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Historique
16 déc. 2020 : ⚡Le 🧭Gouvernement Castex déclare l'urgence

27 janv. 2021 15:05 : Audition ouverte à la presse

3 févr. 2021 14:35 : Audition ouverte à la presse
3 févr. 2021 - 9 févr. 2021 : 561 amendements en Commission des affaires étrangères

10 févr. 2021 15:00 : Examen
10 févr. 2021 21:05 : Examen

11 févr. 2021 09:35 : Examen du texte
11 févr. 2021 15:00 : Examen
11 févr. 2021 21:00 : Examen

12 févr. 2021 - 19 févr. 2021 : 568 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

17 févr. 2021 21:15 : Discussion

19 févr. 2021 09:00 : Discussion
19 févr. 2021 15:00 : Discussion
19 févr. 2021 21:00 : Discussion

2 mars 2021 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté


17 mai 2021 09:00 : Discussion
17 mai 2021 : Modifié par Sénat ( 5ème République )




13 juil. 2021 15:00 : Discussion
13 juil. 2021 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Assemblée nationale de la 15ème législature
13 juil. 2021 : 1 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

20 juil. 2021 09:00 : Discussion
20 juil. 2021 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat ( 5ème République )

Originalv2v3v4v5v6
📜Projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales
Jean Castex
16 déc. 2020

🖋️Amendements examinés : 100%
155 Adoptés233 Rejetés
62 Non soutenus
45 Irrecevables
66 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Supprimer les mots :

« de programmation ».


Annexe : CADRE DE PARTENARIAT GLOBAL
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la dernière phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« environnementales »,

substituer au signe :

« , »,

le mot :

« et ».

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la seconde phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« mondiaux »,

insérer les mots :

« , en particulier la santé, le climat, la biodiversité, l’éducation ».

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A l’alinéa 10, après le mot :

« mondiaux »,

insérer les mots :

« , en particulier la santé, le climat, la biodiversité, l’éducation ».

🖋️Adopté
Frédérique Dumas
6 févr. 2021

A l’alinéa 10, après le mot :
 
« humains »,
 
insérer les mots :
 
« en particulier des droits de l’enfant ».

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

À l’alinéa 20, après le mot :

« citoyens, »,

insérer les mots :

« les parlementaires, ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 20, substituer au mot :

« syndicats »,

les mots :

« organisations syndicales ».

🖋️Adopté
Delphine Bagarry
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 20, substituer aux mots :

« la jeunesse »,

les mots :

« l’enfance et les jeunesses ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 20, insérer la phrase suivante :

« La mobilisation du secteur privé implique non seulement la mise en œuvre par les entreprises françaises de projets dans les pays partenaires mais aussi le renforcement du tissu économique local, en particulier celui des TPE-PME. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 21, insérer la phrase suivante :

« Au-delà de la mobilisation de moyens financiers, les diasporas jouent un rôle clé par les compétences et l’expérience qu’elles peuvent mettre à la disposition des pays partenaires ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après la troisième phrase de l’alinéa 21, insérer la phrase suivante :

L’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale s’adresse à tous les jeunes, aux éducateurs mais aussi aux adultes autour d’un triptyque « informer, comprendre, agir ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Au début de la dernière phrase de l’alinéa 21, substituer au mot :

« Elle »,

les mots :

« La France ».

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la dernière phrase de l’alinéa 21, après le mot :

« pauvreté »,

insérer les mots :

« ou de vulnérabilité ».

🖋️Adopté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

A la dernière phrase de l’alinéa 21, après le mot :

« pauvreté »,

insérer les mots :

« ou de vulnérabilité ».

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après le mot :

« partenaires »,

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 22 :

« , et la prise en compte de leurs stratégies de développement et basée sur les besoins des populations. »

🖋️Adopté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Après le mot :

« partenaires »,

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 22 :

« , et la prise en compte de leurs stratégies de développement et basée sur les besoins des populations. »

🖋️Adopté
Frédéric Petit
6 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’alinéa 22, après le mot :

« présents »,

insérer les mots : 

« ,les élus locaux des Français établis à l’étranger, ainsi que, le cas échéant, les organisations françaises de la société civile, les acteurs de la coopération décentralisée, et les parties prenantes locales de la solidarité internationale, »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 24, substituer aux mots :

« (2005) et réaffirmés à Busan (2011) et à Nairobi ( »,

les mots :

« (2 mars 2005) et réaffirmés à Busan (1er décembre 2011) et à Nairobi (1er décembre ».

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’alinéa 25, après le mot :

« partenaires »,

insérer les mots :

« ,y compris les Parlements, ».

🖋️Adopté
Frédéric Petit
6 févr. 2021

A l’alinéa 28, après le mot :

« sociale, »,

insérer les mots :

« éducative et culturelle, ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la dernière phrase de l’alinéa 29, substituer au nombre :

« 98 »,

les mots :

« quatre-vingt-dix-huit ».

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

La France veille à cette cohérence ainsi qu’au respect des engagements pris dans le cadre des ODD et de l’Accord de Paris pour toutes les politiques communautaires impactant le développement des pays partenaires.

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 30 par les mots :

« favorisant l’insertion civique, sociale et professionnelle ».

🖋️Adopté
Vincent Ledoux
5 févr. 2021

Modifier ainsi l’alinéa 33 :

1° Substituer aux mots :

« à l’ »,

les mots :

« aux pays d’ » ;

2° Après le mot :

« par »,

insérer les mots :

« les conséquences de » ;

3° Compléter ce même alinéa par les mots :

« , mais qui disposent d’atouts et sont des acteurs de premier plan dans la coopération internationale pour faire face aux enjeux globaux et protéger les biens publics mondiaux ».

 

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 33 par la phrase suivante :

« Au sein du continent africain, la région du Sahel mobilise tout particulièrement les efforts et l’engagement de la France, compte tenu du caractère aigu des crises et des fragilités qu’on y rencontre et des liens forts et anciens tissés avec les pays concernés. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’alinéa 35, substituer au sigle :

« PMA »,

les mots :

« Pays les moins avancés (PMA) ».

🖋️Adopté
Amélia Lakrafi
5 févr. 2021

 

A la dernière phrase de l’alinéa 35,

1° substituer au mot :

« Ils »,

les mots :

« Les 19 pays prioritaires » ;

2° après le mot :

« État, »,

insérer les mots :

« dont un tiers est concentrée sur les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), ».

🖋️Adopté
Liliana Tanguy
6 févr. 2021

À l’alinéa 36, substituer aux mots :

« en Amérique latine et en Asie »,

les mots : 

 « en Amérique latine, en Asie, dans le voisinage de l’Union européenne et notamment dans les pays des Balkans occidentaux ».

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 36 par les mots suivants :

« et contre la pauvreté et les inégalités ».

🖋️Adopté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’alinéa 38, substituer aux mots :

« et aux droits humains »,

les mots :

« , aux droits humains et en particulier aux droits de l’enfant ».

🖋️Adopté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 38, après les mots : 

« la gestion de l’eau »,

insérer les mots :

« et de l’assainissement ».

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 42 par les mots :

« et la mise en place de réseaux de transport et de distribution qui leurs soient adaptés ».

🖋️Adopté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 42 par la phrase suivante :

« La France continue de soutenir l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives et s’assure de l’effectivité, dans son périmètre d’action, de l’application des règlementations européennes de transparence des paiements aux gouvernements des industries extractives. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la dernière phrase de l’alinéa 44, substituer aux mots :

« ce dernier »,

les mots :

« le second ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 47.

🖋️Adopté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 48 par les mots :

« et filles-garçons ».

🖋️Adopté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Rédiger ainsi l'alinéa 49 :

« Les inégalités entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons perdurent partout dans le monde. Les évolutions récentes et les nouveaux enjeux globaux rendent nécessaire la poursuite d’une action résolue en faveur de la concrétisation de l’égalité entre les femmes et les hommes, l’égalité filles-garçons et des droits des femmes, des filles et des adolescentes dans l’ensemble des régions du monde. L’autonomisation économique et sociale des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, promue dès le plus jeune âge, constituent un socle fondamental du développement durable.

« La France reconnait les filles, adolescentes, jeunes femmes et femmes comme des actrices à part entière des dynamiques de transformation sociale en ne les considérant pas uniquement comme des bénéficiaires de l'aide, et favorise leur participation authentique dans l'élaboration, la mise en œuvre et le suivi des programmes et politiques publiques les concernant ».

🖋️Adopté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Rédiger ainsi la seconde phrase de l’alinéa 51 :

« L’État s’engage à tendre vers un marquage « égalité femmes-hommes » conforme aux recommandations du Plan d’action sur l’égalité des genres de l’Union européenne, soit en pourcentage des volumes annuels d’engagements de l’aide publique au développement bilatérale programmable française : 85 % avec objectif principal ou significatif, et 20 % comme objectif principal, suivant les marqueurs du comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Dans cette perspective, il s’engage à ce qu’en 2025, 75 % des volumes annuels d’engagements de l’aide publique au développement bilatérale programmable française aient l’égalité femmes-hommes pour objectif principal ou significatif, et 20 % pour objectif principal. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 54.

🖋️Adopté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 56, après le mot :

« politiques »,

insérer le mot :

« , sociales ».

🖋️Adopté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 56, après le mot :

« politiques »,

insérer le mot :

« , sociales ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après la troisième phrase de l’alinéa 56, insérer la phrase suivante :

Les enfants sont les premières victimes de ces crises, compte tenu notamment des conséquences qu’elles entraînent sur les structures éducatives.

🖋️Adopté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A l’alinéa 57, insérer après la première occurrence du mot :

« globale »,

les mots :

« et de long terme ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après le mot :

« systèmes »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 57 :

« inclusifs de gouvernance répondant efficacement aux besoins des populations et leur garantissant un accès effectif à leurs droits en vue de permettre un retour à la sécurité intérieure découlant de la stratégie de sécurité nationale. »

🖋️Adopté
Jean François Mbaye
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 57 par la phrase suivante :

« Afin d’optimiser cette coordination, et plus largement son action en faveur de la résolution des crises, elle met en œuvre tous les moyens de nature à permettre la bonne exécution des missions de chacun des acteurs en présence, en tenant notamment compte des contraintes qui leur sont inhérentes. »

🖋️Adopté
Fabien Gouttefarde
4 févr. 2021

À la dernière phrase de l'alinéa 58, après les mots:

« une diplomatie humanitaire active »,

insérer les mots :

« promouvant le respect du droit international humanitaire et ».

🖋️Adopté
Jean François Mbaye
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 58 par la phrase suivante :

« De même, elle doit permettre à la France d’œuvrer tant à l’échelle internationale qu’à l’échelle nationale afin de soutenir l’action humanitaire menée par des organisations dont les missions et les actions répondent aux principes de neutralité, d’indépendance et d’impartialité. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après l’alinéa 59, insérer l’alinéa suivant :

« La France renouvelle par ailleurs son attachement au principe de non-discrimination des populations bénéficiaires de son assistance humanitaire. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 60.

🖋️Adopté
Laurence Dumont
6 févr. 2021

Compléter la première phrase de l’alinéa 62 par les mots :

« au premier rang desquels celui de l’enregistrement à l’état civil ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après la deuxième phrase de l’alinéa 62, insérer la phrase suivante :

« Elle s’engage aussi en faveur de la protection de l’enfant et de ses droits tels qu’ils sont rappelés notamment dans la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989 et signée par la France le 26 janvier 1990. »

🖋️Adopté
Jean François Mbaye
6 févr. 2021

À l’alinéa 62, après les mots :

«  société civile dans les pays en développement »,

insérer les mots :

« ,notamment dans les pays où la désinformation des populations contribue activement à l’instabilité et à la résurgence de mouvements et d'activités terroristes »

🖋️Adopté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 62 par la phrase : 

« La France s’engage dans la lutte contre le travail forcé, la traite des être humains, l’esclavage moderne et le travail des enfants en devenant un pays pionnier des Objectifs de développement durable (ODD) ».

 

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 63.

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’alinéa 66, substituer aux mots :

« de couverture »,

les mots :

« d’une couverture de ».

🖋️Adopté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A la seconde phrase de l'alinéa 66, après le mot :

« pays »,

insérer les mots :

« notamment primaires et communautaires, ».

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la seconde phrase de l'alinéa 66, après le mot :

« pays »,

insérer les mots :

« notamment primaires et communautaires, ».

🖋️Adopté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

A la seconde phrase de l'alinéa 66, après le mot :

« pays »,

insérer les mots :

« notamment primaires et communautaires, ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après le mot :

« politique »,

rédiger ainsi la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 66 :

« française de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. ».

🖋️Adopté
Marion Lenne
5 févr. 2021

Après la deuxième phrase de l’alinéa 67,

insérer la phrase suivante :

« A ce titre, la France souhaite donc inscrire la question des mille premiers jours de l’enfant au cœur de son action. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la dernière phrase de l’alinéa 67, substituer au mot :

« en »,

les mots :

« dans le domaine de la ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la troisième phrase de l’alinéa 67, après la première occurrence du mot :

« en »,

insérer les mots :

« matière de ».

🖋️Adopté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 68 :

La France soutient massivement les partenariats et organisations internationales en matière de santé mondiale.

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 68 :

La France soutient massivement les partenariats et organisations internationales en matière de santé mondiale.

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la seconde phrase de l’alinéa 71, substituer à la première occurrence du mot :

« en »,

les mots :

« dans le domaine de la ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 73, substituer à la troisième occurrence du mot :

« en »,

les mots :

« dans le domaine de la ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la dernière phrase de l’alinéa 73, substituer au mot :

« en »,

les mots :

« dans le domaine de la ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 74.

🖋️Adopté
Bruno Fuchs
6 févr. 2021

I. – À l’alinéa 75, après les mots :

« enseignement supérieur, » 

insérer les mots :

« la mobilité internationale des jeunes, ».

II. – En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 76, après les mots : 

« enseignement supérieur, »,

 insérer les mots :

 « la mobilité internationale des jeunes, ».

🖋️Adopté
Marion Lenne
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 76, après le mot :

« professionnelle, »,

insérer les mots :

« l’apprentissage, ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 77, substituer à la troisième occurrence du mot :

« sur »,

le mot :

« dans ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
7 févr. 2021

A la première et à la deuxième phrases de l’alinéa 77, après le mot :

« éducation, »,

insérer les mots :

« en particulier comme levier pour la réalisation des droits de l’enfant, ».

🖋️Adopté
Marion Lenne
5 févr. 2021

A la troisième phrase de l’alinéa 78, après le mot :

« professionnelle »,

insérer les mots suivants :

« ,d’apprentissage ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 79, substituer au sigle :

« UNESCO »,

les mots :

« Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 79, substituer aux mots sigle :

« l’UNICEF »,

les mots :

« le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) ».

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

À l’alinéa 80, après les mots : 

« La mobilité d’étudiants et de scientifiques venant des pays en développement », 

insérer les mots :

« doit être garantie en qualité et en nombre, car elle ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 81.

🖋️Adopté
Marion Lenne
5 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 85, insérer la phrase suivante :

« La Décennie des Nations Unies pour l’Agriculture Familiale 2019‑2028 devra être appuyée à cet effet. »

🖋️Adopté
Martine Leguille-Balloy
5 févr. 2021

À l’alinéa 85, après le mot :

« populations », 

insérer la phrase suivante :

« La France s’attache en particulier à soutenir la structuration durable des filières agricoles et agroalimentaires. »

🖋️Adopté
Laurence Dumont
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 85 par la phrase suivante :

Dans ce cadre, la France accompagne et promeut les actions mises en œuvre dans le cadre de la Grande Muraille Verte.

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 89.

🖋️Adopté
Fabien Gouttefarde
4 févr. 2021

À la deuxième phrase de l'alinéa 95, après les mots :

« populations les plus vulnérables »,

insérer les mots :

«, dont les enfants et les populations vivant en zones de conflit ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 96.

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 100, substituer aux mots :

« au travers »,

le mot :

« par ».

🖋️Adopté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 100, insérer l’alinéa suivant :

Elle promeut le renforcement des critères de responsabilité sociale et environnementale dans les marchés publics dans les pays partenaires.

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 104, après les mots :

« l’ensemble des acteurs, dont les »,

insérer le mot :

 « populations ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la troisième phrase de l’alinéa 105, substituer aux mots :

« à travers »,

le mot :

« par ».

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

Après la troisième phrase de l’alinéa 105, insérer la phrase suivante :

Elle soutient le renforcement des capacités de contrôle des parlements des pays bénéficiaires, en particulier dans le domaine budgétaire.

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la dernière phrase de l’alinéa 105, substituer aux mots :

« au travers de »,

le mot :

« par ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 107.

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’alinéa 112, avant le mot :

« ministres »,

insérer le mot :

« autres ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A l’alinéa 119, après la première occurrence du mot :

« local »,

supprimer les mots :

« , dans le cadre des dispositions prévues à l’article 6 de la présente loi, ».

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

A l’alinéa 119, supprimer les mots :

« chaque année ».

🖋️Adopté
Valérie Thomas
6 févr. 2021

À l’alinéa 119, après les mots :

« organisations françaises »,

insérer les mots : 

« et locales ».

🖋️Adopté
Jean François Mbaye
6 févr. 2021

À l’alinéa 119, après les mots : 

« les acteurs de la coopération décentralisée, »,

insérer les mots : 

 « les élus locaux dont ceux des Français établis hors de France, »

🖋️Adopté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 119 par la phrase suivante : 

 « Il veille à susciter la présence de femmes au sein de ce conseil local du développement et à tendre vers une représentation équilibrée et paritaire en termes de genre. »

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 119 par la phrase suivante :

« Il peut également y convier les entreprises qui peuvent apporter une contribution au développement du pays par leur activité propre mais aussi par leur engagement en matière de responsabilité sociale, environnementale et de gouvernance. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la seconde phrase de l’alinéa 123, après le sigle :

« (PMA) »,

insérer les mots :

« et qui ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 123 par la phrase suivante :

« La France contribue ainsi à l’engagement collectif de l’Union européenne de consacrer 0,15 à 0,20 % du revenu national brut (RNB) aux Pays les moins avancés (PMA). »

🖋️Adopté
Liliana Tanguy
6 févr. 2021

Au début de l’alinéa 130, insérer la phrase suivante :

« La France encourage la coopération décentralisée entre collectivités territoriales. »

🖋️Adopté
Olga Givernet
6 févr. 2021

Après l’alinéa 130, insérer l’alinéa suivant :

« À ce titre, les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent solliciter les opérateurs de l’État Agence française de développement et Expertise France pour bénéficier d’un appui renforcé dans la mise en œuvre de leur action extérieure. »

🖋️Adopté
Marion Lenne
5 févr. 2021

Après l’alinéa 133, insérer l’alinéa suivant :

Elle finance les agences spécialisées des Nations Unies répondant aux priorités de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À l’alinéa 142, supprimer les mots :« la révolution de ».

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

Après la deuxième phrase de l’alinéa 2, insérer la phrase suivante :

« Elle met en exergue les inégalités structurelles, notamment celles fondées sur le genre, et impacte de manière disproportionnée les femmes et les filles. »

🖋️Rejeté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Après la deuxième phrase de l’alinéa 2, insérer la phrase suivante :

« Elle met en exergue les inégalités structurelles, notamment celles fondées sur le genre, et impacte de manière disproportionnée les femmes et les filles. »

🖋️Rejeté
Nicole Le Peih
8 févr. 2021

À l’alinéa 2, après les mots :

« le développement des fragilités et des instabilités, »

insérer les mots :

« la lutte contre le changement climatique ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 3, après le mot :

« coordonnée »,

insérer les mots :

« dans le respect absolu des résolutions des Nations-Unies ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la seconde phrase de l'alinéa 3, substituer aux mots :

« des modèles de croissance plus résilients, plus inclusifs et plus durables »,

les mots :

« un processus de développement et d’expansion des libertés réelles dont jouissent les individus, et de la planète, tout en favorisant une croissance économique alternative au modèle qui a conduit les pays du Nord à la catastrophe mondiale du dérèglement climatique et à l’installation de l’anthropocène, cette nouvelle ère géologique marqué par les activités humaines, dont la consommation effrénée d’énergies fossiles, responsable des deux tiers des rejets de gaz à effet de serre, et par le changement d’affectation des sols qui appauvri les sols, et détruit la biodiversité et les forêts ».

🖋️Non soutenu
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 3, après les mots :

 « protéger les biens publics mondiaux », 

insérer les mots :

 «  (en particulier la santé, le climat, la biodiversité et l’éducation) ».

🖋️Rejeté
Nicole Le Peih
8 févr. 2021

À l’alinéa 3, après les mots :

« vers des modèles de croissance plus résilients, plus inclusifs et plus durables »,

insérer les mots :

« , en association avec l’objectif européen de neutralité carbone en 2050 » .

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer les cinq alinéas suivants :

« La France doit défendre les droits humains et environnementaux partout et en toutes circonstances, dans toutes les instances internationales dédiées. Le respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire est fondamental pour lutter pour le développement humain.

« Pour réduire les inégalités mondiales, la France s’engage également à lutter fermement contre l’évasion fiscale et pour aider les États à avoir une voix qui porte plus dans les instances internationales du commerce comme l’OMC pour un commerce international plus respectueux des peuples et de l’environnement, ainsi que pour une responsabilité plus forte des entreprises donneuses d’ordres vis-à-vis de leur chaine de sous-traitance. À ce titre, la France renforce son engagement au sein de l’Organisation internationale du travail afin de renforcer les droits des travailleurs partout dans le monde.

« La France s’engage également à mettre en œuvre sur son territoire une politique d’accueil des migrants plus humaine et favorable au développement humain et à l’accueil que nous devons à chaque être humain, et à ses droits fondamentaux.

« Les crises appellent également à renforcer le multilatéralisme sectoriel comme les instances des Nations-Unies pour l’éducation, l’enfance, les droits des femmes, la culture, ou encore le droit du travail.

« La crise met également à mal les équilibres sociaux et genrés. Aussi, la France s’engage à respecter les 85 % de »cible genre« dans son APD, à renforcer son action dans l’Agenda »Femmes, paix et sécurité« des Nations-Unies et à œuvrer, notamment au niveau du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, en faveur de l’accès des femmes à la santé et aux droits sexuels et reproductifs ». »

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A l’alinéa 6, substituer aux mots :

« ses valeurs, ses priorités et ses intérêts, ainsi que ceux de l’Europe, »,

les mots :

« les priorités définies en comité interministériel de la coopération internationale et du développement et alignées sur les besoins des pays tels que recommandé par la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide ».

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« ses valeurs, ses priorités et ses intérêts, ainsi que ceux de l’Europe, »,

les mots :

« les priorités définies en comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) et alignées sur les besoins des pays conformément aux recommandations de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement » .

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A l’alinéa 6, substituer aux mots :

« , ses priorités et ses intérêts »,

les mots :

« et ses priorités d’aide aux populations vulnérables ».

🖋️Rejeté
Alain David
6 févr. 2021

À l’alinéa 6, après le mot :

« international »,

insérer les mots :

« , y compris à travers sa coopération culturelle et audiovisuelle, ».

🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

« Elle est menée en coordination avec les pays partenaires en termes de politique migratoire. »

🖋️Rejeté
Christian Hutin
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

« Dans ce cadre, la France s’engage à renforcer sa coordination avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) afin de démultiplier son action en matière de coopération culturelle et d’éducation, notamment en direction de la jeunesse africaine. »

🖋️Rejeté
Alain David
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 6 par la phrase :

« Dans ce contexte, la France promeut dans le cadre de sa politique de développement le renforcement de la coopération culturelle et audiovisuelle et notamment le rôle de la société nationale de programme France Média Monde (FMM). »

🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021

À l’alinéa 7, après le mot :

« fixe »

insérer les mots :

« , en collaboration avec le Parlement, ».

🖋️Non soutenu
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

A l’alinéa 10, après le mot :

« mondiaux »,

insérer les mots :

« , en particulier la santé, le climat, la biodiversité, l’éducation ».

🖋️Non soutenu
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

A l’alinéa 10, après le mot :

« mondiaux, »,

insérer les mots :

« la préservation de l’espace humanitaire, ».

🖋️Rejeté
Frédéric Petit
6 févr. 2021

A l’alinéa 10, après le mot :

« malnutrition, »,

insérer les mots :

« l’illettrisme et l’ignorance, ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À l'alinéa 10, après la première occurrence du mot :

« protection »,

insérer les mots :

« des droits humains et environnementaux, ».

🖋️Rejeté
Nicole Le Peih
8 févr. 2021

À l’alinéa 10, après les mots :

«  la planète, »

insérer les mots :

« la baisse des émissions de gaz à effet de serre, » .

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase :

Dans tous les secteurs d’intervention de sa politique de développement et de solidarité internationale, la France prend en compte, dans les objectifs, principes et indicateurs, l’égalité femmes-hommes et l’égalité filles-garçons, y compris dans sa réponse à la COVID-19.

🖋️Rejeté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase :

Dans tous les secteurs d’intervention de sa politique de développement et de solidarité internationale, la France prend en compte, dans les objectifs, principes et indicateurs, l’égalité femmes-hommes et l’égalité filles-garçons, y compris dans sa réponse à la COVID-19.

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 la phrase suivante :

Dans tous les secteurs d’intervention de sa politique de développement et de solidarité internationale, la France prend en compte l’égalité femmes-hommes, dans les objectifs, les principes et les indicateurs.

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
9 févr. 2021

Compléter l'alinéa 10 par les mots et la phrase :

« et l’égalité filles-garçons. Dans tous les autres secteurs d’intervention de sa politique de développement et de solidarité internationale, La France prend également en compte, dans ses objectifs, principes et indicateurs, les droits de l’enfant ainsi que l’égalité fille-garçons. »

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
9 févr. 2021

Compléter l'alinéa 10 par les mots et la phrase :

« et l’égalité filles-garçons. Dans tous les autres secteurs d’intervention de sa politique de développement et de solidarité internationale, La France prend également en compte, dans ses objectifs, principes et indicateurs, les droits de l’enfant ainsi que l’égalité fille-garçons. »

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

À l’alinéa 10, après le mot :

« humains, »,

insérer les mots :

« la promotion et la réalisation des droits de l’enfant, ».

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
5 févr. 2021

À l’alinéa 10, après le mot :

« humains, »,

insérer les mots :

« la promotion et la réalisation des droits de l’enfant, ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 11, substituer aux mots :

« et la sécurité en complément de l’action diplomatique et militaire, dans une approche globale intégrée »,

les mots :

« et le respect des Objectifs de développement durable ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 13 par les mots suivants :

« , à travers le respect absolu des résolutions des Nations-Unies et du droit international humanitaire ».

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

Compléter l’alinéa 16 par les mots :

« (v) la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ; (vi) la Déclaration et le Programme d’action de Beijing ; (vii) la Convention internationale des droits de l’enfant ; (viii) la Convention d’Istanbul ».

🖋️Rejeté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Compléter l'alinéa par les mots :

"(v) la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 1979 ; (vi) la Déclaration et le Programme d’action de Beijing de 1995; (vii) la Convention internationale relative aux droits de l'enfant (CIDE) adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989 ;"

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A l’alinéa 16, après le mot :

« avec : »,

insérer les mots :

« (i) la Convention relative aux droits de l’enfant, qui définit les principes de non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et la participation des enfants, ».

 

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
5 févr. 2021

A l’alinéa 16, après le mot :

« avec : »,

insérer les mots :

« (i) la Convention relative aux droits de l’enfant, qui définit les principes de non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et la participation des enfants, ».

 

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A l’alinéa 16, après le mot :

« avec : »,

insérer les mots :

« (i) la Convention relative aux droits de l’enfant, qui définit les principes de non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et la participation des enfants, ».

 

🖋️Rejeté
Sylvain Waserman
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 16 par les mots :

« (v) la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). »

🖋️Rejeté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Après l’alinéa 16, insérer l’alinéa suivant :

« – celui du Conseil de l’Europe, avec la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique signée à Istanbul le 11 mai 2011 ; »

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

À l’alinéa 17, compléter la première phrase par les mots :

« , ainsi que le plan d’action Genre de l’Union européenne pour la période 2021‑2025. »

🖋️Irrecevable
Jacques Maire
6 févr. 2021
🖋️Irrecevable
Jacques Maire
6 févr. 2021
🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021

A la seconde phrase de l’alinéa 24 après le mot :

« appropriation »,

insérer les mots :

« , de transparence ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après l'alinéa 25, insérer les quatre alinéas suivants :

La France s’engage à faire de la transparence de son aide une priorité. Conformément aux conclusions du forum de haut niveau de Busan de 2011 sur l’efficacité de l’aide, qui visent à l’établissement d’un standard commun, elle améliore le nombre et la qualité des informations sur son aide publiées sur les sites gouvernementaux.

La transparence de l’aide française passe également par une meilleure redevabilité. Depuis 2013, la France produit annuellement des indicateurs de résultats ex post de l’aide bilatérale et multilatérale.

Les documents qui permettent d’informer les parlementaires (en particulier le document de politique transversale « Politique française en faveur du développement») et la société civile sont revus dans le même esprit. Les résultats des évaluations menées par les principales structures pilotant l’aide au développement de la France, ainsi que la mise en œuvre de la stratégie présentée dans le présent document et la présente loi, sont également rendus plus accessibles et plus lisibles.

Dans un soucis d'évaluation de la cohérence de l’action française, et dans la suite logique de l’approche partenariale de ce document, cette recherche de transparence va au delà de l’aide publique au développement stricto sensu et s’applique à l’ensemble des établissements et acteurs publics et semi publics contribuant à l’action extérieure de la France dans les pays en développement.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 25, insérer l’alinéa suivant :

« La France s’engage à faire de la transparence de son aide une priorité. Conformément aux conclusions du forum de haut niveau de Busan de 2011 sur l’efficacité de l’aide, qui visent à l’établissement d’un standard commun, elle améliore le nombre et la qualité des informations sur son aide publiées sur les sites gouvernementaux. La transparence de l’aide française passe également par une meilleure redevabilité. Depuis 2013, la France produit annuellement des indicateurs de résultats ex post de l’aide bilatérale et multilatérale. Les documents qui permettent d’informer la société civile et les parlementaires (en particulier le document de politique transversale « Politique française en faveur du développement ») font l’objet d’un traitement amélioré dans le même esprit. Les résultats des évaluations menées par les principales structures pilotant l’aide au développement de la France sont également rendus plus accessibles et plus lisibles de même que la mise en œuvre du Cadre de Partenariat Global (CPG). Dans un soucis d’évaluation de la cohérence de l’action française, et dans la suite logique de l’approche partenariale, cette recherche de transparence va au-delà de l’Aide Publique au Développement stricto sensu et s’applique à l’ensemble des établissements et acteurs publics et semi publics contribuant à l’action extérieure de la France dans les pays en développement.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après le mot :

« développement »,

supprimer la fin de la seconde phrase de l’alinéa 26.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après le mot :

« développement »,

supprimer la fin de la seconde phrase de l’alinéa 26.

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Après le mot :

« développement »,

supprimer la fin de la seconde phrase de l’alinéa 26.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 26, insérer l’alinéa suivant :

La France s’engage à ce que les entreprises ayant leur siège social en France et qui sont présentes dans les pays fragiles paient des impôts équitables, respectent les populations locales et l’environnement, et soient responsables des agissements de toute leur chaine de sous-traitance.

🖋️Rejeté
Sonia Krimi
5 févr. 2021

Après l’alinéa 26, insérer l’alinéa suivant :

La lutte contre les flux financiers illicites est un des critères du processus d’attribution des aides publiques au développement et une partie intégrante de la politique de solidarité internationale et de développement de la France vis-à-vis des autres pays.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 28 :

Le principe de cohérence doit sous-tendre la mise en œuvre de la politique de développement. L’ensemble des politiques publiques pouvant affecter les pays partenaires, leur élaboration et leur mise en œuvre tiennent compte de la politique de développement. Au-delà de la politique de développement, de nombreuses autres politiques publiques ont un impact important sur les pays en développement. L’efficacité de la politique française de développement et de solidarité internationale dépend donc fortement de la cohérence de l’ensemble de ces politiques nationales. Ainsi, la recherche active de synergies, quelle qu’en soit la complexité, et la résolution des conflits d’objectifs sont promues. La France veille également à cette cohérence des politiques publiques dans l’élaboration des politiques européennes auxquelles elle contribue. Le « consensus européen pour le développement » identifie douze politiques sectorielles dont les États membres s’engagent à renforcer la cohérence avec les objectifs de développement et qui couvrent de facto les principaux enjeux de cohérence . En novembre 2009, le Conseil de l’Union européenne a choisi de se concentrer en priorité sur cinq de ces douze politiques : commerce et finance, changement climatique, sécurité alimentaire, migrations et sécurité. L’Union européenne a également mis en œuvre un nouvel outil : le Programme de travail pour la cohérence des politiques pour le développement 2010‑2013. Adopté en 2010, il présente les initiatives stratégiques permettant d’améliorer la cohérence des politiques pour le développement. La France a défini, en 2010, six priorités en matière de cohérence des politiques qui s’inscrivent dans le cadre du « consensus européen pour le développement » : commerce, immigration, investissements étrangers, sécurité alimentaire, protection sociale, changement climatique, qu’elle a réaffirmées en 2013. Cette recherche de cohérence porte aussi sur les autres politiques ayant un impact sur le développement : recherche et enseignement supérieur, éducation, santé, environnement, sécurité et outre-mer.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 28 :

Le Gouvernement, dans son action, assure le plein respect du principe de cohérence de l’ensemble des politiques publiques avec les objectifs de la politique de développement. Il s’attache particulièrement à la recherche active de synergies et à la résolution des conflits entre objectifs de politique publique. La France veille également à cette cohérence des politiques publiques dans l’élaboration des politiques européennes auxquelles elle contribue. Pour rappel, la France avait défini, en 2010, six priorités en matière de cohérence des politiques qui s’inscrivent dans le cadre du « consensus européen pour le développement » : commerce, immigration, investissements étrangers, sécurité alimentaire, protection sociale, changement climatique, réaffirmées en 2013.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 29 par la phrase :

Une cohérence de la France sera également recherchée dans les instances internationales où siège la France pour lutter contre la pauvreté, les discriminations, les dumpings sociaux, fiscaux, environnementaux, notamment en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, de l’Organisation internationale du travail, du Conseil de l’Europe, ou encore à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

🖋️Rejeté
Nicole Le Peih
8 févr. 2021

Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« L’Accord de Paris prévoit que la France et l’Union européenne consolident leur aide aux pays en développement. Eu égard à leurs responsabilités communes, mais différenciées et à leurs capacités respectives, la France et ses partenaires européens sont engagés à fournir aux pays en développement un appui renforcé. Cet effort d’investissement participe à l’atteinte de l’objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre de 55 % à horizon 2030 par rapport à 1990 et à l’atteinte de l’objectif de la neutralité carbone en 2050. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 31, insérer l’alinéa suivant :

Le Gouvernement identifie les résultats qu’il souhaite atteindre au niveau pays, programmatiques ou thématiques afin de mettre en œuvre une approche de gestion fondée sur les résultats et de permettre une détermination de l’impact réel de son appui financier.

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Rédiger ainsi la dernière phrase de l’alinéa 35 : 
 « Les PMA bénéficient dans ce contexte de la moitié de l’aide publique au développement de la France d’ici 2025. »

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 35 par la phrase suivante :

Les 19 pays prioritaires doivent représenter au moins 25 % de l’Aide publique au développement française, toutes aides confondues. Des efforts en vue de rendre cohérents les engagements de la France sont faits sur ce sujet.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 36, insérer l’alinéa suivant :

La France s’engage à intégrer davantage de pays pauvres et moins avancés (PMA) dans la liste des 10 premiers pays bénéficiaires de son aide publique au développement bilatérale brute.

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
5 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’alinéa 38, après le mot :

« humains, »,

insérer les mots :

« aux droits de l’enfant, ».

🖋️Non soutenu
Fabien Gouttefarde
4 févr. 2021

À la deuxième phrase de l'alinéa 38, après les mots :

« aux droits humains »,

ajouter les mots :

 « parmi lesquels les droits de l’enfant ».

🖋️Rejeté
Jean-François Eliaou
5 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’alinéa 38, après le mot :

« éducation, »,

ajouter les mots :

« l’aide sociale à l’enfance, ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’alinéa 38, substituer aux mots :

« la croissance économique inclusive et durable »,

les mots :

« le développement humain, et la protection de la planète et de ses ressources ».

🖋️Non soutenu
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 38 par les mots :

« en dédiant à minima 50 % de l’aide publique au développement française aux services sociaux de base ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 38 par les mots :

« en dédiant à minima 50 % de l’aide publique au développement française aux services sociaux de base ».

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 38 par les mots :

« en dédiant à minima 50 % de l’aide publique au développement française aux services sociaux de base ».

🖋️Rejeté
Sébastien Cazenove
5 févr. 2021

1° Compléter l’alinéa 48 par les mots suivants :

« et filles-garçons ».

 

2° En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 49, après le mot : « hommes, »

insérer les mots suivants :

« et entre les filles et les garçons ».

 

3° En conséquence, à la deuxième phrase de l’alinéa 49, après le mot :« hommes », insérer les mots suivants : 

« , de l’égalité entre les filles et les garçons, ».

 

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 48 par les mots :

« et filles-garçons ».

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
5 févr. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 49 :

Les inégalités entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons perdurent partout dans le monde. Les évolutions récentes et les nouveaux enjeux globaux rendent nécessaire la poursuite d’une action résolue en faveur de la concrétisation de l’égalité entre les femmes et les hommes, l’égalité filles-garçons et des droits des femmes, des filles et des adolescentes dans l’ensemble des régions du monde. L’autonomisation économique et sociale des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, promue dès le plus jeune âge, constituent un socle fondamental du développement durable. La France reconnaît les enfants (y compris filles et adolescentes) et les jeunes (y compris les jeunes femmes) comme acteurs et actrices à part entière des dynamiques de transformation sociale en ne les considérant pas uniquement comme des bénéficiaires de l’aide, et favorise leur participation authentique dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des programmes et politiques publiques les concernant.

🖋️Non soutenu
Albane Gaillot
5 févr. 2021

Après le mots :

« genre »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 51 :

« ; en 2025, 85 % de la part du volume annuel d’engagements de l’aide pour le développement bilatérale a le genre pour objectif significatif ou principal et 20 % a le genre comme objectif principal. »

🖋️Non soutenu
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après le mots :

« genre »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 51 :

« ; en 2025, 85 % de la part du volume annuel d’engagements de l’aide pour le développement bilatérale a le genre pour objectif significatif ou principal et 20 % a le genre comme objectif principal. »

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 51 par les mots suivants :

« en complément, la France s’engage en 2025 à consacrer 85 % des volumes annuels d’engagements de l’aide publique au développement bilatérale ayant le genre pour objectif significatif ou principal et 20 % ayant le genre comme objectif principal ».

🖋️Irrecevable
Albane Gaillot
5 févr. 2021
🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 51 par la phrase suivante :

Pour réellement faire de l’égalité femme-homme une grande cause du quinquennat et adopter une approche féministe dans le cadre de sa politique d’aide, la France s’engage à s’aligner sur le standard du consensus européen et à faire que 85 % des nouveaux projets d’aide intègrent le genre de façon principale ou significative (marqueur 1 et 2 de l’OCDE), et que 20 % des volumes d’aide publique au développement aient pour objectif principal le genre à l’horizon 2025.

🖋️Rejeté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Après la deuxième phrase de l’alinéa 52, insérer la phrase suivante :

« La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales s’appuie en particulier sur les organisations de la société civile (OSC) féministes opérant dans les pays partenaires au travers du Fonds de soutien aux organisations Féministes (FSOF) piloté conjointement. »

 

🖋️Rejeté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

À l’alinéa 53, après les mots :

« en partenariat avec la société civile », 

rédiger ainsi la fin de l’alinéa : 

« Elle s’engage à assurer l’effectivité et la redevabilité des engagements pris pendant le Forum. Au niveau européen, la France défend une prise en compte ambitieuse des co-bénéfices en matière de genre s’engageant à mettre en oeuvre l’objectif de 85 % de projets intégrant des co-bénéfices genre, conformément aux objectifs du plan d’action sur l'égalité des genres de l’Union européenne (2021‑2025). Elle prend l’engagement additionnel, en accord avec sa diplomatie féministe, que 20 % de la part du volume annuel d’engagements de l’aide publique au développement bilatérale ait le genre pour objectif principal, à l’horizon 2025. Elle participe également, à travers l’Union européenne, à l’initiative « Spotlight » pour éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles. »

🖋️Rejeté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

1° À l’alinéa 53, après les mots :

« en partenariat avec la société civile. », 

insérer la phrase : 

« Elle s’engage à assurer l’effectivité et la redevabilité des engagements pris pendant le Forum.

2° Rédiger ainsi la quatrième phrase de l’alinéa 53 :

« Au niveau européen, la France défend une prise en compte ambitieuse des co-bénéfices en matière de genre s’engageant à mettre en oeuvre l’objectif de 85 % de projets intégrant des co-bénéfices genre, conformément aux objectifs du Plan d’action sur l'égalité des genres de l’Union européenne (2021‑2025). »

3° Après la quatrième phrase de l’alinéa 53, insérer la phrase suivante :

« Elle prend l’engagement additionnel, en accord avec sa diplomatie féministe, que 20 % de la part du volume annuel d’engagements de l’aide publique au développement bilatérale ait le genre pour objectif principal, à l’horizon 2025. »

 

🖋️Non soutenu
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 53 par la phrase :

La France rappelle également son engagement pour les droits des enfants, notamment en veillant à occuper une place de premier ordre au sein de l’UNICEF, et dont la Convention relative aux droits de l’enfant doit servir de cadre de référence. La prise en compte de l’égalité filles-garçons doit être prioritaire dans la mise en œuvre des politiques de coopération.

🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 56, après le mot :

« humanitaires »,

 insérer le mot :

« , migratoires, ».

🖋️Non soutenu
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 56, après le mot :

« politiques »,

insérer le mot :

« , sociales ».

🖋️Non soutenu
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Substituer à la dernière phrase de l’alinéa 56, la phrase suivante :

La France reconnait l’ODD 16 comme étant l’outil le plus adéquat pour répondre aux crises, et œuvre à leur résolution et à la Paix en mobilisant le Conseil de Sécurité des Nations-unies, en tant que membre permanent.

🖋️Rejeté
Fabien Gouttefarde
4 févr. 2021

À la dernière phrase de l’alinéa 56, substituer au mot :

« sécurité »,

les mots :

« paix, justice ».

🖋️Non soutenu
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Supprimer l'alinéa 57.

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

À l'alinéa 57, substituer au mot : 

 « globale », 

les mots :

« de long terme ».
 

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
5 févr. 2021

1° A la première phrase de l’alinéa 57, après le mot :

« globale »,

insérer les mots :

« et multisectorielle basée sur les droits des populations dont les enfants, en vue de leur garantir un accès aux services essentiels et renforcer les systèmes nationaux »

2° A la seconde phrase du même alinéa, après le mot :

« populations »,

insérer les mots :

« , notamment des enfants ».

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 57, insérer les phrases suivantes :

L’action humanitaire est partie intégrante de l’effort de solidarité de la France. Elle vise à secourir les populations vulnérables et est au service du traitement durable des crises. La France veille à assurer la continuité ou la concomitance entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. Elle reconnait une action humanitaire fondée sur les principes d’indépendance, de neutralité et d’impartialité, basée sur les besoins.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

À l’alinéa 57, après les mots :

« besoins des populations »,

insérer les mots :

« , notamment des enfants, ».

🖋️Rejeté
Jacques Maire
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 57 par la phrase suivante :

Dans les zones de crise où les services publics sont en fort recul, l’État assure le continuum sécurité-développement en initiant une approche territoriale intégrée.

🖋️Irrecevable
Jean François Mbaye
6 févr. 2021
🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021

Après l’alinéa 57, insérer l’alinéa suivant :

En ce sens, si nous souhaitons renforcer notre aide au développement, il faut aussi mettre pour condition à cette aide une totale coopération des pays partenaires à la réadmission de leurs ressortissants lorsque ceux-ci ne sont pas admis en France. Dès lors, cette coopération doit s’effectuer en commun dans un cadre européen.

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 58, substituer aux mots :

« de la France représente »,

les mots :

« et la protection de l’espace humanitaire de la France représentent ».

