Jean-François CoulommeLe texte final évoque la nécessité de capturer et de stocker le carbone émis. Chimère hypocrite, puisque la technologie n'est tout simplement pas au point et ne peut donc être industrialisée à un coût acceptable.
Heureusement, en France, on n'a pas de pétrole mais nous sommes les hôtes ravis de vieilles centrales en phase terminale. Cela explique pourquoi, sous l'impulsion de la France et d'une douzaine de pays, la COP28 a débouché sur l'engagement de tripler les capacités de production nucléaire d'ici à 2050. Notre président nucléolâtre a convaincu cette assemblée de voter le projet de construction de quatorze nouvelles centrales sur notre sol dans les quinze prochaines années.
Or le nucléaire est une technologie hydrocide, car sa consommation en eau est aberrante autant que polluante : destruction des milieux aquatiques en raison de pompages massifs ; préemption des quantités d'eau disponibles pour la vie aquatique et les espèces vivantes ; réchauffement et déversement de l'eau au-delà de 25 degrés, sa limite de potabilité ; réchauffement significatif des surfaces de la planète sur lesquelles les centrales nucléaires sont déployées ; pollution de l'eau et des nappes par rejets chimiques et radioactifs.
Alors que le lobby atomique manœuvre sournoisement pour fusionner l'ASN, l'Autorité de sûreté nucléaire, et l'IRSN, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, comment pouvez-vous continuer à faire croire que cette industrie qui dévore et pollue nos ressources en eau ne constitue pas une menace majeure pour l'alimentation en eau potable et pour la survie des espèces vivantes – dont la nôtre – qui en dépendent ?