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Historique
18 mars 2020 : Nouvelle proposition de loi
18 mars 2020 : ⚡Le 🧭Gouvernement Philippe 2 déclare l'urgence

19 mars 2020 09:00 : Discussion
19 mars 2020 : Adopté par Sénat ( 5ème République )

20 mars 2020 11:40 : Examen du texte
20 mars 2020 - 22 mars 2020 : 204 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

21 mars 2020 09:30 : Discussion
21 mars 2020 15:00 : Discussion
21 mars 2020 21:30 : Discussion
21 mars 2020 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté

22 mars 2020 09:00 : Discussion
22 mars 2020 18:30 : Discussion
22 mars 2020 : Dépôt d'un projet de loi
22 mars 2020 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat ( 5ème République )
22 mars 2020 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Assemblée nationale de la 15ème législature

Originalv2v3v4v5
📜Projet de loi , adopté par le sénat d'urgence pour faire face à l'épidémie de covid-19 (n°2762) v2
🖋️Amendements examinés : 100%
46 Adoptés100 Rejetés
39 Irrecevables
4 Non soutenus
15 Tombés
Liste des Amendements
Article 1
🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

À la première phrase de l'alinéa 1, substituer au mot :

« publique »

les mots :

« de la population ».

🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

À l'alinéa 2, substituer aux mots :

« mentionné à »

les mots :

« institué sur le fondement de ».

🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

À la fin de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« , aussitôt que la situation sanitaire le permet au regard de l’analyse du comité national scientifique »

les mots :

« 2020, aussitôt que la situation sanitaire le permet au regard de l’analyse du comité de scientifiques ».

🖋️Adopté
Raphaël Schellenberger
21 mars 2020

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

« La première réunion du conseil municipal se tient de plein droit au plus tôt cinq jours et au plus tard dix jours après cette entrée en fonction. »

🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

Compléter l’alinéa 6 par la phrase suivante :

« La première réunion du conseil municipal se tient de plein droit au plus tôt cinq jours et au plus tard dix jours après cette entrée en fonction. »

🖋️Adopté
Raphaël Schellenberger
21 mars 2020

I. – Compléter l’alinéa 11 par la phrase suivante :

« Les délégations attribuées au maire au titre de l’article L. 2122‑22 du code général des collectivités territoriales sont prolongées jusqu’à cette même date. »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 12 par la même phrase.

🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

I. – Compléter l’alinéa 11 par la phrase suivante :

« Les délégations attribuées au maire au titre de l’article L. 2122‑22 du code général des collectivités territoriales sont prolongées jusqu’à cette même date. »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 12 par la même phrase.

🖋️Adopté21 mars 2020

Rétablir l’alinéa 14 dans la rédaction suivante :

« IV. – Dans les communes pour lesquelles le conseil municipal a été élu au complet au premier tour, les délibérations adoptées lors de la première réunion du conseil municipal mentionnée au deuxième alinéa de l’article L. 2121‑7 du code général des collectivités territoriales sont sans effet, y compris pour l’élection des maires et adjoints, lorsqu’elles sont intervenues antérieurement à la promulgation de la présente loi. »

🖋️Adopté
Raphaël Schellenberger
21 mars 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 20 :

« 4° Le président et les vice‑présidents en exercice à la date fixée par le décret mentionné au premier alinéa du II sont maintenus dans leurs fonctions. Les délégations consenties en application de l’article L. 5211‑10 du code général des collectivités territoriales ainsi que les délibérations prises en application de l’article L. 5211‑12 du même code, en vigueur à la date fixée par le décret mentionné au premier alinéa du II du présent article, le demeurent en ce qui les concerne. En cas d’absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, le président est provisoirement remplacé dans la plénitude de ses fonctions par un vice‑président conservant le mandat de conseiller communautaire dans l’ordre des nominations ou, à défaut, par le conseiller communautaire le plus âgé. »

🖋️Adopté22 mars 2020

Après l’alinéa 21, insérer les deux alinéas suivants :

« V ter. – Dans les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre résultant d’une fusion intervenue dans la semaine précédant le premier tour des élections municipales et communautaires, les conseillers communautaires en fonction dans les anciens établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre conservent leur mandat au sein de l’établissement public issu de la fusion, sous réserve de l’application des dispositions des 1° et 2° du V bis.

« Par dérogation aux dispositions de l’article L. 5211‑41‑3 du code général des collectivités territoriales, le président et les vice-présidents de l’établissement public de coopération à fiscalité propre appartenant à la catégorie à laquelle la loi a confié le plus grand nombre de compétences exercent les fonctions de président et de vice-présidents du nouvel établissement public, sous réserve de l’application du 4° du V bis. »

🖋️Adopté
Jean-Christophe Lagarde
21 mars 2020

À l’alinéa 29, substituer au mot :

« deuxième »

le mot :

« troisième ».

🖋️Adopté
Régis Juanico
20 mars 2020

Substituer à l’alinéa 32 les deux alinéas suivants :

« 2° bis Pour les listes de candidats ou les candidats présents au premier tour, le délai mentionné à la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 52 12 du code électoral est fixé au 10 juillet 2020 à dix-huit heures. Pour ceux présents au second tour, le même délai est fixé au 11 septembre à dix-huit heures ;

« 2° ter Par dérogation au deuxième alinéa du II de l’article 11‑7 de la loi n° 88‑227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, les comptes de l’exercice 2019 peuvent être déposés jusqu’au 11 septembre 2020. ».

🖋️Adopté
Christophe Bouillon
20 mars 2020

Après l’alinéa 35, insérer l’alinéa suivant :

« VII bis B. - Les candidats élus au premier tour dont l’entrée en fonction est différée sont destinataires de la copie de l’ensemble des décisions prises sur le fondement de l’article L 2122‑22 du code général des collectivités territoriales et, le cas échéant, de tout acte de même nature pris par le président de l’établissement public de coopération intercommunale ou son remplaçant et ce jusqu’à leur installation. »

🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

À la fin de la première phrase de l'alinéa 36, substituer aux mots :

« national scientifique »

les mots :

« de scientifiques ».

🖋️Rejeté
Marine Le Pen
20 mars 2020

I. – À la première phrase de l’alinéa 1, substituer aux mots :

« mois de juin 2020 »

la date :

« 17 mai 2020 ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 2, substituer à la date :

« 10 mai 2020 »

la date

« 30 avril 2020 ».

 III. – En conséquence, après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants :

« I ter. – Si le second tour n’a pas pu se tenir avant l’échéance fixée au I du présent article, de nouvelles élections des conseiller municipaux et communautaires, des conseiller de Paris et de conseillers métropolitains de Lyon sont organisées dans les communes de 1 000 habitants et plus où le premier tour du scrutin des élections municipales du 15 mars 2020 n’a pas permis l’élection des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers de Paris et des conseillers métropolitains de Lyon, dès que la situation sanitaire le permet.

« Après analyse du comité national scientifique, les dates de ces élections sont fixées en conseil des ministres. »

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
21 mars 2020

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Par dérogation au 2° de l’article L. 255‑4, au troisième alinéa de l’article L. 267 et au second alinéa de l’article L. 224‑14 du code électoral, les déclarations de candidature sont déposées au plus tard le mardi 31 mars 2020 à dix-huit heures. Elles peuvent être déposées par voie dématérialisée. »

🖋️Rejeté
Charles de Courson
20 mars 2020

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I bis A. - Par dérogation au 2° de l’article L. 255‑4, au troisième alinéa de l’article L. 267 et au second alinéa de l’article L. 224‑14 du code électoral, les déclarations de candidature sont déposées au plus tard le mardi 31 mars 2020 à dix-huit heures. ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
21 mars 2020

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« L’analyse du comité de scientifiques est annexée audit rapport ».

🖋️Rejeté
Raphaël Schellenberger
21 mars 2020

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« Si ce rapport ne conclut pas à la possibilité de tenir le second tour et la campagne électorale le précédant, un second rapport sur le même sujet est remis au Parlement au plus tard le 24 mai, fondé sur une nouvelle analyse du comité national scientifique. »

🖋️Rejeté
Christophe Bouillon
20 mars 2020

À la première phrase de l’alinéa 25, après le mot :

« commune, »,

insérer les mots :

« de la Ville de Paris ».

🖋️Rejeté
Christophe Bouillon
20 mars 2020

Après l’alinéa 37, insérer l’alinéa suivant :

« VIII bis. – Les dispositions du premier alinéa de l’article L. 2121‑7 du code général des collectivités territoriales sont suspendues à compter de la publication de la présente loi et jusqu’au 1er septembre 2020 ».

🖋️Tombé
Stéphane Peu
20 mars 2020

Après la première occurrence du mot : 

« au »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 32 :

« premier tour, le délai mentionné à la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 52‑12 du code électoral est fixé au 25 septembre 2020 à dix‑huit heures. ».

🖋️Tombé
Régis Juanico
20 mars 2020

Après la première occurrence du mot :

« au »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 32 : 

« premier tour, le délai mentionné à la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 52‑12 du code électoral est fixé au 11 septembre 2020 à dix‑huit heures ; ».

🖋️Tombé
Marine Le Pen
21 mars 2020

Après la première occurrence du mot : 

« au »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 32 :

« premier tour, le délai mentionné à la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 52‑12 du code électoral est fixé au treizième vendredi suivant le second tour, à dix‑huit heures ».

🖋️Tombé
Jean-Christophe Lagarde
21 mars 2020

À l’alinéa 32, substituer au mot :

« neuvième »

le mot :

« seizième ».


Article 1 bis
🖋️Adopté21 mars 2020

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable
Sébastien Nadot
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
Marine Le Pen
20 mars 2020
Après l'article 1er bis, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé22 mars 2020

Supprimer les alinéas 7 et 8.


Article 2
🖋️Adopté21 mars 2020

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« , s’agissant notamment des règles de dépôt des candidatures ».

🖋️Adopté21 mars 2020

Après le mot :

« particulière »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 5 :

« des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution et de la Nouvelle-Calédonie, notamment en ce qui concerne la date de prise de fonction des conseillers municipaux élus au premier tour et la date de la première réunion du conseil municipal renouvelé ; ».

🖋️Adopté22 mars 2020

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 6° A la modification des jalons calendaires prévus à l’article 9 de la loi n° 88‑227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique pour l’établissement de la seconde fraction de l’aide publique de 2021. »

🖋️Irrecevable
Marine Le Pen
20 mars 2020

Article 5
🖋️Adopté21 mars 2020

Compléter l’alinéa 12 par la phrase suivante :

« Les données scientifiques disponibles sur la situation sanitaire qui ont motivé la décision sont rendues publiques. »

🖋️Adopté21 mars 2020

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« L’Assemblée nationale et le Sénat sont informés sans délai des mesures prises par le Gouvernement au titre de l’état d’urgence sanitaire. L’Assemblée nationale et le Sénat peuvent requérir toute information complémentaire dans le cadre du contrôle et de l’évaluation de ces mesures. »

🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

Compléter l’alinéa 13 par les mots :

« , après avis du comité de scientifiques prévu par l’article L. 3131‑26. »

🖋️Adopté21 mars 2020

À l’alinéa 17, après le mot :

« décret »,

insérer le mot :

« réglementaire ».

🖋️Adopté21 mars 2020

I. - Après l’alinéa 26, insérer l’alinéa suivant :

« 10° En tant que de besoin, prendre toute autre mesure générale nécessaire limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion, dans la seule finalité de mettre fin à la catastrophe sanitaire mentionnée à l’article L. 3131‑20. »

II. - En conséquence, à la première phrase de l’alinéa 27, substituer à la référence :

« 9° »

la référence :

« 10° ».

🖋️Adopté21 mars 2020

A l’alinéa 29, après la seconde occurrence du mot :

« application »,

insérer les références :

« des 1° à 9° ».

🖋️Adopté21 mars 2020

Rédiger ainsi le début de la deuxième phrase de l’alinéa 31 :

« Les mesures individuelles ainsi édictées font... (le reste sans changement). »

🖋️Adopté21 mars 2020

Compléter l’alinéa 32 par la phrase suivante :

« Ces mesures individuelles, prises dans le champ des 1° à 9° de l’article L. 3131‑23, font l’objet d’une information sans délai du procureur de la République territorialement compétent. »

🖋️Adopté21 mars 2020

Après l’alinéa 32, insérer l’alinéa suivant :

« Art. L. 3131‑25-1. – Toutes les mesures individuelles prises en application du présent chapitre peuvent faire l’objet, devant le juge administratif, d’un recours présenté, instruit et jugé selon la procédure prévue à l’article L. 521‑2 du code de justice administrative. Le juge se prononce dans un délai de 48 heures. »

🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

Substituer à la quatrième phrase de l’alinéa 33 les deux phrases suivantes :

« Le comité rend périodiquement son avis sur l’état de la crise sanitaire, les connaissances scientifiques qui s’y rapportent, les mesures propres à y mettre un terme ainsi que sur la durée de leur application. Ses avis sont rendus publics sans délai. »

🖋️Adopté21 mars 2020

I. – Substituer à l’alinéa 39 les deux alinéas suivants :

« La violation des autres interdictions ou obligations édictées en application des articles L. 3131‑1, L. 3131‑23, L. 3131‑24 et L. 3131‑25 est punie de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe. Cette contravention peut faire l’objet de la procédure de l’amende forfaitaire prévue par l’article 529 du code de procédure pénale. Si cette violation est constatée à nouveau dans un délai de 15 jours, l’amende est celle prévue pour les contraventions de cinquième classe.

