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Historique


26 nov. 2024 17:00 : Examen du texte
26 nov. 2024 21:30 : Examen du texte

27 nov. 2024 - 28 nov. 2024 : 60 amendements en Assemblée nationale de la 17ème législature

20 janv. 2025 : ⚡Le 🧭Gouvernement Bayrou déclare l'urgence

12 févr. 2025 21:30 : Discussion

13 févr. 2025 09:00 : Discussion
13 févr. 2025 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté
13 févr. 2025 : Adoptée par Assemblée nationale de la 17ème législature

26 mars 2025 09:00 : Discussion
26 mars 2025 : Modifiée par Sénat ( 5ème République )



13 mai 2025 15:00 : Discussion
13 mai 2025 21:30 : Discussion
13 mai 2025 : 1 amendements en Assemblée nationale de la 17ème législature

19 mai 2025 09:00 : Discussion
19 mai 2025 : Adoptée, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat ( 5ème République )

20 mai 2025 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante députés au moins

22 mai 2025 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante députés au moins

27 mai 2025 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante sénateurs au moins

19 juin 2025 : Partiellement conforme pour le Conseil Constitutionnel

Originalv2v3v4v5v6
📜Proposition de loi visant à restaurer l'autorité de la justice à l'égard des mineurs délinquants et de leurs parents
Gabriel Attal
15 oct. 2024

🖋️Amendements examinés : 100%
17 Adoptés52 Rejetés
8 Non soutenus
8 Irrecevables
15 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Naïma Moutchou
22 nov. 2024

À l’alinéa 7, substituer aux mots :

« de plusieurs crimes ou délits »

les mots :

« d’au moins un crime ou plusieurs délits ». 

🖋️Adopté
Jean Terlier
25 nov. 2024

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° Après le mot : « loi », la fin de l’article 711‑1 est ainsi rédigée : « n°   du   visant à restaurer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna. »

🖋️Rejeté
Marc Pena
21 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
21 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Jean-François Coulomme
22 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Pouria Amirshahi
22 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Sacha Houlié
22 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Olivier Marleix
22 nov. 2024

Supprimer l’alinéa 5.

🖋️Rejeté
Blandine Brocard
22 nov. 2024

À l’alinéa 5, supprimer les mots : 

« , par son caractère répété ou sa gravité, ».

🖋️Rejeté
Marc Pena
21 nov. 2024

À l’alinéa 5, substituer au mot : 

« ou »

le mot : 

« et ».

🖋️Rejeté
Marc Pena
21 nov. 2024

Supprimer l'alinéa 7. 

🖋️Rejeté
Sylvie Josserand
22 nov. 2024

À l’alinéa 7, substituer aux mots : 

« a directement conduit à »

les mots :

« s’est accompagnée de ».

🖋️Rejeté
Blandine Brocard
22 nov. 2024

À l’alinéa 7, substituer aux mots : 

« a directement conduit à »

les mots :

« est suivie de ».

🖋️Rejeté
Sylvie Josserand
22 nov. 2024

À l’alinéa 7, substituer aux mots : 

« directement conduit à »

le mot :

« favorisé ».
 
 

🖋️Rejeté
Blandine Brocard
22 nov. 2024

À l’alinéa 7, après le mot et le signe : 

« mineur, »

insérer les mots : 

« d’un ou ».

🖋️Rejeté
Olivier Marleix
22 nov. 2024

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant : 

« L’infraction est constituée notamment lorsqu’un parent ou responsable légal laisse un mineur de moins de quinze ans circuler ou demeurer dans l’espace public, en dépit d’un arrêté de couvre-feu pris par le représentant de l’État dans le département ou par le maire. »

🖋️Non soutenu
Philippe Latombe
22 nov. 2024

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant : 

« Le juge prend en compte la résidence habituelle de l’enfant et ne peut tenir pour responsable, du fait de ses enfants, le parent chez qui l’enfant n’habite pas. »

🖋️Rejeté
Bryan Masson
21 nov. 2024
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Le chapitre Ier du titre II du livre V du code de la sécurité sociale est complété par un article L. 521‑4 ainsi rédigé :

« Art. L. 521‑4. – En cas de décision définitive prononçant une peine ou une mesure éducative à l’égard d’un enfant à charge déclaré coupable, comme auteur ou complice d’un crime, il est mis fin au versement des allocations familiales pour la part que l’enfant représente.

« En cas de décision définitive prononçant une peine ou une mesure éducative à l’égard d’un enfant à charge déclaré coupable, comme auteur ou complice d’un délit puni d’au moins deux ans d’emprisonnement, le versement des allocations familiales, pour la part que l’enfant représente, est suspendu pour une durée de vingt‑quatre mois.

« Dans le cas prévu au deuxième alinéa, lorsque l’enfant à charge fait l’objet d’une condamnation définitive à une peine d’emprisonnement d’une durée supérieure à deux ans, le versement des allocations familiales, pour la part que l’enfant représente, est suspendu pour toute la durée de la peine prononcée.

« Lorsque la décision définitive comprend un placement éducatif, la suppression ou la suspension de la part des allocations familiales dues au titre de l’enfant condamné prend effet à la fin du placement dans les conditions prévues à l’article L. 113‑2 du code de la justice pénale des mineurs.