 

🖋️Rejeté
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

À l’alinéa 58, après les mots :

« crises de toutes natures »,

insérer les mots :

« , avec une attention particulière portée aux enfants, »

🖋️Rejeté
Vincent Ledoux
5 févr. 2021

Compléter la dernière phrase de l’alinéa 58 par les mots :

« , particulièrement en facilitant, dans les situations de conflit armé, les activités humanitaires impartiales conduites par les organisations reconnues par le droit international humanitaire ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
6 févr. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 59 : 

« Dans cette perspective, la France veillera à respecter la démocratie, la Constitution et la voix des peuples partout où elle agit dans le cadre de son aide publique au développement. Elle vise à appuyer un processus de sortie de crise par des actions multilatérales couvrant de nombreux domaines au premier rang desquels figure le respect de la démocratie, des Constitutions, et des peuples. L’écoute et la diplomatie multilatérale sont des instruments clés de l’articulation entre l’intervention humanitaire et le développement. La France privilégie le dialogue et l’exigence démocratique dans toutes les circonstances et en tous lieux. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après la première phrase, rédiger ainsi la fin de l’alinéa 62 :

« L’accès à l’éducation, à la formation, à la culture et le croisement des savoirs avec les populations les plus pauvres doivent être facilités dans le respect des droits économiques sociaux et culturels. La France respect et promeut les Principes directeurs des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme qui permettent de réaffirmer que l’extrême pauvreté est une grave violation des droits humains et proposent les principes pour y remédier. La France s’engage notamment en faveur des libertés d’expression, de croyance et d’information, de la lutte contre la peine de mort, de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la dépénalisation universelle de l’homosexualité, du respect des droits humains et de l’environnement par les acteurs publics et privés qu’elle soutient, et pour la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels. Elle contribue au renforcement des médias libres et indépendants et de la société civile dans les pays en développement. La France met également l’accent sur le devoir de vigilance des entités publiques et privées ayant une influence et un impact sur les droits humains et l’environnement au-delà des frontières nationales et sur la protection des défenseurs des droits humains afin que leurs libertés d’expression et d’action soient respectées. »

🖋️Rejeté
Fabien Gouttefarde
4 févr. 2021

À la deuxième phrase, après les mots « de l’égalité entre les femmes et les hommes, »,

insérer les mots :

« de l’enfance, ».

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
5 févr. 2021

Après le mot :

« humains »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 62 :

« , telle que décrite dans la Stratégie Droits Humains et Développement, les Objectifs du Développement Durable et la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, qui vise notamment à renforcer les capacités des citoyens afin qu’ils soient en mesure de faire valoir leurs droits, et à accompagner les États partenaires pour qu’ils se conforment à leurs obligations de respect, de protection et de mise en œuvre de ces mêmes droits. La France s’engage à favoriser la participation effective des personnes en situation de vulnérabilité, y compris des enfants, et à « ne laisser personne de côté » , selon le principe onusien au cœur de l’Agenda 2030. La France, grâce à une approche intersectionnelle reconnaissant que plusieurs discriminations peuvent être expérimentées par une même catégorie de personne, veillera à favoriser la participation effective des personnes traditionnellement les plus exclues, y compris les enfants et les filles, qui, de par leur sexe et leur âge, expérimentent davantage de barrières empêchant la réalisation effective de leurs droits et leur pleine participation aux processus de décision. La France reconnaît les enfants (y compris filles et adolescentes) et les jeunes (y compris les jeunes femmes) comme acteurs et actrices à part entière des dynamiques de transformation sociale en ne les considérant pas uniquement comme des bénéficiaires de l’aide, et favorise leur participation authentique dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des programmes et politiques publiques les concernant. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

Après le mot :

« humains »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 62 :

« , telle que décrite dans la Stratégie Droits Humains et Développement de 2019, les Objectifs du Développement Durable et la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, qui vise notamment à renforcer les capacités des citoyens afin qu’ils soient en mesure de faire valoir leurs droits, et à accompagner les États partenaires pour qu’ils se conforment à leurs obligations de respect, de protection et de mise en œuvre de ces mêmes droits. La France s’engage à favoriser la participation effective des personnes en situation de vulnérabilité, y compris des enfants, et à ne laisser personne de côté, selon le principe onusien au cœur de l’Agenda 2030. »

🖋️Irrecevable
Jean François Mbaye
6 févr. 2021
🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 62 par les trois phrases suivantes :

« Afin de prévenir les conflits, la France s’engage plus fermement pour respecter et faire respecter le droit international humanitaire, et à créer un statut international du personnel humanitaire. Elle s’engage également à tenir une position constructive pour mettre fin aux conflits gelés. Enfin, elle montre un engagement infaillible à mettre en place l’autodétermination des peuples. »

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après l’alinéa 62, insérer les trois alinéas suivants :

La France s’engage à favoriser la participation effective des personnes en situation de vulnérabilité, y compris des enfants, et à « ne laisser personne de côté » , selon le principe onusien au cœur de l’Agenda 2030 .

La France, grâce à une approche intersectionnelle reconnaissant que plusieurs discriminations peuvent être expérimentées par une même catégorie de personne, veillera à favoriser la participation effective des personnes traditionnellement les plus exclues, y compris les enfants et les filles, qui, de par leur sexe et leur âge, expérimentent davantage de barrières empêchant la réalisation effective de leurs droits et leur pleine participation aux processus de décision.

La France reconnaît les enfants (y compris filles et adolescentes) et les jeunes (y compris les jeunes femmes) comme acteurs et actrices à part entière des dynamiques de transformation sociale en ne les considérant pas uniquement comme des bénéficiaires de l’aide, et favorise leur participation authentique dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des programmes et politiques publiques les concernant.

🖋️Rejeté
Laurence Dumont
6 févr. 2021

Après l’alinéa 64, insérer l’alinéa suivant :

La France promeut, dans le cadre de la mise en œuvre de chacune des priorités sectorielles de sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités, l’enregistrement des naissances et la mise en œuvre d’états civils fiables.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Compléter l’alinéa 66 par la phrase suivante :

Mais alors que la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé de base, la pandémie de COVID-19 qui sévit depuis le mois de novembre 2019 a fait dramatiquement bondir les besoins des populations en matière de santé.

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 66 par la phrase suivante : 

« Mais alors que la moitié de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé de base, la pandémie de Covid-19 qui sévit depuis le mois de novembre 2019 a fait dramatiquement bondir les besoins des populations en matière de santé ».
 

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 67, insérer la phrase suivante :

En ligne avec la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé de consacrer 0,1 % du revenu national brut à l’aide pour le développement santé, la France s’engage à consacrer 15 % de son aide pour le développement en dons à la santé mondiale d’ici 2022, dont une part substantielle bénéficiera au renforcement de son aide bilatérale en vue d’un rééquilibrage de la répartition entre le canal multilatéral et bilatéral.

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 67, insérer la phrase suivante :

En ligne avec la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé de consacrer 0,1 % du revenu national brut à l’aide pour le développement santé, la France s’engage à consacrer 15 % de son aide pour le développement en dons à la santé mondiale d’ici 2022, dont une part substantielle bénéficiera au renforcement de son aide bilatérale en vue d’un rééquilibrage de la répartition entre le canal multilatéral et bilatéral.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 67, insérer la phrase suivante :

En cohérence avec la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de consacrer 0,1 % du revenu national brut à l’aide publique au développement santé, la France s’engage à consacrer 15 % de son aide publique au développement en dons à la santé mondiale d’ici 2022.

🖋️Rejeté
Albane Gaillot
5 févr. 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 67, substituer aux mots :

« le renforcement des systèmes de santé, l’atteinte d’une couverture de santé universelle »,

les mots :

« la mobilisation internationale en faveur de la couverture sanitaire universelle, priorisant ainsi son action vers le renforcement des systèmes de santé et de protection sociale ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 67, substituer aux mots :

« le renforcement des systèmes de santé, l’atteinte d’une couverture de santé universelle »,

les mots :

« la mobilisation internationale en faveur de la couverture sanitaire universelle, priorisant ainsi son action vers le renforcement des systèmes de santé et de protection sociale ».

🖋️Non soutenu
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 68 :

La France soutient massivement les partenariats et organisations internationales en matière de santé mondiale.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 68, substituer aux mots :

« et à laquelle elle apporte un soutien financier accru », 

les mots : 

« , à laquelle elle apporte un soutien financier accru et dont elle soutient le treizième programme général de travail pour la période 2019‑2023 ».

 

🖋️Non soutenu
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 68, substituer aux mots :

« et à laquelle elle apporte un soutien financier accru », 

les mots : 

« , à laquelle elle apporte un soutien financier accru et dont elle soutient le treizième programme général de travail pour la période 2019‑2023 ».

 

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après la deuxième phrase de l’alinéa 69, insérer les deux phrases suivantes :

Afin de garantir l’accès de toutes et tous à l’ensemble des traitements, molécules et technologies de santé à des prix abordables, notamment dans les pays en développement et à revenu intermédiaire, la France doit s’assurer, dans le cadre de l’initiative ACT-A et plus globalement, que la recherche et développement (R&D) financée par les fonds publics réponde à des besoins de santé publique. Elle s’engage à soutenir les bonnes pratiques dans la production générique et l’octroi des licences, en luttant contre la différenciation des prix et l’abus des brevets et en organisant la transparence des coûts de la R&D et des procédures de négociation des prix des médicaments.

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Après la deuxième phrase de l’alinéa 69, insérer les deux phrases suivantes :

Afin de garantir l’accès de toutes et tous à l’ensemble des traitements, molécules et technologies de santé à des prix abordables, notamment dans les pays en développement et à revenu intermédiaire, la France doit s’assurer, dans le cadre de l’initiative ACT-A et plus globalement, que la recherche et développement (R&D) financée par les fonds publics réponde à des besoins de santé publique. Elle s’engage à soutenir les bonnes pratiques dans la production générique et l’octroi des licences, en luttant contre la différenciation des prix et l’abus des brevets et en organisant la transparence des coûts de la R&D et des procédures de négociation des prix des médicaments.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 69, insérer l’alinéa suivant :

La France s’engage à améliorer sa position internationale pour défendre l’accès aux vaccins, bien commun de l’humanité. Elle s’engage à partout où c’est nécessaire pour faire en sorte que cela s’applique, notamment pour déroger temporairement à l’accord sur « l’aspect des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce » (ADPIC) de l’Organisation mondiale du Commerce, ou encore la plateforme d’accès au vaccin « C-TAP » de l’Organisation mondiale de la Santé.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 70, insérer l’alinéa suivant :

La France s’engage à intensifier son action auprès de l’Organisation mondiale de la Santé afin de promouvoir et de mettre en œuvre le plus rapidement possible une couverture santé universelle qui permettrait à la fois un renforcement des systèmes nationaux de santé, un renforcement de la sécurité sanitaire internationale, et, in fine, une meilleure résistance contre les futures épidémies du type de celle que nous vivons en ce moment. S’appuyant sur l’expérience de la sécurité sociale à la française qui permet à tous les Français une santé publique, gratuite, et l’une des plus efficientes du monde, la France promeut à l’international ce travail porté par Ambroise Croizat en 1947.

🖋️Non soutenu
Albane Gaillot
5 févr. 2021

Après le mot :

« défis »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 71 :

« de l’accès universel à la santé et aux droits sexuels et reproductifs, aux défis écologiques et sociaux contemporains, en améliorant la protection sociale des populations pour faire tomber les barrières financières à l’accès aux soins et en prévenant et répondant aux épidémies. »

🖋️Non soutenu
Fabien Gouttefarde
4 févr. 2021

À l’alinéa 76, après les mots : 

« sans maîtriser les apprentissages de base. »,

ajouter la phrase suivante :

« L’éducation en situation de crises est également une priorité de la France dans la répartition de ses financements humanitaires. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Avant la première phrase de l’alinéa 77, insérer la phrase suivante :

Dans son action, la France soutient le respect de l’éducation en tant que droit humain et droit fondamental de l’enfant et des jeunes, inscrit dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant qu’elle a elle-même ratifiée. L’éducation doit également être soutenue comme un levier pour remédier à toutes les inégalités et favoriser l’engagement citoyen dans les processus de changements socio-économiques et politiques.

🖋️Rejeté
Fabien Gouttefarde
4 févr. 2021

Substituer à la première phrase de l’alinéa 77, les trois phrases suivantes :

« L’éducation est un droit fondamental de l’enfant, il est essentiel à la réalisation des autres droits humains. Ses bénéfices sociaux et économiques sont considérables et indispensables pour briser le cycle intergénérationnel de la pauvreté et pour réduire les inégalités. Son impact sur le développement et l’ensemble des enjeux du développement durable (égalité femmes-hommes, santé, emploi, lutte contre la pauvreté, cohésion sociale)  justifient de promouvoir ce droit et d’investir dans l’éducation sur la durée. »

🖋️Rejeté
Jacques Maire
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 77 par la phrase suivante :

Dans cette zone caractérisée par le développement de certains enseignements exclusivement religieux qui marginalisent les populations, elle appuie le renforcement de l’enseignement public, général et professionnel.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 78 par la phrase suivante :

La France s’engage à atteindre progressivement la part de 15 % de l’aide publique au développement totale consacrée au secteur de l’éducation, et de 50 % de l’aide publique au développement dédiée à l’éducation à l’enseignement de base dans les pays à faible revenu et les États fragiles, avec comme priorité les pays d’Afrique subsaharienne.

🖋️Rejeté
Fabien Gouttefarde
4 févr. 2021

À la première phrase de l’alinéa 79, après les mots :

 « ainsi que l’UNICEF »,

insérer les mots :

« dans son action multi-sectorielle en faveur de l’enfance qui inclut notamment l’éducation ».

🖋️Irrecevable
Jacques Maire
6 févr. 2021
🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 80, insérer l’alinéa suivant :

« La France s’engage à mettre en place des droits d’inscriptions décents pour les étudiants étrangers, afin que les étudiants venant de pays en développement puissent bénéficier de ses structures en matière d’éducation supérieure et de recherche. La France accueille les étudiants étrangers dignement et leur garantit des bourses leur permettant de vivre correctement. Le plan »Bienvenue en France« est réformé en ce sens. »

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 85 par les phrases suivantes :

La France s’engage à travailler sur la limitation du brevetage des semences et sur l’amélioration du fonctionnement actuel du catalogue de semence autorisée. Elle s’engage à protéger les utilisateurs de semences libres, les banques de semences, les organisations non gouvernementales et les organisations de la société civile. La France travaille également avec les États partenaires pour un accès juste et équitable au foncier et aux ressources naturelles indispensables à l’agriculture comme l’eau ou les arbres.

🖋️Irrecevable
Martine Leguille-Balloy
5 févr. 2021
🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

1° A la première phrase de l’alinéa 88, après le mot :

« France »,

insérer les mots :

« et les entreprises privées dont les sièges sociaux se situent sur le territoire français ».

2° En conséquence, substituer au mot :

« finance »,

le mot : « financent » ;

au mot :

« elle » ,

le mot :

« elles » ;

et au mot :

 « soutient »,

le mot :

« soutiennent ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
4 févr. 2021

Compléter l’alinéa 95 par les mots :

« en promouvant le droit international humanitaire, en vue de dénoncer et de faire cesser les attaques sur les infrastructures d’eau et d'assainissement et d'hygiène. Elle associe ses interventions humanitaires au développement de systèmes d’eau et d’assainissement de qualité pour les populations. »

🖋️Irrecevable
Jean-Paul Lecoq
6 févr. 2021
🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après le mot :

« les »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 97 :

« relations commerciales équitables visant à assurer un développement humain, et la protection de la planète et de ses ressources. »

🖋️Irrecevable
Jean-Paul Lecoq
6 févr. 2021
🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Substituer à l’alinéa 99 les deux alinéas suivants :

La France s’engage à établir un moratoire sur les accords de libre-échange auxquels elle est partie. Elle fait en sorte que les pays les plus fragiles disposent de barrières monétaires et non-monétaires fortes afin de se développer en étant protégés d’un commerce international déstabilisateur pour les États aux économies fragiles. Les États économiquement les plus développés aujourd’hui ont tous bénéficié à un moment où à un autre de protections de leurs économies et la France accepte par conséquent que d’autres pays puissent bénéficier de ces avantages après elle.

La France rappelle son soutien indéfectible à l’Organisation internationale du travail et s’engage à intégrer au maximum ses normes dans tous ses traités bilatéraux.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 100, insérer l’alinéa suivant :

La France s’engage, avec ses partenaires internationaux, à ce que les investissements privés soient compatibles avec les Objectifs de Développement Durable (ODD), ainsi qu’avec le respect du devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre vis-à-vis de leurs filiales et sous-traitants. Les opérateurs publics de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales sont tenus par une obligation de vigilance dans leur système de gouvernance et dans leurs opérations. Ils prennent, selon leurs modes d’intervention, des mesures destinées à évaluer et maîtriser les impacts environnementaux et sociaux des opérations qu’ils financent, à assurer le respect des droits de l’Homme, prévenir et sanctionner les abus, aux droits humains, à la santé et aux libertés fondamentales, avec une attention particulière pour les abus à l’encontre des femmes, enfants, peuples autochtones et populations vulnérables, ainsi que les dégradations graves à l’environnement. Les personnes ayant un intérêt à agir peuvent saisir la justice française afin de s’assurer que les acteurs publics et privés français respectent leur devoir de vigilance dans toutes leurs actions ayant une influence notable à l’étranger. La France s’engage également à promouvoir la transparence financière, pays par pays, des entreprises qui bénéficient de soutien public.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 100, il insérer l’alinéa suivant :

La France s’engage à favoriser la création et financer le développement dans les pays pauvres et en développement de réseaux de banques, mutualistes au service de la transition sociale et écologique. Ces dernières ont vocation à proposer des instruments financiers adaptés aux besoins des populations et à la création d’activité et de l’entreprenariat privé ou social et solidaire.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 104 par les deux phrases suivantes :

La France garantit la contribution du secteur bancaire à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales à travers la taxe sur les transactions financières au niveau national. Elle promeut une telle contribution au niveau européen.

🖋️Non soutenu
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 104 par les deux phrases suivantes :

La France garantit la contribution du secteur bancaire à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales à travers la taxe sur les transactions financières au niveau national. Elle promeut une telle contribution au niveau européen.

🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
6 févr. 2021

Après l’alinéa 107, insérer les six alinéas suivants :

7/ Accélérer la mobilité internationale des étudiants et des talents vers et à partir de la France

La mobilité des individus entre la France et les pays partenaires fait partie intégrante de notre politique d’aide publique au développement. Elle concourt à réduire les inégalités mondiales en offrant aux ressortissants des pays partenaires la possibilité d’étudier au sein d’un établissement d’enseignement supérieur français ou d’acquérir des compétences professionnelles en France auprès d’associations ou d’entreprises. Elle participe aussi à la réduction des inégalités en permettant aux ressortissants français d’étudier ou d’acquérir ou de mettre à profit leurs compétences dans un pays partenaire.

La France considère la mobilité vectrice de rencontre, de découverte, de connaissance des autres et des multiples environnements, comme un catalyseur de l’esprit d’innovation et de création, un accélérateur de l’alignement des connaissances, des compétences et des meilleures pratiques. Les rencontres, les échanges scientifiques, techniques et interculturels sont en effet des facteurs essentiels à la stimulation de l’imagination, la créativité et l’innovation ; des facultés qui contribuent au développement intellectuel, scientifique, culturel, technique, technologique, entrepreneurial des territoires. Et partant, celui du capital humain qui engendre le progrès social, économique et culturel.

L’apport de la mobilité au développement dans les pays partenaires justifie des investissements conséquents, notamment dans la promotion, la valorisation et la visibilité des programmes de mobilités internationaux de l’enseignement supérieur, des Volontariats internationaux d’échange et de solidarité (V.I.E.S) ou toute autre forme de volontariat de solidarité ou de volontariat international. La politique française en faveur des mobilités internationale doit concentrer son action sur la promotion et la valorisation de programme de mobilité, à la fois pour les étudiants que pour les professionnels afin que ces programmes soient familiers des associations, des entreprises, et des établissements d’enseignement supérieur français et des pays partenaires.


A travers l’action des différentes structures publiques en charge de la mobilité, telles que Campus France et France Volontaires, elle doit mettre en lien les potentiels bénéficiaires de la mobilité avec les organismes d’accueil concernés tels que les établissements d’enseignement supérieur, les associations et les entreprises. La France doit pouvoir accompagner les bénéficiaires de la mobilité tout au long de leurs projets et même après la réalisation de ceux-ci. La politique française pour les programmes de mobilité doit aussi lutter contre la concurrence déloyale d’organismes tentant de faire passer des séjours touristiques pour des missions de volontariat.


Aux côtés de ses partenaires : l’Union Européenne, l’Union Africaine et l’Organisation de la Francophonie, la France soutient les politiques et programmes de promotion et d’organisation de la mobilité internationale des jeunes et des talents. Elle contribue au renforcement du programme « Mobilité universitaire Intra-Afrique » de l’Union Européenne en faveur de l’Union Africaine et contribuera à son développement et son élargissement. La France soutiendra l’Union Africaine dans ses politiques en faveur des jeunes, notamment « L’Initiative MPME » de son Agence pour le développement (AUDA-Nepad) qui promeut l’entreprenariat et la mobilité des jeunes afin d’accélérer la reprise économique dans le contexte de la crise de la Covid19. Ce soutien de la France sera conforme à l’engagement du Président français pris le 28 novembre 2017 à Ouagadougou au Burkina-Faso. La France soutiendra également la stratégie et les actions de l’Organisation internationale de la Francophonie destinée à la mobilité dans l’espace francophone. »

🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 109 par les mots :

« , sous le contrôle du Parlement. »

🖋️Irrecevable
Jacques Maire
6 févr. 2021
🖋️Rejeté
Marion Lenne
5 févr. 2021

A l’alinéa 119, après le mot :

« décentralisée, »,

insérer les mots :

« les parlementaires des français de l’étranger, les conseillers consulaires, ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 123, après le taux :

« 0,7 % »,

insérer les mots :

« provenant de la résolution 2626 du 24 octobre 1970 des Nations Unies indiquant que « chaque pays économiquement avancé accroitra progressivement et s’efforcera particulièrement d’atteindre, au milieu de la décennie au plus tard, un montant minimum en valeur nette de 0,7 % de son PNB ». »

🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 124 par les mots :

« , dans le respect du principe de transparence ».

🖋️Rejeté
Laurence Dumont
6 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 128, insérer trois les phrases suivantes :

Chaque année, la mission gouvernance démocratique (MGD) de la direction générale de la mondialisation (DGM) établit les objectifs annuels du fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI) en matière d’aide à l’enregistrement des naissances et à l’établissement d’états civils fiables. Il fixe une enveloppe annuelle réservée à l’accompagnement de projets dédiés à l’enregistrement des naissances via CIVIPOL et/ou le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). La même démarche est appliquée en matière de coopération décentralisée avec la fixation d’une enveloppe dédiée à l’état civil et l’enregistrement des naissances .

🖋️Rejeté
Laurence Dumont
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 128 par la phrase suivante :

Un volet enregistrement des naissances et aide à la mise en place d’états civils fiables est intégré à l’aide aux projets humanitaires liés à la santé, l’éducation, l’accès aux droits, l’égalité femme-homme.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Compléter l'alinéa 138 par la phrase suivante :

Lorsque ces flux sont d’origine privée, la France procède à une évaluation de leur impact et de leur alignement avec les principes de l’efficacité de l’aide avant toute mise à l’échelle.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter l'alinéa 138 par la phrase suivante :

Lorsque ces flux sont d’origine privée, la France procède à une évaluation de leur impact et de leur alignement avec les principes de l’efficacité de l’aide avant toute mise à l’échelle.

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Compléter l'alinéa 138 par la phrase suivante :

Lorsque ces flux sont d’origine privée, la France procède à une évaluation de leur impact et de leur alignement avec les principes de l’efficacité de l’aide avant toute mise à l’échelle.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 139, insérer les cinq alinéas suivants :

La France s’engage à rendre obligatoire pour les entreprises multinationales dont le siège est en France la publication annuelle d’un état financier public pays par pays où il sera indiqué pour chaque pays le chiffre d’affaires et les bénéfices réalisés, les impôts payés et le nombre de salariés. L’État soutien la mise en place de ce dispositif partout dans le monde au sein des organisations internationales idoines.

La France s’engage également à rendre obligatoire le fait que lorsqu’une entreprise sollicite n’importe quel soutien de l’État, cette dernière ne doit pas avoir déclaré de bénéfices dans un pays ayant des pratiques fiscales déloyales, notamment en termes d’impôts sur les sociétés, excepté si elles sont en mesure de démontrer la substance économique de leur activité dans ledit pays. Ainsi, aucune entreprise ne peut bénéficier d’aide de l’État si elle déclare ses bénéfices dans un État disposant d’un taux d’impôt sur les sociétés inférieur à celui pratiqué en France.

Enfin, la France s’engage à mettre en place une fiscalité adaptée aux entreprises du numérique via la définition dans la loi de la notion d’établissement stable pour les entreprises du numérique. L’État soutien la mise en place de ce dispositif partout dans le monde au sein des organisations internationales idoines.

La France s’engage à lutter contre l’évasion fiscale en travaillant dans les organisations mondiales idoines sur un taux d’imposition mondial pour les entreprises. Cet objectif permettra d’en finir avec l’évasion fiscale et les pertes colossales d’argent destiné aux États et aux services publics.

La France s’engage à œuvrer à la mise en place d’une réflexion internationale sur les taux d’imposition progressifs sur les revenus et les patrimoines des ménages.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
6 févr. 2021

Après l’alinéa 139, insérer l’alinéa suivant :

« La France s’engage à rendre obligatoire pour les entreprises multinationales dont le siège est situé en France la publication annuelle d’un état financier public pays par pays où il sera indiqué pour chaque pays le chiffre d’affaires et les bénéfices réalisés, les impôts payés et le nombre de salariés. L’État soutient la mise en place de ce dispositif partout dans le monde au sein des organisations internationales idoines. »

 

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
6 févr. 2021

Après l’alinéa 139, insérer l’alinéa suivant :

« La France s’engage à rendre obligatoire le fait que lorsqu’une entreprise sollicite un soutien de l’État, quel qu’il soit, cette entreprise ne doit pas avoir déclaré de bénéfices dans un pays ayant des pratiques fiscales déloyales, notamment en termes d’impôts sur les sociétés, excepté si elles sont en mesure de démontrer la substance économique de leur activité dans ledit pays. Ainsi, aucune entreprise ne peut bénéficier d’aide de l’État si elle déclare ses bénéfices dans un État disposant d’un taux d’impôt sur les sociétés inférieur à celui pratiqué en France. »

 

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
6 févr. 2021

Après l’alinéa 139, insérer l’alinéa suivant :

« La France s’engage à mettre en place une fiscalité adaptée aux entreprises du numérique via la définition dans la loi de la notion d’établissement stable pour les entreprises du numérique. L’État soutient la mise en place de ce dispositif partout dans le monde au sein des organisations internationales idoines. »

 

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
6 févr. 2021

Après l’alinéa 139, insérer l’alinéa suivant :

« La France s’engage à lutter contre l’évasion fiscale en travaillant dans les organisations mondiales idoines sur un taux d’imposition mondial pour les entreprises. Cet objectif permettra de mettre fin à l’évasion fiscale et aux pertes monétaires colossales pour les États et pour les services publics. »

 

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
6 févr. 2021

Après l’alinéa 139, insérer l’alinéa suivant :

« La France s’engage à œuvrer à la mise en place d’une réflexion internationale sur les taux progressifs d’imposition sur les revenus et les patrimoines des ménages. »

 

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À la fin de l'alinéa 142, substituer aux mots :

« la croissance, créer des emplois locaux et générer de la richesse »,

les mots :

« un développement économique générateur d’emplois protégés et de qualité, et de richesses équitablement réparties ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Avant la dernière ligne du tableau de l’alinéa 144, insérer la ligne suivante :

« 

Total APD par secteur prioritaire CICID en valeur absolue       

 »
 

🖋️Non soutenu
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Avant la dernière ligne du tableau de l’alinéa 144, insérer la ligne suivante :

« 

Total APD par secteur prioritaire CICID en valeur absolue       

 »
 

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Avant la dernière ligne du tableau de l’alinéa 144, insérer la ligne suivante :

« 

Total APD par secteur prioritaire CICID en valeur absolue       

 »
 

🖋️Non soutenu
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Avant la dernière ligne du tableau de l'alinéa 144, insérer la ligne suivante :

«

Total APD par secteur prioritaire CICID en %       

».

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Avant la dernière ligne du tableau de l'alinéa 144, insérer la ligne suivante :

«

Total APD par secteur prioritaire CICID en %       

».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

1° À l’alinéa 149,

substituer aux mots :« 4,8 milliards d’euros en 2022 »,

les mots :« 5,8 milliards d’euros en 2022 ».

 

2° À l’alinéa 149, après les mots :

« en 2022 »,

insérer les mots :

« 6,6 milliards d’euros en 2023, 7,4 milliards d’euros en 2024 et 8,1 milliards d’euros en 2025 ».

 

3° En conséquence, à l'alinéa 149, après les mots :

« en 2021 »,

substituer au mot « et »,

la ponctuation « , ».

 

 

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

1° À l’alinéa 149, après les mots :

« en 2022 »,

insérer les mots :

« , 6,6 milliards d’euros en 2023, 7,4 milliards d’euros en 2024 et 8,1 milliards d’euros en 2025 »

2° En conséquence, à l'alinéa 149, après les mots :

« en 2021 »,

substituer au mot « et »,

la ponctuation « , ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À l’alinéa 156, après les mots :

« d’ici 2022 »,

insérer les mots :

« et après ».

 

🖋️Non soutenu
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 157 par la phrase suivante : 

À ce titre, il sera alloué 786 millions d’euros de recette de la taxe sur les transactions financières (TTF) à l’aide publique au développement d’ici 2025.

🖋️Rejeté
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Rédiger ainsi l'alinéa 165 :

 « La France encourage la production de données désagrégées par âge et par sexe, au travers de son dialogue politique avec les États partenaires et à travers un appui technique et financier. Les données sont désagrégées par âge et par sexe, afin de permettre la mesure de l’impact de l’action de la France en matière de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes et entre les filles et les garçons. »

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
5 févr. 2021

Au début de l’alinéa 165, substituer aux mots :

« Lorsqu’elles sont disponibles »,

la phrase :

« La France encourage la production de données désagrégées par âge et par sexe, au travers de son dialogue politique avec les États partenaires et à travers un appui technique et financier, y compris les organisation gérées par les enfant et les jeunes. »

🖋️Non soutenu
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

Après l’alinéa 165, insérer l'alinéa suivant :

« Lorsqu’elles sont disponibles, les données sont également désagrégées par âge, afin de permettre la mesure de l’impact de l’action de la France en faveur des enfants.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A l'alinéa 167, à la colonne 5, ligne 3, après le mot :

« française »,

insérer les mots :

« (désagrégation par sexe) ».

🖋️Non soutenu
Albane Gaillot
5 févr. 2021

A l'alinéa 167, à la colonne 5, ligne 3, après le mot :

« française »,

insérer les mots :

« (désagrégation par sexe) ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A l’alinéa 167 :

I. - Compléter la ligne 4 de la colonne 5 par les mots :

« (désagrégation par sexe) » ;

 

II. - Compléter la ligne 5 de la colonne 5 par les mots :

« (désagrégation par sexe) » ;

III. - Compléter la ligne 14 de la colonne 5 par les mots :

« (désagrégation par sexe) » ;

IV. - Compléter la ligne 15 de la colonne 5 par les mots :

« (désagrégation par sexe) ;

V. - Compléter la ligne 16 de la colonne 5 par les mots :

« (désagrégation par sexe) » ;

VI. - A la colonne 6, ligne 12, substituer aux mots :

« par GAVI »,

les mots :

« avec le soutien de la France (désagrégation par sexe) » ;

VII. - Compléter la ligne 16 de la colonne 6 par les mots :

« (désagrégation par sexe) ».

 

🖋️Non soutenu
Albane Gaillot
5 févr. 2021

A l'alinéa 167, compléter la ligne 4 de la colonne 5 par les mots :

« (désagrégation par sexe) ».

🖋️Non soutenu
Albane Gaillot
5 févr. 2021

A l’alinéa 167, compléter la ligne 14 de la colonne 5 par les mots :

« (désagrégation par sexe) ».

🖋️Non soutenu
Albane Gaillot
5 févr. 2021

A l’alinéa 167, compléter la ligne 15 de la colonne 5 par mots :

« (désagrégation par sexe) ».

🖋️Non soutenu
Albane Gaillot
5 févr. 2021

A l’alinéa 167, compléter la ligne 16 de la colonne 5 par les mots :

« (désagrégation par sexe) ».

🖋️Non soutenu
Albane Gaillot
5 févr. 2021

A l’alinéa 167, à la ligne 12 de la colonne 6, substituer aux mots :

« par GAVI »,

les mots :

« avec le soutien de la France (désagrégation par sexe) ».

🖋️Non soutenu
Albane Gaillot
5 févr. 2021

A l’alinéa 167, compléter la ligne 16 de la colonne 6 par les mots :

« (désagrégation par sexe) ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Rédiger ainsi la neuvième ligne « Croissance inclusive et durable » du tableau de l’alinéa 167 :

« 

Développement commercial équitable8-17

Promouvoir l’intégration commerciale et régionale ;

Promouvoir le commerce équitable comme type de commerce privilégié ;

Promouvoir le respect des normes sociales, sanitaires et environnementales ;

8.a/8,4/8,8

Nombre de pays aidés dans l’amélioration de leur législation de protection des travailleurs ;

Nombre de pays appuyés dans leur ambition de favoriser une production éthique écologiquement et humainement.

 

 »

🖋️Tombé
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Substituer à l’alinéa 49 les deux alinéas suivants :

Les inégalités entre les femmes et les hommes, les filles et les garçons perdurent partout dans le monde. Les évolutions récentes et les nouveaux enjeux globaux rendent nécessaire la poursuite d’une action résolue en faveur de la concrétisation de l’égalité entre les femmes et les hommes, l’égalité filles-garçons et des droits des femmes, des filles et des adolescentes dans l’ensemble des régions du monde. L’autonomisation économique et sociale des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes, promue dès le plus jeune âge, constituent un socle fondamental du développement durable.

La France reconnait les filles, adolescentes, jeunes femmes et femmes comme des actrices à part entière des dynamiques de transformation sociale en ne les considérant pas uniquement comme des bénéficiaires de l’aide, et favorise leur participation authentique dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi des programmes et politiques publiques les concernant.

🖋️Tombé
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 104, après les mots :

« l’ensemble des acteurs, dont les »,

insérer le mot :

 « populations ».


Article 1
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales a pour objectifs principaux l’éradication de la pauvreté dans toutes ses dimensions, la protection des biens publics mondiaux, la lutte contre les inégalités, la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, la protection de la planète, la promotion des droits humains, le renforcement de l’État de droit et de la démocratie et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle contribue à construire et assurer la paix et la sécurité en complément de l’action diplomatique et militaire de la France. Elle est un pilier de sa politique étrangère.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est fondée sur un dialogue politique global équilibré et approfondi et régulièrement évalué avec les pays partenaires auxquels sont associés les représentants des sociétés civiles dans toute ses diversités, dont les jeunesses. Elle s’aligne sur les stratégies de développement adoptées par les pays, définies par les gouvernements nationaux en consultation avec les parlements des États partenaires.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. L’action humanitaire, qui vise à secourir les populations vulnérables, s’inscrit pleinement dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de développement durable, de l’Accord de Paris et du programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

🖋️Adopté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa par la phrase suivante : 

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant les différentes activités pouvant être comptabilisées au titre de l’aide publique au développement française.

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À la deuxième ligne de la troisième colonne du tableau de l’alinéa 5, substituer au nombre :

« 3 935 »,

le nombre :

« 3 925 ».

🖋️Adopté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Compléter la première phrase de l’alinéa 7 par les mots :

« , afin de financer les biens publics mondiaux ».

🖋️Adopté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter la première phrase de l’alinéa 7 par les mots :

« , afin de financer les biens publics mondiaux ».

🖋️Adopté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Compléter la première phrase de l’alinéa 7 par les mots :

« , afin de financer les biens publics mondiaux ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A l’alinéa 8, substituer au montant :

« 4 723 »,

le montant :

« 4 713 ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A l’alinéa 9, remplacer le mot :

« française »

par les mots :

« de la France »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A l’alinéa 10, remplacer le mot :

« dernière »,

par le mot :

« aide ».

🖋️Adopté
Vincent Ledoux
3 févr. 2021

Après l’alinéa 10, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« VI. bis – Les services de l’État à l’étranger concourant à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales disposent d’une trajectoire de moyens humains cohérente avec la hausse des ressources prévue par le présent article. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
8 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 12, après le mot :

« civile »,

insérer les mots :

« , françaises ou implantées dans les pays partenaires, ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« complétée, avant la fin de l’année 2022, pour les années 2023, 2024 et 2025 »,

les mots :

« étendue aux années 2023, 2024 et 2025 pour atteindre 8166 millions de crédits pour la mission "Aide publique au développement" en 2025 ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 5 :

(En millions d’euros courants)

 

2020

2021

2022

2023

2024

2025

Crédits de paiement de la mission « aide publique au développement »

3 251

3 935

4 800

6647

7388

8166

 

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« complétée, avant la fin de l’année 2022, pour les années 2023, 2024 et 2025 »,

les mots :

« étendue aux années 2023, 2024 et 2025 pour atteindre 8166 millions de crédits pour la mission "Aide publique au développement" en 2025 ».

II. – En conséquence, rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 5 :

 

(En millions d’euros courants)

 

2020

2021

2022

2023

2024

2025

Crédits de paiement de la mission « aide publique au développement »

3 251

3 935

4 800

6647

7388

8166

 

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après le mot :

« est »,

rédiger ainsi la fin de la seconde phrase de l’alinéa 1 :

« étendue aux années 2023, 2024 et 2025 pour atteindre 8166 millions de crédits pour la mission "Aide publique au développement" en 2025 ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après le mot :

« financière »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« de la présente loi porte sur les années 2020 à 2025. Une révision peut avoir lieu en 2022. »

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 1, après l’année :

« 2022, »,

insérer les mots :

« après le vote du Parlement, ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« approuvé »,

insérer les mots :

« et intégré ».

🖋️Rejeté
Clémentine Autain
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Ce cadre de partenariat global a valeur normative. »

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 2, insérer les alinéa suivants :

La pandémie de la covid‑19 est une crise mondiale sans précédent qui n’épargne pas davantage les pays du Nord que ceux du Sud. Au‑delà de ses conséquences sanitaires, cette crise renforce considérablement les défis globaux auxquels la planète est déjà confrontée : la survenance des pandémies du fait de la détérioration de la nature et l’apparition concomitante des zoonoses, l’accroissement des inégalités entre nos pays et dans nos pays, l’augmentation de la pauvreté, l’insécurité alimentaire, le développement des fragilités et des instabilités. Dans certaines régions du monde, elle remet en cause les progrès réalisés au cours des dernières décennies. Elle met à jour plus que jamais l’interdépendance des États et des populations, devant une multiplication et une imbrication des crises sanitaires, environnementales, sociales, qui se conjuguent dans un monde en plein bouleversement.

Ces crises appellent une réponse multilatérale et coordonnée dans le respect absolu des résolutions des Nations-Unies, car il n’y a que collectivement, dans le dialogue et la coopération, que nous pourrons faire face durablement aux enjeux globaux contemporains. Elles appellent aussi un investissement renforcé pour prévenir les crises futures et protéger les biens publics mondiaux, en particulier la santé, le climat, la biodiversité, l’éducation, avec une attention particulière portée aux pays les plus vulnérables, notamment ceux d’Afrique, qui ne disposent pas des mêmes ressources pour faire face à la crise et poursuivre leur transition vers un processus de développement et d’expansion des libertés réelles dont jouissent les individus, et de la planète, tout en favorisant une croissance économique alternative au modèle qui a conduit les pays du Nord à la catastrophe mondiale du dérèglement climatique et à l’installation de l’anthropocène, cette nouvelle ère géologique marqué par les activités humaines, dont la consommation effrénée d’énergies fossiles, responsable des deux tiers des rejets de gaz à effet de serre, et par le changement d’affectation des sols qui appauvri les sols, et détruit la biodiversité et les forêts.

Cet effort est non seulement une priorité pour la planète, une exigence d’humanité, mais aussi notre intérêt collectif bien compris, puisque ces crises affectent directement les Français, à la fois dans leur vie quotidienne, et dans leur capacité à se projeter dans un avenir sûr et prospère.

La France doit garantir les droits humains et environnementaux partout et en toutes circonstances, dans toutes les instances internationales dédiées. Le respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire est fondamental pour lutter pour le développement humain.

Pour réduire les inégalités mondiales, la France s’engage également à lutter fermement contre l’évasion fiscale et pour aider les États à avoir une voix qui porte plus dans les instances internationales du commerce comme l’OMC pour un commerce international plus respectueux des peuples et de l’environnement, ainsi que pour une responsabilité plus forte des entreprises donneuses d’ordres vis-à-vis de leur chaine de sous-traitance. À ce titre, la France renforce son engagement au sein de l’Organisation internationale du travail afin de renforcer les droits des travailleurs partout dans le monde.

La France s’engage également à mettre en œuvre sur son territoire une politique d’accueil des migrants plus humaine et favorable au développement humain et à l’accueil que nous devons à chaque être humain, et à ses droits fondamentaux.

Les crises appellent également à renforcer le multilatéralisme sectoriel comme les instances des Nations-Unies pour l’éducation, l’enfance, les droits des femmes, la culture, ou encore le droit du travail.

La crise met également à mal les équilibres sociaux et genrés. Aussi, la France s’engage à respecter les 85 % de « cible genre » dans son APD, à renforcer son action dans l’Agenda « Femmes, paix et sécurité » des Nations-Unies et à œuvrer, notamment au niveau du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, en faveur de l’accès des femmes à la santé et aux droits sexuels et reproductifs

Dans ce contexte, la France prend ses responsabilités et fait le choix de redoubler d’efforts pour traiter les causes profondes des crises et des fragilités. A travers sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, notre pays est pleinement engagé pour bâtir avec ses partenaires une capacité de réponse multilatérale et solidaire face aux grands déséquilibres globaux. Cette politique s’accompagne de moyens en hausse en vue d’atteindre 0,55 % du revenu national brut (RNB) consacrés à l’APD en 2022, et d’un cadre d’action rénové, au service de priorités géographiques et sectorielles clairement définies, et de résultats concrets sur le terrain. Elle constitue un pilier de la politique étrangère de la France.

Dans un contexte de remise en cause profonde du multilatéralisme et de la coopération internationale, de compétition accrue entre grandes puissances, qui mettent en avant des discours et des intérêts divergents, et alors que de nouveaux acteurs investissent le champ du développement sans nécessairement partager les règles et valeurs forgées par la communauté internationale au cours des dernières décennies, la politique de développement de la France permet de projeter à l’international les priorités définies en CICID et alignées sur les besoins des pays tels que recommandé par la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, et de les faire valoir au sein des institutions multilatérales comme auprès des principaux acteurs du développement.

Le présent cadre de partenariat global fixe les objectifs et principes d’action de la politique de développement et les axes prioritaires d’intervention, sur les plans géographique et thématique. Il décline l’architecture renforcée du pilotage et les moyens de mise en œuvre de ces orientations stratégiques. Il renouvelle son cadre de résultats et détaille les prévisions d’APD.  

I – OBJECTIFS ET PRINCIPES D’ACTION

a) Objectifs

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales a pour objectifs principaux la protection des droits humains et environnementaux, des biens publics mondiaux, en particulier la santé, le climat, la biodiversité, l’éducation, l’éradication de la pauvreté dans toutes ses dimensions, la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, la protection de la planète, la promotion des droits humains, le renforcement de l’État de droit et de la démocratie, et l’égalité entre les femmes et les hommes.

