de caractère personnel. Ils tiennent ces bases de données à jour, en maintenant les données exactes et complètes, sans redondance de collecte, et sont responsables du traitement de ces données dans le respect de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. » ;

b) À la première phrase du dernier alinéa, après le mot : « inexactes », sont insérés les mots : « ou incomplètes » ;

c) Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :

« Les offices d’enregistrement et les bureaux d’enregistrement répondent aux demandes d’accès aux données d’enregistrement dans un délai n’excédant pas soixante‑douze heures après réception de la demande.

« Le décret en Conseil d’État prévu à l’article L. 45‑7 fixe la liste des données d’enregistrement devant être collectées. » ;

6° L’article L. 45‑8 est complété par les mots : « dans leur rédaction issue de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ».

III. – Le titre Ier de la loi n° 2018‑133 du 26 février 2018 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité est abrogé.

IV. – L’ordonnance n° 2005‑1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives est ainsi modifiée :

1° Les 2° et 3° du II de l’article 1er sont abrogés ;

2° Les articles 9 et 12 sont abrogés ;

3° Le I de l’article 14 est abrogé.

Article 40

I. – Le titre II de la présente loi, à l’exception de l’article 13 et des 2° à 6° du II de l’article 39, est applicable en Polynésie française et en Nouvelle‑Calédonie, sous réserve des adaptations suivantes :

1° En l’absence d’adaptation, les références faites par des dispositions du titre II applicables en Polynésie française et en Nouvelle‑Calédonie à des dispositions qui n’y sont pas applicables sont remplacées par les références aux dispositions ayant le même objet applicables localement ;

2° En Polynésie française et en Nouvelle‑Calédonie, les sanctions pécuniaires encourues en application du titre II sont prononcées en monnaie locale, compte tenu de la contre‑valeur de l’euro dans cette monnaie.

bis (nouveau). – le titre II de la présente loi, à l’exception de l’article 13, est applicable dans les îles Wallis et Futuna et dans les Terres australes et antarctiques françaises. Toutefois, dans les îles Wallis et Futuna les sanctions pécuniaires encourues en vertu du titre II de la présente loi sont prononcées en monnaie locale, compte tenu de la contre‑valeur de l’euro dans cette monnaie.

II. – L’article 13 de la présente loi n’est pas applicable à Saint‑Barthélemy et à Saint‑Pierre‑et‑Miquelon.

III. – Pour l’application du titre II à Saint‑Barthélemy, à Saint‑Pierre‑et‑Miquelon, dans les îles Wallis et Futuna, en Polynésie française, en Nouvelle‑Calédonie et dans les Terres australes et antarctiques françaises, les références à la directive (UE) 2022/2555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union modifiant le règlement (UE) n° 910/2014 et la directive (UE) 2018/1972, et abrogeant la directive (UE) 2016/1148, au règlement (UE) n° 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE, au règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil du 23 juillet 2014 sur l’identification électronique et les services de confiance pour les transactions électroniques au sein du marché intérieur et abrogeant la directive n° 1999/93/CE et au règlement (UE) n° 2019/881 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2019 relatif à l’ENISA (Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité) et à la certification de cybersécurité des technologies de l’information et des communications, et abrogeant le règlement (UE) n° 526/2013 sont remplacées par la référence aux règles en vigueur en métropole en vertu de la même directive et des mêmes règlements.

IV. – Le I de l’article 57 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 précitée est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « 25 et 29 à 49 » sont remplacés par les mots : « 25, 29 à 31 et 37 à 49 » et les mots : « loi n° 2024‑449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique » sont remplacés par les mots : « loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité » ;

2° Au deuxième alinéa, les mots : « 25 et 29 à 49 » sont remplacés par les mots : « 25, 29 à 31 et 37 à 49 » et, après les mots : « Terres australes et antarctiques françaises », sont insérés les mots : « dans leur rédaction résultant de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité » ;

3° Au troisième alinéa, les mots : « articles 35 à 38 » sont remplacés par les mots : « articles 37, 38 » et les mots : « 29 à 34, 39 et 40 » sont remplacés par les mots : « 29 à 31, 37, 39 et 40 ».

