Caroline Janvier… qui a permis une avancée réelle sur plusieurs sujets majeurs.
Le dialogue des civilisations, des cultures, des économies et des religions est une nécessité, une condition sine qua non de la paix comme de la prospérité. Le Président de la République a souhaité, dès le début de son mandat, inscrire ce dialogue – celui des sociétés civiles – au cœur de sa politique extérieure, en mettant en place le dialogue de Trianon.
De même, dans le cadre du groupe d'amitié, qui réunit des parlementaires de tous bords, nous nous sommes attachés, à la place qui est la nôtre, à échanger fréquemment, sans faire d'impasse sur nos divergences, avec nos homologues de la Douma comme avec d'autres acteurs politiques, économiques ou universitaires.
La visite du Président de la République à Saint-Pétersbourg, si elle s'inscrit dans la continuité de cette volonté de dialogue, revêt une dimension plus forte et plus stratégique. S'il est indispensable d'évoquer certains sujets complexes, comme l'accord sur le nucléaire iranien, la Syrie, l'Ukraine ou les cyberattaques, il convient de replacer les relations bilatérales franco-russes dans un contexte géopolitique plus large, qui met en lumière la place de l'Union européenne et du multilatéralisme dans notre stratégie.
Dans un contexte international chargé d'aléas et d'incertitudes, la France, forte de son indépendance et des valeurs qu'elle incarne, a un rôle majeur à jouer. Quel équilibre pouvons-nous et devons-nous trouver avec la Russie, en Europe orientale, au Moyen-Orient, où nous assistons actuellement à une recomposition des équilibres régionaux, et vis-à-vis de l'Asie ?