Elle contribue à construire et assurer la paix et le respect des Objectifs de développement durable. En soutenant les pays les plus pauvres et en investissant dans le développement durable de nos partenaires, en particulier en Afrique, elle contribue à la fois à répondre aux causes profondes des déséquilibres mondiaux et à renforcer la place de la France dans le monde.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales concourt à la politique étrangère de la France et à son rayonnement culturel, diplomatique et économique. Elle contribue à illustrer la vision du monde au cœur de l’Agenda 2030, centrée sur cinq piliers : la protection de la Planète, le bien‑être des populations, la paix et la stabilité, la prospérité partagée, et le renforcement des partenariats et du lien social, du niveau local au niveau mondial. Elle œuvre également à la promotion de la diversité culturelle et de la francophonie.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de protection sociale, de développement et d’environnement, à travers le respect absolu des résolutions des Nations-Unies et du droit international humanitaire.

b) Cadre multilatéral et européen

La France promeut le multilatéralisme, méthode efficace et indispensable de coopération pour faire face aux enjeux globaux contemporains et protéger les biens publics mondiaux. Ainsi, la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales s’inscrit dans un cadre multilatéral et européen :

– celui des Nations unies, avec : (i) les Objectifs de développement durable (ODD), qui fixent un agenda universel dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté en septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies ; (ii) l’Accord de Paris sur le climat ; (iii) le cadre stratégique mondial pour la biodiversité 2011‑2020 et ses objectifs dits d’ « Aïchi » ; (iv) le Programme d’action d’Addis‑Abeba sur le financement du développement ;

– celui de l’Union européenne, avec la réalisation du consensus européen pour le développement adopté en juin 2017, cadre commun aux institutions de l’Union européenne et de tous les États membres, et celui du consensus européen pour l’aide humanitaire, renouvelé en octobre 2017. Alors que l’Union européenne et ses États membres fournissent plus de la moitié de l’APD mondiale et que la France est l’un des principaux contributeurs à l’aide européenne, la France favorise la convergence entre ses priorités géographiques et sectorielles et les orientations de la politique européenne de développement. Elle inscrit son action dans le cadre de la programmation conjointe entre l’Union européenne et les États membres et contribue à agréger l’aide d’autres partenaires européens pour créer des effets de levier, être plus efficace et démultiplier les résultats.

c) Partenariats

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est définie et mise en œuvre dans le cadre de partenariats multipartites. A ce titre, la France reconnait pleinement le rôle, l’expertise et la plus‑value des collectivités territoriales, notamment d’Outre‑Mer, des organisations de la société civile, tant du Nord que du Sud, impliquées dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, et de l’ensemble des acteurs non étatiques.

L’État mobilise l’ensemble des acteurs concernés en France et dans les pays partenaires, en particulier les citoyens, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et acteurs non‑étatiques, dont les syndicats, les entreprises, notamment celles de l’économie sociale et solidaire et de l’entrepreneuriat social, la jeunesse, les diasporas, et les établissements d’enseignement supérieur, de recherche et de formation. Cette dimension partenariale lui permet de démultiplier l’impact de son action en faveur de la réalisation des ODD.

La France intègre les connaissances et les savoirs de la société civile, et encourage les initiatives des diasporas en France, qui jouent un rôle majeur dans le développement de leur pays d’origine. Elle engage aussi l’ensemble de sa communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche à coopérer et soutenir leurs homologues dans les pays en développement, dans une perspective de renforcement des capacités scientifiques et technologiques de ces derniers. Elle encourage et soutient les initiatives des acteurs de l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale, et reconnaît l’importance de l’engagement citoyen à l’international, notamment des jeunes. Elle encourage l’accès de tous, en veillant à intégrer celles et ceux qui vivent en situation de pauvreté ou de vulnérabilité, aux dispositifs de volontariat à l’international, y compris dans le cadre de la mobilité croisée et des volontariats réciproques.

 La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est fondée sur un dialogue étroit avec les pays partenaires, la prise en compte de leurs stratégies de développement et basée sur les besoins des populations. À cette fin, dans les pays partenaires en développement et jugés prioritaires par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), l’ambassadeur accrédité auprès du pays partenaire définit, dans le cadre d’un dialogue partenarial renforcé avec les autorités locales, en lien avec les opérateurs français présents et en tenant compte de la programmation européenne et de l’action des autres bailleurs internationaux, des orientations stratégiques. Ces dernières contribuent à la stratégie‑pays et à la programmation‑pays élaboré sous l’autorité de l’ambassadeur dans le cadre du conseil local de développement.

d) Efficacité, transparence et redevabilité

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France s’appuie sur des principes partagés en matière d’efficacité de l’aide, définis notamment par la Déclaration de Paris (2005) et réaffirmés à Busan (2011) et à Nairobi (2016) dans le cadre du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement. Elle adhère aux principes de l’appropriation des priorités de développement par les pays partenaires, d’harmonisation, d’alignement, d’appropriation et de priorité accordée aux résultats, de partenariats pour le développement ouverts à tous, ainsi que de transparence et responsabilité mutuelle.

Afin de favoriser l’accès à l’information, l’appropriation et la lisibilité de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales pour l’ensemble des citoyens, la France met en œuvre les standards internationaux en matière de transparence de l’aide publique au développement, en particulier vis‑à‑vis du Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Elle élargit à l’ensemble des pays en développement partenaires le périmètre des informations relatives à l’aide publique au développement, qu’elle publie sur une plateforme unique. Elle encourage tous les acteurs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales à contribuer activement à cet effort, en particulier en rejoignant les organisations non‑étatiques fournissant au Comité d’aide au développement de l’OCDE des données statistiques sur leur activité.

La France construit sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales dans un esprit de responsabilité partagée avec les autres bailleurs et les principales organisations internationales pour le développement. Elle fait preuve d’une exigence accrue vis‑à‑vis des pays partenaires en développement.

e) Cohérence des politiques pour le développement durable

L’État favorise la cohérence entre les objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et ceux des autres politiques publiques susceptibles d’avoir un impact dans la réalisation des ODD dans les pays partenaires, en particulier les politiques sociale, commerciale, fiscale, migratoire, de sécurité et de défense, de recherche et d’innovation, et d’appui aux investissements à l’étranger.

Une cohérence est également recherchée entre les objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et ceux des politiques publiques nationales, en vue de la réalisation par la France des ODD et de l’Accord de Paris. À cette fin, la France s’est dotée d’une Feuille de route nationale de mise en œuvre des ODD en 2019. Élaborée sous la coordination du Premier ministre et en concertation étroite avec l’ensemble des ministères et parties prenantes concernés, elle propose une vision partagée et un plan d’action pour accélérer la mise en œuvre des grandes transformations à mener pour le développement durable. Elle assure la cohérence des politiques, sur les plans international et national, en vue de la réalisation de l’Agenda 2030 et permet d’assurer un suivi des progrès réalisés à l’aide d’un ensemble de 98 indicateurs français de développement durable, validé dans le cadre d’un groupe de travail multi‑acteurs mis en place par le Conseil national de l’information statistique (CNIS) en 2018. Une cohérence de la France sera également recherchée dans les instances internationales où siège la France pour lutter contre la pauvreté, les discriminations, les dumpings sociaux, fiscaux, environnementaux, notamment en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, de l’Organisation internationale du travail, du Conseil de l’Europe, ou encore à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France protège et défend la diversité culturelle et linguistique, notamment l’usage de la langue française et du plurilinguisme au sein des enceintes multilatérales. Elle accorde une attention particulière à la francophonie et participe à la cohésion politique et économique de l’espace francophone. Face aux dynamiques démographiques et à l’évolution du paysage linguistique, notamment en Afrique, la France soutient les actions déployées par les institutions de la Francophonie pour promouvoir la langue française et améliorer l’accès à une éducation de qualité pour tous. La France s’engage à faire en sorte que les entreprises présentes dans les pays fragiles paient des impôts équitables, respectent les populations locales et l’environnement, et soient responsables des agissements de toute leur chaine de sous-traitance.

II ‑ AXES PRIORITAIRES DE LA POLITIQUE DE DéVELOPPEMENT SOLIDAIRE ET DE LUTTE
CONTRE LES INéGALITES MONDIALES

a) Priorités géographiques

La priorité géographique de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France est accordée à l’Afrique, où convergent tous les défis contemporains, d’ordre social, démographique, climatique, d’urbanisation accélérée, politique et sécuritaire et qui est affectée de manière disproportionnée par la crise sanitaire liée à la covid‑19.

La France a décidé de consacrer 75 % de l’effort financier total de l’État en subventions et en prêts et au moins 85 % de celui mis en œuvre via l’Agence française de développement (AFD) dans la zone Afrique et Méditerranée.

Face à la multiplication des facteurs de fragilité, la France renforce son action dans les pays en crise, en sortie de crise et en situation de fragilité. Elle concentre sa politique de développement sur dix‑neuf pays prioritaires définis par le CICID du 8 février 2018, appartenant tous à la catégorie des PMA : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Comores, Djibouti, Ethiopie, Gambie, Guinée, Haïti, Liberia, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad et Togo. Ces pays concentrent les principaux défis pour atteindre les ODD, alors que leur capacité à financer des investissements dans les infrastructures de base est très limitée. Ils bénéficient dans ce contexte de la moitié de l’aide projet mise en œuvre par l’État, et des deux‑tiers des subventions mises en œuvre par l’AFD. Les 19 pays prioritaires doivent être les premiers récipiendaires de l’Aide publique au développement française, toutes aides confondues. Des efforts en vue de rendre cohérents les engagements de la France sont faits sur ce sujet.

Dans les pays à revenu intermédiaire, en particulier en Amérique latine et en Asie, la France s’appuie largement sur l’instrument des prêts, dont elle se sert pour mobiliser d’autres apports financiers. Elle développe une gamme d’instruments étendue avec des acteurs non‑souverains, en particulier le secteur privé, les collectivités territoriales et les sociétés civiles. Dans ces pays, la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France repose sur des principes de responsabilité partagée et de réciprocité, notamment en matière de gestion des biens publics mondiaux et de lutte contre le changement climatique et contre la pauvreté et les inégalités.

b) Priorités thématiques

L’approche transversale au cœur de l’Agenda 2030 est indispensable pour relever les défis de la préservation des biens publics mondiaux, en prenant en compte leurs interconnexions et de façon à prévenir tout risque d’éviction. L’enjeu est d’accroître les synergies dans le traitement des questions liées au climat, à la biodiversité, à l’égalité femmes‑hommes, aux crises et fragilités et aux droits humains, mais également à la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, le développement humain, et la protection de la planète et de ses ressources, et la gouvernance démocratique. Pour engager les sociétés du Nord et du Sud sur des trajectoires plus justes et durables, et mieux prévenir les crises, la politique de développement de la France adopte une approche intégrée de ces différentes problématiques.

Priorités transversales

1/ Relever les défis environnementaux et climatiques les plus urgents de la planète

La France inscrit la diplomatie environnementale et climatique au cœur de sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Elle s’engage avec détermination en faveur de la mise en œuvre irréversible de l’Accord de Paris sur le climat, en particulier son objectif central de limiter l’augmentation de la température à 2° C voire 1,5° C si possible. Cette priorité se traduit par une augmentation des moyens consacrés à la lutte contre le changement climatique, notamment l’adaptation. L’objectif est d’atteindre un équilibre entre adaptation et atténuation tel qu’inscrit dans l’Accord de Paris, que ce soit en milieu marin, afin d’accroître la résilience des États les plus vulnérables, et en milieu urbain, les villes étant responsables de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. La France est particulièrement active pour mobiliser les institutions multilatérales, afin que ces dernières fixent un montant croissant de co‑bénéfices climat à leurs interventions et excluent les investissements incompatibles avec les contributions déterminées au niveau national des pays bénéficiaires de l’aide.

La France concentre son action sur la mobilisation de flux financiers publics et privés pour financer la transition écologique, l’orientation des investissements vers un développement à faibles émissions et résilient aux impacts du changement climatique, la protection des populations vulnérables aux effets du changement climatique et à ses impacts irréversibles, ainsi que la mise en place de politiques publiques adéquates pour atteindre les objectifs fixés dans les contributions prévues déterminées au niveau national. La France s’est engagée à développer l’accès à l’énergie sur le continent africain, en particulier à travers le développement des énergies renouvelables. Elle accompagne ses partenaires dans l’identification de solutions pour une mobilité sobre en carbone et encourage le développement d’infrastructures vertes, inspirées de solutions fondées sur la nature, y compris pour assurer la résilience des villes côtières face aux effets des évènements climatiques extrêmes.

Sur le plan bilatéral, la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France dans le domaine environnemental est essentiellement mise en œuvre à travers le groupe AFD, sous la forme de ressources financières, de renforcement de capacités, de soutien à la recherche et à l’enseignement supérieur, et de transfert de technologies. Dans le cadre de sa stratégie climat, l’AFD s’est engagée à ce que son activité soit 100 % compatible avec l’Accord de Paris d’ici à 2020. Elle accompagne donc les pays partenaires pour renforcer l’ambition des contributions déterminées au niveau national. À la lumière de l’Accord de Paris, elle veille à ce que la transition écologique soit juste pour les populations en situation de vulnérabilité. La France intervient également à travers le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), instrument créé en 1994 à la suite du Sommet de la Terre de Rio et dont l’objectif est de préserver l’environnement dans les pays en développement.

Sur le plan multilatéral, la France, s’est fortement mobilisée pour permettre d’atteindre la cible d’une recapitalisation du Fonds vert pour le climat à hauteur de quasiment 10 milliards de dollars américains en 2019, en doublant sa contribution, qui s’élèvera à 1,5 milliard d’euros. Elle travaille pour renforcer la gouvernance de ce fonds et en faire un outil de transformation au service des États africains et des pays et populations les plus vulnérables. La France est également le cinquième pays contributeur au Fonds pour l’environnement mondial (FEM) qui finance des projets dans le cadre de cinq conventions internationales majeures dans le domaine de l’environnement : les trois conventions issues de la conférence de Rio de 1992 (changements climatiques, diversité biologique, lutte contre la désertification) ainsi que les conventions sur les polluants organiques persistants et le mercure. Sa contribution à la septième reconstitution du FEM pour 2019‑2020 s’élève à 300 millions de dollars. La France contribue également au Fonds d’adaptation au changement climatique et au Fonds pour les pays les moins avancés, qui financent exclusivement des projets d’adaptation au changement climatique dans les pays en développement, ce dernier étant principalement actif sur le continent africain.

En matière de biodiversité, la France contribue à l’émergence d’un niveau d’ambition internationale à la hauteur des enjeux que représente la « sixième extinction de masse » des espèces. Dans le cadre de la préparation de nouveaux objectifs dits « post‑Aichi » lors de la COP 15 de la Convention sur la diversité biologique (CDB), la France promeut une approche globale du développement durable, intégrant la biodiversité (conformément aux ODD 14 et 15 de l’Agenda 2030). Sur le plan financier, la France accroît de plus de 300 millions d’euros ses contributions aux projets internationaux répondant conjointement aux objectifs de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité. La France plaide par ailleurs au niveau européen pour une prise en compte ambitieuse des co‑bénéfices environnementaux, climatiques et de biodiversité dans les instruments d’action extérieure de l’Union européenne relatifs au développement.

Enfin, la France prend part à la lutte contre le trafic des espèces sauvages en soutenant des projets et initiatives de lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages, particulièrement en Afrique subsaharienne, et s’attache à mettre en œuvre une politique de lutte contre la déforestation, y compris importée, tenant compte des enjeux environnementaux, climatiques et humains.

[Source : Plan biodiversité, MTES (2018) ; Stratégie Climat‑Développement 2017‑2022, AFD (2017).]

2/ Soutenir la grande cause du quinquennat qu’est l’égalité femmes‑hommes

Les inégalités entre les femmes et les hommes perdurent partout dans le monde. Les évolutions récentes et les nouveaux enjeux globaux rendent nécessaire la poursuite d’une action résolue en faveur de la concrétisation de l’égalité entre les femmes et les hommes et des droits des femmes dans l’ensemble des régions du monde. L’autonomisation économique et sociale des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes constituent un socle fondamental du développement durable.

Dans le cadre de l’Agenda 2030 des Nations unies, et en vue d’atteindre l’ODD 5, la France a décidé de renforcer significativement son action, sur le plan stratégique et opérationnel, afin d’intégrer l’égalité femmes‑hommes et la prise en compte systématique du genre, à la fois de façon transversale et spécifique, au cœur de son action. À travers sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, la France vise à assurer aux femmes et aux filles le libre et égal accès aux services sociaux de base, tels que l’éducation et la santé sexuelle et reproductive, à favoriser l’accès aux ressources productives et économiques, leur contrôle et l’accès à l’emploi décent, à garantir le libre et égal accès des femmes et des filles aux droits et à la justice, et la protection contre toutes les formes de violence. Elle vise à assurer la participation effective des femmes dans les espaces de décisions économiques, politiques et sociaux, ainsi qu’aux processus de paix et sécurité.

La diplomatie féministe de la France se matérialise dans les engagements d’aide publique au développement et la mobilisation des opérateurs publics autour de l’objectif de l’égalité femmes‑hommes, objectif transversal à tous les programmes et toutes les interventions de la France. La stratégie internationale de la France pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2018‑2022) fixe des objectifs ambitieux : d’ici 2022, 100 % des projets et programmes de l’AFD devront être marqués genre et 50 % des volumes annuels d’engagements de l’AFD devront avoir le genre pour objectif principal ou significatif.

L’AFD met en œuvre une nouvelle génération de projets qui ciblent les déterminants de la fécondité et visent à éviter la déscolarisation des filles et prévenir les grossesses adolescentes. Elle favorise l’émergence de la société civile, et renforce sa capacité de mobilisation et de sensibilisation des populations, mais aussi d’influence auprès des gouvernements. L’AFD accorde une importance croissante à l’approche par les droits à la santé sexuelle et reproductive et aux dynamiques démographiques en Afrique subsaharienne.

Sur le plan multilatéral, la France s’est engagée à poursuivre son action pour l’accès aux droits et à la santé sexuels et reproductifs (DSSR), notamment en Afrique de l’Ouest et du Centre, via le Fonds français spécifique « Muskoka », mis conjointement en œuvre par quatre organismes des Nations unies, et le Partenariat de Ouagadougou. Elle soutient l’organisation ONU Femmes et le Fonds des Nations unies pour les populations. Elle co‑préside en 2021 le Forum Génération Egalité, rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes, organisé par ONU Femmes en partenariat avec la société civile. Au niveau européen, la France défend une prise en compte ambitieuse des co‑bénéfices en matière de genre en soutenant l’objectif de 85 % de projets intégrant des co‑bénéfices genre, conformément aux objectifs du Plan d’Action Genre de l’Union européenne. Elle participe également, à travers l’UE, à l’initiative « Spotlight » pour éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles. La France rappelle également son engagement pour les droits des enfants, notamment en veillant à occuper une place de premier ordre au sein de l’UNICEF, et dont la Convention relative aux droits de l’enfant doit servir de cadre de référence. La prise en compte de l’égalité filles-garçons doit être prioritaire dans la mise en œuvre des politiques de coopération.

[Sources : Stratégie internationale de la France pour l’égalité entre les femmes et les hommes 2018‑2022, MEAE (2018) ; Stratégie pour l’action extérieure de la France sur les enjeux de population, de santé et droits sexuels et reproductifs 2016‑2020, MEAE (2016).]

3/ Prévenir et traiter les crises et les fragilités

Dans un monde marqué par les impacts négatifs croissants de la crise climatique et environnementale et la montée des crises humanitaires, politiques, sociales et sécuritaires, la France place la lutte contre les fragilités et les inégalités mondiales au cœur de sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. En 2030, si les tendances actuelles se poursuivent, les zones de fragilité et de crise, en particulier en Afrique subsaharienne, concentreront 80 % de l’extrême pauvreté dans le monde. La persistance de fragilités peut déboucher sur des crises politiques, sociales et économiques majeures, affecter durablement le développement et la stabilité de nombreux pays en développement et être à l’origine de crises humanitaires. Les changements climatiques et la dégradation des écosystèmes agissent comme des facteurs aggravants des crises. La France s’engage à ne pas suivre l’idéologie du continuum sécurité-développement, qui réduit le développement à un supplétif des guerres visant à augmenter leur acceptabilité parmi les populations qui souffriraient de ces guerres. Les guerres ne permettent pas de traiter les vrais problèmes, principalement au vu des formes hybrides et complexes des conflits actuels, et des intensités très variables qu’elles prennent aujourd’hui. Pire, avec le continuum sécurité développement, les militaires et les personnels humanitaires peuvent être vus comme étant similaires, et la militarisation des humanitaires pose de véritables problèmes de fond pour leur sécurité. Ainsi, les besoins en développement doivent être uniquement traités par des voies diplomatiques et humanitaires, en accord avec la communauté internationale.

Face à la multiplication des crises, l’action humanitaire de la France représente un pilier de sa politique étrangère et de développement solidaire et de lutte contre les inégalités : à l’échelle mondiale, le nombre de personnes nécessitant une assistance humanitaire a plus que doublé entre 2012 et 2017, pour atteindre près de 135,7 millions de personnes en 2018. À travers son action humanitaire, la France vise à préserver la vie et la dignité des populations de pays touchés par des crises de toutes natures, en répondant à leurs besoins fondamentaux : accès à l’eau et l’assainissement, à la nourriture, aux soins de santé, et à un abri. Afin de se donner les moyens de répondre à ces besoins croissants, la France s’est dotée d’une stratégie humanitaire 2018‑2022 et triplera sa contribution financière annuelle d’ici 2022. Au‑delà du rehaussement des moyens, cette stratégie préconise une diplomatie humanitaire active, centrée sur l’accès aux populations les plus vulnérables, sur l’impératif de neutralité et sur l’objectif de régulation des conflits.

La France établit un moratoire sur ses accords bilatéraux de coopération militaire avec les pays récipiendaires de son aide au développement afin de limiter les exportations d’armements à destination de ces derniers. La France s’honorerait à n’exporter qu’un minimum d’armements en fonction des critères de sécurité locaux.

[Sources : Stratégie prévention, résilience et paix durable 2018‑2022, MEAE (2018) ; Stratégie humanitaire de la France 2018‑2022, MEAE (2018).]

4/ Défendre une approche fondée sur les droits humains

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France promeut une approche fondée sur les droits humains visant à renforcer les capacités des citoyens afin qu’ils soient en mesure de faire valoir leurs droits, et à accompagner les États partenaires pour qu’ils se conforment à leurs obligations de respect, de protection et de mise en œuvre de ces mêmes droits. La France s’engage notamment en faveur des libertés d’expression, de croyance et d’information, de la lutte contre la peine de mort, de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la dépénalisation universelle de l’homosexualité et pour la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels. Elle contribue au renforcement des médias libres et indépendants et de la société civile dans les pays en développement. La France met également l’accent sur la protection des défenseurs des droits humains afin que leurs libertés d’expression et d’action soient respectées. Afin de prévenir les conflits, la France s’engage plus fermement pour respecter et faire respecter le droit international humanitaire, et à créer un statut international du personnel humanitaire. Elle s’engage également à tenir une position constructive pour mettre fin aux conflits gelés, dont le conflit israélo-palestinien qui est l’un des principaux moteurs des inégalités et des tensions au Moyen-Orient. Enfin, elle montre un engagement infaillible à mettre en place l’autodétermination des peuples.

[Source : Stratégie droits humains et développement, MEAE (2019).]

 

Priorités sectorielles

1/ Renforcer l’action pour lutter contre les maladies et soutenir les systèmes de santé

La santé est à la fois condition et outil du développement humain et économique. Le droit à la santé, la promotion de l’objectif de couverture santé universelle, le renforcement des systèmes de santé des pays, l’accès de tous à des produits et des services essentiels de santé abordables, en particulier aux vaccins, médicaments et produits de santé dits essentiels et de qualité font partie des priorités de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France.

La France a fait de la santé un axe majeur de son action au niveau international. Elle est engagée dans la mobilisation internationale en faveur de la couverture sanitaire universelle, priorisant ainsi son action vers le renforcement des systèmes de santé et de protection sociale, la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, la promotion des droits et de la santé sexuels et reproductifs, ainsi que le soutien à la santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents, y compris en luttant contre la sous-nutrition. Elle continue de défendre l’approche par les droits, marqueur fort de son action en santé mondiale, et de prioriser les enjeux sanitaires affectant majoritairement les populations les plus pauvres ou en situation de vulnérabilité, pour atteindre la couverture santé universelle, selon une approche intégrée de la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, et renforcer la sécurité sanitaire au niveau international. Elle promeut le bien‑être de toutes et tous, tout au long de la vie, sans aucune discrimination. La France joue un rôle moteur dans la recherche en santé et place parmi ses priorités la formation, le recrutement, le déploiement et la fidélisation des personnels de santé et la mobilisation de son expertise.

La France a fait le choix d’une politique de santé à l’international transitant majoritairement par le canal multilatéral. Elle soutient le rôle central de coordination joué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dont elle est un État membre fondateur et à laquelle elle apporte un soutien financier accru. Elle s’appuie sur les partenariats en santé que sont le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Unitaid et GAVI l’Alliance du vaccin dont elle est respectivement le second, premier et cinquième contributeur. Lors de la reconstitution des ressources de GAVI en juin 2020, la France a annoncé une contribution de 500 millions d’euros sur le prochain cycle de financement 2021‑2025. Ces choix traduisent la forte valeur ajoutée qu’apportent la mutualisation et la coordination des efforts en santé au niveau mondial.

La France s’efforce également de trouver des moyens de rendre l’action multilatérale dans le domaine de la santé mondiale plus efficace. C’est le sens de l’initiative Access to covid‑19 Tools Accelerator (ACT‑A) qu’elle a impulsée et dont l’objectif est d’accélérer la recherche, le développement et l’accès équitable aux vaccins, traitements et diagnostics liés à la covid‑19, et de renforcer les systèmes de santé. Elle soutient le Plan d’action mondial, visant une meilleure coordination des bailleurs et agences multilatérales pour permettre à tous de vivre en bonne santé. À l’échelle nationale, les acteurs de la santé mondiale (ONG, établissements d’enseignement supérieur et de recherche, opérateurs, secteur privé notamment) sont étroitement associés à cette politique. La France s’engage à améliorer sa position internationale pour l’accès à un vaccin anti-Covid pour tous. Elle s’engage à soutenir l’initiative de l’Inde et de l’Afrique du Sud pour déroger exceptionnellement à l’accord sur « l’aspect des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce » (ADPIC) de l’Organisation mondiale du Commerce, ou encore la plateforme d’accès au vaccin « C-TAP » de l’Organisation mondiale de la Santé.

Pays fondateur et second contributeur historique au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la France a accueilli la sixième conférence de reconstitution des ressources du Fonds à Lyon en 2019 et montré l’exemple en augmentant de 20 % sa contribution. Elle s’est fortement engagée pour mobiliser les autres donateurs et permettre ainsi d’atteindre la cible de 14 milliards de dollars nécessaires pour remettre la communauté internationale sur la trajectoire de l’ODD 3, en termes de lutte contre les inégalités en santé et d’élimination des pandémies. La France s’engage à intensifier son action auprès de l’Organisation mondiale de la Santé afin de promouvoir et de mettre en œuvre le plus rapidement possible une couverture santé universelle qui permettrait à la fois un renforcement des systèmes nationaux de santé, un renforcement de la sécurité sanitaire internationale, et, in fine, une meilleure résistance contre les futures épidémies du type de celle que nous vivons en ce moment. S’appuyant sur l’expérience de la sécurité sociale à la française qui permet à tous les Français une santé publique, gratuite, et l’une des plus efficientes du monde, la France promeut à l’international ce travail porté par Ambroise Croizat en 1947.

Les enjeux mondiaux de santé nécessitent aussi le renforcement de l’aide bilatérale, à travers l’AFD, notamment dans les pays prioritaires de la politique de développement française et sous forme de dons. Cette action bilatérale en santé doit contribuer à réduire les inégalités d’accès à la santé en répondant aux défis démographiques, écologiques et sociaux contemporains, en améliorant la protection sociale des populations pour faire diminuer les barrières financières à l’accès aux soins et en prévenant et répondant aux épidémies.

Le soutien bilatéral au secteur de la santé doit également alimenter un cercle vertueux pour la réalisation de l’ensemble des ODD, et contribuer à l’éducation, en particulier l’éducation complète à la sexualité, et à l’autonomisation des filles et des femmes, notamment au Sahel, ainsi qu’à la lutte contre les inégalités, la prise en charge des personnes âgées, et l’atténuation de l’impact de l’urbanisation, de la pollution et du changement climatique sur la santé des populations.

L’Initiative présidentielle pour la santé en Afrique lancée en 2019 intègre ces différents éléments de l’action de la France en santé et vise à apporter un soutien politique, technique et financier à des pays engagés à augmenter leurs dépenses en santé, à renforcer leur système de santé et à accélérer leur lutte contre les grandes pandémies. Cette initiative s’appuie sur les acteurs de la recherche, l’expertise technique mobilisée dans le cadre de l’Initiative 5 % gérée par Expertise France et l’augmentation des financements des projets en santé, mis en œuvre par l’AFD.

[Source : Stratégie de la France en santé mondiale 2017‑2021, MEAE (2017).]

2/ Renforcer notre effort sur l’éducation, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, au profit de l’employabilité des jeunes

L’éducation, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation sont au cœur de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France. Si d’importants progrès ont été réalisés, 265 millions d’enfants en âge d’être scolarisés au niveau primaire ou secondaire, pour majorité des jeunes filles, n’ont toujours pas accès à l’école, dont plus de la moitié en Afrique subsaharienne. Dans les pays du Sahel, la moitié des enfants atteignent l’adolescence sans maîtriser les apprentissages de base. Les voies de l’enseignement supérieur et professionnel sont peu nombreuses et peu diversifiées, alors que 440 millions de jeunes entreront sur le marché du travail en Afrique d’ici 2050.

Les impacts positifs de l’éducation et de la formation sur le développement humain et sur l’ensemble des enjeux du développement durable (égalité femmes‑hommes, santé, emploi, lutte contre la pauvreté, cohésion sociale) justifient d’investir sur ce secteur sur la durée. La France prend sa part dans l’engagement renouvelé de la communauté internationale en faveur de l’éducation et de la formation professionnelle tout au long de la vie, conformément à l’Agenda 2030 et à l’ODD 4. Elle concentre ses efforts sur les pays les moins avancés, et particulièrement sur l’Afrique sub‑saharienne et le Sahel, y compris en portant une attention particulière aux situations de crises.

Sur le plan bilatéral, la France, en particulier à travers les interventions de l’AFD, les activités des opérateurs dédiés à l’enseignement supérieur et à la recherche au Sud (CIRAD, CNRS, Institut Pasteur, IRD) et les projets de coopération menés par les ambassades, appuie l’accès universel à un socle de connaissances et de compétences fondamentales. Elle concentre ses efforts à la fois sur l’élargissement de l’accès gratuit à l’éducation de base (éducation primaire et jusqu’au premier niveau de l’éducation secondaire), l’inclusion dans l’éducation, en portant une attention particulière aux filles et aux enfants en situation de vulnérabilité, ainsi qu’à la petite enfance, l’amélioration de la qualité et de l’évaluation des apprentissages, et l’émergence d’un enseignement supérieur et de capacités scientifiques de qualité, tout en promouvant le renforcement de la gouvernance des systèmes éducatifs. En matière de formation professionnelle et d’insertion, elle soutient les gouvernements partenaires pour développer une offre de formation professionnelle en adéquation avec les besoins du marché du travail dans des secteurs porteurs (agriculture, énergies, infrastructures, entrepreneuriat, etc.). En s’appuyant sur les établissements dédiés tels que l’IRD et le CIRAD, la France soutient des systèmes d’enseignement supérieur contribuant au continuum formation‑recherche‑innovation ainsi que l’émergence d’équipes scientifiques compétitives au plan international. Elle favorise le recours à des techniques pédagogiques innovantes, faisant appel, en particulier, aux potentialités des outils numériques.

Au niveau multilatéral, la France appuie en particulier l’UNESCO, agence onusienne spécialisée pour l’éducation et la formation professionnelle, ainsi que l’UNICEF, la Banque mondiale et l’Union européenne, principaux pourvoyeurs mondiaux d’aide au développement en matière d’éducation. La France a également renforcé en 2018‑2020 l sa contribution au Partenariat mondial pour l’éducation (PME), principal fonds dédié au renforcement des systèmes éducatifs et à l’éducation de base dans les pays à faible revenu. La France soutient également l’Organisation internationale du travail (OIT), notamment pour l’appui à la mise en œuvre du travail décent dans les pays en développement.

La France engage l’ensemble de sa communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche en faveur du développement des pays partenaires. Son action vise à favoriser le développement des pays du Sud et à leur permettre d’être reconnus comme des partenaires à part entière dans la communauté scientifique internationale. Au‑delà de la conduite de projets de recherche au Sud, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche français prennent en considération le renforcement des capacités locales dans la durée, dans l’objectif de pouvoir échanger avec des communautés scientifiques du meilleur niveau pour faire face ensemble aux défis mondiaux. La mobilité d’étudiants et de scientifiques venant des pays en développement est au cœur de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France, contribuant aux échanges culturels et scientifiques ainsi qu’au développement du capital humain des pays en développement. Ces mobilités Nord‑Sud, Sud‑Sud et Sud‑Nord sont promues par des outils de partenariats innovants. La France appuie aussi les initiatives d’implantation d’établissements d’enseignement supérieur français à l’étranger, notamment en Afrique.

[Source : Stratégie française pour l’éducation, la formation professionnelle et l’insertion dans les pays en développement 2017‑2021, MEAE (2017).]

3/ Continuer à œuvrer pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable

La sécurité alimentaire et la nutrition sont au cœur des enjeux de développement humain et de lutte contre la pauvreté : le coût social et économique de la malnutrition pèse sur les sociétés et entrave fortement leur développement. L’état de la sécurité alimentaire dans le monde est préoccupant : le nombre de personnes sous‑alimentées a atteint 821 millions en 2017, soit 11 % de la population mondiale. En 2020, on évaluait à 135 millions dans 55 pays le nombre de personnes en insécurité alimentaire grave, chiffre qui pourrait augmenter très fortement avec les conséquences économiques de la crise sanitaire liée à la covid‑19. L’Afrique, notamment le Sahel et la Corne de l’Afrique, et l’Asie sont les régions les plus touchées. Par ailleurs près d’un quart des enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance (malnutrition chronique). En compromettant le développement physique et cognitif des enfants, la malnutrition retarde le développement humain et économique des pays. La malnutrition sous toutes ses formes (sous‑nutrition, carences, surpoids et obésité) touche une personne sur trois à travers le monde.

La protection des populations face aux crises alimentaires ou aux situations d’insécurité alimentaire passe par l’amélioration de leur résilience aux chocs économiques et climatiques, par une meilleure prévention des risques (risques climatiques, de marchés ou sanitaires) et par la transformation vers des systèmes alimentaires produisant des aliments nutritifs, sains, sûrs durables et accessibles à tous, garantissant la sécurité alimentaire des populations. Pour faire face à l’urbanisation croissante, elle porte une attention particulière à l’alimentation durable des villes. La France s’appuie en particulier sur l’action de son opérateur dédié, le CIRAD, et sur ses partenaires nationaux et européens, pour intégrer les résultats de la recherche agronomique dans la conception de nouveaux modèles.

Dans ce contexte, la France promeut une agriculture familiale, productrice de richesses et d’emplois, respectueuse des écosystèmes et de la biodiversité et soutient un développement rural inclusif. Ce développement pourra se faire à travers des systèmes alimentaires durables, une intensification des approches agro‑écologiques, la sécurisation de l’accès au foncier et à l’eau, le soutien aux petits producteurs, en particulier aux femmes, l’appui aux organisations paysannes, la lutte contre la dégradation et la pollution des terres et une amélioration de la nutrition des populations. La France promeut également une intégration transversale de la lutte contre la malnutrition pour agir sur ses causes : sécurité alimentaire, pratiques de soins et d’alimentation, santé et assainissement. A travers l’aide alimentaire programmée et l’APD, soutenant en priorité les agricultures familiales et paysannes, la France s’engage pour aider les populations à lutter contre la malnutrition, renforcer leur résilience et leur permettre de retrouver une autonomie alimentaire tout en relançant la production et le commerce local. La France s’engage à travailler sur la limitation du brevetage des semences et pour l’amélioration du fonctionnement actuel du catalogue de semence autorisée. Elle s’engage à protéger les utilisateurs de semences libres, banques de semences, ONG, OSC.

La France travaille également avec les États partenaires pour un accès juste et équitable au foncier et aux ressources naturelles indispensables à l’agriculture comme l’eau ou les arbres.

La France considère le Comité des Nations unies pour la sécurité alimentaire mondiale comme la principale plateforme inclusive de recommandations sur les questions de politiques publiques pour la sécurité alimentaire. À l’échelle multilatérale, la France appuie le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et le Programme alimentaire mondial (PAM) et promeut une collaboration entre ces trois agences. La France met en œuvre la Stratégie française pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable 2019‑2024.

La France mobilise la recherche dans le domaine agricole et rural, cruciale pour accompagner les transformations profondes qu’appelle l’atteinte des ODD, notamment l’ODD 2.

Enfin, dans ses projets de coopération, la France et les entreprises privées dont les sièges sociaux se situent sur le territoire français ne financent pas l’achat, la promotion ou la multiplication de semences génétiquement modifiées. Elles ne soutiennent pas de projets ayant pour finalité ou conséquence la déforestation de forêts primaires, l’accaparement des terres incompatible avec un développement local équitable ou la privation des ressources naturelles des populations. Les projets agricoles à emprise foncière importante, publics et privés, feront l’objet d’une analyse approfondie des enjeux fonciers, à travers des outils opérationnels spécifiques tels que la grille d’analyse ex ante sur la prise en compte des directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts.

[Sources : Stratégie française pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable 2019‑2024, MEAE (2019).]

4/ Améliorer la gestion de l’eau et l’assainissement

Source de vie et de biodiversité, la ressource en eau est un bien public mondial. Sa préservation et son accessibilité constituent l’un des principaux défis environnementaux du XXIème siècle, d’autant plus que cette ressource est sous pression croissante, particulièrement vulnérable au changement climatique, à l’explosion démographique, à l’évolution des modes de production et de consommation, et à l’urbanisation croissante.

En 2017, 2,1 milliards de personnes n’avaient pas accès à des services d’eau potable et 4,5 milliards de personnes à des services d’assainissement, avec des conséquences sanitaires, sociales, économiques et environnementales lourdes. 40 % de la population mondiale sera confrontée aux pénuries d’eau d’ici 2050.

L’eau et l’assainissement sont des moteurs incontournables de la réalisation des autres droits humains, du développement économique, de la santé, de la sécurité alimentaire et d’une meilleure nutrition, de l’éducation et de l’égalité femmes‑hommes, de la préservation de l’environnement et de l’adaptation au changement climatique, de la stabilité sociale, économique et politique de nos sociétés, et de la préservation de la sécurité et de la paix à travers de le monde.

Reconnu comme un droit humain par les Nations unies en 2010, l’accès universel à l’eau potable et l’assainissement sont les premières cibles de l’ODD 6, qui vise un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030, en particulier pour les populations vulnérables. Il vise aussi la gestion intégrée et durable de cette ressource, en termes de qualité de l’eau, d’usage durable et efficace, de protection des écosystèmes, et mentionne la réduction du nombre de personnes souffrant de la rareté de l’eau. Cet objectif intègre la notion de gestion transfrontalière de cette ressource, essentielle à la gestion durable, ainsi qu’à la paix et à la coopération.

L’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement est un axe de la politique française de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. La France poursuit son action pour la mise en œuvre universelle de ce droit humain, en portant une attention particulière à la promotion de l’hygiène et aux populations les plus vulnérables. Elle promeut la gestion intégrée et équitable des ressources en eau, y compris par la recherche et l’innovation, comme outil diplomatique et de bonne gouvernance, de même que le développement de mécanismes innovants et solidaires de financement de ce secteur, dont les outils décentralisés. Elle renforce la mise en œuvre de mesures d’adaptation au changement climatique dans le domaine de l’eau et de préservation de la biodiversité aquatique, et soutient des modèles sobres en eau. Elle participe à l’amélioration de la gouvernance mondiale de l’eau, par un engagement diplomatique renforcé, le soutien aux coopérations transfrontalières et à la mise en place, au sein des Nations unies, d’un comité intergouvernemental sur l’eau. La France agit aussi pour garantir le droit à l’eau dans les situations de crises humanitaire.

[Sources : Stratégie de la France à l’international pour l’eau et l’assainissement (2020‑2030), MEAE (2020).]

5/ Renforcer les relations commerciales visant à assurer un développement humain, et la protection de la planète et de ses ressources

La France est convaincue que le commerce, s’il est accompagné des politiques adéquates, peut jouer un rôle moteur en matière de développement durable. Il est essentiel de mieux intégrer tout en protégeant du libre-échange les pays en développement, et notamment les pays les moins avancés, dans le commerce international. La mondialisation et le libre-échange néolibéral tels qu’ils sont conçus aujourd’hui ne permettent pas aux pays en développement ni aux pays les moins avancés d’atteindre des objectifs de développements humains, sociaux, ou de protection de l’environnement. Les pays les plus fragiles sont toujours perdant dans le commerce international, et la croissance de leurs produits intérieurs bruts est souvent une « croissance sans emplois » ou est captée par une minorité du pays, créant des inégalités économiques importantes.

La France aide par conséquent les pays en développement et les pays les moins avancés afin qu’ils atteignent des objectifs d’équité, de bien-être de leur population, d’amélioration des conditions de vie, d’amélioration de production, de droit du travail et des travailleurs. De ce fait, la France renforce ses liens commerciaux dans une recherche systématique d’équilibre des relations, et de bénéfices pour les pays en développement et pour les pays les moins avancés.

 La France s’engage à établir un moratoire sur les accords de libre-échange auxquels elle est partie. Elle fait en sorte que les pays les plus fragiles disposent de barrières monétaires et non-monétaires fortes afin de se développer en étant protégés d’un commerce international déstabilisateur pour les États aux économies fragiles. Les États économiquement les plus développés aujourd’hui ont tous bénéficié à un moment où à un autre de protections de leurs économies et la France accepte par conséquent que d’autres pays puissent bénéficier de ces avantages après elle.

La France rappelle son soutien indéfectible à l’Organisation internationale du travail et s’engage à intégrer au maximum ses normes dans tous ses traités bilatéraux..

La France soutient également le respect des normes sociales et environnementales au travers des instruments de préférences généralisées et de ces accords commerciaux, avec l’inclusion systématique d’engagements contraignants quant à la bonne ratification par les pays‑tiers des conventions internationales pertinentes, et notamment de l’Accord de Paris. Outre l’aide au commerce, la France apporte une assistance technique cruciale pour garantir la durabilité des produits concernés par les différents projets.

6/ Promouvoir la gouvernance démocratique, économique et financière

La gouvernance démocratique et l’état de droit sont des conditions essentielles de l’efficacité de l’aide au développement. La France promeut une conception extensive et dynamique de la gouvernance, qui inclut tous les acteurs (institutions, secteur privé, société civile), tous les échelons (du local au global), tous les champs (politique, économique, social, culturel), et la question de la sécurité. La France agit pour la refondation de l’État, favorise la décentralisation et l’émergence d’acteurs locaux, une action publique efficace et transparente, un accès le plus large possible aux données publiques et le développement de contre‑pouvoirs légitimes et efficaces.

Dans ce cadre, la France développe des actions de coopération autour de plusieurs priorités. En réponse au contexte d’urbanisation croissante dans les pays partenaires, en particulier en Afrique, la France soutient les processus de gouvernance urbaine démocratique et le rôle stratégique des autorités locales, acteurs légitimes pour construire, en articulation avec l’État, des réponses innovantes au plus proche des besoins des populations et permettre ainsi l’émergence de villes durables. La France promeut la définition de politiques urbaines favorisant l’inclusion sociale, l’accès aux services essentiels, l’attractivité et la prospérité des territoires ou encore la protection de la santé des citoyens et de l’environnement. La France soutient l’action d’ONU Habitat pour la mise en œuvre du Nouvel Agenda urbain adopté lors de la 3ème Conférence des Nations unies pour le logement et le développement urbain durable (Quito, 2016).

Sur les sujets financiers ayant un impact sur le développement, la France approfondit sa coopération internationale, en particulier sur la  fiscalité, la mobilisation des ressources intérieures publiques et privées, la lutte contre les flux financiers illicites et l’évasion fiscale, et la bonne gestion des revenus tirés de l’exploitation des ressources extractives. L’approche de la France repose en particulier sur cinq piliers : une meilleure régulation fiscale mondiale selon les standards les plus exigeants portés dans le cadre du G20, une projection de l’action française dans un cadre européen, une conception politique et démocratique des enjeux de mobilisation des ressources intérieures notamment dans les États fragiles, une transparence et une redevabilité accrues de l’ensemble des acteurs, dont les bénéficiaires de l’aide, ainsi qu’une mobilisation interministérielle pour améliorer la coordination et la cohérence de l’offre française, technique et financière. À la suite des engagements pris dans le cadre de l’Initiative fiscale d’Addis‑Abeba, la France a déjà plus que doublé le volume de son appui en matière de fiscalité et de mobilisation des ressources intérieures publiques. La France promeut également un financement soutenable du développement, notamment à travers des pratiques soutenables d’endettement. La France garantit la contribution du secteur bancaire à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales à travers la taxe sur les transactions financières au niveau national. Elle promeut une telle contribution au niveau européen.

