Toute personne ayant exercé en CSN avant 1996 peut bénéficier d'un accès au dispositif de cessation anticipée d'activité au titre de l'amiante (C3A), conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Cette borne temporelle de 1996 a été fixée sur le fondement décret n° 96-1133 du 24 décembre 1996 qui interdit l'utilisation de l'amiante. Cependant, il est exact que des ISNPRPM peuvent être impliqués dans des inspections de navires qui contiennent de l'amiante ou sont susceptibles d'en contenir sans que la présence d'amiante soit nécessairement connu par l'équipage, voire par l'armateur. Le contrôle par l'Etat du port, qui concerne des navires étrangers, est le plus concerné par ce type de navires. Dès lors, de nouvelles mesures ont été prises concernant le contrôle de l'Etat du pavillon. Le décret n° 2017-1442 du 3 octobre 2017 impose notamment l'obligation d'une recherche initiale d'amiante sur les navires français et la réalisation, si nécessaire, de travaux de sécurité et d'un suivi de l'état des matériaux. Concernant le contrôle par l'Etat du port, l'OMI a interdit tout utilisation d'amiante pour les nouvelles constructions, les modifications et l'entretien des navires à partir du 1er janvier 2011. De plus, une réglementation européenne de 2013 exige que les navires faisant escale dans un port de l'Union disposent d'un document de recensement des matériaux dangereux à bord, dont l'amiante. Des efforts considérables ont été déployés pour aborder cette problématique au sein du ministère. Des discussions initiées il y a plusieurs années ont conduit à la rédaction d'une circulaire relative aux risques professionnels maritimes de 2017, visant à prévenir l'exposition à l'amiante et à établir des protocoles en cas de présence de ce matériau à bord des navires. Ce chantier a été interrompu à cause de la pandémie de COVID-19. Afin de relancer ces travaux, le secrétaire général du Ministère a décidé d'inscrire ce dossier à l'agenda social 2023-2027. Il sera rouvert dès 2024. Dans un premier temps, dès le troisième trimestre de cette année, la DRH et la direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l'aquaculture (DGAMPA), ouvriront le chantier amiante lors d'instances de dialogue social consacrées aux risques professionnels, afin de relancer les travaux de 2019. Les discussions porteront sur tous les aspects de la question de l'amiante, y compris la prévention du risque d'exposition et la date butoir pour bénéficier de la C3A."