« Le représentant de l’État dans le département reçoit communication par le ministère public des décisions prévues aux quatre premiers alinéas du présent article. Il notifie la suppression ou la suspension de la part des allocations familiales dues au titre de l’enfant condamné à la personne à laquelle les allocations familiales sont versées en application de l’article L. 521‑2 du présent code et l’informe qu’elle dispose de quinze jours pour présenter ses observations dans les conditions prévues à l’article L. 122‑1 du code des relations entre le public et l’administration. Sauf si ces observations ont permis d’établir que la personne a tenté d’empêcher l’enfant de commettre l’infraction à l’origine de sa condamnation, il prend par arrêté la décision de suppression ou de suspension du versement des allocations familiales, pour la part que l’enfant représente. Cet arrêté peut faire l’objet d’un recours de plein contentieux devant le tribunal administratif qui statue en premier et dernier ressort.

« L’arrêté prévu au cinquième alinéa est notifié à la Caisse nationale d’allocations familiales et aux caisses d’allocations familiales l’exécutent sans délai. »

II. – L’article L. 113‑2 du code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

1° La dernière phrase du deuxième alinéa est supprimée ;

2° Après le deuxième alinéa, sont insérés trois alinéas ainsi rédigés : 

« En application de l’article L. 521‑4 du code de la sécurité sociale, lorsque le placement prend fin :

« – si le mineur a fait l’objet de cette mesure en vertu d’une décision l’ayant déclaré coupable, comme auteur ou complice d’un crime, il est mis fin au versement des allocations familiales pour la part qu’il représente ;

« – si le mineur a fait l’objet de cette mesure en vertu d’une décision l’ayant déclaré coupable, comme auteur ou complice d’un délit puni d’au moins deux ans d’emprisonnement, le versement des allocations familiales est suspendu pour une durée de vingt‑quatre mois. »

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
22 nov. 2024

À l’alinéa 7, substituer aux mots : 

« de plusieurs crimes ou délits »

les mots : 

« d’un crime, d’un délit ou d’une contravention de 5ème classe ».

🖋️Tombé
Jean Terlier
25 nov. 2024

À l’alinéa 7, substituer aux mots : 

« de plusieurs crimes ou délits »

 les mots :

« d’un crime ou délit ».


Article 2
🖋️Adopté
Jean Terlier
25 nov. 2024

I. – À l’alinéa 3, après le mot : 

« qui », 

insérer les mots : 

« , sans motif légitime, ». 

II. – En conséquence, à la fin du même alinéa, supprimer les mots : 

« , sans motif légitime ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
25 nov. 2024

I. – Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : 

« Les conditions d’application du présent article sont précisées par décret en Conseil d’État. »

II. – En conséquence, supprimer la première phrase de l’alinéa 4.

🖋️Adopté
Jean Terlier
25 nov. 2024

I. – Au début de la seconde phrase de l’alinéa 4, substituer au mot : 

« Il »

les mots : 

« Le présent article ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer au mot : 

« ce »

le mot : 

« le ».

III. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, après le mot :

« décret », 

insérer les mots : 

« prévu à l’article 375‑1 du code civil ».

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
21 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Marianne Maximi
22 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Pouria Amirshahi
22 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
22 nov. 2024

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante : 

« Il prend en considération la situation sociale et économique des parents pour apprécier le montant de l’amende civile. »

🖋️Rejeté
Olivier Marleix
22 nov. 2024
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

La non-comparution d’un mineur, sans motif légitime, est passible d’une amende de 1 500 euros. Cette amende est prononcée par le tribunal compétent, qui en apprécie le bien-fondé au regard des circonstances de l’espèce.


Article 3
🖋️Rejeté
Marc Pena
21 nov. 2024

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Jiovanny William
20 nov. 2024

À l’alinéa 2, après le mot :

« parents »,

insérer les mots :

« ou représentants légaux ».

🖋️Rejeté
Sylvie Josserand
22 nov. 2024

Compléter l’alinéa 2 par les mots : 

« , sauf si ce dommage a pour origine un fait susceptible de revêtir une qualification pénale et qu’ils ont tenté d’en empêcher la commission. »

🖋️Rejeté
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
21 nov. 2024
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

L’article L. 121‑2 du code des assurances est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Cependant, en cas de dommages résultant de la commission d’une infraction pénale par un mineur ayant donné lieu à une condamnation définitive, aucune prise en charge ne sera garantie par une assurance responsabilité civile. »

🖋️Non soutenu
Estelle Youssouffa
21 nov. 2024
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le septième alinéa de l’article L. 423‑8 du code de la justice pénale des mineurs est complété par une phrase ainsi rédigée : 

« À Mayotte, le mineur doit être jugé même en l’absence de ses parents. »


Article 4
🖋️Adopté
Jean Terlier
25 nov. 2024

À l’alinéa 3, supprimer les deuxième et troisième occurrences des mots : 

« d’emprisonnement ».

🖋️Adopté
Jean Terlier
25 nov. 2024

Compléter l'alinéa 4 par la phrase suivante : 

« Les dispositions du neuvième alinéa de l’article L. 423‑9 sont applicables devant le juge des libertés et de la détention. »

🖋️Rejeté
Marc Pena
21 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
21 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Jean-François Coulomme
22 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Pouria Amirshahi
22 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Sacha Houlié
22 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Rejeté
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
21 nov. 2024

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer au mot :

« seize »

le mot :

« treize ».

🖋️Rejeté
Yoann Gillet
21 nov. 2024

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer au mot :

« seize »

le mot :

« treize ».