La transparence et la redevabilité sont essentielles pour s’assurer que les moyens de l’État, y compris financiers, sont utilisés au service des populations, notamment les plus vulnérables. La France s’engage ainsi dans la lutte contre la corruption et en faveur d’institutions transparentes et redevables de leurs actions envers leurs citoyens. Elle intervient à travers des actions de renforcement des capacités, en partenariat avec les gouvernements, les autorités locales et des organisations de la société civile. Elle appuie les efforts des États partenaires pour créer un climat favorable à l’entreprenariat et à l’investissement local et international. Avec ses partenaires internationaux, la France favorise l’essor de circuits financiers sécurisés permettant, notamment, la gestion des finances publiques, en dépenses et en recettes, et d’offrir des canaux sûrs pour une part croissante des transferts de fonds des diasporas. La France contribue à soutenir le potentiel de solidarité des migrants, notamment au travers de l’appui à la création d’entreprises et à l’investissement productif des diasporas.

De façon transversale, la France renforce son action en matière de coopération statistique pour la production et l’utilisation de données pour  le développement  durable  afin de renforcer, avec l’appui des technologies disponibles et utilisables, la connaissance et le pilotage du processus de développement.

[Sources : Stratégie interministérielle de mobilisation des ressources intérieures dans les pays en développement (2020‑2022) ; Stratégie fiscalité et développement (2018) ; Plan d’action migrations internationales et développement (2018‑2022).]

 

III – PILOTAGE

a) Le pilotage de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est assuré par le Conseil du développement, le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), le ministre chargé du développement, le ministre chargé de l’économie et le ministre chargé du budget.

– Le Conseil du développement, présidé par le président de la République en présence des principaux ministres concernés, prend les décisions stratégiques relatives à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

– Le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), présidé par le Premier ministre, fixe le cadre général des interventions de l’État et l’articulation entre les différentes politiques et les différents acteurs. Il réunit les ministres concernés par la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Le comité interministériel détermine la liste des pays prioritaires vers lesquels sera concentrée l’aide au développement bilatérale, fixe les orientations relatives aux objectifs et aux modalités de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales dans toutes ses composantes bilatérales et multilatérales, veille à la cohérence des priorités géographiques et sectorielles des diverses composantes de la coopération, assure une mission permanente de suivi et d’évaluation de la conformité aux objectifs fixés des politiques et des instruments de la coopération internationale et de l’aide au développement.

– Le ministre chargé du développement est compétent pour définir et mettre en œuvre la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, en lien avec le ministre chargé de l’économie, le ministre chargé du budget, ainsi que les autres ministres concernés. Il veille à la mise en œuvre, en ce qui le concerne, des décisions prises par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement, ainsi que, avec le ministre chargé de l’économie, le ministre chargé du budget, et les ministres concernés, à la cohérence des positions et de l’affectation des contributions françaises vers les fonds et programmes multilatéraux, et de leur adéquation vis‑à‑vis des priorités de l’action extérieure de la France. Le ministre est le garant de la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes, notamment en présidant le Conseil national du développement et de la solidarité internationale (CNDSI). Il anime le dialogue sur les sujets relatifs à cette politique et encourage la construction de passerelles et de savoirs entre les acteurs du développement, de la coopération scientifique et culturelle, ainsi que de la coopération économique.

Le ministre chargé du développement préside un conseil d’orientation stratégique de l’Agence française de développement (AFD), composé des représentants de l’État au Conseil d’administration de l’agence. Ce conseil coordonne la préparation par l’État du contrat d’objectifs et de moyens liant l’agence à l’État, en contrôle l’exécution et prépare, avant leur présentation au conseil d’administration, les orientations fixées par l’État à l’agence en application des décisions arrêtées par le CICID. Le ministre chargé du développement veille à la consultation du CNDSI. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères assure une participation active de la France aux décisions sur les orientations et la mise en œuvre de la politique de développement de l’Union européenne.

– Le secrétariat du CICID est assuré conjointement par le ministre de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) et le ministre de l’économie et des finances (MEF). L’AFD peut être associée aux réunions, sur invitation des présidents du co‑secrétariat. Le secrétariat réalise un suivi régulier des progrès réalisés pour assurer que les politiques mises en œuvre soutiennent les objectifs de développement dans les secteurs prioritaires identifiés. Il prend les décisions nécessaires à leur réalisation, dans le cadre de ses compétences.

b) La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales se construit sur la base d’une relation renforcée entre l’État et les opérateurs dont il assure la tutelle. L’État fixe dans ce cadre les orientations stratégiques et les moyens alloués à l’ensemble des entités du groupe AFD, incluant Expertise France et Proparco. Les activités conduites par les opérateurs s’inscrivent en pleine conformité et cohérence avec les orientations stratégiques et priorités définis par l’État dans le cadre de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

L’État exerce le pilotage politique et prospectif du groupe AFD, sur la base d’une convention‑cadre qui détermine les relations entre l’État et l’AFD. Le conseil d’orientation stratégique de l’AFD se réunit sous la présidence du ministre chargé du développement dans les conditions fixées par l’article R. 515‑7 du code monétaire et financier. L’action à l’étranger de l’Agence française de développement s’exerce sous l’autorité du chef de mission diplomatique, dans le cadre de la mission de coordination et d’animation de ce dernier et sans préjudice des dispositions du code monétaire et financier relatives aux établissements financiers. Elle est conforme aux orientations et priorités définies par le conseil local du développement présidé par l’ambassadeur. L’AFD participe ainsi, avec les autres opérateurs sous tutelle de l’État, à l’élaboration de la stratégie‑pays et de la programmation‑pays commune aux opérateurs. Cette dernière est soumise aux instances de décision de l’AFD.

La relation entre l’État et l’AFD repose sur une transparence et une redevabilité renforcées, s’agissant en particulier des sujets opérationnels, stratégiques et budgétaires, et des relations entre les postes et le groupe AFD dans les pays partenaires.

Le Gouvernement fait du soutien, de la consultation et de la coordination avec l’ensemble des acteurs du développement une priorité de sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. À cette fin, le CNDSI est chargé de la concertation régulière entre les différents acteurs du développement et de la solidarité internationale sur les objectifs, les orientations, la cohérence et les moyens de la politique française de développement. Il émet des recommandations à destination des pouvoirs publics. La Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) assure quant à elle le dialogue entre l’État et les collectivités territoriales sur l’action internationale de ces dernières.

c) Au niveau local, dans le cadre des dispositions prévues à l’article 6 de la présente loi, l’ambassadeur accrédité auprès du pays partenaire préside chaque année un conseil local du développement, qui regroupe les services de l’État, les opérateurs du développement sous tutelle de l’État, ainsi que, le cas échéant, les organisations françaises de la société civile, les acteurs de la coopération décentralisée, et les parties prenantes locales de la solidarité internationale.

Sous l’autorité de l’ambassadeur, le conseil local du développement élabore un projet de stratégie‑pays et un projet de programmation‑pays commun aux services de l’État et aux opérateurs en charge des enjeux du développement. Le projet de stratégie‑pays est soumis pour approbation de l’État au niveau central. Le projet de programmation‑pays est soumis pour approbation à l’échelon central (État et opérateurs). L’ambassadeur supervise la mise en œuvre de la stratégie‑pays et de la programmation‑pays par les services de l’État, les opérateurs et, le cas échéant, les autres partenaires concernés.

IV – MOYENS

a) Aide publique au développement

La hausse des moyens en faveur de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales en vue d’atteindre 0,55 % du revenu national brut (RNB) en 2022, première étape vers l’objectif de 0,7 % provenant de la résolution 2626 du 24 octobre 1970 des Nations Unies indiquant que « chaque pays économiquement avancé accroitra progressivement et s’efforcera particulièrement d’atteindre, au milieu de la décennie au plus tard, un montant minimum en valeur nette de 0,7 % de son PNB ». se conjugue avec un renforcement de la part accordée aux dons, à l’action bilatérale et aux moyens transitant par les organisations de la société civile. Cet engagement sur les moyens et les canaux de l’APD française permettra ainsi à la France de mieux concentrer son APD vers les pays pauvres et fragiles, les pays prioritaires, qui appartiennent tous à la catégorie des pays les moins avancés (PMA) bénéficieront d’ici 2022 de la moitié de l’aide projet de l’État et les deux‑tiers des subventions mises en œuvre par l’AFD (hors fonds dédiés à la préparation des projets).

Les moyens renforcés en faveur de la politique de développement seront mis au service des priorités géographiques et sectorielles définies par la présente loi, et des différents instruments de notre action bilatérale et multilatérale.

b) Canaux

L’action bilatérale, qui avait diminué au cours des dix dernières années, est essentielle pour projeter à l’international nos priorités géographiques et sectorielles.

Elle est mise en œuvre, en majeure partie, par les opérateurs de l’État, en premier lieu l’Agence française de développement (AFD). L’AFD intervient à la fois sous forme de subventions (aide‑projet, aide budgétaire, projets financés dans le cadre des contrats de désendettement et de développement, Fonds français pour l’environnement mondial, programme pour le renforcement des capacités commerciales) et de prêts concessionnels. Par le biais de sa filiale Proparco et du Fonds d’investissement de soutien aux entreprises en Afrique (FISEA), elle octroie aussi des prêts, des garanties, et prend des participations directes en appui au secteur privé des pays en développement. L’activité de l’AFD fait l’objet d’un contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’État, qui permet d’assurer que les activités conduites par l’opérateur s’inscrivent en pleine conformité avec les priorités géographiques et sectorielles définies par l’État. Les autres opérateurs de l’État contribuant à l’APD française sont en particulier Expertise France, l’Institut de Recherche pour le Développement, le CIRAD, Canal France international ou encore l’Institut Pasteur.

Une partie de l’APD bilatérale est mise en œuvre directement par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, au travers de l’aide‑projet, via le Fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI) dont une partie est gérée par les ambassades, les crédits de gestion et de sortie de crise, gérés par le Centre de crise et de soutien (CDCS), l’aide alimentaire programmée, l’expertise technique, les fonds de soutien aux dispositifs de volontariats et de coopération décentralisée des collectivités territoriales, et les bourses octroyées aux étudiants des pays en développement. Une partie de l’APD bilatérale mise en œuvre par le MEAE et l’AFD transite par les organisations de la société civile.

Le ministère de l’économie et des finances intervient via les prêts concessionnels du Trésor, le Fonds d’étude et d’aide au secteur privé (FASEP), l’allocation d’aides budgétaires globales et les allègements de dette.

Les projets de coopération décentralisée portés par les collectivités territoriales contribuent également à l’APD bilatérale de la France.

L’action multilatérale constitue un outil complémentaire indispensable à l’APD mise en œuvre de manière bilatérale. Elle permet à la France de démultiplier l’impact de son aide et de conserver son influence à l’échelle de la planète, notamment en ce qui concerne la protection des biens publics mondiaux qui nécessite une action coordonnée de tous les pays. Les participations et contributions de la France dans les institutions multilatérales de développement permettent de participer à l’effort international tout en y faisant valoir les priorités géographiques et sectorielles françaises. La France applique un principe de cohérence, d’efficience et de pragmatisme en matière d’articulation des activités bilatérale et multilatérale, en particulier au sein du système des Nations unies, des institutions financières internationales et de l’Union européenne.

La France intervient par le biais des instruments de coopération de l’Union européenne (UE), financés par le budget de l’UE et hors budget pour le Fonds européen de développement (FED).

Elle contribue au capital des banques multilatérales de développement, dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, ou encore la Banque asiatique de développement. La France participe également aux fonds de développement qui y sont rattachés et qui fournissent des ressources aux pays les plus pauvres à des conditions très privilégiées, tels que l’Association internationale de développement (AID), guichet concessionnel de la Banque mondiale en Afrique, ou le Fonds africain de développement (FAD).

Elle finance les fonds dits « verticaux » répondant aux priorités de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, tels que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMSTP), le Fonds vert pour le climat, ou encore le Partenariat mondial pour l’Education (PME), qui permettent de financer, à l’échelle mondiale, des projets liés aux enjeux globaux.

c) Financement du développement

La France promeut une vision universelle et durable du financement des ODD et de l’Accord de Paris, en mobilisant de façon cohérente toutes les sources de financement, publiques et privées, nationales et internationales, dans une logique de partenariats multi‑acteurs pour le développement durable, et en intégrant la question climatique dans l’ensemble des actions de développement. Cette politique est construite dans un esprit de responsabilité partagée et d’exigence accrue vis‑à‑vis des partenaires, afin d’être plus efficace et plus utile à ceux à qui elle est destinée.

Dans le cadre du Programme d’action d’Addis‑Abeba sur le financement du développement agréé par les Nations unies en 2015, la France s’est engagée à accroître les moyens alloués à l’aide publique au développement, qui a un rôle crucial à jouer pour financer les ODD dans les pays en développement. L’APD ne sera cependant pas suffisante pour relever seule le défi des ODD d’ici 2030 : elle doit être conçue comme l’une des composantes d’un ensemble de flux financiers plus vaste, publics et privés, nationaux et internationaux, du Nord et du Sud, contribuant au développement durable.

Ainsi, la France agit dans les enceintes multilatérales chargées du financement du développement (Union européenne, OCDE, institutions financières internationales, Nations unies) et auprès de l’ensemble des acteurs, y compris du secteur privé, pour influer sur les flux financiers concernés, en les rapprochant des règles de financement soutenable du développement en vue d’assurer l’investissement dans les transitions. La France s’efforce avec ses partenaires, dans le cadre du Programme d’action d’Addis‑Abeba, de maximiser les flux financiers en faveur des ODD, d’origine publique et privée, internationaux et nationaux, et d’en accroître la transparence et la labellisation, notamment en incitant les donneurs émergents et les pays en développement à publier des données quantitatives et qualitatives sur ces flux.

La France accorde une importance particulière à la mobilisation des ressources nationales, principal pilier du financement du développement, et s’engage dans la lutte contre l’évasion fiscale, l’opacité financière et les flux financiers illicites. La France milite pour accroître la transparence en permettant aux sociétés civiles locales de jouer leur rôle de contrôle et aux citoyens de s’emparer des questions fiscales et ainsi améliorer la redevabilité des acteurs économiques et politiques en la matière. La France accorde une importance particulière à la mobilisation des ressources nationales, principal pilier du financement du développement, et s’engage dans la lutte contre l’évasion fiscale, l’opacité financière et les flux financiers illicites. La France milite pour accroître la transparence en permettant aux sociétés civiles locales de jouer leur rôle de contrôle et aux citoyens de s’emparer des questions fiscales et ainsi améliorer la redevabilité des acteurs économiques et politiques en la matière.

La France s’engage à rendre obligatoire pour les entreprises multinationales dont le siège est en France la publication annuelle d’un reporting public pays par pays où il sera indiqué pour chaque pays le chiffre d’affaires et les bénéfices réalisés, les impôts payés et le nombre de salariés. L’État soutien la mise en place de ce dispositif partout dans le monde au sein des organisations internationales idoines.

La France s’engage également à rendre obligatoire le fait que lorsqu’une entreprise sollicite n’importe quel soutien de l’État, cette dernière ne doit pas avoir déclaré de bénéfices dans un pays ayant des pratiques fiscales déloyales, notamment en termes d’impôts sur les sociétés, excepté si elles sont en mesure de démontrer la substance économique de leur activité dans ledit pays. Ainsi, aucune entreprise ne peut bénéficier d’aide de l’État si elle déclare ses bénéfices dans un État disposant d’un taux d’impôt sur les sociétés inférieur à celui pratiqué en France.

Enfin, la France s’engage à mettre en place une fiscalité adaptée aux entreprises du numérique via la définition dans la loi de la notion d’établissement stable pour les entreprises du numérique. L’État soutien la mise en place de ce dispositif partout dans le monde au sein des organisations internationales idoines.

La France s’engage à lutter contre l’évasion fiscale en travaillant dans les organisations mondiales idoines sur un taux d’imposition mondial pour les entreprises. Cet objectif permettra d’en finir avec l’évasion fiscale et les pertes colossales d’argent destiné aux États et aux services publics.

La France s’engage à œuvrer à la mise en place d’une réflexion internationale sur les taux d’imposition progressifs sur les revenus et les patrimoines des ménages.

La France attache une importance particulière à l’innovation dans le financement du développement, notamment en vue d’accroître les montants de financements disponibles et de faire contribuer à la solidarité internationale et au financement des biens publics mondiaux les secteurs économiques qui bénéficient le plus de la mondialisation, y compris par le biais de taxes affectées au développement. Elle promeut le décloisonnement des financements de l’aide au développement et notamment la prise en compte dans ces financements de la recherche, de l’innovation et de son transfert, de la formation et de l’enseignement supérieur. A travers sa politique de développement, la France favorise le développement des échanges fondés sur le commerce équitable et contribue au soutien des initiatives d’économie sociale et solidaire (ESS) et du micro‑crédit dans les pays partenaires. Elle accompagne le déploiement à l’international des acteurs de l’ESS et renforce les initiatives locales en favorisant l’accès aux financements et la structuration d’écosystèmes.

La France entend bâtir sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales avec des acteurs publics comme privés, autour d’un contrat commun en faveur d’un pilotage renforcé et d’une redevabilité rénovée. Dans ce cadre, elle prend en compte l’exigence de la responsabilité sociétale des acteurs publics et privés, et promeut cette exigence auprès des pays partenaires et des autres bailleurs de fonds. La France s’engage, avec ses partenaires internationaux, à ce que les investissements privés soient compatibles avec les ODD, ainsi qu’au respect du devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre vis‑à‑vis de leurs filiales et sous‑traitants. Les opérateurs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales intègrent également la responsabilité sociétale dans leur système de gouvernance et dans leurs opérations. Ils prennent, selon leurs modes d’intervention, des mesures destinées à évaluer et maîtriser les impacts environnementaux et sociaux des opérations qu’ils financent, à assurer le respect des droits de l’Homme, prévenir et sanctionner les abus sexuels, et promouvoir la transparence financière, pays par pays, des entreprises qui y participent.

Afin de soutenir l’innovation et de l’entreprenariat en Afrique, la seule qui puisse apporter les 450 millions d’emplois dont le continent aura besoin d’ici 2050, la France promeut le soutien au secteur privé dans les pays partenaires, fondamental pour stimuler un développement économique générateur d’emplois, et de richesses équitablement réparties.

 

V ‑ PRéVISIONS D’AIDE PUBLIQUE AU DEVELOPPEMENT DE LA FRANCE SUR LA PéRIODE 2020‑2022

Tableau alinéa 144

 

* Cette trajectoire d’aide publique au développement est fondée sur les données disponibles en septembre 2020.

** Dont 100 M€ en 2022 à confirmer en fonction des  dispositions du IV de l’article 1er du présent projet de loi de programmation.

*** Hors nouveaux allègements de dette, le ratio APD/RNB s’établit à 0,52 % en 2021.

La décomposition de l’APD française est la suivante :

– L’aide financée par la mission « aide publique au développement » (programmes 110 et 209) s’élève à 3,6 milliards d’euros en 2020, 3,9 milliards d’euros en 2021, 5,8 milliards d’euros en 2022, 6,6 milliards d’euros en 2023, 7,4 milliards en 2024 et 8,1 milliards en 2025 conformément aux dispositions prévues à l’article 1er de la présente loi de programmation. Ces crédits permettent de financer l’activité en subventions de l’AFD (aide‑projet), l’aide‑projet du MEAE (Fonds de solidarité pour les projets innovants, les sociétés civiles, la francophonie et le développement humain ‑ FSPI), les crédits de gestion et sortie de crise (fonds d’urgence humanitaire, aide alimentaire programmée, aide budgétaire) et de contribuer aux principaux fonds multilatéraux, ainsi qu’au Fonds européen de développement [la ligne « mission APD (hors prêts) » du tableau fourni à la fin du présent chapitre ne prend pas en compte les bonifications de prêts] ;

– Les prêts bilatéraux de l’AFD ([1]) ;

– Les instruments d’aide au secteur privé : les prêts, prises de participation et garanties accordées et appelées au bénéfice du secteur privé ([2]) ;

– Les autres programmes du budget de l’État et de ses opérateurs, qui comprennent en particulier les frais de formation en France d’étudiants issus des pays  inscrits sur la liste des pays éligibles  à l’APD (écolages), les frais d’accueil et de santé de réfugiés provenant de ces mêmes pays, ainsi que les travaux de recherche sur le développement, conduits notamment par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) ;

– Les autres prêts, principalement les prêts du Trésor ;

– Les prêts multilatéraux au bénéfice des organisations éligibles à l’APD ;

– La contribution française au budget de l’Union européenne finançant l’APD européenne. L’APD générée par le budget régulier de l’Union européenne est en effet attribuée à chaque État membre en fonction d’une clé de répartition représentant la part du RNB de chaque État dans le RNB total de l’Union. Elle correspond ainsi à l’APD de l’Union financée par le biais du prélèvement sur recettes au bénéfice de l’Union européenne (PSRUE) ;

– Les opérations de traitement de la dette, y compris les contrats de désendettement, qui tiennent compte des allègements et annulations qu’il est possible de prévoir actuellement. D’autres allègements ou annulations pourraient intervenir d’ici 2025 ;

– L’APD financée par les taxes affectées au Fonds de solidarité pour le développement (taxe sur les transactions financières et taxe de solidarité sur les billets d’avion) ;

– Une dernière catégorie de dépenses comptabilisables en APD se situe hors du budget de l’État. Elle correspond en particulier à l’APD réalisée par les collectivités territoriales, qui ne peut être prévue avec exactitude, aux frais administratifs de l’AFD ainsi qu’à la capitalisation de fonds dédiés à des opérations de financement du développement (en particulier, le fonds STOA, véhicule d’investissement filiale de la Caisse des Dépôts et de l’Agence française de développement, destiné à financer des projets d’infrastructures et d’énergie dans les pays en développement).

Certaines données, notamment des crédits non pilotables (frais d’accueil et de santé des demandeurs d’asile) n’ont qu’une valeur indicative et seront actualisées chaque année dans le document de politique transversale « Politique française en faveur du développement » annexé au projet de loi de finances.

VI ‑ CADRE DE RéSULTATS

Le cadre de résultats fixe, pour chacune des priorités définies par la présente loi, des indicateurs de résultats de l’aide publique au développement bilatérale et multilatérale de la France, qui sont renseignés annuellement. Il s’appuie sur une méthodologie de collecte de données précise pour chaque indicateur :

– Les indicateurs bilatéraux sont calculés par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (indicateurs 1.1, 1.3, 1.16, 1.18, 1.23, 1.31, 1.32, 1.33), conjointement avec le ministère de l’économie et des finances (1.30, 1.32, 1.33) et par l’AFD (1.2, 1.6, 1.7, 1.10, 1.11, 1.12, 1.17, 1.22, 1.26, 1.27), sur la base d’une méthodologie agréée.

– Les indicateurs multilatéraux rendent compte des résultats globaux obtenus par les organisations et fonds multilatéraux auxquels la France contribue, plutôt que de résultats pouvant être attribués à la France. Ils comprennent, pour chaque priorité sectorielle, un indicateur issu du cadre de résultats révisé de l’Union européenne de 2018 pour la coopération internationale et le développement (indicateurs 1.4, 1.5, 1.9, 1.13, 1.14, 1.15, 1.24, 1.29, 1.34), ainsi que, le cas échéant, un indicateur du cadre de résultats des fonds et organisations suivantes : Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (1.21), Alliance GAVI (1.20), Partenariat mondial pour l’éducation (1.9), Fonds mondial pour l’environnement (1.14, 1.15), Banque mondiale (1.19, 1.28) et FIDA (1.25).

Le cadre de résultats intègre également la mesure de l’atteinte des Objectifs de Développement durable par les pays partenaires, selon les indicateurs définis par la Commission statistique des Nations unies.

Lorsqu’elles sont disponibles, les données sont désagrégées par sexe, afin de permettre la mesure de l’impact de l’action de la France en matière de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes.

Année de référence : 2014 pour les indicateurs de résultats issus de la LOP‑DSI, 2019 pour les nouveaux indicateurs.

Tableau de l’alinéa 167

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« 0,55 % de son revenu national brut »,

les mots :

 « 15 milliards d’euros, soit l’équivalent de 0,55 % de son revenu national brut de 2019 ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’année :

« 2022 »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 3 :

« et consacrera 18 milliards d’euros d’ici 2025 afin d’atteindre l’objectif fixé par la résolution 2626 du 24 octobre 1970 des Nations Unies obligeant à ce que chaque pays économiquement avancé accroitra progressivement et s’efforcera particulièrement d’atteindre, au milieu de la décennie au plus tard, un montant minimum en valeur nette de 0,7 % de son PNB .»

🖋️Rejeté
Frédérique Dumas
6 févr. 2021

 A l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« et a l’objectif de porter ultérieurement cette part à 0,7 % de ce revenu national brut »,

la phrase :

« . Elle consacrera à 0,7 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement en 2025. »

🖋️Rejeté
Marion Lenne
5 févr. 2021

À l’alinéa 3, supprimer le mot :

« ultérieurement » .

 

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

A l’alinéa 3, substituer au mot :

« ultérieurement »,

les mots :

« à horizon 2025 ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

I- Compléter l'alinéa 3 par les mots :

« au plus tard en 2025, tout en assurant sa pérennité ».

II- En conséquence, à l’alinéa 9 du même article, après l'année : 

« 2022 »,

insérer les mots :

« et 0,7% du revenu national brut d’ici 2025 ».

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 3 par les mots : 

« au plus tard en 2025, tout en assurant sa pérennité ».

🖋️Rejeté
Marion Lenne
9 févr. 2021

Compléter l'alinéa 3 par les mots suivants :

« au plus tard en 2025, dans le respect des engagements pris par la France dans le cadre du programme d’action d’Addis-Abeba ».

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 3 par les mots suivants :

« d’ici 2025 ».

🖋️Rejeté
Amélia Lakrafi
5 févr. 2021

I. -Compléter l'alinéa 3 par la phrase suivante :

 

En plus de cet objectif exprimé en pourcentage du revenu national brut, la France s'efforce de rester d’une année sur l’autre sur une trajectoire ascendante pour ce qui est du volume et des montants affectés à son aide publique au développement.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

🖋️Rejeté
Sonia Krimi
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 3 par la phrase :

Une priorité particulière sera accordée aux pays les moins avancés (PMA) d’Afrique Subsaharienne.

🖋️Rejeté
Sonia Krimi
5 févr. 2021

Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :

Au moins 70 % du montant des subventions versées par l’État seront consacrées au financement des projets qui répondent aux besoins concrets des populations.

🖋️Non soutenu
Jean-Luc Mélenchon
5 févr. 2021

Rédiger ainsi le tableau de l'alinéa 5 :

«


 
202020212022202320242025
Ratio part du RNB consacrée à l’APD (en %)0,470,510,550,600,650,7
Crédits de paiement de la mission « aide publique au développement »325139355800664773888166

»

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

I. – Rédiger ainsi le tableau de l'alinéa 5 :

 202020212022202320242025
Crédits de paiement de la mission « aide publique au développement »3 2513 9355800664773888166

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer au montant :

« 5 638 »

le montant :

« 6 638 ».

III. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« X. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

I. – Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 5 :

 202020212022202320242025
Crédits de paiement de la mission « aide publique au développement »3 2513 9354800664773888166

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Rédiger ainsi le tableau de l’alinéa 5 :

« 

 202020212022202320242025
Crédits de paiement de la mission « aide publique au développement »3 2513 9354 800664773888166

 »

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

I. – À la deuxième ligne de la quatrième colonne de l’alinéa 5, substituer au montant :

« 4 800 »

le montant :

« 5 800 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer au montant :

« 5 638 »,

le montant :

« 6 638 ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

I. – À la deuxième ligne de la quatrième colonne du tableau de l’alinéa 5, substituer au montant :

« 4800 »

le montant :

« 5800 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer au montant :

« 5 638 »

le montant :

« 6 638 ».

III. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« X. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».

🖋️Non soutenu
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

I. – À la deuxième ligne de la quatrième colonne de l’alinéa 5, substituer au montant :

« 4 800 »

le montant :

« 5 800 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 8, substituer au montant :

« 5 638 »,

le montant :

« 6 638 ».

🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
5 févr. 2021

À la deuxième ligne de la quatrième colonne de l'alinéa 5, substituer au montant :

« 4800 »

le montant :

« 5800 ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 7, après le mot :

« développement »,

insérer les mots :

« , alimentées par le produit des financements innovants, ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 7, après le mot :

« développement »,

insérer les mots :

« , alimentées par le produit des financements innovants, ».

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

A la première phrase de l’alinéa 7, après le mot :

« développement »,

insérer les mots :

« , alimentées par le produit des financements innovants, ».

🖋️Irrecevable
Valérie Thomas
6 févr. 2021
🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
5 févr. 2021

À l’alinéa 8, substituer au montant :

« 5 638 »

le montant :

« 6 638 ».

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

À l’alinéa 9, après le mot :

« française, »,

insérer les mots :

« dont la taxe sur les transactions financières, ».

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 9 par la phrase suivante :

Ce document formule de manière claire la répartition entre prêts et dons, en volume et en pourcentage, à la fois pour l’ensemble des crédits comptabilisés au titre de l’aide publique au développement française ainsi plus particulièrement que pour la seule mission budgétaire « Aide publique au développement ».

🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
5 févr. 2021

 À l’alinéa 9, après l’année :

« 2022 »,

insérer les mots :

« et 0,7 % du revenu national brut d’ici 2025 ».

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

 À l’alinéa 9, après l’année :

« 2022 »,

insérer les mots :

« et 0,7 % du revenu national brut d’ici 2025 ».

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

 À l’alinéa 9, après l’année :

« 2022 »,

insérer les mots :

« et 0,7 % du revenu national brut d’ici 2025 ».

🖋️Rejeté
Frédérique Dumas
6 févr. 2021

 À l’alinéa 9, après l’année :

« 2022 »,

insérer les mots :

« et 0,7 % du revenu national brut d’ici 2025 ».

🖋️Rejeté
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

À l'alinéa 10, après le mot :

« renforcement »,

insérer le mot :

« notamment ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À l'alinéa 10, après le mot :

« renforcement »,

insérer le mot :

« notamment ».

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A l’alinéa 10, substituer à l’année :

« 2022 »,

l’année :

« 2025 ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« L’État s’engage à ce qu’en 2025, 85 % des volumes annuels d’engagements de l’aide publique au développement bilatérale programmable française aient l’égalité femmes-hommes pour objectif principal ou significatif, et 20 % pour objectif principal, suivant les marqueurs du comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Anthoine
4 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« L’État s’engage à ce qu’en 2025, 85 % des volumes annuels d’engagements de l’aide publique au développement bilatérale programmable française aient l’égalité femmes-hommes pour objectif principal ou significatif, et 20 % pour objectif principal, suivant les marqueurs du comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). »

🖋️Rejeté
Albane Gaillot
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« L’État s’engage à ce qu’en 2025, 85 % des volumes annuels d’engagements de l’aide publique au développement bilatérale programmable française aient l’égalité femmes-hommes pour objectif principal ou significatif, et 20 % pour objectif principal, suivant les marqueurs du comité d’aide au développement de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). »

🖋️Rejeté
Matthieu Orphelin
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

La France s’assure d’ici 2023 de respecter a minima la norme de l’Organisation de coopération et de développement économiques fixée à 86 % d’élément-don au sein des prêts qu’elle consent dans le cadre de l’aide publique au développement.

🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« D’ici 2025, la part de l’aide publique au développement en dons représentera 85 % de l’aide publique au développement totale. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

« D’ici 2025, la part de l’aide publique au développement en dons représentera 85 % de l’aide publique au développement totale. »

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après l’alinéa 10, insérer l'alinéa suivant :

L’État s’assure que d’ici 2022, 50% de l’aide publique au développement totale transite via la Mission Aide Publique au Développement pour financer les priorités que sont la santé, l’éducation, l’adaptation au changement climatique, l’égalité femmes-hommes et l’aide humanitaire dans les pays en crise.

🖋️Rejeté
Alain David
6 févr. 2021

Après l’alinéa 10, insérer l'alinéa suivant :

L’État s’assure que d’ici 2022, 50% de l’aide publique au développement totale transite via la Mission Aide Publique au Développement pour financer les priorités que sont la santé, l’éducation, l’adaptation au changement climatique, l’égalité femmes-hommes et l’aide humanitaire dans les pays en crise.

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase :

« Dans cette optique la France d’ici 2025 allouera 50 % de son aide publique au développement totale aux pays les moins avancés. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase :

« Dans cette optique la France d’ici 2025 allouera 50 % de son aide publique au développement totale aux pays les moins avancés. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

Il est dédié a minima 50 % de l’aide publique au développement française aux services sociaux de base qui sont le plus à même d’avoir un impact positif sur la réduction des inégalités mondiales.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Compléter l’alinéa 10 par la phrase suivante :

Il est dédié a minima 50 % de l’aide publique au développement française aux services sociaux de base qui sont le plus à même d’avoir un impact positif sur la réduction des inégalités mondiales.

🖋️Irrecevable
Albane Gaillot
5 févr. 2021
🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 11 :

VII. - L’Aide publique au développement versée aux et transitant par les organisations de la société civile au profit des bénéficiaires des projets dans le domaine de la solidarité internationale continuera d’augmenter pour atteindre un milliard d’euros en 2022 le double de la part de l’aide publique au développement bilatérale française qu’elle représente en 2017. L’aide publique au développement versée aux et transitant par les organisations de la société civile poursuivra ensuite sa croissance pour atteindre en 2025 une part de l’aide publique au développement bilatérale française correspondant au pourcentage moyen qu’elle représente pour les pays du comité d'aide au développement de l’OCDE.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 12 :

VIII. - Les organisations de la société civile disposent d’un droit d’initiative au sens des articles 15 et 59 de la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire et de la circulaire n° 5811-SG du 29 septembre 2015 relative aux nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les associations. Ce droit s’applique aux financements mentionnés à l’article 1 paragraphe VII de la présente loi et aux actualisations qu’elle prévoit. A échéance 2022, 70 % de l’aide publique au développement bilatérale française versée aux et transitant par les organisations de la société civile passera à travers les dispositifs de subvention et de financement de l’innovation sociale soutenant ce droit. Les projets financés participent à l’atteinte des objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 12 :

VIII. – Les organisations de la société civile disposent d’un droit d’initiative au sens des articles 15 et 59 de la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire et de la circulaire n° 5811-SG du 29 septembre 2015 relative aux nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les associations. Ce droit s’applique aux financements de l’art. I paragraphe VII de la présente loi et des actualisations qu’elle prévoit. A échéance 2022, 70 % de l’aide publique au développement bilatérale française versée aux et transitant par les organisations de la société civile lui sera consacré aux dispositifs soutenant ce droit. Les projets financés participent à l’atteinte des objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 12, insérer les trois alinéas suivants :

Les associations, les entreprises de l’Économie sociale et solidaire telles que définies dans la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, les partenaires sociaux (organisations syndicales et d’employeurs) et les citoyens dont les représentants des plus vulnérables jouent un rôle essentiel pour la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Ils contribuent, notamment au travers d’activités d’ECSI (Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale) à l’information, la formation et l’appropriation citoyenne des enjeux du développement durable et solidaire. En ce sens, l’État reconnaît le volontariat comme levier transversal d’action de la politique de développement solidaire et promeut l’accès de toutes et tous aux dispositifs de volontariat à l’international et aux volontariats dits « réciproques ».

L’État associe à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales les organisations de la société civile, françaises et des pays partenaires, les destinataires des actions de développement solidaire et populations défavorisées, ainsi que les mouvements citoyens engagés dans des actions de développement solidaire. Il met en place les conditions permettant leur participation à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes et des projets de développement qu’il finance. L’État organise un dialogue annuel avec les acteurs de la société civile qui couvre toutes les composantes associées à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Ces organisations sont représentées au sein de la commission indépendante d’évaluation, des conseils locaux de développement, des conseils d’administration de l’Agence française de développement, d’Expertise France et de Canal France International.

L’Aide publique au développement versée aux et transitant par les organisations de la société civile au profit des bénéficiaires des projets dans le domaine de la solidarité internationale continuera d’augmenter pour atteindre un milliard d’euros en 2022.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après l’alinéa 13, insérer l’alinéa suivant :

A l’horizon 2025, s’alignant sur le standard du consensus européen, 85 % des volumes annuels d’engagements de l’aide publique au développement bilatérale programmable française ont le genre pour objectif principal ou significatif, et 20 % pour objectif principal, suivant les marqueurs de l’OCDE.

🖋️Rejeté
Anne Genetet
5 févr. 2021

Compléter l’article 1er par l’alinéa suivant : 

« X. – L’État augmentera significativement son effort de développement quantitatif et qualitatif du volontariat au travers des dispositifs de volontariats internationaux. Il renforcera en particulier le cadre de la mobilité croisée et des volontariats réciproques, favorisera le développement d’opportunités d’engagement à l’international et réaffirmera les principes de qualité du volontariat en prévenant les dérives comme le  volontourisme . »

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
3 févr. 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Les associations, les entreprises de l’économie sociale et solidaire telles que définies dans la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, les partenaires sociaux (organisations syndicales et d’employeurs) et les citoyens dont les représentants des plus vulnérables jouent un rôle essentiel pour la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Ils contribuent, notamment au travers d’activités d’ECSI (Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale) à l’information, la formation et l’appropriation citoyenne des enjeux du développement durable et solidaire. En ce sens, l’État reconnaît le volontariat comme levier transversal d’action de la politique de développement solidaire et promeut l’accès de toutes et tous aux dispositifs de volontariat à l’international et aux volontariats dits « réciproques ».

II. – L’État associe à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales les organisations de la société civile, françaises et des pays partenaires, les destinataires des actions de développement solidaire et populations défavorisées, ainsi que les mouvements citoyens engagés dans des actions de développement solidaire. Il met en place les conditions permettant leur participation à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes et des projets de développement qu’il finance. L’État organise un dialogue annuel avec les acteurs de la société civile qui couvre toutes les composantes associées à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Ces organisations sont représentées au sein de la commission indépendante d’évaluation, des conseils locaux de développement, des conseils d’administration de l’Agence française de développement, d’Expertise France et de Canal France International.

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

I. – Les associations, les entreprises de l’économie sociale et solidaire telles que définies dans la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire, les partenaires sociaux (organisations syndicales et d’employeurs) et les citoyens dont les représentants des plus vulnérables jouent un rôle essentiel pour la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Ils contribuent, notamment au travers d’activités d’ECSI (Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale) à l’information, la formation et l’appropriation citoyenne des enjeux du développement durable et solidaire. En ce sens, l’État reconnaît le volontariat comme levier transversal d’action de la politique de développement solidaire et promeut l’accès de toutes et tous aux dispositifs de volontariat à l’international et aux volontariats dits « réciproques ».

II. – L’État associe à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales les organisations de la société civile, françaises et des pays partenaires, les destinataires des actions de développement solidaire et populations défavorisées, ainsi que les mouvements citoyens engagés dans des actions de développement solidaire. Il met en place les conditions permettant leur participation à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes et des projets de développement qu’il finance. L’État organise un dialogue annuel avec les acteurs de la société civile qui couvre toutes les composantes associées à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Ces organisations sont représentées au sein de la commission indépendante d’évaluation, des conseils locaux de développement, des conseils d’administration de l’Agence française de développement, d’Expertise France et de Canal France International.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

A.– Pour les sociétés, quelle que soit leur forme juridique, destinataires de fonds obtenus dans le cadre de l’aide publique au développement versée par l’État ou ses agences et leurs filiales, le versement des sommes octroyées est subordonné au respect des obligations suivantes :

1° La détention d’actifs dans un ou plusieurs des États et territoires non coopératifs en matière fiscale, tels que définis par l’article 238‑0 A du code général des impôts, est interdite. Lorsqu’à la date de publication de la présente loi cette règle n’est pas respectée, la société dispose d’un délai de six mois à compter de cette date pour liquider lesdits actifs.

2° La société respecte les dispositions de l’Accord de Paris conclu entre les parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques lors de sa vingt-et-unième session et entré en vigueur le 4 novembre 2016 ou, est engagée dans une démarche s’inscrivant dans les objectifs de celui-ci. A cette fin, elle transmet à l’administration fiscale chaque année, à compter de 2021 un rapport faisant état de sa trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 pour atteindre les objectifs fixés par le plafond national des émissions de gaz à effet de serre tel que défini en application de l’article L. 222‑1 A du code de l’environnement.

3° La société s’est dotée d’un plan de vigilance lorsqu’elle est soumise aux dispositions de l’article L. 225‑102‑4 du code de commerce.

B. – Toute société contrevenant à au moins une des obligations prévues au A est tenue au remboursement du bénéfice des baisses d’impôt et redevable d’une amende correspondant à 5 % du chiffre d’affaires mondial consolidé de la société. Le cas échéant, cette amende est majorée d’un montant équivalent au montant ou, le cas échéant, à la valeur des dividendes indument versés.

C. – Le présent article entre en vigueur à compter de la publication de la présente loi.

🖋️Irrecevable
Matthieu Orphelin
5 févr. 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Matthieu Orphelin
5 févr. 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Bertrand Pancher
3 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales qui a pour seul objectif de lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement.

La promotion et la protection des droits humains, sans aucune forme de discrimination à l’égard des bénéficiaires, du droit de l’environnement, des principes démocratiques et de l’État de droit, sont au cœur de la politique de développement de la France, guident le dialogue politique avec les États partenaires et déterminent les modalités et canaux de la politique de développement de la France avec ces pays. La France, en accord avec sa diplomatie féministe, soutient l’égalité femme-homme et l’égalité fille-garçon  en tant que priorité transversale de sa politique de développement et de solidarité internationale, ainsi que dans chacune de ses priorités sectorielles. Son action s’attache à promouvoir et renforcer l’accès aux services sociaux de base pour tous et toutes.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est fondée sur un dialogue politique global équilibré et approfondi et régulièrement évalué avec les pays partenaires auxquels sont associés les représentants des sociétés civiles dans toute ses diversités, dont les jeunesses ; elle s’aligne sur les stratégies de développement adoptées par les pays, définies par les gouvernements nationaux en consultation avec les parlements des États partenaires, les représentant.e.s des sociétés civiles dans toute leur diversité,  y compris des jeunesses, les communautés et les autres parties prenantes et sur la prise en compte des besoins et des droits des populations, en particulier des plus vulnérables. Elle respecte et promeut le principe transversal  de ne laisser personne de côté, inhérent à l’Agenda 2030.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. L’action humanitaire, qui vise à secourir les populations vulnérables, s’inscrit pleinement dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de Développement Durable, de l’Accord de Paris et le programme d’action d’Addis-Abeda sur le financement du développement. Elle met en œuvre les principes de non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et la participation tels que définis dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

🖋️Tombé
Bertrand Pancher
3 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales qui a pour seul objectif de lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement.

La promotion et la protection des droits humains, des droits de l’enfant, de l’environnement, des principes démocratiques et de l’État de droit sont au cœur de la politique de développement de la France, guident le dialogue politique avec les États partenaires et déterminent les modalités et canaux de la politique de développement de la France avec ces pays. La France, en accord avec sa diplomatie féministe, soutient l’égalité femme-homme et l’égalité fille-garçon en tant que priorité transversale de sa politique de développement et de solidarité internationale, ainsi que dans chacune de ses priorités sectorielles.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est fondée sur un dialogue politique global équilibré et approfondi et régulièrement évalué avec les pays partenaires auxquels sont associés les représentant.e.s des sociétés civiles dans toute leur diversité, y compris les enfants et les jeunesses ; elle s’aligne sur les stratégies de développement adoptées par les pays, définies par les gouvernements nationaux en consultation avec les parlements des États partenaires, les sociétés civiles, les communautés et les autres parties prenantes et sur la prise en compte des besoins et des droits des populations, en particulier des plus vulnérables ; au premier rang desquels les enfants. La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. L’action humanitaire, qui vise à secourir les populations vulnérables, s’inscrit pleinement dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de Développement Durable, de l’Accord de Paris. Elle met en œuvre les principes définis dans la Convention relative aux droits de l’enfant que sont la non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et la participation . La France promeut les principes directeurs sur l’extrême pauvreté et les droits humains adoptés par le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies.

🖋️Tombé
Bérengère Poletti
5 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre une politique de développement et de solidarité internationale qui a pour objectif général de promouvoir un développement durable dans les pays en développement, dans ses composantes économique, sociale et environnementale.

