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Historique
15 nov. 2023 : Nouvelle proposition de loi
15 nov. 2023 : ⚡Le 🧭Gouvernement Borne déclare l'urgence

19 déc. 2023 : 09:00 Discussion
19 déc. 2023 : Adopté par Sénat




8 févr. 2024 - 14 févr. 2024 : 155 amendements en Assemblée nationale (16ème législature)

13 févr. 2024 : 15:00 Discussion, 21:30 Discussion
14 févr. 2024 : 14:00 Discussion
15 févr. 2024 : Dépôt d'un projet de loi




14 mars 2024 - 15 mars 2024 : 77 amendements en Assemblée nationale (16ème législature)

19 mars 2024 : 21:30 Discussion
20 mars 2024 : 14:00 Suite de la discussion, en nouvelle lecture, du projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l'accompagnement des victimes
2 avr. 2024 : 09:00 Discussion
2 avr. 2024 : Rejeté par Sénat

9 avr. 2024 : 15:00 Lecture définitive du projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l'accompagnement des victimes
15 avr. 2024 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante députés au moins
15 avr. 2024 : Confiée au Conseil Constitutionnel, par Soixante sénateurs au moins

7 mai 2024 : Partiellement conforme pour le Conseil Constitutionnel

Originalv2v3v4v5v6v7
📜Loi , adopté par le sénat visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires (n°2014) (v2)
🖋️Amendements examinés : 100%
31 Adoptés64 Rejetés
7 Irrecevables
5 Non soutenus
48 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Rejeté8 févr. 2024
Béatrice Descamps

Au titre, après le mot : 

« sectaires »,

insérer les mots : 

« , la désinformation dans le domaine de la santé »

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Hadrien Clouet

À la fin du titre, substituer aux mots :

« améliorer l’accompagnement des victimes »

les mots : 

« accompagner l’inflation pénale »


Article 1
🖋️Adopté8 févr. 2024
Arthur Delaporte

À l’alinéa 11, supprimer le mot : 

« direct ».

🖋️Adopté9 févr. 2024
Brigitte Liso

À l’alinéa 11, supprimer le mot : 

« direct ».

🖋️Adopté9 févr. 2024
Brigitte Liso

Au début de l’alinéa 13, substituer aux mots :

« Ces faits »

les mots :

« Les faits prévus au I ».

🖋️Adopté9 févr. 2024
Brigitte Liso

À l’alinéa 19, après le mot :

« dans »,

insérer les mots :

« au moins ».

🖋️Adopté9 févr. 2024
Marie Pochon
Après l'article premier, insérer l'article suivant:

Au II de l’article 1378 octies du code général des impôts, après la référence : « 223‑1‑1, », sont insérées les références : « 223‑15‑2, 223‑15‑3, ».

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Xavier Breton

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu9 févr. 2024
Sylvie Bonnet

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Elsa Faucillon

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu9 févr. 2024
Antoine Vermorel-Marques

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Jean-François Coulomme

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard

I. – Supprimer l’alinéa 4. 

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 7.

🖋️Non soutenu9 févr. 2024
Stéphane Vojetta

À l’alinéa 6, substituer aux mots :

« ou par le biais d’un support numérique ou électronique »

les mots :

« , par le biais d’un support numérique ou électronique, ou qu’elle résulte d’une pratique d’influence commerciale définie à l’article 1er de la loi n° 2023‑451 du 9 juin 2023 visant à encadrer l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux, »

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Arthur Delaporte

À l’alinéa 15, après le mot :

« âge, »,

insérer les mots :

« à sa condition sociale précaire, ».


Article 1 A
🖋️Adopté9 févr. 2024
Brigitte Liso

Substituer à l’alinéa 1 les trois alinéas suivants :

« Après le chapitre V de la loi n° 2001‑504 du 12 juin 2001 tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, il est inséré un chapitre V bis ainsi rédigé :

« Chapitre V bis

« Mise en œuvre de la politique de prévention et de lutte contre les dérives sectaires »

🖋️Adopté8 févr. 2024
Béatrice Descamps

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« administration »

les mots : 

« mission interministérielle »

II. – En conséquence, à l’alinéa 12, substituer au mot :

« administration »

le mot :

« mission ».

🖋️Adopté8 févr. 2024
Béatrice Descamps

Compléter l’alinéa 3 par les mots :

« , ainsi que les nouvelles formes qu’ils peuvent prendre ».
 

🖋️Adopté8 févr. 2024
Hervé Saulignac

Compléter l’alinéa 5 par les mots :

« , notamment en ce qui concerne les modalités de financement, et tout particulièrement publics, dont peuvent bénéficier ces mouvements ; »

🖋️Adopté8 févr. 2024
Pierre Cordier

À l’alinéa 6, après le mot :

« publics », 

insérer les mots :

« en particulier les personnels de la protection maternelle et infantile et des services de santé scolaire ».

🖋️Adopté9 févr. 2024
Perrine Goulet

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« , notamment ceux relevant des collectivités territoriales ». 

🖋️Adopté9 févr. 2024
Hadrien Ghomi

I. – Compléter l’alinéa 7 par les mots : 

« , le cas échéant en partenariat avec les associations accompagnant et aidant ces victimes ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 9.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Brigitte Liso

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« ministère des affaires étrangères »

le mot :

« Gouvernement ».

🖋️Adopté9 févr. 2024
Brigitte Liso

Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 11.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Mathilde Desjonquères

Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 11.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Brigitte Liso

Au début de l’alinéa 13, substituer aux mots :

« La mission »

le mot :

« Elle ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Thomas Ménagé

À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« de prévention et ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Pierre Cordier

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« le phénomène des »

le mot :

« les ».

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Paul Molac

Après l’alinéa 3, insérer l'alinéa suivant :

« 1° bis De tenir une liste, rendue publique et régulièrement mise à jour, des personnes morales ayant été déclarées responsables pénalement dans les conditions définies à l’article 223‑15‑5 du code pénal ; ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Sylvie Bonnet

À l’alinéa 4, après le mot :

« respect »,

insérer les mots :

« de la liberté de conscience et ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Hadrien Clouet

Après l’alinéa 5, insérer l’alinéa suivant :

« 3° bis D’informer et de sensibiliser les opérateurs de compétences et tout organisme en charge de la formation professionnelle ; ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Jean-François Coulomme

Compléter l’alinéa 6 par les mots suivants :

« , en particulier les professionnels des services de protection maternelle et infantile ».