« Si les violations prévues à l’alinéa précédent sont constatées à plus de trois reprises dans un délai de 30 jours, les faits sont punis de six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende, ainsi que de la peine complémentaire de travail d’intérêt général selon les modalités prévues à l’article 131‑8 du code pénal et selon les conditions prévues aux articles 131‑22 à 131‑24 du même code et de la peine complémentaire de suspension, pour une durée de trois ans au plus, du permis de conduire concernant le véhicule utilisé pour commettre l’infraction. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 40, substituer aux mots :

« violations des interdictions ou obligations mentionnées au »

les mots :

« contraventions prévues par le ».

🖋️Rejeté
Boris Vallaud
20 mars 2020

Après l’alinéa 5, insérer les trois alinéas suivants :

« b bis) Après l’article L. 3131‑1, il est inséré un article L. 3131‑1‑1 ainsi rédigé : 

« « Art. L. 3131‑1‑1. – I. – En cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence, notamment en cas de menace d’épidémie, dans les secteurs stratégiques qui ne peuvent être interrompus, le ministre en charge du travail peut prendre toute mesure de nature à garantir que les sociétés concernées veillent à ce que leurs salariés portent des matériels de protection adaptés sur leur lieu de travail.

« « II. – Par dérogation à l’article L. 236‑2 du code du travail, pendant la période d’État d’urgence sanitaire, le ministre en charge du travail s’assure que les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, lorsqu’ils existent, puissent être joints, consultés et réunis à cet effet par tous les moyens autorisés dans la limite du respect des mesures de confinement. » »

🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
21 mars 2020

Après l’alinéa 5, insérer les trois alinéas suivants :

« b bis) Après l’article L. 3131‑1, il est inséré un article L. 3131‑1‑1 ainsi rédigé : 

« « Art. L. 3131‑1‑1. – I. – En cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence, notamment en cas de menace d’épidémie, dans les secteurs stratégiques qui ne peuvent être interrompus, le ministre en charge du travail peut prendre toute mesure de nature à garantir que les sociétés concernées veillent à ce que leurs salariés portent des matériels de protection adaptés sur leur lieu de travail.

« « II. – Par dérogation à l’article L. 236‑2 du code du travail, pendant la période d’État d’urgence sanitaire, le ministre en charge du travail s’assure que les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, lorsqu’ils existent, puissent être joints, consultés et réunis à cet effet par tous les moyens autorisés dans la limite du respect des mesures de confinement. » »

🖋️Rejeté
Mathilde Panot
21 mars 2020

Après l’alinéa 5, insérer les trois alinéas suivants : 

« b bis) Après l’article L. 3131‑1, il est inséré un article L. 3131‑1-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 3131‑1-1. - Le ministre en charge de la santé peut, afin d’assurer la protection de la santé des travailleuses et des travailleurs, ainsi qu’éviter la propagation d’une épidémie, fixer une liste des « métiers et secteurs d’activités jugés comme essentiels à la nation en période de crise ». A ce titre, il peut lister les métiers et secteurs d’activités essentiels à la continuité de la vie du pays, nécessité notamment une poursuite du travail des salariés sur les sites de productions. Pour les autres, il sera nécessaire d’envisager une solution par le travail à distance.

« Le ministre de la santé peut aussi, en lien avec le ministre en charge des comptes publics, fixer des amendes journalières pour les employeurs dont les secteurs d’activités ne sont pas répertoriés dans la liste fixée des métiers « essentiels à la nation en période de crise » et qui demandent à leurs salariés de se rendre sur leur lieu de travail. »

🖋️Rejeté
Mathilde Panot
21 mars 2020

Après l’alinéa 5, insérer les trois alinéas suivants :

« b bis) Après l’article L. 3131‑1, il est inséré un article L. 3131‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 3131‑1‑1. - I. - En lien avec le ministre en charge de la santé, le ministre en charge des comptes publics peut, afin d’assurer la protection des foyers les plus modestes en cas de menace d’épidémie ou de propagation d’une épidémie , prendre toutes les mesures relatives à la baisse du rééchelonnement des prêts bancaires et des loyers des particuliers. Ces rééchelonnements peuvent être calculés sur la base de la baisse des salaires des ménages provoquée par la menace ou propagation de l’épidémie.

II. - Par dérogation aux articles L. 131‑73, L. 133‑26, L. 312‑1‑3 et L. 312‑1‑6 du code monétaire et financier, pour toutes les opérations intervenues à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi et jusqu’au terme de deux mois après le dernier jour de l’état d’urgence sanitaire déclenché en application du chapitre Ier bis du livre Ier de la troisième partie du présent code, les établissements de crédit ne peuvent prélever aucun frais ou commissions à raison d’incidents de paiement ou d’irrégularités de fonctionnement d’un compte bancaire. »

🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
21 mars 2020

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants : 

« b bis) Après l’article L. 3131‑1, il est inséré un article L. 3131‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 3131‑1‑1. - Dans les territoires régis par les articles 73 et 74 de la Constitution, le représentant de l’État territorialement compétent est habilité à prendre dans l’intérêt de la santé publique toute mesure proportionnée aux risques courus et appropriée aux circonstances de temps et de lieu afin de prévenir et de limiter les conséquences des menaces possibles sur la santé de la population, y compris des mesures individuelles, pour 48 heures maximum. Ces mesures font l’objet d’une communication immédiate au Gouvernement. Les mesures individuelles font également l’objet d’une communication immédiate au Procureur de la République. Le Gouvernement doit se prononcer avant la fin des 48h prévues au premier alinéa sur les mesures prises et peut les prolonger aussi longtemps que nécessaire. »

🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
21 mars 2020

Après l’alinéa 5, insérer les deux alinéas suivants : 

« b bis) Après l’article L. 3131‑1, il est inséré un article L. 3131‑1‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 3131‑1‑1. – En cas de menace d’épidémie ou de propagation d’une épidémie, le ministre chargé de la justice, en lien avec le ministre en charge de la santé, peut prendre toutes les mesures visant à limiter le nombre des entrées en détention et à faciliter les sorties d’établissements pénitentiaires pour toutes les personnes qui peuvent en faire l’objet. Il peut également prendre toutes les mesures visant à assurer aux personnes détenues le maintien des liens familiaux et des droits de la défense durant la crise sanitaire. »

🖋️Irrecevable
Jean-Luc Mélenchon
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
Mathilde Panot
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
Jean-Luc Mélenchon
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
Mathilde Panot
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Charles de Courson
20 mars 2020

Après les mots :

« en cas de »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 11 :

« situation sanitaire qui, par sa nature, sa gravité, son ampleur, et son caractère non maîtrisé par le système médical, met en péril la vie d’une partie de la population et le fonctionnement de la vie de la Nation. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
20 mars 2020

À l’alinéa 11, après le mot :

« nature »,

insérer les mots :

« , son ampleur ».

🖋️Rejeté
Mathilde Panot
21 mars 2020

I. – Substituer aux alinéas 12 à 14 les deux alinéas suivants :

« Art. L. 3131‑21. – L’état d’urgence sanitaire est déclaré à la suite d’un vote à l’Assemblée nationale et au Sénat autorisant le Gouvernement à la prise d’un décret en Conseil des ministres pris sur le rapport du ministre chargé de la santé. Si, du fait de l’extrême urgence ou de la gravité de la crise sanitaire, aucun quorum représentatif du Parlement, ni d’aucune des deux assemblées, ne peut être réuni, l’état d’urgence sanitaire est déclaré uniquement par décret en Conseil des ministres pris sur le rapport du ministre chargé de la santé. Ce décret motivé détermine la ou les circonscriptions territoriales à l’intérieur desquelles il entre en vigueur. L’ Assemblée nationale et le Sénat sont informés sans délai des mesures prises ou mises en œuvre par les autorités administratives en application de l’état d’urgence sanitaire. Ces autorités administratives leur transmettent sans délai copie de tous les actes qu’elles prennent en application de ces dispositions. L’Assemblée nationale et le Sénat peuvent requérir toute information complémentaire dans le cadre du contrôle et de l’évaluation de ces mesures. »

« La prorogation de l’état d’urgence sanitaire au delà de 12 jours ne peut être autorisée que par la loi. Une loi autorise tous les douze jours son renouvellement. Dès la publication du premier décret instituant l’état d’urgence sanitaire, un comité parlementaire de suivi permanent est institué. Il est composé d’au moins 50 parlementaires désignés à la représentation proportionnelle des groupes parlementaires de chaque assemblée et du nombre d’élus dans chacune des chambres. Il dispose des mêmes pouvoirs d’investigations que ceux conférés aux commissions d’enquête parlementaires. Il émet des recommandations à l’intention du Gouvernement, des propositions afin d’aménager le dispositif législatif d’état d’urgence sanitaire et produit un avis sur la nécessité du maintien de l’état d’urgence sanitaire avant chaque vote de prolongation de celui-ci. »

II. – En conséquence, après l’alinéa 16, insérer l'alinéa suivant :

« En cas de démission du Gouvernement ou de dissolution de l’Assemblée nationales, la loi de prorogation de l’État d’urgence sanitaire devient caduque 15 jours plus tard, comme les mesures prises en application du présent chapitre ».

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

I. - Compléter la première phrase de l’alinéa 12 par les mots :

« , après consultation des organisations syndicales et patronales représentatives au niveau national ».

II. - En conséquence, à l’alinéa 17, après la première occurrence du mot :

« santé »,

insérer les mots :

« , après consultation des organisations syndicales et patronales représentatives au niveau national ».

🖋️Rejeté
Delphine Batho
20 mars 2020

Compléter la première phrase de l’alinéa 12 par les mots :

« , après avis du comité de scientifiques mentionné à l’article L. 3131‑26 ».

🖋️Rejeté
Boris Vallaud
20 mars 2020

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« Un comité de scientifiques est consulté avant toute déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Son avis est rendu public. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
20 mars 2020

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« Un comité de scientifiques est consulté avant toute déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Son avis est rendu public. »

🖋️Rejeté
François Pupponi
20 mars 2020

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« Un comité de scientifiques est consulté avant toute déclaration de l’état d’urgence sanitaire. Son avis est rendu public. »

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
20 mars 2020

Compléter la première phrase de l’alinéa 12 par les mots :

« et après avis public du Haut conseil de la santé publique. »

🖋️Irrecevable
Fabien Roussel
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« d’un mois »,

les mots :

« de douze jours ».

🖋️Rejeté
Christophe Bouillon
20 mars 2020

À l’alinéa 13, substituer aux mots :

« d’un mois »,

les mots :

« de douze jours ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
20 mars 2020

Compléter l’alinéa 13 par les mots :

« dans la limite de trois mois renouvelables ».

🖋️Rejeté
Yolaine de Courson
20 mars 2020

À l'alinéa 17, après la première occurrence du mot :

« santé », 

insérer les mots :

« et après consultation de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme »

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

À l’alinéa 17, après la première occurrence du mot :

« santé »,

insérer les mots :

« et après consultation des présidents de groupe parlementaire ou de leurs représentants ».

🖋️Irrecevable
Delphine Batho
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
20 mars 2020

Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Inviter les maires à utiliser la totalité de leurs pouvoirs de police, et plus spécifiquement les modalités de couvre-feu dans tout ou partie de leur commune ; »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
20 mars 2020

Après l’alinéa 19, insérer l’alinéa suivant :

« 2° bis Interdire aux personnes de cracher sur la voie publique. »

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
20 mars 2020

Après l’alinéa 23, insérer l’alinéa suivant :

« 6° bis Sanctionner, via une amende forfaitaire, majorée en cas de récidive, toute personne qui ne se soumet pas aux obligations prévues à l’article L. 3131‑19 et L. 3131‑23. Cette amende est payée par voie électronique pour les raisons sanitaires qui contraignent le Gouvernement à prendre les mesures prévues aux articles L. 3131‑19 et L. 3131‑23. »

🖋️Irrecevable
Delphine Batho
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Yolaine de Courson
20 mars 2020

À l’alinéa 26, après le mot :

« patients »,

insérer les mots :

« de biens et produits sanitaires de première nécessité et »

🖋️Rejeté
Aurélien Taché
21 mars 2020

Après l'alinéa 26, insérer l'alinéa suivant :

« 10° Constituer une réserve citoyenne solidaire pour mobiliser les bénévoles permettant d’assurer la continuité de l’accompagnement et la protection des personnes mentionnées au 4° du I de l'article 7. »

🖋️Irrecevable
Aurélien Taché
21 mars 2020
🖋️Non soutenu
Gaël Le Bohec
21 mars 2020

Compléter l’alinéa 27 par la phrase suivante :

« Elles s’appliquent dans le respect de l’égalité de tous les citoyens devant la loi. »

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

I. – À l’alinéa 28, après la première occurrence du mot :

« santé »

insérer les mots :

« , après consultation du comité de scientifiques, ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion à l’alinéa 29.

