Guillaume Kasbarian, ministre délégué . De plus, vous confondez tout dans les chiffres que vous avez cités. Tous les soirs, grâce à l'État, au ministère et aux associations, 200 000 SDF trouvent un refuge ou un toit dans notre pays - ils sont 100 000 en Île-de-France.
Malheureusement, étant donné la saturation des structures d'hébergement franciliennes, tous ne trouvent pas de solution en appelant le Samu social. C'est pourquoi, sans aucun lien avec les Jeux olympiques , le Gouvernement a appliqué, dès mars 2023, une politique de desserrement : il a créé des sas régionaux qui permettent l'accueil volontaire de personnes sans domicile fixe qui accepteraient d'y loger.
Nous comptons dix sas régionaux et depuis mars 2023, ce sont 3 800 personnes qui y ont trouvé refuge. Dans la région Centre-Val de Loire, ce sont 519 personnes qui ont été accueillies en un an, je le précise en toute transparence. Encore une fois, madame Paris, ces SDF ne sont pas tous étrangers ou migrants et la confusion que vous faites à leur endroit pose problème.
En pratique, le sas d'Orléans accueille au plus cinquante personnes toutes les trois semaines. Ces sans-abri ne sont pas accueillis chez Serge Grouard, maire d'Orléans, ni dans votre permanence, ni non plus au château de Montretout : ils sont pris en charge par des associations mandatées par l'État, avant d'être rapidement orientés vers des solutions plus durables d'hébergement en région, grâce notamment à l'intermédiation locative, aux pensions de famille ou aux résidences sociales.