Nathalie OziolMadame la Première ministre, il y a cinq jours, alors qu'on comptait plus de 10 000 morts à Gaza, Emmanuel Macron a, pour la première fois, appelé à un cessez-le-feu. Il a depuis ajouté qu'il n'y avait « aucune raison et aucune légitimité » à bombarder et tuer « des bébés, des femmes, des personnes âgées ».
Cet appel, bien que tardif, est salutaire. Il a cependant aussitôt valu au Président d'être accusé de « planter un couteau dans le dos de la communauté juive » et de « frôler l'antisémitisme » sur la chaîne i24NEWS. Le Président de la République et la diplomatie française ont également été pris à partie par le Conseil représentatif des institutions juives de France qui, niant la responsabilité de l'État d'Israël dans les massacres des civils palestiniens, s'est permis de demander « une clarification de la position de la France ».