Matthias TavelMadame la Première ministre, hier, vous avez tenu une conférence sociale avec les représentants des salariés et du patronat. Pour être à la hauteur de l'attente des Français, elle aurait dû porter sur le financement des retraites et l'abrogation de la retraite à 64 ans, comme le veulent la majorité de nos concitoyens et des députés de l'Assemblée nationale, en dépit de toutes vos manœuvres antidémocratiques. Elle aurait dû acter la hausse du Smic, l'indexation des salaires sur l'inflation, la fin des cadeaux aux actionnaires et des exonérations de cotisations sociales sans contreparties. À la place, vous n'avez inventé qu'un nouveau comité Théodule sur les rémunérations. Encore une fois, vous récidivez dans votre préférence actionnariale, là où les Français attendent la préférence salariale que nous défendons.
Dans le même temps, vous n'avez toujours pas renoncé à ponctionner 1 milliard d'euros dans les caisses des retraites complémentaires des salariés du privé, malgré l'opposition unanime du patronat et des syndicats de salariés.