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Historique
16 juin 2021 : ⚡Le 🧭Gouvernement Castex déclare l'urgence

23 juin 2021 - 29 juin 2021 : 390 amendements en Commission des affaires sociales

30 juin 2021 09:30 : Examen du texte
30 juin 2021 15:00 : Suite de l'examen du texte
30 juin 2021 21:05 : Examen du texte

1 juil. 2021 - 6 juil. 2021 : 643 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

6 juil. 2021 15:00 : Discussion
6 juil. 2021 21:30 : Discussion

7 juil. 2021 15:00 : Discussion
7 juil. 2021 21:30 : Discussion

8 juil. 2021 09:00 : Discussion
8 juil. 2021 15:00 : Discussion
8 juil. 2021 : 🗳️Vote sur la loi (première lecture) : 👍Adopté


15 déc. 2021 09:00 : Discussion
15 déc. 2021 : Modifié par Sénat ( 5ème République )




20 janv. 2022 09:00 : Discussion
20 janv. 2022 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Sénat ( 5ème République )

24 janv. 2022 : 5 amendements en Assemblée nationale de la 15ème législature

25 janv. 2022 15:00 : Discussion
25 janv. 2022 : Adopté, dans les conditions prévues à l'article 45, alinéa 3, de la constitution par Assemblée nationale de la 15ème législature

Originalv2v3v4v5v6
📜Projet de loi relatif à la protection des enfants
Jean Castex
16 juin 2021

🖋️Amendements examinés : 100%
60 Adoptés1 En attente132 Irrecevables
112 Rejetés
73 Non soutenus
12 Tombés
Liste des Amendements
Titre
🖋️Non soutenu
Jean-François Eliaou
23 juin 2021

À l’intitulé du projet de loi, substituer au mot :

« enfants »

le mot :

« mineurs ».


Article 1
🖋️Adopté
Isabelle Santiago
25 juin 2021

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« en cohérence avec le projet pour l’enfant prévu à l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles ».

🖋️Adopté
Didier Martin
26 juin 2021

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et après recueil de l’avis de l’enfant lorsque ce dernier est capable de discernement ».

🖋️Irrecevable
Guillaume Chiche
24 juin 2021
🖋️Irrecevable
Elsa Faucillon
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Josiane Corneloup
26 juin 2021
🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Dans l’intérêt supérieur de l’enfant, le juge peut ordonner un placement au titre des 3° à 5° auprès d’un membre de la famille ou un tiers digne de confiance, après évaluation des conditions d’éducation et de développement physique, affectif, intellectuel et social de l’enfant. »

🖋️Rejeté
Florence Provendier
26 juin 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 2 :

« Dans l’intérêt supérieur de l’enfant, le juge peut ordonner un placement au titre des 3° à 5° auprès d’un membre de la famille ou un tiers digne de confiance, après évaluation des conditions d’éducation et de développement physique, affectif, intellectuel et social de l’enfant. »

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 2 :

« Dans l’intérêt supérieur de l’enfant, le juge... (le reste sans changement) ».

🖋️Rejeté
Isabelle Santiago
25 juin 2021

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 2 :

« Dans l’intérêt supérieur de l’enfant, le juge... (le reste sans changement) ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
25 juin 2021

 

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 2 :

« En considérant l’intérêt supérieur de l’enfant, le juge... (le reste sans changement) ».

🖋️Irrecevable
Didier Martin
25 juin 2021
🖋️Rejeté
Jeanine Dubié
25 juin 2021

À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« un placement »

les mots :

« l’accueil d’un enfant ».

🖋️Rejeté
Perrine Goulet
26 juin 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« compétent »,

insérer les mots :

« , sur la base  du référentiel fixé par décret après avis conforme mentionné au 5° de l’article L. 147‑14 du code de l’action sociale et des familles fixant le groupement d’intérêt public pour la protection de l’enfance, ».

🖋️Non soutenu
Jean Lassalle
26 juin 2021

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et uniquement après avoir procédé au recueil de la parole de l’enfant, qui est capable de discernement, et après avoir tenu compte du souhait de l’enfant prenant en considération son âge et son degré de maturité ».

🖋️Irrecevable
Claire Colomb-Pitollat
25 juin 2021
🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le placement à domicile est proscrit. »

🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Didier Martin
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Danièle Obono
25 juin 2021
🖋️Non soutenu
Jean Lassalle
26 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Le cas échéant, le juge ou les services compétents devront chercher une solution permettant de maintenir ensemble les enfants de la fratrie. »

🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article premier, insérer l'article suivant:
🖋️Tombé
Delphine Bagarry
25 juin 2021

Compléter l’alinéa 2 par les mots :

« et après le recueil de l’avis de l’enfant ».


Article 2
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
25 juin 2021

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A (nouveau) Après le mot : « exceptionnellement » sont inséré les mots : « , après examen par la Commission d’évaluation de la situation et du statut des enfants confiés » ; ».

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° (nouveau) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Dans l’hypothèse où plusieurs autorisations sont demandées, l’enfant doit être représenté par un avocat et son statut juridique peut être revu par la commission pluridisciplinaire et pluri-institutionnelle instituée par l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles. » »

 

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° (nouveau) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Dans l’hypothèse où plusieurs autorisations sont demandées, l’enfant doit être représenté par un avocat et son statut juridique peut être revu par la commission pluridisciplinaire et pluri-institutionnelle instituée par l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles. » »

 

🖋️Rejeté
Florence Provendier
26 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° (nouveau) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Dans l’hypothèse où plusieurs autorisations sont demandées, le statut juridique de l’enfant peut être revu par la commission pluridisciplinaire et pluri-institutionnelle instituée par l’article L. 223‑1 du code de l’action sociale et des familles. » »

 

🖋️Rejeté
Marie Tamarelle-Verhaeghe
26 juin 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

À l’article 378‑2 du code civil, après le mot : « crime », sont insérés les mots : « ou pour coups et blessures provoquant une incapacité totale de travail de plus de huit jours ».

🖋️Non soutenu
Marie-Pierre Rixain
25 juin 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Le début du 5° de l’article 515‑11 du code civil est ainsi rédigé :

« 5° Confier l’exercice de l’autorité parentale à la partie demanderesse et se prononcer, au sens... (le reste sans changement) ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
25 juin 2021
Après l'article 2, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le délaissement des enfants par les possédants de l’autorité parentale. Une partie du rapport fait état de la possibilité de faciliter la transmission de l’autorité parentale vers un adulte plus enclin à s’occuper de l’enfant, sans pour autant couper tous les liens avec les parents.


Article 3
🖋️Adopté
Perrine Goulet
25 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, après le mot :

« exceptionnel »,

insérer les mots :

« pour une durée ne pouvant excéder deux mois ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 4 par les mots :

« et notamment le niveau minimal d’encadrement et de suivi des mineurs concernés requis au sein de ces structures ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Au quatrième alinéa de l’article L. 221‑2 du code de l’action sociale et des familles, après la troisième occurrence du mot : « département, », sont insérés les mots : « ou, en dernier ressort, un infirmier exerçant en pratique avancée tel que défini à l’article R. 4301‑1 du code de la santé publique, ».

🖋️Adopté
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

La première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifiée :

1° Après la référence : « L. 222‑5, », sont insérés les mots : « au plus tard » ;

2° Après le mot : « parcours », sont insérés les mots : « , l’informer de ses droits ».

🖋️Adopté
Isabelle Santiago
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le cas échéant, la personne de confiance désignée par le mineur en application de l’article L. 223‑1‑3 peut assister à l’entretien. » ;

2° La seconde phrase du deuxième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 est complétée par les mots : « et, le cas échéant, celle de la personne de confiance choisie par le mineur en application de l’article L. 223‑1‑3 » ;

3° Après l’article L. 223‑1‑2, il est inséré un article L. 223‑1‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑1‑3. – Le mineur peut désigner une personne de confiance majeure, qui peut être un parent ou toute autre personne de son choix. La désignation de cette personne de confiance est réalisée en concertation avec l’éducateur référent du mineur. Les modalités de cette désignation sont définies par décret. Si le mineur le souhaite, la personne de confiance l’accompagne dans ses démarches, notamment en vue de préparer son autonomie, et assiste à l’entretien prévu à l’article L. 222‑5‑1. »

🖋️Adopté
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le cas échéant, la personne de confiance désignée par le mineur en application de l’article L. 223‑1‑3 peut assister à l’entretien. » ;

2° La seconde phrase du deuxième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 est complétée par les mots : « et, le cas échéant, celle de la personne de confiance choisie par le mineur en application de l’article L. 223‑1‑3 » ;

3° Après l’article L. 223‑1‑2, il est inséré un article L. 223‑1‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑1‑3. – Le mineur peut désigner une personne de confiance majeure, qui peut être un parent ou toute autre personne de son choix. La désignation de cette personne de confiance est réalisée en concertation avec l’éducateur référent du mineur. Les modalités de cette désignation sont définies par décret. Si le mineur le souhaite, la personne de confiance l’accompagne dans ses démarches, notamment en vue de préparer son autonomie, et assiste à l’entretien prévu à l’article L. 222‑5‑1. »

🖋️Adopté
Monique Limon
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le titre II du livre II du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après le premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le cas échéant, la personne de confiance désignée par le mineur en application de l’article L. 223‑1‑3 peut assister à l’entretien. » ;

2° La seconde phrase du deuxième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 est complétée par les mots : « et, le cas échéant, celle de la personne de confiance choisie par le mineur en application de l’article L. 223‑1‑3 » ;

3° Après l’article L. 223‑1‑2, il est inséré un article L. 223‑1‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑1‑3. – Le mineur peut désigner une personne de confiance majeure, qui peut être un parent ou toute autre personne de son choix. La désignation de cette personne de confiance est réalisée en concertation avec l’éducateur référent du mineur. Les modalités de cette désignation sont définies par décret. Si le mineur le souhaite, la personne de confiance l’accompagne dans ses démarches, notamment en vue de préparer son autonomie, et assiste à l’entretien prévu à l’article L. 222‑5‑1. »

🖋️En attente
Isabelle Santiago
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le quatrième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après le mot : « évaluation », est inséré le mot : « préalable » ;

2° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Cette évaluation préalable fait l’objet d’un suivi annuel ».

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Perrine Goulet
25 juin 2021

Rédiger ainsi cet article :

« Après l’article L. 311‑8 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 311‑8‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 311‑8‑1 – La prise en charge de mineurs au titre des articles L. 221‑1 et L. 222‑5 dans des structures relevant du code du commerce, du code du tourisme, ou des articles L. 227‑4 ou L. 321‑1 du présent code est interdite.

« Le projet d’établissement ou de service des établissements et services mentionnés au 1° du I de l’article L. 312‑1 peut toutefois prévoir le recours à ce type de structures à titre exceptionnel dans le cadre de l’application de l’article R. 221‑11 et relatif à l’accueil et aux conditions d’évaluation de la situation des mineurs privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille dont la durée ne peut excéder le temps des investigations nécessaires en vue d’évaluer ses déclarations sur son identité, son âge, sa famille d’origine, sa nationalité et son état d’isolement. »

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

I. – Au début de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« Hors périodes de vacances scolaires, de congés professionnels ou de loisirs, ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 4.

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

I. – Au début de l’alinéa 3, supprimer les mots :

« Hors périodes de vacances scolaires, de congés professionnels ou de loisirs, ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 4, après le mot :

« exceptionnel »,

insérer les mots :

« et pour une durée maximale de vingt-quatre heures ».

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

I. – Au début l’alinéa 3, substituer aux mots :

« Hors périodes de vacances scolaires, de congés professionnels ou de loisirs, la prise en charge d’une personne mineure ou âgée de moins de vingt‑et‑un »

les mots :

« La prise en charge d’une personne mineure ou âgée de moins de vingt-cinq ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 4.

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

I. – Au début de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« Hors périodes de vacances scolaires, de congés professionnels ou de loisirs, la prise en charge d’une personne mineure ou âgée de moins de vingt‑et‑un »

les mots :

« La prise en charge d’une personne mineure ou âgée de moins de vingt-cinq ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 4, après le mot :

« exceptionnel »,

insérer les mots :

« et pour une durée maximale de vingt-quatre heures ».

🖋️Rejeté
Elsa Faucillon
25 juin 2021

Supprimer l’alinéa 4.

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

I. – Substituer à l’alinéa 4 les deux alinéas suivants :

« Cette prise en charge ne peut s’effectuer, en aucun cas, dans des structures d’hébergement relevant notamment du code du tourisme, de l’article L. 631‑11 du code de la construction et de l’habitation ou des articles L. 227‑4 et L. 321‑1 du présent code.

« Lorsqu’il est constaté qu’un service d’aide sociale à l’enfance contrevient aux dispositions du présent article, le représentant de l’État dans le département met en demeure le président du conseil départemental de se conformer à ces dispositions dans les quinze jours à compter de la notification de la mise en demeure. Après l’expiration du délai imparti par la mise en demeure, le représentant de l’État prononce une astreinte journalière, dont le montant est fixé par décret. Cette astreinte court à compter de la date de la notification de l’arrêté la prononçant, et jusqu’à ce que le président du conseil département ait justifié du relogement de la personne prise en charge dans les conditions prévues au I du présent article. Le recouvrement de l’astreinte est engagé par trimestre échu. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 11, substituer au mot :

« treizième » 

le mot :

« septième ».

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 4 :

« Cette prise en charge ne peut s’effectuer, en aucun cas, dans des structures d’hébergement relevant notamment du code du tourisme, de l’article L. 631‑11 du code de la construction et de l’habitation ou des articles L. 227‑4 et L. 321‑1 du présent code. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 11, substituer au mot :

« treizième »

le mot :

« septième ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
25 juin 2021

I. – Rédiger ainsi l’alinéa 4 :

« Cette prise en charge ne peut s’effectuer, en aucun cas, dans des structures d’hébergement relevant notamment du code du tourisme, de l’article L. 631‑11 du code de la construction et de l’habitation ou des articles L. 227‑4 et L. 321‑1 du présent code. »

II. – En conséquence, à l’alinéa 11, substituer au mot :

« treizième »

le mot :

« septième ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
25 juin 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 4 :

« Cette prise en charge ne peut s’effectuer, en aucun cas, dans des structures d’hébergement relevant notamment du code du tourisme, de l’article L. 631‑11 du code de la construction et de l’habitation ou des articles L. 227‑4 et L. 321‑1 du présent code. »

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
25 juin 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 4 : 

« Cette prise en charge est interdite dans d’autres structures d’hébergement. »

 

🖋️Rejeté
Florence Provendier
26 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« et à titre exceptionnel »

les mots :

« , à titre exceptionnel et uniquement pour les mineurs de plus de seize ans » .

🖋️Rejeté
Caroline Janvier
26 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, après le mot :

« exceptionnel, »

insérer les mots :

« pour une durée de trois ans à compter de la publication de la présente loi, ».

🖋️Rejeté
Jean-François Eliaou
23 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« du code du tourisme, ».