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Sylvie Bonnet

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« , et en priorité des personnels de santé et de l’éducation nationale ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Hadrien Clouet

À l’alinéa 6, après le mot : 

« publics »,

insérer les mots : 

« et des professionnels de santé ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Thomas Ménagé

À l’alinéa 6, après le mot : 

« publics »,

insérer les mots : 

« et des élus locaux ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Ségolène Amiot

Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 4° bis De s’assurer, en lien avec le ministère de l’éducation nationale et le Conseil supérieur des programmes, d’intégrer la sensibilisation aux dérives thérapeutiques et sectaires des élèves dans les programmes d’enseignement secondaire ; ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Perrine Goulet

À l’alinéa 7, après le mot : 

« public »,

insérer les mots : 

« , notamment mineur, ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Thomas Ménagé

Après l’alinéa 9, insérer l’alinéa suivant :

« 8° D’accompagner, à leur demande, les membres des conseils locaux mentionnés aux articles L. 123‑5 et L. 123‑13 du code de la sécurité intérieure amenés à traiter des questions relatives à la lutte contre les dérives sectaires. »

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Jean-François Coulomme

Rédiger ainsi l’alinéa 10 : 

« Le président de la mission établit et publie un rapport annuel d’activité remis au Premier ministre et présenté au Parlement. »

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Ségolène Amiot

Après l’alinéa 12, insérer l’alinéa suivant :

« L’administration conclut avec l’ensemble des agences régionales de santé des conventions de partenariat relatives à la prévention des dérives sectaires. »

🖋️Non soutenu8 févr. 2024
Pierre Cordier

Compléter l’alinéa 13 par les mots :

« et au sein des consulats pour soutenir des Français victimes de dérives sectaires qui vivent à l’étranger ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard
Après l'article 1er a, insérer l'article suivant:

Une dérive sectaire est entendue comme un dévoiement de la liberté de pensée, d’opinion ou de religion qui porte atteinte à l’ordre public, aux lois ou aux règlements, aux droits fondamentaux, à la sécurité ou à l’intégrité des personnes. Elle se caractérise par la mise en œuvre, par un groupe organisé ou par un individu isolé, quelle que soit sa nature ou son activité, de pressions ou de techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre, avec des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage ou pour la société.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Ségolène Amiot
Après l'article 1er a, insérer l'article suivant:

Chaque année, le ministère chargé de la santé, avec l’appui de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires et de Santé publique France, organise sur le territoire national une campagne de prévention contre les dérives sectaires.

🖋️Tombé8 févr. 2024
Béatrice Descamps

À la première phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« administration »,

insérer le mot :

« interministérielle ».

🖋️Tombé8 févr. 2024
Danielle Brulebois

Compléter l’alinéa 6 par les mots :

« , en particulier des professionnels des services de protection maternelle et infantile et des services de santé scolaire ».

🖋️Tombé8 févr. 2024
Béatrice Descamps

À l’alinéa 9, après le mot :

« coordonner »,

insérer les mots :

« et de promouvoir ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Perrine Goulet

À l’alinéa 9, après le mot : 

« victimes »,

insérer les mots : 

« en s’assurant de la mise en place de dispositifs d’accompagnement psychologique pour accompagner les victimes mineures ».


Article 1 BA
🖋️Rejeté9 févr. 2024
Thomas Ménagé

Supprimer les mots : 

« à la prévention des phénomènes sectaires et ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Hadrien Clouet

I. – Substituer à la première occurrence du mot :

« phénomènes » 

le mot : 

« dérives ».

II. – En conséquence, à la fin, procéder à la même substitution.


Article 2
🖋️Non soutenu8 févr. 2024
Xavier Breton

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Émeline K/Bidi

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Hadrien Clouet

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Béatrice Descamps

Après l’alinéa 9, insérer les deux alinéas suivants : 

« 5° bis Après le 3° bis de l’article 222‑24, il est inséré un 3° ter ainsi rédigé 

« « 3° ter Lorsqu’il est commis sur une personne dont l’état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑3, est connu de son auteur ; » ».


Article 2 bis
🖋️Adopté8 févr. 2024
Erwan Balanant

Rédiger ainsi cet article : 

« Au deuxième alinéa de l’article 8 du code de procédure pénale, après la première occurrence du mot : « mentionnés » sont insérés les mots : « aux articles 223‑15‑2 et 223‑15‑3 du code pénal et ».

🖋️Adopté9 févr. 2024
Didier Paris

Rédiger ainsi cet article : 

« Au deuxième alinéa de l’article 8 du code de procédure pénale, après la première occurrence du mot : « mentionnés » sont insérés les mots : « aux articles 223‑15‑2 et 223‑15‑3 du code pénal et ».

🖋️Irrecevable8 févr. 2024
Raphaël Gérard
🖋️Tombé8 févr. 2024
Béatrice Descamps

À l’alinéa 2, substituer au mot :

« prévu »

les mots : 

« et d’abus frauduleux de l’état de sujétion psychologique ou physique prévus ».


Article 2 bis A
🖋️Rejeté8 févr. 2024
Xavier Breton

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Ségolène Amiot

Supprimer cet article.

🖋️Irrecevable8 févr. 2024
Raphaël Gérard
🖋️Irrecevable9 févr. 2024
Raphaël Gérard
Après l'article 2 bis a, insérer l'article suivant:

À la première phrase de l’article 222‑16‑2 du code pénal, les mots : « ou 222‑12 » sont remplacés par les mots : « , 222‑12 ou 225‑4-13 ».


Article 2 quater
🖋️Adopté9 févr. 2024
Erwan Balanant

Après le mot :

« numérique, »

insérer les mots : 

« après le mot : « humaine », sont insérés les mots : « et à la personnalité et de la mise en danger de la personne », et ».

🖋️Irrecevable9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard
Après l'article 2 quater, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa du 2 du I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Tout accès aux réseaux sociaux est soumis à la délivrance d’un document d’identité en cours de validité pour les personnes mineures ».

🖋️Irrecevable9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard
Après l'article 2 quater, insérer l'article suivant:

Après le dernier alinéa du 7 du I de l’article 6 de la loi n° 2004‑575 du 21 juin 2004, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

 « Les personnes physiques ou morales qui assurent la diffusion de contenus à caractère pédopornographiques, violents,  ou qui portent atteinte à l’intégrité de la personne entrainant un état de sujétion psychologique ou physique, soumettent leur accès à la délivrance d’un document d’identité en cours de validité prouvant la majorité de l’usager. »


Article 2 ter
🖋️Rejeté9 févr. 2024
Ségolène Amiot

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Christelle Petex

I. – À l’alinéa 4, substituer au mot :

« trois »

le mot :

« six ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer au montant :

« 45 000 »

le montant :

« 100 000 ». 


Article 3
🖋️Rejeté9 févr. 2024
Jean-François Coulomme

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Xavier Breton

Supprimer les alinéas 1 à 3.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Thomas Ménagé

Supprimer les alinéas 1 à 3.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Raphaël Gérard

Substituer aux alinéas 1 à 3 les trois alinéas suivants : 

« I A. – L’article 2‑6 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

« 1° Au premier alinéa, après la référence : « 225‑2 », sont insérés le signe et la référence : « , 225‑4‑13 » ;

« 2° Au troisième alinéa, la référence : « , 225‑4‑13 » est supprimée. »

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Raphaël Gérard

I. – À l’alinéa 2, supprimer les mots : 

« ou, le cas échéant de son représentant légal ».

II. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante : 

« Il en est de même lorsque les faits sont commis au préjudice d’une personne mineure. »

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Philippe Schreck

Supprimer les alinéas 4 à 11.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Xavier Breton

I. – Supprimer l’alinéa 6.

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 9 et 10.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Ségolène Amiot

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« a) Après la première occurrence du mot : « publique », sont insérés les mots : « ou agréée » ; »

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 7 et 11.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Béatrice Descamps

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 6 :

« a) Après la première occurence du mot : « publique », sont insérés les mots : « ou agréée » ; »

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 11.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Xavier Breton

Supprimer l’alinéa 8.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Hadrien Clouet

À l’alinéa 11, substituer aux mots :

« un an »

les mots :

« quatre-vingt-dix-neuf ans ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Antoine Vermorel-Marques

À l’alinéa 11, substituer aux mots : 

« un an »

les mots :

« deux ans ».

🖋️Irrecevable8 févr. 2024
Raphaël Gérard
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Article 4
🖋️Adopté14 févr. 2024
Brigitte Liso

Rétablir l’article 4 dans la rédaction suivante :

« Après l’article 223‑1‑1 du code pénal, il est inséré un article 223‑1‑2 ainsi rédigé :

« « Art. 223‑1‑2. – Est punie d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende la provocation au moyen de pressions ou de manœuvres réitérées de toute personne atteinte d’une pathologie à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique, lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé des personnes visées alors qu’il est, en l’état des connaissances médicales, manifestement susceptible d’entraîner pour elle, compte tenu de la pathologie dont elles sont atteintes, des conséquences particulièrement graves pour sa santé physique ou psychique.

« « Est punie des mêmes peines la provocation à adopter des pratiques présentées comme ayant une finalité thérapeutique ou prophylactique alors qu’il est manifeste, en l’état des connaissances médicales, que ces pratiques exposent à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente.

« « Lorsque la provocation prévue aux deux premiers alinéas a été suivie d’effets, les peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

« « Lorsque la provocation s’accompagne d’une information claire et complète quant aux conséquences pour la santé et que les conditions dans lesquelles cette provocation a été faite ne remettent pas en cause la volonté libre et éclairée de la personne, les délits définis au présent article ne sont pas constitués.

« « Pour l’application du précédent alinéa, lorsque la personne est placée ou maintenue dans un état de sujétion psychologique ou physique, l’information donnée est présumée ne pas permettre de garantir la volonté libre et éclairée de la personne.

« « L’information signalée ou divulguée par le lanceur d’alerte dans les conditions prévues à l’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique ne constitue pas une provocation au sens du présent article.

« « Lorsque ces délits sont commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. » »

🖋️Adopté8 févr. 2024
Xavier Breton

Supprimer cet article.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Sylvie Bonnet

Supprimer cet article.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Elsa Faucillon

Supprimer cet article.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Nicolas Dupont-Aignan

Supprimer cet article.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard

Supprimer cet article.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Antoine Vermorel-Marques

Supprimer cet article.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Thomas Ménagé

Supprimer cet article.

🖋️Adopté9 févr. 2024
Éric Pauget

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Arthur Delaporte
Après l'article 4, insérer l'article suivant:

Le I de l’article 10‑1 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les personnes ayant signalé ou divulgué des informations dans les conditions prévues aux mêmes articles 6 et 8 ne peuvent faire l’objet de poursuites, pour ce motif, sur le fondement de l’article L. 223‑1‑2 du code pénal. »

🖋️Tombé8 févr. 2024
Arthur Delaporte

À l’alinéa 2, substituer au montant :

« 15 000 »

le montant :

« 30 000 ».

🖋️Tombé8 févr. 2024
Paul Molac

I. – À l’alinéa 2, après le mot : 

« provocation »,

insérer les mots : 

« , résultant d’une recommandation ou d’une injonction directement et individuellement adressée, ».

II. – En conséquence, à l'alinéa 3, après le mot :

« provocation », 

procéder à la même insertion.

🖋️Tombé8 févr. 2024
Arthur Delaporte

À l’alinéa 2, après le mot :

« prophylactique, » 

insérer les mots :

« ou de consulter un professionnel de santé ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Nicolas Dupont-Aignan

Supprimer l’alinéa 3.

🖋️Tombé8 févr. 2024
Arthur Delaporte

À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« les exposent à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente » 

les mots :

« sont susceptibles d’entraîner, pour elles, des conséquences graves pour leur santé physique ou psychique ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Hadrien Ghomi

I. – Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant : 

« Est punie des mêmes peines la provocation à adopter des pratiques nutritionnelles présentées comme ayant une finalité performative alors qu’il est manifeste, en l’état des connaissances médicales, que ces pratiques exposent à un risque immédiat de trouble du comportement alimentaire, de mort ou de blessures de nature à entraîner des séquelles durables. » 

II. – En conséquence, à l’alinéa 4, substituer au mot :

« deux »

le mot : 

« trois ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard

Compléter cet article par l’alinéa suivant : 

« Les délits définis au présent article ne sont pas constitués lorsque la provocation à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement s’accompagne d’une information claire et complète permettant de garantir la volonté et le consentement libres et éclairés de la personne quant aux conséquences pour sa santé lorsqu’une telle provocation a été suivie d’effet ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Philippe Pradal

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :« Les délits définis au présent article ne sont pas constitués lorsque la provocation s’accompagne d’une information claire et complète permettant de garantir la volonté libre et éclairée de la personne quant aux conséquences pour sa santé susceptibles de survenir lorsqu’une telle provocation a été suivie d’effet. »

🖋️Tombé9 févr. 2024
Mathilde Desjonquères

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« Dans le cas où la provocation s’accompagne d’une information claire et complète quant aux conséquences pour la santé, susceptibles de survenir lorsqu’une telle provocation a été suivie d’effet, les délits définis au présent article ne sont pas constitués si la preuve du consentement libre et éclairé de la personne est rapportée.

« Pour l’application du quatrième alinéa, lorsque la personne est placée ou maintenue dans un état de sujétion psychologique ou physique, l’information donnée est présumée ne pas permettre de garantir le consentement libre et éclairé de la personne. »

🖋️Tombé9 févr. 2024
Brigitte Liso

Après l’alinéa 4, insérer les deux alinéas suivants :

« Dans le cas où la provocation s’accompagne d’une information claire et complète quant aux conséquences pour la santé, susceptibles de survenir lorsqu’une telle provocation a été suivie d’effet, les délits définis au présent article ne sont pas constitués si la preuve du consentement libre et éclairé de la personne est rapportée.

