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🧭Gouvernement Attal













🤔Acceptabilité des nouvelles infrastructures de transition énergétique
7 mai 2024
Delphine Lingemann
environnement
Mme Delphine Lingemann appelle l'attention de M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur l'incontournable travail préalable d'acceptabilité sociale des projets d'environnement d'envergure ainsi que sur l'accompagnement de ces projets et la protection des porteurs de projets. Par « projets d'envergure » s'entendent tous les projets qui visent à développer la souveraineté énergétique, à développer les infrastructures routières ou ferroviaires pour un meilleur maillage du territoire ou le développement du frêt ferroviaire, ou encore ceux qui visent à permettre la construction de retenues d'eau ou d'ouvrages d'art. La nécessité de la transition écologique semble aujourd'hui consensuelle mais la mise en œuvre des projets est lente et s'accompagne très souvent de contestations. En vue d'apaiser le débat, il apparaît comme impossible de passer outre l'acceptabilité locale des nouveaux projets destinés à concrétiser la nouvelle politique climatique de la France au risque d'intensifier les oppositions locales, voire de devenir un enjeu politique et politisé. L'urgence de certains projets sur les territoires doit conduire à leur mise en place rapide. De nombreux projets de retenues d'eau sont bloqués alors que tous les recours juridiques sont épuisés. La construction de « retenues de substitution » pour irriguer des terres cultivées, appelées par leurs détracteurs « mégabassines », est devenue en France l'un des sujets les plus sensibles et qui tourne très souvent à une guerre de l'eau totalement irrationnelle. À titre d'exemple, le 11 mai 2024, dans le Puy-de-Dôme, il est prévu une manifestation contre un projet de retenues d'eau porté par 36 agriculteurs. Un projet qui n'est même pas encore déposé auprès des services de l'État. L'appel à manifester contre ce projet est porté par le collectif « Bassines non merci 63 » auquel se sont associés les Soulèvements de la Terre, la Confédération Paysanne 63, XR 63 et les Faucheurs. Leur phrase d'appel du 11 mai est « une rando festive et déterminée pour la défense de l'eau ». Derrière des mots pacifistes se cache un projet de blocage clairement politique, soutenu par La France insoumise. Or ce projet n'a rien à voir avec celui de Sainte-Soline. On n'est pas sur le même type d'exploitation, ici ce sont des exploitations de taille modeste. Techniquement, c'est aussi bien différent. Ce ne sera pas un pompage dans les nappes phréatiques mais bien un pompage dans la rivière durant 3 mois dans l'année, seulement si un débit suffisant le permet. Devant cette situation alarmante qui pourrait même devenir dramatique pour la sécurité des biens et des personnes, elle souhaiterait connaître les mesures qu'il entend prendre pour favoriser l'acceptabilité sociale des projets essentiels pour les territoires.
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