🤔Question sur StocaMineM. Emmanuel Fernandes interroge M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur StocaMine, la question se déclinant en quatre points. D'abord, sur la question de l'entretien des galeries. Le tribunal administratif de Strasbourg a enjoint au préfet du Haut-Rhin de « prendre les mesures nécessaires afin d'assurer la maintenance du site [de StocaMine] et en particulier celui de l'ensemble des galeries ». M. le ministre considère-t-il que les montants allant de 2 à 10 millions selon les années soient suffisants pour permettre l'intervention lourde d'engins en milieu minier déconsolidé ? Va-t-il réévaluer ces montants suite à l'injonction du tribunal ou considère-t-il que le tribunal se trompe quand il considère qu'il faut l'enjoindre à entretenir les galeries ? Ensuite, sur la question de la réversibilité de l'enfouissement. M. le ministre a introduit un amendement dans le budget de cette année pour prétendre à une réversibilité de l'enfouissement. Aussi, au-delà de la communication, quelle est l'utilité de cet amendement ? M. le ministre considère-t-il qu'une base légale soit nécessaire pour les travaux d'extraction des déchets, le cas échéant pourquoi l'extraction des déchets mercuriels n'a-t-elle pas eu besoin d'une telle base légale ? M. le ministre estime que les travaux d'enfouissement « doivent impérativement être terminés dès 2027 ». Outre la fin d'autorisation d'exploitation du site accordée par l'arrêté préfectoral de 1997, sur quelle étude scientifique se base-t-il pour justifier cette date butoir ? Si elle n'existe pas, pourquoi se précipite-il à enfouir les déchets ? Sur la question de la pollution de l'eau. Le consensus scientifique considère l'ennoiement des galeries inéluctable tout comme l'expulsion de la saumure souillée jusqu'à la nappe phréatique. M. le ministre a-t-il un chiffrage de la quantité de polluants qui remonteront en cumulé et non pas sur une période donnée ? Si tel n'est pas le cas, comment peut-il prétendre que la remontée des déchets toxiques sera sans danger pour le vivant et la biodiversité ? Enfin, sur le volume des déchets polluants. M. le ministre peut-il justifier que des études toxicologiques ont été effectuées sur les 30 000 tonnes de sels contaminés par l'incendie du bloc 15 ? Ni l'enquête pénale sur les causes de l'incendie, ni les 310 études ultérieures menées par la tierce expertise en 2016 n'ont porté sur ces 30 000 tonnes de sels contaminés suites aux inévitables transformations chimiques et effets cocktails dus à la chaleur, l'eau ou tout autre produit pour éteindre l'incendie, qui a duré plus de deux mois et demi. Le cas échéant, cette omission n'entraîne-t-elle pas une erreur fondamentale dans l'évaluation du risque de contamination de la nappe ? Il lui demande des précisions sur ces sujets.