🖋️Rejeté
Yannick Favennec-Bécot
20 mars 2020

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 32 par les mots :

« , et après en avoir informé au préalable le président du conseil départemental concerné et les parlementaires dont la circonscription électorale est impactée par les mesures envisagées ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
21 mars 2020

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 31 par les mots :

« et des parlementaires élus sur le territoire »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
20 mars 2020

I. – À la première phrase de l’alinéa 33, substituer aux mots :

« En cas de »

les mots :

« Préalablement à la ».

II. – En conséquence, à la même phrase, après le mot :

« sanitaire »,

insérer les mots :

« et pour la durée de celui-ci ».

III. – En conséquence, à ladite phrase, supprimer les mots :

« sans délai ».

🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
21 mars 2020

Substituer aux trois dernières phrases de l’alinéa 33 les quatre phrases suivantes :

« Il comprend deux personnalités qualifiées respectivement élues par l’Assemblée nationale et le Sénat, une personnalité qualifiée nommée par le conseil d’administration de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, des personnalités qualifiées nommées par décret membres du Haut Conseil de la santé publique. Ce comité comprend au moins une personnalité qualifiée du Centre national de la recherche scientifique, le Défenseur des droits, un ou une représentante du Comité national consultatif d’éthique, deux représentants des associations nationales agréées d’usagers du système de santé en application de l’article L. 1114‑1 du code de la santé publique. Ce comité se prononce périodiquement sur le bien-fondé des mesures prises en application des articles L. 3131‑22 à L. 3131‑25 et rend entièrement publics ses avis et conclusions. Il est mis fin sans délai à ces mesures dès lors qu’elles ne sont plus nécessaires. »

🖋️Rejeté
François Pupponi
20 mars 2020

Rédiger ainsi la troisième phrase de l’alinéa 33 :

« Ce comité comprend des personnalités qualifiées pour leur expertise médicale et scientifique nommées par décret et deux députés et deux sénateurs nommés respectivement par le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat. »

🖋️Rejeté
Delphine Batho
20 mars 2020

À la troisième phrase de l’alinéa 33, après la seconde occurrence du mot :

« qualifiées »,

insérer les mots :

« pour leur expertise médicale et scientifique ».

🖋️Rejeté
Christophe Bouillon
20 mars 2020

Compléter la troisième phrase de l’alinéa 33 par les mots :

« , parmi lesquelles le Défenseur des droits, le Président de la Conférence nationale de santé, un représentation du Comité Consultatif national d’éthique, deux représentants des associations nationales agréées d’usagers du système de santé en application de l’article L. 1114‑1 du code de la santé publique, deux représentants des organismes œuvrant dans le champ de la promotion de la santé, la prévention ou l’éducation pour la santé, un représentant des associations œuvrant dans le champ de la lutte contre la précarité, un représentant des associations œuvrant dans les champs de l’action sociale et du secteur médico-social. »

🖋️Non soutenu
Gaël Le Bohec
21 mars 2020

Après la troisième phrase de l'alinéa 33, insérer la phrase suivante :

« Ce comité est constitué à parité de femmes et d'hommes. »

🖋️Rejeté
Christophe Bouillon
20 mars 2020

Après l’alinéa 33, insérer les dix alinéas suivants :

« Il est également institué un Comité de liaison avec la société, qui comprend :

« - les membres du comité de scientifiques ;

« - le Défenseur des droits ;

« - le Président de la Conférence nationale de santé ;

« - un représentant du Comité Consultatif national d’éthique ;

« - deux représentants des organismes œuvrant dans le champ de la promotion de la santé, la prévention ou l’éducation pour la santé ;

« - un représentant des associations œuvrant dans le champ de la lutte contre la précarité ;

« - un représentant des associations œuvrant dans les champ de l’action sociale et du secteur médico-social ;

« - deux représentants des associations nationales agréées d’usagers du système de santé en application de l’article L. 1114‑1 du code de la santé publique.

« Le comité de scientifiques rend compte de son action au Comité de liaison avec la société. »

🖋️Rejeté
François Pupponi
20 mars 2020

Après l’alinéa 33, insérer l’alinéa suivant :

« En cas de déclaration de l’état d’urgence sanitaire, il est immédiatement instauré un comité de suivi de l’état d’urgence sanitaire, composé du Premier ministre, des ministres chargés de la santé, de l’intérieur, de la défense, de l’outre-mer, de la justice et de l’économie, ainsi que du directeur général de la santé, de deux représentants du comité de scientifiques, de quatre députés et sénateurs désignés par leurs assemblées respectives et du Défenseur des Droits. »

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

Après l’alinéa 36, insérer l'alinéa suivant :

« À compter de la promulgation de la loi n°      du      d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19, il est instauré un comité national de suivi de l’état d’urgence sanitaire, composé du Premier ministre, des ministres compétents, du directeur général de la santé, de deux représentants du comité de scientifiques, d’un représentant par formation politique représentée au Parlement et d’un représentant par association nationale d’élus locaux. » ;

🖋️Rejeté
Christine Pirès Beaune
21 mars 2020

Rétablir l'alinéa 34 dans la rédaction suivante :

« Art. L. 3131‑27. – En cas de déclaration de l’état d’urgence sanitaire, les enfants mineurs des personnels médicaux et paramédicaux, des services d’incendie et de secours, de la police, de la gendarmerie et militaires bénéficient d’un dispositif prioritaire d’accueil et de garde dans des conditions précisées par décret. »

🖋️Irrecevable
Christine Pirès Beaune
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Marine Le Pen
21 mars 2020

Après l’alinéa 36, insérer l'alinéa suivant :

 « Art. L. 3131-29. - Tout licenciement est interdit durant l’état d’urgence sanitaire sauf pour faute grave ».

🖋️Irrecevable
Paula Forteza
21 mars 2020
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Article 5 bis
🖋️Adopté21 mars 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Il entre en vigueur sur l’ensemble du territoire national. Toutefois, un décret en conseil des ministres pris sur le rapport du ministre chargé de la santé peut déterminer des circonscriptions territoriales à l’intérieur desquelles il entre en vigueur. »

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
20 mars 2020

À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« de deux »

les mots :

« d’un ».

🖋️Irrecevable
Jean-Louis Bricout
21 mars 2020
Après l'article 5 bis, insérer l'article suivant:

Article 6 bis
🖋️Adopté21 mars 2020
Après l'article 6 bis, insérer l'article suivant:

Les prestations en espèces d’assurance maladie d’un régime obligatoire de sécurité sociale et le maintien du traitement ou de la rémunération des périodes de congé pour raison de santé pour les assurés mentionnés à l’article L. 711‑1 et au 1° de l'article L. 713-1 du code de la sécurité sociale dans des cas équivalents à ceux prévus à l’article L. 321‑1 du même code sont versées ou garanties dès le premier jour d’arrêt ou de congé pour tous les arrêts de travail ou congés débutant à compter de la date de publication de la présente loi et jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire.

🖋️Rejeté
Valérie Rabault
20 mars 2020

Substituer au mot :

« avril »,

le mot :

« janvier ».

🖋️Irrecevable
Jean-Christophe Lagarde
21 mars 2020

Article 7
🖋️Adopté
Charles de Courson
21 mars 2020

À l'alinéa 5, après le mot :

« partielle »

insérer les mots :

« pour toutes les entreprises quelle que soit leur taille ».

🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

À l'alinéa 5, après le mot :

« partielle »

insérer les mots :

« pour toutes les entreprises quelle que soit leur taille ».

🖋️Adopté21 mars 2020

Substituer à l’alinéa 7 les deux alinéas suivants :

« - de permettre à un accord d’entreprise ou de branche d’autoriser l’employeur à imposer ou modifier les dates de prise d’une partie des congés payés dans la limite de six jours ouvrables, en dérogeant aux délais de prévenance et à leurs modalités de prise définis par les dispositions du livre Ier de la troisième partie du code du travail et par les conventions et accords collectifs applicables dans l’entreprise ;

« –  de permettre à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates des jours de réduction du temps de travail, des jours de repos prévus par les conventions de forfait et des jours de repos affectés sur le compte épargne temps du salarié, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définis au livre Ier de la troisième partie du code du travail, les conventions et accords collectifs ainsi que par le statut général de la fonction publique ; »

🖋️Adopté21 mars 2020

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« – de modifier la date limite et les conditions de versement de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat mentionnée à l’article 7 de la loi n° 2019‑1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020 ; ».

🖋️Adopté
Boris Vallaud
20 mars 2020

Compléter l’alinéa 12 par les mots :

« et à ces fins, de suspendre les processus électoraux des comités sociaux et économiques en cours durant les périodes de confinement ».

🖋️Adopté
Bertrand Pancher
20 mars 2020

À l’alinéa 15, après le mot :

« tourisme »,

insérer les mots :

« prenant effet à compter du 1er mars 2020 ».

🖋️Adopté21 mars 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 16 :

« d) Adaptant les dispositions du livre VI du code de commerce et celles du chapitre Ier du titre V du livre III du code rural et de la pêche maritime afin de prendre en compte les conséquences de la crise sanitaire pour les entreprises et les exploitations ; »

🖋️Adopté
Stéphane Peu
21 mars 2020

À l’alinéa 19, après le mot : 

« professionnels »,

 insérer les mots : 

« et commerciaux » .

🖋️Adopté
Gaël Le Bohec
21 mars 2020

À l’alinéa 19, après la troisième occurrence du mot :

« de »

supprimer le mot : 

 « de ».

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
21 mars 2020

Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I A. – Un décret pris, après consultation des organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives au niveau national, dresse la liste des secteurs d’activité particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale. »

🖋️Rejeté
Marie-Noëlle Battistel
21 mars 2020

A l’alinéa 3, après les mots :

« mise en cause »,

insérer les mots :

« , en particulier s’agissant des intermittents et des saisonniers ».

🖋️Irrecevable
Stella Dupont
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Christine Pirès Beaune
20 mars 2020

A l’alinéa 3, après le mot :

« fonds »,

insérer les mots :

« , qui pourra bénéficier aux professions paramédicales, ».

🖋️Rejeté
Christophe Bouillon
20 mars 2020

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« , pour une durée limitée à la situation exceptionnelle résultant de l’état d’urgence sanitaire et à ses conséquences économiques immédiates ».

🖋️Rejeté
Delphine Batho
20 mars 2020

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« , pour une durée limitée à la situation exceptionnelle résultant de l’état d’urgence sanitaire et à ses conséquences économiques immédiates ».

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

A l’alinéa 5, substituer aux mots :

« limiter les ruptures des contrats de travail »

les mots :

« interdire les ruptures des contrats de travail pris sur des motifs liés à l’état d’urgence sanitaire ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
21 mars 2020

A l’alinéa 5, après le mot :

« travail »,

insérer les mots :

« et des contrats de collaboration libérale ».

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

À l’alinéa 5, après le mot :

« travail »,

insérer les mots :

« , en demandant au préalable l’autorisation de licenciement à l’inspection du travail, ».

🖋️Rejeté
Delphine Batho
20 mars 2020

A l’alinéa 5, après les mots :

« baisse d’activité »,

insérer les mots :

« , en empêchant les licenciements ».

🖋️Irrecevable
Fabien Roussel
20 mars 2020
🖋️Rejeté
Jeanine Dubié
20 mars 2020

A l’alinéa 5, après le mot :

« bénéficiaires »,

insérer les mots :

« dont les entreprises relevant du secteur du bâtiment et des travaux publics ».

🖋️Irrecevable
Dominique Potier
20 mars 2020
🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

À l’alinéa 5, après le mot :

« bénéficiaires »,

insérer les mots :

« , y compris les intermittents, ».

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

A l’alinéa 5, substituer aux mots :

« favorisant une meilleure articulation avec la »

les mots :

« mettant en œuvre des dispositifs de ». 

🖋️Irrecevable
Dominique Potier
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Jean Lassalle
20 mars 2020

Supprimer les alinéas 7 et 8.

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

Supprimer l’alinéa 7.

🖋️Irrecevable
Jean-Christophe Lagarde
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Delphine Batho
20 mars 2020

Compléter l’alinéa 8 par les mots :

« dans le respect des dispositions de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail ».

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020

Supprimer l’alinéa 8.

