Stéphane Travert,
Ministère de l'agriculture et de l'alimentation •
26 déc. 2017L'agriculture tient une place importante dans l'économie française. Le recensement agricole de 2013 comptabilise 854 000 actifs permanents -chefs d'exploitation, aides familiaux et salariés agricoles- travaillant dans 452 000 exploitations en France métropolitaine. Avec l'agrandissement des exploitations et le développement des formes sociétaires, le recours à l'emploi salarié est de plus en plus fréquent. Depuis 2012, le salariat montre des signes de vigueur en progressant chaque année. Ainsi, en 2014, il atteint presque les 700 000 postes. Sur une longue période, l'emploi salarié affiche une grande robustesse. L'agriculture offre de nombreuses perspectives d'embauche et requiert des compétences et des savoir-faire professionnels diversifiés, dans les entreprises agricoles, mais aussi dans les secteurs du paysage, des entreprises de travaux agricoles et de la forêt. Certains secteurs ont particulièrement besoin de main d'œuvre, comme l'agroéquipement ou la viticulture. L'enseignement agricole a pour mission première de préparer les jeunes aux métiers de l'agriculture. Ainsi sont formés chaque année 182 000 élèves et étudiants, de la 4ème au doctorat et 33 000 apprentis ; il faut en particulier noter la croissance régulière des effectifs d'apprentis dans l'enseignement supérieur. Avec son taux d'insertion à 33 mois de plus de 80 % pour les diplômés de ses formations, le secteur agricole offre des perspectives porteuses. Le sujet de l'attractivité des métiers de l'agriculture est souvent au cœur des préoccupations des professionnels. En effet, les métiers agricoles et agroalimentaires souffrent d'une image dégradée. Ajouté à cela, l'offre d'emploi en agriculture est mal connue du public. Il importe donc de promouvoir la dynamique d'emploi des secteurs de l'agriculture et renforcer la promotion des métiers, particulièrement auprès des jeunes. Cette question de l'attractivité des métiers de l'agriculture est primordiale. C'est pourquoi elle fait l'objet des réflexions engagées dans l'atelier 13 des états généraux de l'alimentation (EGA), lancés le 20 juillet 2017 à Paris et qui s'achèveront le 21 décembre. Une feuille de route découlera de la seconde phase des EGA qui sera annoncée à la fin de l'année.