V. – Le I de l’article 24 de la loi n° 2018‑133 du 26 février 2018 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité est ainsi rédigé :

« I. – Le titre V est applicable à Wallis‑et‑Futuna, en Polynésie française, en Nouvelle‑Calédonie et dans les Terres australes et antarctiques françaises, dans sa rédaction résultant de la présente loi. »

VI. – L’article 16 de l’ordonnance n° 2005‑1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives est complété par les mots : « dans sa rédaction résultant de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ».

Chapitre V

Dispositions relatives aux communications électroniques

Article 41

L’article L. 39‑1 du code des postes et des communications électroniques est ainsi rédigé :

« Art. L. 391. – I. – Est puni de six mois d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende le fait :

« 1° De maintenir un réseau indépendant en violation d’une décision de suspension ou de retrait du droit d’établir un tel réseau ;

« 2° D’utiliser une fréquence, un équipement ou une installation radioélectrique :

« a) Dans des conditions non conformes à l’article L. 34‑9 ;

« b) Sans posséder l’autorisation prévue à l’article L. 41‑1 ;

« c) En dehors des conditions de ladite autorisation lorsque celle‑ci est requise ;

« d) Sans posséder le certificat d’opérateur prévu à l’article L. 42‑4 ;

« e) En dehors des conditions réglementaires générales prévues à l’article L. 33‑3 ;

« f) Sans l’accord ou l’avis mentionné au I de l’article L. 43 ou en dehors des caractéristiques déclarées lors de la demande de cet accord ou de cet avis.

« II. – Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende, sous réserve de l’application de l’article 78 de la loi n° 86‑1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, le fait :

« 1° De perturber les émissions hertziennes d’un service autorisé en utilisant une fréquence, un équipement ou une installation radioélectrique :

« a) Dans des conditions non conformes à l’article L. 34‑9 ;

« b) Sans posséder l’autorisation prévue à l’article L. 41‑1 ;

« c) En dehors des conditions de ladite autorisation lorsque celle‑ci est requise ;

« d) Sans posséder le certificat d’opérateur prévu à l’article L. 42‑4 ;

« e) En dehors des conditions réglementaires générales prévues à l’article L. 33‑3 ;

« f) Sans l’accord ou l’avis mentionné au I de l’article L. 43 ou en dehors des caractéristiques déclarées lors de la demande de cet accord ou de cet avis ;

« 2° De perturber les émissions hertziennes d’un service autorisé en utilisant un appareil, un équipement ou une installation, électrique ou électronique, dans des conditions non conformes à la réglementation régissant la compatibilité électromagnétique des équipements électriques et électroniques.

« III. – Est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende le fait :

« 1° D’avoir pratiqué l’une des activités prohibées par le I de l’article L. 33‑3‑1 en‑dehors des cas et conditions prévus au II du même article L. 33‑3‑1 ;

« 2° D’utiliser, sans l’autorisation prévue au premier alinéa de l’article L. 41‑1, des fréquences attribuées par le Premier ministre en application de l’article L. 41 pour les besoins de la défense nationale et de la sécurité publique ou d’utiliser une installation radioélectrique, en vue d’assurer la réception de signaux transmis sur ces mêmes fréquences, sans l’autorisation prévue au deuxième alinéa de l’article L. 41‑1. »

Article 42

I. – L’article L. 97‑2 du code des postes et communications électroniques est ainsi modifié :

1° Le I est ainsi modifié :

a) Le second alinéa du 1 est remplacé par cinq alinéas ainsi rédigés :

« L’Agence nationale des fréquences déclare, au nom de la France, l’assignation de fréquence correspondante à l’Union internationale des télécommunications et engage la procédure prévue par le règlement des radiocommunications.

