Boris VallaudIl y a quelques jours, à l'initiative du groupe Socialistes et apparentés, et avec l'avis favorable du ministre délégué chargé des comptes publics, l'Assemblée nationale votait à l'unanimité une aide exceptionnelle destinée aux familles monoparentales vivant sous le seuil de pauvreté – entre 115 et 200 euros pour aider 600 000 familles à terminer une année difficile, avec une inflation alimentaire parmi les plus fortes d'Europe.
Il s'agit pour l'essentiel de mamans solos, et de leurs enfants, pour lesquels tout est difficile – se nourrir, se loger, se chauffer. Nous l'observons tous dans nos circonscriptions et c'est pourquoi, avec Philippe Brun, nous avions engagé ce travail transpartisan.
C'est une mesure urgente et nécessaire, dont la représentation nationale peut être fière, alors que le Secours catholique, après le Secours populaire et les Restos du cœur, a lancé un cri d'alarme et pointé du doigt une féminisation de la pauvreté qui doit nous inquiéter autant que nous mobiliser.
Mais voilà, il y a quelques jours, alors que beaucoup de familles nous faisaient part de leur soulagement, temporaire, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, ministre de tutelle de son collègue en charge des comptes publics, jugeait que cette prime de Noël était « de l'argent dépensé pour rien », alors que le projet de loi n'est pas définitivement adopté.