La proposition de règlement relative au fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche pour la période 2021-2028 n'a été adoptée que récemment par la Commission européenne. Son examen, tant au sein du Conseil de l'Union européenne que du Parlement européen, n'en est qu'à ses débuts et sera, en tout état de cause, long. Pour la France, la priorité doit être donnée à la continuité et à la stabilité du cadre afin que la prochaine programmation puisse démarrer rapidement en s'accompagnant d'une nécessaire simplification. Certains dispositifs structurels tels que l'appui aux dispositifs de gestion des risques ou le soutien public à l'innovation doivent être reconduits. Concernant l'impact du Brexit sur la pêche, ce sujet est une priorité parfaitement identifiée par le Gouvernement et défendue auprès du Conseil et de la « Task Force » de M. Barnier qui représente l'Union européenne « à 27 » durant les négociations. Les enjeux liés à la pêche portés par le Gouvernement ont ainsi été repris par le Conseil aussi bien dans le cadre des discussions sur l'accord de retrait, qui prévoit dans sa version actuelle la pleine application de la politique commune de la pêche par le Royaume-Uni durant la période de transition, qu'en matière de relation future à l'issue de cette période. Concernant la possibilité de mettre en place un fonds d'indemnisation pour atténuer les effets du Brexit, à ce stade, aucun scénario –y compris celui d'une absence complète d'accord– ne peut être exclu et aucune piste ne saurait être négligée. La priorité actuelle du Gouvernement est l'obtention des meilleurs résultats possibles en matière de pêche dans le cadre de la négociation.