🖋️Rejeté
Boris Vallaud
20 mars 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 8 :

« - Permettre, dans des circonstances exceptionnelles, aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la nation ou à la continuité de la vie économique et sociale de déroger, par voie d’accord collectif à durée déterminée, aux règles du code du travail et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical, dans le respect des prescriptions minimales européennes ; »

🖋️Rejeté
Martine Wonner
21 mars 2020

Rédiger ainsi l’alinéa 8 :

« - Permettre, dans des circonstances exceptionnelles, aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la nation ou à la continuité de la vie économique et sociale de déroger, par voie d’accord collectif à durée déterminée, aux règles du code du travail et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical, dans le respect des prescriptions minimales européennes ; »

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
21 mars 2020

I. - À l’alinéa 8, après le mot :

« permettre, »

insérer les mots : 

« en raison des circonstances exceptionnelles liées à l’épidémie de covid-19, »

II. - En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« déroger, »,

insérer les mots : 

« par voie d’accord collectif à durée déterminée, »

III. -En conséquence, compléter ledit alinéa par les mots :

« , dans le respect des prescriptions minimales européennes ».

🖋️Rejeté
Delphine Batho
20 mars 2020

I. - A l’alinéa 8, après le mot :

« permettre »,

insérer les mots :

« dans des circonstances exceptionnelles liées à l’état d’urgence sanitaire ou à ses conséquences ».

II. - En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« déroger »,

insérer les mots :

« par la voie d’accords collectifs à durée déterminée ».

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
21 mars 2020

Après le mot :

« déroger »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 8 :

« par voie d’accord collectif à durée déterminée, aux règles du code du travail et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical, dans le respect des prescriptions minimales européennes ; »

🖋️Rejeté
Aurélien Taché
21 mars 2020

Compléter l’alinéa 8 par la phrase suivante : 

« et en facilitant le prêt de main d’œuvre à but lucratif. »

 

🖋️Irrecevable
Martine Wonner
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
Martine Wonner
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Stéphane Peu
21 mars 2020

Compléter l’alinéa 17 par les mots :

« et en en confirmant le bénéfice à tous occupants de lieux habités, visés à l’article L. 421‑1 du même code. »

🖋️Irrecevable
Stéphane Peu
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
François Pupponi
20 mars 2020
🖋️Irrecevable
Christophe Bouillon
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
21 mars 2020

À l’alinéa 19, après le mot : 

« étaler » 

insérer les mots : 

« ou annuler ».

🖋️Irrecevable
Gaël Le Bohec
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
Delphine Bagarry
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
Gaël Le Bohec
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
Frédéric Petit
20 mars 2020
🖋️Rejeté
Laurent Furst
20 mars 2020

A l’alinéa 23, après le mot :

« administratives, »,

insérer les mots :

« en particulier pour les autorisations en matière d’urbanisme et de construction, ».

🖋️Irrecevable
Marine Le Pen
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Matthieu Orphelin
20 mars 2020

A l’alinéa 29, substituer à la seconde occurrence des mots :

« règles relatives »

les mots :

« délais relatifs ».

🖋️Rejeté
Dominique Potier
20 mars 2020

Compléter l’alinéa 29 par les mots :

« sans pouvoir assouplir les dispositions prévues à l’article L. 232‑10 du code de commerce ».

🖋️Irrecevable
Fabien Roussel
20 mars 2020
🖋️Rejeté
Gaël Le Bohec
21 mars 2020

Compléter l’alinéa 31 par les mots :

« , ou encore au télétravail ».

🖋️Irrecevable
Agnès Firmin Le Bodo
21 mars 2020
🖋️Irrecevable
Christine Pirès Beaune
20 mars 2020
🖋️Irrecevable
Christine Pirès Beaune
20 mars 2020
🖋️Irrecevable
Christine Pirès Beaune
20 mars 2020
🖋️Non soutenu
Paula Forteza
21 mars 2020

Compléter l'alinéa 43 par les mots :
 
« , y compris pour les Français à l'étranger ».

🖋️Irrecevable
Paula Forteza
21 mars 2020
🖋️Rejeté
Valérie Rabault
20 mars 2020

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« III. - Les ordonnances prises sur le fondement des 2° à 7° du I sont abrogées à compter du 1er janvier 2021.

« IV. - A compter de la publication de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport trimestriel de suivi de l’ensemble des mesures prises par ordonnances sur le fondement du I du présent article. Ce rapport présente de manière précise et motivée les raisons justifiant le maintien des mesures prises par ordonnances en application du présent article. »

🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
21 mars 2020

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III. – La prorogation au-delà du 1er avril 2021 des mesures législatives prises en application du présent article doit faire l’objet d’une loi nouvelle. »

🖋️Rejeté
Christine Pirès Beaune
20 mars 2020
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Le fait pour un employeur de placer un salarié en activité partielle mais de l’inciter dans le même temps à exercer une activité dans l’entreprise est puni par la déchéance du droit à se prévaloir de l’allocation prévue au II de l’article L. 5122‑1 du code du travail et, le cas échéant, au remboursement de l’ensemble des sommes perçues au titre de sa demande d’activité partielle.

🖋️Rejeté
Mathilde Panot
21 mars 2020
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Afin d’assurer une sécurité alimentaires aux concitoyens les plus en difficultés pour se déplacer et les plus fragiles face à l’épidémie du covid-19, les centrales de livraisons des enseignes de la grande distribution livrent en priorité les populations identifiées comme les plus âgés ou à risque. Les modalités d’application sont définies en Conseil d’État.

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
21 mars 2020
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

À compter de la promulgation de la loi n° du  d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19, il est institué, sous l’autorité du Premier ministre, un comité de redressement national, composé des représentants de chaque formation politique représentée au Parlement ainsi que des représentants des organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives au niveau national.

Ce comité prend ses fonctions le premier jour suivant la fin de l’état d’urgence sanitaire. Il est chargé de proposer toutes les mesures utiles et nécessaires, notamment en matière fiscale et sociale, au redressement économique du pays .

🖋️Tombé
Jeanine Dubié
20 mars 2020

I. - A l’alinéa 7, substituer aux mots :

« à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement » 

les mots : 

« la conclusion d’un accord collectif qui prévoit les conditions dans lesquelles » .

II. - En conséquence, au même alinéa, après le mot : « salarié »,

insérer les mots : 

« peuvent être modifiées ».

III. - En conséquence, à l’alinéa 8, après le mot :

« permettre »,

insérer les mots :

« dans des circonstances exceptionnelles » ;

IV. - En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« déroger »,

insérer les mots : 

« par voie d’accord collectif à durée déterminée »

V. - En conséquence, compléter ledit alinéa par les mots :

« , dans le respect des prescriptions minimales européennes ».

🖋️Tombé
Delphine Batho
20 mars 2020

I. - A l'alinéa 7, substituer aux mots:

« à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement »

les mots :

« la conclusion d’un accord collectif qui prévoit les conditions dans lesquelles »

II. - En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« salarié, »,

insérer les mots :

« peuvent être modifiées ».

🖋️Tombé
Boris Vallaud
20 mars 2020

I. - A l'alinéa 7, substituer aux mots:

« à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement »

les mots :

« la conclusion d’un accord collectif qui prévoit les conditions dans lesquelles »

II. - En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« salarié, »,

insérer les mots :

« peuvent être modifiées ».

🖋️Tombé
Jean-Christophe Lagarde
21 mars 2020

I. - A l'alinéa 7, substituer aux mots:

« à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement »

les mots :

« la conclusion d’un accord collectif qui prévoit les conditions dans lesquelles »

II. - En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« salarié, »,

insérer les mots :

« peuvent être modifiées ».

🖋️Tombé
Martine Wonner
21 mars 2020

I. - A l'alinéa 7, substituer aux mots:

« à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement »

les mots :

« la conclusion d’un accord collectif qui prévoit les conditions dans lesquelles »

II. - En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« salarié, »,

insérer les mots :

« peuvent être modifiées ».

🖋️Tombé
Delphine Bagarry
21 mars 2020

I. - A l'alinéa 7, substituer aux mots:

« à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement »

les mots :

« la conclusion d’un accord collectif qui prévoit les conditions dans lesquelles »

II. - En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« salarié, »,

insérer les mots :

« peuvent être modifiées ».

🖋️Tombé
Fabien Roussel
21 mars 2020

A l’alinéa 7, substituer aux mots :

« à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement »,

les mots :

« de modifier ,uniquement par voie d’accord collectif, ».

🖋️Tombé
Gaël Le Bohec
21 mars 2020

I. – Compléter l’alinéa 7 par la phrase suivante :

« . Ces dérogations ne doivent pas porter une atteinte excessive aux contrats en cours »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 8 par les mots :

« , dans la limite du respect des dispositions de la directive 2003/88/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 concernant certains aspects de l'aménagement du temps de travail ».


Article 7 A
🖋️Rejeté
Christophe Bouillon
21 mars 2020

Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« et les crédits afférents aux programmes de renouvellement urbain pour les communes et établissements publics de coopération intercommunale signataires de la convention pluriannuelle visée à l’article 10‑3 de la loi n° 2003‑710 du 1 août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine ».

🖋️Irrecevable
Yannick Favennec-Bécot
20 mars 2020

Article 7 B
🖋️Adopté
Raphaël Schellenberger
21 mars 2020

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Dans les mêmes conditions qu'à l’alinéa précédent et par dérogation aux articles L. 3121‑14‑1 et L. 4132‑13‑1 du code général des collectivités territoriales, les commissions permanentes des conseils départementaux et régionaux ne délibèrent valablement que lorsque le tiers de leurs membres en exercice est présent. Un de leurs membres peut être porteur de deux pouvoirs. »

🖋️Adopté
Marie Guévenoux
21 mars 2020

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« et l’anonymat ».


Article 7 bis
🖋️Adopté21 mars 2020
Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Par dérogation, les Français expatriés rentrés en France entre le 1er mars 2020 et le 1er juin 2020  et n’exerçant pas d’activité professionnelle sont affiliés à l’assurance maladie et maternité sans que puisse leur être opposé un délai de carence. Les modalités d’application du présent article peuvent être précisées par décret.

🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
21 mars 2020
Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

En raison de l'ampleur de l'épidémie de covid-19 et de l’aggravation de ses conséquences, la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel est abrogée du fait de son impact social, économique et sanitaire.

🖋️Irrecevable
Martine Wonner
21 mars 2020
Après l'article 7 bis, insérer l'article suivant:

Article 8
🖋️Rejeté
Jean-Luc Mélenchon
21 mars 2020
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

En raison de l’épidémie du covid-19, à l’article 9 de l’ordonnance n° 2019‑950 du 11 septembre 2019 portant partie législative du code de la justice pénale des mineurs, la date : « 1er octobre 2020 » est remplacée par la date : « 1er septembre 2022 ».

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
21 mars 2020
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

A l’article 9 de l’ordonnance n° 2019‑950 du 11 septembre 2019 portant partie législative du code de la justice pénale des mineurs, la date : « 1er octobre 2020 », est remplacée par la date : « 1er mars 2021 ». 


Article 9
🖋️Adopté
Isabelle Florennes
21 mars 2020

À la seconde phrase, substituer aux mots :

« les élections permettant le renouvellement de ces conseils se sont tenues avant » 

les mots : 

« le renouvellement de ces conseils est achevée à ».


Article 10
🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
20 mars 2020

Rédiger ainsi cet article :

« Pendant toute la durée d’application de l’état d’urgence sanitaire :

« 1° La durée de validité des visas de long séjour, titres de séjour, autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre de séjour ainsi que des attestations de demande d’asile qui ont expiré entre le 16 mars et le 15 mai 2020, est prolongée dans la limite de cent quatre-vingts jours ;

« 2° La prolongation de durée de validité prévue au précédent alinéa s’applique aux visas de long séjour, titres de séjour, autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre de séjour ainsi qu’aux des attestations de demande d’asile qui ont expiré avant le 16 mars 2020 si leur titulaire n’a pas pu déposer une demande de renouvellement malgré ses diligences accomplies dans les délais impartis par la loi ;

« 3° Une autorisation provisoire de séjour est accordée aux personnes étrangères dont le dépôt d’une demande de première délivrance de titre de séjour était programmé ou en cours ;

« 4° Une autorisation provisoire de séjour est accordée aux jeunes étrangers accédant à la majorité ou un récépissé de première demande de titre de séjour aux jeunes fêtant leur dix-neuvième anniversaire pendant toute la durée de suspension de l’activité des services préfectoraux liés à la lutte contre le virus covid-19. »

🖋️Rejeté
M'jid El Guerrab
20 mars 2020

À la première phrase, substituer aux mots :

« 16 mars et le 15 mai »

les mots :

« 10 mars et le 1er juillet ».

🖋️Rejeté
Marine Le Pen
21 mars 2020

À la première phrase, substituer aux mots : 

« cent quatre-vingt »

le mot : 

« quatre-vingt-dix ».

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
20 mars 2020
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Pendant toute la durée d’application de l’état d’urgence sanitaire, un moratoire est instauré sur la notification des refus de titres de séjour, l’obligation de quitter le territoire, et l’interdiction de retour sur le territoire et de transfert Dublin.

