Emmanuelle AnthoineCe week-end, dans la nuit du 18 au 19 novembre, dans ma circonscription, la vie d'un adolescent de 16 ans a été emportée. Thomas a succombé aux coups qui lui ont été infligés. Ce jeune avait toute une vie devant lui. Il lui restait tout à vivre : ses joies, ses amours, ses peines, ses espoirs. Tout cela lui a été enlevé.
Thomas avait une famille, des parents aimants, des amis proches. C'est vers eux que vont mes pensées.
Thomas n'a pas eu droit à une minute de silence, je tiens donc à lui rendre hommage dans cet hémicycle, temple de notre République, pour que la représentation nationale témoigne unanimement de son soutien envers sa famille.
Ce week-end, une bande de jeunes a fait irruption dans un moment festif, pour en découdre. Lors d'un bal organisé par le comité des fêtes de la commune de Crépol, ils ont violemment attaqué, à l'arme blanche, les participants à cette soirée. Seize autres personnes ont été blessées et deux sont en urgence absolue à l'issue de ce drame. Je leur adresse tout mon soutien.
Pour tous les jeunes présents, ce qui devait être un moment de fête a finalement été le mouroir de leur insouciance juvénile. Pour tous les participants, la convivialité de cet événement a effroyablement laissé la place au deuil et à la désolation, que partage tout notre territoire. La violence a encore frappé ; cette violence qui ne cesse de meurtrir et d'endeuiller ; cette violence qui gangrène tout et que l'on ne parvient pas à enrayer. Nous devons unanimement la condamner : notre République doit être forte ! Oui, elle doit avoir les moyens de faire face aux agresseurs et se montrer ferme dans ses condamnations, pour que des vies cessent d'être ôtées, pour que des familles entières cessent d'être endeuillées, pour que nos jeunes puissent vivre leur jeunesse, tout simplement.