Marjolaine Meynier-Millefert Ma question s'adresse à M. le ministre délégué chargé des transports et j'y associe tous mes collègues de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
C'est un chantier et non plus un projet : je veux évidemment parler de la ligne Lyon-Turin, à laquelle le Premier ministre a réaffirmé, la semaine dernière, son soutien politique et financier. Comme il l'a rappelé lors de sa visite dans la vallée de la Maurienne, cette infrastructure est d'un intérêt stratégique national et européen car elle facilitera le transport des biens et des personnes non seulement entre Lyon et Turin, mais dans l'ensemble du corridor méditerranéen qui relie l'Europe du Sud d'est en ouest, de Lisbonne à Kyïv.
Ce chantier permettra, à terme, de basculer les marchandises de 1 million de camions des routes vers le rail, soit une bouffée d'air pur pour les vallées alpines, qui seront moins polluées, et la preuve concrète que les développements économique et écologique peuvent, et doivent, aller de pair. Mieux encore, lorsque ce grand chantier rencontrera le projet du Président de la République de faire de Lyon l'hinterland du port de Marseille et de développer l'axe fluvial Méditerranée-Rhône-Saône jusqu'au Rhin, la région Auvergne-Rhône-Alpes deviendra le premier hub bas-carbone de l'Europe du Sud, confirmant sa position stratégique, et celle de la France, de carrefour européen !
L'affirmation répétée de l'engagement du Gouvernement en faveur du projet Lyon-Turin est nécessaire dans un dossier qui, par nature, se joue sur le temps long. Après les larges concertations organisées auprès des élus régionaux sur le phasage des accès et les récentes annonces sur le financement des études, la venue du Premier ministre confirme que le dossier, qui semblait bloqué en gare, est bel et bien « en marche » !