🖋️Rejeté
Mathilde Panot
21 mars 2020
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Le jour de la publication de la présente loi, les centres et locaux de rétention administrative, les zones d’attente ainsi que les lieux désignés comme « zones de mise à l’abri » situés à l’intérieur des postes aux frontières sont fermés dans la limite de cent quatre-vingts jours. Les personnes retenues sur les sites susmentionnés sont par conséquent libérées.

🖋️Rejeté
Cécile Untermaier
21 mars 2020
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

L’état d’urgence sanitaire suspend les procédures de placements en centres et locaux de rétention prévues aux articles L. 551‑1 et suivant du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

🖋️Rejeté
Philippe Gosselin
21 mars 2020
Après l'article 10, insérer l'article suivant:

Pendant toute la durée d’application de l’état d’urgence sanitaire :

1° La durée de validité des cartes nationales d’identité et des passeports qui ont expiré entre le 16 mars et le 15 mai 2020, est prolongée dans la limite de cent quatre-vingts jours ;

2° La prolongation de durée de validité prévue au précédent alinéa s’applique aux cartes nationales d’identité et aux passeports qui ont expiré avant le 16 mars 2020 si leur titulaire n’a pas pu déposer une demande de renouvellement malgré ses diligences accomplies dans les délais impartis par la loi.


Article 11
🖋️Adopté21 mars 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Il ne peut être mis fin, pendant la durée des mesures prises en application des articles L. 3131‑23 à L. 3131‑25 du code de la santé publique, à la prise en charge par le conseil départemental, au titre de l’aide sociale à l’enfance, des majeurs ou mineurs émancipés précédemment pris en charge dans le cadre de l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles en tant que mineurs, mineurs émancipés ou jeunes majeurs de moins de 21 ans.

🖋️Rejeté
Emmanuelle Ménard
20 mars 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Au deuxième alinéa de l’article L. 125‑1 du code des assurances, après les mots : « catastrophes naturelles », sont insérés les mots : « , des catastrophes sanitaires ainsi qu’aux risques épidémiques, »

🖋️Rejeté
François Pupponi
20 mars 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Le deuxième alinéa de l’article L. 125‑1 du code des assurances est complété par les mots : « ainsi qu’aux effets des mesures prises suite à une menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence ».

🖋️Rejeté
Mathilde Panot
21 mars 2020
Après l'article 11, insérer l'article suivant:

Les articles 4 à 12 de la présente loi sont abrogés au 31 décembre 2020.


Article 13
🖋️Adopté21 mars 2020

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Frédérique Dumas
20 mars 2020
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conséquences économiques pour les auteurs, des mesures de fermeture des théâtres et autres lieux dans lesquels sont représentés des spectacles, ainsi que de l’arrêt des productions cinématographiques et audiovisuels. Ce rapport présente notamment les compensations par l’Etat des conséquences de la perte des droits d’auteurs.

🖋️Rejeté
Jean Lassalle
20 mars 2020
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Dans un délai de 15 jours à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport détaillant les moyens qu’il déploie pour la mise en place des mesures de précautions sanitaires dans les foyers des services de l’Aide sociale à l’enfance. Il détaille les mesures permettant l’étude en urgence par les juges concernés des demandes des familles des enfants placés dont les dossiers ne présentent pas de cas de « danger imminent » pour permettre le recours à la garde provisoire. Il détaille également les mesures financières et sanitaires d’accompagnement des jeunes majeurs placés, issus de foyers des services de l’aide sociale à l’enfance. Enfin, il précise les mesures qu’il pourrait mettre en œuvre pour renforcer et contrôler le dispositif d’appel du 119 ainsi que le travail des services sociaux.

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
20 mars 2020
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Dans les quinze jours à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’abrogation intégrale de la réforme de l’assurance chômage prise par décret le 26 juillet 2019.

🖋️Rejeté
Fabien Roussel
21 mars 2020
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Dans les quinze jours à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport envisageant une indemnisation à hauteur de 100 % du salaire net antérieur pour les salariés bénéficiaires du dispositif d’activité partielle.

🖋️Irrecevable
Sébastien Nadot
21 mars 2020
Après l'article 13, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Jean-Christophe Lagarde
21 mars 2020
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la publication de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport précisant les conditions dans lesquelles une pandémie pourrait être considérée comme une catastrophe naturelle au sens du code des assurances.

🖋️Rejeté
François-Michel Lambert
21 mars 2020
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, au plus tard six mois après la promulgation de la présente loi, un rapport relatif à la mise en œuvre d’un « plan de transformation de notre société en faveur d’un modèle de protection sociale fondé sur la prévention sanitaire ». Ce plan aura pour objectifs de repenser notre approche d’anticipation des crises sanitaires et naturelles auxquelles nous serons confrontés dans les prochaines décennies. Il prendra appui sur les travaux des scientifiques en termes de risques épidémiologiques, de risques de catastrophes naturelles, notamment climatiques.

Ce plan vise notamment à définir les réformes et les moyens financiers nécessaires pour rehausser le niveau de protection de nos concitoyens tant d’un point sanitaire que social et économique par la mise en œuvre d’une double stratégie fondée sur la prévention constante de la santé des citoyens et par l’anticipation des moyens à mettre en œuvre pour contrôler et encadrer les crises sanitaires qui adviendraient.

🖋️Rejeté
Matthieu Orphelin
21 mars 2020
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, au plus tard six mois après la promulgation de la présente loi, un rapport relatif à la mise en œuvre d’un « Grand plan de transformation de notre société en faveur du climat, de la biodiversité, de la solidarité et de la justice sociale ». Ce plan aura pour objectifs conjoints de redynamiser l’économie à la suite de la crise sanitaire du Covid-19, de renforcer nos systèmes de santé et de solidarité, de consolider la cohésion sociale, de rendre notre société plus résiliente et de l’engager sur une trajectoire de transformation profonde compatible avec les budgets carbone fixés en application des articles L222‑1 A à E du code de l’environnement.

Ce plan vise notamment à définir les réformes et les moyens financiers nécessaires pour respecter les budgets carbone 2019‑2023 et 2024‑2028, tant dans le secteur public que dans les secteurs privés. Ce plan précise également les réformes et les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs de découplage progressif entre la croissance et la consommation de matières premières, fixés en application de l’article 74 de la loi N° 2015‑992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Enfin, ce plan détaille les évolutions nécessaires dans nos actions de coopération internationale, notamment en matière de solidarité internationale envers les pays les plus fragiles.

La préparation de ce plan associe l’ensemble des forces vives de la Nation et prévoit des dispositifs de participation des citoyens à son élaboration et à son suivi, dont ceux de la Convention citoyenne pour le climat.

🖋️Tombé
Boris Vallaud
20 mars 2020

Rédiger ainsi cet article :

« L’Assemblée nationale et le Sénat sont informés sans délai des mesures prises par le Gouvernement pendant l’état d’urgence. Les autorités administratives leur transmettent sans délai copie de tous les actes qu’elles prennent en application de la présente loi. L’Assemblée nationale et le Sénat peuvent requérir toute information complémentaire dans le cadre du contrôle et de l’évaluation de ces mesures. »

🖋️Tombé
Cécile Untermaier
21 mars 2020

À l’alinéa 1, après le mot :

« communiquent »,

insérer les mots :

« sans délai ».

TITRE Ier

Dispositions Électorales

Article 1

I. – En raison des circonstances exceptionnelles liées à l’impérative protection de la santé publique face à l’épidémie de covid-19, le second tour du renouvellement des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers de Paris et des conseillers métropolitains de Lyon initialement fixé au dimanche 22 mars 2020 par le décret n° 2019‑928 du 4 septembre 2019 fixant la date du renouvellement des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers de Paris et des conseillers métropolitains de Lyon, et portant convocation des électeurs est reporté au plus tard au mois de juin 2020, par dérogation aux articles L. 56, L. 224‑1 et L. 227 du code électoral. Sa date est fixée par décret en conseil des ministres, pris au moins un mois avant le scrutin.

bis. – Au plus tard le 10 mai 2020, est remis au Parlement un rapport du Gouvernement fondé sur une analyse du comité de scientifiques mentionné à l’article L. 3131‑26 du code de la santé publique se prononçant sur l’état de l’épidémie de covid‑19 et sur les risques sanitaires attachés à la tenue du second tour et de la campagne électorale le précédant.

Ce rapport examine également les risques sanitaires et les précautions à prendre :

1° Pour l’élection du maire et des adjoints dans les communes où le conseil municipal a été élu au complet dès le premier tour ;

2° Pour les réunions des conseils communautaires.

II. – (Non modifié) Les conseillers municipaux et communautaires élus dès le premier tour organisé le 15 mars 2020 entrent en fonction à une date fixée par décret au plus tard au mois de juin, aussitôt que la situation sanitaire le permet au regard de l’analyse du comité national scientifique.

Par dérogation, dans les communes de moins de 1 000 habitants pour lesquelles le conseil municipal n’a pas été élu au complet, les conseillers municipaux élus au premier tour entrent en fonction le lendemain du second tour de l’élection.

Par dérogation, les conseillers d’arrondissement et les conseillers de Paris élus au premier tour entrent en fonction le lendemain du second tour de l’élection.

III. – (Non modifié) Par dérogation à l’article L. 227 du code électoral :

1° A Dans les communes pour lesquelles le conseil municipal a été élu au complet, les conseillers municipaux en exercice avant le premier tour conservent leur mandat jusqu’à l’entrée en fonction des conseillers municipaux élus au premier tour. Le cas échéant, leur mandat de conseiller communautaire est également prorogé jusqu’à cette même date ;

1° Dans les communes, autres que celles mentionnées au 2° du présent III, pour lesquelles le conseil municipal n’a pas été élu au complet, les conseillers municipaux en exercice avant le premier tour conservent leur mandat jusqu’au second tour. Le cas échéant, leur mandat de conseiller communautaire est également prorogé jusqu’au second tour, sous réserve du 2° du V bis ;

2° Dans les secteurs des communes mentionnées au chapitre IV du titre IV du livre Ier du code électoral, les conseillers d’arrondissement, les conseillers municipaux et, à Paris, les conseillers de Paris en exercice avant le premier tour conservent leur mandat jusqu’au second tour. Le cas échéant, leur mandat de conseiller communautaire est également prorogé jusqu’au second tour, sous réserve du 2° du V bis du présent article.

Par dérogation à l’article L. 224‑1 du code électoral, le mandat des conseillers métropolitains de Lyon en exercice avant le premier tour est prorogé jusqu’au second tour.

IV. – (Supprimé)

V. – (Non modifié) Dans les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre ne comptant parmi leurs membres aucune commune mentionnée aux 1° et 2° du III du présent article, l’organe délibérant se réunit dans sa nouvelle composition au plus tard trois semaines après la date fixée par le décret mentionné au premier alinéa du II.

bis. – (Non modifié) Dans les autres établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre, à compter de la date fixée par le décret mentionné au premier alinéa du II et jusqu’à la première réunion de l’organe délibérant suivant le second tour des élections municipales et communautaires, qui se tient au plus tard le troisième vendredi suivant ce second tour :

1° Si le nombre de sièges attribués à une commune mentionnée aux 1° et 2° du III du présent article, en application du VII de l’article L. 5211‑6‑1 du code général des collectivités territoriales, est supérieur au nombre de conseillers communautaires attribués à la commune par l’arrêté préfectoral en vigueur jusqu’à la date du premier tour, les sièges supplémentaires sont pourvus par les autres conseillers municipaux pris dans l’ordre du tableau du conseil municipal ;

2° Si le nombre de sièges attribués à une telle commune en application du même VII est inférieur au nombre de conseillers communautaires attribués à la commune par l’arrêté préfectoral en vigueur jusqu’à la date du premier tour, les conseillers communautaires de la commune sont les conseillers municipaux qui exerçaient à la même date le mandat de conseiller communautaire, pris dans l’ordre du tableau du conseil municipal ;

3° En cas de vacance, pour quelque cause que ce soit, d’un siège de conseiller communautaire pourvu en application des 1° et 2° du présent V bis, ce siège est pourvu par un conseiller municipal n’exerçant pas le mandat de conseiller communautaire pris dans l’ordre du tableau du conseil municipal ;

4° Le président et les vice‑présidents en exercice à la date fixée par le décret mentionné au premier alinéa du II sont maintenus dans leurs fonctions, à la condition qu’ils conservent le mandat de conseiller communautaire. Les délégations consenties en application de l’article L. 5211‑10 du code général des collectivités territoriales ainsi que les délibérations prises en application de l’article L. 5211‑12 du même code en vigueur à la date fixée par le décret mentionné au premier alinéa du II du présent article le demeurent en ce qui les concerne. Dans le cas où il n’exerce plus le mandat de conseiller communautaire, le président est remplacé dans la plénitude de ses fonctions, jusquà cette même élection, par un viceprésident conservant le mandat de conseiller communautaire dans l’ordre des nominations ou, à défaut, par le conseiller communautaire le plus âgé. En cas d’absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, le président est provisoirement remplacé dans les mêmes conditions.