🖋️Rejeté
Olivier Marleix
22 nov. 2024

À la première phrase de l’alinéa 3, substituer au mot :

« seize »

au mot : 

« quatorze ».

🖋️Rejeté
Sylvie Josserand
22 nov. 2024

I. – À la première phrase de l’alinéa 3, après la première occurrence du mot : 

« ans »

insérer le mot : 

« et ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer aux mots : 

« sept ans d’emprisonnement, ou, en cas de délit flagrant, supérieure ou égale à cinq ans d’emprisonnement et que les faits ont été commis en état de récidive légale »

les mots : 

« deux ans d’emprisonnement ».

🖋️Rejeté
Olivier Marleix
22 nov. 2024

I. – À la première phrase de l’alinéa 3, substituer au mot : 

« sept »

le mot : 

« trois ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer aux mots : 

« cinq ans »

les mots : 

« un an ».

🖋️Non soutenu
Estelle Youssouffa
21 nov. 2024

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante : 

« À Mayotte, la comparution immédiate est possible dès lors que l’accusé est âgé d’au moins treize ans, pour les mêmes peines encourues, en l’absence de ses représentants légaux. »

🖋️Non soutenu
Estelle Youssouffa
21 nov. 2024

Compléter l’alinéa 3 par la phrase suivante :

« À Mayotte, la comparution immédiate est possible dès lors que l’accusé est âgé d’au moins treize ans, pour les mêmes peines encourues. »

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

Après les mots : 

« jusqu’à », 

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 4 :

« sa comparution devant le tribunal, dans les conditions prévues aux articles L. 334‑1 à L. 334‑5. »

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 4 :

« Dans ce cas, le mineur doit comparaître devant le tribunal au plus tard le troisième jour ouvrable suivant, à défaut de quoi il est remis en liberté d’office. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
22 nov. 2024

À la seconde phrase de l’alinéa 4, substituer au mot : 

« quatre »

le mot : 

« trois ».

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Si le juge des libertés et de la détention estime que la détention provisoire n’est pas nécessaire, il peut soumettre le mineur, jusqu’à sa comparution devant le tribunal pour enfants, à une ou plusieurs obligations du contrôle judiciaire, dans les conditions prévues à l’article L. 331‑1, ou le placer sous assignation à résidence avec surveillance électronique, dans les conditions prévues à l’article L. 333‑1. Le mineur doit alors comparaître devant le tribunal au plus tard le troisième jour ouvrable suivant. »

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

À l’alinéa 6, après le mot et le signe :

« mineurs, »

insérer les mots et le signe :

« la juridiction statue lors d’une audience unique sur la culpabilité et la sanction. »

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

Compléter l’alinéa 6 par les mots : 

« , sauf si les représentants légaux du mineur, dûment convoqués, font connaître leur opposition. »

🖋️Rejeté
Philippe Latombe
22 nov. 2024

Compléter l’alinéa 6 par les mots : 

« , et l’accord de ses représentants légaux. »

🖋️Rejeté
Sylvie Josserand
22 nov. 2024

I. – À la première phrase de l’alinéa 8, substituer aux mots : 

« dix jours »

les mots : 

« quatre semaines ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer aux mots : 

« un mois »

les mots : 

« dix semaines ».

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

À la deuxième phrase de l’alinéa 8, après le mot :

« placer »,

insérer les mots : 

« ou maintenir »

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

À la deuxième phrase de l’alinéa 8, après le mot :

« judiciaire »,

insérer les mots :

« , sous assignation à résidence avec surveillance électronique, ».

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 8 par les mots :

« , par décision spécialement motivée. »

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

Compléter l’alinéa 8 par les deux phrases suivantes :

« Lorsque le mineur est en détention provisoire, le jugement au fond doit être rendu dans un délai d’un mois suivant le jour de sa première comparution devant le tribunal. Faute de décision au fond à l’expiration de ce délai, il est mis fin à la détention provisoire. »

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° Aux articles L. 721‑1, L. 722‑1 et L. 723‑1, les mots : « n° 2024‑449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique » sont remplacés par les mots : « n°   du   visant à restaurer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents ».


Article 5
🖋️Adopté
Marc Pena
21 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Adopté
Elsa Faucillon
21 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Adopté
Marianne Maximi
22 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Adopté
Pouria Amirshahi
22 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Adopté
Sacha Houlié
22 nov. 2024

  Supprimer cet article. 

🖋️Adopté
Sacha Houlié
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

La section 1 du chapitre II du titre II du livre III du code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifiée :

1° L’article L. 322‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le recueil de renseignements socio‑éducatifs, ordonné en application du premier alinéa ou requis en application de l’article L. 322‑5, peut être remplacé par une note de situation actualisée lorsque le mineur fait déjà l’objet d’une mesure éducative, d’une mesure judiciaire d’investigation éducative ou d’une mesure d’assistance éducative. » ;

2° Le premier alinéa de l’article L. 322‑3 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Il contient, le cas échéant, les coordonnées de l’assureur en responsabilité civile des représentants légaux du mineur. »

🖋️Adopté
Sacha Houlié
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À l’article L. 322‑5 du code de la justice pénale des mineurs, les mots : « est obligatoire » sont remplacés par les mots : « ainsi que le rapport mentionné au a du 2° de l’article L. 423‑4 sont obligatoires ».