« Pour l’application du quatrième alinéa, lorsque la personne est placée ou maintenue dans un état de sujétion psychologique ou physique, l’information donnée est présumée ne pas permettre de garantir le consentement libre et éclairé de la personne. »

🖋️Tombé9 févr. 2024
Stéphanie Rist

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Lorsque les faits sont commis en bande organisée ou sur un mineur, ils sont punis de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »

🖋️Tombé8 févr. 2024
Arthur Delaporte

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« La peine complémentaire de confiscation prévue à l’article 131‑21 du code pénal est obligatoirement prononcée en cas de condamnation prononcée sur le fondement du présent article. Toutefois, la juridiction peut, par une décision spécialement motivée lorsque la condamnation est prononcée par une juridiction correctionnelle, décider de ne pas prononcer ces peines, en considération des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur. »

🖋️Tombé9 févr. 2024
Nicolas Dupont-Aignan

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux lanceurs d’alerte. »

🖋️Tombé8 févr. 2024
Arthur Delaporte

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux lanceurs d’alerte révélant des faits avérés. »


Article 4 A
🖋️Adopté8 févr. 2024
Louise Morel

I. – Supprimer les alinéas 5 à 9. 

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 13 à 23.

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 27 à 31.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Jean-François Coulomme

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Christelle Petex

Substituer à l’alinéa 3 trois alinéas suivants :

« a) Le premier alinéa est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés : »

« L’exercice illégal de la profession de médecin, de chirurgien-dentiste ou de sage-femme est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

« Dans tous les cas, la confiscation du matériel ayant permis l’exercice illégal peut être prononcée. »

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Hadrien Clouet
Après l'article 4 a, insérer l'article suivant:

Dans chaque administration concernée, du fait de ses missions, par la problématique des dérives sectaires, est nommé, à effectif constant, un référent formé à la prévention et à la détection des dérives sectaires. Ces référents ont pour charge d’informer les agents de leur ministère ainsi que l’autorité en charge de la lutte contre les dérives sectaires prévue à l’article 21‑1 de la loi n° 2001‑504 du 12 juin 2001 tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, de toute problématique rencontrée dans l’exercice de leur mission en lien avec les dérives sectaires.

La liste des administrations dans lesquelles sont créés des référents est établie par décret.

🖋️Tombé8 févr. 2024
Louise Morel

Supprimer les alinéas 5 à 9. 

🖋️Tombé9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard

I. – À l’avant-dernière phrase de l’alinéa 6, substituer au mot :

« plus »

le mot :

« moins ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’avant-dernière phrase de l’alinéa 14 et de l’alinéa 19. 

🖋️Tombé9 févr. 2024
Emmanuelle Ménard

I. – À l’avant-dernière phrase de l’alinéa 6, substituer aux mots :

« un an »

les mots :

« trois ans ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution à l’avant-dernière phrase de l’alinéa 14 et de l’alinéa 19. 

🖋️Tombé9 févr. 2024
Nicolas Dupont-Aignan

I. – Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 6.

II. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Aurélien Lopez-Liguori

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne. »

🖋️Tombé9 févr. 2024
Philippe Latombe

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Aurélien Lopez-Liguori

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 7, supprimer les mots :

« et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Brigitte Liso

I. – À l’alinéa 8, supprimer les mots : 

« du ou ».

II. – En conséquence, procéder à la même suppression aux alinéas 16, 22 et 30.

🖋️Tombé9 févr. 2024
Thomas Ménagé

I. – À l’alinéa 8, après le mot :

« suspension »

insérer les mots : 

« dans un délai de trois jours ».

II. – En conséquence, procéder à la même insertion aux alinéas 16, 22 et 30.

🖋️Tombé9 févr. 2024
Thomas Ménagé

I. – À l’alinéa 8, substituer au montant :

« 75 000 » 

le montant :

« 125 000 ».

II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 16, 22 et 30.

🖋️Tombé8 févr. 2024
Louise Morel

Supprimer les alinéas 13 à 23. 

🖋️Tombé9 févr. 2024
Nicolas Dupont-Aignan

I. – Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 14.

II. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase de l’alinéa 15, supprimer les mots :

« et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Aurélien Lopez-Liguori

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 15, supprimer les mots :

« et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne »

🖋️Tombé9 févr. 2024
Philippe Latombe

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 15, supprimer les mots :

« et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Aurélien Lopez-Liguori

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 15, supprimer les mots :

« et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Stéphanie Rist

Après l’alinéa 17, insérer les seize alinéas suivants :

« 2° bis L’article L. 4314‑4 est ainsi modifié : 

« a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque l’infraction a été commise par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende. » ;

« b) Sont ajoutés quatre alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque que les faits ont été commis dans les circonstances mentionnées au deuxième alinéa du présent article, le tribunal peut ordonner, à titre de peine complémentaire, la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Le présent alinéa s’applique aux comptes d’accès aux services de plateforme en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). La suspension est prononcée pour une durée de six mois au plus ; cette durée est portée à un an lorsque la personne est en état de récidive légale. Pendant l’exécution de la peine, il est interdit à la personne condamnée d’utiliser les comptes d’accès aux services de plateforme en ligne ayant fait l’objet de la suspension ainsi que de créer de nouveaux comptes d’accès à ces mêmes services.

« La décision de condamnation mentionnée au neuvième alinéa du présent article est signifiée aux fournisseurs de services concernés. À compter de cette signification et pour la durée d’exécution de la peine complémentaire, ces derniers procèdent au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne.

« Le fait, pour le fournisseur, de ne pas procéder au blocage du ou des comptes faisant l’objet d’une suspension est puni de 75 000 euros d’amende.

« Pour l’exécution de la peine complémentaire mentionnée au neuvième alinéa du présent article et par dérogation au troisième alinéa de l’article 702‑1 du code de procédure pénale, la première demande de relèvement de cette peine peut être portée par la personne condamnée devant la juridiction compétente à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de la décision initiale de condamnation. » ;

« 2° ter L’article L. 4323‑4 est ainsi modifié : 

« a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Lorsque l’infraction a été commise par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende. » ;

« b) Sont ajoutés quatre alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque que les faits ont été commis dans les circonstances mentionnées au deuxième alinéa du présent article, le tribunal peut ordonner, à titre de peine complémentaire, la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Le présent alinéa s’applique aux comptes d’accès aux services de plateforme en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). La suspension est prononcée pour une durée de six mois au plus ; cette durée est portée à un an lorsque la personne est en état de récidive légale. Pendant l’exécution de la peine, il est interdit à la personne condamnée d’utiliser les comptes d’accès aux services de plateforme en ligne ayant fait l’objet de la suspension ainsi que de créer de nouveaux comptes d’accès à ces mêmes services.

« La décision de condamnation mentionnée au neuvième alinéa du présent article est signifiée aux fournisseurs de services concernés. À compter de cette signification et pour la durée d’exécution de la peine complémentaire, ces derniers procèdent au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne.

« Le fait, pour le fournisseur, de ne pas procéder au blocage du ou des comptes faisant l’objet d’une suspension est puni de 75 000 euros d’amende.

« Pour l’exécution de la peine complémentaire mentionnée au neuvième alinéa du présent article et par dérogation au troisième alinéa de l’article 702‑1 du code de procédure pénale, la première demande de relèvement de cette peine peut être portée par la personne condamnée devant la juridiction compétente à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de la décision initiale de condamnation. »

🖋️Tombé9 févr. 2024
Brigitte Liso

I. – Après l’alinéa 18, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsque l’infraction a été commise par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende. »

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 21. 