« Cette déclaration est effectuée sous réserve :

« – de la conformité de l’assignation demandée avec le tableau national de répartition des bandes de fréquences et aux stipulations des instruments de l’Union internationale des télécommunications ;

« – de l’existence d’un intérêt économique ou d’un intérêt pour la défense nationale justifiant que la déclaration soit effectuée au nom de la France ;

« – que l’assignation soumise ne soit pas de nature à compromettre les intérêts de la sécurité nationale et le respect par la France de ses engagements internationaux. » ;

b) Le 2 est ainsi modifié :

– après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’autorisation est octroyée à une entité de droit français ou à un établissement immatriculé au registre du commerce et des sociétés en France. » ;

– au 1°, après le mot : « défense », il est inséré le mot : « nationale » et sont ajoutés les mots : « ainsi que le respect par la France de ses engagements internationaux » ;

– après le 4°, sont insérés des 5° et 6° ainsi rédigés :

« 5° Lorsque le demandeur ne peut démontrer que l’autorisation présente un intérêt économique pour la France ;

« 6° Lorsque le demandeur est dans l’incapacité technique ou financière de faire face durablement aux obligations qui seraient les siennes une fois l’autorisation obtenue. » ;

c) Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Elle peut être assortie, le cas échéant, de conditions visant à assurer que les activités prévues dans le cadre de l’exploitation de l’assignation autorisée ne porteront pas atteinte aux intérêts de la sécurité et de la défense nationale ou au respect par la France de ses engagements internationaux. » ;

2° Le second alinéa du III est remplacé par onze alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque le titulaire de l’autorisation ne se conforme pas, dans le délai imparti, à la mise en demeure qui lui a été adressée, le ministre chargé des communications électroniques peut lui notifier des griefs.

« Après que l’intéressé a reçu la notification des griefs et a été mis à même de consulter le dossier et de présenter ses observations écrites, le ministre chargé des communications électroniques procède, avant de prononcer une sanction, à son audition selon une procédure contradictoire.

« Le ministre chargé des communications électroniques peut, en outre, entendre toute personne dont l’audition lui paraît utile.

« Le ministre chargé des communications électroniques peut prononcer à l’encontre du titulaire de l’autorisation l’une des sanctions suivantes :

« 1° La suspension totale ou partielle, pour un mois au plus, de l’autorisation, la réduction de sa durée, dans la limite d’une année, ou son retrait ;

« 2° Une sanction pécuniaire dont le montant est proportionné à la gravité du manquement et aux avantages qui en sont retirés, sans pouvoir excéder 3 % du chiffre d’affaires hors taxes du dernier exercice clos, ou 5 % de celui‑ci en cas de nouvelle violation de la même obligation. À défaut d’activité permettant de déterminer ce plafond, le montant de la sanction ne peut excéder 150 000 euros, ou 375 000 euros en cas de nouvelle violation de la même obligation ;

« 3° L’interruption de la procédure engagée par la France auprès de l’Union internationale des télécommunications.

« Lorsque le manquement est constitutif d’une infraction pénale, le montant total des sanctions pécuniaires prononcées ne peut excéder le montant de la sanction encourue le plus élevé.

« Lorsque le ministre chargé des communications électroniques a prononcé une sanction pécuniaire devenue définitive avant que le juge pénal ait statué sur les mêmes faits ou des faits connexes, ce dernier peut ordonner que la sanction pécuniaire s’impute sur l’amende qu’il prononce.

« Les sanctions pécuniaires sont recouvrées comme les créances de l’État étrangères à l’impôt et au domaine.

« Les décisions du ministre chargé des communications électroniques sont motivées et notifiées à l’intéressé. Elles peuvent être rendues publiques dans les publications, journaux ou services de communication au public par voie électronique choisis par lui, dans un format et pour une durée proportionnés à la sanction infligée. Elles peuvent faire l’objet d’un recours de pleine juridiction. » ;

3° Le VI est ainsi rédigé :

« VI. – Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article. Il précise :

« 1° Les conditions dans lesquelles l’Agence nationale des fréquences déclare, au nom de la France, les assignations de fréquence à l’Union internationale des télécommunications ;

« 2° La procédure selon laquelle les autorisations sont délivrées ou retirées et selon laquelle leur caducité est constatée ;

« 3° Les conditions dont les autorisations d’exploitation peuvent être assorties ;

« 4° La durée et les conditions de modification et de renouvellement de l’autorisation ;

« 5° Les conditions de mise en service du système satellitaire ;

« 6° Les modalités d’établissement et de recouvrement de la redevance prévue au deuxième alinéa du 2 du I ;

« 7° Les modalités des procédures de mise en demeure et de sanction prévues au III. »

II. – À l’article L. 97‑4 du code des postes et des communications électroniques, après la référence : « L. 97‑2 », sont insérés les mots : « , dans sa rédaction résultant de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité, ».