Cette politique vise à promouvoir et à prendre une part active à l’effort international de lutte contre la pauvreté extrême, la faim et l’insécurité alimentaire et de réduction des inégalités sociales et territoriales, en favorisant un développement économique équitable et riche en emplois, en consolidant l’agriculture vivrière et familiale, en préservant les biens publics mondiaux, en luttant contre le changement climatique et ses effets et en promouvant la paix durable, la stabilité, les droits de l’homme et la diversité culturelle.

La politique de développement et de solidarité internationale respecte et défend les libertés fondamentales. Elle contribue à promouvoir les valeurs de la démocratie et de l’État de droit, l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que la responsabilité sociale et environnementale, les socles de protection sociale et le travail décent. Elle œuvre pour développer et renforcer l’adhésion à ces valeurs dans les pays et régions partenaires par la voie du dialogue et de la coopération, en appuyant les mécanismes de bonne gouvernance, en particulier sur le plan local, et en favorisant notamment le renforcement des États et des capacités de la puissance publique. Elle veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. Elle veille à ce que les personnes en situation de pauvreté puissent être en capacité d’exercer leurs droits et participent activement aux programmes et projets de développement. Elle concourt à la politique étrangère de la France, à son rayonnement culturel, diplomatique et économique et participe à la cohésion politique et économique de l’espace francophone.

La politique de développement et de solidarité internationale respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de défense des droits de l’homme, de protection sociale, de développement et d’environnement.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de Développement Durable, de l’Accord de Paris et le programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement. Elle met en œuvre les principes de non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et la participation tels que définis dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

🖋️Tombé
Dominique Potier
6 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales qui a pour objectif central de lutter contre la pauvreté, la faim et les inégalités dans les pays en développement. L’enregistrement des naissances et l’aide à l’institution d’états civils fiables constituent un objectif transversal et structurant permettant la réalisation de l’ensemble des objectifs fixés par la France.

Son action vise à promouvoir la vision du monde au cœur de l’Agenda 2030, centrée sur cinq piliers : la protection de la planète, le bien-être des populations, la paix et la stabilité, la prospérité partagée, le renforcement des partenariats et du lien social du niveau local au niveau mondial. Elle a pour objectifs principaux la protection des biens publics mondiaux, l’éradication de la pauvreté dans toutes ses dimensions, la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, la protection de l’espace humanitaire, la protection de la planète, la promotion du droit international humanitaire et du droit international des droits humains, le renforcement de l’État de droit et de la démocratie, et l’égalité entre les femmes et les hommes.

La promotion et la protection des droits de l’Homme, du droit de l’environnement, du droit international humanitaire, des principes démocratiques et de l’État de droit, sont au cœur de la politique de développement de la France, guident le dialogue politique avec les États partenaires et déterminent les modalités et canaux de la politique de développement de la France avec ces pays. La France, en accord avec sa diplomatie féministe, soutient l’égalité femme-homme et l’égalité fille-garçon en tant que priorité transversale de sa politique de développement et de solidarité internationale, ainsi que dans chacune de ses priorités sectorielles. Son action s’attache à promouvoir et renforcer l’accès aux services sociaux de bases pour tous et toutes.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est fondée sur un dialogue politique global équilibré et approfondi et régulièrement évalué avec les pays partenaires auxquels sont associés les représentants des sociétés civiles dans toutes leurs composantes ; elle s’aligne sur les stratégies de développement adoptées par les pays, définies par les gouvernements nationaux en consultation avec les parlements des États partenaires, les représentant·e·s des sociétés civiles dans toute leur diversité, y compris les jeunesses, les communautés locales et les autres parties prenantes. Elle veille à ce que les bénéficiaires, y compris les personnes vivant dans des situations de crise, et en particulier les personnes en situation de pauvreté et les plus vulnérables puissent être en capacité d’exercer leurs droits, d’exprimer leurs besoins et participent activement aux programmes et projets de développement. Elle respecte et promeut le principe transversal de ne laisser personne de côté, inhérent à l’Agenda 2030. Elle s’engage à ce que les actions menées sur financement de son aide publique au développement puissent être mises en œuvre dans le respect du principe de non-discrimination de l’attribution de l’aide aux populations.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. L’action humanitaire, qui vise à secourir les populations vulnérables, s’inscrit pleinement dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de Développement Durable, de l’Accord de Paris et le programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement. Elle met en œuvre les principes de non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et la participation tels que définis dans la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ».

🖋️Tombé
Frédérique Dumas
6 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales qui a pour objectifs principaux la protection des biens publics mondiaux, l’éradication de la pauvreté dans toutes ses dimensions, la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, la protection de la planète, la promotion des droits humains et des droits de l’enfant, le renforcement de l’État de droit et de la démocratie, et l’égalité entre les femmes et les hommes et entre les filles et les garçons.

La France, en accord avec sa diplomatie féministe, soutient l’égalité femmes-hommes et l’égalité filles-garçons en tant que priorité transversale de sa politique de développement et de solidarité internationale, ainsi que dans chacune de ses priorités sectorielles. Son action s’attache à promouvoir et renforcer l’accès aux services sociaux de bases pour tous et toutes.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités contribue à construire et assurer la paix et la sécurité en complément de l’action diplomatique et militaire, dans une approche globale intégrée.

Elle est fondée sur un dialogue étroit avec les pays partenaires et la prise en compte des stratégies de développement et des besoins des populations. A cette fin, elle favorise un cadre de dialogue avec tous les acteurs concernés, et reconnaît à ce titre le rôle, l’expertise et la plus-value des collectivités locales, des organisations de la société civile, et les acteurs non-étatiques, en particulier la jeunesse, les diasporas et les établissements d’enseignement supérieur, de recherche, et de formation.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. L’action humanitaire, qui vise à secourir les populations vulnérables, s’inscrit pleinement dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de Développement Durable, de l’Accord de Paris, du programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement, et de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

🖋️Tombé
M'jid El Guerrab
6 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en oeuvre une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales qui a pour seuls objectifs de lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement. La promotion et la protection des droits humains, sans aucune forme de discrimination, du droit de l’environnement, des principes démocratiques et de l’État de droit, sont au coeur de la politique de développement de la France, guident le dialogue politique avec les États partenaires et déterminent les modalités et canaux de la politique de développement de la France avec ces pays. La France, en accord avec sa diplomatie féministe, soutient l’égalité femmes-hommes et l’égalité filles-garçons en tant que priorité transversale de sa politique de développement et de solidarité internationale, ainsi que dans chacune de ses priorités sectorielles. Son action s’attache à promouvoir et renforcer l’accès aux services sociaux de base pour toutes et tous. 

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est fondée sur un dialogue politique global équilibré et approfondi et régulièrement évalué avec les pays partenaires auxquels sont associés les représentants des sociétés civiles dans toute leur diversité, dont les jeunesses. Elle s’aligne sur les stratégies de développement adoptées par les pays, définies par les gouvernements nationaux en consultation avec les parlements des États partenaires, les représentants des sociétés civiles dans toute leur diversité, y compris des jeunesses, les communautés et les autres parties prenantes et sur la prise en compte des besoins et des droits des populations, en particulier des plus vulnérables. Elle respecte et promeut le principe transversal de ne laisser personne de côté, prévu par l’Agenda 2030. 

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. L’action humanitaire, qui vise à secourir les populations vulnérables, s’inscrit pleinement dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de développement durable, de l’Accord de Paris et le programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement. Elle met en oeuvre les principes de non-discrimination, d’intérêt supérieur de l’enfant, de droit à la vie, à la survie, au développement et à la participation tels que définis dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE).

🖋️Tombé
Mireille Clapot
6 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La politique française de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de développement durable, de l’Accord de Paris et du programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement. Elle met en œuvre les principes de non-discrimination, de l’intérêt supérieur de l’enfant, du droit à la vie, à la survie et au développement et la participation tels que définis dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE).

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales mise en œuvre vise à lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement.

La promotion et la protection des droits humains, du droit de l’environnement, des principes démocratiques et de l’État de droit, constituent des axes structurants de cette politique, déterminent les modalités et canaux de la politique de développement de la France avec les pays bénéficiaires, réels partenaires.

En cohérence avec sa diplomatie féministe, la France établit l’égalité femmes-hommes et l’égalité filles-garçons en tant que priorité transversale de sa politique de développement et de solidarité internationale, ainsi que dans chacune de ses priorités sectorielles. Son action s’attache à promouvoir et à renforcer l’accès aux services sociaux de base pour toutes et tous.

Pour son action dans les pays partenaires, la France se base sur les stratégies de développement établies par les gouvernements avec les parlements des pays et sur la prise en compte des besoins et des droits des populations, en particulier des plus vulnérables. Elle associe les représentants des sociétés civiles dans toute leur diversité, y compris des jeunesses, les communautés et les autres parties prenantes.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement et intègre donc l’action humanitaire.

🖋️Tombé
Mireille Clapot
6 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales qui a pour seul objectif de lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement.

La promotion et la protection des droits humains, sans aucune forme de discrimination, du droit de l’environnement, des principes démocratiques et de l’État de droit, sont au cœur de la politique de développement de la France, guident le dialogue politique avec les États partenaires et déterminent les modalités et canaux de la politique de développement de la France avec ces pays. La France, en accord avec sa diplomatie féministe, soutient l’égalité femmes-hommes et l’égalité filles-garçons en tant que priorité transversale de sa politique de développement et de solidarité internationale, ainsi que dans chacune de ses priorités sectorielles. Son action s’attache à promouvoir et à renforcer l’accès aux services sociaux de base pour toutes et tous.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est fondée sur un dialogue politique global équilibré et approfondi et régulièrement évalué avec les pays partenaires auxquels sont associés les représentants des sociétés civiles dans toute ses diversités, dont les jeunesses. Elle s’aligne sur les stratégies de développement adoptées par les pays, définies par les gouvernements nationaux en consultation avec les parlements des États partenaires, les représentants des sociétés civiles dans toute leur diversité, y compris des jeunesses, les communautés et les autres parties prenantes et sur la prise en compte des besoins et des droits des populations, en particulier des plus vulnérables. Elle respecte et promeut le principe transversal de ne laisser personne de côté, prévu par l’Agenda 2030.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. L’action humanitaire, qui vise à secourir les populations vulnérables, s’inscrit pleinement dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. 

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de développement durable, de l’Accord de Paris et le programme d’action d’Addis-Abeda sur le financement du développement. Elle met en œuvre les principes de non-discrimination, de l’intérêt supérieur de l’enfant, du droit à la vie, à la survie, au développement et à la participation tels que définis dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) ».

🖋️Tombé
Clémentine Autain
5 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre, dans le cadre de son action internationale, une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Cet enjeu relevant de l’intérêt général humain, auquel est lié celui des Français, est rendu encore crucial par la pandémie de Covid-19 et les réponses qui lui ont été apportées, dont les conséquences se feront sentir au-delà de la période couverte par cette loi de programmation. En provoquant d’un côté le basculement dans l’extrême pauvreté (moins de 1,90 dollars / jour) d’environ 115 millions de personnes en 2020 selon la Banque mondiale, et possiblement jusqu’à 150 millions supplémentaires d’ici 2022, tout en permettant de l’autre aux dix hommes les plus riches du monde d’accumuler 540 milliards d’euros supplémentaires, la pandémie a remis en évidence l’ampleur des inégalités globales. En conséquence l’aide publique française au développement s’inscrit dans le cadre des accords et conventions internationales relatives aux droits humains dans toutes leurs dimensions, des Accords de Paris sur le climat, et de l’Agenda 2030 adopté en 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies. Elle a pour objectifs principaux la protection des droits humains dans leur dimension politique, économique, sociale et écologique, la protection des biens publics mondiaux, l’éradication de la pauvreté dans toutes ses dimensions, la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, la protection de l’espace humanitaire, la protection de la planète, la promotion du droit international humanitaire et du droit international des droits humains, et l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette politique est menée en consultation avec les parlements des États partenaires et les représentants des sociétés civiles dans toute leur diversité.

🖋️Tombé
Bruno Fuchs
6 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales qui a pour seul objectif de lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement. La promotion et la protection des droits humains, sans aucune forme de discrimination, du droit de l’environnement, des principes démocratiques et de l’État de droit, sont au cœur de la politique de développement de la France, guident le dialogue politique avec les États partenaires et déterminent les modalités et canaux de la politique de développement de la France avec ces pays. La France, en accord avec sa diplomatie féministe, soutient l’égalité femmes-hommes et l’égalité filles-garçons en tant que priorité transversale de sa politique de développement et de solidarité internationale, ainsi que dans chacune de ses priorités sectorielles. Son action s’attache à promouvoir et renforcer l’accès aux services sociaux de bases pour tous et toutes. La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est fondée sur un dialogue politique global équilibré et approfondi et régulièrement évalué avec les pays partenaires auxquels sont associés les représentants des sociétés civiles dans toute ses diversités, dont les jeunesses ; elle s’aligne sur les stratégies de développement adoptées par les pays, définies par les gouvernements nationaux en consultation avec les parlements des États partenaires, les représentants des sociétés civiles dans toute leur diversité, y compris des jeunesses, les communautés et les autres parties prenantes et sur la prise en compte des besoins et des droits des populations, en particulier des plus vulnérables. Elle respecte et promeut le principe transversal de ne laisser personne de côté, inhérent à l’Agenda 2030. La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales veille à assurer la continuité entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement. L’action humanitaire, qui vise à secourir les populations vulnérables, s’inscrit pleinement dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de droit international humanitaire, de réalisation des Objectifs de développement durable, de l’Accord de Paris et le programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement. Elle met en œuvre les principes de non-discrimination, l’intérêt supérieur de l’enfant, le droit à la vie, à la survie et au développement et la participation tels que définis dans la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).

🖋️Tombé
Matthieu Orphelin
5 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales qui a pour objectif de lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement tout en protégeant la biodiversité, en luttant contre le changement climatique et en promouvant les droits de l’homme.

🖋️Tombé
Aina Kuric
5 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France, par sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, encourage la mise en œuvre, dans les pays partenaires :

1° Du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies ;

2° De l’accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015 ;

3° De la convention sur la diversité biologique, adoptée à Rio de Janeiro le 22 mai 1992 ;

4° De la déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies ;

5° De la convention relative aux droits de l’enfant, adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée générale des Nations unies.

🖋️Tombé
Laurence Dumont
6 févr. 2021
Avant l'article premier, insérer l'article suivant:

La France met en œuvre une politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales qui a pour seul objectif de lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités dans les pays en développement. L’enregistrement des naissances et l’aide à l’institution d’états civils fiables constituent un objectif transversal et structurant permettant la réalisation de l’ensemble des objectifs fixés par la France.


Article 2
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A l’alinéa 1er, substituer au mot :

« septembre »,

le mot :

« juin ».

🖋️Adopté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Après le mot :

« cohérence »,

rédiger ainsi l’alinéa 3 :

« des politiques publiques françaises, en particulier les politiques agricole et alimentaire, commerciale, fiscale, migratoire, de sécurité et de défense, de recherche et d’innovation, et d’appui aux investissements à l’étranger, avec la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, afin de veiller à ce que les politiques publiques françaises concourent à la réalisation des objectifs de développement durable et au respect et à la promotion des droits humains et environnementaux dans les pays en développement et de se prémunir d’impacts négatifs potentiels ; ».

🖋️Adopté
Vincent Ledoux
3 févr. 2021

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« ainsi que de la contribution de l’action extérieure des collectivités territoriales et des acteurs territoriaux ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
8 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer un alinéa ainsi rédigé :

« - la liste des pays d’intervention de l’Agence française de développement ; ».

🖋️Adopté
Sylvain Waserman
6 févr. 2021

Après la première occurrence du mot :

« et »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 5 :

« bilatéraux, ainsi que leur répartition vers les secteurs et pays prioritaires définis, afin que l’évolution de la répartition budgétaire de l’aide publique au développement traduise bien les priorités sectorielles et géographiques de la France. »

🖋️Adopté
M'jid El Guerrab
5 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

- Les résultats en termes de communication et de visibilité de l’Aide Publique au Développement de la France afin d’identifier et de comprendre la perception de cette politique auprès de nos concitoyens et de nos partenaires récipiendaires.

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« - les positions défendues par la France en matière d'aide au développement au sein des institutions financières internationales où elle est représentée. »

🖋️Adopté
Sira Sylla
6 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

 « - la liste des pays prioritaires pour l’aide publique au développement et les critères qui ont amené à sa constitution. »

🖋️Adopté
Sira Sylla
6 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« - les progrès effectués en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption par les pays qui bénéficient de l’aide publique au développement. ».

🖋️Adopté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A l’alinéa 6, substituer au mot :

« peut »

le mot :

« doit ».

🖋️Adopté
M'jid El Guerrab
5 févr. 2021

A l’alinéa 6, substituer au mot :

« peut »

le mot :

« doit ».

🖋️Adopté
Aina Kuric
6 févr. 2021

A l’alinéa 6, substituer au mot :

« peut »

le mot :

« doit ».

🖋️Non soutenu
Frédérique Dumas
6 févr. 2021

Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :


La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales fait l’objet d’évaluations régulières, sur la base d’une programmation pluriannuelle qui est communiquée aux commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat.

🖋️Non soutenu
Clémentine Autain
5 févr. 2021

Après le mot :

« année, »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :

« la Commission indépendante d’évaluation de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales communique aux présidents des commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’aux rapporteurs concernés, les études d’impact et évaluations réalisées dans le cadre de son mandat précisé à l’article 9 de la présente loi. »

🖋️Rejeté
Anne Genetet
5 févr. 2021

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant : 

« - La cohérence entre les choix stratégiques et géographiques effectués en matière d’aide au développement, et les objectifs de la diplomatie française en matière d’influence et de présence économique et culturelle. » 

🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
6 févr. 2021

Après l’alinéa 2, insérer l’alinéa suivant :

- la cohérence entre la stratégie de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales mise en œuvre et la politique diplomatique de la France auprès des pays partenaires, notamment en matière de défense de la démocratie, de l’État de droit et du pluralisme politique et en matière de lutte contre la corruption.

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après le mot :

« cohérence »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 3 :

« des politiques publiques françaises, en particulier les politiques découlant des six priorités françaises en matière de : commerce, immigration, investissements étrangers, sécurité alimentaire, protection sociale, changement climatique, avec la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, afin de veiller à ce que les politiques publiques françaises concourent à la réalisation des objectifs de développement durable et au respect et à la promotion des droits humains et environnementaux dans les pays en développement et de se prémunir d’impacts négatifs potentiels. »

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« ainsi que sa projection dans les cinq ans à venir ».

🖋️Irrecevable
Bertrand Pancher
3 févr. 2021
🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après la deuxième occurrence du mot :

« et »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 5 :

« bilatéraux, et pour chacun des deux canaux, leur proportion en prêts et en dons ainsi que leur répartition en valeur absolue et en pourcentage, vers les secteurs et pays prioritaires de l’aide française tels que définis par le comité interministériel de la coopération internationale et du développement. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 5 par la phrase suivante :

« Il est indiqué pour chacun des deux types d’aide, multilatérale et bilatérale, la proportion de prêts et de dons ainsi que leur répartition en valeur absolue et en volume, vers les secteurs et pays prioritaires de l’aide française tels que définis par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement. »

🖋️Irrecevable
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021
🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer les quatre alinéas suivants :

- le respect par la France des résolutions de l’Organisation des Nations Unies et du droit international, et la manière pour le Gouvernement de respecter et de faire respecter ces engagements.

-  Les négociations internationales en cours dans lesquelles la France devrait être partie prenante afin de concourir aux objectifs de paix et de développement durable.

-  La compatibilité entre l’Aide publique au développement française et les dispositifs proposés par Business France et Bpifrance dans le cadre de la diplomatie économique.

-  La compatibilité des accords de libre-échange avec les objectifs à atteindre de l’Aide publique au développement française.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« - le respect par la France des résolutions de l’Organisation des Nations unies et du droit international, et la manière pour le Gouvernement de respecter et de faire respecter ces engagements. »

 

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« -  Les négociations internationales en cours dans lesquelles la France devrait être partie prenante afin de concourir aux objectifs de paix et de développement durable. »

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« -  La compatibilité entre l’Aide publique au développement française et les dispositifs proposés par Business France et Bpifrance dans le cadre de la diplomatie économique. »

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

-  La compatibilité des accords de libre-échange avec les objectifs à atteindre de l’Aide publique au développement française.

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« - les pourcentages alloués aux pays les moins avancés (PMA) au sein des politiques d’aide publique au développement portant sur l’égalité entre les femmes et les hommes, sur l’éducation, sur la santé ainsi que sur l’équilibre entre le multilatéral et le bilatéral. »

🖋️Rejeté
Frédérique Dumas
6 févr. 2021

Après le mot :

« base, »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 6 :


« ce rapport est débattu publiquement à l’Assemblée nationale et au Sénat, ainsi qu’au Conseil national du développement et de la solidarité internationale, et à la Commission nationale pour la coopération décentralisée. »

🖋️Rejeté
Jacques Maire
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

Les commissions en charge de la politique du développement élaborent un rapport annuel sur la politique de développement faisant également l’objet d’un débat à cette occasion.

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I. - Dans le cadre de son action extérieure, la France met en œuvre un devoir de vigilance.

II. - Les acteurs publics français qui exercent une influence à l’étranger, ainsi que les acteurs privés qui concourent à l’exercice de cette influence, ont l’obligation de prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, résultant des activités des organismes publics et des sociétés qu’elle contrôle, directement ou indirectement, ainsi que des activités des sous-traitants, fournisseurs ou bénéficiaires avec lesquels est entretenue une relation établie.

III. - La responsabilité des acteurs publics et privés qui exercent une influence à l’étranger, dans les conditions ci-dessus définies, est engagée et l’oblige à réparer le préjudice que l’exécution de cette obligation de vigilance aurait permis d’éviter. Est présumée responsable la personne morale qui, dans le cadre de ses activités, de celles de ses filiales, de ses partenaires, bénéficiaires ou de ses sous-traitants, ne démontre pas avoir pris toutes les mesures nécessaires et raisonnablement en son pouvoir en vue de prévenir ou d’empêcher la survenance d’un dommage ou d’un risque certain de dommage envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, et dont elle ne pouvait préalablement ignorer la gravité.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans le cadre de son action extérieure, la France met en œuvre une obligation de vigilance. Les acteurs publics français qui exercent une influence à l’étranger, ainsi que les acteurs privés qui concourent à l’exercice de cette influence, ont l’obligation de prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, résultant des activités des organismes publics et des sociétés qu’elle contrôle, directement ou indirectement, ainsi que des activités des sous-traitants, fournisseurs ou bénéficiaires avec lesquels est entretenue une relation établie.

La responsabilité des acteurs publics et privés qui exercent une influence à l’étranger, dans les conditions ci-dessus définies, est engagée et l’oblige à réparer le préjudice que l’exécution de cette obligation de vigilance aurait permis d’éviter. Est présumée responsable la personne morale qui, dans le cadre de ses activités, de celles de ses filiales, de ses partenaires, bénéficiaires ou de ses sous-traitants, ne démontre pas avoir pris toutes les mesures nécessaires et raisonnablement en son pouvoir en vue de prévenir ou d’empêcher la survenance d’un dommage ou d’un risque certain de dommage envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, et dont elle ne pouvait préalablement ignorer la gravité.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

I-  Dans le cadre de son action extérieure, la France met en œuvre un devoir de vigilance.

II-  Les acteurs publics français qui exercent une influence notable à l’étranger, ainsi que les acteurs privés qui concourent à l’exercice de cette influence, ont l’obligation de prévenir les dommages ou les risques avérés de dommages sanitaires ou environnementaux. Cette obligation s’applique aussi aux dommages résultant d’une atteinte aux droits fondamentaux. 

III-  La responsabilité des acteurs qui exercent une influence notable à l’étranger, dans les conditions ci-dessus définies, est engagée à moins qu’ils ne prouvent qu’ils n’ont pu, en dépit de leur vigilance et de leurs efforts, prévenir le dommage en faisant cesser son risque ou en empêchant sa réalisation compte tenu du pouvoir et des moyens dont ils disposaient.

🖋️Non soutenu
Clémentine Autain
5 févr. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans le cadre de leur action extérieure, les acteurs publics français qui exercent une influence à l’étranger, ainsi que les acteurs privés qui concourent à l’exercice de cette influence, ont l’obligation de prévenir les atteintes graves envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes, ainsi que l’environnement, résultant des activités des organismes et des sociétés qu’ils contrôlent directement ou indirectement, ainsi que des activités des sous-traitants, fournisseurs ou bénéficiaires avec lesquels est entretenue une relation établie. La responsabilité des acteurs publics et privés qui exercent une influence à l’étranger, dans les conditions ci-dessus définies, est engagée et les oblige à réparer le préjudice que l’exécution de cette obligation aurait permis d’éviter. Est présumée responsable la personne morale qui, dans le cadre de ses activités, de celles de ses filiales, de ses partenaires, bénéficiaires ou de ses sous-traitants, n’est pas en capacité de démontrer qu’elle a pris toutes les mesures nécessaires et raisonnablement en son pouvoir en vue de prévenir ou d’empêcher la survenance d’un dommage ou d’un risque certain de dommage envers les droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l’environnement, et dont elle ne pouvait préalablement ignorer la gravité.

🖋️Irrecevable
Matthieu Orphelin
5 févr. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Bérengère Poletti
5 févr. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Anne Genetet
5 févr. 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

La deuxième phrase du second alinéa de L. 1115-1 du code général des collectivités territoriales est supprimée.

🖋️Tombé
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après le mot :

« cohérence »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 3 :

« des politiques publiques, en particulier les politiques découlant des six priorités françaises - commerce, immigration, investissements étrangers, sécurité alimentaire, protection sociale, changement climatique - avec la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, afin de veiller à ce que ces politiques publiques concourent à la réalisation des objectifs de développement durable, au respect et à la promotion des droits humains et environnementaux dans les pays en développement, notamment aux fins de se prémunir d’impacts négatifs potentiels. »

🖋️Tombé
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Après la deuxième occurrence du mot :

« et »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 5 :

« bilatéraux, et pour chacun des deux canaux, leur proportion en prêts et en dons ainsi que leur répartition en valeur absolue et en pourcentage, vers les secteurs et pays prioritaires de l’aide française tels que définis par le comité interministériel de la coopération internationale et du développement. »

🖋️Tombé
Aina Kuric
6 févr. 2021

Après la première occurrence du mot :

« et »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 5 :

« , européens et bilatéraux, et l’adéquation des actions conduites au titre de ces fonds et programmes avec les priorités de l’action extérieure de la France, notamment au regard de leur proportion en prêts et en dons, et de leur répartition, en valeur absolue et en pourcentage, vers les secteurs et pays prioritaires de l’aide publique au développement française tels que déterminés par le comité interministériel de la coopération internationale et du développement. »

🖋️Tombé
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Après le mot :

« européens »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 5 :

« , l’adéquation des actions conduites au titre de ces fonds et programmes avec les priorités de l’action extérieure de la France, les aides budgétaires et les effacements de dette. »

🖋️Tombé
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

A l’alinéa 6

1° Substituer au mot :

« peut »,

le mot :

« doit ». 

2° Compléter ce même alinéa par la phrase :

« Un débat publique peut avoir lieu au Conseil national du développement et de la solidarité internationale, et à la Commission nationale pour la coopération décentralisée ». 

🖋️Tombé
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

 

I. – À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« peut avoir lieu », 

les mots : 

« doit avoir lieu sur une base biannuelle »

II. – À l’alinéa 6, après le mot :

« Sénat »,

insérer les mots : 

« avant le dépôt du projet de loi de finances à venir ». 

 

🖋️Tombé
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« peut avoir lieu »,

les mots :

« doit avoir lieu avant le dépôt du projet de loi de finances ».


Article 3
🖋️Adopté
Aina Kuric
5 févr. 2021

À l'alinéa 1, après les mots :

« sont insérés les mots : », 

rédiger ainsi la fin de l'alinéa : 

« comprenant notamment les indicateurs de suivi mondiaux du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies, définis par la Commission statistique des Nations unies. »

 

🖋️Adopté
Bruno Fuchs
6 févr. 2021

À l'alinéa 1, après les mots :

« sont insérés les mots : », 

rédiger ainsi la fin de l'alinéa : 

« comprenant notamment les indicateurs de suivi mondiaux du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies, définis par la Commission statistique des Nations unies. »

 

🖋️Adopté
Valérie Thomas
6 févr. 2021

À l'alinéa 1, après les mots :

« sont insérés les mots : », 

rédiger ainsi la fin de l'alinéa : 

« comprenant notamment les indicateurs de suivi mondiaux du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies, définis par la Commission statistique des Nations unies. »

 

🖋️Rejeté
Marion Lenne
6 févr. 2021

Substituer au 1er alinéa les trois alinéas suivants : 

« I. – L’article unique de la loi n° 2015‑411 du 13 avril 2015 visant à la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse dans la définition des politiques publiques est ainsi modifié : 

1° Après les mots : « tels que des indicateurs », sont insérés les mots : « de souveraineté alimentaire, » ;

2° Après les mots : « tels que les indicateurs de souveraineté alimentaire, d’inégalités, de qualité de vie et de développement durable » sont insérés les mots : « correspondant aux objectifs de développement durable inscrits au Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies ». »

 

 

🖋️Rejeté
Marion Lenne
5 févr. 2021

A l'alinéa 1, à la première occurrence du mot :

« indicateurs » ,

insérer les mots :

« de souveraineté alimentaire, ».

🖋️Irrecevable
Sandrine Le Feur
6 févr. 2021

Article 4
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A l’alinéa 2, substituer aux mots :

« de transport »,

les mots :

« destiné au financement des services de mobilité ».

🖋️Adopté
Aina Kuric
6 févr. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

A la première phrase de l’article L. 1115‑1 du code général des collectivités territoriales, après le mot : « France », sont insérés les mots : « et notamment du Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies ».

🖋️Adopté
Vincent Ledoux
3 févr. 2021

Compléter l’article 4 par l’alinéa suivant :

« II. Les bailleurs sociaux retenus pour l’application de l’article L. 411‑10 du code de la construction et du logement peuvent, dans la limite de 1 % de leurs budget d’investissement, financer des actions de coopération et de solidarité internationales, dans le domaine du logement social et abordable, sur le fondement de conventions conclues avec des organismes ou des collectivités territoriales exerçant, à l’étranger, une compétence en matière de logement. Ces conventions précisent l’objet des actions envisagées et le montant prévisionnel des engagements financiers, selon des modalités précisées par décret. »

🖋️Irrecevable
Bruno Fuchs
6 févr. 2021
🖋️Irrecevable
Sira Sylla
6 févr. 2021
🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
6 févr. 2021
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

La deuxième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 1115‑1 est supprimée.

 


Article 5
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

A la deuxième phrase de l’article 5, substituer à la seconde occurrence du mot :

« son »,

les mots :

« ses modalités de ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Compléter cet article par les mots :

« désignés par la commission permanente chargée des affaires étrangères de leur assemblée respective de manière à assurer une représentation pluraliste ».

🖋️Rejeté
Alain David
6 févr. 2021

A la dernière phrase de l’article, par deux fois, substituer au mot :

« deux »,

le mot :

« quatre ».

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Compléter l’article par les mots :

« qui doivent respecter la représentativité des composantes politiques de chaque assemblée, à savoir la majorité et l’opposition ».

🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021

Compléter la dernière phrase de l’article par les mots :

« , dont au moins un appartient à un groupe d’opposition ».

🖋️Rejeté
Sira Sylla
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 1 par les mots : 

« ainsi que deux personnalités françaises ou étrangères représentant les diasporas et dont la nomination se fera par décret en raison de leur compétence dans le domaine de la solidarité internationale et du développement ».

🖋️Rejeté
Sira Sylla
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

 

« ainsi qu’un représentant des collectivités d’outre-mer » 

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

Le comité interministériel de la coopération internationale et du développement soumet les orientations de la politique française de coopération internationale et d’aide au développement au Parlement. Un débat sur les orientations de la politique française de coopération internationale et d’aide au développement est soumis au Parlement après chaque réunion du comité interministériel de la coopération internationale et du développement.

🖋️Irrecevable
Sira Sylla
6 févr. 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Article 6
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« de pays »

les mots :

« d’États ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 4, avant le mot :

« parties »

insérer le mot :

« non ».

🖋️Adopté
Anne Genetet
5 févr. 2021

Compléter l’article 6 par les deux alinéas suivants :

« 3° Après l’article 9, il est inséré un article ainsi rédigé :

« L’utilisation des termes « volontariat », « bénévolat » ou de leurs dérivés pour caractériser des activités payantes et à but lucratif et dont la contribution financière ne participe pas à financer le projet initial ou des projets annexes d’intérêt général, relève de la pratique du dol au sens de l’article L. 1137 du code civil. Ces activités lucratives sont définies comme relevant du volontourisme. »

🖋️Adopté
Anne Genetet
5 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

« Les entreprises, les organisations ou les établissements d’enseignement supérieur, français ou étrangers, préparant depuis la France l’envoi à l’étranger de volontaires, de bénévoles ou de stagiaires dans le but d’effectuer des stages, des missions, des séjours touristiques ou des excursions au sein d’organisations qui bénéficient à des mineurs sont tenus de vérifier l’absence de condamnation à une « peine d’interdiction d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs, pendant la durée de la mesure » mentionnée au bulletin n°3 comme le prévoit le 4° de l’article L. 777 du code de procédure pénale. »

🖋️Rejeté
Vincent Ledoux
5 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

3° L’article 9 est complété par l’alinéa suivant :

Une convention pluriannuelle conclue entre l’État et France Volontaires, définit les objectifs, les moyens et les modalités de suivi de ses missions, notamment au regard du cadre de résultat défini par la loi n° ... du ... de programmation de la loi relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales. Le projet de convention est transmis par le Gouvernement, avant sa signature, aux commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat. Ces commissions peuvent formuler un avis sur ce projet de convention dans un délai de six semaines.

🖋️Irrecevable
Hervé Berville
5 févr. 2021
🖋️Irrecevable
Samantha Cazebonne
5 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Anne Genetet
5 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Anne Genetet
5 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Anne Genetet
5 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Anne Genetet
5 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Anne Genetet
5 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
6 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

« I. – En tant qu’opérateurs du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, France Volontaires et ses membres contribuent à la lisibilité, à la promotion, et à l’utilité des programmes de volontariat international. Ils mettent en place des campagnes de communication et d’information auprès du public afin d’améliorer la visibilité de ces programmes de mobilité et participent à leur attractivité en France et à l’étranger. 

Ils contribuent au bon accueil en France et à l’accompagnement dans toutes les démarches auprès des autorités consulaires des étrangers bénéficiant des programmes de mobilité internationaux, notamment les volontaires de solidarité internationale mentionnés aux articles 1 et 2 de la loi n° 2005‑159 du 23 février 2005. 

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles L. 575 et 575 A du code général des impôts. »

🖋️Rejeté
Anne Genetet
6 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

En tant que plateforme des acteurs des volontariats internationaux d’échange et de solidarité, et opérateur du ministère en charge des Affaires étrangères, France Volontaires et ses membres contribuent au développement et à la promotion d’un volontariat international de qualité en lien avec leurs partenaires en France et à l’étranger.

🖋️Tombé
Anne Genetet
5 févr. 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

« L’utilisation des termes « volontariat », « bénévolat » ou de leurs dérivés pour caractériser des activités payantes et à but lucratif et dont la contribution financière ne participe pas à financer le projet initial ou des projets annexes d’intérêt général, relève de la pratique du dol au sens de l’article L. 1137 du code civil. Ces activités lucratives sont définies comme relevant du volontourisme. »


Article 7
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« Le conseil d’administration de l’agence comprend parmi ses membres trois députés et trois sénateurs désignés par la commission permanente chargée des affaires étrangères de l’Assemblée nationale et du Sénat de manière à respecter la configuration politique de chaque assemblée. »

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À la fin de la première phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« françaises ou étrangères »,

les mots :

« de droit français ou de droit étranger ».

🖋️Adopté
M'jid El Guerrab
5 févr. 2021

Compléter l’article par l’alinéa suivant :

« IV. – Le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les coopérations opérationnelles entre l’Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts et Consignations. »

🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021

A l’alinéa 2, après le mot :

« vue »,

insérer le mot :

« exclusivement ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Supprimer l'alinéa 5.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Supprimer l'alinéa 5.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après l'alinéa 5 insérer les cinq alinéas suivants :

Le conseil d'administration de l'Agence Française de Développement se compose de 20 membres répartis comme suit :

- 6 membres représentant l’État ;

- 6 membres représentant le Parlement (3 députés et 3 sénateurs) et 6 suppléants ;

- 6 membres représentant les ONG spécialisées dans l'aide au développement et 6 suppléants ;

- 2 membres représentant le personnel.

 

 

🖋️Irrecevable
Bérengère Poletti
5 févr. 2021
🖋️Rejeté
Aina Kuric
6 févr. 2021

Après l’alinéa 5, insérer les alinéas suivants :
 
« III. – L’Agence française de développement est autorisée à gérer, notamment sous la forme de fonds de dotation mentionnés à l’article 140 de la loi n° 2008‑776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie, de conventions particulières ou sous toute autre forme juridique ou contractuelle appropriée, des fonds publics et privés dans le cadre d’opérations financées par l’Union européenne, des institutions ou organismes internationaux, des collectivités publiques, des États étrangers, des établissements de crédit et banques de développement et des personnes morales publiques ou privées, françaises ou étrangères. Elle peut également confier la gestion de fonds publics ou privés aux mêmes entités dans le cadre de conventions particulières.

« IV. – L’Agence française de développement est autorisée à détenir tout ou partie du capital de la société par actions simplifiée Expertise France. »

🖋️Rejeté
M'jid El Guerrab
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

L’Alliance avec la Caisse des Dépôts et Consignation est renouvelée et renforcée.

🖋️Rejeté
Jean François Mbaye
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

L’Alliance avec la Caisse des Dépôts et Consignation est renouvelée et renforcée.

🖋️Rejeté
Bruno Fuchs
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

L’Alliance avec la Caisse des Dépôts et Consignation est renouvelée et renforcée.

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

Le directeur général de l’Agence Française de Développement est nommé par le Président de la République sur proposition du conseil d’administration de cette agence et après l’avis de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 6, insérer les dix-sept alinéas suivants :

Le groupe AFD publie chaque année la liste exhaustive de ses engagements financiers, comprenant les intermédiaires financiers et les bénéficiaires finaux.

Afin de limiter les risques liés à l’intermédiation financière, le groupe AFD s’engage à ne faire transiter de fonds qu’entre la France et les pays des opérations directement.

Afin de garantir la transparence et l’appropriation de l’aide, les informations clés concernant les projets, les contrats notamment les partenariats publics privés, passations de marchés, normes sociales et environnementales, sont mises à disposition du public et traduites dans la langue locale.

Le Groupe AFD exige des entreprises qui bénéficient de financements ou de garanties -directs ou indirects-, la publication annuelle, en annexe de leur rapport financier, des informations sur leurs implantations, incluses dans le périmètre de consolidation, dans chaque État ou territoire. Cette exigence de transparence doit être introduite dans les clauses d’exécution du contrat avec le groupe AFD. Les informations suivantes sont publiées pour chaque État ou territoire :

1° Nom des implantations et nature d’activité ;

2° Chiffre d’affaires ;

3° Effectifs, en équivalent temps plein ;

4° Bénéfice ou perte avant impôt ;

5° Montant des impôts sur les bénéfices dont les implantations sont redevables, montant des impôts sur les bénéfices acquittés, les exonérations d’impôt sur les sociétés ;

6° Subventions publiques reçues ;

7° Valeurs de leurs actifs et le coût annuel de la conservation desdits actifs

8° Montant des ventes et des achats.

Pour les informations mentionnées aux 2° à 8° , les données sont agrégées à l’échelle de ces États ou territoires.

En cas de manquement à ces obligations d’information, des pénalités prévues dans le contrat seront activées. Ces informations sont publiées en ligne, en format de données ouvertes, gratuites, centralisées et accessibles au public.

Les informations clés concernant les projets, les contrats notamment les partenariats publics privés, passations de marchés, normes sociales et environnementales bénéficiant du soutien du groupe AFD, sont mises à disposition du public et traduites dans la langue locale.

La France rend public tous les 3 ans l’évaluation de l’impact de ses politiques fiscales nationales et conventions fiscales sur les pays en développement

Le Groupe AFD s’engage à publier les plaintes déposées par des personnes ou des communautés à son mécanisme de plainte, afin d’assurer un suivi transparent des cas traités par le biais de ce mécanisme de diligence raisonnable.

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

Le groupe AFD publie chaque année la liste exhaustive de ses engagements financiers, comprenant les intermédiaires financiers et les bénéficiaires finaux. Afin de limiter les risques liés à l’intermédiation financière, le groupe AFD s’engage à ne faire transiter de fonds qu’entre la France et les pays des opérations directement. Afin de garantir la transparence et l’appropriation de l’aide, les informations clés concernant les projets, les contrats notamment les partenariats publics privés, passations de marchés, normes sociales et environnementales, sont mises à disposition du public et traduites dans la langue locale.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

Le groupe Agence Française de Développement (AFD) publie chaque année la liste complète de ses engagements financiers, comprenant notamment la mention des intermédiaires financiers et bénéficiaires finaux. Les informations essentielles relatives aux modes et critères de contractualisation des projets financés, notamment les contrats relatifs aux partenariats publics privés, aux passations de marchés ainsi les mentions relatives au respect des normes sociales et environnementales, sont rendues publique. 

Les entreprises qui bénéficient de financements ou de garanties -directs ou indirects- de l’Agence Française de Développement, publient annuellement, en annexe de leur rapport financier, les informations sur leurs implantations, incluses dans le périmètre de consolidation, dans chaque État ou territoire, comprenant notamment le nom des implantations et la nature d’activité, le chiffre d’affaires, les effectifs en équivalent temps plein, le bénéfice ou la perte avant impôt, le montant des impôts sur les bénéfices dont les implantations sont redevables, le montant des impôts sur les bénéfices acquittés, les exonérations d’impôt sur les sociétés, les subventions publiques reçues, les valeurs de leurs actifs et le coût annuel de la conservation desdits actifs, le montant des ventes et des achats. En cas de manquement à ces obligations d’information, les clauses de pénalité prévues dans le contrat s’appliquent.

🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après l’alinéa 7, insérer les alinéas suivants :

IV. -  Le groupe AFD publie chaque année la liste exhaustive de ses engagements financiers, comprenant les intermédiaires financiers et les bénéficiaires finaux. 

V. -  Afin de limiter les risques liés à l’intermédiation financière, le groupe AFD s’engage à ne faire transiter de fonds qu’entre la France et les pays des opérations directement. 

VI. -  Afin de garantir la transparence et l’appropriation de l’aide, les informations clés concernant les projets, les contrats notamment les partenariats publics privés, passations de marchés, normes sociales et environnementales, sont mises à disposition du public et traduites dans la langue locale. 

VII. -  Le Groupe AFD exige des entreprises qui bénéficient de financements ou de garanties,  la publication annuelle, en annexe de leur rapport financier, des informations sur leurs implantations, incluses dans le périmètre de consolidation, dans chaque État ou territoire. Cette exigence de transparence doit être introduite dans les clauses d’exécution du contrat avec le groupe AFD. Les informations suivantes sont publiées pour chaque État ou territoire :

1° Nom des implantations et nature d’activité ; 

2° Chiffre d’affaires ;

3° Effectifs, en équivalent temps plein ;

4° Bénéfice ou perte avant impôt ;

5° Montant des impôts sur les bénéfices dont les implantations sont redevables, montant des impôts sur les bénéfices acquittés, les exonérations d’impôt sur les sociétés ;

6° Subventions publiques reçues ;

7° Valeurs de leurs actifs et le coût annuel de la conservation desdits actifs

8° Montant des ventes et des achats. 

Pour les informations mentionnées aux 2° à 8° , les données sont agrégées à l’échelle de ces États ou territoires.

VIII. -  En cas de manquement à ces obligations d’information, des pénalités prévues dans le contrat seront activées. Ces informations sont publiées en ligne, en format de données ouvertes, gratuites, centralisées et accessibles au public. 

IX. -  Le Groupe AFD s’engage à publier les plaintes déposées par des personnes ou des communautés à son mécanisme de plainte, afin d’assurer un suivi transparent des cas traités par le biais de ce mécanisme de diligence raisonnable.

