Sébastien DeloguSon nom a été sali, sa maman insultée, ses soutiens bestialisés. Son bourreau, quant à lui, a empoché plus de 1 million d'euros, et a été traité comme un héros, par toutes celles et ceux qui abîment la République au quotidien.
Vous entretenez une société inhumaine, injuste, au sein de laquelle les jeunes racisés sont tués dans nos quartiers pour un simple refus d'obtempérer.
Hier, lorsque j'ai entendu le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, justifier le meurtre de Wanys sans aucune compassion, j'ai pensé à ce que disait Aimé Césaire : « Ce n'est pas par la tête que les civilisations pourrissent. C'est d'abord par le cœur. » Les paroles du préfet de police de Paris jettent de l'huile sur le feu quand il faudrait l'éteindre.