🖋️Tombé9 févr. 2024
Nicolas Dupont-Aignan

I. – Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 19.

II. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase de l’alinéa 20, supprimer les mots :

« et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

III. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase de l’alinéa 21, supprimer les mots :

« et mettent en œuvre, dans les limites prévues à l’article 46 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Philippe Latombe

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 20, supprimer les mots :

« et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Aurélien Lopez-Liguori

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 21, supprimer les mots :

« et mettent en œuvre, dans les limites prévues à l’article 46 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Philippe Latombe

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 21, supprimer les mots :

« et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Aurélien Lopez-Liguori

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 21, supprimer les mots :

« et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé8 févr. 2024
Louise Morel

Supprimer les alinéas 27 à 31.

🖋️Tombé9 févr. 2024
Nicolas Dupont-Aignan

I. – Supprimer la dernière phrase de l’alinéa 28.II. – En conséquence, à la fin de la seconde phrase de l’alinéa 29, supprimer les mots :

« et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne »

🖋️Tombé9 févr. 2024
Aurélien Lopez-Liguori

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 29, supprimer les mots :

« et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne »

🖋️Tombé9 févr. 2024
Philippe Latombe

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 29, supprimer les mots :

« et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».

🖋️Tombé9 févr. 2024
Aurélien Lopez-Liguori

À la fin de la seconde phrase de l’alinéa 29, supprimer les mots :

« et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne ».


Article 5
🖋️Rejeté9 févr. 2024
Émeline K/Bidi

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Ségolène Amiot

Supprimer cet article.


Article 6
🖋️Rejeté9 févr. 2024
Thomas Ménagé

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer au mot :

« comportant » 

les mots :

« du chef d’une infraction commise avec ».


Article 6 bis
🖋️Adopté9 févr. 2024
Erwan Balanant

I. – À la première phrase de l’alinéa 2, après la première occurrence du mot : 

« qui »

insérer les mots : 

« , avec l’accord de la victime, ».

II. – En conséquence, à la même phrase du même alinéa, substituer aux mots :

« une information relative à des faits de placement ou de maintien » 

les mots :

« des informations relatives à des faits de placement, de maintien ou d’abus frauduleux ».

III. – En conséquence, à ladite phrase dudit alinéa, substituer à la référence :

« 223‑15‑2 »

la référence :

« 223‑15‑3 ».

IV. – En conséquence, supprimer les deuxième et troisième phrases du même alinéa.

V. – En conséquence, compléter le même alinéa par la phrase suivante : 

« En cas d’impossibilité d’obtenir l’accord de la victime, il doit l’informer du signalement fait au procureur de la République. »

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Jean-François Coulomme

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Thomas Ménagé

Supprimer cet article.

🖋️Tombé9 févr. 2024
Ségolène Amiot

I. – À la fin de la deuxième phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« s’efforcer d’obtenir l’accord de la victime majeure »

les mots :

« obtenir l’accord de la victime »

II. – En conséquence, supprimer les deux dernière phrases du même alinéa.

🖋️Tombé9 févr. 2024
Hadrien Clouet

I. – À la deuxième phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :

« s’efforcer d’ »

II. – En conséquence, supprimer l’avant-dernière phrase du même alinéa.

III. – En conséquence, à la dernière phrase dudit alinéa, supprimer les mots :

« ou de son incapacité physique ou psychique ».


Article 7
🖋️Irrecevable9 févr. 2024
Hadrien Clouet
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Les agents publics, et les agents de l’organisme mentionnés à l’article L. 5312‑1 du code du travail, en charge du contrôle de la qualité des offres de formation professionnelle, veillent particulièrement aux enjeux relatifs aux dérives sectaires. À ce titre, ils peuvent être en lien régulier avec l’administration prévue à l’article 1er de la présente loi, les référents de lutte et de prévention contre les dérives sectaires présents dans leur administration centrale, et signalent le cas échéant toute formation sujette à dérive sectaire au procureur de la république et aux autorités compétentes.


Article 8
🖋️Adopté9 févr. 2024
Annie Vidal
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport portant sur l’usage des titres professionnels par des personnes exerçant des pratiques de santé non réglementées. Ce rapport doit examiner l’impact de cet usage sur la protection des patients et l’intégrité des professions médicales, identifier certains cas d’usurpation de titre et évaluer l’efficacité des cadres législatifs actuels dans la prévention de telles pratiques.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Béatrice Descamps

Substituer aux mots : 

« portant sur la mise en œuvre de la présente loi dans le domaine de la santé mentale, dans un délai d’un an »

les mots :

« sur l’application de la présente loi dans un délai de vingt-quatre mois ».

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Hadrien Clouet
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1er septembre 2024, le Gouvernement, avec l’appui de la mission interministérielle, remet un rapport au Parlement établissant les besoins nécessaires au bon fonctionnement de la mission interministérielle. Ce rapport établit notamment les besoins en agents spécialisés sur les questions judiciaire, psychiatrique, sociologique et sociale.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Arthur Delaporte
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les moyens dont dispose la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires pour mener ses enquêtes et conduire des campagnes de prévention.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Arthur Delaporte
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les moyens dont dispose la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires pour conduire sa mission d'information des victimes.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Hadrien Clouet
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Au plus tard le 1er juin 2025, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de faire évoluer l’administration prévue à l’article 21‑1 de la loi n° 2001‑504 du 12 juin 2001 tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales vers le statut d’une autorité administrative indépendante, telle que définie par la loi n° 2017‑55 du 20 janvier 2017 portant statut général des autorités administratives indépendantes et des autorités publiques indépendantes.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Jean-François Coulomme
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les causes conduisant à l’accroissement des dérives sectaires. Ce rapport analyse la corrélation entre ce phénomène et l’accroissement des difficultés sociales de nos concitoyens.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Jean-François Coulomme
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les modes de financements des organisations accusées de dérives sectaires, surveillées par la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires et par la nouvelle administration mentionnée à l’article 21‑1 de la loi n° 2001‑504 du 12 juin 2001 tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales.

🖋️Rejeté9 févr. 2024
Marie Pochon
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les modes de financements des organisations accusées de dérives sectaires surveillées par la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

🖋️Rejeté8 févr. 2024
Arthur Delaporte
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport présentant les moyens publics qu’il serait nécessaire d’engager pour mener une lutte efficace contre les dérives sectaires. Ce rapport inclut une présentation des avantages qu’il y aurait à instituer des juridictions ainsi que des services d’enquêtes spécialisés dans la lutte contre les dérives sectaires.

