🤔Postes non pourvus dans l'éducation nationaleMme Pascale Fontenel-Personne interroge M. le ministre de l'éducation nationale sur le nombre de postes non pourvus et les problèmes de recrutement de professeurs dans l'éducation nationale. De nombreux professeurs ont manqué à l'appel de la rentrée 2017 et nombreux sont les établissements scolaires qui n'ont pas trouvé de remplaçants. Cette situation perdure en Sarthe depuis 3 ans. Une association sarthoise de parents d'élèves a effectué un comptage et a relevé la non-nomination de plusieurs professeurs. Le 4 septembre 2017, trois professeurs n'étaient pas encore nommés. Différentes démarches ont alors été engagées par cette association pour pouvoir les remplacer (utilisation des réseaux sociaux, appels réguliers du rectorat). M. le ministre n'est pas sans ignorer cette situation délicate, une pétition lui a été adressée courant février 2018. Mais, à ce jour, et sans compter l'absence répétée de nombreux autres professeurs, il manque un professeur de technologie alors même que cette matière est au programme du brevet. Le bilan à ce jour pour les 88 élèves de 4e est le suivant : 54 heures de physique-chimie au lieu des 189 heures prévues par le programme depuis septembre, soit une carence de 72 % de cours ; 21 heures de technologie sur les 126 heures prévues depuis septembre, soit 84 % de cours non dispensés. Aujourd'hui, l'association se retrouve impuissante et démunie de toute action. Cette non-nomination a créé un grave déficit d'enseignement pour ces collégiens. Ce déficit ne pourra pas être rattrapé d'ici la fin de l'année scolaire et creuse d'importantes inégalités entre les élèves. Malheureusement, ce collège est un cas parmi beaucoup d'autres établissements qui rencontrent ces problèmes de recrutement et font face à des non-remplacements. À l'heure où la rentrée 2018 se prépare, il est urgent d'agir. L'égalité des chances face à la réussite scolaire est une priorité essentielle, c'est la mission de l'école. Et les professeurs sont l'un des éléments fondamentaux de cette égalité des chances. Elle souhaite l'interroger sur ces questions : quelles mesures compte-t-il mettre en œuvre pour garantir le droit à l'enseignement pour tous ? Quels moyens pourraient être mis en place pour pallier ces problèmes de recrutement ? Elle lui demande si des procédures temporaires, telles que « recruter dans d'autres académies sur la base du volontariat » ou permanentes, telles que revaloriser les conditions salariales, améliorer les conditions de formation ou d'admission sont envisageables.