III. – Le présent article s’applique à compter de l’entrée en vigueur du décret prévu au VI et, au plus tard, le 31 décembre 2025.

TITRE III

RÉsilience opÉrationnelle numÉrique
du secteur financier

Chapitre Ier

Dispositions modifiant le code monétaire et financier

Article 43 a (nouveau)

Le code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° La section 2 du chapitre Ier du titre IV du livre Ier est complétée par un article L. 141‑10 ainsi rédigé :

« Art. L. 14110. – La Banque de France exerce les fonctions et missions prévues à l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 pour les dépositaires centraux mentionnés à l’article L. 441‑1. » ;

2° Après l’article L. 612‑24, il est inséré un article L. 612‑24‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 612241. – L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution exerce les fonctions et missions prévues à l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 pour les personnes mentionnées aux I et II de l’article L. 612‑2, à l’exception de celles mentionnées au b du 2° du A du I et du 8° du B du I. »

Article 43

Au 7° du III de l’article L. 314‑1 du code monétaire et financier, après les mots : « de l’information », sont insérés les mots : « et de la communication ».

Article 44

L’article L. 420‑3 du code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° Le I est ainsi modifié :

a) À la première phrase, les mots : « des systèmes, des procédures et des mécanismes efficaces assurant » sont remplacés par les mots : « et maintient sa résilience opérationnelle conformément aux exigences prévues au chapitre II du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE)  1060/2009, (UE)  648/2012, (UE)  600/2014, (UE)  909/2014 et (UE)  2016/1011 pour garantir » et le mot : « tension » est remplacé par les mots : « graves tensions » ;

b) À la deuxième phrase, après le mot : « tests », il est inséré le mot : « exhaustifs » et, à la fin, les mots : « dans des situations d’extrême volatilité des marchés » sont supprimés ;

c) À la troisième phrase, après le mot : « activités », sont insérés les mots : « , y compris une politique et des plans en matière de continuité des activités liées aux technologies de l’information et de la communication et des plans de réponse et de rétablissement des technologies de l’information et de la communication mis en place conformément à l’article 11 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 précitée afin d’assurer le maintien de ses services, » ;

2° Le III est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, après la seconde occurrence du mot : « tests », sont insérés les mots : « conformément aux exigences fixées aux chapitres II et IV du règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 précité » et les mots : « s’assurer » sont remplacés par le mot : « garantir » ;

b) Au deuxième alinéa, après le mot : « négociation, », il est inséré le mot : « afin ».

Article 45

Le code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° À l’article L. 421‑4, les mots : « aux alinéas 2 et 4 » sont remplacés par les mots : « au 2 » ;

2° L’article L. 421‑11 est ainsi modifié :

a) Le I est ainsi modifié :

 au 2, après le mot : « permettant », sont insérés les mots : « de gérer les risques auxquels elle est exposée, y compris les risques liés aux technologies de l’information et de la communication conformément au chapitre II du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE)  1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE)  600/2014, (UE)  909/2014 et (UE)  2016/1011, » ;

– le 4 est abrogé ;

b) À la seconde phrase du premier alinéa du III, les mots : « aux 2 et 4 » sont remplacés par les mots : « au 2 » et sont ajoutés les mots : « du présent article » ;

c) À la seconde phrase du second alinéa du même III, les mots : « aux 2 et 4 » sont remplacés par les mots : « au 2 » et, après la référence : « II », sont insérés les mots : « du présent article ».

Article 45 bis (nouveau)

Le code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° L’article L. 54‑10‑7 est complété par un VI ainsi rédigé :

« VI. – L’Autorité des marchés financiers exerce les fonctions et missions prévues à l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 pour les prestataires agréés conformément au I, à l’exception de ceux mentionnés à l’article L. 612‑24‑1. » ;

2° Après l’article L. 421‑11, il est inséré un article L. 421‑11‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 421111. – L’Autorité des marchés financiers exerce les fonctions et missions prévues à l’article 19 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE)n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 pour l’entreprise de marché mentionnée à l’article L. 421‑2. »