Le présent V bis est applicable aux établissements publics territoriaux créés dans le périmètre de la métropole du Grand Paris.

VI. – (Non modifié) Par dérogation aux articles L. 251, L. 258, L. 270 et L. 272‑6 du code électoral et à l’article L. 2122‑8 du code général des collectivités territoriales, les vacances constatées au sein du conseil municipal ne donnent pas lieu à élection partielle :

1° Jusqu’à la tenue du second tour dans les communes pour lesquelles le conseil municipal n’a pas été élu au complet au premier tour ;

2° Jusqu’à la date mentionnée au premier alinéa du II du présent article dans les communes pour lesquelles le conseil municipal a été élu au complet au premier tour.

VI bis.  (Non modifié) Nonobstant toute disposition contraire, le mandat des représentants d’une commune, d’un établissement public de coopération intercommunale ou d’un syndicat mixte fermé au sein d’organismes de droit public ou de droit privé en exercice à la date du premier tour est prorogé jusqu’à la désignation de leurs remplaçants par l’organe délibérant. Cette disposition n’est pas applicable aux conseillers communautaires.

VI ter. – (Non modifié) La seconde phrase du I de l’article L. 2123‑20‑1 du code général des collectivités territoriales n’est pas applicable aux conseils municipaux renouvelés au complet à l’issue du premier tour des élections municipales et communautaires organisé le 15 mars 2020.

Le quatrième alinéa de l’article L. 5211‑12 du même code n’est pas applicable à l’organe délibérant d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre renouvelé au complet à l’issue de ce premier tour et de l’élection subséquente du maire et des adjoints de ses communes membres.

VII. – (Non modifié) Pour l’application du I :

1° La campagne électorale pour le second tour est ouverte à compter du deuxième lundi qui précède le tour de scrutin ;

1° bis Les interdictions mentionnées à l’article L. 50‑1, au dernier alinéa de l’article L. 51 et à l’article L. 52‑1 du code électoral courent à compter du 1er septembre 2019 ;

2° La durée de la période prévue à l’article L. 52‑4 du code électoral pendant laquelle le mandataire recueille les fonds destinés au financement de la campagne et règle les dépenses en vue de l’élection court à compter du 1er septembre 2019 ;

2° bis Pour les listes de candidats ou les candidats présents au second tour, le délai mentionné à la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 52‑12 du code électoral est fixé au neuvième vendredi suivant ce même second tour, dix‑huit heures ;

3° Les plafonds de dépenses prévus aux articles L. 52‑11 et L. 224‑25 du code électoral sont majorés par un coefficient fixé par décret qui ne peut être supérieur à 1,5 ;

 Dans les communes de 1 000 habitants et plus et dans les circonscriptions métropolitaines de Lyon, les dépenses engagées pour le second tour de scrutin initialement prévu le 22 mars 2020 au titre, respectivement, du second alinéa de l’article L. 242 et de l’article L. 224‑24 du code électoral sont remboursées aux listes ayant obtenu au premier tour un nombre de suffrages au moins égal à 10 % du total des suffrages exprimés.

VII bis A. – (Non modifié) Pour l’application du II du présent article, le statut des candidats élus au premier tour dont l’entrée en fonction est différée ne leur confère ni les droits ni les obligations normalement attachées à leur mandat. Le régime des incompatibilités applicable aux conseillers municipaux et communautaires, aux conseillers d’arrondissement et de Paris ne s’applique à eux qu’à compter de leur entrée en fonction.

VII bis. – (Non modifié) Par dérogation au I du présent article, les électeurs peuvent être convoqués par décret pour le second tour des élections municipales en Polynésie française ou en Nouvelle‑Calédonie, après avis, selon le cas, du président de la Polynésie française ou du président du gouvernement de la Nouvelle‑Calédonie, et après consultation du comité national scientifique. Ce second tour se tient, au plus tard, au mois de juin 2020.

VIII.  (Non modifié) À lexception de son article 6, les dispositions de la loi  20191269 du 2 décembre 2019 visant à clarifier diverses dispositions du droit électoral ne sont pas applicables au second tour de scrutin régi par la présente loi.

IX. – (Non modifié) Les conseillers élus au premier tour ou au second tour sont renouvelés intégralement en mars 2026.

X. – (Non modifié) Les dispositions du présent article sont applicables sur tout le territoire de la République.

Article 1 bis

I. – Lorsque le conseil municipal a été élu au complet dès le premier tour des élections municipales organisé le 15 mars 2020, sa première réunion peut se tenir en tout lieu permettant de préserver la santé des conseillers municipaux et des agents de la commune, y compris en dehors du territoire de la commune, par dérogation à l’avant‑dernier alinéa de l’article L. 2121‑7 du code général des collectivités territoriales.

Par dérogation à la première phrase du deuxième alinéa du même article L. 2121‑7, cette réunion se tient à une date fixée par décret au plus tard au mois de juin, aussitôt que la situation sanitaire le permet au regard de l’analyse du comité national scientifique.

Pour cette réunion et par dérogation au premier alinéa de l’article L. 2121‑17 et à la deuxième phrase du premier alinéa de l’article L. 2121‑20 du même code :

1° Le conseil municipal ne délibère valablement que lorsque le tiers de ses membres en exercice est présent ;

2° Un même conseiller municipal peut être porteur de deux pouvoirs.

Le troisième alinéa de l’article L. 2121‑7 dudit code peut être mis en œuvre lors d’une prochaine réunion.

Le conseil municipal est réputé s’être réuni pour l’élection du maire et de ses adjoints lorsque les conseillers municipaux sont invités à voter à l’urne en respectant les prescriptions des autorités sanitaires.

II. – (Non modifié) Le dernier alinéa du I du présent article s’applique à une date fixée par décret et, au plus tard, le 10 mai 2020.

III. – (Non modifié) Les dispositions du présent article sont applicables sur tout le territoire de la République.

Article 2

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est habilité à prendre par ordonnances, dans un délai d’un mois à compter de la publication de la présente loi, toute mesure relevant du domaine de la loi relative :

1° À l’organisation du second tour du scrutin pour le renouvellement des conseillers municipaux et communautaires, des conseillers de Paris et des conseillers métropolitains de Lyon ;

2° Au financement et au plafonnement des dépenses électorales et à l’organisation de la campagne électorale ;

3° Aux règles en matière de consultation des listes d’émargement ;

4° Aux adaptations permettant de prendre en compte la situation particulière de la Polynésie française et de la Nouvelle‑Calédonie ;

5° Aux modalités d’organisation de l’élection des maires, des adjoints aux maires ainsi que des présidents et vice‑présidents des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre.

Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai d’un mois à compter de la publication de chaque ordonnance.

Article 3

Le mandat des conseillers consulaires et des délégués consulaires est prorogé au plus tard jusqu’au mois de juin 2020.

Les procurations déjà enregistrées pour les élections consulaires initialement prévues les 16 et 17 mai 2020 sont maintenues.

Au plus tard le 10 mai 2020, est remis au Parlement un rapport du Gouvernement relatif à l’état de l’épidémie de covid‑19, aux risques sanitaires dans le monde et aux conséquences à en tirer, avant l’échéance fixée au premier alinéa, sur la tenue des élections consulaires et de la campagne les précédant.

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est habilité à prendre par ordonnances, dans un délai d’un mois à compter de la publication de la présente loi, toute mesure relevant du domaine de la loi liée à la prorogation des mandats des conseillers consulaires et des délégués consulaires et aux modalités d’organisation du scrutin. Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai d’un mois à compter de la publication de chaque ordonnance.

TITRE II

L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE

Article 4

Au premier alinéa du I de larticle L. 14511 du code de la santé publique, après la référence : « L. 1462‑1 », est insérée la référence : « , L. 3131‑26 ».

Article 5

Le titre III du livre Ier de la troisième partie du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° L’intitulé est ainsi rédigé : « Menaces et crises sanitaires graves » ;

2° Le chapitre Ier est ainsi modifié :

a) L’intitulé est ainsi rédigé : « Menaces sanitaires » ;

b) Le premier alinéa de l’article L. 3131‑1 est complété par une phrase ainsi rédigée : « Le ministre peut également prendre de telles mesures après la fin de l’état d’urgence sanitaire prévu au chapitre Ier bis du présent titre, afin d’assurer la disparition durable de la situation de crise sanitaire. » ;

c) L’article L. 3131‑8 est complété par une phrase ainsi rédigée : « L’indemnisation des réquisitions est régie par le code de la défense. » ;

d) À larticle L. 313110, après la première occurrence du mot : « santé », sont insérés les mots : « , y compris bénévoles, » ;

 Après le même chapitre Ier, il est inséré un chapitre Ier bis ainsi rédigé :

« Chapitre Ier bis

« État d’urgence sanitaire

« Art. L. 313120. – L’état d’urgence sanitaire peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain ainsi que du territoire des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution et de la Nouvelle‑Calédonie en cas de catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population.

« Art. L. 313121. – L’état d’urgence sanitaire est déclaré par décret en conseil des ministres pris sur le rapport du ministre chargé de la santé. Ce décret motivé détermine la ou les circonscriptions territoriales à l’intérieur desquelles il entre en vigueur et reçoit application.

« La prorogation de l’état d’urgence sanitaire au delà d’un mois ne peut être autorisée que par la loi.

« Art. L. 313122. – La loi autorisant la prorogation au delà d’un mois de l’état d’urgence sanitaire fixe sa durée.

« Il peut être mis fin à l’état d’urgence sanitaire par décret en conseil des ministres avant lexpiration du délai fixé par la loi le prorogeant.

« Les mesures prises en application du présent chapitre cessent d’avoir effet en même temps que prend fin l’état d’urgence sanitaire.

« Art. L. 313123. – Dans les circonscriptions territoriales où l’état d’urgence sanitaire est déclaré, le Premier ministre peut, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la santé, aux seules fins de garantir la santé publique :

« 1° Restreindre ou interdire la circulation des personnes et des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par décret ;

« 2° Interdire aux personnes de sortir de leur domicile, sous réserve des déplacements justifiés par des besoins familiaux, professionnels ou de santé impérieux ;

« 3° Ordonner des mesures ayant pour objet la mise en quarantaine, au sens de l’article 1er du règlement sanitaire international de 2005, des personnes susceptibles d’être affectées ;

« 4° Ordonner des mesures de placement et de maintien en isolement, au sens du même article 1er, à leur domicile ou tout autre lieu d’hébergement adapté, des personnes affectées ;

« 5° Ordonner la fermeture provisoire d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public, à l’exception des établissements fournissant des biens ou des services essentiels aux besoins de la population ;

« 6° Limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique ainsi que les réunions de toute nature ;

« 7° Ordonner la réquisition de tous biens et services nécessaires à la lutte contre la catastrophe sanitaire ainsi que de toute personne nécessaire au fonctionnement de ces services ou à l’usage de ces biens. L’indemnisation de ces réquisitions est régie par le code de la défense ;

« 8° Prendre des mesures temporaires de contrôle des prix de certains produits rendues nécessaires pour prévenir ou corriger les tensions constatées sur le marché de certains produits ; le Conseil national de la consommation est informé des mesures prises en ce sens ;

« 9° En tant que de besoin, prendre toute mesure permettant la mise à disposition des patients de médicaments appropriés pour l’éradication de l’épidémie.

« Les mesures prescrites en application des 1° à 9° du présent article sont strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu. Il y est mis fin sans délai lorsqu’elles ne sont plus nécessaires.

« Art. L. 313124. – Dans les circonscriptions territoriales où l’état d’urgence sanitaire est déclaré, le ministre chargé de la santé peut prescrire, par arrêté motivé, toute mesure réglementaire relative à l’organisation et au fonctionnement du dispositif de santé, à l’exception des mesures prévues à l’article L. 3131‑23, visant à mettre fin à la catastrophe sanitaire mentionnée à l’article L. 3131‑20.

« Dans les mêmes conditions, le ministre chargé de la santé peut prescrire toute mesure individuelle nécessaire à l’application des mesures prescrites par le Premier ministre en application de l’article L. 3131‑23.

« Les mesures prescrites en application du présent article sont strictement nécessaires et proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu. Il y est mis fin sans délai lorsqu’elles ne sont plus nécessaires.

« Art. L. 313125. – Lorsque le Premier ministre ou le ministre chargé de la santé prennent des mesures mentionnées aux articles L. 313123 et L. 313124, ils peuvent habiliter le représentant de l’État territorialement compétent à prendre toutes les mesures générales ou individuelles dapplication de ces dispositions. Ces dernières mesures font l’objet d’une information sans délai du procureur de la République territorialement compétent. Les mesures générales et individuelles décidées par le représentant de l’État territorialement compétent doivent être strictement nécessaires et proportionnées.