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

IV. - L’Agence française de développement est soumise au contrôle économique et financier de l’État dans les conditions prévues par le décret n° 55‑733 du 26 mai 1955 relatif au contrôle économique et financier de l’État et est soumise au contrôle de la Commission définie dans l’article 9 de la présente loi.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas additionnel suivants :

IV. - La loi n° 2010‑873 du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieure de l’État est ainsi modifiée :

Au début du 1° de l’article 2, les mots : « deux députés et deux sénateurs » sont remplacés par les mots « deux députés titulaires et deux députés suppléants ainsi que deux sénateurs titulaires et deux sénateurs suppléants. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 7, insérer les deux alinéas suivants :

IV. - La loi n° 2010‑873 du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieure de l’État est ainsi modifiée :

Au début du 1° de l’article 2, les mots : « deux députés et deux sénateurs » sont remplacés par les mots : « quatre députés et quatre sénateurs. »

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter l’article par les trois alinéas suivants :

IV. - La loi n° 2010‑873 du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieure de l’État est ainsi modifiée :

Après le 4° , il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« 5° Trois membres de la société civile désignés par le Conseil National pour le Développement et la Solidarité Internationale ».


Article 8
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« la société qui se substitue à l’établissement public »,

 les mots :

« Expertise France ».

🖋️Adopté
Jacques Maire
6 févr. 2021

I. – À l’alinéa 9, substituer aux mots :

« quatorze membres », 

les mots :

« seize membres ».

 

II. – 1° À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« un député »,

les mots :

« deux députés ».


2° À l’alinéa 10, substituer aux mots :

« un sénateur », 

les mots : 

« deux sénateurs ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À l’alinéa 13, après le mot :

« société, »,

insérer le mot :

« et ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Substituer à l’alinéa 15 les deux alinéas suivant :

IV. – Le président d’Expertise France préside le conseil d’administration. À ce titre, il organise et dirige les travaux de celui-ci. Il veille au bon fonctionnement des organes de la société et s’assure, en particulier, que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission. Il est nommé par décret, sur proposition conjointe du ministre chargé du développement et du ministre chargé de l’économie.

IV. bis – Les statuts prévoient la désignation d’un directeur général auquel le président du conseil d’administration délègue l’ensemble de ses prérogatives de gestion opérationnelle. Le directeur général représente la société à l’égard des tiers. Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société dans la limite de l’objet social.

🖋️Adopté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

À la deuxième phrase de l’alinéa 16, substituer au mot :

« quinze »,

le mot :

« huit ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À la dernière phrase de l’alinéa 16, substituer au mot :

« les »,

les mots :

« ses ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À l’alinéa 19, après le chiffre :

« II »,

insérer le mot :

« intitulé ».

🖋️Rejeté
Amélia Lakrafi
5 févr. 2021

A l’alinéa 8, substituer aux mots :

« participe à des missions d’intérêt public »

les mots :

« exerce une mission de service public ».

🖋️Rejeté
Sira Sylla
6 févr. 2021

À l’alinéa 8, après les mots :

 « d’influence et de diplomatie économique », 

insérer les mots :

 « et culturelle ».

🖋️Rejeté
Amélia Lakrafi
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 4 par les phrases suivantes :

Son capital n’a pas vocation à être ouvert à d’autres entités que des entités françaises contribuant à la mise en place de la politique de la France dans le domaine de la coopération internationale ou de l’aide publique au développement. Chaque entrée à son capital doit par ailleurs préalablement être approuvée par le Parlement.

🖋️Irrecevable
Sira Sylla
6 févr. 2021
🖋️Rejeté
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 10 :

Deux députés et deux sénateurs dont au moins un issu de l’opposition ;

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

3° bis Deux membres d’organisations non gouvernementales, acteurs du développement ;

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 14, insérer l’alinéa suivant :

6° Un représentant de la société civile désigné par le Conseil National pour le Développement et la Solidarité Internationale (CNDSI).

🖋️Rejeté
Amélia Lakrafi
5 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 16.

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Compléter l’alinéa 17 par les mots :

« et est soumise au contrôle de la Commission définie dans l’article 9 de la présente loi ».

🖋️Rejeté
Amélia Lakrafi
5 févr. 2021

Supprimer l'alinéa 18.

🖋️Tombé
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

A l’alinéa 9, substituer au mot :

« quatorze »,

le mot :

« seize ».

🖋️Tombé
Amélia Lakrafi
5 févr. 2021

Substituer à l’alinéa 15 les deux alinéas suivants :

IV. – Le président d’Expertise France préside le Conseil d’administration. Il est nommé par décret. A ce titre, il organise et dirige les travaux de celui-ci. Il veille au bon fonctionnement des organes de la société et s’assure, en particulier, que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission.

Les statuts prévoient la désignation d’un directeur général nommé par le conseil d’administration sur proposition du directeur général de l’Agence française de développement après avis conforme du ministre chargé du développement et du ministre chargé de l’économie. Le président du conseil d’administration lui délègue l’ensemble de ses prérogatives de gestion opérationnelle. Il représente la société à l’égard des tiers. Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toute circonstance au nom de la société dans la limite de l’objet social.


Article 9
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

Rédiger ainsi l’article 9 :

I. – Il est institué une commission indépendante d’évaluation de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales placée auprès de la Cour des comptes. Elle conduit des évaluations portant sur la politique de développement, notamment son efficacité et son impact. Elle contribue à la redevabilité de cette politique et à la transparence sur les résultats atteints ainsi qu’à l’information du public.

II. – Le secrétariat de la commission est assuré par la Cour des comptes.

III. – La commission est constituée de personnalités désignées en raison de leurs compétences en matière d’évaluation et de développement. Les conditions de désignation de ses membres et ses modalités de fonctionnement sont fixées par décret.

IV. – La commission arrête de manière indépendante son programme de travail. Les administrations de l’État, ainsi que les autres personnes publiques conduisant des actions en faveur du développement, sont tenues de répondre à ses demandes et de lui apporter leur concours dans l’exercice de ses missions.

V. – La commission peut être saisie de demandes d’évaluation par le Parlement.

🖋️Irrecevable
Jean François Mbaye
6 févr. 2021
🖋️Irrecevable
Bertrand Pancher
3 févr. 2021
🖋️Irrecevable
Bertrand Pancher
3 févr. 2021
🖋️Non soutenu
Meyer Habib
5 févr. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article L.111-13 du code des juridictions financières, il est inséré un article L.111-13-1 ainsi rédigé :

« Art. L111-13-1. – La Cour des comptes exerce les fonctions de contrôle et d’évaluation des missions de politiques publiques d’aides au développement à travers la mise en place d’une commission indépendante présidée par le Premier Président de la Cour des comptes ».

🖋️Irrecevable
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:
🖋️Irrecevable
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Non soutenu
Bertrand Pancher
3 févr. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

La France rend publique tous les trois ans l’évaluation de l’impact de ses politiques fiscales nationales et conventions fiscales sur les pays en développement pour s’assurer qu’elles n’alimentent pas les pratiques fiscales dommageables, à la fois sur son territoire national et dans les autres pays.

La France soutient au niveau européen le renforcement de la transparence fiscale, notamment via la mise en place d’un reporting public pays par pays, aligné sur les meilleurs standards internationaux afin de renforcer la redevabilité des entreprises et de permettre aux sociétés civiles locales de jouer leur rôle de contrôle citoyen.

Un mécanisme indépendant de contrôle des cohérences des politiques est mis en place par la présente loi. Ce mécanisme évalue notamment la cohérence des positions du Gouvernement dans les négociations fiscales internationales avec les objectifs de la politique  de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

🖋️Irrecevable
Bruno Fuchs
6 févr. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Dominique Potier
8 févr. 2021
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:
🖋️Irrecevable
Bérengère Poletti
5 févr. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article 9, insérer l’article suivant : 

« Dans les six mois après la promulgation de la loi, le Gouvernement remet un rapport au Parlement sur la formation, la rémunération et l’attractivité du métier d’expert technique international ainsi que sur les causes et les conséquences de la baisse du nombre d’experts techniques internationaux. » 

🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Après l’article 9, insérer l’article suivant : 

« Dans les six mois après la promulgation de la loi, le Gouvernement remet un rapport au Parlement faisant un bilan des moyens qui sont véhiculés par les diasporas vers les pays moins avancés et en formulant des propositions de financement de projet global à destination de ces pays les moins avancés, financements qui pourront générer un avantage fiscal pour le donateur. » 

🖋️Tombé
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

A l’alinéa 1, après le mot :

« commission »,

insérer le mot :

« indépendante »

et après le mot :

« évaluation »,

insérer les mots :

« et de contrôle ».

🖋️Tombé
Meyer Habib
5 févr. 2021

A l’alinéa 1, après le mot :

« commission »,

insérer les mots :

« indépendante, de contrôle et ».

 

🖋️Tombé
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Au premier alinéa, après le mot :

« commission »,

insérer le mot :

« indépendante ».

🖋️Tombé
Dominique Potier
6 févr. 2021

Au premier alinéa, après le mot :

« commission »,

insérer le mot :

« indépendante ».

🖋️Tombé
Valérie Thomas
5 févr. 2021

A l’alinéa 1, après le mot :

« évaluation »,

insérer le mot :

« indépendante ».

🖋️Tombé
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« La commission concourt à l’évaluation et au contrôle de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et au respect de la cohérence des politiques publiques françaises mises en œuvre en France et à l’étranger avec les objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Elle veille à ce que les politiques françaises nationales et extérieures concourent et ne nuisent pas à la réalisation des objectifs de développement durable et à la promotion et au respect des droits humains et environnementaux. Elle rend compte de ses travaux au Parlement. Cette commission est dotée de moyens ad hoc afin d’être en mesure de réaliser des études d’impact indépendantes ex ante sur les conséquences potentielles des politiques et stratégies publiques françaises dans les pays en développement (en particulier les politiques découlant des six priorités françaises en matière de cohérence des politiques : commerce, immigration, investissements étrangers, sécurité alimentaire, protection sociale, changement climatique) et d’effectuer des évaluations ex-post des politiques publiques françaises sur les pays en développement ainsi que des évaluations de projets ayant bénéficié de fonds publics français, en particulier d’aides publiques au développement. Son évaluation se basera sur les principes de l’efficacité de l’aide et de la cohérence des politiques publiques françaises pour la réalisation des objectifs de développement durable et la promotion et le respect des droits humains et environnementaux. »

🖋️Tombé
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

La commission concourt à l’évaluation et au contrôle de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales ainsi qu’au respect de la cohérence de l’ensemble des politiques publiques avec les objectifs de la politique de développement. Elle évalue notamment dans ce cadre, la mesure dans laquelle ces politiques publiques ne vont pas à l’encontre de la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) et du respect des droits humains et environnementaux.

🖋️Tombé
Bruno Fuchs
6 févr. 2021

Après l’alinéa 1er, insérer l’alinéa suivant :

Cette commission est rattachée et domiciliée à la Cour des Comptes, qui s’assure de sa pleine et entière indépendance dans le cadre de ses missions.

🖋️Tombé
Jean François Mbaye
6 févr. 2021

Après l’alinéa 1er, insérer l’alinéa suivant :

Cette commission est rattachée et domiciliée à la Cour des Comptes, qui s’assure de sa pleine et entière indépendance dans le cadre de ses missions.

🖋️Tombé
Meyer Habib
7 févr. 2021

A l’alinéa 2, après le mot :

« commission »,

insérer les mots :

« contrôlée et présidée par le Premier Président de la Cour des comptes ».

 

🖋️Tombé
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Substituer à l'alinéa 2 les deux alinéas suivants :

II. - Un décret en Conseil d’État fixera la composition de ladite commission d’évaluation de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiale. Elle devra être composée d’au moins deux parlementaires de chaque chambre du Parlement, dont au moins un parlementaire de l’opposition de chaque chambre. Un collège pour les Organisation Non Gouvernementales, un collège pour les Organisations de la Société Civile dont au moins un représentant sera issu des pays bénéficiaires, et un collège des collectivités territoriales seront instaurés au sein de cette commission.

La parité femme-homme devra être respectée pour la composition de cette commission.

🖋️Tombé
Meyer Habib
5 févr. 2021

A l’alinéa 2, après le mot :

« constituée »,

insérer les mots :

« de parlementaires et de ».

🖋️Tombé
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

A l’alinéa 2, substituer aux mots :

« françaises et étrangères »,

le mot :

« qualifiées ».

🖋️Tombé
M'jid El Guerrab
5 févr. 2021

A l’alinéa 2, après le mot :

« désignées, »

insérer les mots :

« incluant ainsi les diasporas, ».

 

🖋️Tombé
Sira Sylla
6 févr. 2021

À l’alinéa 2, après les mots :

« et de développement », 

insérer les mots : 

« ainsi que d'un représentant de l’Organisation internationale de la francophonie désigné par le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie »

🖋️Tombé
Vincent Ledoux
3 févr. 2021

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« ou en matière de conduite de projets des organisations de la société civile ou des collectivités territoriales ».

🖋️Tombé
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Compléter l’alinéa 2 par les mots suivants :

« , d’au moins deux députés et deux sénateurs ainsi que de membres des sociétés civiles du Nord et du Sud ».

🖋️Tombé
Sébastien Cazenove
5 févr. 2021

À l’article 9, compléter l’alinéa 2 par la phrase :

« Elle est composée d’au moins deux députés, deux sénateurs et de deux représentants de la société civile de solidarité internationale ».

🖋️Tombé
Hubert Julien-Laferrière
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante : 

« Elle comprend notamment deux représentants de la société civile, dont l’un au moins est issu d’un pays bénéficiaire de l’aide française, et de deux députés. »

🖋️Tombé
Sira Sylla
6 févr. 2021

Compléter l’alinéa 2 par les phrases suivantes : 

« Les organisations représentatives des acteurs de la société civile agissant dans les domaines du développement et de la solidarité internationale proposent des noms pour la désignation de ces personnalités. Elles sont les seules instances à bénéficier de ce pouvoir de proposition. » 

🖋️Tombé
Jean-Paul Lecoq
5 févr. 2021

Après l’alinéa 2, insérer les trois alinéas suivants :

La commission concourt à l’évaluation et au contrôle de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et au respect de la cohérence des politiques publiques françaises mises en œuvre en France et à l’étranger avec les objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Elle veille à ce que les politiques françaises nationales et extérieures concourent et ne nuisent pas à la réalisation des ODD et à la promotion et au respect des droits humains et environnementaux.

Elle rend compte de ses travaux au Parlement.

Cette commission est dotée de moyens ad hoc afin d’être en mesure de réaliser des études d’impact indépendantes ex ante sur les conséquences potentielles des politiques et stratégies publiques françaises dans les pays en développement (en particulier les politiques découlant des six priorités françaises en matière de cohérence des politiques : commerce, immigration, investissements étrangers, sécurité alimentaire, protection sociale, changement climatique) et d’effectuer des évaluations ex-post des politiques publiques françaises sur les pays en développement ainsi que des évaluations de projets ayant bénéficié de fonds publics français, en particulier d’APD. Son évaluation se basera sur les principes de l’efficacité de l’aide et de la cohérence des politiques publiques françaises pour la réalisation des ODD et la promotion et le respect des droits humains et environnementaux.

🖋️Tombé
Jean François Mbaye
6 févr. 2021

Rédiger ainsi la première phrase de l’alinéa 4 :

 « III. – La commission arrête son programme de travail et exerce ses missions de manière indépendante. »

🖋️Tombé
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

A la fin de la première phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« son programme de travail »,

les mots et la phrase suivants :

« sa méthode de travail et 50 % de son programme d’évaluation annuel et d’études d’impact. Un droit de tirage (50 %) pourra être exercé à la demande de 20 parlementaires et le Conseil national pour le développement et la solidarité internationale pour compléter son programme d’évaluations annuelles et d’études d’impact à la demande d’au moins deux collèges. »

🖋️Tombé
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 4, insérer les mots et la phrase suivants :

« sans préjudice des attributions accordées à l’Assemblée nationale et au Sénat. Dans ce cadre, soixante députés ou soixante sénateurs, ou le Président du Conseil national du développement et de la solidarité internationale à la demande des collèges qui le composent, disposent d’un droit de saisine de la commission d’évaluation dans la limite d’une demande de rapport annuelle chacun. »

🖋️Tombé
Dominique Potier
6 févr. 2021

Après la première phrase de l’alinéa 4, insérer les deux phrases suivantes :

Elle réalise notamment dans ce cadre des études d’impact indépendantes ex ante sur les conséquences potentielles de la mise en œuvre des politiques publiques nationales dans les pays en développement, des évaluations ex-post des effets de ces mêmes politiques publiques dans les pays concernés et des évaluations de projets financés par des fonds publics nationaux. Elle rend compte de ses travaux devant les commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat.

🖋️Tombé
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

A l’alinéa 4, substituer aux mots :

« les autres personnes publiques »,

par les mots :

« toutes les organisations ou personnes ».

🖋️Tombé
Meyer Habib
7 févr. 2021

A la seconde phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« sont tenues »,

les mots :

« et le Parlement sont tenus ».

 

🖋️Tombé
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

Les commissions des affaires étrangères du Sénat et de l’Assemblée nationale et le Conseil national pour le développement et la solidarité internationale peuvent, une fois par an, demander une évaluation sur un sujet de leur choix.

🖋️Tombé
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

IV. - Avant le 1er juin de chaque année, la Commission d’évaluation de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales communique aux commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, les études d’impact et évaluations réalisées au cours de l’année antérieure.

Sur cette base, dans le cadre de l’examen de la loi de Règlement, un débat en séance publique peut avoir lieu à l’Assemblée nationale et au Sénat afin d’évaluer l’utilisation des crédits au regard des objectifs fixés ainsi que la cohérence par rapport à la politique développement des autres politiques publiques.

🖋️Tombé
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« IV. – Avant le 15 septembre de chaque année, la commission indépendante d’évaluation de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales communique, aux présidents des commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat, les études d’impact et les évaluations réalisées dans le cadre de son mandat. »

 

🖋️Tombé
Sébastien Cazenove
5 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« IV. – Avant le 15 septembre de chaque année, la commission d’évaluation de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales communique aux présidents des commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat les études d’impact et les évaluations réalisées dans le cadre de ses missions. »

🖋️Tombé
Bérengère Poletti
5 févr. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« La Commission d’évaluation remet une fois par an un rapport au Parlement faisant état de ses travaux, conclusions et recommandations. Le rapport est examiné et débattu par la ou les commissions en charge de l’Aide publique au développement. »

🖋️Tombé
Jacques Maire
6 févr. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

IV. - La commission transmet ses rapports d’évaluation aux commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat.

🖋️Tombé
Meyer Habib
5 févr. 2021

Compléter cet article par les 3 alinéas suivants :

IV. - La commission publie, le 30 janvier de chaque année, un rapport sur l’impact économique de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

Ce rapport présente également un audit comptable et financier de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, selon le programme de travail qu’elle a défini.

Il est transmis au Parlement et peut faire l’objet d’un débat dans les conditions prévues par les règlements des assemblées.

🖋️Tombé
Bertrand Pancher
3 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

La commission communique ses études d’impacts et ses évaluations sous une forme accessible aux différents publics (citoyen.nes, parlementaires, etc) les présente ainsi que ses recommandations aux commissions parlementaires compétentes, au Conseil national pour le développement et la solidarité internationale et aux ministères.

🖋️Tombé
Mireille Clapot
6 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« IV. – La commission veille à publier des données ouvertes en conformité avec la charte du G8 sur l’ouverture des données publiques signée par la France en 2013. Dans ses méthodes de travail, elle s’attache à permettre l’appropriation par les parlementaires, par les élus locaux et par la société civile, des données et de leur exploitation statistique ainsi que leur compréhension et l’interprétation de la politique de solidarité internationale. »

🖋️Tombé
Dominique Potier
6 févr. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

IV. - Est créé une base de données publique unique regroupant les données financières et budgétaires relatives aux soutiens financiers français octroyés par les agences de l’État et leurs filiales ainsi que par les établissements publics et semi publics contribuant à l’action extérieure de la France dans les pays en développement. Cette base de données comprend notamment, les budgets totaux, les budgets désagrégés, les analyses d’impacts sociaux et environnementaux, les résultats des appels à projets, les rapports de résultats, les revues à mi-parcours et les évaluations sur les projets financés indirectement.

🖋️Tombé
Sira Sylla
6 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant : 

« IV. - La commission évalue les progrès réalisés par les pays récipiendaires de l’aide publique au développement en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption ».

🖋️Tombé
Sira Sylla
6 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« IV. – Le Conseil national du développement et de la solidarité internationale (CNDSI) est destinataire du rapport d’évaluation de la commission d’évaluation de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et en tient compte dans l’élaboration des objectifs, orientations et moyens de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. »

🖋️Tombé
Aina Kuric
5 févr. 2021

Après l’alinéa 4, insérer les six alinéas suivants :

IV. – La commission vise à évaluer l’impact de la politique française de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales sur la mise en œuvre des textes suivants, notamment dans chacun des pays inclus dans la zone de solidarité prioritaire déterminée par le comité interministériel de la coopération internationale et du développement, et en s’appuyant notamment sur les indicateurs de suivi mondiaux du Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies, tels que définis par la Commission statistique des Nations unies :

1° Le Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies ;

2° L’accord de Paris, adopté le 12 décembre 2015 ;

3° La convention sur la diversité biologique, adoptée à Rio de Janeiro le 22 mai 1992 ;

4° La déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies ;

5° La convention relative aux droits de l’enfant, adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée générale des Nations unies.

🖋️Tombé
Dominique Potier
6 févr. 2021
Après l'article 9, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre II bis

Dispositions transversales sur le respect de la démocratie et de l’État de droit dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales

Article 9 bis

L’État ainsi que ses agences et établissements s’engagent, dans la mise en œuvre de leur politique d’aide au développement, à conditionner tout financement direct des États partenaires au respect des principes démocratiques et des droits de l’homme, tels qu’inscrits dans la déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi qu’au respect du principe de l’État de droit.

Dans le cadre des conventions, accords, projets d’aide ou de coopération conclus, des clauses de respect de la démocratie et de l’État de droit sont insérées comme des éléments essentiels de ces accords. Ces clauses stipulent notamment le fait que la structure de l’État partenaire et les compétences dévolues à ses différents pouvoirs respectent le principe de l’État de droit, impliquant en particulier des moyens effectifs et accessibles de recours légal, un système judiciaire indépendant garantissant l’égalité devant la loi et un pouvoir exécutif pleinement soumis au respect de la loi.

Le non-respect de ces clauses de respect de la démocratie et de l’État de droit, peut entraîner des mesures de réduction ou de suspension des conventions, accords, projets d’aide ou de coopération conclus. »


Article 10
🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« leurs personnels »

les mots :

« leur personnel ».

🖋️Adopté
Hervé Berville
5 févr. 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« leurs personnels »,

les mots :

« leur personnel ».

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Supprimer l’alinéa 2.

🖋️Rejeté
Dominique Potier
6 févr. 2021

Supprimer l'alinéa 3.

🖋️Irrecevable
Fabien Gouttefarde
6 févr. 2021
Après l'article 10, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Bérengère Poletti
5 févr. 2021
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

L’octroi de l’aide publique au développement est conditionné à la délivrance effective des laissez-passer consulaires.

🖋️Rejeté
Aina Kuric
6 févr. 2021
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an après la date d’entrée en vigueur de la présente loi, le Gouvernement transmet un rapport au Parlement portant spécifiquement sur l’impact de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales sur les départements, régions et collectivités d’outre-mer visés aux articles 73 et 74 de la Constitution, sur la façon dont cette partie de l’aide publique au développement de la France sert le développement des pays frontaliers de ces collectivités, et sur le bien-fondé d’inclure, dans le but d’en faire des plateformes de coopération internationale dans la politique d’aide publique au développement de la France, ces collectivités dans la zone de compétence de la société Expertise France.


Article 11
🖋️Adopté
Aina Kuric
6 févr. 2021

Compléter cet article par la phrase suivante :

Ces derniers demeurent en vigueur.

🖋️Adopté
Vincent Ledoux
5 févr. 2021

Après l’alinéa 1, insérer les alinéas suivants :

II. – Dans un délai de six mois suivant la promulgation de la loi n° ... du .... de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant une évaluation du dispositif relatif à l’offre d’opérations de banque à des personnes physiques résidant en France par des établissements de crédits ayant leur siège dans un État figurant dans la liste des États bénéficiaires de l’aide publique au développement, défini au chapitre VIII du titre Ier du livre III du code monétaire et financier.

Ce rapport récapitule les autorisations accordées à ce titre à des établissements de crédits de pays éligibles ainsi que les conventions conclues entre l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et l’autorité compétente de l’État de leur siège. Il présente les opérations de banques offertes à ce titre à des personnes physiques résidant en France, ainsi qu’une estimation de leurs montants. Il analyse les difficultés de mise en œuvre, tenant notamment aux conditions de supervision dans l’État du siège des banques étrangères, à la nature des services financiers susceptibles d’être offerts à des personnes physiques en France, ou aux opérateurs agréés en France avec lesquels l’établissement de crédit étranger doit conclure une convention.

Il apprécie l’efficacité de ce dispositif au regard de l’objectif de faciliter le financement de l’investissement productif des pays en développement par des personnes physiques résidant en France et présente les évolutions qui pourraient lui être apportées ainsi que les mécanismes alternatifs permettant d’atteindre cet objectif.

🖋️Adopté
Sira Sylla
6 févr. 2021

Après l’alinéa 1, insérer les alinéas suivants :


« II. – Dans un délai de six mois suivant la promulgation de la loi n° ... du .... de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant une évaluation du dispositif relatif à l’offre d’opérations de banque à des personnes physiques résidant en France par des établissements de crédits ayant leur siège dans un État figurant dans la liste des États bénéficiaires de l’aide publique au développement, défini au chapitre VIII du titre Ier du livre III du code monétaire et financier.

Ce rapport récapitule les autorisations accordées à ce titre à des établissements de crédits de pays éligibles ainsi que les conventions conclues entre l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et l’autorité compétente de l’État où se situe leur siège. Il présente les opérations de banques offertes à ce titre à des personnes physiques résidant en France, ainsi qu’une estimation de leurs montants. Il analyse les difficultés de mise en œuvre, tenant notamment aux conditions de supervision dans l’État du siège des banques étrangères, à la nature des services financiers susceptibles d’être offerts à des personnes physiques en France, ou aux opérateurs agréés en France avec lesquels l’établissement de crédit étranger doit conclure une convention.

Il apprécie l’efficacité de ce dispositif au regard de l’objectif de faciliter le financement de l’investissement productif des pays en développement par des personnes physiques résidant en France et présente les évolutions qui pourraient lui être apportées ainsi que les mécanismes alternatifs permettant d’atteindre cet objectif. »

🖋️Adopté
Vincent Ledoux
5 févr. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. Dans un délai de deux mois suivant la promulgation de la loi n° ... du .... de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales, le Gouvernement remet au Parlement un rapport examinant les modalités de réduction des coûts de transaction des envois de fonds effectués par des personnes résidant en France vers des personnes résidant dans des pays éligibles à l’aide publique au développement. »

🖋️Adopté
Sira Sylla
6 févr. 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« II. – Dans un délai de deux mois suivant la promulgation de la loi n° ... du .... de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales, le Gouvernement remet au Parlement un rapport examinant les modalités de réduction des coûts de transaction des envois de fonds effectués par des personnes résidant en France vers des personnes résidant dans des pays éligibles à l’aide publique au développement. »

🖋️Rejeté
Sira Sylla
6 févr. 2021

Compléter cet article par les alinéas suivants :

« II. A. Le chapitre VIII du titre Ier du livre III du code monétaire et financier, dans sa rédaction résultant de l’article 11 de la loi n° 2014‑773 du 7 juillet 2014 d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale est ainsi modifié :

1° . L’intitulé du chapitre VIII est ainsi modifié : après les mots : « d’opérations de banque », sont insérés les mots : « ou de placements collectifs » ;

2° . À l’article L. 318‑1, après les mots : « opérations de banque », sont insérés les mots : « ou des placements collectifs » ;

3° . À l’article L. 318‑2 :

a. après l’alinéa 4, insérer un alinéa ainsi rédigé : 

« 3° bis Les placements collectifs proposés sont des placements équivalents à ceux mentionnés à l’article L. 214‑1 et que l’établissement mentionné à l’article L. 318‑1 propose à sa clientèle dans l’État de son siège » ;

b.  rédiger ainsi l’alinéa 5 :

« 4° L’établissement de crédit mentionné à l’article L. 318‑1 a conclu une convention avec l’un des établissements ou personnes suivants :

- un établissement de crédit ou une société de financement agréé en France ;

- une succursale établie en France d’un établissement de crédit ayant son siège dans un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ;

- une succursale établie en France d’un établissement de crédit ayant son siège dans un État qui n’est pas partie à l’accord sur l’Espace économique européen et qui a conclu avec la France une convention prévoyant un échange d’informations en matière fiscale, pour y commercialiser des opérations de banque qu’il réalise dans l’État de son siège ;

- un établissement de paiement agréé en France ou une succursale établie en France d’un établissement de paiement ayant son siège dans un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ;

- un conseiller en investissement financier au sens de l’article L. 541‑1 ;

- un intermédiaire en opérations de banque et de services de paiement au sens de l’article L. 519‑1 ;

- une personne physique.

Un arrêté du ministre chargé de l’économie précise les stipulations devant figurer dans la convention conclue entre les établissements. Il précise notamment le type d’opérations de banque qui peuvent être offertes ; »

4° À l’article L. 318‑3, après les mots : « opérations de banque », sont insérés les mots : « et de placements collectifs » ;

 

B. Le chapitre Ier du titre Ier du livre V du même code est ainsi modifié : 

L’article L. 511‑19 du même code est complété par l’alinéa suivant : 

« Ces bureaux ne peuvent réaliser aucune des opérations mentionnées à l’article L. 311‑1, ni exercer l’une des activités mentionnées aux articles L. 318‑3, L. 341‑1, L. 519‑1 et L. 541‑1, ni fournir l’un des services mentionnés aux articles L. 314‑1 et L. 321‑1. »

 

C.Le chapitre IX du titre Ier du livre V du même code est ainsi modifié : 

L’article L. 519‑2 du même code est complété par les mots : « ou un établissement de crédit au sens de l’article L. 318‑1. » »

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 8min.

La loi n° 2014‑773 du 7 juillet 2014 d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale prévoit dans son article 15 une révision obligatoire de ses dispositions, après une période de cinq ans. Le présent projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales a vocation à remplacer la loi du 7 juillet 2014 précitée, à l’exception de ses articles 11, 13 et 14.

La révision des objectifs, des moyens et modalités d’intervention de la politique française de développement international est d’autant plus indispensable dans le contexte de crise mondiale généré par la pandémie de la covid‑19, dont l’impact sanitaire et socio‑économique n’épargne aucun continent. Cette crise appelle plus que jamais une réponse multilatérale et coordonnée et un effort de long terme pour prévenir de futures crises (crises sanitaires, environnementales, sociales) qui se conjuguent aujourd’hui et mettent en évidence l’interdépendance des États et des populations.

C’est pourquoi le présent projet de loi fait de la lutte contre la pauvreté et les inégalités mondiales l’objectif central de notre politique de développement, qui doit contribuer à la préservation des biens publics mondiaux (en particulier la santé, le climat, la biodiversité, l’éducation) et à la lutte contre les causes profondes des crises, en aidant les pays les plus vulnérables, notamment d’Afrique, à répondre à ces enjeux et à poursuivre leur transition vers des modèles de croissance plus résilients, plus inclusifs et plus durables. Il s’agit également d’inscrire pleinement la politique de développement dans le cadre multilatéral que s’est fixé la communauté internationale en 2015 avec l’agenda 2030 des Nations unies, l’accord de Paris et le programme d’action d’Addis‑Abeba sur le financement du développement. Dans le cadre de la diplomatie féministe de la France, la politique de développement a enfin pour objectif transversal la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Avec le présent projet de loi, le Gouvernement se fixe quatre priorités politiques :

– investir dans les biens publics mondiaux pour prévenir les crises globales qui affectent tous les continents ;

– refonder la politique de développement sur une logique partenariale et une responsabilité partagée avec les pays partenaires ;

– renforcer le pilotage de la politique de développement, qui est un pilier à part entière de la politique étrangère de la France ;

– garantir l’efficacité de son action, grâce à de nouveaux mécanismes d’évaluation et de redevabilité, ainsi que la recherche d’impact réel.

Dans ce cadre, le présent projet de loi décline la programmation des crédits budgétaires concourant à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales jusqu’en 2022, en vue d’atteindre l’objectif fixé par le président de la République d’une aide publique au développement représentant 0,55 % du revenu national brut en 2022. La programmation financière est complétée avant la fin de l’année 2022, pour les années 2023, 2024 et 2025, en vue d’atteindre ultérieurement l’engagement pris dans le cadre du G7 d’une aide publique au développement représentant 0,7 % du revenu national brut.

Ces nouvelles orientations sont le résultat d’un large processus de consultation. À partir des contributions de plusieurs rapports parlementaires, dont celui du député M. Hervé Berville portant sur la modernisation de la politique partenariale de développement, le processus d’élaboration de ce projet de loi a fait l’objet en 2018 et 2020 de quatre sessions extraordinaires du Conseil national du développement et de la solidarité internationale (CNDSI), d’une consultation de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD), et de plusieurs consultations décentralisées sur le territoire français. Ces nouvelles dispositions font également suite aux conclusions du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement du 8 février 2018. La présentation de ce projet de loi a été reportée en raison de la crise de la covid‑19.

Le présent projet de loi vise également à habiliter le Gouvernement à légiférer par ordonnance afin de doter la France d’un dispositif attractif d’accueil sur le territoire français des organisations internationales, ou des associations ou fondations de droit français ou étranger assimilables à ces organisations internationales (ci‑après les organismes internationaux). En effet, ces organismes internationaux jouent un rôle majeur sur la scène internationale et en particulier dans le secteur du développement, de la lutte contre les inégalités et de la défense des biens publics mondiaux. Dans un contexte de remise en cause du multilatéralisme, il est indispensable que la France se dote d’un tel dispositif pour les attirer sur son territoire en prévoyant notamment de leur octroyer des privilèges et immunités dont ils bénéficient classiquement en vertu d’accords de siège et qui revêtent une importance certaine pour ces organismes internationaux, dans la mesure où ces privilèges et immunités permettent de garantir l’accomplissement sans entrave et en toute indépendance de leurs missions sur le territoire de l’Etat hôte. L’évolution du cadre juridique français est d’autant plus nécessaire que la concurrence internationale pour l’accueil de ces organismes internationaux est croissante.

Le titre Ier du projet de loi fixe les dispositions relatives aux objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et à la programmation financière.

L’article 1er indique la période de validité du titre Ier, sur les années 2020 à 2025, et prévoit sa révision à l’issue de cette période. Il précise que, à la fin de l’année 2022, la programmation financière est complétée pour les années 2023, 2024 et 2025. Il approuve le rapport qui établit les orientations, la stratégie, les modalités de pilotage et le cadre de résultats de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, annexé à la loi sous le nom de « cadre de partenariat global » (CPG). Il précise la programmation des crédits budgétaires pour la mission « aide publique au développement » (APD), les montants des crédits budgétaires de la mission « plan de relance » alloués à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, ainsi que les montants de ressources affectées au Fonds de solidarité pour le développement, en vue d’atteindre, par un effort soutenu tout au long du quinquennat, l’objectif fixé par le Président de la République de consacrer 0,55 % du revenu national brut (RNB) à l’APD en 2022. L’article 1er fixe l’objectif de renforcer la composante bilatérale de l’aide publique au développement, ainsi que la part de cette dernière constituée de dons. Dans une logique partenariale, il fixe un objectif de doublement de l’aide publique au développement transitant par les organisations de la société civile, ainsi que des fonds destinés au soutien à l’action extérieure des collectivités territoriales. Enfin, il précise les modalités de mise en œuvre par l’État d’un dispositif de financement dédié aux projets de développement présentés par les organisations de la société civile dans le cadre de leur droit d’initiative.

L’article 2 renforce l’information du Parlement, notamment sur la programmation budgétaire prévue à l’article 1er, la cohérence des politiques publiques susceptibles d’avoir un impact sur l’atteinte des objectifs de développement durable dans les pays partenaires, et le suivi des orientations stratégiques définies dans le rapport annexé. Il en est rendu compte au moyen d’un rapport transmis au Parlement avant le 15 septembre de chaque année par le Gouvernement.

Le titre II du projet de loi fixe les dispositions normatives intéressant la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

L’article 3 met à jour le cadre de référence des politiques publiques menées par l’État et les collectivités territoriales avec le programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté le 25 septembre 2015 à l’Assemblée générale des Nations unies.

L’article 4 introduit la possibilité, pour les collectivités territoriales qui sont autorités organisatrices de la mobilité, de financer sur les budgets des services de mobilité des actions de coopération dans ce domaine avec les collectivités territoriales étrangères et leurs groupements.

L’article 5 définit le rôle du Conseil national du développement et de la solidarité internationale (CNDSI) comme enceinte de concertation entre l’État et les acteurs du développement et précise qu’il comprend parmi ses membres, deux députés et deux sénateurs.

L’article 6 promeut les dispositifs de volontariat à l’international, y compris dans le cadre de volontariats dits « réciproques ».

L’article 7 modifie le code monétaire et financier afin de préciser les missions de l’Agence française de développement (AFD), la tutelle exercée par l’État, et le statut de l’Agence française de développement, qui est un établissement public à caractère industriel et commercial, contribuant à l’action extérieure de la France, au sens de la loi n° 2010‑873 du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieur de l’État. À ce titre, les règles du chapitre Ier de cette loi s’appliquent à l’Agence française de développement. En particulier, son action à l’étranger s’exerce sous l’autorité des chefs de mission diplomatique, dans le cadre de la mission de coordination et d’animation de ces derniers, et sans préjudice des dispositions du code monétaire et financier relatives aux établissements financiers. L’article 7 reprend les dispositions déjà présentes dans la loi du 7 juillet 2014 précitée, qui prévoient que l’AFD est autorisée à gérer sous la forme de fonds de dotation, des fonds publics ou privés. Il autorise l’Agence française de développement à détenir tout ou partie du capital de la société par actions simplifiée Expertise France.

L’article 8 modifie la loi du 27 juillet 2010 précitée afin de prévoir la transformation de l’établissement public dénommé « Agence française d’expertise technique internationale » en société par actions simplifiée dénommée « Expertise France », dont le capital est public, et à la date de sa transformation, entièrement détenu par l’État.

L’article 9 crée une commission d’évaluation de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, en vue de renforcer la transparence et la redevabilité de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, compte tenu de l’accroissement des moyens qui y sont consacrés.

Le titre III est relatif aux dispositions diverses.

Il prévoit en son article 10 d’habiliter le Gouvernement à légiférer par ordonnance pour définir les modalités d’octroi par le Gouvernement de privilèges et immunités sur le territoire français aux organisations internationales et aux associations ou fondations de droit français ou étranger assimilables à ces organisations internationales, qui installent leur siège en France ou qui souhaitent y organiser des conférences internationales, dans le but de renforcer l’attractivité du territoire français.

L’article 11 abroge les dispositions de la loi du 7 juillet 2014 précitée, à l’exception de ses articles 11, 13 et 14.

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l’Europe et des affaires étrangères,

Vu l’article 39 de la Constitution,

Décrète :

Le présent projet de loi de programmation relatif au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales, délibéré en conseil des ministres après avis du Conseil d’État, sera présenté à l’Assemblée nationale par le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, qui sera chargé d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion.

Fait à Paris, le 16 décembre 2020.

Signé : Jean CASTEX

Par le Premier ministre :

Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères

Signé : Jean‑Yves LE DRIAN

TITRE Ier

Notes

([1]) Jusqu’en 2017, un prêt était comptabilisé (i) pour la totalité de sa valeur faciale dès lors qu’il est considéré éligible à l’APD, (ii) au rythme des décaissements (APD positive) et des remboursements (APD négative. La méthodologie en vigueur depuis 2018 consiste à (i) ne comptabiliser comme APD positive que l’équivalent‑don du prêt mais (ii) à ne plus déduire les remboursements comme APD négative. (iii) Pour être comptabilisable en APD, un prêt doit comporter un élément‑don d’au moins 45 % dans les pays les moins avancés (PMA) et autres pays à faible revenu (PFR), 15% dans les pays à revenu intermédiaire – tranche inférieure (PRITI) et 10 % dans les pays à revenu intermédiaire ‑ tranche supérieure. L’équivalent‑don du prêt (le taux de concessionnalité) est arrêté lors de l’engagement du prêt. Ce taux est ensuite appliqué à chaque décaissement des différentes tranches du prêt considéré, pour calculer l’APD générée au fur et à mesure des décaissements ;

([2]) Les instruments d’aide au secteur privé sont comptabilisés en flux nets (APD positive lorsque le prêt ou la prise de participation est décaissé ou que la garantie est appelée, APD négative lorsque le prêt est remboursé ou que la prise de participation est revendue ou génère des dividendes).

([3]) Intègrent les indicateurs ODD, si disponibles, pour les 19 pays prioritaires de la France ou pour l’ensemble des pays partenaires en fonction du champ d’action.

([4]) Les indicateurs seront désagrégés par sexe dans la mesure du possible.

Article 1

I. – Le présent titre fixe, pour la période allant de 2020 à 2025, les objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et la programmation financière qui leur est associée, ainsi que les conditions du contrôle et de l’évaluation de cette politique par le Parlement. La programmation financière est complétée, avant la fin de l’année 2022, pour les années 2023, 2024 et 2025.

II. – Est approuvé le rapport annexé à la présente loi qui établit le cadre de partenariat global fixant les orientations, la stratégie, les modalités de pilotage au niveau central et dans les pays partenaires, ainsi que le cadre de résultats, de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

III. – La France consacrera 0,55 % de son revenu national brut à l’aide publique au développement en 2022 et a l’objectif de porter ultérieurement cette part à 0,7 % de ce revenu national brut.

IV. – 1° Les crédits de paiement de la mission « aide publique au développement », hors charges de pension et à périmètre constant, évolueront comme suit :

(En millions d’euros courants)

2020

2021

2022

Crédits de paiement de la mission « aide publique au développement » 

3 251

3 935

4 800

2° 50 millions d’euros de crédits de paiement de la mission « plan de relance » sont alloués à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales en 2021 ;

3° Les ressources du fonds de solidarité pour le développement sont augmentées de 100 millions d’euros en 2022 par rapport à leur niveau de 2020 et 2021 et sont ainsi fixées à 838 millions d’euros en 2022. À défaut d’une telle augmentation, les crédits de paiement de la mission « aide publique au développement » prévus au 1° ci‑dessus sont fixés à 4 900 millions d’euros en 2022 ;

4° En conséquence des 1°, 2° et 3° ci‑dessus, la somme des crédits de paiement de la mission « aide publique au développement », des crédits de paiement de la mission « plan de relance » alloués à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et des crédits du fonds de solidarité pour le développement s’établit à 3 989 millions d’euros en 2020, 4 723 millions d’euros en 2021 et 5 638 millions d’euros en 2022.

V. – L’évolution des autres ressources concourant à l’aide publique au développement française, qui contribuent également à l’effort visant à consacrer 0,55 % du revenu national brut à celle‑ci en 2022, est précisée de manière indicative dans le cadre de partenariat global annexé à la présente loi.

VI. – La hausse des moyens prévue par le présent article contribuera au renforcement, d’ici 2022, de la composante bilatérale de l’aide publique au développement de la France, et de la part de cette dernière qui est constituée de dons.

VII. – Le montant de l’aide publique au développement allouée à des projets mis en œuvre par des organisations de la société civile actives dans le domaine du développement international augmentera en vue d’atteindre, en 2022, le double du montant constaté en 2017.

VIII. – L’État met en œuvre, au profit des organisations de la société civile appartenant à des catégories définies par décret, un dispositif dédié à des projets de développement qu’elles lui présentent, dans le cadre de leur droit d’initiative, en vue de l’octroi, le cas échéant, d’une subvention. Les projets financés participent à l’atteinte des objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

IX. – Le montant des fonds consacrés par l’État au soutien de l’action extérieure des collectivités territoriales augmentera en vue d’atteindre, en 2022, le double du montant constaté en 2017.

