Marc Fesneau, ministre . En consultant les articles auxquels vous faites allusion, vous constaterez qu'ils permettent simplement de raccourcir les procédures, afin que le non soit non et que le oui soit oui dans des délais raisonnables. Vous savez comme moi que certains abusent des procédures pour user les porteurs de projet. Nous assumons notre volonté de ne pas les user : quand un projet est bon, il doit être retenu ; s'il n'est pas bon, il doit être écarté.
Les mégabassines que vous évoquez n'en sont qu'au stade de projet. D'ailleurs, l'un des deux – c'est dire s'il faut faire confiance à la science ! – a été annulé sur la base d'un rapport du Bureau de recherches géologiques et minières qui considérait qu'il n'était pas viable. Or, ce projet visait à prélever de l'eau de l'Allier lors de ses étiages hivernaux élevés. Madame Maximi, nous vivons bien dans le même pays : consultez les étiages de l'Allier l'hiver dernier et vous constaterez qu'il y avait de quoi remplir de tels ouvrages ! Par ailleurs, convenez que si le barrage de Naussac, non loin de votre département, n'existait pas, l'étiage de la Loire serait trop faible et certaines opérations d'alimentation en eau potable et d'irrigation seraient impossibles.
Madame Maximi, il s'agit là d'une question de principe. L'agriculture aura toujours besoin d'eau. Cette année, contrairement aux années précédentes, devrait donner lieu à une forte arythmie des précipitations. Je conseille donc simplement de prélever de l'eau en prévision des années où il y en aura peu. Je n'invente rien : c'est ce que faisaient les Grecs et les Romains il y a deux mille ans ! Je vous invite à vous en inspirer.