🖋️Rejeté
Jean-François Eliaou
23 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« , de l’article L. 631‑11 du code de la construction et de l’habitation ».

🖋️Rejeté
Paul Christophe
26 juin 2021

Après la première phrase de l’alinéa 4, insérer la phrase suivante : 

« Le service de l’aide sociale à l’enfance veille à l’accompagnement éducatif des mineurs pris en charge dans ces structures. Il nomme un référent chargé de ce suivi et de la mise en œuvre du projet pour l’enfant prévu à l’article L. 223‑1‑1 du présent code. »

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
25 juin 2021

Après la première phrase de l’alinéa 4, insérer la phrase suivante :

« La prise en charge dans ces établissements ne fait pas obstacle à la mise en œuvre sans délai des dispositions mentionnées à l’article L. 221‑1 ».

🖋️Non soutenu
Vincent Descoeur
23 juin 2021

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 4.

🖋️Non soutenu
Vincent Rolland
25 juin 2021

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 4.

🖋️Non soutenu
Sandra Boëlle
25 juin 2021

Supprimer la seconde phrase de l’alinéa 4.

🖋️Irrecevable
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Elsa Faucillon
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Didier Martin
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Cédric Villani
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après le deuxième alinéa de l’article L. 221‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le département se doit de mettre en place des mesures qui visent à assurer un équilibre alimentaire aux mineurs dépendant du service social à l’enfance. »

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑4‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑4‑1. – Les députés et les sénateurs ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France sont autorisés à visiter à tout moment les lieux d’hébergement des enfants bénéficiant des services de l’aide sociale à l’enfance. Ces élus peuvent être accompagnés par un ou plusieurs journalistes titulaires de la carte d’identité professionnelle mentionnée à l’article L. 7111‑6 du code du travail, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. »

🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Paul Christophe
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Josiane Corneloup
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après le sixième alinéa de l’article L. 222‑5 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Cette prise en charge ne doit pas être conditionnée à un délai minimum de prise en charge par le service chargé de l’aide social à l’enfance durant la minorité du jeune majeur. »

🖋️Non soutenu
Isabelle Valentin
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après le mot : « parcours », la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée : « , envisager les conditions de son accompagnement vers l’autonomie et l’informer des mesures qui seront prises pour le soutenir jusqu’à ses vingt-cinq ans et des dispositifs sociaux dont il peut bénéficier ».

🖋️Non soutenu
Ugo Bernalicis
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après le mot : « parcours », la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée : « , envisager les conditions de son accompagnement vers l’autonomie et l’informer des mesures qui seront prises pour le soutenir jusqu’à ses vingt-cinq ans ».

🖋️Non soutenu
Josiane Corneloup
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après le mot : « parcours », la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée : « , envisager les conditions de son accompagnement vers l’autonomie et l’informer des mesures qui seront prises pour le soutenir jusqu’à ses vingt-cinq ans ».

🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer la division et l'intitulé suivants:
🖋️Irrecevable
Paul Christophe
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Monique Limon
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Nicole Sanquer
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le quatrième alinéa de l’article 375 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée : « Lorsque l’enfant a été victime reconnue ou suspectée de violences commises par l’un ou l’autre de ses parents, il doit expressément consentir à être remis en présence, temporaire ou permanente, de ses parents. »

🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Isabelle Santiago
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Le dernier alinéa de l’article 375 du code civil est complété par une phrase ainsi rédigée : « Ce rapport comprend notamment un bilan pédiatrique, psychique et social de l’enfant. »

🖋️Irrecevable
Marie-George Buffet
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Marie-George Buffet
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport afin d’évaluer la pertinence des mesures d’adaptation du fonctionnement et de l’exercice des missions de l’aide sociale à l’enfance pendant la crise sanitaire, d’envisager la pérennisation de certaines simplifications administratives et d’examiner l’apport des nouvelles pratiques professionnelles telles que le recours accru aux outils numériques, en particulier pour le maintien des liens familiaux des enfants.

🖋️Non soutenu
Ugo Bernalicis
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les différences d’accès au contrat jeune majeur pour les jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance.

🖋️Irrecevable
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Bérengère Poletti
25 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Marie Tamarelle-Verhaeghe
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport relatif au défaut d’application de l’article 371‑5 du code civil sur le droit d’accueil conjoint des fratries. Le rapport présente les pistes d’évolution permettant de renforcer et concrétiser l’effectivité de ce droit.  

🖋️Non soutenu
François Ruffin
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer la division et l'intitulé suivants:

TITRE I bis

Accompagner vers l’autonomie les jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance

🖋️Tombé
Perrine Goulet
26 juin 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« exceptionnel »,

insérer les mots

« pour une durée ne pouvant dépassés trente jours ».

🖋️Tombé
Jean-François Eliaou
23 juin 2021

I. – Compléter la première phrase de l’alinéa 4 par les mots :

« , pendant une durée maximale de deux mois, dans des conditions fixées par décret ».

II. – En conséquence, supprimer la seconde phrase.

🖋️Tombé
Paul Christophe
26 juin 2021

Compléter la première phrase de l’alinéa 4 par les mots :

« , pour une durée maximale de deux mois ».

🖋️Tombé
Jean-Michel Clément
25 juin 2021

Compléter la première phrase de l’alinéa 4, par les mots :

« pendant une durée maximale de deux mois ».

🖋️Tombé
Michèle de Vaucouleurs
26 juin 2021

Après la première phrase de l’alinéa 4, insérer la phrase suivante :

« La prise en charge dans les conditions citées précédemment ne peut excéder deux mois. »

🖋️Tombé
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après le mot : « parcours », la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée : « , envisager les conditions de son accompagnement vers l’autonomie et l’informer des mesures qui seront prises pour le soutenir jusqu’à ses vingt-cinq ans ».

🖋️Tombé
Paul Christophe
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après le mot : « parcours », la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée : « , envisager les conditions de son accompagnement vers l’autonomie et l’informer des mesures qui seront prises pour le soutenir jusqu’à ses vingt-cinq ans ».

🖋️Tombé
Florence Provendier
26 juin 2021
Après l'article 3, insérer l'article suivant:

Après le mot : « parcours », la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigée : « , envisager les conditions de son accompagnement vers l’autonomie et l’informer des mesures qui seront prises pour le soutenir jusqu’à ses vingt-et-un ans ».


Article 4
🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 3, substituer au mot :

« onzième »,

le mot :

« douzième ». 

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 4, substituer au mot :

« interdictions »,

le mot :

« incapacités ». 

🖋️Adopté
Paul Christophe
26 juin 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« exercice »

insérer les mots :

« à intervalle de temps régulier ».

🖋️Rejeté
Annie Vidal
26 juin 2021
Avant l'article 4, insérer l'article suivant:

L’article L. 116‑2 du code de l’action sociale et des familles est ainsi rédigé :

« Art. L. 116‑2. – L’action sociale et médico-sociale est conduite dans le respect de l’égale dignité de tous les êtres humains avec l’objectif de répondre de façon adaptée aux besoins de chacun d’entre eux et de garantir un accès équitable sur l’ensemble du territoire, en luttant contre les situations de maltraitance. Une situation de maltraitance intervient lorsqu’un geste, une parole, une action ou un défaut d’action, compromet ou porte atteinte au développement, aux droits, aux besoins fondamentaux, ou à la santé de la personne, et que cette atteinte intervient dans une relation de confiance, de dépendance, de soin ou d’accompagnement. »

🖋️Rejeté
Alain Ramadier
24 juin 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« vérifié »,

insérer les mots :

« , avec le concours des services de l’État, ».

🖋️Non soutenu
Guillaume Chiche
24 juin 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« exercice, »,

insérer les mots :

« tous les deux ans, ».

 

🖋️Non soutenu
Danièle Obono
25 juin 2021

À l’alinéa 4, après la seconde occurrence du mot :

« exercice, »

insérer les mots :

« au moins tous les deux ans, ».

🖋️Non soutenu
Isabelle Valentin
26 juin 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« et »

insérer les mots :

« une fois par an ».

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
25 juin 2021

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Afin de s’assurer du respect de cette interdiction, le président du Conseil départemental et le directeur d’établissement mentionné au 1° du I de l’article L. 312‑1 du présent code peuvent solliciter le concours du Procureur de la République. »

🖋️Tombé
Florence Provendier
26 juin 2021

À l’alinéa 4, après la seconde occurrence du mot :

« exercice, »

insérer les mots :

« tous les trois ans, ».

🖋️Tombé
Perrine Goulet
25 juin 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« exercice »,

insérer les mots :

« au moins tous les trois ans ».

🖋️Tombé
Marie Tamarelle-Verhaeghe
26 juin 2021

À l’alinéa 4, après la seconde occurrence du mot :

« exercice »,

insérer les mots :

« , a minima tous les deux ans, ».


Article 5
🖋️Adopté
Annie Vidal
26 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« maltraitance »,

insérer les mots :

« , au regard du vocabulaire partagé établi par la Commission nationale pour la promotion de la bientraitance et la lutte contre la maltraitance, ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 2 par les mots :

« , qui doit comprendre l’identification d’une autorité tierce extérieure à la structure et indépendante du département vers laquelle les personnes accueillies peuvent se tourner en cas de difficulté ainsi que les modalités d’affichage des documents, notices et services d’informations affichés dans les établissements ».

🖋️Adopté
Perrine Goulet
25 juin 2021

Compléter la seconde phrase de l’alinéa 2 par les mots :

« , qui doit comprendre l’identification d’une autorité tierce extérieure à la structure et indépendante du département vers laquelle les personnes accueillies peuvent se tourner en cas de difficulté ainsi que les modalités d’affichage des documents, notices et services d’informations affichés dans les établissements ».

🖋️Non soutenu
Claire Colomb-Pitollat
25 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« formation »,

insérer les mots :

« , de mécanismes de saisine d’un référent indépendant extérieur à l’établissement, ». 

🖋️Rejeté
Michèle de Vaucouleurs
26 juin 2021

Après la première phrase de l’alinéa 2, insérer la phrase suivante :

« Ce projet doit faire l’objet d’une communication auprès des enfants, des parents et des professionnels. »

🖋️Non soutenu
Claire Colomb-Pitollat
25 juin 2021

Au début de la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« Son contenu minimal »

les mots :

« Un référentiel commun ».

🖋️Rejeté
Paul Christophe
26 juin 2021

Au début de la seconde phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« Son contenu minimal »

les mots :

« Un référentiel commun ».

🖋️Non soutenu
Vincent Descoeur
23 juin 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« minimal »,

insérer les mots :

« , les modalités d’association du personnel à l’élaboration du projet, ainsi que les conditions de sa diffusion une fois formalisé ».

II. – En conséquence, substituer aux mots :

« est défini »

les mots :

« sont définis ».

🖋️Rejeté
Thibault Bazin
24 juin 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« minimal »,

insérer les mots :

« , les modalités d’association du personnel à l’élaboration du projet, ainsi que les conditions de sa diffusion une fois formalisé ».

II. – En conséquence, substituer aux mots :

« est défini »

les mots :

« sont définis ».

🖋️Non soutenu
Nicole Sanquer
25 juin 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« minimal »,

insérer les mots :

« , les modalités d’association du personnel à l’élaboration du projet, ainsi que les conditions de sa diffusion une fois formalisé ».

II. – En conséquence, substituer aux mots :

« est défini »

les mots :

« sont définis ».

🖋️Non soutenu
Bernard Perrut
25 juin 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« minimal »,

insérer les mots :

« , les modalités d’association du personnel à l’élaboration du projet, ainsi que les conditions de sa diffusion une fois formalisé ».

II. – En conséquence, substituer aux mots :

« est défini »

les mots :

« sont définis ».

🖋️Non soutenu
Vincent Rolland
25 juin 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« minimal »,

insérer les mots :

« , les modalités d’association du personnel à l’élaboration du projet, ainsi que les conditions de sa diffusion une fois formalisé ».

II. – En conséquence, substituer aux mots :

« est défini »

les mots :

« sont définis ».

🖋️Rejeté
Perrine Goulet
26 juin 2021

I. – À la seconde phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« minimal »,

insérer les mots :

« , les modalités d’association du personnel à l’élaboration du projet, ainsi que les conditions de sa diffusion une fois formalisé ».

II. – En conséquence, substituer aux mots :

« est défini »

les mots :

« sont définis ».

🖋️Non soutenu
Ugo Bernalicis
25 juin 2021

Après l’alinéa 2 les deux alinéas suivants :

« 1° bis (nouveau) Après le huitième alinéa de l’article L. 311‑3, il est inséré un 8° ainsi rédigé :

« 8° La possibilité d’être assisté d’un avocat. » ; ».

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

Substituer à la seconde phrase de l’alinéa 4 les trois phrases suivantes :

« Cette stratégie détaille les moyens mobilisés pour identifier les risques de maltraitance, prévenir et traiter des situations de maltraitance et contrôler, en association avec les services déconcentrés de l’État, la qualité de l’accueil et de l’accompagnement par ces établissements et services. Elle prévoit, a minima, un entretien annuel entre un tiers et le mineur placé en établissement. Le président du conseil départemental présente un rapport annuel sur la gestion de ces établissements, qui recense notamment les événements indésirables graves. »

🖋️Non soutenu
François Ruffin
25 juin 2021

Substituer à la seconde phrase de l’alinéa 4 les trois phrases suivantes :

« Cette stratégie détaille les moyens mobilisés pour identifier les risques de maltraitance, prévenir et traiter des situations de maltraitance et contrôler, en association avec les services déconcentrés de l’État, la qualité de l’accueil et de l’accompagnement par ces établissements et services. Elle prévoit, a minima, un entretien annuel entre un tiers et le mineur placé en établissement. Le président du conseil départemental présente un rapport annuel sur la gestion de ces établissements, qui recense notamment les événements indésirables graves. »

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
25 juin 2021

Substituer à la seconde phrase de l’alinéa 4 les trois phrases suivantes :

« Cette stratégie détaille les moyens mobilisés pour identifier les risques de maltraitance, prévenir et traiter des situations de maltraitance et contrôler, en association avec les services déconcentrés de l’État, la qualité de l’accueil et de l’accompagnement par ces établissements et services. Elle prévoit, a minima, un entretien annuel entre un tiers et le mineur placé en établissement. Le président du conseil départemental présente un rapport annuel sur la gestion de ces établissements, qui recense notamment les événements indésirables graves. »

🖋️Non soutenu
Isabelle Valentin
26 juin 2021

Substituer à la seconde phrase de l’alinéa 4 les trois phrases suivantes :

« Cette stratégie détaille les moyens mobilisés pour identifier les risques de maltraitance, prévenir et traiter des situations de maltraitance et contrôler, en association avec les services déconcentrés de l’État, la qualité de l’accueil et de l’accompagnement par ces établissements et services. Elle prévoit, a minima, un entretien annuel entre un tiers et le mineur placé en établissement. Le président du conseil départemental présente un rapport annuel sur la gestion de ces établissements, qui recense notamment les événements indésirables graves. »

🖋️Non soutenu
Josiane Corneloup
26 juin 2021

Substituer à la seconde phrase de l’alinéa 4 les trois phrases suivantes :

« Cette stratégie détaille les moyens mobilisés pour identifier les risques de maltraitance, prévenir et traiter des situations de maltraitance et contrôler, en association avec les services déconcentrés de l’État, la qualité de l’accueil et de l’accompagnement par ces établissements et services. Elle prévoit, a minima, un entretien annuel entre un tiers et le mineur placé en établissement. Le président du conseil départemental présente un rapport annuel sur la gestion de ces établissements, qui recense notamment les événements indésirables graves. »

🖋️Non soutenu
Florence Provendier
26 juin 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« comporte des recommandations sur l’identification des risques de maltraitance, la prévention et le traitement des situations de maltraitance et les modalités de contrôle de »

les mots :

« détaille les moyens mobilisés pour identifier les risques de maltraitance, prévenir et traiter des situations de maltraitance et contrôler, en association avec les services déconcentrés de l’État, ».