Chapitre Ier A

Consacrer les pouvoirs et le rôle de l’administration chargée de la mise en œuvre de la politique de prévention et de lutte
contre les dérives sectaires
 

Article 1 a

Le chapitre V de la loi n° 2001‑504 du 12 juin 2001 tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales est complété par un article 21-1 ainsi rédigé :

« Art. 21-1. – Une administration, désignée par décret du Président de la République, est chargée de la mise en œuvre de la politique de prévention et de lutte contre les dérives sectaires. Elle a notamment pour missions :

« 1° D’observer et d’analyser le phénomène des mouvements à caractère sectaire dont les agissements sont attentatoires aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, constituent une menace à l’ordre public ou sont contraires aux lois et règlements ;

« 2° De favoriser, dans le respect des libertés publiques, la coordination de l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre de ces agissements ;

« 3° De développer l’échange des informations entre les services publics sur les pratiques administratives dans le domaine de la lutte contre les dérives sectaires ;

« 4° De contribuer à l’information et à la formation des agents publics dans ce domaine ;

« 5° D’informer le public sur les risques et, le cas échéant, les dangers auxquels les dérives sectaires l’exposent et de faciliter la mise en œuvre d’actions d’aide aux victimes de ces dérives ;

« 6° De participer aux travaux relatifs aux questions relevant de sa compétence menés par le ministère des affaires étrangères au niveau international ;

« 7° De coordonner l’action des associations impliquées dans la lutte contre les dérives sectaires et dans l’accompagnement des victimes et d’animer le réseau associatif, y compris par le biais de formations.

« Elle remet au Premier ministre un rapport annuel d’activité, qui est rendu public.

« Elle reçoit les témoignages volontaires de personnes victimes de dérives sectaires ou de tiers souhaitant témoigner de tels faits, des signalements individuels ou toute information sur l’existence ou le risque d’une dérive sectaire. Ces informations peuvent être publiées dans le rapport annuel. Les témoignages font l’objet de mesures adéquates d’anonymisation des personnes concernées. Les informations provenant d’un témoin ou d’une personne tierce ayant connaissance de tels actes ne peuvent pas faire l’objet d’une communication.

« Cette administration est informée, à sa demande et après accord du maire, des travaux conduits au sein des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance en matière de lutte contre les dérives sectaires.

« La mission intervient sur l’ensemble du territoire national. »

Article 1 ba

Le deuxième alinéa de l’article L. 132‑5 et la deuxième phrase du deuxième alinéa de l’article L. 132‑13 du code de la sécurité intérieure sont complétés par les mots : « ainsi que des questions relatives à la prévention des phénomènes sectaires et à la lutte contre ces phénomènes ».

Chapitre Ier

Faciliter et renforcer les poursuites pénales

Article 1

I. – La section 6 bis du chapitre III du titre II du livre II du code pénal est ainsi modifiée :

1° L’intitulé est complété par les mots : « et de la sujétion psychologique ou physique » ;

2° L’article 223‑15‑2 est ainsi modifié :

a) Au premier alinéa, les mots : « soit d’une personne en état de sujétion psychologique ou physique résultant de l’exercice de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement, » sont supprimés ;

b) Le deuxième alinéa est ainsi rédigé ;

« Lorsque l’infraction est commise par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 750 000 euros d’amende. » ;

c) Au dernier alinéa, les mots : « par les membres d’un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d’exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités » sont supprimés ;

3° L’article 223‑15‑3 devient l’article 223‑15‑4 et, au premier alinéa, les mots : « du délit prévu » sont remplacés par les mots : « des délits prévus » ;

3° bis L’article 223-15-4 devient l’article 223-15-5 ;

4° L’article 223‑15‑3 est ainsi rétabli :

« Art. 223153. – I. – Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende le fait de placer ou de maintenir une personne dans un état de sujétion psychologique ou physique résultant de l’exercice direct de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement et ayant pour effet de causer une altération grave de sa santé physique ou mentale ou de conduire cette personne à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables.

« Est puni des mêmes peines le fait d’abuser frauduleusement de l’état de sujétion psychologique ou physique d’une personne résultant de l’exercice des pressions ou des techniques mentionnées au premier alinéa du présent I pour la conduire à un acte ou une abstention qui lui sont gravement préjudiciables.

« II. – Ces faits sont punis de cinq ans d’emprisonnement et de 750 000 euros d’amende :

« 1° Lorsqu’ils ont été commis sur un mineur ;

« 2° Lorsqu’ils ont été commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;

« 3° Lorsque l’infraction est commise par le dirigeant de fait ou de droit d’un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d’exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités ;

« 4° Lorsque l’infraction est commise par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique.

« III. – Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et un million d’euros d’amende lorsque :

« 1° Les faits sont commis dans deux des circonstances mentionnées au II ;

« 2° L’infraction est commise en bande organisée par les membres d’un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d’exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités. »

II. – Le code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Au 1° de l’article 704, après la référence : « 223‑15‑2, », est insérée la référence : « 223‑15‑3, » ;

2° Le 20° de l’article 706‑73 est ainsi rédigé :

« 20° Délits mentionnés au dernier alinéa de l’article 223‑15‑2 et au 2° du III de l’article 223‑15‑3 du code pénal ; ».

III. – Au d de l’article L. 444‑6 du code de l’éducation, les mots : « à l’article 223‑15‑2 », sont remplacés par les mots : « aux articles 223-15-2 et 223‑15‑3 ».

IV. – Au 1° de l’article 19 de la loi n° 2001‑504 du 12 juin 2001 tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, après la référence : « 223‑15‑2, », est insérée la référence : « 223‑15‑3, ».

Article 2

Le code pénal est ainsi modifié :

1° Après le 3° de l’article 221‑4, il est inséré un 3° bis ainsi rédigé :

« 3° bis Sur une personne dont l’état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑3, est connu de son auteur ; »

2° Après le 2° de l’article 222‑3, il est inséré un 2° bis ainsi rédigé :

« 2° bis Sur une personne dont l’état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑3, est connu de son auteur ; »

3° Le premier alinéa de l’article 222‑4 est complété par les mots : « ou sur une personne dont l’état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑3, est connu de son auteur. » ;

4° Après le 2° des articles 222‑8, 222‑10, 222‑12 et 222‑13, il est inséré un 2° bis ainsi rédigé :

« 2° bis Sur une personne dont l’état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑3, est connu de son auteur ; »

5° Au premier alinéa de l’article 222‑14, après le mot : « auteur », sont insérés les mots : « ou sur une personne dont l’état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑3, est connu de leur auteur » ;

6° Après le 4° de l’article 313‑2, il est inséré un 4° bis ainsi rédigé :

« 4° bis Au préjudice d’une personne dont l’état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑3, est connu de son auteur ; ».

Article 2 bis a (nouveau)

L’article 225‑4‑13 du code pénal est ainsi modifié :

1° Après le 3°, il est inséré un 3° bis ainsi rédigé :

« 3° bis Sur une personne dont l’état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑3, est connu de leur auteur ; »

2° Après le 5°, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« 6° Par le dirigeant de fait ou de droit d’un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d’exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités.

« Lorsque les faits mentionnés au premier alinéa du présent article sont commis en bande organisée par les membres d’un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d’exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités, ils sont punis de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. »

Chapitre Ier bis

Renforcer la protection des mineurs victimes de dérives sectaires
 

Article 2 bis

Après le 8° de l’article 706‑47 du code de procédure pénale, il est inséré un 8° bis ainsi rédigé :

« 8° bis Délit de sujétion psychologique ou physique prévu à l’article 223‑15‑3 du code pénal ; ».