🖋️Adopté
Sacha Houlié
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article L. 521‑2 du code de la justice pénale des mineurs est ainsi rédigé :

« Art. L. 521‑2. – I. – Par dérogation à l’article L. 521‑1, la juridiction peut, après avoir recueilli les observations des parties présentes à l’audience et par décision motivée, statuer lors d’une audience unique d’examen de la culpabilité et de prononcé de la sanction :

« 1° Lorsque le mineur a déjà fait l’objet d’une mesure éducative, d’une mesure judiciaire d’investigation éducative, d’une mesure de sûreté, d’une déclaration de culpabilité ou d’une peine prononcée dans le cadre d’une autre procédure et ayant donné lieu à un rapport datant de moins d’un an versé au dossier de la procédure ;

« 2° Ou, à défaut, lorsqu’elle se considère suffisamment informée sur la personnalité du mineur et n’estime pas nécessaire d’ouvrir une période de mise à l’épreuve éducative au vu des faits commis par le mineur et de sa personnalité. Le mineur, assisté de son avocat, doit alors donner son accord.

« II. – La juridiction statuant selon les modalités prévues au I ne peut prononcer une peine que dans les cas prévus au 1° du même I. »

🖋️Adopté
Sacha Houlié
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article L. 521‑9 du code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

1° Après la première phrase du premier alinéa, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Elle propose aux parties l’une des mesures de réparation prévues à l’article L. 112‑8. » ;

2° Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le mineur a été reconnu coupable d’une contravention ou d’un délit qui n’est pas puni par une peine d’emprisonnement, le juge peut décider de ne pas statuer sur les mesures mentionnées à l’article L. 521‑14. »

🖋️Adopté
Sacha Houlié
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le livre V du code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

1° L’article L. 521‑24 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« En cas d’appel interjeté sur la décision de culpabilité, la juridiction peut prononcer un sursis à statuer dans l’attente de la décision de la Cour d’appel. » ;

2° Le premier alinéa de l’article L. 531‑3 est complété par une phrase ainsi rédigée : « La Cour d’appel statue dans un délai de quatre mois à compter de la date à laquelle il est interjeté appel. »

🖋️Irrecevable
Yoann Gillet
21 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Au dernier alinéa de l’article 21‑27 du code civil, les références : « 21‑7, 21‑11, » sont supprimées.

🖋️Irrecevable
Gabriel Attal
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article L. 112‑2 du code de la justice pénale des mineurs est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« La juridiction peut prévoir une autorisation du service en charge de la mesure à assurer au mineur un hébergement pour une durée qui ne peut excéder quinze jours. Chaque fois que le service héberge le mineur en vertu de cette autorisation, il en informe sans délai les parents ainsi que le juge mandant qui est saisi de tout désaccord concernant cet hébergement. »

🖋️Non soutenu
Estelle Youssouffa
21 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le 1° de l’article L. 121‑1 du code de la justice pénale des mineurs est complété par les mots : 

« , sauf à Mayotte ; ».

🖋️Non soutenu
Estelle Youssouffa
21 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article L. 121‑4 du code de la justice pénale des mineurs est complété par quatre alinéas ainsi rédigés : 

« À Mayotte, le juge des enfants peut en outre prononcer :

« 4° Un retrait du titre de séjour du mineur et de ses parents ;

« 5° Une peine d’interdiction du territoire français du mineur et de ses parents ;

« 6° Une suppression de l’accès au droit aux prestations sociales pour le mineur et ses parents. »

🖋️Rejeté
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
21 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

L’article L. 121‑5 du code de justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « à la moitié » sont remplacés par les mots : « aux quatre cinquièmes » ;

2° Au deuxième alinéa, le mot : « moitié » est remplacé par les mots : « quatre cinquièmes ».

🖋️Irrecevable
Sacha Houlié
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le titre II du livre II du code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

1° L’intitulé est complété par les mots : « et du juge des libertés et de la détention » ;

2° L’intitulé du chapitre unique est complété par les mots : « : Du juge d’instruction » ; 

3° Il est ajouté un chapitre II ainsi rédigé : 

« Chapitre II

« Du juge des libertés et de la détention

« Art. L. 221‑3‑1. – Dans chaque tribunal judiciaire dans le ressort duquel siège un tribunal pour enfants, un ou plusieurs juges des libertés et de la détention spécialement chargés des affaires concernant les mineurs sont désignés par le premier président de la cour d’appel compétente. Les magistrats désignés doivent suivre préalablement une formation spécifique sur les alternatives à l’enfermement des mineurs. »

🖋️Irrecevable
Sacha Houlié
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 231‑1 du code de la justice pénale des mineurs, il est inséré un article L. 231‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 231‑1‑1. – I. – Le procureur de la République peut requérir la juridiction de se dessaisir au profit de la juridiction dans le ressort duquel se situe la résidence du mineur. Les parties sont préalablement avisées et invitées à faire connaître leurs observations à la juridiction initialement saisie. Celle‑ci se prononce huit jours au plus tôt et un mois au plus tard à compter de cet avis.

