Gérald Darmanin,
Ministère de l’intérieur et des outre-mer •
11 juin 2024La conduite automobile est une activité exigeante pour la sécurité des autres et pour soi-même. Elle requiert du conducteur qu'il soit juridiquement et médicalement apte. L'arrêté du 28 mars 2022 a mis à jour la liste des affections médicales incompatibles temporairement ou définitivement avec la conduite. Cet arrêté ouvre, de façon innovante, la conduite pour des personnes atteintes par des affections médicales graves ou handicaps importants dès lors que les progrès médicaux ou technologiques, en termes d'aménagement de véhicule, garantissent la sécurité de tous les usagers de la voie publique. De la même façon, le contrôle médical périodique a été supprimé à chaque fois que cela était possible. Concernant le diabète, l'arrêté du 28 mars 2022 a modifié les situations cliniques de diabète qui nécessitent un contrôle médical régulier par un praticien agréé par le préfet. En effet, les usagers diabétiques, « qui n'ont pas de traitement susceptible de générer une hypoglycémie et qui n'ont aucune complication qui a un impact sur la conduite », ne sont plus soumis, depuis cet arrêté, à un contrôle médical obligatoire périodique de l'aptitude à la conduite. Seules les personnes diabétiques « traitées avec un traitement susceptible de provoquer une hypoglycémie » doivent se soumettre à un contrôle médical périodique avec un médecin agréé afin que celui-ci vérifie que ce patient-conducteur est pleinement conscient des risques d'une hypoglycémie et qu'il a une maîtrise adéquate de sa glycémie lorsqu'il prend le volant. La simplification introduite est donc particulièrement substantielle dans le respect de la transposition de la directive européenne sur le sujet. Lorsque la nouvelle directive sera adoptée, elle sera prise en compte, toujours dans le respect de la sécurité des autres usagers de la route.