Article 2

Avant le 15 septembre de chaque année, le Gouvernement transmet un rapport au Parlement portant sur les points suivants :

– la stratégie de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales mise en œuvre et les résultats obtenus pour l’année écoulée, mesurés notamment par les indicateurs du cadre de résultats défini par le rapport annexé à la présente loi ;

– la cohérence entre les objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et ceux des autres politiques publiques susceptibles d’avoir un impact sur l’atteinte des objectifs de développement durable dans les pays partenaires, en particulier les politiques sociale, commerciale, fiscale, migratoire, de sécurité et de défense, de recherche et d’innovation, et d’appui aux investissements à l’étranger ;

– la mise en œuvre de la trajectoire d’aide publique au développement prévue par la présente loi, incluant une présentation des crédits budgétaires et des ressources extrabudgétaires mobilisés à cet effet ;

– les choix opérés par la France dans l’allocation de ses contributions aux fonds et programmes multilatéraux et européens, et l’adéquation des actions conduites au titre de ces fonds et programmes avec les priorités de l’action extérieure de la France.

Sur cette base, un débat en séance publique peut avoir lieu à l’Assemblée nationale et au Sénat, ainsi qu’au Conseil national du développement et de la solidarité internationale, et à la Commission nationale pour la coopération décentralisée.

TITRE II

DISPOSITIONS NORMATIVES INTÉRESSANT LA POLITIQUE DE DÉVELOPPEMENT SOLIDAIRE ET DE LUTTE CONTRE
LES INÉGALITÉS MONDIALES

Article 3

I. – À l’article unique de la loi n° 2015‑411 du 13 avril 2015 visant à la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse dans la définition des politiques publiques, après les mots : « tels que des indicateurs d’inégalités, de qualité de vie et de développement durable » sont insérés les mots : « correspondant aux objectifs de développement durable inscrits au Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies ».

II. – Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

1° La première phrase des articles L. 2311‑1‑1, L. 3311‑2, L. 3661‑2, L. 4310‑1, L. 4425‑2, L. 5217‑10‑2, L. 71‑110‑2 et L. 72‑100‑2 est complétée par les mots : « et notamment à contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable inscrits au Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté le 25 septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies » ;

2° À l’article L. 2573‑38, le I est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’article L. 2311‑1‑1 est applicable aux communes de la Polynésie française dans sa rédaction issue de la loi de programmation n°     ».

Article 4

Au chapitre V du titre unique du livre Ier du code général des collectivités territoriales, il est rétabli un article L. 1115‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 11153.  Les autorités organisatrices de la mobilité en application du I de l’article L. 1231‑1 du code des transports, les communes continuant à organiser des services de mobilité en application du II du même article et l’établissement public “Île de France Mobilités” visé à l’article L. 1241‑1 du même code peuvent, dans la limite de 1 % des ressources hors versement de transport affectées aux budgets des services de mobilité, financer sur ces budgets des actions de coopération avec les collectivités territoriales étrangères et leurs groupements, dans le cadre des conventions prévues à l’article L. 1115‑1, des actions d’aide d’urgence au bénéfice de ces collectivités et groupements, ainsi que des actions de solidarité internationale dans le domaine de la mobilité. »

Article 5

Le Conseil national du développement et de la solidarité internationale constitue l’enceinte privilégiée et permanente de concertation entre les principaux acteurs du développement et l’État sur les objectifs, les orientations, la cohérence et les moyens de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Sa composition, son organisation et son fonctionnement sont précisés par décret. Il comprend parmi ses membres, deux députés et deux sénateurs.

Article 6

La loi n° 2005‑159 du 23 février 2005 relative au contrat de volontariat de solidarité internationale est ainsi modifiée :

1° Aux troisième et quatrième alinéas de l’article 1er après les mots : « à l’étranger » sont insérés les mots : « ou en France » ; 

2° L’article 2 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. 2. – Le volontaire de solidarité internationale accomplit une ou plusieurs missions dans un État dont il n’est pas le ressortissant ou le résident régulier. Il ne peut accomplir une mission dans un des États membres de l’Union européenne ou parties à l’accord sur l’Espace économique européen, sauf, pour les seuls ressortissants ou résidents réguliers de pays non membres de l’Union européenne ou parties à l’accord sur l’espace économique européen, en France. »

Article 7

I. – L’article L. 515‑13 du code monétaire et financier est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 51513.  I. – L’Agence française de développement exerce une mission permanente d’intérêt public au sens de l’article L. 511‑104. Cette mission consiste à réaliser des opérations financières de toute nature en vue de :

« 1° Contribuer à la mise en œuvre de la politique d’aide au développement de l’État à l’étranger ;

« 2° Contribuer au développement des collectivités territoriales mentionnées à l’article 72‑3 de la Constitution. 

« II. – L’Agence française de développement est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle de l’État et contribuant à l’action extérieure de la France au sens de l’article 1er de la loi n° 2010‑873 du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieure de l’État. »

II. – L’Agence française de développement est autorisée à gérer, notamment sous la forme de fonds de dotation mentionnés à l’article 140 de la loi n° 2008‑776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie, de conventions particulières ou sous toute autre forme juridique ou contractuelle appropriée, des fonds publics et privés dans le cadre d’opérations financées par l’Union européenne, des institutions ou organismes internationaux, des collectivités publiques, des États étrangers, des établissements de crédit et banques de développement et des personnes morales publiques ou privées, françaises ou étrangères. Elle peut également confier la gestion de fonds publics ou privés aux mêmes entités dans le cadre de conventions particulières.

III. – L’Agence française de développement est autorisée à détenir tout ou partie du capital de la société par actions simplifiée Expertise France.

Article 8

La loi n° 2010‑873 du 27 juillet 2010 relative à l’action extérieure de l’État est ainsi modifiée :

I. – Le chapitre IV : « Agence française d’expertise technique internationale » du titre Ier devient le chapitre Ier du titre II.

II. – L’article 12 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art.12. – I. – L’établissement public dénommé : “Agence française d’expertise technique internationale” est transformé à compter du 1er juillet 2021 en société par actions simplifiée dénommée : “Expertise France”. Son capital est public. À la date de sa transformation, il est entièrement détenu par l’État.

« La société Expertise France est soumise aux dispositions du présent article et, dans la mesure où elles ne lui sont pas contraires, aux dispositions prévues par le chapitre Ier, ainsi qu’aux dispositions législatives applicables aux sociétés par actions simplifiées et à celles applicables aux sociétés dans lesquelles l’État détient directement ou indirectement une participation.

« Cette transformation n’emporte ni création d’une personne morale nouvelle, ni cessation d’activité. L’ensemble des biens, droits, obligations, contrats et conventions de l’Agence française d’expertise technique internationale sont repris de plein droit par la société qui se substitue à l’établissement public. La validité à l’égard des tiers des actes administratifs pris par l’établissement public n’est pas affectée. Les opérations résultant de cette transformation ne donnent lieu au paiement d’aucun droit, ni d’aucune indemnité ou taxe, ni de la contribution prévue à l’article 879 du code général des impôts.

« Cette transformation n’emporte pas de conséquence sur le régime des personnels de l’Agence française d’expertise technique internationale. L’ensemble des personnels, sous contrat de travail ou en détachement, est transféré à la nouvelle société.

« II. – La société Expertise France participe à des missions d’intérêt public au service de la politique extérieure, de développement, d’influence et de diplomatie économique de la France, dans le cadre des orientations stratégiques définies par l’État.

« III. – Le conseil d’administration de la société Expertise France comprend, outre son président, quatorze membres, désignés dans les conditions suivantes :

« 1° Un député et un sénateur désignés par la commission permanente chargée des affaires étrangères de leur assemblée respective ;

« 2° Quatre membres représentant l’État, dont deux membres nommés par le ministre chargé du développement et deux membres nommés par le ministre chargé de l’économie ;

« 3° Quatre membres représentant l’Agence française de développement ;

« 4° Deux personnalités désignées en raison de leurs compétences dans le domaine d’activité de la société, nommées par décret pris sur le rapport du ministre chargé du développement et du ministre chargé de l’économie ;

« 5° Deux membres représentant le personnel élus dans les conditions fixées par le chapitre II du titre II de la loi n° 83‑675 du 26 juillet 1983 relative à la démocratisation du secteur public ;

« IV. – Le président du conseil d’administration est nommé par décret, sur proposition conjointe du ministre chargé du développement et du ministre chargé de l’économie.

« V. – Le ministre chargé du développement et le ministre chargé de l’économie nomment chacun un commissaire du Gouvernement. Les délibérations et décisions du conseil d’administration de la société Expertise France sont exécutoires de plein droit quinze jours après leur réception par les commissaires du Gouvernement, à moins que l’un d’entre eux n’y fasse opposition dans ce délai. Les commissaires du Gouvernement participent aux séances du conseil d’administration et disposent du même droit d’information que les membres.

« VI. – La société Expertise France est soumise au contrôle économique et financier de l’État dans les conditions prévues par le décret n° 55‑733 du 26 mai 1955 relatif au contrôle économique et financier de l’État.

« VII. – Les statuts de la société sont approuvés par décret. »

III. – Au titre II, il est créé un chapitre II : « Autres dispositions » comprenant les articles 14 à 20.

Article 9

I. – Il est institué une commission d’évaluation de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

II. – La commission est constituée de personnalités françaises ou étrangères désignées, dans des conditions fixées par décret, en raison de leurs compétences en matière d’évaluation et de développement.

Ses modalités de fonctionnement sont fixées par décret.

III. – La commission arrête de manière indépendante son programme de travail. Toutes les administrations de l’État, ainsi que les autres personnes publiques conduisant des actions en faveur du développement sont tenues de répondre à ses demandes de renseignement et de lui apporter leur concours dans l’exercice de ses missions.

TITRE III

Article 10

I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est habilité à prendre par ordonnances, dans un délai de douze mois à compter de la publication de la présente loi, toute mesure relevant du domaine de la loi permettant, dans le but de renforcer l’attractivité du territoire français, de définir la nature et les conditions, notamment de délai, et les modalités d’octroi par le Gouvernement des privilèges et immunités nécessaires à garantir l’indépendance dans l’exercice de leurs fonctions sur le territoire national :

1° Des organisations internationales ou des agences décentralisées de l’Union européenne qui envisagent de s’installer en France ou qui souhaitent y organiser des conférences internationales, de leurs personnels, des représentations et représentants des États membres de ces organisations internationales, des personnes officiellement invitées à participer à leurs travaux ainsi que des experts en mission pour leur compte ;

2° Des associations ou fondations de droit français ou de droit étranger qui exercent des activités non lucratives d’intérêt général et de dimension internationale similaires à celles d’une organisation internationale, auxquelles participent plusieurs États ou représentants officiels d’États dont la France et qui ont en France leur siège principal ou un bureau de taille significative, ou qui souhaitent y organiser des conférences internationales, ainsi que de leurs personnels et des personnes officiellement invitées à participer à leurs travaux.

II. – Le projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la publication de l’ordonnance prévue au I du présent article.

Article 11

La loi n° 2014‑773 du 7 juillet 2014 d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale précitée est abrogée, à l’exception de ses articles 11, 13 et 14.

Cadre de partenariat global

PRÉAMBULE

La pandémie de la covid‑19 est une crise mondiale sans précédent qui n’épargne pas davantage les pays du Nord que ceux du Sud. Audelà de ses conséquences sanitaires, cette crise renforce considérablement les défis globaux auxquels la planète est déjà confrontée : la survenance des pandémies du fait de la détérioration de la nature et l’apparition concomitante des zoonoses, l’accroissement des inégalités entre nos pays et dans nos pays, l’augmentation de la pauvreté, l’insécurité alimentaire, le développement des fragilités et des instabilités. Dans certaines régions du monde, elle remet en cause les progrès réalisés au cours des dernières décennies. Elle met à jour plus que jamais l’interdépendance des États et des populations, devant une multiplication et une imbrication des crises sanitaires, environnementales, sociales, qui se conjuguent dans un monde en plein bouleversement.

Ces crises appellent une réponse multilatérale et coordonnée, car il n’y a que collectivement, dans le dialogue et la coopération, que nous pourrons faire face durablement aux enjeux globaux contemporains. Elles appellent aussi un investissement renforcé pour prévenir les crises futures et protéger les biens publics mondiaux, avec une attention particulière portée aux pays les plus vulnérables, notamment ceux d’Afrique, qui ne disposent pas des mêmes ressources pour faire face à la crise et poursuivre leur transition vers des modèles de croissance plus résilients, plus inclusifs et plus durables.

Cet effort est non seulement une priorité pour la planète, une exigence d’humanité, mais aussi notre intérêt collectif bien compris, puisque ces crises affectent directement les Français, à la fois dans leur vie quotidienne, et dans leur capacité à se projeter dans un avenir sûr et prospère.

Dans ce contexte, la France prend ses responsabilités et fait le choix de redoubler d’efforts pour traiter les causes profondes des crises et des fragilités. A travers sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, notre pays est pleinement engagé pour bâtir avec ses partenaires une capacité de réponse multilatérale et solidaire face aux grands déséquilibres globaux. Cette politique s’accompagne de moyens en hausse en vue d’atteindre 0,55 % du revenu national brut (RNB) consacrés à l’APD en 2022, et d’un cadre d’action rénové, au service de priorités géographiques et sectorielles clairement définies, et de résultats concrets sur le terrain. Elle constitue un pilier de la politique étrangère de la France.

Dans un contexte de remise en cause profonde du multilatéralisme et de la coopération internationale, de compétition accrue entre grandes puissances, qui mettent en avant des discours et des intérêts divergents, et alors que de nouveaux acteurs investissent le champ du développement sans nécessairement partager les règles et valeurs forgées par la communauté internationale au cours des dernières décennies, la politique de développement de la France permet de projeter à l’international ses valeurs, ses priorités et ses intérêts, ainsi que ceux de l’Europe, et de les faire valoir au sein des institutions multilatérales comme auprès des principaux acteurs du développement.

Le présent cadre de partenariat global fixe les objectifs et principes d’action de la politique de développement et les axes prioritaires d’intervention, sur les plans géographique et thématique. Il décline l’architecture renforcée du pilotage et les moyens de mise en œuvre de ces orientations stratégiques. Il renouvelle son cadre de résultats et détaille les prévisions d’APD.

I – OBJECTIFS ET PRINCIPES D’ACTION

a) Objectifs

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales a pour objectifs principaux la protection des biens publics mondiaux, l’éradication de la pauvreté dans toutes ses dimensions, la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, la protection de la planète, la promotion des droits humains, le renforcement de l’État de droit et de la démocratie, et l’égalité entre les femmes et les hommes.

Elle contribue à construire et assurer la paix et la sécurité en complément de l’action diplomatique et militaire, dans une approche globale intégrée. En soutenant les pays les plus pauvres et en investissant dans le développement durable de nos partenaires, en particulier en Afrique, elle contribue à la fois à répondre aux causes profondes des déséquilibres mondiaux et à renforcer la place de la France dans le monde.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales concourt à la politique étrangère de la France et à son rayonnement culturel, diplomatique et économique. Elle contribue à illustrer la vision du monde au cœur de l’Agenda 2030, centrée sur cinq piliers : la protection de la Planète, le bien‑être des populations, la paix et la stabilité, la prospérité partagée, et le renforcement des partenariats et du lien social, du niveau local au niveau mondial. Elle œuvre également à la promotion de la diversité culturelle et de la francophonie.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales respecte et promeut les principes et les normes internationaux, notamment en matière de droits humains, de protection sociale, de développement et d’environnement.

b) Cadre multilatéral et européen

La France promeut le multilatéralisme, méthode efficace et indispensable de coopération pour faire face aux enjeux globaux contemporains et protéger les biens publics mondiaux. Ainsi, la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales s’inscrit dans un cadre multilatéral et européen :

– celui des Nations unies, avec : (i) les Objectifs de développement durable (ODD), qui fixent un agenda universel dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 adopté en septembre 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies ; (ii) l’Accord de Paris sur le climat ; (iii) le cadre stratégique mondial pour la biodiversité 2011‑2020 et ses objectifs dits d’ « Aïchi » ; (iv) le Programme d’action d’Addis‑Abeba sur le financement du développement ;

– celui de l’Union européenne, avec la réalisation du consensus européen pour le développement adopté en juin 2017, cadre commun aux institutions de l’Union européenne et de tous les États membres, et celui du consensus européen pour l’aide humanitaire, renouvelé en octobre 2017. Alors que l’Union européenne et ses États membres fournissent plus de la moitié de l’APD mondiale et que la France est l’un des principaux contributeurs à l’aide européenne, la France favorise la convergence entre ses priorités géographiques et sectorielles et les orientations de la politique européenne de développement. Elle inscrit son action dans le cadre de la programmation conjointe entre l’Union européenne et les États membres et contribue à agréger l’aide d’autres partenaires européens pour créer des effets de levier, être plus efficace et démultiplier les résultats.

c) Partenariats

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est définie et mise en œuvre dans le cadre de partenariats multipartites. A ce titre, la France reconnait pleinement le rôle, l’expertise et la plus‑value des collectivités territoriales, notamment d’Outre‑Mer, des organisations de la société civile, tant du Nord que du Sud, impliquées dans la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, et de l’ensemble des acteurs non étatiques.

L’État mobilise l’ensemble des acteurs concernés en France et dans les pays partenaires, en particulier les citoyens, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et acteurs non‑étatiques, dont les syndicats, les entreprises, notamment celles de l’économie sociale et solidaire et de l’entrepreneuriat social, la jeunesse, les diasporas, et les établissements d’enseignement supérieur, de recherche et de formation. Cette dimension partenariale lui permet de démultiplier l’impact de son action en faveur de la réalisation des ODD.

La France intègre les connaissances et les savoirs de la société civile, et encourage les initiatives des diasporas en France, qui jouent un rôle majeur dans le développement de leur pays d’origine. Elle engage aussi l’ensemble de sa communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche à coopérer et soutenir leurs homologues dans les pays en développement, dans une perspective de renforcement des capacités scientifiques et technologiques de ces derniers. Elle encourage et soutient les initiatives des acteurs de l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale, et reconnaît l’importance de l’engagement citoyen à l’international, notamment des jeunes. Elle encourage l’accès de tous, en veillant à intégrer celles et ceux qui vivent en situation de pauvreté, aux dispositifs de volontariat à l’international, y compris dans le cadre de la mobilité croisée et des volontariats réciproques.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est fondée sur un dialogue étroit avec les pays partenaires et la prise en compte de leurs stratégies de développement et des besoins des populations. À cette fin, dans les pays partenaires en développement et jugés prioritaires par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), l’ambassadeur accrédité auprès du pays partenaire définit, dans le cadre d’un dialogue partenarial renforcé avec les autorités locales, en lien avec les opérateurs français présents et en tenant compte de la programmation européenne et de l’action des autres bailleurs internationaux, des orientations stratégiques. Ces dernières contribuent à la stratégie‑pays et à la programmation‑pays élaboré sous l’autorité de l’ambassadeur dans le cadre du conseil local de développement.

d) Efficacité, transparence et redevabilité

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France s’appuie sur des principes partagés en matière d’efficacité de l’aide, définis notamment par la Déclaration de Paris (2005) et réaffirmés à Busan (2011) et à Nairobi (2016) dans le cadre du Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement. Elle adhère aux principes de l’appropriation des priorités de développement par les pays partenaires, d’harmonisation, d’alignement, d’appropriation et de priorité accordée aux résultats, de partenariats pour le développement ouverts à tous, ainsi que de transparence et responsabilité mutuelle.

Afin de favoriser l’accès à l’information, l’appropriation et la lisibilité de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales pour l’ensemble des citoyens, la France met en œuvre les standards internationaux en matière de transparence de l’aide publique au développement, en particulier vis‑à‑vis du Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Elle élargit à l’ensemble des pays en développement partenaires le périmètre des informations relatives à l’aide publique au développement, qu’elle publie sur une plateforme unique. Elle encourage tous les acteurs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales à contribuer activement à cet effort, en particulier en rejoignant les organisations non‑étatiques fournissant au Comité d’aide au développement de l’OCDE des données statistiques sur leur activité.

La France construit sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales dans un esprit de responsabilité partagée avec les autres bailleurs et les principales organisations internationales pour le développement. Elle fait preuve d’une exigence accrue vis‑à‑vis des pays partenaires en développement, et promeut vis‑à‑vis d’eux une logique de réciprocité.

e) Cohérence des politiques pour le développement durable

L’État favorise la cohérence entre les objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et ceux des autres politiques publiques susceptibles d’avoir un impact dans la réalisation des ODD dans les pays partenaires, en particulier les politiques sociale, commerciale, fiscale, migratoire, de sécurité et de défense, de recherche et d’innovation, et d’appui aux investissements à l’étranger.

Une cohérence est également recherchée entre les objectifs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales et ceux des politiques publiques nationales, en vue de la réalisation par la France des ODD et de l’Accord de Paris. À cette fin, la France s’est dotée d’une Feuille de route nationale de mise en œuvre des ODD en 2019. Élaborée sous la coordination du Premier ministre et en concertation étroite avec l’ensemble des ministères et parties prenantes concernés, elle propose une vision partagée et un plan d’action pour accélérer la mise en œuvre des grandes transformations à mener pour le développement durable. Elle assure la cohérence des politiques, sur les plans international et national, en vue de la réalisation de l’Agenda 2030 et permet d’assurer un suivi des progrès réalisés à l’aide d’un ensemble de 98 indicateurs français de développement durable, validé dans le cadre d’un groupe de travail multi‑acteurs mis en place par le Conseil national de l’information statistique (CNIS) en 2018.

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France protège et défend la diversité culturelle et linguistique, notamment l’usage de la langue française et du plurilinguisme au sein des enceintes multilatérales. Elle accorde une attention particulière à la francophonie et participe à la cohésion politique et économique de l’espace francophone. Face aux dynamiques démographiques et à l’évolution du paysage linguistique, notamment en Afrique, la France soutient les actions déployées par les institutions de la Francophonie pour promouvoir la langue française et améliorer l’accès à une éducation de qualité pour tous.

II AXES PRIORITAIRES DE LA POLITIQUE DE DéVELOPPEMENT SOLIDAIRE ET DE LUTTE
CONTRE LES INéGALITES MONDIALES

a) Priorités géographiques

La priorité géographique de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France est accordée à l’Afrique, où convergent tous les défis contemporains, d’ordre social, démographique, climatique, d’urbanisation accélérée, politique et sécuritaire et qui est affectée de manière disproportionnée par la crise sanitaire liée à la covid‑19.

La France a décidé de consacrer 75 % de l’effort financier total de l’État en subventions et en prêts et au moins 85 % de celui mis en œuvre via l’Agence française de développement (AFD) dans la zone Afrique et Méditerranée.

Face à la multiplication des facteurs de fragilité, la France renforce son action dans les pays en crise, en sortie de crise et en situation de fragilité. Elle concentre sa politique de développement sur dix‑neuf pays prioritaires définis par le CICID du 8 février 2018, appartenant tous à la catégorie des PMA : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Comores, Djibouti, Ethiopie, Gambie, Guinée, Haïti, Liberia, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad et Togo. Ces pays concentrent les principaux défis pour atteindre les ODD, alors que leur capacité à financer des investissements dans les infrastructures de base est très limitée. Ils bénéficient dans ce contexte de la moitié de l’aide projet mise en œuvre par l’État, et des deuxtiers des subventions mises en œuvre par l’AFD.

Dans les pays à revenu intermédiaire, en particulier en Amérique latine et en Asie, la France s’appuie largement sur l’instrument des prêts, dont elle se sert pour mobiliser d’autres apports financiers. Elle développe une gamme d’instruments étendue avec des acteurs non‑souverains, en particulier le secteur privé, les collectivités territoriales et les sociétés civiles. Dans ces pays, la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France repose sur des principes de responsabilité partagée et de réciprocité, notamment en matière de gestion des biens publics mondiaux et de lutte contre le changement climatique.

b) Priorités thématiques

L’approche transversale au cœur de l’Agenda 2030 est indispensable pour relever les défis de la préservation des biens publics mondiaux, en prenant en compte leurs interconnexions et de façon à prévenir tout risque d’éviction. L’enjeu est d’accroître les synergies dans le traitement des questions liées au climat, à la biodiversité, à l’égalité femmes‑hommes, aux crises et fragilités et aux droits humains, mais également à la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau, la croissance économique inclusive et durable, et la gouvernance démocratique. Pour engager les sociétés du Nord et du Sud sur des trajectoires plus justes et durables, et mieux prévenir les crises, la politique de développement de la France adopte une approche intégrée de ces différentes problématiques.

Priorités transversales

1/ Relever les défis environnementaux et climatiques les plus urgents de la planète

La France inscrit la diplomatie environnementale et climatique au cœur de sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Elle s’engage avec détermination en faveur de la mise en œuvre irréversible de l’Accord de Paris sur le climat, en particulier son objectif central de limiter l’augmentation de la température à 2°C voire 1,5°C si possible. Cette priorité se traduit par une augmentation des moyens consacrés à la lutte contre le changement climatique, notamment l’adaptation. L’objectif est d’atteindre un équilibre entre adaptation et atténuation tel qu’inscrit dans l’Accord de Paris, que ce soit en milieu marin, afin d’accroître la résilience des États les plus vulnérables, et en milieu urbain, les villes étant responsables de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. La France est particulièrement active pour mobiliser les institutions multilatérales, afin que ces dernières fixent un montant croissant de co‑bénéfices climat à leurs interventions et excluent les investissements incompatibles avec les contributions déterminées au niveau national des pays bénéficiaires de l’aide.

La France concentre son action sur la mobilisation de flux financiers publics et privés pour financer la transition écologique, l’orientation des investissements vers un développement à faibles émissions et résilient aux impacts du changement climatique, la protection des populations vulnérables aux effets du changement climatique et à ses impacts irréversibles, ainsi que la mise en place de politiques publiques adéquates pour atteindre les objectifs fixés dans les contributions prévues déterminées au niveau national. La France s’est engagée à développer l’accès à l’énergie sur le continent africain, en particulier à travers le développement des énergies renouvelables. Elle accompagne ses partenaires dans l’identification de solutions pour une mobilité sobre en carbone et encourage le développement d’infrastructures vertes, inspirées de solutions fondées sur la nature, y compris pour assurer la résilience des villes côtières face aux effets des évènements climatiques extrêmes.

Sur le plan bilatéral, la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France dans le domaine environnemental est essentiellement mise en œuvre à travers le groupe AFD, sous la forme de ressources financières, de renforcement de capacités, de soutien à la recherche et à l’enseignement supérieur, et de transfert de technologies. Dans le cadre de sa stratégie climat, l’AFD s’est engagée à ce que son activité soit 100 % compatible avec l’Accord de Paris d’ici à 2020. Elle accompagne donc les pays partenaires pour renforcer l’ambition des contributions déterminées au niveau national. À la lumière de l’Accord de Paris, elle veille à ce que la transition écologique soit juste pour les populations en situation de vulnérabilité. La France intervient également à travers le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), instrument créé en 1994 à la suite du Sommet de la Terre de Rio et dont l’objectif est de préserver l’environnement dans les pays en développement.

Sur le plan multilatéral, la France, s’est fortement mobilisée pour permettre d’atteindre la cible d’une recapitalisation du Fonds vert pour le climat à hauteur de quasiment 10 milliards de dollars américains en 2019, en doublant sa contribution, qui s’élèvera à 1,5 milliard d’euros. Elle travaille pour renforcer la gouvernance de ce fonds et en faire un outil de transformation au service des États africains et des pays et populations les plus vulnérables. La France est également le cinquième pays contributeur au Fonds pour l’environnement mondial (FEM) qui finance des projets dans le cadre de cinq conventions internationales majeures dans le domaine de l’environnement : les trois conventions issues de la conférence de Rio de 1992 (changements climatiques, diversité biologique, lutte contre la désertification) ainsi que les conventions sur les polluants organiques persistants et le mercure. Sa contribution à la septième reconstitution du FEM pour 2019‑2020 s’élève à 300 millions de dollars. La France contribue également au Fonds d’adaptation au changement climatique et au Fonds pour les pays les moins avancés, qui financent exclusivement des projets d’adaptation au changement climatique dans les pays en développement, ce dernier étant principalement actif sur le continent africain.

En matière de biodiversité, la France contribue à l’émergence d’un niveau d’ambition internationale à la hauteur des enjeux que représente la « sixième extinction de masse » des espèces. Dans le cadre de la préparation de nouveaux objectifs dits « post‑Aichi » lors de la COP 15 de la Convention sur la diversité biologique (CDB), la France promeut une approche globale du développement durable, intégrant la biodiversité (conformément aux ODD 14 et 15 de l’Agenda 2030). Sur le plan financier, la France accroît de plus de 300 millions d’euros ses contributions aux projets internationaux répondant conjointement aux objectifs de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité. La France plaide par ailleurs au niveau européen pour une prise en compte ambitieuse des co‑bénéfices environnementaux, climatiques et de biodiversité dans les instruments d’action extérieure de l’Union européenne relatifs au développement.

Enfin, la France prend part à la lutte contre le trafic des espèces sauvages en soutenant des projets et initiatives de lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces sauvages, particulièrement en Afrique subsaharienne, et s’attache à mettre en œuvre une politique de lutte contre la déforestation, y compris importée, tenant compte des enjeux environnementaux, climatiques et humains.

[Source : Plan biodiversité, MTES (2018) ; Stratégie ClimatDéveloppement 20172022, AFD (2017).]

2/ Soutenir la grande cause du quinquennat qu’est l’égalité femmeshommes

Les inégalités entre les femmes et les hommes perdurent partout dans le monde. Les évolutions récentes et les nouveaux enjeux globaux rendent nécessaire la poursuite d’une action résolue en faveur de la concrétisation de l’égalité entre les femmes et les hommes et des droits des femmes dans l’ensemble des régions du monde. L’autonomisation économique et sociale des femmes et l’égalité entre les femmes et les hommes constituent un socle fondamental du développement durable.

Dans le cadre de l’Agenda 2030 des Nations unies, et en vue d’atteindre l’ODD 5, la France a décidé de renforcer significativement son action, sur le plan stratégique et opérationnel, afin d’intégrer l’égalité femmes‑hommes et la prise en compte systématique du genre, à la fois de façon transversale et spécifique, au cœur de son action. À travers sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, la France vise à assurer aux femmes et aux filles le libre et égal accès aux services sociaux de base, tels que l’éducation et la santé sexuelle et reproductive, à favoriser l’accès aux ressources productives et économiques, leur contrôle et l’accès à l’emploi décent, à garantir le libre et égal accès des femmes et des filles aux droits et à la justice, et la protection contre toutes les formes de violence. Elle vise à assurer la participation effective des femmes dans les espaces de décisions économiques, politiques et sociaux, ainsi qu’aux processus de paix et sécurité.

La diplomatie féministe de la France se matérialise dans les engagements d’aide publique au développement et la mobilisation des opérateurs publics autour de l’objectif de l’égalité femmes‑hommes, objectif transversal à tous les programmes et toutes les interventions de la France. La stratégie internationale de la France pour l’égalité entre les femmes et les hommes (2018‑2022) fixe des objectifs ambitieux : d’ici 2022, 100 % des projets et programmes de l’AFD devront être marqués genre et 50 % des volumes annuels d’engagements de l’AFD devront avoir le genre pour objectif principal ou significatif.

L’AFD met en œuvre une nouvelle génération de projets qui ciblent les déterminants de la fécondité et visent à éviter la déscolarisation des filles et prévenir les grossesses adolescentes. Elle favorise l’émergence de la société civile, et renforce sa capacité de mobilisation et de sensibilisation des populations, mais aussi d’influence auprès des gouvernements. L’AFD accorde une importance croissante à l’approche par les droits à la santé sexuelle et reproductive et aux dynamiques démographiques en Afrique subsaharienne.

Sur le plan multilatéral, la France s’est engagée à poursuivre son action pour l’accès aux droits et à la santé sexuels et reproductifs (DSSR), notamment en Afrique de l’Ouest et du Centre, via le Fonds français spécifique « Muskoka », mis conjointement en œuvre par quatre organismes des Nations unies, et le Partenariat de Ouagadougou. Elle soutient l’organisation ONU Femmes et le Fonds des Nations unies pour les populations. Elle co‑préside en 2021 le Forum Génération Egalité, rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes, organisé par ONU Femmes en partenariat avec la société civile. Au niveau européen, la France défend une prise en compte ambitieuse des co‑bénéfices en matière de genre en soutenant l’objectif de 85 % de projets intégrant des co‑bénéfices genre, conformément aux objectifs du Plan d’Action Genre de l’Union européenne. Elle participe également, à travers l’UE, à l’initiative « Spotlight » pour éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles.

[Sources : Stratégie internationale de la France pour l’égalité entre les femmes et les hommes 20182022, MEAE (2018) ; Stratégie pour l’action extérieure de la France sur les enjeux de population, de santé et droits sexuels et reproductifs 20162020, MEAE (2016).]

3/ Prévenir et traiter les crises et les fragilités

Dans un monde marqué par les impacts négatifs croissants de la crise climatique et environnementale et la montée des crises humanitaires, politiques et sécuritaires, la France place la lutte contre les fragilités et les inégalités mondiales au cœur de sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. En 2030, si les tendances actuelles se poursuivent, les zones de fragilité et de crise, en particulier en Afrique subsaharienne, concentreront 80% de l’extrême pauvreté dans le monde. La persistance de fragilités peut déboucher sur des crises politiques, sociales et économiques majeures, affecter durablement le développement et la stabilité de nombreux pays en développement et être à l’origine de crises humanitaires. Les changements climatiques et la dégradation des écosystèmes agissent comme des facteurs aggravants des crises. En accord avec l’ODD 16, qui reconnait le lien étroit entre sécurité et développement, la France agit pour aider les États les plus vulnérables à répondre aux crises et à analyser et traiter les causes profondes des fragilités avant qu’elles ne débouchent sur des crises ouvertes.

La France promeut une approche globale pour mieux anticiper les risques et pour agir sur les causes profondes des fragilités et des crises. Elle s’efforce de mieux coordonner l’ensemble des acteurs mobilisés dans les domaines de la diplomatie, de la sécurité, du développement, de la stabilisation et de l’aide humanitaire, en recentrant les actions sur les missions de chacun dans le cadre d’une approche globale, pour appuyer les processus de sortie de crise, soutenir l’établissement de systèmes de gouvernance inclusifs répondant efficacement aux besoins des populations et à leur accès effectif aux droits pour permettre un retour en sécurité intérieure découlant de la stratégie de sécurité nationale.

Face à la multiplication des crises, l’action humanitaire de la France représente un pilier de sa politique étrangère et de développement solidaire et de lutte contre les inégalités : à l’échelle mondiale, le nombre de personnes nécessitant une assistance humanitaire a plus que doublé entre 2012 et 2017, pour atteindre près de 135,7 millions de personnes en 2018. À travers son action humanitaire, la France vise à préserver la vie et la dignité des populations de pays touchés par des crises de toutes natures, en répondant à leurs besoins fondamentaux : accès à l’eau et l’assainissement, à la nourriture, aux soins de santé, et à un abri. Afin de se donner les moyens de répondre à ces besoins croissants, la France s’est dotée d’une stratégie humanitaire 2018‑2022 et triplera sa contribution financière annuelle d’ici 2022. Au‑delà du rehaussement des moyens, cette stratégie préconise une diplomatie humanitaire active, centrée sur l’accès aux populations les plus vulnérables, sur l’impératif de neutralité et sur l’objectif de régulation des conflits.

Dans cette perspective, l’action de stabilisation de la France constitue également un des piliers de la réponse aux crises. Elle vise à appuyer un processus de sortie de crise par des actions de terrain couvrant de nombreux domaines : services de base, relèvement socio‑économique, gouvernance, réconciliation, déminage. La stabilisation est un instrument clé s’inscrivant au cœur des articulations sécurité‑développement et humanitaire‑développement.

[Sources : Stratégie prévention, résilience et paix durable 20182022, MEAE (2018) ; Stratégie humanitaire de la France 20182022, MEAE (2018).]

4/ Défendre une approche fondée sur les droits humains

La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France promeut une approche fondée sur les droits humains visant à renforcer les capacités des citoyens afin qu’ils soient en mesure de faire valoir leurs droits, et à accompagner les Etats partenaires pour qu’ils se conforment à leurs obligations de respect, de protection et de mise en œuvre de ces mêmes droits. La France s’engage notamment en faveur des libertés d’expression, de croyance et d’information, de la lutte contre la peine de mort, de l’égalité entre les femmes et les hommes, de la dépénalisation universelle de l’homosexualité et pour la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels. Elle contribue au renforcement des médias libres et indépendants et de la société civile dans les pays en développement. La France met également l’accent sur la protection des défenseurs des droits humains afin que leurs libertés d’expression et d’action soient respectées.

[Source : Stratégie droits humains et développement, MEAE (2019).]

Priorités sectorielles

1/ Renforcer l’action pour lutter contre les maladies et soutenir les systèmes de santé

La santé est à la fois condition et outil du développement humain et économique. Le droit à la santé, la promotion de l’objectif de couverture santé universelle, le renforcement des systèmes de santé des pays, l’accès de tous à des produits et des services essentiels de santé abordables, en particulier aux vaccins, médicaments et produits de santé dits essentiels et de qualité font partie des priorités de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France.

La France a fait de la santé un axe majeur de son action au niveau international. Elle est engagée dans le renforcement des systèmes de santé, l’atteinte d’une couverture santé universelle, la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, la promotion des droits et de la santé sexuels et reproductifs, ainsi que le soutien à la santé maternelle, néonatale, infantile et des adolescents, y compris en luttant contre la sous‑nutrition. Elle continue de défendre l’approche par les droits, marqueur fort de son action en santé mondiale, et de prioriser les enjeux sanitaires affectant majoritairement les populations les plus pauvres ou en situation de vulnérabilité, pour atteindre la couverture santé universelle, selon une approche intégrée de la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, et renforcer la sécurité sanitaire au niveau international. Elle promeut le bien‑être de toutes et tous, tout au long de la vie, sans aucune discrimination. La France joue un rôle moteur dans la recherche en santé et place parmi ses priorités la formation, le recrutement, le déploiement et la fidélisation des personnels de santé et la mobilisation de son expertise.

La France a fait le choix d’une politique de santé à l’international transitant majoritairement par le canal multilatéral. Elle soutient le rôle central de coordination joué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dont elle est un Etat membre fondateur et à laquelle elle apporte un soutien financier accru. Elle s’appuie sur les partenariats en santé que sont le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Unitaid et GAVI l’Alliance du vaccin dont elle est respectivement le second, premier et cinquième contributeur. Lors de la reconstitution des ressources de GAVI en juin 2020, la France a annoncé une contribution de 500 millions d’euros sur le prochain cycle de financement 2021‑2025. Ces choix traduisent la forte valeur ajoutée qu’apportent la mutualisation et la coordination des efforts en santé au niveau mondial.

La France s’efforce également de trouver des moyens de rendre l’action multilatérale dans le domaine de la santé mondiale plus efficace. C’est le sens de l’initiative Access to covid19 Tools Accelerator (ACT‑A) qu’elle a impulsée et dont l’objectif est d’accélérer la recherche, le développement et l’accès équitable aux vaccins, traitements et diagnostics liés à la covid‑19, et de renforcer les systèmes de santé. Elle soutient le Plan d’action mondial, visant une meilleure coordination des bailleurs et agences multilatérales pour permettre à tous de vivre en bonne santé. À l’échelle nationale, les acteurs de la santé mondiale (ONG, établissements d’enseignement supérieur et de recherche, opérateurs, secteur privé notamment) sont étroitement associés à cette politique.

Pays fondateur et second contributeur historique au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la France a accueilli la sixième conférence de reconstitution des ressources du Fonds à Lyon en 2019 et montré l’exemple en augmentant de 20 % sa contribution. Elle s’est fortement engagée pour mobiliser les autres donateurs et permettre ainsi d’atteindre la cible de 14 milliards de dollars nécessaires pour remettre la communauté internationale sur la trajectoire de l’ODD 3, en termes de lutte contre les inégalités en santé et d’élimination des pandémies.

Les enjeux mondiaux de santé nécessitent aussi le renforcement de l’aide bilatérale, à travers l’AFD, notamment dans les pays prioritaires de la politique de développement française et sous forme de dons. Cette action bilatérale en santé doit contribuer à réduire les inégalités d’accès à la santé en répondant aux défis démographiques, écologiques et sociaux contemporains, en améliorant la protection sociale des populations pour faire diminuer les barrières financières à l’accès aux soins et en prévenant et répondant aux épidémies.

Le soutien bilatéral au secteur de la santé doit également alimenter un cercle vertueux pour la réalisation de l’ensemble des ODD, et contribuer à l’éducation, en particulier l’éducation complète à la sexualité, et à l’autonomisation des filles et des femmes, notamment au Sahel, ainsi qu’à la lutte contre les inégalités, la prise en charge des personnes âgées, et l’atténuation de l’impact de l’urbanisation, de la pollution et du changement climatique sur la santé des populations.

L’Initiative présidentielle pour la santé en Afrique lancée en 2019 intègre ces différents éléments de l’action de la France en santé et vise à apporter un soutien politique, technique et financier à des pays engagés à augmenter leurs dépenses en santé, à renforcer leur système de santé et à accélérer leur lutte contre les grandes pandémies. Cette initiative s’appuie sur les acteurs de la recherche, l’expertise technique mobilisée dans le cadre de l’Initiative 5% gérée par Expertise France et l’augmentation des financements des projets en santé, mis en œuvre par l’AFD.

[Source : Stratégie de la France en santé mondiale 20172021, MEAE (2017).]

2/ Renforcer notre effort sur l’éducation, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, au profit de l’employabilité des jeunes

L’éducation, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation sont au cœur de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France. Si d’importants progrès ont été réalisés, 265 millions d’enfants en âge d’être scolarisés au niveau primaire ou secondaire, pour majorité des jeunes filles, n’ont toujours pas accès à l’école, dont plus de la moitié en Afrique subsaharienne. Dans les pays du Sahel, la moitié des enfants atteignent l’adolescence sans maîtriser les apprentissages de base. Les voies de l’enseignement supérieur et professionnel sont peu nombreuses et peu diversifiées, alors que 440 millions de jeunes entreront sur le marché du travail en Afrique d’ici 2050.

Les impacts positifs de l’éducation et de la formation sur le développement humain et sur l’ensemble des enjeux du développement durable (égalité femmes‑hommes, santé, emploi, lutte contre la pauvreté, cohésion sociale) justifient d’investir sur ce secteur sur la durée. La France prend sa part dans l’engagement renouvelé de la communauté internationale en faveur de l’éducation et de la formation professionnelle tout au long de la vie, conformément à l’Agenda 2030 et à l’ODD 4. Elle concentre ses efforts sur les pays les moins avancés, et particulièrement sur l’Afrique sub‑saharienne et le Sahel, y compris en portant une attention particulière aux situations de crises.

Sur le plan bilatéral, la France, en particulier à travers les interventions de l’AFD, les activités des opérateurs dédiés à l’enseignement supérieur et à la recherche au Sud (CIRAD, CNRS, Institut Pasteur, IRD) et les projets de coopération menés par les ambassades, appuie l’accès universel à un socle de connaissances et de compétences fondamentales. Elle concentre ses efforts à la fois sur l’élargissement de l’accès gratuit à l’éducation de base (éducation primaire et jusqu’au premier niveau de l’éducation secondaire), l’inclusion dans l’éducation, en portant une attention particulière aux filles et aux enfants en situation de vulnérabilité, ainsi qu’à la petite enfance, l’amélioration de la qualité et de l’évaluation des apprentissages, et l’émergence d’un enseignement supérieur et de capacités scientifiques de qualité, tout en promouvant le renforcement de la gouvernance des systèmes éducatifs. En matière de formation professionnelle et d’insertion, elle soutient les gouvernements partenaires pour développer une offre de formation professionnelle en adéquation avec les besoins du marché du travail dans des secteurs porteurs (agriculture, énergies, infrastructures, entrepreneuriat, etc.). En s’appuyant sur les établissements dédiés tels que l’IRD et le CIRAD, la France soutient des systèmes d’enseignement supérieur contribuant au continuum formation‑recherche‑innovation ainsi que l’émergence d’équipes scientifiques compétitives au plan international. Elle favorise le recours à des techniques pédagogiques innovantes, faisant appel, en particulier, aux potentialités des outils numériques.

Au niveau multilatéral, la France appuie en particulier l’UNESCO, agence onusienne spécialisée pour l’éducation et la formation professionnelle, ainsi que l’UNICEF, la Banque mondiale et l’Union européenne, principaux pourvoyeurs mondiaux d’aide au développement en matière d’éducation. La France a également renforcé en 2018‑2020 l sa contribution au Partenariat mondial pour l’éducation (PME), principal fonds dédié au renforcement des systèmes éducatifs et à l’éducation de base dans les pays à faible revenu. La France soutient également l’Organisation internationale du travail (OIT), notamment pour l’appui à la mise en œuvre du travail décent dans les pays en développement.

