Jean Terlier Ma question s'adresse à M. le ministre de l'intérieur et des outre-mer et concerne la mobilisation d'ampleur intitulée « Roue libre ! », coorganisée par les Soulèvements de la Terre et envisagée ce week-end contre le chantier de l'autoroute entre Castres et Toulouse.
Je rappelle que l'A69 a été déclarée d'intérêt national à la suite d'un long processus démocratique de plus de trente ans, qui a conduit le département du Tarn, la communauté d'agglomération de Castres-Mazamet, la communauté de communes Sor et Agout et la région Occitanie à plébisciter un projet de désenclavement d'un bassin de vie de plus de 80 000 habitants, le sud du Tarn ; 75 % de ses habitants attendent la réalisation de cette infrastructure, qui doit être ouverte à la circulation à la fin de l'année 2025.
Si une certaine opposition, minoritaire, s'exprime dans le cadre légal de recours formés devant les juridictions administratives - ils ont pour l'instant tous échoué -, une opposition composée d'écologistes radicalisés, soutenus et relayés notamment par le mouvement Les Soulèvements de la Terre aux niveaux national et international, commet des exactions quotidiennes, qui sont devenues intolérables pour les habitants du Tarn.
Le bilan est lourd : destruction de seize engins par incendie, trente-huit actes violents d'opposition, découverte de trois engins explosifs factices, blocage pendant plusieurs semaines de la voie ferrée entre Toulouse et Mazamet.
Dans ce contexte, la nouvelle manifestation non encore déclarée et coorganisée par les Soulèvements de la Terre ce week-end a pour objectif affirmé de bloquer les chantiers de l'A69 et de reprendre les terres « accaparées » par le concessionnaire Atosca/NGE.
Les violences programmées par ce mouvement sont intolérables. Je rappelle que toutes les manifestations organisées par les Soulèvements de la Terre se sont traduites par des dégradations, des débordements et des atteintes aux personnes.