Article 46

L’article L. 511‑41‑1‑B du code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° Le deuxième alinéa est ainsi modifié :

a) Après le mot : « opérationnel », sont insérés les mots : « dont les risques liés aux technologies de l’information et de la communication au sens du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011, y compris ceux liés aux services de technologies de l’information et de la communication fournis par les prestataires tiers, » ;

b) Après le mot : « excessif », sont insérés les mots : « , les risques mis en évidence par des tests de résilience opérationnelle numérique conformément au chapitre IV du règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 précité » ;

2° Le cinquième alinéa est ainsi modifié :

a) Après le mot : « établir », sont insérés les mots : « des politiques et » ;

b) Après le mot : « activité », sont insérés les mots : « ainsi que des plans de réponse et de rétablissement des technologies de l’information et de la communication concernant les technologies qu’ils utilisent pour la communication d’informations ».

Article 47

Au premier alinéa de l’article L. 511‑55 du code monétaire et financier, après le mot : « saines, », sont insérés les mots : « de réseaux et de systèmes d’information mis en place et gérés conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011, ».

Article 48

L’article L. 521‑9 du code monétaire et financier est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Ils respectent en outre les exigences du chapitre II du règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 applicables aux prestataires de services de paiement définis au I de l’article L. 521‑1. »

Article 49

L’article L. 521‑10 du code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° Les I et II sont ainsi rédigés :

« I. – Les prestataires de services de paiement déclarent à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution tout incident majeur, opérationnel ou de sécurité, lié au paiement. Les prestataires de services de paiement mentionnés au I de l’article L. 521‑1 réalisent cette déclaration conformément à l’article 23 du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011.

« Lorsque les prestataires de services de paiement déclarent ces incidents à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, ils le font dans les conditions prévues à l’article 19 de ce règlement, à l’exception des entités mentionnées au II de l’article L. 521‑1.

« L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution prend, au besoin, des mesures appropriées, conformément à l’article 22 dudit règlement, à l’exception des mesures relatives aux entités mentionnées au II de l’article L. 521‑1.

« En application de l’article L. 631‑1, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution communique ces incidents et, le cas échéant, les mesures prises à la Banque de France aux fins de l’accomplissement par celle‑ci de ses missions prévues à l’article L. 141‑4.

« II. – La Banque de France évalue les incidents opérationnels ou de sécurité majeurs liés au paiement. Elle prend au besoin des mesures appropriées et en informe l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution en application de l’article L. 631‑1. » ;

 (nouveau) Il est ajouté un VI ainsi rédigé :

« VI. – La Caisse des dépôts et consignations réalise les déclarations mentionnées au I dans les conditions prévues par le décret en Conseil d’État mentionné à l’article L. 518‑15‑1. »

Article 49 bis (nouveau)

Le III de l’article L. 532‑50 du code monétaire et financier est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les dispositions du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011 s’appliquent aux succursales agréées conformément au I du présent article dans les conditions prévues pour les succursales d’établissement de crédit agréées conformément à l’article L. 511‑10. »

Article 50

Au premier alinéa de l’article L. 533‑2 du code monétaire et financier, après le mot : « informatiques », sont insérés les mots : « , y compris des réseaux et des systèmes d’information mis en place et gérés conformément au règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011, ».

Article 51

L’article L. 533‑10 du code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° Le I est complété par un 6° ainsi rédigé :

«  À l’exception de celles qui gèrent des fonds d’investissement alternatifs relevant du IV de l’article L. 5329 ou des fonds d’investissement alternatifs relevant du I de l’article L. 214167, mettent en place des procédures administratives et comptables saines, des dispositifs de contrôle et de sauvegarde dans le domaine du traitement électronique des données, y compris des réseaux et des systèmes d’information mis en place et gérés conformément au règlement (UE)  2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE)  1060/2009, (UE)  648/2012, (UE)  600/2014, (UE)  909/2014 et (UE)  2016/1011. » ;

2° Le II est ainsi modifié :

a) À la première phrase du 4°, après le mot : « systèmes », sont insérés les mots : « appropriés et proportionnés, y compris des systèmes de technologies de l’information et de la communication mis en place et gérés conformément à l’article 7 du règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 précité » ;

b) Le 5° est ainsi modifié :

– après le mot : « garantir », sont insérés les mots : « , conformément au règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011, » ;

– après le mot : « information, », il est inséré le mot : « pour » ;

– après les mots : « autorisé et », il est inséré le mot : « pour ».