« II. – Le procureur de la République peut également, pour les affaires ayant donné lieu à une ordonnance de renvoi devant le tribunal pour enfants antérieure au 1er janvier 2023 et portant sur des faits pour lesquels les poursuites ont été exercées ou l’information judiciaire a été ouverte avant le 30 septembre 2021, requérir la juridiction de se dessaisir au profit d’une autre juridiction qu’il désigne. Les parties sont préalablement avisées et invitées à faire connaître leurs observations à la juridiction initialement saisie. Celle‑ci se prononce huit jours au plus tôt et un mois au plus tard à compter de cet avis. »

🖋️Irrecevable
Laure Miller
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 241‑2 du code de la justice pénale des mineurs, après la seconde occurrence du mot : « mineur », sont insérés les mots : « et se communiquer les rapports éducatifs et documents individuels de prise en charge qui le concernent » et après la seconde occurrence du mot : « informations », sont insérés les mots : « , rapports et documents ».

🖋️Irrecevable
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
21 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le code de justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

1° Le chapitre III du titre III du livre IV est ainsi modifié :

a) L’article L. 433‑2 est ainsi modifié :

 – Au 1° , le mot : « quinze » est remplacé par le mot : « vingt » ;

 – Au 2° , les mots : « un mois » sont remplacés par les mots : « quarante jours » ;

b) L’article L. 433‑3 est ainsi modifié :

 – À la première phrase du 1° , les mots : « un mois » sont remplacés par les mots : « quarante jours » ;

 – À la première phrase du 2° , le mot : « quatre » est remplacé par le mot : « cinq » ;

c) À la première phrase de l’article L. 433‑4, le mot : « six » est remplacé par le mot : « huit » ;

d) L’article L. 433‑5 est ainsi modifié :

 – À la première phrase, après le mot : « an », sont insérés les mots : « trois mois » ;

 – À la deuxième phrase, le mot : « six » est remplacé par le mot : « huit » ;

 – La dernière phrase est complétée par les mots : « six mois » ;

e) À l’article L. 433‑8, les mots : « un mois » sont remplacés par les mots : « quarante jours » et le mot : « deux » est remplacé par le mot : « trois » ;

2° La section 2 du chapitre Ier du titre II du livre V est ainsi modifiée : 

a) À la fin de l’article L. 521‑10, les mots : « un mois » sont remplacés par les mots : « quarante jours » ; 

b) L’article L. 521‑22 est ainsi modifié : 

 – À la fin du premier alinéa, les mots : « un mois » sont remplacés par les mots : « quarante jours » ; 

 – À la seconde phrase du troisième alinéa, les mots : « un mois » sont remplacés par les mots : « quarante jours ».

🖋️Rejeté
Marianne Maximi
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Le titre II du livre V du code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié : 

1° L’article L. 521‑2 est abrogé ; 

2° La section 3 du chapitre Ier est abrogée.

🖋️Rejeté
Jean Terlier
25 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 521‑11 du code de la justice pénale des mineurs, les mots : « pour des faits antérieurs » sont supprimés.

🖋️Rejeté
Laure Miller
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

À la première phrase du premier alinéa de l’article L. 521‑11 du code de la justice pénale des mineurs, les mots : « pour des faits antérieurs » sont supprimés.

🖋️Irrecevable
Sacha Houlié
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

La sous‑section 2 de la section 2 du chapitre Ier du titre II du livre V du code de la justice pénale des mineurs est complétée par un article L. 521‑23‑2 ainsi rédigé :

« Art. L. 521‑23‑2. – La juridiction peut renvoyer devant le tribunal de police ou le tribunal correctionnel compétent une personne reconnue majeure qui s’était déclarée faussement mineure et qui a été reconnue coupable d’une contravention ou d’un délit à l’issue de l’audience d’examen de la culpabilité. »

🖋️Non soutenu
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
21 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

La sous-section 3 de la section 1 du chapitre II du titre III du livre Ier du code pénal est ainsi modifiée :

1° Après l’article 132‑18, il est inséré un article 132‑18‑1 ainsi rédigé :

« Art. 132‑18‑1. – Pour les crimes commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement, de réclusion ou de détention ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Cinq ans, si le crime est puni de quinze ans de réclusion ou de détention ;

« 2° Sept ans, si le crime est puni de vingt ans de réclusion ou de détention ;

« 3° Dix ans, si le crime est puni de trente ans de réclusion ou de détention ;

« 4° Quinze ans, si le crime est puni de la réclusion ou de la détention à perpétuité.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer une peine inférieure à ces seuils en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« Lorsqu’un crime est commis une nouvelle fois en état de récidive légale, la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure à ces seuils que si l’accusé présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion.

« Les dispositions du présent article sont applicables aux mineurs âgés d’au moins seize ans. »

2° Après l’article 132‑19, il est inséré un article 132‑19‑1 ainsi rédigé : 

« Art. 132-19-1. – Pour les délits commis en état de récidive légale, la peine d’emprisonnement ne peut être inférieure aux seuils suivants :

« 1° Un an, si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement ;

« 2° Deux ans, si le délit est puni de cinq ans d’emprisonnement ;

« 3° Trois ans, si le délit est puni de sept ans d’emprisonnement ;

« 4° Quatre ans, si le délit est puni de dix ans d’emprisonnement.

« Toutefois, la juridiction peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l’emprisonnement en considération des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur ou des garanties d’insertion ou de réinsertion présentées par celui-ci.

« La juridiction ne peut prononcer une peine autre que l’emprisonnement lorsqu'est commis une nouvelle fois, en état de récidive légale, un des délits suivants :

« 1° Violences volontaires ;

« 2° Délit commis avec la circonstance aggravante de violences ;

« 3° Agression ou atteinte sexuelle ;

« 4° Délit puni de dix ans d’emprisonnement.

