Aurore Bergé, ministre des solidarités et des familles. Tout d'abord, vous avez évoqué l'attractivité des métiers, et vous avez raison. C'est dans cette optique qu'à la suite de l'annonce par le ministre de la santé d'une revalorisation du travail de nuit et dominical dans le secteur sanitaire, nous avons décidé d'appliquer la même mesure dans le secteur médico-social, qui comprend, certes, les Ehpad mais aussi les établissements accueillant des personnes en situation de handicap.
Il n'y aura plus jamais - c'est important de le dire - d'oubliés du Ségur ! Il n'y a pas, d'un côté, le secteur sanitaire et, de l'autre, le secteur médico-social : l'un et l'autre travaillent ensemble.
Quant aux 50 000 solutions, elles sont diverses, car c'est ce qu'attendent les personnes en situation de handicap. La question des IME est, à cet égard, fondamentale. Longtemps, dans notre pays, on n'a pas voulu voir le sujet du handicap, de sorte que ces instituts ont été implantés loin des centres-villes et des centres-bourgs, plutôt à l'orée des bois. On ne cherchait pas à favoriser l'inclusion.
Dès lors, le fait d'installer 100 établissements médico-éducatifs – donc le médico-social – au cœur de nos établissements scolaires, et ce, avant la fin, non pas de 2030, mais de 2027, constitue une petite révolution. Il s'agit de s'inscrire dans le projet d'une école inclusive mais aussi d'offrir des solutions aux enfants qui ne peuvent pas se trouver dans une classe ordinaire mais qui doivent néanmoins pouvoir, comme les autres enfants, passer la porte d'entrée de l'école et avoir accès à la scolarité.
Le cahier des charges, qui sera achevé dès le début de l'année 2024, à l'issue de la mission confiée à Mme Carrasco et à M. Haussoulier, sera transmis à l'ensemble des professionnels concernés.