Article 52

L’article L. 533‑10‑4 du code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° Le a du 1° est complété par les mots : « , conformément aux exigences prévues au chapitre II du règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 » ;

2° Le 2° est ainsi modifié :

a) Le mot : « plans » est remplacé par le mot : « mécanismes » ;

b) Après le mot : « négociation, », sont insérés les mots : « y compris d’une politique et de plans en matière de continuité des activités liées aux technologies de l’information et de la communication et de plans de réponse et de rétablissement des technologies de l’information et de la communication mis en place conformément à l’article 11 du règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 précité » ;

c) Sont ajoutés les mots : « et aux chapitres II et IV du règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 précité ».

Article 54

Le III de l’article L. 613‑38 du code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° Au 3°, après le mot : « continuité », sont insérés les mots : « et la résilience opérationnelle numérique » ;

2° Le 17° est complété par les mots : « , y compris des réseaux et des systèmes d’information mentionnés dans le règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 ».

Article 55

Le quatrième alinéa du II de l’article L. 631‑1 du code monétaire et financier est ainsi rédigé :

« L’Autorité des marchés financiers, la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et l’autorité nationale en charge de la sécurité des systèmes d’information se communiquent sans délai les renseignements utiles à l’exercice de leurs missions respectives dans le domaine de la sécurité des systèmes d’information afin d’assurer, en particulier, le respect de la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité et du règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011. »

Article 56

Le code monétaire et financier est ainsi modifié :

1° Le I de l’article L. 712‑7 est complété par un 14° ainsi rédigé :

« 14° Le règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE)  1060/2009, (UE)  648/2012, (UE)  600/2014, (UE)  909/2014 et (UE) 2016/1011. » ;

2° La deuxième ligne du tableau du second alinéa du I des articles L. 752‑10, L. 753‑10 et L. 754‑8 est ainsi rédigée :

« 

L. 3141

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

 » ;

3° (Supprimé)

4° La première ligne du tableau du second alinéa du I des articles L. 762‑3, L. 763‑3 et L. 764‑3 est remplacée par deux lignes ainsi rédigées :

« 

L. 4203

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

L. 4204 et L. 4205

l’ordonnance n° 20171107 du 22 juin 2017

 » ;

5° Le tableau du second alinéa du I des articles L. 762‑4, L. 763‑4 et L. 764‑4 est ainsi modifié :

a) La quatrième ligne est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 4213

l’ordonnance n° 2016827 du 23 juin 2016

L. 4214

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

L. 4215 à L. 42172

l’ordonnance n° 2016827 du 23 juin 2016

 » ;

b) La dixième ligne est ainsi rédigée :

« 

L. 42111

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

 » ;

6° (Supprimé)

7° La neuvième ligne du tableau du second alinéa du I des articles L. 773‑5, L. 774‑5 et L. 775‑5 est remplacée par deux lignes ainsi rédigées :

« 

L. 511411B

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

L. 511 411C

l’ordonnance n° 20201635 du 21 décembre 2020

 » ;

8° La septième ligne du tableau du second alinéa du I des articles L. 773‑6, L. 774‑6 et L. 775‑6 est ainsi rédigée :

« 

L. 51155

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

 » ;

9° La dernière ligne du tableau du second alinéa du I des articles L. 773‑21, L. 774‑21 et L. 775‑15 est ainsi rédigée :

« 

L. 5219 et L. 52110

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

 » ;

10° Le tableau du second alinéa du I des articles L. 773‑30, L. 774‑30 et L. 775‑24 est ainsi modifié :

a) La troisième ligne est ainsi rédigée :

« 

L. 5332

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

 » ;

b) La quatorzième ligne est ainsi rédigée :

« 

L. 53310

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

 » ;

c) La seizième ligne est remplacée par trois lignes ainsi rédigées :

« 

L. 533102 et L. 533103

l’ordonnance n° 2016827 du 23 juin 2016

L. 533104

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

L. 533105 à L. 533108

l’ordonnance n° 2016827 du 23 juin 2016

 » ;