« Par décision spécialement motivée, la juridiction peut toutefois prononcer une peine d’emprisonnement d’une durée inférieure aux seuils prévus par le présent article si le prévenu présente des garanties exceptionnelles d’insertion ou de réinsertion.

« Les dispositions du présent article ne sont pas exclusives d’une peine d’amende et d’une ou plusieurs peines complémentaires.

« Les dispositions du présent article sont applicables aux mineurs âgés d’au moins seize ans. »

🖋️Irrecevable
Gabriel Attal
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

I. – Après le 10° de l’article 41‑1 du code de procédure pénale, il est inséré un 10° bis ainsi rédigé :

« 10° bis Demander à l’auteur des faits de s’acquitter d’une contribution civique éducative auprès d’une association de défense ou d’assistance à l’enfance mentionnée à l’article 2‑3 du présent code, du ressort du tribunal judiciaire ou, à défaut, de la cour d’appel. Le montant de cette contribution, qui ne peut excéder le montant prévu au premier alinéa de l’article 131‑13 du code pénal, est fixé par le procureur de la République en fonction de la gravité des faits ainsi que des ressources et des charges de l’auteur des faits ; ».

II. – Au troisième alinéa de l’article L. 422‑2 du code de la justice pénale des mineurs, après la référence : « 5° », sont insérées les références : « ,10° et 10° bis ».

🖋️Rejeté
Marie-France Lorho
21 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un bilan de l’application effective de l’article 227‑17 du code pénal au cours des cinq dernières années.

🖋️Rejeté
Aurélien Lopez-Liguori
22 nov. 2024
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillé sur la part des mineurs non accompagnés parmi les mineurs qui font l’objet d’une condamnation pour crimes ou délits. Il précise notamment la part qu’ils représentent respectivement parmi ces condamnations, en fonction des catégories de faits (vols, violences, dégradations, etc.), des modes opératoires, incluant la bande organisée, ainsi qu’une analyse géographique des phénomènes et des recommandations formulées pour une meilleure prise en charge et prévention des comportements délinquants.

🖋️Tombé
Jean-François Coulomme
22 nov. 2024

Rédiger ainsi cet article :

L’article 121‑7 du code de la justice pénale des mineurs est abrogé.

🖋️Tombé
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
21 nov. 2024

Substituer aux alinéas 2 à 6 les deux alinéas suivants :

« 1° À la première phrase du premier alinéa, le mot : « seize » est remplacé par le mot : « treize », les mots : « à titre exceptionnel et » sont supprimés et les mots : « n’y a pas » sont remplacés par les mots : « y a » ;

« 2° Le second alinéa est supprimé. »

🖋️Tombé
Jean Terlier
25 nov. 2024

Rédiger ainsi l’alinéa 4 :

« b) La seconde phrase est complétée par les mots : « , sauf lorsqu’un crime d’atteinte volontaire à la vie ou à l’intégrité physique ou psychique de la personne, un délit de violences volontaires, un délit d’agression sexuelle ou un délit commis avec la circonstance aggravante de violences a été commis en état de récidive légale. »

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
22 nov. 2024

Substituer aux alinéas 4 à 6 les deux alinéas suivants :

« 2° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« « Les règles d’atténuation des peines mentionnées aux articles L. 121‑5 et L. 121‑6 sont exclues de plein droit lorsque le mineur de plus de seize ans a déjà fait l’objet d’une condamnation définitive pour crime ou délit. » »

🖋️Tombé
Martine Froger
22 nov. 2024

Supprimer les alinéas 5 et 6.

🖋️Tombé
Jean Terlier
25 nov. 2024

Rédiger ainsi le début de la première phrase de l’alinéa 6 :

« Les règles d’atténuation des peines mentionnées aux articles L. 121‑5 et L. 121‑6 ne s’appliquent pas...(le reste sans changement) »

🖋️Tombé
Blandine Brocard
22 nov. 2024

À la première phrase de l’alinéa 6, supprimer les mots : 

« aux mineurs de plus de seize ans ».

🖋️Tombé
Jean Terlier
25 nov. 2024

À la première phrase de l’alinéa 6, après le mot :

« mineurs »,

insérer le mot :

« âgés ».

🖋️Tombé
Naïma Moutchou
22 nov. 2024

À la première phrase de l’alinéa 6, substituer au mot : 

« seize »

le mot : 

« quinze ».

🖋️Tombé
Aurélien Lopez-Liguori
22 nov. 2024

À la première phrase de l’alinéa 6, après le mot : 

« sexuelle »

insérer le signe et les mots : 

« , un délit de harcèlement scolaire ».

🖋️Tombé
Olivier Marleix
22 nov. 2024

Compléter la première phrase de l’alinéa 6 par les mots : 

« , ou lorsque le mineur a déjà été condamné pour l’une de ces infractions. »

🖋️Tombé
Sylvie Josserand
22 nov. 2024

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 6.

🖋️Tombé
Ian Boucard
22 nov. 2024

À la fin de l’alinéa 6, substituer aux mots : 

« peuvent en décider autrement, par une décision spécialement motivée »

les mots : 

« ne peuvent en aucun cas déroger à cette disposition. »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 5min.