« Lorsque les mesures prévues aux mêmes articles L. 3131‑23 et L. 3131‑24 doivent s’appliquer dans un champ géographique qui n’excède pas le territoire d’un département, les autorités mentionnées auxdits articles L. 3131‑23 et L. 3131‑24 peuvent habiliter le représentant de l’État dans le département à les décider lui‑même. Les décisions sont prises par ce dernier après avis du directeur général de l’agence régionale de santé.

« Art. L. 313126. – En cas de déclaration de l’état d’urgence sanitaire, il est réuni sans délai un comité de scientifiques. Son président est nommé par décret du Président de la République. Ce comité comprend deux personnalités qualifiées respectivement nommées par le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat ainsi que des personnalités qualifiées nommées par décret. Le comité rend public périodiquement son avis sur les mesures prises en application des articles L. 3131‑23 à L. 3131‑25. Il est dissous lorsque prend fin l’état d’urgence sanitaire.

« Art. L. 313127. – (Supprimé)

« Art. L. 313128. – Les dispositions des articles L. 3131‑3 et L. 3131‑4 sont applicables aux dommages résultant des mesures prises en application des articles L. 3131‑23, L. 3131‑24 et L. 3131‑25.

« Les dispositions des articles L. 3131‑9‑1, L. 3131‑10 et L. 3131‑10‑1 sont applicables en cas de déclaration de l’état d’urgence sanitaire. » ;

4° L’article L. 3136‑1 est complété par quatre alinéas ainsi rédigés :

« Le fait de ne pas respecter les réquisitions prévues aux articles L. 313123, L. 313124 et L. 313125 est puni de six mois demprisonnement et de 10 000 € d’amende.

« Un décret détermine les sanctions encourues en cas de violation des autres interdictions ou obligations édictées en application des articles L. 3131‑1 et L. 3131‑23 à L. 3131‑25.

« Les agents mentionnés aux articles L. 511‑1, L. 521‑1, L. 531‑1 et L. 5321 du code de la sécurité intérieure peuvent constater par procèsverbaux les violations des interdictions ou obligations mentionnées au troisième alinéa du présent article lorsqu’elles sont commises sur le territoire communal, sur le territoire de la commune de Paris ou sur le territoire pour lesquels ils sont assermentées et qu’elles ne nécessitent pas de leur part d’actes d’enquête.

« L’application de sanctions pénales ne fait pas obstacle à l’exécution d’office, par l’autorité administrative, des mesures prescrites en application des articles L. 3131‑1 et L. 3131‑23 à L. 3131‑25 du présent code. »

Article 5 bis a

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est habilité à prendre par voie d’ordonnance, dans un délai de deux mois à compter de la publication de la présente loi, les mesures d’adaptation destinées à adapter le dispositif de l’état d’urgence sanitaire dans les collectivités régies par l’article 74 de la Constitution et en Nouvelle‑Calédonie, dans le respect des compétences de ces collectivités.

Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la publication de l’ordonnance.

Article 5 bis

Par dérogation aux dispositions de l’article L. 3131‑21 du code de la santé publique, l’état d’urgence sanitaire est déclaré pour une durée de deux mois à compter de l’entrée en vigueur de la présente loi.

Un décret en conseil des ministres pris sur le rapport du ministre chargé de la santé détermine la ou les circonscriptions territoriales à l’intérieur desquelles l’état d’urgence sanitaire entre en vigueur.

La prorogation de l’état d’urgence sanitaire au delà de la durée prévue au premier alinéa du présent article ne peut être autorisée que par la loi.

Il peut être mis fin à l’état d’urgence sanitaire par décret en conseil des ministres avant l’expiration du délai fixé par le premier alinéa du présent article.

Article 6

Après le mot : « loi », la fin de l’article L. 3821‑11 du code de la santé publique est ainsi rédigée : « n°     du      d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid‑19. »

Article 6 bis a

Au premier alinéa de l’article L. 6141‑7‑3 du code de la santé publique, après le mot : « recherche », sont insérés les mots : « ou de soins ».

Article 6 bis

Le chapitre Ier bis du titre III du livre Ier de la troisième partie du code de la santé publique est applicable jusqu’au 1er avril 2021.

TITRE III

MESURES D’URGENCE ÉCONOMIQUE ET D’ADAPTATION
À LA LUTTE CONTRE L’ÉPIDÉMIE DE COVID‑19

Article 7 a

I. – Par dérogation aux troisième et quatrième alinéas de l’article L. 1612‑1 du code général des collectivités territoriales, jusqu’à l’adoption du budget d’une collectivité territoriale ou d’un établissement public mentionné à l’article L. 1612‑20 du même code pour l’exercice 2020 ou jusqu’au 31 juillet 2020, l’exécutif peut engager, liquider et mandater les dépenses d’investissement, dans la limite des sept douzièmes des crédits ouverts au budget de l’exercice précédent, non compris les crédits afférents au remboursement de la dette.

II. – Pour l’application à l’exercice 2020 de l’article L. 1612‑2 du code général des collectivités territoriales, la date à compter de laquelle le représentant de l’État dans le département saisit la chambre régionale des comptes à défaut d’adoption du budget est fixée au 31 juillet 2020.

III.  Par dérogation à larticle L. 161212 du code général des collectivités territoriales, le vote de lorgane délibérant arrêtant les comptes de la collectivité territoriale ou de l’établissement public au titre de l’exercice 2019 doit intervenir au plus tard le 31 juillet 2020.

Article 7 b

Pendant la durée de létat durgence sanitaire prévu à larticle L. 313120 du code de la santé publique et dans les zones géographiques où il reçoit application, par dérogation aux articles L. 2121‑17, L. 2121‑20, L. 3121‑14, L. 3121‑16, L. 4132‑13, L. 4132‑15, L. 4422‑7, L. 7122‑14, L. 7122‑16, L. 7123‑11, L. 7222‑15 et L. 7222‑17 du code général des collectivités territoriales, les organes délibérants des collectivités territoriales et des établissements publics qui en relèvent ne délibèrent valablement que lorsque le tiers de leurs membres en exercice est présent. Un membre de ces organes peut être porteur de deux pouvoirs.

Un dispositif de vote électronique ou de vote par correspondance papier préservant la sécurité et l’anonymat du vote peut être mis en œuvre dans des conditions fixées par décret pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire. Il ne peut y être recouru dans le cadre des scrutins dont la loi commande le caractère secret.

Article 7

I. – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnances, dans un délai de trois mois à compter de la publication de la présente loi, toute mesure, pouvant entrer en vigueur, si nécessaire, à compter du 12 mars 2020, relevant du domaine de la loi et, le cas échéant, à les étendre et à les adapter aux collectivités mentionnées à l’article 72‑3 de la Constitution :

1° Afin de faire face aux conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de covid‑19 et aux conséquences des mesures prises pour limiter cette propagation, et notamment afin de prévenir et limiter la cessation d’activité des personnes physiques et morales exerçant une activité économique et des associations ainsi que ses incidences sur l’emploi, en prenant toute mesure :

a) D’aide directe ou indirecte à ces personnes dont la viabilité est mise en cause, notamment par la mise en place de mesures de soutien à la trésorerie de ces personnes ainsi que d’un fonds dont le financement sera partagé avec les régions, les collectivités relevant de l’article 74 de la Constitution, la Nouvelle‑Calédonie et toute autre collectivité territoriale ou établissement public volontaire ;

b) En matière de droit du travail, de droit de la sécurité sociale et de droit de la fonction publique ayant pour objet :

– de limiter les ruptures des contrats de travail et d’atténuer les effets de la baisse d’activité, en facilitant et en renforçant le recours à l’activité partielle, notamment en adaptant de manière temporaire le régime social applicable aux indemnités versées dans ce cadre, en l’étendant à de nouvelles catégories de bénéficiaires, en réduisant, pour les salariés, le reste à charge pour l’employeur et, pour les indépendants, la perte de revenus, en adaptant ses modalités de mise en œuvre, en favorisant une meilleure articulation avec la formation professionnelle et une meilleure prise en compte des salariés à temps partiel ;

– d’adapter les conditions et modalités d’attribution de l’indemnité complémentaire prévue à l’article L. 1226‑1 du code du travail ;

– de modifier les conditions d’acquisition de congés payés et permettre à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates de prise d’une partie des congés payés, dans la limite de six jours ouvrables, des jours de réduction du temps de travail et des jours de repos affectés sur le compte épargne‑temps du salarié, en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définis au livre Ier de la troisième partie du code du travail, les conventions et accords collectifs ainsi que par le statut général de la fonction publique ;

– de permettre aux entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale de déroger aux règles d’ordre public et aux stipulations conventionnelles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical ;

– de modifier, à titre exceptionnel, les dates limites et les modalités de versement des sommes versées au titre de l’intéressement en application de l’article L. 3314‑9 du code du travail et au titre de la participation en application de l’article L. 3324‑12 du même code ;

 dadapter lorganisation de lélection mentionnée à larticle L. 2122101 du code du travail, en modifiant si nécessaire la définition du corps électoral, et, en conséquence, de proroger, à titre exceptionnel, la durée des mandats des conseillers prud’hommes et des membres des commissions paritaires régionales interprofessionnelles ;

– d’aménager les modalités de l’exercice par les services de santé au travail de leurs missions définies au titre II du livre VI de la quatrième partie du code du travail, notamment du suivi de l’état de santé des travailleurs, et de définir les règles selon lesquelles le suivi de l’état de santé est assuré pour les travailleurs qui n’ont pu, en raison de l’épidémie, bénéficier du suivi prévu par le même code ;

 de modifier les modalités dinformation et de consultation des instances représentatives du personnel, notamment du comité social et économique, pour leur permettre d’émettre les avis requis dans les délais impartis ;

– d’aménager les dispositions de la sixième partie du code du travail, notamment afin de permettre aux employeurs, aux organismes de formation et aux opérateurs de satisfaire aux obligations légales en matière de qualité et d’enregistrement des certifications et habilitations ainsi que d’adapter les conditions de rémunérations et de versement des cotisations sociales des stagiaires de la formation professionnelle ;

– d’adapter, à titre exceptionnel, les modalités de détermination des durées d’attribution des revenus de remplacement mentionnés à l’article L. 5421‑2 du code du travail ;

c) Modifiant, dans le respect des droits réciproques, les obligations des personnes morales de droit privé exerçant une activité économique à l’égard de leurs clients et fournisseurs ainsi que des coopératives à l’égard de leurs associés‑coopérateurs, notamment en termes de délais de paiement et pénalités et de nature des contreparties, en particulier en ce qui concerne les contrats de vente de voyages et de séjours mentionnées aux II et III de l’article L. 211‑14 du code du tourisme et les prestations relevant des séjours de mineurs à caractère éducatif organisés dans le cadre de l’article L. 227‑4 du code de l’action sociale et des familles ;

d) Modifiant le droit des procédures collectives et des entreprises en difficulté afin de faciliter le traitement préventif des conséquences de la crise sanitaire ;

e) Adaptant les dispositions de l’article L. 115‑3 du code de l’action sociale et des familles, notamment pour prolonger, pour l’année 2020, le délai fixé au troisième alinéa du même article L. 115‑3, et reportant la date de fin du sursis à toute mesure d’expulsion locative prévue à l’article L. 412‑6 du code des procédures civiles d’exécution pour cette même année ;

f) Adaptant les règles de passation, de délais de paiement, d’exécution et de résiliation, notamment celles relatives aux pénalités contractuelles, prévues par le code de la commande publique ainsi que les stipulations des contrats publics ayant un tel objet ;

g) Permettant de reporter intégralement ou d’étaler le paiement des loyers, des factures d’eau, de gaz et d’électricité afférents aux locaux professionnels et de de renoncer aux pénalités financières et aux suspensions, interruptions ou réductions de fournitures susceptibles dêtre appliquées en cas de nonpaiement de ces factures, au bénéfice des microentreprises, au sens du décret n° 2008‑1354 du 18 décembre 2008 relatif aux critères permettant de déterminer la catégorie d’appartenance d’une entreprise pour les besoins de l’analyse statistique et économique, dont l’activité est affectée par la propagation de l’épidémie ;

h) Dérogeant aux dispositions de l’article 60 de la loi de finances pour 1963 (n° 63‑156 du 23 février 1963) relatives à la responsabilité personnelle et pécuniaire des comptables publics ;

i) Permettant à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale de consentir des prêts et avances aux organismes gérant un régime complémentaire obligatoire de sécurité sociale ;