🖋️Non soutenu
Marie Tamarelle-Verhaeghe
26 juin 2021

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« Cette stratégie donne lieu à un rapport annuel rendu public. »

🖋️Non soutenu
Claire Colomb-Pitollat
25 juin 2021

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« 3° (nouveau) L’article L. 313‑9 est complété par un 5° ainsi rédigé :

« 5° le non-respect de la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance inscrite dans le projet de l’établissement ou du service, au sens des dispositions de l’article L. 311‑8 du présent code. » »

🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
25 juin 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
25 juin 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
25 juin 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Monique Limon
26 juin 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Delphine Bagarry
25 juin 2021
Après l'article 5, insérer l'article suivant:

Article 6
🖋️Rejeté
Perrine Goulet
26 juin 2021

Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« Le deuxième alinéa de l’article L. 226‑3 du code de l’action sociale et des familles est complété par deux phrases ainsi rédigées : « À ce titre, des formations à destination du corps enseignant, des travailleurs sociaux et du corps médical du département sont déployées en lien avec les autorités de tutelle. Un arrêté du ministère en charge de la famille vient préciser la présente disposition. » ; ».

🖋️Rejeté
Michèle de Vaucouleurs
26 juin 2021

À l’alinéa 1, substituer aux mots :

« du référentiel national d’évaluation des situations de risque pour la protection de l’enfance fixé par décret »

les mots :

« de référentiels d’évaluation des situations de risque, selon une liste fixée par décret, ».

🖋️Non soutenu
Vincent Descoeur
23 juin 2021

À la fin de l'alinéa 1, supprimer les mots :

« après avis de la Haute Autorité de santé ».

 

🖋️Non soutenu
Thibault Bazin
24 juin 2021

À la fin de l'alinéa 1, supprimer les mots :

« après avis de la Haute Autorité de santé ».

 

🖋️Non soutenu
Nicole Sanquer
25 juin 2021

À la fin de l'alinéa 1, supprimer les mots :

« après avis de la Haute Autorité de santé ».

 

🖋️Non soutenu
Bernard Perrut
25 juin 2021

À la fin de l'alinéa 1, supprimer les mots :

« après avis de la Haute Autorité de santé ».

 

🖋️Non soutenu
Vincent Rolland
25 juin 2021

À la fin de l'alinéa 1, supprimer les mots :

« après avis de la Haute Autorité de santé ».

 

🖋️Non soutenu
Sandra Boëlle
25 juin 2021

À la fin de l'alinéa 1, supprimer les mots :

« après avis de la Haute Autorité de santé ».

 

🖋️Rejeté
Perrine Goulet
25 juin 2021

I. – Compléter l’alinéa 1 par les mots :

« et publié dans les six mois suivant la promulgation de la présente loi, puis, à compter du 1er janvier 2025, après avis mentionné au 5° de l’article L. 147‑14 du code de l’action sociale et des familles fixant le groupement d’intérêt public pour la protection de l’enfance, l’adoption et l’accès aux origines personnelles ».

II. – En conséquence, supprimer les alinéas 2 et 3.

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« I bis (nouveau). – Après le sixième alinéa de l’article L. 226‑3 du code de l’action sociale et des famille, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Les personnels sont régulièrement formés au référentiel national d’évaluation des situations de risque pour la protection de l’enfance fixé par décret après avis de la Haute Autorité de santé. »

🖋️Irrecevable
Guillaume Chiche
24 juin 2021
🖋️Irrecevable
Danièle Obono
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Florence Provendier
26 juin 2021
🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« III (nouveau). – Dans les six mois suivant la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet un rapport au Parlement sur le contenu de la formation et son appropriation par les équipes pluridisciplinaires de professionnels identifiés visés à l’article L. 226‑3 du code de l’action sociale et des familles. »

🖋️Non soutenu
Agnès Thill
24 juin 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Après le deuxième alinéa de l’article L. 541‑1 du code de l’éducation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« En cas de suspicion de maltraitance, les médecins scolaires peuvent examiner l’élève sans l’accord des parents, hors leur présence et sans obligation de les informer, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant. »

🖋️Irrecevable
Agnès Thill
24 juin 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Agnès Thill
24 juin 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Agnès Thill
24 juin 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Agnès Thill
24 juin 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Agnès Thill
24 juin 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Marie Tamarelle-Verhaeghe
26 juin 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Agnès Thill
24 juin 2021
Après l'article 6, insérer l'article suivant:

Article 7
🖋️Adopté
Didier Martin
26 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, après le mot :

« peut »,

insérer les mots :

« , à tout moment de la procédure, ».

🖋️Irrecevable
Florence Provendier
26 juin 2021
Avant l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Avant l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

À l’alinéa 4, après le mot :

« judiciaire »,

insérer les mots :

« composée exclusivement de juges pour enfants ».

🖋️Rejeté
Alain Ramadier
24 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« Pour l’application de l’alinéa précédent, lorsque le nombre de juges des enfants dans le tribunal judiciaire le justifie, la formation collégiale peut être composée de juges des enfants de tribunaux pour enfants sis dans le ressort de la cour d’appel et désignés par ordonnance du premier président ou, le cas échéant, par un ou plusieurs assesseurs mentionnés à l’article L. 251‑4 du code de l’organisation judiciaire. »

 

🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Guillaume Chiche
24 juin 2021
🖋️Irrecevable
Isabelle Valentin
26 juin 2021
🖋️Irrecevable
Didier Martin
25 juin 2021
🖋️Non soutenu
Nicole Dubré-Chirat
25 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« La formation collégiale dans le cadre des mesures d’assistance éducative est habilitée à proposer le placement d’un mineur dans un centre éducatif fermé. »

🖋️Rejeté
Perrine Goulet
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Après le troisième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le projet pour l’enfant prend en compte les relations personnelles avec ses parents, lorsqu’elles existent, sauf si cela n’est pas possible ou si l’intérêt de l’enfant commande une autre solution. La compétence des parents est évaluée au regard du référentiel national d’évaluation parentale fixé par décret après avis mentionné au 5° de l’article L. 147‑14 du présent code fixant le groupement d’intérêt public pour la protection de l’enfance, l’adoption et l’accès aux origines personnelle. »

🖋️Irrecevable
Ugo Bernalicis
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Monique Limon
26 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Erwan Balanant
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Erwan Balanant
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Danièle Obono
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

L’État organise, à titre expérimental et pour une durée de trois ans, l’attribution d’un avocat désigné par le bâtonnier à un mineur, par dérogation à l’article 1186 du code de procédure civile, dès lors qu’une mesure d’assistance éducative telle que mentionnée aux article 375 à 375‑9 du code civil est envisagée dans les juridiction où le taux de placement est supérieur ou égal à 1,5 jeunes accueilli pour 100 jeunes de moins de 21 ans.

Un décret fixe les juridictions concernées, le champ et les modalités de mise en œuvre des expérimentations.

Au cours de la dernière année de l’expérimentation, les ministres chargés de la justice et de la famille présentent conjointement un rapport d’évaluation adressé au Parlement.

🖋️Rejeté
Danièle Obono
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant la pertinence d’assurer une représentation systématique des enfants entrant dans un parcours d’assistance éducative, par l’intermédiaire d’un avocat spécialisé dans la protection de l’enfance.

🖋️Rejeté
Erwan Balanant
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Au plus tard six mois après l’entrée en vigueur de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de modifier l’article 1186 du code civil, afin de rendre l’assistance d’un avocat systématique pour les mineurs faisant l’objet d’une procédure d’assistance éducative, indépendamment de leur état de discernement et de la formulation d’une demande explicite en ce sens. Ce rapport étudie notamment la possibilité de prendre en charge cette assistance au titre de l’aide juridictionnelle.

🖋️Rejeté
Erwan Balanant
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Au plus tard six mois après l’entrée en vigueur de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité d’instaurer un dispositif expérimental visant à rendre l’assistance d’un avocat systématique pour les mineurs faisant l’objet d’une procédure d’assistance éducative, indépendamment des conditions prévues à l’article 1186 du code de procédure civile, dans certains départements et pour une durée de trois ans. Ce rapport étudie la possibilité de prendre en charge cette assistance au titre de l’aide juridictionnelle.

🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
26 juin 2021
Après l'article 7, insérer l'article suivant:

Article 8
🖋️Adopté
Perrine Goulet
26 juin 2021

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots :

« les meilleurs délais »

les mots

« un délai de quarante-huit heures au plus ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer au mot :

« supprimée »

les mots :

« remplacée par deux phrases ainsi rédigées : ».

III. – En conséquence, compléter cet article par l'alinéa suivant :

« Le service départemental de l’aide sociale à l’enfance justifie obligatoirement la décision de modification du lieu de placement. En cas de séparation d’une fratrie, le service départemental de l’aide sociale à l’enfance justifie obligatoirement sa décision et en informe le juge compétent dans un délais de quarante-huit heures au plus. »

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« 3° (nouveau) Sont ajoutées deux phrases ainsi rédigées : « Cette décision fait l’objet d’un arrêté du conseil départemental qui en précise les motivations. Dans le cadre de la procédure, l’enfant bénéficie de l’accompagnement d’un avocat. » »

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
25 juin 2021

Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« II (nouveau). – Le même article L. 223‑3 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Toute décision de modification du lieu de placement est réputée prise sous l’autorité du président ou de la présidente du conseil départemental. » »

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 221‑4 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le président du conseil départemental assure une communication régulière des informations dont il dispose sur le mineur et sa situation familiale au juge des enfants et au conseil de l’enfant. »

🖋️Irrecevable
Didier Martin
25 juin 2021
Après l'article 8, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Nicole Sanquer
25 juin 2021
Après l'article 8, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Elsa Faucillon
25 juin 2021
Après l'article 8, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Alexandra Louis
26 juin 2021
Après l'article 8, insérer l'article suivant:

Article 9
🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À la fin de l’alinéa 8, substituer aux mots :

« dans les conditions suivantes »

les mots :

« prévues au présent article ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 10, après le mot :

« montant »

insérer le mot :

« minimal ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 11, après le mot :

« mensuel »

insérer le mot :

« calculé ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

Après la deuxième occurrence du mot :

« inférieur »,

rédiger ainsi la fin de la première phrase de l’alinéa 13 :

« aux prévisions du contrat du fait de l’employeur. »

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 15, substituer aux mots :

« de lui être confiés »

les mots :

« d’être confiés à l’assistant familial ».

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Avant l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la date de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la pénurie des familles d’accueil.

🖋️Rejeté
Danièle Obono
25 juin 2021
Avant l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la date de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la pénurie des familles d’accueil.

🖋️Non soutenu
Isabelle Valentin
26 juin 2021
Avant l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la date de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la pénurie des familles d’accueil.

🖋️Non soutenu
Josiane Corneloup
26 juin 2021
Avant l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la date de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la pénurie des familles d’accueil.

🖋️Rejeté
Florence Provendier
26 juin 2021
Avant l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la date de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la pénurie des familles d’accueil.

🖋️Rejeté
Danièle Obono
25 juin 2021

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A (nouveau) Après la deuxième phrase du premier alinéa de l’article L. 421‑2, il est inséré une phrase ainsi rédigée : « Il s’insère dans l’accompagnement de l’enfant mineur et du jeune majeur en s’appuyant sur ses antécédents, et participe à l’éclairage du corps médico-social ainsi que de l’autorité judiciaire dans l’intérêt supérieur de l’enfant et du jeune majeur. » ; ».

🖋️Rejeté
Perrine Goulet
26 juin 2021

Après l’alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A (nouveau) Après le huitième alinéa de l’article L. 421‑3, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Par dérogation à l’article 25 septies de la loi n° 83‑634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, les fonctionnaires qui souhaitent exercer la profession d’assistant familial sollicitent un agrément auprès du président du conseil départemental. »

🖋️Rejeté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

Compléter l’alinéa 20 par les mots :

« ou pour garantir la continuité de la prise en charge d’un enfant accueilli ».

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
25 juin 2021

Après l’alinéa 20, insérer les six alinéas suivants :

« 5° (nouveau) Après l’article L. 422‑7, il est inséré un article L. 422‑7‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 422‑7‑1. – « L’activité d’assistant familial peut-être cumulée avec une autre activité professionnelle. » ;

« 6° (nouveau) Après l’article L. 423‑7, il est inséré un article L. 423‑7‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 423‑7‑1. – « L’activité d’assistant familial peut-être cumulée avec une autre activité professionnelle. »

« I bis (nouveau). – Après le dixième alinéa de l’article 25 septies de la loi n° 63‑634 du 13 juillet 1983 il est inséré un 3° ainsi rédigé :

« 3° Lorsqu’il s’agit d’un emploi mentionné à l’article L. 421‑2 du code de l’action sociale et des familles. »

🖋️Irrecevable
François Ruffin
25 juin 2021
🖋️Rejeté
Alain Ramadier
24 juin 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

L’article L. 421‑1 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Toute personne, après avoir reçu un agrément délivré par le président du conseil départemental du département où le demandeur réside, tel que défini par l’article L. 421‑3 du présent code, peut accueillir habituellement et de façon permanente un mineur ou un jeune majeur de moins de vingt et un ans à son domicile. »

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la possibilité de cumuler un emploi et de devenir famille d’accueil pour des enfants dont la situation éducative et affective le permet. Ce peut envisager les dispositifs de défraiement desdites familles d’accueils en ce qui concerne les frais réels engagés par celle-ci pour les enfants qui leur sont confiés.

🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
25 juin 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
25 juin 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Conformément à l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de trois ans, le ministre en charge de la santé peut expérimenter, dans les départements et régions volontaires, pour un ressort maximal de deux régions et de six départements, la mise en place de formations, initiales ainsi que ponctuelles, des assistants familiaux aux troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, aux troubles du spectre autistique, ainsi qu’aux autres formes de handicaps qui auraient pu être ignorés dans le parcours de l’enfant.