Mesdames, Messieurs,

Notre pays est continuellement traversé par des débats, des opinions contraires. Il reste cependant rassemblé derrière des valeurs. Ces valeurs tiennent en des mots simples : le civisme, la règle commune, les droits et les devoirs, le respect de l’autorité. Témoignage d’une autorité et la règle commune sont trop souvent défiées par certains jeunes.

Les violences de juillet 2024 ont profondément marqué notre pays. Parmi les émeutiers, des jeunes, parfois, très jeunes qui semblaient avoir déjà coupé les ponts avec notre société et ses valeurs de respect.

Cela nous rappelle à ce sentiment qu’une partie de nos adolescents glisse, lentement, vers une forme d’isolement, d’individualisme, et parfois même vers le pire : vers une forme de violence déchaînée, décomplexée, sans règle. Certes, et fort heureusement, ce n’est qu’une partie de nos adolescents.

Mais c’est bien cette part, cette minorité de jeunes et d’adolescents que les Français ont le sentiment de trop voir, de voir rimer avec perte de repères, contestation des règles les plus élémentaires et, parfois même, déchaînement de violence.

Et les Français ne comprennent pas que l’on ne donne pas à la justice les moyens d’agir contre cette minorité.

Aussi, il nous faut adapter la réponse de notre justice pour provoquer un sursaut d’autorité et une prise de conscience.

C’est tout l’objet de la présente proposition de loi.

Si nous devons disposer de sanctions adaptées pour les mineurs de moins de 16 ans, nous devons également responsabiliser davantage les parents de jeunes délinquants, qui se sont totalement soustraits à leur responsabilité parentale.

Cette proposition de loi contient d’abord plusieurs mesures pour responsabiliser davantage les parents. Ils sont le terreau au sein duquel grandissent nos enfants et nos adolescents. Oui, il y a des parents sincèrement débordés. Et on doit les aider. Mais tous les acteurs de terrain vous le diront, au premier rang desquels les maires de nos communes qui y sont confrontés : il y a aussi des parents qui n’assument pas leurs responsabilités, qui laissent prospérer la spirale de la violence.

Or, le cadre familial doit être un cadre, un vrai, et nous devons y veiller.

Cette proposition de loi prévoit ensuite une réponse adaptée et graduée aux actes de cette partie de la jeunesse à la dérive.

Elle s’inscrit dans le respect des principes constitutionnels de la justice des mineurs : la primauté de l’éducatif sur le répressif, l’atténuation de la responsabilité pénale des mineurs en fonction de l’âge et la spécialisation de la justice des mineurs.

Elle ne remet pas non plus en cause l’architecture du code de justice pénale des mineurs qui a été réformé en 2021 et dont l’évaluation est globalement positive.

Cette proposition de loi propose seulement des adaptations nécessaires et des outils supplémentaires aux professionnels.

L’article 1er redéfinit l’incrimination du délit de soustraction d’un parent à ses obligations légales envers un mineur prévu par l’article 227‑17 du code pénal. Il prévoit également la création d’une nouvelle circonstance aggravante liée à la commission d’une infraction par le mineur, ainsi que la possibilité de prononcer une peine de travail d’intérêt général à titre de peine complémentaire pour cette infraction.

Cette modification vise à responsabiliser davantage les parents mais également à les éclairer quant à l’importance de leur rôle d’éducation et d’accompagnement de leur enfant. Outre cette volonté de clarification, l’objectif est pluriel. Il s’agit aussi de sanctionner le parent lorsque sa propre défaillance, carence ou négligence vis‑à‑vis de l’enfant l’a mis en danger, et plus encore lorsque cette soustraction a conduit le mineur à adopter un comportement délinquant. Cette nouvelle incrimination et cette circonstance aggravante supplémentaire tendent ainsi à apporter à l’autorité judiciaire les outils et les moyens nécessaires pour lutter efficacement contre la défaillance des parents, en leur permettant de recourir de manière plus éclairée et efficace à cette incrimination.

L’article 2 instaure la possibilité pour le juge des enfants statuant en assistance éducative de prononcer une amende civile à l’égard des parents qui ne défèrent pas aux convocations aux audiences et auditions d’assistance éducative.

Une mesure d’assistance éducative peut être imposée par le juge des enfants mais, pour être efficace, utile et menée dans l’intérêt de l’enfant qu’elle concerne, il est préférable que les parents y adhèrent. Il apparaît donc essentiel de donner aux magistrats des moyens suffisants pour remplir efficacement leur mission et inciter les parents à s’investir dans la procédure d’assistance éducative afin de pouvoir travailler efficacement avec eux. Le premier objectif de cette mesure est d’inciter les parents à honorer leur convocation devant le juge des enfants, le second vise à sanctionner les parents défaillants.

L’article 3 étend la responsabilité solidaire de plein droit des parents pour les dommages causés par leurs enfants sur lesquels ils exercent l’autorité parentale.

Cette mesure, qui s’inscrit dans un contexte alarmant de commission par des mineurs d’actes de dégradations et de violences dans l’espace public, a tout d’abord pour objectif de responsabiliser leurs parents. De plus, les deux parents seront tenus solidairement, ce qui contribuera à renforcer les droits de la victime qui pourra agir contre l’un ou l’autre des parents pour obtenir réparation de son entier préjudice.

Si depuis le 28 juin dernier, la Cour de cassation juge désormais que lorsque les parents exercent conjointement l’autorité parentale, la condition de cohabitation doit être considérée comme remplie même lorsqu’ils sont séparés et que l’enfant ne réside plus que chez l’un d’entre eux, il est souhaitable d’énoncer cette règle dans la loi.