La France engage l’ensemble de sa communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche en faveur du développement des pays partenaires. Son action vise à favoriser le développement des pays du Sud et à leur permettre d’être reconnus comme des partenaires à part entière dans la communauté scientifique internationale. Au‑delà de la conduite de projets de recherche au Sud, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche français prennent en considération le renforcement des capacités locales dans la durée, dans l’objectif de pouvoir échanger avec des communautés scientifiques du meilleur niveau pour faire face ensemble aux défis mondiaux. La mobilité d’étudiants et de scientifiques venant des pays en développement est au cœur de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales de la France, contribuant aux échanges culturels et scientifiques ainsi qu’au développement du capital humain des pays en développement. Ces mobilités Nord‑Sud, Sud‑Sud et Sud‑Nord sont promues par des outils de partenariats innovants. La France appuie aussi les initiatives d’implantation d’établissements d’enseignement supérieur français à l’étranger, notamment en Afrique.

[Source : Stratégie française pour l’éducation, la formation professionnelle et l’insertion dans les pays en développement 20172021, MEAE (2017).]

3/ Continuer à œuvrer pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable

La sécurité alimentaire et la nutrition sont au cœur des enjeux de développement humain et de lutte contre la pauvreté : le coût social et économique de la malnutrition pèse sur les sociétés et entrave fortement leur développement. L’état de la sécurité alimentaire dans le monde est préoccupant : le nombre de personnes sous‑alimentées a atteint 821 millions en 2017, soit 11 % de la population mondiale. En 2020, on évaluait à 135 millions dans 55 pays le nombre de personnes en insécurité alimentaire grave, chiffre qui pourrait augmenter très fortement avec les conséquences économiques de la crise sanitaire liée à la covid‑19. L’Afrique, notamment le Sahel et la Corne de l’Afrique, et l’Asie sont les régions les plus touchées. Par ailleurs près d’un quart des enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance (malnutrition chronique). En compromettant le développement physique et cognitif des enfants, la malnutrition retarde le développement humain et économique des pays. La malnutrition sous toutes ses formes (sous‑nutrition, carences, surpoids et obésité) touche une personne sur trois à travers le monde.

La protection des populations face aux crises alimentaires ou aux situations d’insécurité alimentaire passe par l’amélioration de leur résilience aux chocs économiques et climatiques, par une meilleure prévention des risques (risques climatiques, de marchés ou sanitaires) et par la transformation vers des systèmes alimentaires produisant des aliments nutritifs, sains, sûrs durables et accessibles à tous, garantissant la sécurité alimentaire des populations. Pour faire face à l’urbanisation croissante, elle porte une attention particulière à l’alimentation durable des villes. La France s’appuie en particulier sur l’action de son opérateur dédié, le CIRAD, et sur ses partenaires nationaux et européens, pour intégrer les résultats de la recherche agronomique dans la conception de nouveaux modèles.

Dans ce contexte, la France promeut une agriculture familiale, productrice de richesses et d’emplois, respectueuse des écosystèmes et de la biodiversité et soutient un développement rural inclusif. Ce développement pourra se faire à travers des systèmes alimentaires durables, une intensification des approches agro‑écologiques, la sécurisation de l’accès au foncier et à l’eau, le soutien aux petits producteurs, en particulier aux femmes, l’appui aux organisations paysannes, la lutte contre la dégradation et la pollution des terres et une amélioration de la nutrition des populations. La France promeut également une intégration transversale de la lutte contre la malnutrition pour agir sur ses causes : sécurité alimentaire, pratiques de soins et d’alimentation, santé et assainissement. A travers l’aide alimentaire programmée et l’APD, soutenant en priorité les agricultures familiales et paysannes, la France s’engage pour aider les populations à lutter contre la malnutrition, renforcer leur résilience et leur permettre de retrouver une autonomie alimentaire tout en relançant la production et le commerce local.

La France considère le Comité des Nations unies pour la sécurité alimentaire mondiale comme la principale plateforme inclusive de recommandations sur les questions de politiques publiques pour la sécurité alimentaire. À l’échelle multilatérale, la France appuie le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et le Programme alimentaire mondial (PAM) et promeut une collaboration entre ces trois agences. La France met en œuvre la Stratégie française pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable 2019‑2024.

La France mobilise la recherche dans le domaine agricole et rural, cruciale pour accompagner les transformations profondes qu’appelle l’atteinte des ODD, notamment l’ODD 2.

Enfin, dans ses projets de coopération, la France ne finance pas l’achat, la promotion ou la multiplication de semences génétiquement modifiées. Elle ne soutient pas de projets ayant pour finalité ou conséquence la déforestation de forêts primaires, l’accaparement des terres incompatible avec un développement local équitable ou la privation des ressources naturelles des populations. Les projets agricoles à emprise foncière importante, publics et privés, feront l’objet d’une analyse approfondie des enjeux fonciers, à travers des outils opérationnels spécifiques tels que la grille d’analyse ex ante sur la prise en compte des directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts.

[Sources : Stratégie française pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable 20192024, MEAE (2019).]

4/ Améliorer la gestion de l’eau et l’assainissement

Source de vie et de biodiversité, la ressource en eau est un bien public mondial. Sa préservation et son accessibilité constituent l’un des principaux défis environnementaux du XXIème siècle, d’autant plus que cette ressource est sous pression croissante, particulièrement vulnérable au changement climatique, à l’explosion démographique, à l’évolution des modes de production et de consommation, et à l’urbanisation croissante.

En 2017, 2,1 milliards de personnes n’avaient pas accès à des services d’eau potable et 4,5 milliards de personnes à des services d’assainissement, avec des conséquences sanitaires, sociales, économiques et environnementales lourdes. 40 % de la population mondiale sera confrontée aux pénuries d’eau d’ici 2050.

L’eau et l’assainissement sont des moteurs incontournables de la réalisation des autres droits humains, du développement économique, de la santé, de la sécurité alimentaire et d’une meilleure nutrition, de l’éducation et de l’égalité femmes‑hommes, de la préservation de l’environnement et de l’adaptation au changement climatique, de la stabilité sociale, économique et politique de nos sociétés, et de la préservation de la sécurité et de la paix à travers de le monde.

Reconnu comme un droit humain par les Nations unies en 2010, l’accès universel à l’eau potable et l’assainissement sont les premières cibles de l’ODD 6, qui vise un accès universel et équitable à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030, en particulier pour les populations vulnérables. Il vise aussi la gestion intégrée et durable de cette ressource, en termes de qualité de l’eau, d’usage durable et efficace, de protection des écosystèmes, et mentionne la réduction du nombre de personnes souffrant de la rareté de l’eau. Cet objectif intègre la notion de gestion transfrontalière de cette ressource, essentielle à la gestion durable, ainsi qu’à la paix et à la coopération.

L’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement est un axe de la politique française de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. La France poursuit son action pour la mise en œuvre universelle de ce droit humain, en portant une attention particulière à la promotion de l’hygiène et aux populations les plus vulnérables. Elle promeut la gestion intégrée et équitable des ressources en eau, y compris par la recherche et l’innovation, comme outil diplomatique et de bonne gouvernance, de même que le développement de mécanismes innovants et solidaires de financement de ce secteur, dont les outils décentralisés. Elle renforce la mise en œuvre de mesures d’adaptation au changement climatique dans le domaine de l’eau et de préservation de la biodiversité aquatique, et soutient des modèles sobres en eau. Elle participe à l’amélioration de la gouvernance mondiale de l’eau, par un engagement diplomatique renforcé, le soutien aux coopérations transfrontalières et à la mise en place, au sein des Nations unies, d’un comité intergouvernemental sur l’eau. La France agit aussi pour garantir le droit à l’eau dans les situations de crises humanitaire.

[Sources : Stratégie de la France à l’international pour l’eau et l’assainissement (20202030), MEAE (2020).]

5/ Renforcer les capacités commerciales pour une croissance économique inclusive et durable

La France est convaincue que le commerce, s’il est accompagné des politiques adéquates, peut jouer un rôle moteur en matière de développement durable. Il est essentiel de mieux intégrer les pays en développement, et notamment les pays les moins avancés, dans le commerce international. Le renforcement des capacités commerciales s’inscrit dans le cadre des engagements pris par le G20 en matière de réduction des coûts liés au commerce qui implique une assistance technique importante pour les pays en développement. L’Agenda 2030 et les ODD 8 et 17 en particulier visent à promouvoir un système commercial multilatéral universel, réglementé, ouvert, non discriminatoire et équitable sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que l’accès de tous les pays les moins avancés aux marchés en franchise de droits et hors contingent, conformément aux décisions de l’OMC. Ils rappellent également la nécessité d’accroître l’appui apporté aux pays en développement dans le cadre de l’initiative « Aide pour le commerce », en particulier aux pays les moins avancés, y compris par l’intermédiaire du cadre intégré renforcé pour l’assistance technique liée au commerce en faveur des pays les moins avancés.

L’insertion progressive des pays en développement dans le commerce mondial constitue une priorité pour la France. Elle promeut la conclusion d’accords commerciaux régionaux asymétriques visant une meilleure insertion dans le commerce régional et international  des pays en développement, en particulier dans le cadre du système des préférences généralisées de l’Union européenne. Les Accords de Partenariat Economique (APE) conclus par l’Union européenne avec les pays de la zone Afrique Caraïbes et Pacifique, qui comprennent une grande partie des pays les moins avancés, accordent un accès libre et sans quotas au marché européen et permettent un meilleur accompagnement vers le développement des PMA. Au‑delà de l’accès au marché accordé aux pays en développement dans le cadre du système des préférences généralisées de l’Union européenne, la France reste attachée à faire des APE un instrument au service du développement. Elle favorise une meilleure prise en compte des préoccupations de ses partenaires africains dans la négociation des APE régionaux afin que ces accords portent leurs fruits en termes d’intégration régionale et de développement, a fortiori dans le cadre de la constitution future d’une zone de libre‑échange continentale en Afrique. Les APE sont fortement complétés par des politiques d’aide au commerce et de facilitation des échanges qui permettent de structurer des filières autour de petites structures encore peu développées et de réduire les coûts liés au commerce développant ainsi le commerce intra et extra régionale, notamment en Afrique.

La France soutient également le respect des normes sociales et environnementales au travers des instruments de préférences généralisées et de ces accords commerciaux, avec l’inclusion systématique d’engagements contraignants quant à la bonne ratification par les pays‑tiers des conventions internationales pertinentes, et notamment de l’Accord de Paris. Outre l’aide au commerce, la France apporte une assistance technique cruciale pour garantir la durabilité des produits concernés par les différents projets.

6/ Promouvoir la gouvernance démocratique, économique et financière

La gouvernance démocratique et l’état de droit sont des conditions essentielles de l’efficacité de l’aide au développement. La France promeut une conception extensive et dynamique de la gouvernance, qui inclut tous les acteurs (institutions, secteur privé, société civile), tous les échelons (du local au global), tous les champs (politique, économique, social, culturel), et la question de la sécurité. La France agit pour la refondation de l’État, favorise la décentralisation et l’émergence d’acteurs locaux, une action publique efficace et transparente, un accès le plus large possible aux données publiques et le développement de contre‑pouvoirs légitimes et efficaces.

Dans ce cadre, la France développe des actions de coopération autour de plusieurs priorités. En réponse au contexte d’urbanisation croissante dans les pays partenaires, en particulier en Afrique, la France soutient les processus de gouvernance urbaine démocratique et le rôle stratégique des autorités locales, acteurs légitimes pour construire, en articulation avec l’État, des réponses innovantes au plus proche des besoins des populations et permettre ainsi l’émergence de villes durables. La France promeut la définition de politiques urbaines favorisant l’inclusion sociale, l’accès aux services essentiels, l’attractivité et la prospérité des territoires ou encore la protection de la santé des citoyens et de l’environnement. La France soutient l’action d’ONU Habitat pour la mise en œuvre du Nouvel Agenda urbain adopté lors de la 3ème Conférence des Nations unies pour le logement et le développement urbain durable (Quito, 2016).

Sur les sujets financiers ayant un impact sur le développement, la France approfondit sa coopération internationale, en particulier sur la  fiscalité, la mobilisation des ressources intérieures publiques et privées, la lutte contre les flux financiers illicites et l’évasion fiscale, et la bonne gestion des revenus tirés de l’exploitation des ressources extractives. L’approche de la France repose en particulier sur cinq piliers : une meilleure régulation fiscale mondiale selon les standards les plus exigeants portés dans le cadre du G20, une projection de l’action française dans un cadre européen, une conception politique et démocratique des enjeux de mobilisation des ressources intérieures notamment dans les États fragiles, une transparence et une redevabilité accrues de l’ensemble des acteurs, dont les bénéficiaires de l’aide, ainsi qu’une mobilisation interministérielle pour améliorer la coordination et la cohérence de l’offre française, technique et financière. À la suite des engagements pris dans le cadre de l’Initiative fiscale d’Addis‑Abeba, la France a déjà plus que doublé le volume de son appui en matière de fiscalité et de mobilisation des ressources intérieures publiques. La France promeut également un financement soutenable du développement, notamment à travers des pratiques soutenables d’endettement.

La transparence et la redevabilité sont essentielles pour s’assurer que les moyens de l’État, y compris financiers, sont utilisés au service des populations, notamment les plus vulnérables. La France s’engage ainsi dans la lutte contre la corruption et en faveur d’institutions transparentes et redevables de leurs actions envers leurs citoyens. Elle intervient à travers des actions de renforcement des capacités, en partenariat avec les gouvernements, les autorités locales et des organisations de la société civile. Elle appuie les efforts des États partenaires pour créer un climat favorable à l’entreprenariat et à l’investissement local et international. Avec ses partenaires internationaux, la France favorise l’essor de circuits financiers sécurisés permettant, notamment, la gestion des finances publiques, en dépenses et en recettes, et d’offrir des canaux sûrs pour une part croissante des transferts de fonds des diasporas. La France contribue à soutenir le potentiel de solidarité des migrants, notamment au travers de l’appui à la création d’entreprises et à l’investissement productif des diasporas.

De façon transversale, la France renforce son action en matière de coopération statistique pour la production et l’utilisation de données pour  le développement  durable  afin de renforcer, avec l’appui des technologies disponibles et utilisables, la connaissance et le pilotage du processus de développement.

[Sources : Stratégie interministérielle de mobilisation des ressources intérieures dans les pays en développement (20202022) ; Stratégie fiscalité et développement (2018) ; Plan d’action migrations internationales et développement (20182022).]

a) Le pilotage de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales est assuré par le Conseil du développement, le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), le ministre chargé du développement, le ministre chargé de l’économie et le ministre chargé du budget.

– Le Conseil du développement, présidé par le président de la République en présence des principaux ministres concernés, prend les décisions stratégiques relatives à la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

– Le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), présidé par le Premier ministre, fixe le cadre général des interventions de l’État et l’articulation entre les différentes politiques et les différents acteurs. Il réunit les ministres concernés par la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. Le comité interministériel détermine la liste des pays prioritaires vers lesquels sera concentrée l’aide au développement bilatérale, fixe les orientations relatives aux objectifs et aux modalités de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales dans toutes ses composantes bilatérales et multilatérales, veille à la cohérence des priorités géographiques et sectorielles des diverses composantes de la coopération, assure une mission permanente de suivi et d’évaluation de la conformité aux objectifs fixés des politiques et des instruments de la coopération internationale et de l’aide au développement.

– Le ministre chargé du développement est compétent pour définir et mettre en œuvre la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, en lien avec le ministre chargé de l’économie, le ministre chargé du budget, ainsi que les autres ministres concernés. Il veille à la mise en œuvre, en ce qui le concerne, des décisions prises par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement, ainsi que, avec le ministre chargé de l’économie, le ministre chargé du budget, et les ministres concernés, à la cohérence des positions et de l’affectation des contributions françaises vers les fonds et programmes multilatéraux, et de leur adéquation vis‑à‑vis des priorités de l’action extérieure de la France. Le ministre est le garant de la mobilisation de l’ensemble des parties prenantes, notamment en présidant le Conseil national du développement et de la solidarité internationale (CNDSI). Il anime le dialogue sur les sujets relatifs à cette politique et encourage la construction de passerelles et de savoirs entre les acteurs du développement, de la coopération scientifique et culturelle, ainsi que de la coopération économique.

Le ministre chargé du développement préside un conseil d’orientation stratégique de l’Agence française de développement (AFD), composé des représentants de l’État au Conseil d’administration de l’agence. Ce conseil coordonne la préparation par l’État du contrat d’objectifs et de moyens liant l’agence à l’État, en contrôle l’exécution et prépare, avant leur présentation au conseil d’administration, les orientations fixées par l’État à l’agence en application des décisions arrêtées par le CICID. Le ministre chargé du développement veille à la consultation du CNDSI. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères assure une participation active de la France aux décisions sur les orientations et la mise en œuvre de la politique de développement de l’Union européenne.

– Le secrétariat du CICID est assuré conjointement par le ministre de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) et le ministre de l’économie et des finances (MEF). L’AFD peut être associée aux réunions, sur invitation des présidents du co‑secrétariat. Le secrétariat réalise un suivi régulier des progrès réalisés pour assurer que les politiques mises en œuvre soutiennent les objectifs de développement dans les secteurs prioritaires identifiés. Il prend les décisions nécessaires à leur réalisation, dans le cadre de ses compétences.

b) La politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales se construit sur la base d’une relation renforcée entre l’État et les opérateurs dont il assure la tutelle. L’État fixe dans ce cadre les orientations stratégiques et les moyens alloués à l’ensemble des entités du groupe AFD, incluant Expertise France et Proparco. Les activités conduites par les opérateurs s’inscrivent en pleine conformité et cohérence avec les orientations stratégiques et priorités définis par l’État dans le cadre de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales.

L’État exerce le pilotage politique et prospectif du groupe AFD, sur la base d’une convention‑cadre qui détermine les relations entre l’État et l’AFD. Le conseil d’orientation stratégique de l’AFD se réunit sous la présidence du ministre chargé du développement dans les conditions fixées par l’article R. 515‑7 du code monétaire et financier. L’action à l’étranger de l’Agence française de développement s’exerce sous l’autorité du chef de mission diplomatique, dans le cadre de la mission de coordination et d’animation de ce dernier et sans préjudice des dispositions du code monétaire et financier relatives aux établissements financiers. Elle est conforme aux orientations et priorités définies par le conseil local du développement présidé par l’ambassadeur. L’AFD participe ainsi, avec les autres opérateurs sous tutelle de l’État, à l’élaboration de la stratégie‑pays et de la programmation‑pays commune aux opérateurs. Cette dernière est soumise aux instances de décision de l’AFD.

La relation entre l’État et l’AFD repose sur une transparence et une redevabilité renforcées, s’agissant en particulier des sujets opérationnels, stratégiques et budgétaires, et des relations entre les postes et le groupe AFD dans les pays partenaires.

Le gouvernement fait du soutien, de la consultation et de la coordination avec l’ensemble des acteurs du développement une priorité de sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales. À cette fin, le CNDSI est chargé de la concertation régulière entre les différents acteurs du développement et de la solidarité internationale sur les objectifs, les orientations, la cohérence et les moyens de la politique française de développement. Il émet des recommandations à destination des pouvoirs publics. La Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD) assure quant à elle le dialogue entre l’État et les collectivités territoriales sur l’action internationale de ces dernières.

c) Au niveau local, dans le cadre des dispositions prévues à l’article 6 de la présente loi, l’ambassadeur accrédité auprès du pays partenaire préside chaque année un conseil local du développement, qui regroupe les services de l’État, les opérateurs du développement sous tutelle de l’État, ainsi que, le cas échéant, les organisations françaises de la société civile, les acteurs de la coopération décentralisée, et les parties prenantes locales de la solidarité internationale.

Sous l’autorité de l’ambassadeur, le conseil local du développement élabore un projet de stratégie‑pays et un projet de programmation‑pays commun aux services de l’État et aux opérateurs en charge des enjeux du développement. Le projet de stratégie‑pays est soumis pour approbation de l’État au niveau central. Le projet de programmation‑pays est soumis pour approbation à l’échelon central (État et opérateurs). L’ambassadeur supervise la mise en œuvre de la stratégie‑pays et de la programmation‑pays par les services de l’État, les opérateurs et, le cas échéant, les autres partenaires concernés.

IV – MOYENS

a) Aide publique au développement

La hausse des moyens en faveur de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales en vue d’atteindre 0,55% du revenu national brut (RNB) en 2022, première étape vers l’objectif de 0,7%, se conjugue avec un renforcement de la part accordée aux dons, à l’action bilatérale et aux moyens transitant par les organisations de la société civile. Cet engagement sur les moyens et les canaux de l’APD française permettra ainsi à la France de mieux concentrer son APD vers les pays pauvres et fragiles, les pays prioritaires, qui appartiennent tous à la catégorie des pays les moins avancés (PMA) bénéficieront d’ici 2022 de la moitié de l’aide projet de l’État et les deux‑tiers des subventions mises en œuvre par l’AFD (hors fonds dédiés à la préparation des projets).

Les moyens renforcés en faveur de la politique de développement seront mis au service des priorités géographiques et sectorielles définies par la présente loi, et des différents instruments de notre action bilatérale et multilatérale.

b) Canaux

L’action bilatérale, qui avait diminué au cours des dix dernières années, est essentielle pour projeter à l’international nos priorités géographiques et sectorielles.

Elle est mise en œuvre, en majeure partie, par les opérateurs de l’État, en premier lieu l’Agence française de développement (AFD). L’AFD intervient à la fois sous forme de subventions (aide‑projet, aide budgétaire, projets financés dans le cadre des contrats de désendettement et de développement, Fonds français pour l’environnement mondial, programme pour le renforcement des capacités commerciales) et de prêts concessionnels. Par le biais de sa filiale Proparco et du Fonds d’investissement de soutien aux entreprises en Afrique (FISEA), elle octroie aussi des prêts, des garanties, et prend des participations directes en appui au secteur privé des pays en développement. L’activité de l’AFD fait l’objet d’un contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’État, qui permet d’assurer que les activités conduites par l’opérateur s’inscrivent en pleine conformité avec les priorités géographiques et sectorielles définies par l’État. Les autres opérateurs de l’État contribuant à l’APD française sont en particulier Expertise France, l’Institut de Recherche pour le Développement, le CIRAD, Canal France international ou encore l’Institut Pasteur.

Une partie de l’APD bilatérale est mise en œuvre directement par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, au travers de l’aide‑projet, via le Fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI) dont une partie est gérée par les ambassades, les crédits de gestion et de sortie de crise, gérés par le Centre de crise et de soutien (CDCS), l’aide alimentaire programmée, l’expertise technique, les fonds de soutien aux dispositifs de volontariats et de coopération décentralisée des collectivités territoriales, et les bourses octroyées aux étudiants des pays en développement. Une partie de l’APD bilatérale mise en œuvre par le MEAE et l’AFD transite par les organisations de la société civile.

Le ministère de l’économie et des finances intervient via les prêts concessionnels du Trésor, le Fonds d’étude et d’aide au secteur privé (FASEP), l’allocation d’aides budgétaires globales et les allègements de dette.

Les projets de coopération décentralisée portés par les collectivités territoriales contribuent également à l’APD bilatérale de la France.

L’action multilatérale constitue un outil complémentaire indispensable à l’APD mise en œuvre de manière bilatérale. Elle permet à la France de démultiplier l’impact de son aide et de conserver son influence à l’échelle de la planète, notamment en ce qui concerne la protection des biens publics mondiaux qui nécessite une action coordonnée de tous les pays. Les participations et contributions de la France dans les institutions multilatérales de développement permettent de participer à l’effort international tout en y faisant valoir les priorités géographiques et sectorielles françaises. La France applique un principe de cohérence, d’efficience et de pragmatisme en matière d’articulation des activités bilatérale et multilatérale, en particulier au sein du système des Nations unies, des institutions financières internationales et de l’Union européenne.

La France intervient par le biais des instruments de coopération de l’Union européenne (UE), financés par le budget de l’UE et hors budget pour le Fonds européen de développement (FED).

Elle contribue au capital des banques multilatérales de développement, dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, ou encore la Banque asiatique de développement. La France participe également aux fonds de développement qui y sont rattachés et qui fournissent des ressources aux pays les plus pauvres à des conditions très privilégiées, tels que l’Association internationale de développement (AID), guichet concessionnel de la Banque mondiale en Afrique, ou le Fonds africain de développement (FAD).

Elle finance les fonds dits « verticaux » répondant aux priorités de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales, tels que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMSTP), le Fonds vert pour le climat, ou encore le Partenariat mondial pour l’Education (PME), qui permettent de financer, à l’échelle mondiale, des projets liés aux enjeux globaux.

c) Financement du développement

La France promeut une vision universelle et durable du financement des ODD et de l’Accord de Paris, en mobilisant de façon cohérente toutes les sources de financement, publiques et privées, nationales et internationales, dans une logique de partenariats multi‑acteurs pour le développement durable, et en intégrant la question climatique dans l’ensemble des actions de développement. Cette politique est construite dans un esprit de responsabilité partagée et d’exigence accrue vis‑à‑vis des partenaires, afin d’être plus efficace et plus utile à ceux à qui elle est destinée.

Dans le cadre du Programme d’action d’Addis‑Abeba sur le financement du développement agréé par les Nations unies en 2015, la France s’est engagée à accroître les moyens alloués à l’aide publique au développement, qui a un rôle crucial à jouer pour financer les ODD dans les pays en développement. L’APD ne sera cependant pas suffisante pour relever seule le défi des ODD d’ici 2030 : elle doit être conçue comme l’une des composantes d’un ensemble de flux financiers plus vaste, publics et privés, nationaux et internationaux, du Nord et du Sud, contribuant au développement durable.

Ainsi, la France agit dans les enceintes multilatérales chargées du financement du développement (Union européenne, OCDE, institutions financières internationales, Nations unies) et auprès de l’ensemble des acteurs, y compris du secteur privé, pour influer sur les flux financiers concernés, en les rapprochant des règles de financement soutenable du développement en vue d’assurer l’investissement dans les transitions. La France s’efforce avec ses partenaires, dans le cadre du Programme d’action d’Addis‑Abeba, de maximiser les flux financiers en faveur des ODD, d’origine publique et privée, internationaux et nationaux, et d’en accroître la transparence et la labellisation, notamment en incitant les donneurs émergents et les pays en développement à publier des données quantitatives et qualitatives sur ces flux.

La France accorde une importance particulière à la mobilisation des ressources nationales, principal pilier du financement du développement, et s’engage dans la lutte contre l’évasion fiscale, l’opacité financière et les flux financiers illicites. La France milite pour accroître la transparence en permettant aux sociétés civiles locales de jouer leur rôle de contrôle et aux citoyens de s’emparer des questions fiscales et ainsi améliorer la redevabilité des acteurs économiques et politiques en la matière.

La France attache une importance particulière à l’innovation dans le financement du développement, notamment en vue d’accroître les montants de financements disponibles et de faire contribuer à la solidarité internationale et au financement des biens publics mondiaux les secteurs économiques qui bénéficient le plus de la mondialisation, y compris par le biais de taxes affectées au développement. Elle promeut le décloisonnement des financements de l’aide au développement et notamment la prise en compte dans ces financements de la recherche, de l’innovation et de son transfert, de la formation et de l’enseignement supérieur. A travers sa politique de développement, la France favorise le développement des échanges fondés sur le commerce équitable et contribue au soutien des initiatives d’économie sociale et solidaire (ESS) et du micro‑crédit dans les pays partenaires. Elle accompagne le déploiement à l’international des acteurs de l’ESS et renforce les initiatives locales en favorisant l’accès aux financements et la structuration d’écosystèmes.

La France entend bâtir sa politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales avec des acteurs publics comme privés, autour d’un contrat commun en faveur d’un pilotage renforcé et d’une redevabilité rénovée. Dans ce cadre, elle prend en compte l’exigence de la responsabilité sociétale des acteurs publics et privés, et promeut cette exigence auprès des pays partenaires et des autres bailleurs de fonds. La France s’engage, avec ses partenaires internationaux, à ce que les investissements privés soient compatibles avec les ODD, ainsi qu’au respect du devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre vis‑à‑vis de leurs filiales et sous‑traitants. Les opérateurs de la politique de développement solidaire et de lutte contre les inégalités mondiales intègrent également la responsabilité sociétale dans leur système de gouvernance et dans leurs opérations. Ils prennent, selon leurs modes d’intervention, des mesures destinées à évaluer et maîtriser les impacts environnementaux et sociaux des opérations qu’ils financent, à assurer le respect des droits de l’Homme, prévenir et sanctionner les abus sexuels, et promouvoir la transparence financière, pays par pays, des entreprises qui y participent.

Afin de soutenir la révolution de l’innovation et de l’entreprenariat en Afrique, la seule qui puisse apporter les 450 millions d’emplois dont le continent aura besoin d’ici 2050, la France promeut le soutien au secteur privé dans les pays partenaires, fondamental pour stimuler la croissance, créer des emplois locaux et générer de la richesse.

(En millions d’euros)

2017

2017
(nouvelle méthode
‑ à titre indicatif)

2018

2019

2020

2021

2022

Aide publique au développement résultant des crédits budgétaires 

6 977

5 817

6 363

7 738

9 123

8 969

9 847

(i) mission APD (hors prêts)

2 177

2 177

2 297

2 811

2 942

3 624

4 512**

(ii) prêts bilatéraux de l’AFD au secteur public.

2 458

1 298

1 131

1 363

2 726

2 069

2 111

(iii) instruments du secteur privé (prêts, prises de participation) 

428

541

503

229

229

(iv) autres

2 342

2 342

2 506

3 023

2 952

3 047

2 995

dont bourses et écolages du MESR (P150, P231) 

753

753

797

798

808

825

825

dont frais d’accueil des demandeurs d’asile (P303) 

502

502

613

835

833

852

859

dont frais de santé des demandeurs d’asile

175

182

185

189

dont recherche (P172)

342

342

341

332

338

339

339

dont action extérieure de l’État (P105 et P185) 

429

429

437

413

384

375

375

Autres prêts

125

448

709

146

367

427

376

(i) prêts concessionnels du Trésor

‑95

140

110

80

117

177

234

(ii) prêts multilatéraux

220

308

599

66

250

250

142

Contrats de désendettement (décaissements).

325

325

319

366

357

132

112

Contribution à l’APD financée par le budget de l’Union européenne (prélèvement sur recettes) 

1 527

1 527

1 476

1 451

1 529

1 901

2 369

Allègement de la dette

183

92

57

18

225

4 426

146

Fonds de solidarité pour le développement

809

809

835

733

738

738

738

TOTAL BUDGET DE L’ETAT

9 580

9 018

9 759

10 453

12 339

16 593

13 587

Collectivités territoriales et agences de l’eau

118

118

131

138

124

134

140

Frais administratifs de l’AFD hors rémunération des opérations de l’AFD pour le compte de l’État 

354

354

394

349

400

429

437

TOTAL APD

10 052

9 489

10 284

10 940

12 862

17 157

14 165

APD en % du RNB (nouvelle série SEC 2014).

0,39%

0,37%

0,41%

0,44%

0,56%

0,69%***

0,55%

* Cette trajectoire d’aide publique au développement est fondée sur les données disponibles en septembre 2020.

** Dont 100 M€ en 2022 à confirmer en fonction des  dispositions du IV de l’article 1er du présent projet de loi de programmation.

*** Hors nouveaux allègements de dette, le ratio APD/RNB s’établit à 0,52 % en 2021.

La décomposition de l’APD française est la suivante :

– L’aide financée par la mission « aide publique au développement » (programmes 110 et 209) s’élève à 3,6 milliards d’euros en 2020, 3,9 milliards d’euros en 2021 et 4,8 milliards d’euros en 2022 conformément aux dispositions prévues à l’article 1er de la présente loi de programmation. Ces crédits permettent de financer l’activité en subventions de l’AFD (aide‑projet), l’aide‑projet du MEAE (Fonds de solidarité pour les projets innovants, les sociétés civiles, la francophonie et le développement humain ‑ FSPI), les crédits de gestion et sortie de crise (fonds d’urgence humanitaire, aide alimentaire programmée, aide budgétaire) et de contribuer aux principaux fonds multilatéraux, ainsi qu’au Fonds européen de développement [la ligne « mission APD (hors prêts) » du tableau fourni à la fin du présent chapitre ne prend pas en compte les bonifications de prêts] ;

– Les prêts bilatéraux de l’AFD ([1]) ;

– Les instruments d’aide au secteur privé : les prêts, prises de participation et garanties accordées et appelées au bénéfice du secteur privé ([2]) ;

– Les autres programmes du budget de l’État et de ses opérateurs, qui comprennent en particulier les frais de formation en France d’étudiants issus des pays  inscrits sur la liste des pays éligibles  à l’APD (écolages), les frais d’accueil et de santé de réfugiés provenant de ces mêmes pays, ainsi que les travaux de recherche sur le développement, conduits notamment par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) ;

– Les autres prêts, principalement les prêts du Trésor ;

– Les prêts multilatéraux au bénéfice des organisations éligibles à l’APD ;

– La contribution française au budget de l’Union européenne finançant l’APD européenne. L’APD générée par le budget régulier de l’Union européenne est en effet attribuée à chaque État membre en fonction d’une clé de répartition représentant la part du RNB de chaque État dans le RNB total de l’Union. Elle correspond ainsi à l’APD de l’Union financée par le biais du prélèvement sur recettes au bénéfice de l’Union européenne (PSRUE) ;

– Les opérations de traitement de la dette, y compris les contrats de désendettement, qui tiennent compte des allègements et annulations qu’il est possible de prévoir actuellement. D’autres allègements ou annulations pourraient intervenir d’ici 2022 ;

– L’APD financée par les taxes affectées au Fonds de solidarité pour le développement (taxe sur les transactions financières et taxe de solidarité sur les billets d’avion) ;

– Une dernière catégorie de dépenses comptabilisables en APD se situe hors du budget de l’État. Elle correspond en particulier à l’APD réalisée par les collectivités territoriales, qui ne peut être prévue avec exactitude, aux frais administratifs de l’AFD ainsi qu’à la capitalisation de fonds dédiés à des opérations de financement du développement (en particulier, le fonds STOA, véhicule d’investissement filiale de la Caisse des Dépôts et de l’Agence française de développement, destiné à financer des projets d’infrastructures et d’énergie dans les pays en développement).

Certaines données, notamment des crédits non pilotables (frais d’accueil et de santé des demandeurs d’asile) n’ont qu’une valeur indicative et seront actualisées chaque année dans le document de politique transversale « Politique française en faveur du développement » annexé au projet de loi de finances.

VI ‑ CADRE DE RéSULTATS

Le cadre de résultats fixe, pour chacune des priorités définies par la présente loi, des indicateurs de résultats de l’aide publique au développement bilatérale et multilatérale de la France, qui sont renseignés annuellement. Il s’appuie sur une méthodologie de collecte de données précise pour chaque indicateur :

– Les indicateurs bilatéraux sont calculés par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (indicateurs 1.1, 1.3, 1.16, 1.18, 1.23, 1.31, 1.32, 1.33), conjointement avec le ministère de l’économie et des finances (1.30, 1.32, 1.33) et par l’AFD (1.2, 1.6, 1.7, 1.10, 1.11, 1.12, 1.17, 1.22, 1.26, 1.27), sur la base d’une méthodologie agréée.

– Les indicateurs multilatéraux rendent compte des résultats globaux obtenus par les organisations et fonds multilatéraux auxquels la France contribue, plutôt que de résultats pouvant être attribués à la France. Ils comprennent, pour chaque priorité sectorielle, un indicateur issu du cadre de résultats révisé de l’Union européenne de 2018 pour la coopération internationale et le développement (indicateurs 1.4, 1.5, 1.9, 1.13, 1.14, 1.15, 1.24, 1.29, 1.34), ainsi que, le cas échéant, un indicateur du cadre de résultats des fonds et organisations suivantes : Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (1.21), Alliance GAVI (1.20), Partenariat mondial pour l’éducation (1.9), Fonds mondial pour l’environnement (1.14, 1.15), Banque mondiale (1.19, 1.28) et FIDA (1.25).

Le cadre de résultats intègre également la mesure de l’atteinte des Objectifs de Développement durable par les pays partenaires, selon les indicateurs définis par la Commission statistique des Nations unies.

Lorsqu’elles sont disponibles, les données sont désagrégées par sexe, afin de permettre la mesure de l’impact de l’action de la France en matière de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes.

Année de référence : 2014 pour les indicateurs de résultats issus de la LOP‑DSI, 2019 pour les nouveaux indicateurs.

Axes prioritaires

ODD

Objectifs par axe prioritaire

Mesure de l’atteinte des ODD
par les pays partenaires ([3])

Indicateurs de résultat de la politique de développement solidaire et de la lutte contre les inégalités mondiales
de la France ([4])

Indicateurs bilatéraux

Indicateurs multilatéraux

Crises et fragilités

1281016

Renforcer la résilience des populations impactées par les fragilités et les crises

16.1.1 Taux d’homicides dans les pays prioritaires

1.1 Nombre de personnes bénéficiant de l’assistance alimentaire française

1.4 Nombre de personnes sousalimentées recevant de l’aide européenne

1.2 Nombre de personnes vivant en zone de crise et/ou fragile bénéficiant d’une aide de la France

Accompagner  les États fragilisés pour prévenir et répondre aux crises

1.3 Nombre de policiers formés grâce à l’aide française

1.5 Nombre d’institutions soutenues en faveur de la prévention des conflits grâce à l’aide européenne

Éducation

4810

Appuyer l’accès universel à un socle de compétences fondamentales

4.6.1 Taux d’alphabétisation des 15‑24 ans dans les pays prioritaires

1.6 Nombre d’enfants scolarisés au primaire (désagrégé par sexe) et au premier niveau du secondaire grâce à l’aide française

1.8 Nombre d’enfants accueillis dans le cycle scolaire primaire et secondaire (collège) grâce au Partenariat mondial pour l’éducation

Développer une offre de formation professionnelle adéquate

4.4.1‑ Taux de participation des jeunes et des adultes à un programme d’éducation et de formation au cours des 12 mois précédents, dans les pays prioritaires

1.7 Nombre de personnes ayant suivi une formation professionnelle grâce à l’aide française

1.9 Nombre de personnes bénéficiant de capacités en formation professionnelles (TVET)  grâce à l’aide européenne

Climat et environ-nement

712131415

Favoriser la transition écologique et la lutte contre le changement climatique

7.2.1‑ Part de l’énergie renouvelable dans la consommation finale d’énergie et  dans les secteurs de l’électricité, chaleur et transport dans les pays prioritaires

1.10 Nouvelles capacités d’énergies renouvelables installées grâce à l’aide française

1.13 Nouvelles capacités d’énergies renouvelables installées grâce à l’aide européenne

1.11 Émissions de gaz à effet de serre évitées ou réduites à travers l’aide française

1.14 Émissions de gaz à effet de serre évitées grâce à l’aide européenne et à l’aide du Fonds mondial pour l’environnement

Lutter en faveur de la biodiversité

15.1.2 Proportion des sites importants pour la  biodiversité terrestre et la biodiversité des eaux douces qui se trouvent dans des aires protégées dans les pays partenaires

1.12 Superficies bénéficiant de programmes d’amélioration de la biodiversité ou de gestion durable des ressources naturelles grâce à l’aide française

1.15 Superficies i) terrestre et ii) maritime bénéficiant de programmes d’amélioration ou de gestion durable de la biodiversité grâce à l’aide européenne et l’aide du FME

Égalité femmes/

hommes

45

Promouvoir l’autonomisation économique des femmes

5.5. Proxy ‑ Proportion de femmes parmi la population active dans les pays prioritaires

1.16 Part de projets financés par la France ayant pour objectif l’égalité femmes‑hommes et l’autonomisation économique des femmes

Assurer la participation effective des femmes dans les espaces de décisions économiques, politiques et sociaux

5.5.1 Proportion de sièges occupés par des femmes  dans les parlements nationaux et les administrations locales dans les pays prioritaires

Adopter des politiques bien conçues et des dispositions législatives applicables en faveur de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de des femmes et des filles

Assurer le libre et égal accès aux services, notamment les services sociaux de base tels que la santé sexuelle et reproductive

5.6.1 Proxy  Taux de prévalence des méthodes modernes de contraception dans les pays prioritaires

Santé

3

Promouvoir la santé maternelle, néonatale et infantile

3.1.1‑ Taux de mortalité maternelle dans les pays prioritaires

1.17 Nombre de personnes dont l’accès aux soins de qualité a été amélioré grâce à l’appui de la France

1.19 Nombre de personnes ayant bénéficié d’un ensemble de service de base de santé, de nutrition et de services aux personnes grâce à l’aide de la Banque mondiale

Faciliter l’accès universel aux soins de base

3.8.1 Indice composite CSU dans les pays prioritaires.

1.18 Nombre de pays appuyés par la France pour la mise en œuvre du Règlement sanitaire international de l’OMS

1.20 Nombre d’enfants vaccinés par GAVI

Mettre fin aux épidémies mondiales

3.3 Proxy Taux de mortalité attribuable au VIH, à la tuberculose et au paludisme dans les pays prioritaires

1.21 Nombre de personnes traitées contre le VIH, la tuberculose et le paludisme par le Fonds mondial FMSTP

Sécurité alimentaire, nutrition et agriculture durable

12

Améliorer la résilience des populations

1.4.‑ Proxy : Part de l’agriculture dans le PIB dans les pays prioritaires (WDI Data)

1.22 Nombre d’exploitations familiales agricoles soutenues par la France

1.24 Écosystèmes agricoles et pastoraux où des pratiques de gestion durable ont été introduites avec le soutien de l’UE (ha)

Aider les pays partenaires à renforcer leurs capacités productives agricoles de manière durable

Lutter contre la malnutrition

2.1.2‑ Prévalence de la malnutrition dans les pays prioritaires de la France

1.23 Part de projets financés par la France dont l’objectif principal ou significatif concerne la nutrition

1.25 Nombre de personnes dont la résilience s’est renforcée (en millions de personnes) (FIDA)

Eau et assainis-sement

16

Réduire le nombre de personnes souffrant de la rareté de l’eau

6.1.1‑ Proportion de la population utilisant des services d’alimentation en eau potable en toute sécurité dans les pays prioritaires

1.26 Nombre de personnes bénéficiant d’un service élémentaire d’alimentation en eau potable

1.28 Nombre de personnes ayant gagné un accès à des sources d’eau améliorée  grâce à l’aide de la Banque mondiale

Favoriser l’accès à l’assainissement et à l’hygiène pour tous et toutes et de façon durable

6.2.1  Proportion de la population utilisant des services d’assainissement gérés en toute sécurité dans les pays prioritaires

1.27 Nombre de personnes bénéficiant d’un service élémentaire d’assainissement

1.29 Nombre de personnes bénéficiant d’une amélioration de leur service d’assainissement et/ou en eau potable grâce à l’aide européenne

Croissance inclusive et durable

817

Promouvoir l’intégration régionale et insertion au commerce mondial

Promouvoir le respect des normes sociales et environnementales

8.a / 8.4 Taux des échanges intra et extra régionaux, baisse des coûts liés à la facilitation des échanges, demande d’Assistance technique par les pays en développement

1.30 Nombre de pays appuyés dans leur intégration au commerce mondial, par le biais du Programme de renforcement des capacités commerciales et des actions conduites dans le cadre de l’OMC

Gouvernance

101617

Promouvoir le respect des droits humains

16.10.1 Proxy : Score « voix citoyenne et redevabilité » de la Banque mondiale dans les pays prioritaires

1.31 Part de projets financés par la France ayant pour objectif le développement participatif, la démocratisation, la bonne gestion des affaires publiques ou le respect des droits de la personne

1.34 Nombre de victimes de violations des droits humains recevant de l’aide européenne

Renforcer l’efficacité des institutions

16.6 Proxy : Score « efficacité du gouvernement» de la Banque mondiale dans les pays prioritaires

1.32 Nombre de fonctionnaires ayant bénéficié de formations initiale et continue dans le pays bénéficiaire, la sous‑région et en France

Promouvoir une mobilisation des ressources internes efficace et équitable

17.1.1 Total des recettes publiques en proportion du PIB, dans les pays partenaires

1.33 Nombre de contribuables inscrits sur les bases fiscales

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