Cette expérimentation peut permettre de compléter les dispositions de l’article L. 421‑14 du code de l’action sociale et des familles.

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Conformément à l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de trois ans, le ministre en charge de la santé peut expérimenter, dans les départements et régions volontaires, pour un ressort maximal de deux régions et de six départements, la mise en place d’une coordination entre les différentes assistantes familiales d’un secteur, qui aura pour mission de leur rendre régulièrement visite, d’échanger avec eux sur les différentes problématiques qu’ils rencontrent, ainsi que d’organiser des groupes de parole réguliers.

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la création d’une passerelle entre les métiers d’éducateurs et éducatrices spécialisés et le métier de famille d’accueil. Il peut envisager la mise en disponibilité et le retour à l’emploi de ces personnes.

🖋️Rejeté
Danièle Obono
25 juin 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur la possibilité et les modalités de création d’une passerelle entre le métier d’assistant familial et le métier d’éducateur spécialisé. Ce rapport peut évaluer l’attractivité vers le métier d’assistant familial que ce type de souplesse peut générer.

En outre, il permet, en cas de volonté de reconversion, de soulager des personnes qui peuvent se sentir « enfermées » dans un statut qui offre peu de possibilités d’évolution.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
25 juin 2021
Après l'article 9, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les conditions et la charge de travail subies par les assistantes familiales en foyer. Aussi, le rapport fait état du nombre de personnes nécessaires par enfant et propose des pistes pour rectifier un éventuel manque de personnel.


Article 10
🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

Après l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« 1° A Le quatrième alinéa est complété par une phrase ainsi rédigée : « Sauf urgence, toute suspension d’agrément après transmission d’informations préoccupantes telles que définies par l’article L. 226‑3 du code de l’action sociale et des familles est précédée d’une enquête de terrain par les personnes désignées à l’article L. 226‑2‑1 du même code. » ; ».

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

Après l’alinéa 6, insérer les deux alinéas suivants :

« 2° bis L’article L. 421‑5 est complété par un alinéa ainsi rédigé : 

« Les services compétents du conseil départemental effectuent des visites régulières et inopinées afin de vérifier que les conditions sont remplies pour le bien-être des enfants ainsi que pour le maintien de l’agrément. » »


Article 11
🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« âge »

insérer les mots :

« mentionnée au I de l’article 6‑1 de la loi n° 84‑834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d’âge dans la fonction publique et le secteur public ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

Après les mots :

« jusqu’à »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« ses vingt-et-un ans. ».

🖋️Adopté
Didier Martin
26 juin 2021

Après les mots :

« jusqu’à »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« ses vingt-et-un-ans. »

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
25 juin 2021

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Nicole Sanquer
25 juin 2021

À l’alinéa 2, après le mot :

« autorisé »,

insérer les mots :

« , sur sa demande, ». 

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
25 juin 2021

À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« au plus tard jusqu’à sa majorité », 

les mots :

« la fin de l’accompagnement nécessaire ».

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« En ce qui concerne l’âge de départ en retraite des assistantes familiales, la situation des aidantes familiales est régie par l’article L. 351‑8 du code de la sécurité sociale. »


Article 12
🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

I. – Après l’alinéa 6, insérer l’alinéa suivant :

« 1° bis Le huitième alinéa de l’article L. 2112‑2 du code de la santé publique est supprimé. »

II. – En conséquence, compléter l’alinéa 9 par les mots :

« et les mots : « des examens prénuptiaux et » sont supprimés. »

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

La première phrase du second alinéa de l’article L. 2112‑1 du code de la santé publique est complétée par les mots : « exerçant au sein d’équipes pluridisciplinaires ».

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Au 3° de l’article L. 2112‑2, les mots : « planification familiale et d’éducation familiale » sont remplacés par les mots : « santé sexuelle et reproductive » ;

2° À l’article L. 2311‑1, les mots : « planification ou d’éducation familiale » sont remplacés par les mots : « santé sexuelle et reproductive » ;

3° Il est procédé à la même substitution au premier alinéa de l’article L. 2311‑2, au premier alinéa de l’article L 2311‑3, aux deux occurrences de ces mots au premier alinéa de l’article L. 2311‑4, aux premier et deuxième alinéas de l’article L. 2311‑5, et aux deux occurrences de ces mots au dernier alinéa de l’article L. 2311‑6 ;

4° Au premier alinéa de l’article L. 2311‑2, la seconde occurrence des mots : « de planification » est supprimée.

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Au premier alinéa de l’article L. 2311‑5 du code de la santé publique, après le mot : « médecin », sont insérés les mots : « ou d’une sage-femme ».

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

L’article L. 4311‑1 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Sauf en cas d’indication contraire du médecin, l’infirmier ou l’infirmière titulaire du diplôme d’État de puéricultrice peut prescrire des dispositifs médicaux de soutien à l’allaitement. Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale fixe la liste des dispositifs médicaux concernés. »

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Dans un délai de six mois à compter de la publication de la présente loi, le Gouvernement remet un rapport au Parlement sur la mise en œuvre de négociations conventionnelles visant à inscrire les actes et examens effectués par les infirmières puéricultrices dans les services départementaux de protection maternelle et infantile parmi les actes pris en charge par l’assurance maladie. Il évalue en particulier la possibilité de mettre en place cette inscription dans le cadre de la procédure prévue à l’article L. 162‑17 du code de la sécurité sociale.

🖋️Rejeté
Marie Tamarelle-Verhaeghe
26 juin 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« et de promotion de la santé maternelle et infantile sont identifiées par le ministre chargé de la santé »

les mots :

« , de promotion de la santé maternelle et infantile et de santé scolaire sont identifiées conjointement par le ministre chargé de la santé et le ministre chargé de l’éducation ». 

🖋️Non soutenu
Nicole Sanquer
25 juin 2021

Après le mot :

« infantile »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« sont déterminées conjointement par le ministre chargé de la santé et les représentants des départements, dans des conditions fixées par voie réglementaire ».

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
25 juin 2021

Après le mot :

« infantile »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« sont déterminées conjointement par le ministre chargé de la santé et les représentants des départements, dans des conditions fixées par voie réglementaire ».

🖋️Non soutenu
Bernard Perrut
25 juin 2021

Après le mot :

« infantile »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« sont déterminées conjointement par le ministre chargé de la santé et les représentants des départements, dans des conditions fixées par voie réglementaire ».

🖋️Non soutenu
Vincent Rolland
25 juin 2021

Après le mot :

« infantile »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 4 :

« sont déterminées conjointement par le ministre chargé de la santé et les représentants des départements, dans des conditions fixées par voie réglementaire ».

🖋️Non soutenu
Vincent Descoeur
23 juin 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« identifiées par le ministre chargé de la santé, en concertation avec »

les mots :

« déterminées conjointement par le ministre chargé de la santé et ».

🖋️Non soutenu
Thibault Bazin
24 juin 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« identifiées par le ministre chargé de la santé, en concertation avec »

les mots :

« déterminées conjointement par le ministre chargé de la santé et ».

🖋️Rejeté
Alain Ramadier
24 juin 2021

À l’alinéa 4, substituer aux mots :

« , en concertation avec »

le mot :

« et ».

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
25 juin 2021

À l’alinéa 4, après le mot : 

« départements », 

insérer les mots : 

« et avec le président du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie ».

🖋️Non soutenu
Nicole Sanquer
25 juin 2021

Supprimer l’alinéa 9. 

🖋️Non soutenu
Jean-Michel Clément
25 juin 2021

Après l’alinéa 9, insérer les deux alinéas suivants :

« 5° Après le quatrième alinéa de l’article L. 2122‑1, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« L’entretien postnatal précoce est systématiquement proposé après l’accouchement. Il est réalisé par un médecin ou une sage-femme dans les deux mois qui suivent l’accouchement. L’objet de cet entretien est de prévenir la dépression du postpartum et d’accompagner les parents. »

🖋️Rejeté
Alain Ramadier
24 juin 2021

Après l’alinéa 9, insérer les deux alinéas suivants :

« I bis. – Après le quatrième alinéa de l’article L. 223‑1‑1 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Pour la réalisation de ce bilan de santé et de prévention et pour assurer le suivi médical et psychique des mineurs en vertu de l’alinéa précédent, le délai de prise en charge par les médecins et psychologues ne peut être supérieur à deux mois. Lorsque ce délai ne peut être respecté au sein des établissements médico‑sociaux, les consultations sont effectuées auprès de spécialistes libéraux. Elles sont prises en charge par l’assurance maladie. »

🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Delphine Bagarry
25 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Cyrille Isaac-Sibille
25 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

L’article L. 2112‑2 du code de la santé publique est ainsi modifié :

1° Après le dixième alinéa, il est inséré un  alinéa ainsi rédigé : 

« Le conseil départemental publie un rapport annuel d’activité et financier sur ses services de PMI pour rendre compte de l’exercice des compétences et missions qui leur sont confiées par le présent article . » ;

2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les conditions d’application du présent article sont fixées par décret. » 

🖋️Irrecevable
Cyrille Isaac-Sibille
25 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Marie Tamarelle-Verhaeghe
26 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Vincent Descoeur
25 juin 2021
Après l'article 12, insérer l'article suivant:

Article 13
🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021
Avant l'article 13, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre V bis

Mieux piloter la politique de protection de l’enfance

🖋️Adopté
Monique Limon
26 juin 2021
Avant l'article 13, insérer la division et l'intitulé suivants:

Titre V bis

Mieux piloter la politique de protection de l’enfance

🖋️Adopté
Alain Ramadier
24 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, après le mot :

« éducation »,

insérer les mots :

« , de justice ».

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

À l’alinéa 16, après le mot :

« professionnels »,

insérer les mots :

« de la protection de l’enfance ».

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

I. – À l’alinéa 16, substituer au mot :

« et »

le signe :

« , ».

II. – En conséquence, au même alinéa 16, supprimer la dernière occurrence des mots :

« de représentants ».

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante :

« Il comprend un collège des enfants et des jeunes protégés ou sortant des dispositifs de la protection de l’enfance. »

🖋️Adopté
Paul Christophe
26 juin 2021

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante :

« Il comprend un collège des enfants et des jeunes protégés ou sortant des dispositifs de la protection de l’enfance. »

🖋️Adopté
Florence Provendier
26 juin 2021

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante :

« Il comprend un collège des enfants et des jeunes protégés ou sortant des dispositifs de la protection de l’enfance. »

🖋️Adopté
Monique Limon
26 juin 2021

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante :

« Il comprend un collège des enfants et des jeunes protégés ou sortant des dispositifs de la protection de l’enfance. »

🖋️Adopté
Perrine Goulet
26 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 17, après le mot :

« la »,

insérer les mots :

« prévention et à la ».

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

Compléter l’alinéa 26 par les mots :

« de la protection de l’enfance ».

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

Après l’alinéa 47, insérer les trois alinéas suivants :

« – après le 5° , est inséré un 6° ainsi rédigé :

« 6° D’organiser une gouvernance territoriale renforcée, en coordination avec les services de l’État, dont le représentant de l’État dans le département, l’agence régionale de santé, le rectorat, et l’autorité judiciaire dont le procureur de la République du ressort et le Président du tribunal judiciaire du même ressort.

« Cette gouvernance territoriale renforcée vise à améliorer la prévention et le repérage, à renforcer la continuité des parcours des jeunes protégés, à éviter les ruptures de prise en charge et à mettre en synergie les autres politiques publiques du territoire pour répondre aux besoins fondamentaux des mineurs et jeunes majeurs pris en charge. » »

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

Après l’alinéa 59, insérer l’alinéa suivant :

« À l’article L. 523‑2, les mots : « à l’article L. 226‑10 » sont remplacés par les mots : « au second alinéa de l’article L. 147‑15. » »

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 64, substituer aux mots :

« sa disposition »

les mots :

« la disposition de l’agence ».

🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

À l’alinéa 65, substituer au mot :

« conformément au »

les mots :

« en application des ».

🖋️Irrecevable
François Ruffin
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Alain Ramadier
24 juin 2021
🖋️Rejeté
Perrine Goulet
25 juin 2021

Compléter l’alinéa 4 par les mots :

« , notamment par l’intermédiaire des représentants de l’État dans le département ».

🖋️Rejeté
Danièle Obono
25 juin 2021

À l’alinéa 16, après le mot :

« professionnels »,

insérer les mots :

« ainsi que des représentants des enfants placés ».

🖋️Rejeté
Perrine Goulet
26 juin 2021

À l’alinéa 16, après le mot :

« accompagnées, »

insérer les mots :

« de représentants désignés parmi les membres de conseils de vie sociale sociale des établissements ».

🖋️Rejeté
Perrine Goulet
26 juin 2021

À l’alinéa 16, après le mot :

« accompagnées, »

insérer les mots :

« de représentants des avocats, de représentants du défenseur des droits ».

🖋️Non soutenu
Marie Tamarelle-Verhaeghe
26 juin 2021

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante :

« Il comprend un collège des enfants et des jeunes protégés ou sortant des dispositifs de la protection de l’enfance. »

🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
25 juin 2021
🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

Compléter l’alinéa 16 par la phrase suivante :

« Sa présidence est assurée par un membre du collège des personnalités qualifiées. »

🖋️Rejeté
Danièle Obono
27 juin 2021

Après l’alinéa 17, insérer l’alinéa suivant :

« La présidence est exercée par une personnalité qualifiée, indépendante des services de l’aide sociale à l’enfance. »

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
25 juin 2021
🖋️Rejeté
Alain Ramadier
24 juin 2021

Compléter la deuxième phrase de l’alinéa 21 par les mots :

« via le représentant de l’État dans le département ».

🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Natalia Pouzyreff
25 juin 2021
🖋️Rejeté
Paul Christophe
26 juin 2021

Après l’alinéa 27, insérer l’alinéa suivant : 

« 7° D’assurer le suivi et l’évaluation du référentiel national d’évaluation des situations de risque pour la protection de l’enfance prévu par l’article L. 226‑3 du présent code. »

 

🖋️Irrecevable
Florence Provendier
26 juin 2021
🖋️Non soutenu
Vincent Descoeur
23 juin 2021

À l’alinéa 29, substituer aux mots :

« et les départements »

les mots :

« , les départements et un représentant administratif de l’Assemblée des départements de France ».

🖋️Non soutenu
Thibault Bazin
24 juin 2021

À l’alinéa 29, substituer aux mots :

« et les départements »

les mots :

« , les départements et un représentant administratif de l’Assemblée des départements de France ».

🖋️Non soutenu
Nicole Sanquer
25 juin 2021

À l’alinéa 29, substituer aux mots :

« et les départements »

les mots :

« , les départements et un représentant administratif de l’Assemblée des départements de France ».

🖋️Non soutenu
Vincent Rolland
25 juin 2021

À l’alinéa 29, substituer aux mots :

« et les départements »

les mots :

« , les départements et un représentant administratif de l’Assemblée des départements de France ».