L’article 4 crée une procédure de comparution immédiate pour les mineurs.

L’objectif est d’offrir aux magistrats une procédure rapide quand la gravité des faits et la personnalité du mineur le justifient.

L’article 5 revoit les modalités d’atténuation de la peine pour les mineurs. Le dispositif proposé se veut équilibré. Entre 13 et 16 ans, il n’y a pas de dérogation possible au principe de l’atténuation de la peine. À compter de 16 ans, une dérogation au principe de l’atténuation de la peine est possible mais elle doit être motivée par la juridiction sauf si les faits ont été commis en état de récidive légale et, pour les infractions les plus graves et en cas de double récidive, la règle est inversée : c’est le maintien du principe de l’atténuation de la peine qui doit dans ce cas, être motivé par la juridiction.

Article 1

Le code pénal est ainsi modifié :

1° L’article 227‑17 est ainsi modifié :

a) Le premier alinéa est ainsi modifié :

– au début, est ajoutée la mention : « I. – » ;

– les mots : « au point de » sont remplacés par les mots : « » , lorsqu’il est, par son caractère répété ou sa gravité, de nature à » ;

b) Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque cette soustraction a directement conduit à la commission, par le mineur, de plusieurs crimes ou délits ayant donné lieu à une condamnation définitive, elle est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. » ;

c) Il est ajouté un II ainsi rédigé :

« II.  Les personnes coupables de l’infraction prévue au présent article encourent également la peine complémentaire de travail d’intérêt général. » ;

2° Le I de l’article 322‑15 est complété par un 8° ainsi rédigé :

« 8° La peine de travail d’intérêt général. »

Article 2

I. – L’article 375‑1 du code civil est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les parents sont tenus de déférer aux convocations aux audiences et aux auditions du juge des enfants.

« Le juge des enfants peut condamner à l’amende civile prévue par le code de procédure civile ceux qui n’y ont pas déféré, sans motif légitime. »

II. – Les conditions d’applications du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État. Il entre en vigueur à une date fixée par ce décret et au plus tard le premier jour du sixième mois suivant la publication de la présente loi.

Article 3

Le quatrième alinéa de l’article 1242 du code civil ainsi rédigé :

« Les parents, en tant qu’ils exercent l’autorité parentale, sont, de plein droit, solidairement responsables du dommage causé par leurs enfants mineurs. »

Article 4

Le code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

1° L’article L. 423‑4 est complété deux alinéas ainsi rédigés :

« Si le mineur est âgé d’au moins seize ans, qu’il encourt une peine d’emprisonnement supérieure ou égale à sept ans d’emprisonnement, ou, en cas de délit flagrant, supérieure ou égale à cinq ans d’emprisonnement et que les faits ont été commis en état de récidive légale, le procureur de la République peut le traduire sur‑le‑champ devant le tribunal s’il dispose du rapport ou du recueil de renseignements socio‑éducatifs prévus au 2°. Le mineur est retenu jusqu’à sa comparution qui doit avoir lieu le jour même ; il est conduit sous escorte devant le tribunal.

« Si la réunion du tribunal pour enfants est impossible le jour même et si les éléments de l’espèce lui paraissent exiger une mesure de détention provisoire, le procureur de la République peut traduire le mineur devant le juge des libertés et de la détention, afin qu’il soit statué sur ses réquisitions tendant au placement en détention provisoire du mineur jusqu’à l’audience. L’audience de jugement doit avoir lieu dans les quatre jours ouvrables, à défaut de quoi le mineur est remis en liberté d’office. » ;

2° La section 3 du chapitre Ier du titre II du livre V est complétée par un article L. 521‑28 ainsi rédigé :

« Art. L. 52128. – Lorsque le tribunal pour enfants est saisi aux fins de jugement selon la procédure de comparution immédiate pour mineurs, le président avertit le mineur qu’il ne peut être jugé le jour même qu’avec son accord recueilli en présence de son avocat.

« Si le mineur consent à être jugé séance tenante, mention en est faite dans les notes d’audience.

« Si le mineur ne consent pas à être jugé séance tenante ou si l’affaire ne paraît pas en état d’être jugée, le tribunal pour enfants, après avoir recueilli les observations des parties et de leur avocat, renvoie à une audience qui doit avoir lieu dans un délai qui ne peut être inférieur à dix jours, ni supérieur à un mois. Dans ce cas, le tribunal peut placer le mineur sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire. La décision est exécutoire par provision.

Article 5

L’article L. 121‑7 du code de la justice pénale des mineurs est ainsi modifié :

1° Le premier est ainsi modifié :

a) À la première phrase, les mots : « à titre exceptionnel et » sont supprimés ;

b) La seconde phrase est ainsi complétée : « , sauf lorsque les faits sont commis en état de récidive légale » ;

2° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’atténuation de la peine prévue au premier alinéa ne s’applique pas aux mineurs de plus de seize ans lorsqu’un crime d’atteinte volontaire à la vie ou à l’intégrité physique ou psychique de la personne, un délit de violences volontaires, un délit d’agression sexuelle, un délit commis avec la circonstance aggravante de violences a été commis une nouvelle fois en état de récidive légale. Toutefois, le tribunal pour enfants et la cour d’assises des mineurs peuvent en décider autrement, par une décision spécialement motivée. »

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