Article 2 ter

Le code pénal est ainsi modifié :

1° L’article 227‑15 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque la personne mentionnée au premier alinéa s’est rendue coupable sur le même mineur du délit prévu à l’article 433‑18‑1, les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et à 300 000 euros d’amende. » ;

2° Le second alinéa de l’article 227‑17 est ainsi rédigé :« Lorsque la personne mentionnée au premier alinéa s’est rendue coupable sur le même mineur du délit prévu à l’article 433‑18‑1, les peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende. »

Article 2 quater (nouveau)

Au troisième alinéa du 7 du I de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, après la référence : « 222‑33‑2-3, », sont insérées les références : « 223‑15‑2, 223‑15‑3, ».

Chapitre II

Renforcer l’accompagnement des victimes

Article 3

I A (nouveau). – Après le troisième alinéa de l’article 2‑6 du code de procédure pénale, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Par dérogation au troisième alinéa du présent article, lorsque les faits prévus à l’article 225‑4‑13 du code pénal sont commis au préjudice d’une personne dont l’état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑3 du même code, est connu de son auteur, l’accord de la victime ou, le cas échéant, de son représentant légal n’est pas exigé.

« L’association peut également exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne l’infraction prévue à l’article L. 4163‑11 du code de la santé publique. »

I. – L’article 2‑17 du code de procédure pénale est ainsi modifié :

1° Le premier alinéa est ainsi modifié :

a) Les mots : « reconnue d’utilité publique » sont remplacés par le mot : « agréée » ;

b) Après la référence : « 223‑15‑2, », est insérée la référence : « 223‑15‑3 » ;

c) (nouveau) Après la référence : « 224‑4, », est insérée la référence : « 225‑4‑13 » ;

2° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :

« Les conditions dans lesquelles les associations mentionnées au premier alinéa du présent article peuvent être agréées, après avis du ministère public, sont définies par décret en Conseil d’État. »

II (Non modifié). – Les associations reconnues d’utilité publique mentionnées à l’article 2‑17 du code de procédure pénale, dans sa rédaction antérieure à la présente loi, peuvent continuer à exercer les droits reconnus à la partie civile dans les conditions prévues au même article 2‑17, dans sa rédaction résultant de la présente loi, dans les instances introduites jusqu’à un an après l’entrée en vigueur du décret mentionné au dernier alinéa dudit article 2‑17.

Chapitre III

Protéger la santé

Article 4 a

I. – Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° L’article L. 4161‑5 est ainsi modifié :

a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque l’infraction a été commise par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende. » ;

b) Sont ajoutés quatre alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque que les faits ont été commis dans les circonstances mentionnées au deuxième alinéa du présent article, le tribunal peut ordonner, à titre de peine complémentaire, la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Le présent alinéa s’applique aux comptes d’accès aux services de plateforme en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). La suspension est prononcée pour une durée de six mois au plus ; cette durée est portée à un an lorsque la personne est en état de récidive légale. Pendant l’exécution de la peine, il est interdit à la personne condamnée d’utiliser les comptes d’accès aux services de plateforme en ligne ayant fait l’objet de la suspension ainsi que de créer de nouveaux comptes d’accès à ces mêmes services.

« La décision de condamnation mentionnée au neuvième alinéa du présent article est signifiée aux fournisseurs de services concernés. À compter de cette signification et pour la durée d’exécution de la peine complémentaire, ces derniers procèdent au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne.

« Le fait, pour le fournisseur, de ne pas procéder au blocage du ou des comptes faisant l’objet d’une suspension est puni de 75 000 euros d’amende.

« Pour l’exécution de la peine complémentaire mentionnée au neuvième alinéa du présent article et par dérogation au troisième alinéa de l’article 702‑1 du code de procédure pénale, la première demande de relèvement de cette peine peut être portée par la personne condamnée devant la juridiction compétente à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de la décision initiale de condamnation. » ;

2° L’article L. 4223‑1 est ainsi modifié :

a) Après le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque l’infraction a été commise par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende. » ;

b) Sont ajoutés quatre alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque que les faits ont été commis dans les circonstances mentionnées au deuxième alinéa du présent article, le tribunal peut ordonner, à titre de peine complémentaire, la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Le présent alinéa s’applique aux comptes d’accès aux services de plateforme en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). La suspension est prononcée pour une durée de six mois au plus ; cette durée est portée à un an lorsque la personne est en état de récidive légale. Pendant l’exécution de la peine, il est interdit à la personne condamnée d’utiliser les comptes d’accès aux services de plateforme en ligne ayant fait l’objet de la suspension ainsi que de créer de nouveaux comptes d’accès à ces mêmes services.

« La décision de condamnation mentionnée au dixième alinéa du présent article est signifiée aux fournisseurs de services concernés. À compter de cette signification et pour la durée d’exécution de la peine complémentaire, ces derniers procèdent au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne.

« Le fait, pour le fournisseur, de ne pas procéder au blocage du ou des comptes faisant l’objet d’une suspension est puni de 75 000 euros d’amende.

« Pour l’exécution de la peine complémentaire mentionnée au dixième alinéa du présent article et par dérogation au troisième alinéa de l’article 702‑1 du code de procédure pénale, la première demande de relèvement de cette peine peut être portée par la personne condamnée devant la juridiction compétente à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de la décision initiale de condamnation. » ;

3° L’article L. 6242‑2 est complété par cinq alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque que les faits ont été commis dans les circonstances mentionnées au deuxième alinéa du présent article, le tribunal peut ordonner, à titre de peine complémentaire, la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Le présent alinéa s’applique aux comptes d’accès aux services de plateforme en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). La suspension est prononcée pour une durée de six mois au plus ; cette durée est portée à un an lorsque la personne est en état de récidive légale. Pendant l’exécution de la peine, il est interdit à la personne condamnée d’utiliser les comptes d’accès aux services de plateforme en ligne ayant fait l’objet de la suspension ainsi que de créer de nouveaux comptes d’accès à ces mêmes services.

« La décision de condamnation mentionnée au troisième alinéa du présent article est signifiée aux fournisseurs de services concernés. À compter de cette signification et pour la durée d’exécution de la peine complémentaire, ces derniers procèdent au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne.

« Le prononcé de la peine complémentaire mentionnée au même troisième alinéa et la dénomination du compte d’accès ayant été utilisé pour commettre l’infraction sont signifiés aux fournisseurs de services concernés. À compter de cette signification et pour la durée d’exécution de la peine complémentaire, ces derniers procèdent au blocage du ou des comptes faisant l’objet d’une suspension et mettent en œuvre, dans les limites prévues à l’article 46 de la loi n° 78‑17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne.

« Le fait, pour le fournisseur, de ne pas procéder au blocage du ou des comptes faisant l’objet d’une suspension est puni de 75 000 euros d’amende.