🖋️Non soutenu
Vincent Descoeur
23 juin 2021

Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« La présidence du groupement est confiée à un représentant élu des conseils départementaux. »

🖋️Non soutenu
Thibault Bazin
24 juin 2021

Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« La présidence du groupement est confiée à un représentant élu des conseils départementaux. »

🖋️Non soutenu
Nicole Sanquer
25 juin 2021

Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« La présidence du groupement est confiée à un représentant élu des conseils départementaux. »

🖋️Non soutenu
Bernard Perrut
25 juin 2021

Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« La présidence du groupement est confiée à un représentant élu des conseils départementaux. »

🖋️Non soutenu
Vincent Rolland
25 juin 2021

Après l’alinéa 29, insérer l’alinéa suivant :

« La présidence du groupement est confiée à un représentant élu des conseils départementaux. »

🖋️Irrecevable
Vincent Descoeur
23 juin 2021
🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
24 juin 2021
🖋️Irrecevable
Nicole Sanquer
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Bernard Perrut
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Vincent Rolland
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Paul Christophe
26 juin 2021
🖋️Irrecevable
Perrine Goulet
26 juin 2021
🖋️Irrecevable
Raphaël Gérard
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Patrick Hetzel
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Thibault Bazin
25 juin 2021
🖋️Non soutenu
Patrick Hetzel
27 juin 2021

À la seconde phrase de l’alinéa 64, substituer aux mots :

« sa disposition »

les mots :

« la disposition de l’agence ».

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
25 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« V (nouveau). – Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le budget dédié au Conseil national de la protection de l’enfance, ainsi qu’au groupement d’intérêt public pour la protection de l’enfance, l’adoption et l’accès aux origines personnelles. Ce rapport détaille le nombre d’équivalent temps plein de fonctionnaires ainsi que le budget de fonctionnement précis confié à ces institutions pour qu’elles puissent remplir leurs missions. »

🖋️Irrecevable
Patrick Hetzel
25 juin 2021
🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
26 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Après la première phrase de l’article L. 222‑5‑1 du code de l’action sociale et des familles, est insérée une phrase ainsi rédigée : « Le mineur est notamment informé des actions menées par l’association mentionnée à l’article L. 224‑11. »

🖋️Rejeté
Bertrand Pancher
26 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Après le premier alinéa de l’article L. 222‑5-2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Ce protocole prévoit la mise en place d’un référentiel identifiant les associations mentionnées à l’article L. 224‑11. Ce référentiel est régulièrement mis à jour pour indiquer les besoins en ressources des associations. »

 

🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Alain Ramadier
24 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:
🖋️Non soutenu
Agnès Thill
24 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

L’article L. 226‑8 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Tout manquement à cette obligation est passible d’un an de prison et 37 500 € d’amende. »

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Conformément à l’article 37‑1 de la Constitution et pour une durée maximale de trois ans, le ministre de la justice peut expérimenter, dans les départements et régions volontaires, pour un ressort maximal de deux régions et de six départements, la mise en place d’une nationalisation de la compétence de l’aide sociale à l’enfance.

Cette expérimentation fait l’objet d’un rapport qui permet d’évaluer la pertinence de sa généralisation, dans le temps comme sur le territoire.

🖋️Rejeté
Danièle Obono
25 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport concernant le transfert du pilotage de la protection sociale de l’enfance à l’État, et ses effets en matière d’homogénéisation des pratiques dans l’intérêt supérieur des enfants.

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021
Après l'article 13, insérer l'article suivant:

Dans un délai de trois mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’hétérogénéité des politiques et des investissements économiques et humaines dans la protection de l’enfance selon les départements. Le rapport étudie les conséquences de cette hétérogénéité sur les enfants.


Article 14
🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À la fin de l’alinéa 6, supprimer les mots :

« de moins de vingt‑et‑un ans ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑3. – La reconnaissance de la minorité et de l’isolement d’une personne se présentant comme privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille par le conseil départemental qui a procédé à son évaluation sociale s’applique à tout le territoire national. En conséquence, le conseil départemental vers lequel est orienté un mineur non accompagné pour sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance dans le cadre de la répartition nationale ne peut procéder à une réévaluation de la minorité et de l’isolement de cette personne. »

🖋️Adopté
Florence Provendier
26 juin 2021
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑3. – La reconnaissance de la minorité et de l’isolement d’une personne se présentant comme privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille par le conseil départemental qui a procédé à son évaluation sociale s’applique à tout le territoire national. En conséquence, le conseil départemental vers lequel est orienté un mineur non accompagné pour sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance dans le cadre de la répartition nationale ne peut procéder à une réévaluation de la minorité et de l’isolement de cette personne. »

🖋️Non soutenu
Jean-François Eliaou
23 juin 2021

Après le mot :

« « démographiques », »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 7 :

« sont insérés les mots : « , socio-économiques, de capacités d’accueil adapté » ; ».

🖋️Rejeté
Jean-Michel Clément
25 juin 2021

Après le mot :

« démographiques , »,

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 7 :

« la fin de la phrase est ainsi rédigée : « , socio-économiques, d’éloignement géographique, et en tenant compte de leurs capacités d’accueil. » ».

🖋️Non soutenu
Stéphanie Atger
26 juin 2021

Après l’alinéa 7, insérer l’alinéa suivant :

« c) Après le mot : « géographique. », est insérée une phrase ainsi rédigée : « Il tient compte, notamment dans les territoires ultramarins, du nombre de demandes formulées par des mineurs et des majeurs de moins de vingt-et-un ans privés temporairement ou définitivement de la protection de leur famille pris en charge par l’aide sociale à l’enfance dans le département. » ; ».

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
25 juin 2021
Après l'article 14, insérer l'article suivant:

Après l’article L. 221‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑3. – La reconnaissance de la minorité et de l’isolement d’une personne se présentant comme privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille par le conseil départemental qui a procédé à son évaluation sociale s’applique à tout le territoire national. En conséquence, le conseil départemental vers lequel est orienté un mineur non accompagné pour sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance dans le cadre de la répartition nationale ne peut procéder à une réévaluation de la minorité et de l’isolement de cette personne. »


Article 15
🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 3, substituer aux mots :

« de ses déclarations »

les mots :

« des déclarations de cette personne ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À la première phrase de l’alinéa 4, substituer aux mots :

« sa minorité »

les mots :

« la minorité de la personne ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« situation de minorité et »

les mots :

« minorité et la situation ».

🖋️Adopté
Jean-Michel Clément
25 juin 2021

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant : 

« La majorité d’une personne se présentant comme mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille ne saurait être déduite de son seul refus opposé au recueil de ses empreintes, ni de la seule constatation qu’elle est déjà enregistrée dans le traitement automatisé mentionné au présent II. »

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 10, après le mot :

« situation »

insérer le mot :

« et la mise à l’abri ».

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

Rédiger ainsi le début de l’alinéa 11 :

« La contribution n’est pas versée, en totalité ou en partie, lorsque...(le reste sans changement) »

🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’alinéa 12, après le mot :

« relatives »

insérer les mots :

« à la durée de l’accueil provisoire d’urgence mentionné au I, ainsi qu’ ».

🖋️Adopté
Didier Martin
26 juin 2021

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI (nouveau). – Dans un délai de trois ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport dressant un bilan de la généralisation du recours au traitement automatisé de données à caractère personnel prévu à l’article L. 142‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile afin d’étudier si cette généralisation permet de répondre aux objectifs fixés à ce même article, tout en garantissant l’effectivité des droits des personnes accueillies. »

🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
François Ruffin
25 juin 2021

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
25 juin 2021

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Delphine Bagarry
25 juin 2021

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Isabelle Santiago
25 juin 2021

Supprimer cet article.

🖋️Non soutenu
Stella Dupont
26 juin 2021

Supprimer cet article.

🖋️Rejeté
Delphine Bagarry
25 juin 2021

Rédiger ainsi cet article : 

« Après l’article L. 221‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 221‑2‑3. – Pour tout étranger, se déclarant mineur et privé temporairement ou définitivement de la protection de sa famille, une évaluation sociale est organisée par le département dans les conditions suivantes :

« 1° L’évaluation sociale se déroule dans une langue comprise par l’intéressé, le cas échéant avec le recours d’un interprète faisant preuve de neutralité vis-à-vis de la situation. L’intéressé est informé des objectifs et des enjeux de l’évaluation sociale qui doit être une démarche empreinte de neutralité et de bienveillance.

« 2° Les évaluateurs disposent d’une formation commune afin de s’assurer que l’évaluation et la mise à l’abri se fassent de façon équitable sur l’ensemble du territoire national.

« 3° L’évaluation sociale se fonde sur les actes d’état civil qu’il présente selon les modalités fixées à l’article 47 du code civil.

« 4° L’avis motivé sur la minorité et l’isolement de l’étranger se déclarant mineur et privé temporairement ou définitivement de la protection de sa famille se fonde sur les éléments recueillis au cours de l’évaluation sociale. S’il existe un doute, il est mentionné dans l’avis et profite à l’intéressé.

« Un décret présenté en Conseil d’État, pris après consultation de l’Assemblée des départements de France, précise les modalités d’application du présent article et approuve un référentiel national d’évaluation. »

🖋️Rejeté
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021

À l’alinéa 2, après le mot : 

« place »,

insérer les mots : 

« , dans un délai n’excédant pas deux jours, ».

🖋️Rejeté
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« L’accueil provisoire d’urgence est immédiat lorsque le déclarant est une personne vulnérable identifiée comme ayant des besoins particuliers en matière d’accueil en application du chapitre II du titre II du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. »

 

 

 

🖋️Irrecevable
Caroline Janvier
26 juin 2021
🖋️Irrecevable
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021
🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
🖋️Rejeté
Alain Ramadier
24 juin 2021

Au début de la première phrase de l’alinéa 4, supprimer les mots :

« Sauf lorsque sa minorité est manifeste, ».

🖋️Rejeté
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021

Compléter l’alinéa 4 par la phrase suivante :

« L’âge enregistré au traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé « VISABIO » mentionné à l’article R. 142‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne peut être communiqué par le représentant de l’État. »

🖋️Rejeté
Michèle de Vaucouleurs
26 juin 2021

Rédiger ainsi l’alinéa 7 :

« Le président du conseil départemental doit en outre demander à l’autorité judiciaire la mise en œuvre des examens prévus au deuxième alinéa de l’article 388 du code civil selon la procédure définie à cet article, dès lors que l’authenticité des documents détenus par la personne n’a pas pu être établie. ».

🖋️Rejeté
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021

À l’alinéa 8, substituer aux mots :

« entretiens réalisés »

les mots :

« évaluations éducatives et sociales réalisées ».

 

🖋️Rejeté
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« Lorsqu’ils organisent l’accueil provisoire d’urgence, les organismes mentionnés à l’alinéa 11 de l’article L. 221‑1 du code de l’action sociale et des familles ne peuvent participer à l’évaluation de la personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille. »

🖋️Rejeté
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021

Après l’alinéa 8, insérer les deux alinéas suivants :

« Tout au long de l’évaluation, la personne mentionnée au I est assistée d’une personne de son choix et d’un interprète figurant sur la liste prévue au second alinéa de l’article L. 141‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

« La personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille doit être immédiatement informée de ces droits. »

 

🖋️Rejeté
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021

Après l’alinéa 8, insérer l’alinéa suivant :

« II bis. – Le constat de minorité et d’isolement ne peut être remis en cause par le président d’un autre conseil départemental. »

🖋️Rejeté
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021

I. – À l’alinéa 10, après le mot :

« pour »,

insérer les mots :

« l’accueil provisoire d’urgence et ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 11, après le mot :

« lorsque »,

insérer les mots :

« l’accueil provisoire d’urgence excède deux jours ou lorsque ».

🖋️Irrecevable
Didier Martin
25 juin 2021
🖋️Irrecevable
Sandrine Mörch
26 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Delphine Bagarry
25 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Elsa Faucillon
25 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Rejeté
Guillaume Chiche
24 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

Les deuxième à quatrième alinéas de l’article 388 du code civil sont supprimés.

🖋️Rejeté
Ugo Bernalicis
25 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

L’article 388 du code civil est ainsi modifié :

1° Les deuxième et troisième alinéas sont supprimés ;

2° Le dernier alinéa est ainsi modifié :

a) Après le mot : « âge », il est inséré le mot : « ni » ;

b) Sont ajoutés les mots : « , ni à partir d’examens radiologiques de maturité osseuse ou dentaire ».

🖋️Non soutenu
Elsa Faucillon
25 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

Les trois derniers alinéas de l’article 388 du code civil sont remplacés par un alinéa ainsi rédigé :

« L’évaluation tendant à la détermination de la minorité ne peut être effectuée à partir de données radiologiques de maturité osseuse ou dentaire ou à partir du développement pubertaire des caractères sexuels primaires et secondaires. »

🖋️Non soutenu
Agnès Thill
24 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

L’article 388 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L’autorité judiciaire peut également consulter le fichier prévu à l’article L. 142‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et procéder aux vérifications nécessaires pour s’assurer que l’intéressé n’a pas déjà déclaré une date de naissance ou été évalué dans un autre pays. »

🖋️Irrecevable
Alain Ramadier
24 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Delphine Bagarry
25 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Jean-Michel Clément
25 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
25 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Isabelle Santiago
25 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Sébastien Nadot
26 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Cathy Racon-Bouzon
24 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Stella Dupont
26 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Danièle Obono
25 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Vincent Descoeur
24 juin 2021
Après l'article 15, insérer l'article suivant:

Article 16
🖋️Irrecevable
Marie-George Buffet
25 juin 2021
Après l'article 16, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Florence Provendier
26 juin 2021
Après l'article 16, insérer l'article suivant:
🖋️Irrecevable
Nicole Dubré-Chirat
25 juin 2021
Après l'article 16, insérer l'article suivant:

Chapitre : TITRE V
🖋️Adopté
Michèle Peyron
29 juin 2021

Rédiger ainsi l’intitulé du titre V :

« Renforcer la politique de protection maternelle et infantile ».

🖋️Adopté
Monique Limon
26 juin 2021
Avant l'article 12, insérer la division et l'intitulé suivants:

Rédiger ainsi l’intitulé du titre V :

« Renforcer la politique de protection maternelle et infantile ».


Chapitre : TITRE VII
🖋️Adopté
Bénédicte Pételle
29 juin 2021

À l’intitulé du titre VII, après le mot :

« dispositions »,

insérer les mots :

« relatives à l’ ».

Exposé des motifs • ⏱️Lecture 14min.

Depuis la loi de décentralisation de 1983, la protection de l’enfance est une compétence confiée aux conseils départementaux. Reposant sur un ensemble de mesures judiciaires, éducatives et sanitaires, cette politique fait cependant aussi intervenir les services nationaux et territoriaux de l’État. Les législateurs et gouvernements successifs se sont d’ailleurs attachés à favoriser les synergies entre les différents acteurs, notamment au travers de la loi n° 2007‑293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance et de la loi n° 2016‑297 du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfant.