2° Afin de faire face aux conséquences, notamment de nature administrative ou juridictionnelle, de la propagation de l’épidémie de covid‑19 et des mesures prises pour limiter cette propagation, toute mesure :

a) Adaptant les délais et procédures applicables au dépôt et au traitement des déclarations et demandes présentées aux autorités administratives, les délais et les modalités de consultation du public ou de toute instance ou autorité, préalables à la prise d’une décision par une autorité administrative et, le cas échéant, les délais dans lesquels cette décision peut ou doit être prise ou peut naitre ainsi que les délais de réalisation par toute personne de contrôles, travaux et prescriptions de toute nature imposées par les lois et règlements, à moins que ceux‑ci ne résultent d’une décision de justice ;

b) Adaptant, interrompant, suspendant ou reportant le terme des délais prévus à peine de nullité, caducité, forclusion, prescription, inopposabilité, déchéance d’un droit, fin d’un agrément ou d’une autorisation ou cessation d’une mesure, à l’exception des mesures privatives de liberté et des sanctions. Ces mesures sont rendues applicables à compter du 12 mars 2020 et ne peuvent excéder de plus de trois mois la fin des mesures de police administrative prises par le Gouvernement pour ralentir la propagation de l’épidémie de covid‑19 ;

c) Adaptant, aux seules fins de limiter la propagation de l’épidémie de covid‑19 parmi les personnes participant à la conduite et au déroulement des instances, les règles relatives à la compétence territoriale et aux formations de jugement des juridictions de l’ordre administratif et de l’ordre judiciaire ainsi que les règles relatives aux délais de procédure et de jugement, à la publicité des audiences et à leur tenue, au recours à la visioconférence devant ces juridictions et aux modalités de saisine de la juridiction et d’organisation du contradictoire devant les juridictions ;

d) Adaptant, aux seules fins de limiter la propagation de l’épidémie de covid‑19 parmi les personnes participant à ces procédures, les règles relatives au déroulement des gardes à vue, pour permettre l’intervention à distance de l’avocat et la prolongation de ces mesures pour au plus la durée légalement prévue sans présentation de la personne devant le magistrat compétent, et les règles relatives au déroulement et à la durée des détentions provisoires et des assignations à résidence sous surveillance électronique, pour permettre l’allongement des délais au cours de l’instruction et en matière d’audiencement, pour une durée proportionnée à celle de droit commun et ne pouvant excéder trois mois en matière délictuelle et six mois en appel ou en matière criminelle, et la prolongation de ces mesures au vu des seules réquisitions écrites du parquet et des observations écrites de la personne et de son avocat ;

e) Aménageant aux seules fins de limiter la propagation de l’épidémie de covid‑19 parmi les personnes participant ou impliquées dans ces procédures, d’une part, les règles relatives à l’exécution et l’application des peines privatives de liberté pour assouplir les modalités d’affectation des détenus dans les établissements pénitentiaires ainsi que les modalités d’exécution des fins de peine et, d’autre part, les règles relatives à l’exécution des mesures de placement et autres mesures éducatives prises en application de l’ordonnance n° 45‑174 du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante ;

f) Simplifiant et adaptant les conditions dans lesquelles les assemblées et les organes dirigeants collégiaux des personnes morales de droit privé et autres entités se réunissent et délibèrent ainsi que les règles relatives aux assemblées générales ;

g) Simplifiant, précisant et adaptant les règles relatives à létablissement, l’arrêté, l’audit, la revue, l’approbation et la publication des comptes et des autres documents que les personnes morales de droit privé et autres entités sont tenues de déposer ou de publier, notamment celles relatives aux délais, ainsi qu’adaptant les règles relatives à l’affectation des bénéfices et au paiement des dividendes ;

h) Adaptant les dispositions relatives à lorganisation de la Banque publique dinvestissement créée par lordonnance n° 2005722 du 29 juin 2005 relative à la Banque publique d’investissement afin de renforcer sa capacité à accorder des garanties ;

i) Simplifiant et adaptant le droit applicable au fonctionnement des établissements publics et des instances collégiales administratives, y compris les organes dirigeants des autorités administratives ou publiques indépendantes, notamment les règles relatives à la tenue des réunions dématérialisées ou le recours à la visioconférence ;

j) Adaptant le droit de la copropriété des immeubles bâtis pour tenir compte, notamment pour la désignation des syndics, de l’impossibilité ou des difficultés de réunion des assemblées générales de copropriétaires ;

k) Dérogeant aux dispositions du chapitre III du titre II du livre VII du code rural et de la pêche maritime afin de proroger, pour une période n’allant pas au delà du 31 décembre 2020, la durée des mandats des membres du conseil d’administration des caisses départementales de mutualité sociale agricole, des caisses pluridépartementales de mutualité sociale agricole et du conseil central d’administration de la mutualité sociale agricole ;

l) Permettant aux autorités compétentes pour la détermination des modalités daccès aux formations de lenseignement supérieur, des modalités de délivrance des diplômes de l’enseignement supérieur ou des modalités de déroulement des concours ou examens d’accès à la fonction publique d’apporter à ces modalités toutes les modifications nécessaires pour garantir la continuité de leur mise en œuvre, dans le respect du principe d’égalité de traitement des candidats ;

m) Permettant aux autorités compétentes de prendre toutes mesures relevant du code de la santé publique et du code de la recherche afin, dans le respect des meilleures pratiques médicales et de la sécurité des personnes, de simplifier et d’accélérer la recherche fondamentale et clinique visant à lutter contre l’épidémie de covid‑19 ;

2° bis Afin de faire face aux conséquences, pour les établissements de santé mentionnés à l’article L. 6111‑1 du code de la santé publique, de la propagation de l’épidémie de covid‑19 et des charges découlant de la prise en charge des patients affectés par celui‑ci, toute mesure dérogeant aux règles de financement de ces établissements ;

3° Afin de permettre aux parents dont l’activité professionnelle est maintenue sur leur lieu de travail de pouvoir faire garder leurs jeunes enfants dans le contexte de fermeture des structures d’accueil du jeune enfant visant à limiter la propagation de l’épidémie de covid‑19, toute mesure :

a) Étendant à titre exceptionnel et temporaire le nombre d’enfants qu’un assistant maternel agréé au titre de l’article L. 421‑4 du code de l’action sociale et des familles est autorisé à accueillir simultanément ;

b) Prévoyant les transmissions et échanges d’information nécessaires à la connaissance par les familles de l’offre d’accueil et de sa disponibilité afin de faciliter l’accessibilité des services aux familles en matière d’accueil du jeune enfant ;

4° Afin, face aux conséquences de l’épidémie de covid‑19, d’assurer la continuité de l’accompagnement et la protection des personnes en situation de handicap et des personnes âgées vivant à domicile ou dans un établissement ou service social et médico‑social, des mineurs et majeurs protégés et des personnes en situation de pauvreté, toute mesure :

a) Dérogeant aux dispositions de l’article L. 312‑1 et du chapitre III du titre Ier du livre III du code de l’action sociale et des familles pour permettre aux établissements et services sociaux et médico‑sociaux autorisés d’adapter les conditions d’organisation et de fonctionnement de l’établissement ou du service et de dispenser des prestations ou de prendre en charge des publics destinataires figurant en dehors de leur acte d’autorisation ;

b) Dérogeant aux dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale pour adapter les conditions d’ouverture ou de prolongation des droits ou de prestations aux personnes en situation de handicap, aux personnes en situation de pauvreté, notamment les bénéficiaires de minima sociaux et prestations sociales, et aux personnes âgées ;

5° Afin, face aux conséquences de l’épidémie de covid‑19, d’assurer la continuité des droits des assurés sociaux et leur accès aux soins et aux droits, en prenant toute mesure dérogeant aux dispositions du code de la sécurité sociale, du code rural et de la pêche maritime, du code de la construction et de l’habitation et du code de l’action sociale et des familles pour adapter les conditions d’ouverture, de reconnaissance ou de durée des droits relatifs à la prise en charge des frais de santé et aux prestations en espèces des assurances sociales ainsi que des prestations familiales, des aides personnelles au logement, de la prime d’activité et des droits à la protection complémentaire en matière de santé ;

6° Afin, face aux conséquences de l’épidémie de covid‑19, d’assurer la continuité de l’indemnisation des victimes, en prenant toute mesure dérogeant aux dispositions du code de la santé publique et de l’article 53 de la loi n° 2000‑1257 du 23 décembre 2000 de financement de la sécurité sociale pour 2001 pour adapter les règles d’instruction des demandes et d’indemnisation des victimes par l’Office national d’indemnisation des victimes d’accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales et par le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante ;

7° Afin, face aux conséquences de l’épidémie de covid‑19, d’assurer la continuité du fonctionnement des institutions locales et de l’exercice de leurs compétences ainsi que la continuité budgétaire et financière des collectivités territoriales et des établissements publics locaux, de prendre toute mesure permettant de déroger :

a) Aux règles de fonctionnement des collectivités territoriales et de leurs établissements publics, sagissant notamment de leurs assemblées délibérantes et de leurs organes exécutifs, y compris en autorisant toute forme de délibération collégiale à distance ;

b) Aux règles régissant les délégations que peuvent consentir ces assemblées délibérantes à leurs organes exécutifs ainsi que leurs modalités ;

c) Aux règles régissant l’exercice de leurs compétences par les collectivités territoriales ;

d) Aux règles dadoption et dexécution des documents budgétaires ainsi que de communication des informations indispensables à leur établissement prévues par le code général des collectivités territoriales ;

e) Aux dates limites d’adoption des délibérations relatives au taux, au tarif ou à l’assiette des impôts directs locaux ou à l’institution de redevances ;

f) Aux règles applicables en matière de consultations et de procédures d’enquête publique ou exigeant une consultation d’une commission consultative ou d’un organe délibérant d’une collectivité territoriale ou de ses établissements publics ;

g) Aux règles applicables à la durée des mandats des représentants des élus locaux dans les instances consultatives dont la composition est modifiée à l’occasion du renouvellement général des conseils municipaux.

bis. – (Non modifié) Les projets d’ordonnance pris sur le fondement du présent article sont dispensés de toute consultation obligatoire prévue par une disposition législative ou réglementaire.

II. – (Non modifié) Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de deux mois à compter de la publication de chaque ordonnance.

Article 7 bis

Les V et VI de l’article 29 de la loi n° 2018‑32 du 22 janvier 2018 de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022 ne sont pas applicables aux dépenses réelles de fonctionnement constatées dans le compte de gestion du budget principal au titre de lannée 2020 des collectivités territoriales et établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre mentionnés aux trois premiers alinéas du I du même article 29.

Article 8

Les délais dans lesquels le Gouvernement a été autorisé à prendre par ordonnances, sur le fondement de l’article 38 de la Constitution, des mesures relevant du domaine de la loi sont prolongés de quatre mois, lorsqu’ils n’ont pas expiré à la date de publication de la présente loi.

Les délais fixés pour le dépôt de projets de loi de ratification d’ordonnances publiées avant la date de publication de la présente loi sont prolongés de quatre mois, lorsqu’ils n’ont pas expiré à cette date.

Article 9

Les mandats, échus depuis le 15 mars 2020 ou qui viendraient à l’être avant le 31 juillet 2020, des présidents, des directeurs et des personnes qui, quel que soit leur titre, exercent la fonction de chef d’établissement dans des établissements relevant du titre Ier du livre VII du code de l’éducation ainsi que ceux des membres des conseils de ces établissements sont prolongés jusqu’à une date fixée par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur, et au plus tard jusqu’au 1er janvier 2021. Ces dispositions ne s’appliquent pas lorsque les élections permettant le renouvellement de ces conseils se sont tenues avant la date de promulgation de la présente loi.

Article 10

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé, dans un délai d’un mois à compter de la publication de la présente loi, à prendre par ordonnances toute mesure relevant du domaine de la loi afin de prolonger la durée de validité des visas de long séjour, titres de séjour, autorisations provisoires de séjour, récépissés de demande de titre de séjour ainsi que des attestations de demande d’asile qui ont expiré entre le 16 mars et le 15 mai 2020, dans la limite de cent quatre‑vingts jours. Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de deux mois à compter de la publication de chaque ordonnance.

Article 11

À titre exceptionnel, le délai d’exploitation prévu à l’article L. 231‑1 du code du cinéma et de l’image animée ainsi que les délais fixés par accord professionnel dans les conditions mentionnées aux articles L. 232‑1 et L. 233‑1 du même code peuvent être réduits par décision du président du Centre national du cinéma et de l’image animée en ce qui concerne les œuvres cinématographiques qui faisaient encore l’objet d’une exploitation en salles de spectacles cinématographiques au 14 mars 2020.

TITRE IV

Contrôle parlementaire

Article 12

Pour les commissions d’enquête constituées avant la publication de la présente loi et dont le rapport n’a pas encore été déposé, le délai mentionné à la deuxième phrase du dernier alinéa du I de l’article 6 de l’ordonnance n° 58‑1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires est porté à huit mois, sans que leur mission puisse se poursuivre au delà du 30 septembre 2020.

Article 13

I. – À la demande de l’Assemblée nationale ou du Sénat, les autorités administratives communiquent toute mesure prise ou mise en œuvre en application de la présente loi.

II.  LAssemblée nationale et le Sénat peuvent requérir toute information complémentaire en ce qui concerne le contrôle et l’évaluation de ces mesures ainsi que les conséquences sanitaires de l’épidémie de covid‑19.

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