« Pour l’exécution de la peine complémentaire mentionnée au troisième alinéa du présent article et par dérogation au troisième alinéa de l’article 702‑1 du code de procédure pénale, la première demande de relèvement de cette peine peut être portée par la personne condamnée devant la juridiction compétente à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de la décision initiale de condamnation. »

II. – Le code de la consommation est ainsi modifié :

1° L’article L. 132‑2 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque l’infraction a été commise par l’utilisation d’un service de communication au public en ligne ou par le biais d’un support numérique ou électronique, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 750 000 euros d’amende. » ;

2° L’article L. 132‑3 est complété par quatre alinéas ainsi rédigés :

« Lorsque que l’infraction a été commise dans les circonstances mentionnées au dernier alinéa de l’article L. 132‑2, le tribunal peut ordonner, à titre de peine complémentaire, la suspension des comptes d’accès à des services en ligne ayant été utilisés pour commettre l’infraction. Le présent alinéa s’applique aux comptes d’accès aux services de plateforme en ligne, au sens du paragraphe i de l’article 3 du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques et modifiant la directive 2000/31/CE (règlement sur les services numériques). La suspension est prononcée pour une durée de six mois au plus ; cette durée est portée à un an lorsque la personne est en état de récidive légale. Pendant l’exécution de la peine, il est interdit à la personne condamnée d’utiliser les comptes d’accès aux services de plateforme en ligne ayant fait l’objet de la suspension ainsi que de créer de nouveaux comptes d’accès à ces mêmes services.

« La décision de condamnation mentionnée au cinquième alinéa du présent article est signifiée aux fournisseurs de services concernés. À compter de cette signification et pour la durée d’exécution de la peine complémentaire, ces derniers procèdent au blocage des comptes faisant l’objet d’une suspension et mettent en œuvre des mesures permettant de procéder au blocage des autres comptes d’accès à leur service éventuellement détenus par la personne condamnée et d’empêcher la création de nouveaux comptes par la même personne.

« Le fait, pour le fournisseur, de ne pas procéder au blocage du ou des comptes faisant l’objet d’une suspension est puni de 75 000 euros d’amende.

« Pour l’exécution de la peine complémentaire mentionnée au cinquième alinéa du présent article et par dérogation au troisième alinéa de l’article 702‑1 du code de procédure pénale, la première demande de relèvement de cette peine peut être portée par la personne condamnée devant la juridiction compétente à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de la décision initiale de condamnation. »

Article 4

Après l’article 223‑1-1 du code pénal, il est inséré un article 223‑1‑2 ainsi rédigé :

« Art. 2231-2. – Est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende la provocation à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique, lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé des personnes visées alors qu’il est, en l’état des connaissances médicales, manifestement susceptible d’entraîner pour elles, compte tenu de la pathologie dont elles sont atteintes, des conséquences graves pour leur santé physique ou psychique.

« Est punie des mêmes peines la provocation à adopter des pratiques présentées comme ayant une finalité thérapeutique ou prophylactique pour les personnes visées alors qu’il est manifeste, en l’état des connaissances médicales, que ces pratiques les exposent à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente.

« Lorsque la provocation prévue aux deux premiers alinéas a été suivie d’effet, les peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende.

« Lorsque ces délits sont commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. »

Article 5

Après l’article 11‑2 du code de procédure pénale, il est inséré un article 11‑3 ainsi rédigé :

« Art. 113. – Par dérogation au dernier alinéa du I de l’article 11‑2, le ministère public informe sans délai par écrit les ordres professionnels nationaux mentionnés à la quatrième partie du code de la santé publique d’une condamnation, même non définitive, pour une ou plusieurs des infractions mentionnées à l’article 2‑17 du présent code prononcée à l’encontre d’une personne relevant de ces ordres, hors les cas où cette information est susceptible de porter atteinte au bon déroulement de la procédure judiciaire.

« Il informe également par écrit les ordres professionnels susmentionnés lorsqu’une personne est placée sous contrôle judiciaire pour une de ces infractions et qu’elle est soumise à l’une des obligations prévues aux 12° et 12° bis de l’article 138, hors les cas où cette information est susceptible de porter atteinte au bon déroulement de la procédure judiciaire.

« Les II à V de l’article 11‑2 sont applicables aux modalités de transmission et de conservation des informations mentionnées au présent article. »

Chapitre IV

Assurer l’information des acteurs judiciaires sur les dérives sectaires

Article 6

Après l’article 157‑2 du code de procédure pénale, il est inséré un article 157‑3 ainsi rédigé :

« Art. 1573. – En cas de poursuites exercées sur le fondement de l’article 223‑15‑3 du code pénal ou comportant une circonstance aggravante relative à l’état de sujétion psychologique ou physique de la victime, le ministère public ou la juridiction peut solliciter par écrit tout service de l’État, figurant sur une liste établie par arrêté conjoint du ministre de la justice, du ministre de l’intérieur et des ministres chargés de la santé et de la cohésion sociale, dont la compétence serait de nature à l’éclairer utilement. Ce service ne porte pas d’appréciation sur les faits reprochés à la personne poursuivie. Les éléments produits par ce service sont soumis au débat contradictoire. »

Article 6 bis (nouveau)

Après le 2° de l’article 226‑14 du code pénal, il est inséré un 2° bis ainsi rédigé :

« 2° bis Au médecin ou à tout autre professionnel de santé qui porte à la connaissance du procureur de la République une information relative à des faits de placement ou de maintien d’une personne dans un état de sujétion psychologique ou physique, au sens de l’article 223‑15‑2 du présent code, lorsqu’il estime en conscience que cette sujétion a pour effet de causer une altération grave de sa santé physique ou mentale ou de conduire cette personne à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables. Le médecin ou le professionnel de santé doit s’efforcer d’obtenir l’accord de la victime majeure. En cas d’impossibilité d’obtenir cet accord, il doit l’informer du signalement fait au procureur de la République. Lorsque la victime est un mineur ou une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique, son accord n’est pas nécessaire ; ».

Chapitre V

Dispositions diverses

Article 7

(Non modifié). – Après le mot : « loi », la fin de l’article 711‑1 du code pénal est ainsi rédigée : « n°     du      visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes, en Nouvelle‑Calédonie, en Polynésie française et dans les îles Wallis et Futuna. »

II (Non modifié). – Le début du premier alinéa de l’article 804 du code de procédure pénale est ainsi rédigé : « le présent code est applicable, dans sa rédaction résultant de la loi n°     du       visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes, en Nouvelle‑Calédonie…(le reste sans changement) ».

III (nouveau). – Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 4424‑1, la référence : « n° 2019‑774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé » est remplacée par la référence : « n°     du      visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes, » ;

2° Au premier alinéa de l’article L. 4431-1, la référence : « n° 2019‑774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé » est remplacée par la référence : « n°     du      visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l’accompagnement des victimes ».

Article 8 (nouveau)

Le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur la mise en œuvre de la présente loi dans le domaine de la santé mentale, dans un délai d’un an à compter de sa promulgation.

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