Si ces textes ont permis de mettre en évidence l’importance de la prévention, de réaffirmer les droits et les besoins fondamentaux de l’enfant, tout particulièrement en luttant contre les ruptures de parcours, et d’encourager le dialogue entre l’État et les départements, ils ont produit des résultats insuffisants dans la lutte contre les violences commises contre les enfants, y compris en institution, et n’ont pas pleinement répondu aux attentes de professionnels engagés, mais dont les capacités d’action sont limitées par des réglementations inadaptées. Un déficit de coordination entre les différents intervenants est enfin observé.

C’est pour répondre à ces enjeux qu’ont été lancés des travaux trouvant une première traduction dans la Stratégie de prévention et de protection de l’enfance (SNPE) 2020‑2022. Fruit de plusieurs mois de concertation avec les représentants des familles et des enfants, des travailleurs sociaux et des départements, elle a pour objectif de transformer la manière de conduire les politiques publiques et de changer le regard de la société sur les enfants pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE). Se déployant d’ores et déjà sur le territoire, via une contractualisation entre l’État et les départements adaptée aux besoins spécifiques identifiés localement, la stratégie produit ses premiers effets.

Le présent projet de loi s’inscrit dans ces mêmes objectifs et s’appuie sur les constats dressés avec les acteurs. Les mesures qu’il porte visent à assurer un socle commun de droits pour tous les enfants, à soutenir les professionnels, et à construire une nouvelle étape dans la politique publique de la protection de l’enfance en veillant au partage des compétences consacré par les lois de décentralisation, pour :

– mieux protéger les enfants contre les violences ;

– améliorer le quotidien des enfants protégés, que ce soit en termes d’accueil ou d’accompagnement ;

– améliorer les garanties procédurales au bénéfice des enfants ;

– mieux piloter la politique de prévention et de protection de l’enfance.

Le titre Ier permet d’améliorer la situation quotidienne des enfants placés. Pris en charge dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance, ces enfants connaissent très souvent des parcours marqués par des carences éducatives ou affectives, des négligences ou des maltraitances. Des accompagnements parfaitement sécurisés doivent donc leur être proposés, pour éviter que les difficultés qu’ils ont pu connaître ne s’accentuent, et pour limiter au maximum les ruptures de parcours.

L’article 375‑3 du code civil prévoit qu’en cas de danger et si sa protection l’exige, l’autorité judiciaire peut confier, dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative, un mineur à un membre de sa famille ou à un tiers digne de confiance (voisin, ami de la famille, etc.). Représentant souvent une voie sécurisante pour l’enfant et une façon de maintenir un lien pérenne avec la famille ou l’entourage proche, l’article 1er précise que cette option doit être systématiquement explorée par les services éducatifs avant que le juge, s’il l’estime nécessaire, prononce une mesure de placement auprès du service départemental de l’ASE, à un service ou un établissement habilité ou à un service ou établissement sanitaire ou d’éducation. 

L’article 2 assouplit les conditions dans lesquelles le juge peut déléguer une partie des attributs de l’autorité parentale au gardien de l’enfant, lorsque leur exercice n’est pas conciliable avec la mise en œuvre d’une mesure d’assistance éducative. L’actuel article 375‑7 du code civil ne permet pas au juge de déléguer, en une seule décision, plusieurs de ses attributs. Or, dans certaines situations particulièrement graves (instruction en cours pour violences ou agressions sexuelles sur l’enfant) ou lorsque le parent exprime son opposition au placement en faisant obstacle à toutes les décisions qui concernent l’enfant (soins, scolarité, etc.) ou encore lorsque le parent n’est pas en capacité d’exercer pleinement l’autorité parentale, le fait de ne pouvoir obtenir du juge que des autorisations ponctuelles complique le quotidien de l’enfant et ne semble donc pas dans son intérêt. C’est pourquoi il est proposé de permettre au juge des enfants d’autoriser le gardien de l’enfant à exercer un ou plusieurs actes déterminés relevant de l’autorité parentale, sans devoir solliciter cette autorisation au cas par cas.

Un quotidien apaisé implique également des conditions d’accueil de qualité. Elles doivent aujourd’hui être repensées pour les enfants placés à l’ASE. L’article 3 pose ainsi le principe du placement des mineurs dans des structures ou services expressément autorisées par le code de l’action sociale et des familles, afin d’interdire les placements de mineurs dans des hôtels, des résidences hôtelières ou dans des établissements chargés de les accueillir lors des congés ou des loisirs. Par dérogation et à titre exceptionnel, le recours à ces structures reste possible pour des situations d’urgence ou pour assurer la mise à l’abri de mineurs, pour une durée qui ne peut excéder deux mois et dans des conditions qui seront précisées par décret. C’est en conséquence une véritable démarche de qualité de l’hébergement qui est engagée au bénéfice des enfants accueillis. Il est prévu un délai d’au maximum onze mois à compter de la publication de la loi, qui peut être réduit par décret, afin de laisser le temps nécessaire aux départements pour mettre en œuvre ces mesures.

Le titre II a pour finalité de mieux protéger les enfants contre les violences. Leur garantir, en toute situation, de se sentir en sécurité, est un devoir fondamental. C’est pourquoi une logique de prévention des violences doit systématiquement se déployer, en particulier dans les établissements de l’ASE.

L’article 4 étend l’interdiction visant les personnes qui exploitent ou dirigent des établissements accueillant des mineurs, qui y exercent des fonctions ou qui sont agréées à cet effet, lorsqu’elles présentent des antécédents judiciaires graves, à toutes personnes, quels que soient leurs missions ou leur statut, intervenant dans ces établissements ou services, y compris aux bénévoles. Il permet le contrôle des antécédents judiciaires de l’ensemble de ces personnes préalablement à leur prise de fonction, mais aussi au cours de leur exercice.

L’article 5 prévoit que les établissements et services de l’aide sociale à l’enfance doivent désormais formaliser leur politique de prévention et de lutte contre la maltraitance et l’inscrire dans leur projet d’établissement. Cette mesure permet de garantir la qualité de la prise en charge des enfants et de prévenir au maximum les risques de maltraitance, en accompagnant et en soutenant les professionnels dans leurs pratiques quotidiennes.

Pour permettre une harmonisation utile du traitement des situations de danger pour les enfants sur l’ensemble du territoire et pour mieux accompagner les acteurs les prenant en charge, l’article 6 généralise l’emploi du référentiel mis en place par la Haute Autorité de santé, afin de faciliter l’action des départements, en leur permettant d’analyser un faisceau d’indices pour savoir s’il faut prononcer une mesure de protection de l’enfance, et de quel type. La formation des départements et des professionnels à ce nouvel outil sera assurée par le groupement d’intérêt public (GIP) créé à l’article 13.

Les garanties procédurales en matière d’assistance éducative sont renforcées au titre III.

L’article 7 permet au juge des enfants statuant en matière d’assistance éducative de renvoyer une affaire, lorsque sa particulière complexité le justifie, devant une formation collégiale, pour tout type de décisions et à tout moment de la procédure. En effet, le recours à la collégialité n’est pas prévu, alors même que le juge des enfants rend des décisions pouvant porter sur des situations familiales particulièrement complexes aux conséquences attentatoires aux droits de l’enfant et de ses parents.

L’article 8 renforce l’information du juge en cas de modification du lieu de placement de l’enfant, afin de mieux sécuriser les procédures.

Parce que la protection de l’enfance repose largement sur l’implication de professionnels, le titre IV est consacré à l’amélioration des conditions de travail de l’accueillant familial. Cette solution est aujourd’hui la réalité pour la moitié des enfants placés. Or, les professionnels qui la mettent en œuvre sont parfois exposés à une situation financière précaire, leurs revenus étant soumis à de forts aléas en fonction du nombre d’enfants effectivement confiés par leurs employeurs.

Face à ce constat, l’article 9 permet de garantir aux assistants familiaux une rémunération mensuelle au moins égale, au prorata de la durée de prise en charge, au salaire minimum de croissance, dès le premier enfant accueilli. Par ailleurs, il garantit aux assistants familiaux des revenus équivalents à au moins 80 % de la rémunération totale prévue au contrat, lorsque leur employeur leur confie moins d’enfants que stipulé par le contrat ‑ cette garantie s’appréciant contrat par contrat. Il prévoit de plus que la rémunération de l’assistant familial est maintenue en cas de suspension d’agrément pour une durée pouvant aller jusqu’à quatre mois, qui représente la durée maximale de la suspension. Il ouvre également à l’employeur la possibilité de limiter les possibilités de cumul d’employeurs pour l’assistant familial, afin d’encourager son intégration au sein d’une équipe éducative identifiée.

L’article 10 précise qu’en cas de retrait d’un agrément, il ne peut en être délivré un nouveau qu’à partir d’un certain délai qui sera défini par décret, afin d’éviter d’agréer un assistant familial dans un département alors que son agrément aurait été retiré dans un autre. De plus, pour améliorer la visibilité nationale et la gestion de ces agréments, une base nationale des agréments pour l’exercice de la profession d’assistants familiaux est créée et gérée par le groupement d’intérêt public prévu à l’article 13.

Enfin, l’article 11 permet à l’assistant familial employé par une personne morale de droit public de poursuivre son activité au‑delà de 67 ans afin d’accompagner l’enfant qu’il accueille jusqu’à sa majorité, dans la limite de trois ans et sous certaines conditions. En effet, une telle poursuite d’activité est aujourd’hui possible lorsque l’assistant familial est employé par une association, mais non lorsqu’il est employé directement par le conseil départemental.

L’ensemble de ces mesures ne pourront produire leurs pleins effets que si un effort est mené, avec l’ensemble des intervenants concernés, pour mieux piloter la politique de protection de l’enfance.

La prévention doit être au cœur des préoccupations et pour cela être mieux considérée. C’est l’objet des mesures prévues au titre V, qui rénove la gouvernance et le cadre d’action de la protection de l’enfance, aussi bien pour la protection maternelle et infantile que pour l’aide sociale à l’enfance.

La France possède un important réseau de prévention à travers la protection maternelle et infantile (PMI). Dans son rapport intitulé « Pour sauver la PMI, agissons maintenant », publié en 2019, la députée Michèle PEYRON dressait pourtant le constat, largement partagé et étayé, d’une gouvernance lacunaire de la PMI, source d’inégalités sur le territoire. Elle appelait à inscrire l’action de la PMI dans un cadre national, autour d’objectifs de santé publique clairs. En cohérence avec ces travaux et ceux, complémentaires, ayant été menés depuis, le projet de loi renforce la cohérence entre la politique de santé, les réformes et stratégies en cours de déploiement (au premier rang desquelles la stratégie des 1 000 premiers jours de l’enfant) et leur déploiement sur le territoire, ainsi qu’un équilibre entre l’ancrage territorial et la prise en compte des enjeux sanitaires globaux.

L’article 12 inscrit ainsi la stratégie de protection et de promotion de la santé maternelle et infantile au sein de la politique globale de santé, par l’identification de priorités pluriannuelles d’actions en matière de PMI par le ministre chargé de la santé, en concertation avec les représentants des départements, afin de permettre à la fois d’assurer la cohérence de l’action publique en matière de PMI et d’impulser une dynamique en accord avec les réalités du terrain. Dans la même logique, les actions de PMI sont structurées dans le respect d’objectifs nationaux de santé publique et des modes d’action plus efficients sont promus. À cette fin, le principe, qui prévaut jusqu’à présent, de normes de personnel et d’activité opposables aux départements s’agissant de la PMI, est remplacé par celui d’objectifs nationaux de santé publique. Il s’agit de passer d’une logique de moyens à une logique de service rendu à la population en santé publique et donc de passer d’un pilotage par l’activité à un pilotage par objectifs. Il convient également d’harmoniser le remboursement par l’assurance maladie des actions réalisées « hors les murs » par les professionnels de santé de PMI. Cette disposition contribuera notamment à la réalisation de l’objectif, fixé dans la loi n° 2017‑791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance, de 100 % d’enfants ayant bénéficié d’un bilan de santé à l’âge de 3‑4 ans, ces bilans étant le plus souvent effectués par les services de PMI à l’école.

Enfin, la politique de protection de l’enfance étant partagée et portée par de nombreux acteurs, sa gouvernance doit être améliorée pour être plus cohérente et plus efficiente. Ce constat est largement partagé, et a été formalisé dans plusieurs rapports (Inspection générale des affaires sociales, Cour des comptes, Assemblée nationale).

Pour renforcer cette politique, une étroite coordination entre les instances existantes est nécessaire. À cet effet, l’article 13 crée un organisme national unique compétent pour appuyer l’État et les conseils départementaux dans la définition et la mise en œuvre de la politique d’accès aux origines personnelles, d’adoption nationale et internationale, de prévention et de protection de l’enfance, sous la forme d’un groupement d’intérêt public (GIP).

Enfin, l’amplification du phénomène des mineurs non accompagnés depuis quelques années a fait l’objet de nombreuses couvertures dans le débat public, avec un certain nombre d’outrances et d’amalgames. Il doit faire l’objet d’une approche globale et équilibrée.

De nombreux travaux permettent de pouvoir traduire cette ambition de porter cette voie équilibrée au travers des mesures prévues au titre VI.

Les critères de répartition entre départements des mineurs non accompagnés présents sur le territoire sont élargis, à l’article 14, pour à la fois mieux prendre en compte la situation économique et sociale des départements ainsi que leur investissement dans leur accompagnement, et garantir à ces enfants de meilleures conditions d’accueil en luttant contre l’engorgement de certaines structures. Les critères de la clé de répartition sont ainsi modifiés afin d’ajouter deux nouveaux critères. Cette clé de répartition repose, à ce jour, sur un critère démographique et d’éloignement géographique. Or elle n’a pas totalement répondu aux problématiques rencontrées par les départements confrontés à des flux très importants dès lors qu’elle ne prend pas en compte les critères socio‑économiques des départements ou l’investissement des collectivités dans l’accompagnement effectif des mineurs non accompagnés (MNA) qui deviennent jeunes majeurs. C’est pourquoi, il est proposé de compléter cette clé de deux nouveaux critères législatifs basés, d’une part sur les critères socio‑économiques et, d’autre part, sur le nombre de bénéficiaires de contrats jeunes majeurs chez les MNA.

