Gabriel Attal, Premier ministre . Elle détruit des familles entières, elle corrompt notre jeunesse, elle broie des vies. Elle est le berceau de toutes les délinquances, de la violence, du trafic d'armes, des règlements de comptes. Le trafic de drogue est une gangrène pour notre pays. Il ravage des quartiers, des villes, parfois même des villages. Quand on emprunte la voie du trafic de drogue, il y a souvent la mort au bout du chemin.
Monsieur le député, je connais votre détermination, votre implication. Devant vous, comme devant toute la représentation nationale, j'en fais le serment, avec le Président de la République et le ministre de l'intérieur : nous ne faiblirons jamais, nous ne renoncerons jamais, nous n'aurons jamais la main qui tremble. La lutte contre les trafiquants est une priorité ; c'est même un devoir national.
Nous mènerons cette bataille sans compter, à Marseille, comme sur tout le territoire. Nous nous attaquerons à tous les réseaux, de la base jusqu'au sommet. Nous nous attaquerons un à un à tous les points de deal.
Avec vous et, je l'espère, toute la représentation nationale, je veux rendre hommage aux forces de l'ordre qui se battent au quotidien et accomplissent un travail absolument exceptionnel , et aux magistrats qui dirigent les enquêtes et qui n'abandonnent jamais rien.
Ce matin, nous avons décidé de frapper un grand coup. Nous avons donné un grand coup de pied aux trafics de drogue à Marseille, en menant une opération XXL, qui est préparée depuis des mois, après un travail d'enquête exceptionnel, accompli sous l'autorité du parquet. L'opération menée dans tous les quartiers – une cité de votre circonscription est d'ailleurs concernée –, et pas seulement dans les quartiers nord, avec le déploiement de 900 policiers et gendarmes, des moyens aériens et l'appui du Raid – recherche assistance intervention dissuasion –, était d'une telle ampleur que le Président de la République a choisi de s'y rendre et de venir saluer le travail de tous ceux qui y ont contribué. Comme il l'a annoncé tout à l'heure, elle a conduit à plus de quatre-vingts interpellations et à une soixantaine de gardes à vue.