🤔Grève des salariées d'Onet au CHU de MontpellierMme Nathalie Oziol appelle l'attention de M. le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion sur la mobilisation des agents d'entretien
Onet qui travaille au centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier. À Montpellier, les salariées de la société
Onet, sous-traitant du CHU, sont en grève depuis plus de 60 jours. Ce sont elles qui nettoient les parties communes de l'hôpital. Elles jouent un rôle fondamental car elles permettent l'application des protocoles d'hygiène dans les hôpitaux. Elles sont un rouage essentiel de la lutte contre les infections nosocomiales. Cette mission si nécessaire, elles l'exercent au prix de leur santé, de leur vie personnelle et familiale. Elles engagent leur corps tous les jours dans des tâches répétitives et nécessitant un effort physique conséquent. « Je ne peux plus soulever de gros paquets de riz car mon poignet me fait mal. Les lombaires sont fatigués » décrivent-elles. Elles arrivent aux aurores à l'hôpital, repartent en fin de matinée, puis doivent revenir en fin d'après-midi. Ces horaires de travail fragmentés ont un impact direct sur l'organisation de leurs journées et leurs disponibilités pour leurs proches : « Quand on rentre à la maison, on est fatiguées, on n'arrive pas à écouter les enfants quand ils nous parlent », dit une autre. Cet engagement, elles le font pour un salaire de misère : moins de 1 000 euros par mois pour un temps partiel, alors même qu'elles travaillent chez
Onet depuis des années, 7 ans, 14 ans même pour certaines. « J'ai envie d'avoir mes sous à la sueur de mon front. Mais cette occasion, on ne me la donne pas dans mon travail. ». Alors début septembre 2023, quand le sous-traitant a voulu leur imposer de badger à chaque réalisation de tâches, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase de tant d'années passées sans reconnaissance. Une humiliation qui a poussé ces femmes et ces hommes à dire stop et à se mettre en grève sur des revendications claires : un 13e mois, une augmentation de salaires, l'arrêt des méthodes de flicage du travail, une meilleure organisation du temps de travail. La question de Mme la députée s'adresse donc au ministère du travail : le Gouvernement finance les hôpitaux, qui financent les sous-traitants, il a donc son mot à dire sur les conditions de travail que les sous-traitants imposent à leurs salariés, qui sont des concitoyens et des administrés. C'est à la fois un enjeu de décence et de respect pour ces femmes et ces hommes qui nettoient les hôpitaux, mais c'est aussi un enjeu de santé publique ! Ces « travailleurs essentiels » comme on les qualifiait pendant la pandémie doivent être payés et traités convenablement. Elle demande au ministre de sommer
Onet de répondre aux revendications de ses salariés et de garantir à ces concitoyens que les hôpitaux sont entretenus par des femmes et des hommes dont le travail est payé à la juste valeur. Il s'agit d'une question de dignité.