En second lieu, l’article 15 prévoit le recours obligatoire au fichier d’appui à l’évaluation de la minorité (AEM). Les départements, chargés de l’accueil et de la protection des mineurs non accompagnés, doivent faire face à de nombreuses tentatives d’utilisation de ce dispositif de protection de l’enfance par des personnes majeures. Ces pratiques mobilisent les moyens dédiés à l’aide sociale à l’enfance au détriment des mineurs isolés dans l’accès à la protection à laquelle il est essentiel qu’ils aient droit de manière rapide et effective. Lorsqu’un département a conclu que le demandeur est majeur, il arrive que la demande soit à nouveau déposée dans un autre département dans l’espoir d’obtenir une décision favorable. Pour éviter que la situation d’une même personne soit évaluée successivement par plusieurs départements sans qu’ils aient connaissance des décisions prises antérieurement, il apparaît nécessaire de rendre obligatoire l’enregistrement des personnes se déclarant mineurs non accompagnés dans le fichier AEM, sauf lorsque la minorité est manifeste. Le présent article a ainsi pour objet de rendre obligatoire, lors de l’évaluation d’une personne se prétendant mineur non accompagné et dont la minorité n’est pas manifeste, la saisine du préfet par le président du conseil départemental pour le recueil par des agents de l’État spécialement habilités de toute information utile à son identification et au renseignement du traitement AEM. Il rend également obligatoire la transmission par le département au représentant de l’État, chaque mois, des décisions prises à la suite de l’évaluation par ses services de la situation de l’ensemble des personnes se déclarant mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de sa famille. Il conditionne enfin le versement de la contribution forfaitaire de l’État attribuée aux départements pour l’évaluation des personnes se prétendant mineurs non accompagnés au respect par le département de ces deux obligations.

Un dernier titre VII prévoit, en son article 16, d’habiliter le Gouvernement à légiférer par ordonnance pour l’application outre‑mer des modifications prévues par le présent projet de loi.

Ce texte a pour ambition de modifier concrètement la protection de l’enfance, dans son fonctionnement quotidien, et de répondre à un certain nombre de problématiques soulevées. Les enjeux spécifiques posés par ces situations appellent une réponse précise, laquelle doit être guidée par deux principes : l’intérêt supérieur de l’enfant et la pérennisation de notre système de protection de l’enfance qui, s’il mérite d’être amélioré, permet déjà aujourd’hui de protéger des dizaines de milliers d’enfants dans notre pays.

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre des solidarités et de la santé,

Vu l’article 39 de la Constitution,

Décrète :

Le présent projet de loi relatif à la protection des enfants, délibéré en conseil des ministres après avis du Conseil d’État, sera présenté à l’Assemblée nationale par le ministre des solidarités et de la santé, qui sera chargé d’en exposer les motifs et d’en soutenir la discussion, avec le concours du secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargé de l’enfance et des familles.

Fait à Paris, le 16 juin 2021.

Signé : Jean CASTEX

Par le Premier ministre :

Le ministre des solidarités et de la santé

Signé : Olivier VÉRAN

Le secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargé de l’enfance et des familles

Signé : Adrien TAQUET

TITRE Ier

AMÉLIORER LE QUOTIDIEN DES ENFANTS PROTÉGÉS

Article 1

Après le sixième alinéa de l’article 375‑3 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sauf urgence, le juge ne peut ordonner un placement au titre des 3° à 5° qu’après évaluation par le service compétent des conditions d’éducation et de développement physique, affectif, intellectuel et social de l’enfant dans le cadre d’un accueil par un membre de la famille ou un tiers digne de confiance. »

Article 2

Au deuxième alinéa de l’article 375‑7 du code civil :

1° Après les mots : « à exercer un », le mot : « acte » est remplacé par les mots : « ou plusieurs actes déterminés » ;

2° Après les mots : « négligence des détenteurs de l’autorité parentale », sont insérés les mots : « ou lorsque ceux‑ci sont poursuivis ou condamnés, même non définitivement, pour des crimes ou délits commis sur la personne de l’enfant, ».

Article 3

I. – Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après l’article L. 221‑2‑2, il est inséré un article L. 221‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 22123.  Hors périodes de vacances scolaires, de congés professionnels ou de loisirs, la prise en charge d’une personne mineure ou âgée de moins de vingt‑et‑un ans au titre des articles L. 221‑1 et L. 222‑5 est assurée par des personnes mentionnées à l’article L. 421‑2 ou dans des établissements et services autorisés au titre des dispositions du présent code.

« Par dérogation au premier alinéa et à titre exceptionnel, pour répondre à des situations d’urgence ou assurer la mise à l’abri des mineurs, cette prise en charge peut être réalisée dans d’autres structures d’hébergement, relevant notamment du code du tourisme, de l’article L. 631‑11 du code de la construction et de l’habitation ou des articles L. 227‑4 et L. 321‑1 du présent code. Un décret fixe les conditions d’application du présent article. » ;

2° Le 1° du I de l’article L. 312‑1 est remplacé par les dispositions suivantes :

« 1° Les établissements ou services mettant en œuvre des mesures de prévention au titre de l’article L. 112‑3 ou d’aide sociale à l’enfance en application de l’article L. 221‑1 et les prestations d’aide sociale à l’enfance mentionnées au chapitre II du titre II du livre II, y compris l’accueil d’urgence des personnes se présentant comme mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille ; »

3° À l’article L. 312‑1, après le dix‑neuvième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« 17° Les établissements ou services mettant en œuvre des mesures d’évaluation de la situation des personnes se présentant comme mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille ; »

4° Au premier alinéa de l’article L. 321‑1, les mots : « Si elle n’y est pas autorisée en application d’une autre disposition relative à l’accueil des mineurs » sont remplacés par les mots : « Si elle n’est pas soumise à un régime d’autorisation en application d’une autre disposition relative à l’accueil de mineurs ».

II. – 1° Les dispositions du 1° du I entrent en vigueur à une date fixée par décret, et au plus tard le premier jour du douzième mois suivant celui de la publication de la présente loi ;

2° Les personnes ayant procédé à une déclaration sur le fondement de l’article L. 321‑1 du code de l’action sociale et des familles, dont l’activité est soumise à un régime d’autorisation en application du I, peuvent continuer à exercer leur activité jusqu’à l’intervention de la décision administrative statuant sur leur demande d’autorisation et, en l’absence d’une telle demande, au plus tard jusqu’au premier jour du treizième mois suivant la date de publication de la présente loi.

TITRE II

MIEUX PROTÉGER LES ENFANTS CONTRE LES VIOLENCES

Article 4

I. – L’article L. 133‑6 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa, les mots : « à quelque titre que ce soit » sont remplacés par les mots : « permanente ou occasionnelle, à quelque titre que ce soit, y compris bénévole » ;

2° Après le onzième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Le respect des interdictions mentionnées aux alinéas précédents est vérifié avant l’exercice des fonctions et lors de leur exercice, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. ».

II. – Les dispositions du I entrent en vigueur le premier jour du neuvième mois suivant la date de publication de la présente loi.

Article 5

Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l’article L. 311‑8, après la première phrase, sont insérées les disposions suivantes : « Ce projet précise également la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance mise en œuvre par l’établissement ou le service, notamment en matière de gestion du personnel, de formation et de contrôle. Son contenu minimal est défini par décret. » ;

2° Après le 5° de l’article L. 312‑4, il est inséré un 6° ainsi rédigé :

« 6° Définissent la stratégie de maîtrise des risques de maltraitance dans les établissements, services et lieux de vie mentionnés aux 1° et 4° du I de l’article L. 312‑1. Cette stratégie comporte des recommandations sur l’identification des risques de maltraitance, la prévention et le traitement des situations de maltraitance et les modalités de contrôle de la qualité de l’accueil et de l’accompagnement par ces établissements et services. »

Article 6

I. – À la première phrase du troisième alinéa de l’article L. 226‑3 du code de l’action sociale et des familles, après les mots : « est réalisée », sont insérés les mots : « au regard du référentiel national d’évaluation des situations de risque pour la protection de l’enfance fixé par décret après avis de la Haute Autorité de santé ».

II. – À l’article L. 161‑37 du code de la sécurité sociale, il est inséré, après le 16°, un alinéa ainsi rédigé :

« 17° Rendre l’avis mentionné à l’article L. 226‑3 du code de l’action sociale et des familles. »

TITRE III

AMÉLIORER LES GARANTIES PROCÉDURALES EN MATIÈRE D’ASSISTANCE ÉDUCATIVE

Article 7

Le chapitre II du titre V du livre II de la partie législative du code de l’organisation judicaire est ainsi modifié :

1° Il est créé une section 1 intitulée : « Institution et compétence » qui regroupe les articles L. 252‑1 à L. 252‑5 ;

2° Il est créé une section 2 intitulée : « Organisation et fonctionnement » composée d’un article L. 252‑6 ainsi rédigé :

« Art. L. 2526.  En matière d’assistance éducative, si la particulière complexité d’une affaire le justifie, le juge des enfants peut ordonner son renvoi à la formation collégiale du tribunal judiciaire qui statue comme juge des enfants. La formation collégiale est présidée par le juge des enfants saisi de l’affaire. »

Article 8

Le deuxième alinéa de l’article L. 223‑3 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° La première phrase est complétée par les mots : « et en cas d’urgence dans les meilleurs délais » ;

2° La seconde phrase est supprimée.

TITRE IV

AMÉLIORER L’EXERCICE DU MÉTIER D’ASSISTANT FAMILIAL

Article 9

I. – Le titre II du livre IV de la première partie du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° À l’article L. 422‑4, les mots : « prévue par l’article L. 423‑20 » sont remplacés par les mots : « prévue au sixième alinéa de l’article L. 423‑30 » ;

2° Au premier alinéa de l’article L. 423‑8 :

a) À la seconde phrase, les mots : « ou l’assistant familial » sont supprimés ;

b) Il est ajouté une phrase ainsi rédigée :

« Durant la même période, l’assistant familial suspendu de ses fonctions bénéficie du maintien de sa rémunération, hors indemnités d’entretien et de fournitures » ;

3° L’article L. 423‑30 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 42330.  Sous réserve de dispositions contractuelles et conventionnelles plus favorables, et sans préjudice des indemnités et fournitures qui leur sont remises pour l’entretien des enfants, les assistants familiaux relevant de la présente sous‑section bénéficient d’une rémunération garantie correspondant à la durée mentionnée dans le contrat d’accueil dans les conditions suivantes.

« Les éléments de cette rémunération et son montant minimal sont déterminés par décret en référence au salaire minimum de croissance.

« Ce montant varie selon que l’accueil est continu ou intermittent au sens de l’article L. 421‑16 et en fonction du nombre d’enfants accueillis confiés par un ou plusieurs employeurs.

« Il ne peut être inférieur au salaire minimum de croissance mensuel au prorata de la durée de prise en charge du ou des enfants.

« La rémunération cesse d’être versée lorsque l’enfant accueilli quitte définitivement le domicile de l’assistant familial.

« L’employeur verse à l’assistant familial une indemnité dont le montant ne peut être inférieur à 80 % de la rémunération prévue par le contrat, hors indemnités et fournitures, pour les accueils non réalisés, lorsque le nombre d’enfants qui lui sont confiés est inférieur du fait de l’employeur aux prévisions du contrat. Ces dispositions ne sont pas applicables pour les accueils prévus à l’article L. 422 4. » ;

4° L’article L. 423‑31 est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. L. 42331.  Le contrat de travail passé entre l’assistant familial et son employeur précise le nombre de mineurs ou de jeunes majeurs âgées de moins de vingt‑et‑un ans susceptibles de lui être confiés dans les limites prévues par son agrément.

« Il peut inclure une clause d’exclusivité ou prévoir des restrictions aux possibilités de cumul des employeurs, si l’employeur est en mesure :

« 1° Soit de lui confier autant d’enfants que le nombre fixé par l’agrément détenu par l’assistant familial ;

« 2° Soit de compenser ces restrictions par un salaire égal à celui dont l’assistant familial aurait bénéficié s’il avait effectivement accueilli autant d’enfants que son agrément le permet.

« Ces dispositions ne sont pas applicables pour les accueils prévus à l’article L. 422‑ 4.

« Il peut être dérogé aux clauses ou stipulations mentionnées au deuxième alinéa, avec l’accord de l’employeur, en cas de situation exceptionnelle et imprévisible. »

II. – Les dispositions du I entrent en vigueur à une date fixée par décret et au plus tard le premier jour du septième mois suivant celui de la publication de la présente loi.

Article 10

Le chapitre I du titre II du livre IV de la première partie du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Après le quatrième alinéa de l’article L. 421‑6, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« En cas de retrait d’un agrément, il ne peut être délivré un nouvel agrément à la même personne avant l’expiration d’un délai minimal défini par voie réglementaire. » ;

2° À l’article L. 421‑7 :

a) Les mots : « s’agissant des assistants maternels, » sont supprimés ;

b) Les mots : « au troisième alinéa de » sont remplacés par le mot : « à » ;

3° Après l’article L. 421‑7, il est inséré un article L. 421‑7‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 42171.  Le groupement mentionné à l’article L. 147‑14 met en œuvre une base nationale recensant les agréments délivrés par les présidents des conseils départementaux pour l’exercice de la profession d’assistant familial, ainsi que les suspensions et retraits d’agrément.

Les informations constitutives de ces agréments, suspensions et retraits font l’objet d’un traitement automatisé de données pour permettre aux employeurs de s’assurer de la validité de l’agrément de la personne qu’ils emploient et pour permettre l’opposabilité des retraits d’agrément en cas de changement de département.

« Un décret en Conseil d’État, pris après avis public et motivé de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, fixe les modalités d’application du présent article. Il précise les données enregistrées, leur durée de conservation et les conditions de leur mise à jour, les catégories de personnes pouvant y accéder ou en être destinataires ainsi que les modalités d’exercice des droits des personnes concernées. »

Article 11

Après l’article L. 422‑5 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 422‑5‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 42251.  Après avis du médecin de prévention, l’assistant familial peut être autorisé à travailler au‑delà de la limite d’âge, dans la limite de trois ans, afin d’accompagner le mineur qu’il accueille au plus tard jusqu’à sa majorité.

« Cette autorisation est délivrée pour un an. Elle peut être renouvelée selon les mêmes conditions après avis du médecin de prévention. »

TITRE V

MIEUX PILOTER LA POLITIQUE DE PRÉVENTION ET DE PROTECTION DE L’ENFANCE

Article 12

I. – Le code de la santé publique est ainsi modifié :

1° À l’article L. 2111‑1 :

a) Avant le premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« I. – Dans le cadre de la stratégie nationale de santé, des priorités pluriannuelles d’action en matière de protection et de promotion de la santé maternelle et infantile sont identifiées par le ministre chargé de la santé, en concertation avec les représentants des départements, dans des conditions fixées par voie réglementaire. » ;

b) Au début du premier alinéa, devenu le deuxième, il est inséré un : « II. – » et après les mots : « par le présent livre », sont insérés les mots : « en tenant compte des priorités nationales d’action mentionnées au I » ;

c) Au 2°, les mots : « des femmes enceintes et des jeunes mères de famille, particulièrement les plus démunies » sont remplacés par les mots : « des femmes enceintes et des jeunes parents, particulièrement les plus démunis » ;

2° Au dernier alinéa de l’article L. 2112‑2, les mots : « troubles d’ordre physique, psychologique, sensoriel et de l’apprentissage » sont remplacés par les mots : « troubles du développement physique ou psychoaffectif, des troubles du neuro‑développement et des troubles sensoriels ainsi qu’aux actions de promotion des environnements et comportements favorables à la santé » ;

3° À l’article L. 2112‑4, les mots : « selon des normes minimales fixées par voie réglementaire » sont remplacés par les mots : « dans le respect d’objectifs nationaux de santé publique fixés par voie réglementaire et visant à garantir un niveau minimal de réponse à ces besoins » ;

4° Au premier alinéa de l’article L. 2112‑7, les mots : « dans une consultation » sont remplacés par les mots : « par les professionnels de santé ».

