Aurélien Rousseau,
Ministère de la santé et de la prévention •
28 nov. 2023Concernant les mesures prévues afin de sensibiliser les professionnels de santé aux questions de pertinence des soins en chirurgie gynécologique, la santé des femmes est une préoccupation majeure du ministère de la santé et de la prévention. L'hystérectomie est une procédure chirurgicale qui consiste à enlever l'utérus. Selon le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), l'hystérectomie peut être subtotale, totale, avec salpingo-oviarectomie ou radicale, et différentes techniques opératoires sont possibles, et choisies selon la pathologie, la morphologie et les antécédents de la patiente. Il est ainsi possible de réaliser des hystérectomies par voie vaginale, par voie abdominale ou par cœlioscopie, en accord avec la patiente, après discussion sur les risques et bénéfices de chaque technique. Ainsi, c'est avant tout le colloque singulier soignant patiente qui permet au professionnel de choisir la technique la plus adaptée à la patiente, selon son âge et la pathologie dont elle est atteinte. Il a par ailleurs été demandé à la Haute autorité de santé (HAS) une évaluation clinique de l'hystérectomie robot-assistée dans le cadre du traitement chirurgical des pathologies cancéreuses de l'utérus, évaluation dont les résultats sont attendus en fin d'année 2023. Dès leur publication, ils seront communiqués aux professionnels. Enfin, la seconde version de l'Atlas de variations des pratiques", qui doit être publiée d'ici la fin de l'année 2023, identifie par département les taux de recours à 11 actes, dont l'hystérectomie. Le taux de réadmission dans les 30 jours après une hystérectomie est également mesuré. Il est prévu que les résultats soient partagés avec les ARS afin d'identifier les facteurs explicatifs d'hétérogénéité entre régions et en intrarégional, et le cas échéant, les engager à mettre en œuvre des plans d'amélioration, soit au niveau régional, soit en menant des actions plus ciblées sur certains établissements. Ces différentes mesures visent ainsi à améliorer la qualité des prises en charge des patientes.