11° La vingt‑deuxième ligne du tableau du second alinéa du I des articles L. 783‑2, L. 784‑2 et L. 785‑2 est ainsi rédigée :

« 

L. 61224, à l’exception de son huitième alinéa

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

 » ;

12° La vingt et unième ligne du tableau du second alinéa du I des articles L. 783‑4, L. 784‑4 et L. 785‑3 est ainsi rédigée :

« 

L. 61338

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

 » ;

13° La deuxième ligne du tableau du I des articles L. 783‑13, L. 784‑13 et L. 785‑12 est ainsi rédigée :

« 

L. 6311

la loi n°     du      relative à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

 »

Chapitre II

Dispositions modifiant le code des assurances

Article 57

L’article L. 354‑1 du code des assurances est ainsi modifié :

1° À la fin de la première phrase du troisième alinéa, les mots : « à l’article L. 310‑3 » sont remplacés par les mots : « au 13° de l’article L. 310‑3 » ;

 La seconde phrase du quatrième alinéa est complétée par les mots : « et, en particulier, mettent en place et gèrent des réseaux et des systèmes d’information conformément au règlement (UE)  2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE)  1060/2009, (UE)  648/2012, (UE)  600/2014, (UE)  909/2014 et (UE)  2016/1011 ».

Article 58

Le I de l’article L. 356‑18 du code des assurances est ainsi modifié :

1° À la première phrase du troisième alinéa, les mots : « à l’article L. 310‑3 » sont remplacés par les mots : « au 13° de l’article L. 310‑3 » ;

2° La seconde phrase du dernier alinéa est complétée par les mots : « et, en particulier, mettent en place et gèrent des réseaux et des systèmes d’information conformément au règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 ».

Article 58 bis (nouveau)

À la fin du second alinéa de l’article L. 121‑8 du code des assurances, les mots : « ou de mouvements populaires » sont remplacés par les mots : « , de mouvements populaires ou d’attaques informatiques ».

Chapitre III

Dispositions modifiant le code de la mutualité

Article 59

La seconde phrase de l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 211‑12 du code de la mutualité est complétée par les mots : « et, en particulier, mettent en place et gèrent des réseaux et des systèmes d’information conformément au règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 ».

Article 60

Le deuxième alinéa de l’article L. 212‑1 du code de la mutualité est complété par les mots : « du présent code, à l’exception de l’article L. 354‑1 du code des assurances ».

Chapitre IV

Dispositions modifiant le code de la sécurité sociale

Article 61

La seconde phrase de l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 931‑7 du code de la sécurité sociale est complétée par les mots : « et, en particulier, mettent en place et gèrent des réseaux et des systèmes d’information conformément au règlement (UE) n° 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 ».

Chapitre V

Dispositions finales

Article 62 a (nouveau)

Les entités financières essentielles et importantes auxquelles s’applique le présent titre III et auxquelles s’impose, en application du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) 2016/1011, l’adoption de mesures de gestion des risques en matière de cybersécurité ou la notification d’incidents importants, ne sont pas tenues de se conformer aux exigences prévues par la directive (UE) 2022/1555 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union, modifiant le règlement (UE) n° 910/2014 et la directive (UE) 2018/1972, et abrogeant la directive (UE) 2016/1148, y compris celles relatives à la supervision, dès lors que l’adoption de ces mesures et la notification de ces incidents ont un effet au moins équivalent à ces exigences.

Article 62

Le présent titre entre en vigueur le lendemain de la promulgation de la présente loi. Toutefois, les articles 46, 47 et 54 sont applicables à compter du 1er janvier 2030 aux sociétés de financement.

Lorsqu’elles remplissent les conditions prévues au point 145 du paragraphe 1 de l’article 4 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d’investissement et modifiant le règlement (UE) n° 648/2012, les sociétés de financement appliquent les règles énoncées aux chapitres II à IV et à la section 1 du chapitre V du règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier et modifiant les règlements (CE) n° 1060/2009, (UE) n° 648/2012, (UE) n° 600/2014, (UE) n° 909/2014 et (UE) n° 2016/1011 conformément au principe de proportionnalité énoncé à l’article 4 du même règlement (UE) 2022/2554.

Délibéré en séance publique, à Paris, le 12 mars 2025.

Le Président,

Signé : Gérard LARCHER

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