II. – Le 3° du I entre en vigueur à une date fixée par décret en Conseil d’État et au plus tard le 31 décembre 2022.

Article 13

I. – Le code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° Le dernier alinéa de l’article L. 112‑3 est supprimé ;

2° Après l’article L. 121‑9, il est rétabli un article L. 121‑10 ainsi rédigé :

« Art. L. 12110.  L’État assure la coordination de ses missions et de celles exercées par les collectivités territoriales, notamment par les départements, en matière de protection de l’enfance, et veille à leur cohérence avec les autres politiques publiques, notamment en matière de santé, d’éducation et de famille, qui concourent aux objectifs mentionnés à l’article L. 112‑3. Il promeut la coopération entre l’ensemble des administrations et des organismes qui participent à la protection de l’enfance. » ;

3° Au chapitre VII du titre IV du livre Ier :

a) L’intitulé est remplacé par l’intitulé suivant : « Institutions compétentes en matière de protection de l’enfance, d’adoption et d’accès aux origines personnelles » ;

b) Il est créé une section 1 intitulée : « Section 1 ‑ Conseil national pour l’accès aux origines personnelles » et comprenant les articles L. 147‑1 à L. 147‑11 ainsi modifiés :

– à l’article L. 147‑1, les mots : « au présent chapitre » sont remplacés par les mots : « à la présente section » ;

– à l’article L. 147‑11, les mots : « du présent chapitre » sont remplacés par les mots : « de la présente section » ;

c) Il est créé une section 2 intitulée : « Section 2 ‑ Conseil national de l’adoption » et comprenant l’article L. 148‑1, qui devient l’article L. 147‑12 ;

d) À l’article L. 148‑1, devenu l’article L. 147‑12, à chacune de ses deux occurrences, le mot : « supérieur » est remplacé par le mot : « national » ;

e) Après l’article L. 148‑1, devenu l’article L. 147‑12, sont ajoutées trois sections ainsi rédigées :

« Section 3

« Conseil national de la protection de l’enfance

« Art. L. 14713.  Il est institué un Conseil national de la protection de l’enfance.

« Il est composé de deux députés, de deux sénateurs, de représentants des services de l’État, de magistrats, de représentants des conseils départementaux, de représentants des professionnels, de représentants des associations gestionnaires d’établissements ou services de l’aide sociale à l’enfance et d’associations œuvrant dans le champ de la protection des droits des enfants, de représentants d’associations de personnes accompagnées, ainsi que de personnalités qualifiées.

« Il émet des avis et formule toutes propositions utiles relatives à la protection de l’enfance. Il est notamment consulté sur les projets de textes législatifs et règlementaires portant à titre principal sur la protection de l’enfance.

« Un décret précise les conditions d’application du présent article, notamment la composition du conseil et ses modalités d’organisation et de fonctionnement.

« Section 4

« Groupement d’intérêt public pour la protection de l’enfance, l’adoption et l’accès aux origines personnelles

« Art. L. 14714.  Un groupement d’intérêt public exerce, au niveau national, des missions d’appui aux pouvoirs publics dans la mise en œuvre de la politique publique de protection de l’enfance, d’adoption nationale et internationale, d’accès aux origines personnelles. Il contribue à l’animation, à la coordination et à la cohérence des pratiques sur l’ensemble du territoire. À ce titre, il a notamment pour missions :

« 1° D’assurer le secrétariat général du Conseil national pour l’accès aux origines personnelles mentionné à l’article L. 147‑1, du Conseil national de l’adoption mentionné à l’article L. 147‑12 et du Conseil national de la protection de l’enfance mentionné à l’article L. 147‑13 ;

« 2° D’exercer, sous le nom d’Agence française de l’adoption, les missions mentionnées à l’article L. 225‑15 ;

« 3° De mettre en œuvre le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger et l’Observatoire national de la protection de l’enfance mentionnés à l’article L. 226‑6 ;

« 4° De mettre en œuvre la base nationale des agréments des assistants familiaux mentionnée à l’article L. 421‑7‑1 ;

« 5° De constituer un centre national de ressources, chargé de recenser et de favoriser la connaissance des bonnes pratiques, d’établir des outils partagés ainsi que des référentiels et d’assurer leur diffusion auprès des acteurs ;

« 6° De promouvoir la recherche et l’évaluation sur les sujets relevant de sa compétence.

« Il présente au Parlement et au Gouvernement un rapport annuel rendu public.

« Art. L. 14715.  L’État et les départements sont membres de droit du groupement mentionné à l’article L. 147‑14, auquel peuvent adhérer d’autres personnes morales de droit public ou privé.

« Outre les moyens mis à sa disposition par ses autres membres, il est financé conjointement par l’État et les départements dans les conditions définies par sa convention constitutive. La participation financière de chaque collectivité est fixée par voie réglementaire en fonction de l’importance de la population et constitue une dépense obligatoire. Le groupement peut conclure des conventions particulières avec certains de ses membres ayant pour objet la mise en œuvre et le financement de projets d’intérêt partagé.

« Art. L. 14716.  Le régime juridique des personnels du groupement mentionné à l’article L. 147‑14 est fixé par décret en Conseil d’État.

« Ces personnels sont soumis au secret professionnel dans les conditions prévues aux articles 226‑13 et 226‑14 du code pénal.

« Section 5

« Dispositions communes

« Art. L.14717.  Les conseils mentionnés aux articles L. 147‑1, L. 147‑12 et L. 147‑13 se réunissent sur des sujets d’intérêt commun au moins une fois par an, dans des conditions définies par décret. » ;

4° Au chapitre VIII du titre IV du livre Ier :

a) L’intitulé est remplacé par l’intitulé suivant : « Autorité centrale pour l’adoption internationale » ;

b) Ce chapitre comprend l’article L. 148‑2 qui devient l’article L. 148‑1 ;

5° Au titre II du livre II :

a) À l’article L. 225‑15 :

 au premier alinéa, après le mot : « créé », sont insérés les mots : « au sein du groupement mentionné à l’article L. 147‑14 » ;

 les deuxième et dernier alinéas sont supprimés ;

b) Les deuxième et troisième alinéas de l’article L. 225‑16 sont supprimés ;

c) À l’article L. 226‑3‑1 :

 le mot : « anonymes » est remplacé par le mot : « pseudonymisées » ;

 la référence : « L. 226‑3 » est remplacée par la référence : « L. 226‑3‑3 » ;

 les mots : « . Ces données sont ensuite adressées par chaque département à l’Observatoire national de la protection de l’enfance » sont supprimés ;

d) À l’article L. 226‑3‑3 :

 à la première phrase, les mots : « Sont transmises à l’observatoire départemental de la protection de l’enfance et à l’Observatoire national de la protection de l’enfance, sous forme anonyme, » sont remplacés par les mots : « À des fins exclusives d’études, de recherche et d’établissement de statistiques publiques, au sens de l’article 1er de la loi n° 51‑711 du 7 juin 1951 sur l’obligation, la coordination et le secret en matière de statistiques, sont transmises au service statistique du ministère chargé de la famille et, sous forme pseudonymisée, à l’observatoire départemental de la protection de l’enfance, » ;

 à la deuxième phrase, les mots : « Sont également transmises à l’Observatoire national de la protection de l’enfance, sous forme anonyme, » sont remplacés par les mots : « Pour les mêmes finalités, sont également transmises au service statistique du ministère chargé de la famille » ;

e) À l’article L. 226‑6 :

 le premier alinéa est supprimé ;

 au deuxième alinéa, les mots : « Le service d’accueil téléphonique » sont remplacés par les mots : « Un service d’accueil téléphonique gratuit concourt, à l’échelon national, à la mission de protection des mineurs en danger prévue au présent chapitre. Ce service » ;

 au troisième alinéa, les deux dernières phrases sont remplacées par les dispositions suivantes : « Il contribue à la mise en cohérence des différentes données et informations, et à l’amélioration de la connaissance des phénomènes de mise en danger des mineurs. » ;

f) L’article L. 226‑7 est abrogé ;

g) À l’article L. 226‑9 :

 la première phrase est supprimée ;

 le mot : « également » est supprimé ;

h) L’article L. 226‑10 est abrogé ;

i) L’article L. 226‑13 est abrogé.

II. – Au 1° de l’article 121 de la loi n° 2011‑525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit, la référence : « L. 226‑6 » est remplacée par la référence : « L. 147‑14 ».

III. – La convention constitutive du groupement d’intérêt public mentionné à l’article L. 147‑14 du code de l’action sociale et des familles est signée par les représentants habilités de chacun de ses membres. Elle est approuvée par l’État, selon les modalités prévues à l’article 100 de la loi n° 2011‑525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit. À défaut de signature de l’ensemble des membres de droit du groupement dans un délai de six mois à compter de la publication de la présente loi, l’État arrête, selon les mêmes modalités, le contenu de la convention constitutive.

Sous réserve de l’alinéa suivant, à compter de la date d’entrée en vigueur de l’arrêté d’approbation de sa convention constitutive, le groupement mentionné à l’article L. 147‑14 du code de l’action sociale et des familles se substitue, pour l’exercice des missions précédemment exercées, aux groupements d’intérêt public mentionnés aux articles L. 225‑15 et L. 226‑6 du même code dans leur rédaction antérieure à la présente loi. L’ensemble des biens, des personnels hors contrats locaux étrangers de l’Agence française de l’adoption, des droits et des obligations de ces deux derniers groupements sont transférés de plein droit au nouveau groupement. Par dérogation à l’article 14 ter de la loi n° 83‑634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, les personnels ainsi transférés conservent le bénéfice de leur régime d’emploi antérieur pour une durée maximale de vingt‑quatre mois suivant la date de ce transfert. Les transferts des biens, droits et obligations s’effectuent à titre gratuit et ne donnent pas lieu à perception d’impôts, droits ou taxes.

Toutefois, le groupement d’intérêt public dénommé « Agence française de l’adoption » conserve, pour une durée de vingt‑quatre mois maximum, sa personnalité morale, dans les conditions prévues aux articles L. 225‑15 et L. 225‑16 du code de l’action sociale et des familles dans leur rédaction antérieure à la présente loi, afin d’exercer la mission d’intermédiaire pour l’adoption dans les Etats qui n’ont pas délivré au groupement mentionné à l’article L. 147‑14 du même code l’autorisation prévue à l’article 12 de la convention de La Haye du 29 mai 1993 relative à la protection des enfants et à la coopération en matière d’adoption internationale. À cette fin, le groupement mentionné à l’article L. 147‑14 du code de l’action sociale et des familles met à sa disposition à titre gratuit l’ensemble des moyens nécessaires à l’exercice de cette mission.

IV. – Les dispositions du dernier alinéa de l’article L. 112‑3 du code de l’action sociale et des familles, dans leur rédaction antérieure à la présente loi, sont applicables jusqu’à l’installation des nouveaux membres du Conseil national de la protection de l’enfance conformément aux dispositions de l’article L. 147‑13 du même code.

TITRE VI

MIEUX PROTÉGER LES MINEURS NON ACCOMPAGNÉS

Article 14

L’article L. 221‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :

1° À la première phrase :

a) Après les mots : « le nombre de mineurs », sont insérés les mots : « et de majeurs de moins de vingt‑et‑un ans » ;

b) Après les mots : « de leur famille », sont insérés les mots : « pris en charge par l’aide sociale à l’enfance » ;

2° À la deuxième phrase :

a) Après les mots : « de ces mineurs », sont insérés les mots : « et de ces majeurs de moins de vingt‑et‑un ans » ;

b) Après le mot : « démographiques », est inséré le mot : « , socio‑économiques » ;

3° À la troisième phrase, les mots : « les conditions d’évaluation de la situation de ces mineurs et » sont supprimés.

Article 15

Après l’article L. 221‑2‑2 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 221‑2‑3 ainsi rédigé :

« Art. L. 22123. – I. – Le président du conseil départemental du lieu où se trouve une personne se déclarant mineure et privée temporairement ou définitivement de la protection de sa famille met en place un accueil provisoire d’urgence.

« II. – En vue d’évaluer la situation de la personne mentionnée au I, le président du conseil départemental procède aux investigations nécessaires au regard notamment de ses déclarations sur son identité, son âge, sa famille d’origine, sa nationalité et son état d’isolement.

« Sauf lorsque sa minorité est manifeste, le président du conseil départemental, en lien avec le représentant de l’État dans le département, organise la présentation de la personne auprès des services de l’État afin qu’elle communique toute information utile à son identification et au renseignement, par les agents spécialement habilités à cet effet, du traitement automatisé de données à caractère personnel prévu à l’article L. 142‑3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le représentant de l’État dans le département communique au président du conseil départemental les informations permettant d’aider à la détermination de l’identité et de la situation de la personne.

« Le président du conseil départemental peut en outre :

« 1° Solliciter le concours du représentant de l’État dans le département pour vérifier l’authenticité des documents détenus par la personne ;

« 2° Demander à l’autorité judiciaire la mise en œuvre des examens prévus au deuxième alinéa de l’article 388 du code civil selon la procédure définie à cet article.

« Il statue sur la situation de minorité et d’isolement de la personne en s’appuyant sur les entretiens réalisés avec celle‑ci, les informations transmises par le représentant de l’État dans le département ainsi que tout autre élément susceptible de l’éclairer.

« III. – Le président du conseil départemental transmet, chaque mois, au représentant de l’État dans le département la date et le sens des décisions individuelles prises à l’issue de l’évaluation prévue au II.

« IV. – L’État verse aux départements une contribution forfaitaire pour l’évaluation de la situation des personnes mentionnées au I.

« Tout ou partie de la contribution n’est pas versée lorsque le président du conseil départemental n’organise pas la présentation de la personne prévue au deuxième alinéa du II ou ne transmet pas, chaque mois, la date et le sens des décisions mentionnées au III.

« V. – Les modalités d’application des dispositions du présent article, notamment celles relatives au versement de la contribution mentionnée au IV, sont fixées par décret en Conseil d’État. »

TITRE VII

DISPOSITIONS OUTRE‑MER

Article 16

Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est habilité à prendre par voie d’ordonnance les mesures relevant du domaine de la loi nécessaires à :

1° L’adaptation des dispositions de la présente loi dans les collectivités qui relèvent de l’article 73 de la Constitution ainsi qu’à Saint‑Martin, Saint‑Barthélemy et Saint‑Pierre‑et‑Miquelon ;

2° L’extension et l’adaptation en Nouvelle‑Calédonie, en Polynésie française ainsi qu’à Wallis‑et‑Futuna des dispositions des articles 7 et 13 de la présente loi.

Cette ordonnance est prise dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi.

Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la publication de l’ordonnance.

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